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SNCF : la belle assurance de Pépy

lundi 23 avril 2018 à 09:00

Cela fait maintenant trois semaines que la SNCF et la France avec elle subissent la grève perlée mise en place par une minorité de salariés qui visent essentiellement à empêcher toute évolution de leur entreprise. Cependant, à mesure que les jours chômés s’accumulent, les effets collatéraux de cette action syndicale commencent à se faire sentir…

Et alors que, au 3 avril – date de début des hostilités syndicales envers le petit peuple travailleur – rares étaient les articles de presse qui relataient l’agacement pourtant sensible d’une partie croissante des Français lassés de payer toujours plus cher un service toujours plus médiocre, on voit à présent apparaître plus facilement quelques remontées d’information nettement moins unanimes sur le soutien des usagers à ces revendications cheminotes.

La grogne devient palpable : assez logiquement, de nombreux abonnés SNCF réclament un dédommagement pour les jours de grève et plusieurs pétitions à ce sujet circulent sur les réseaux sociaux. Parallèlement, le tourisme pâtit directement de l’absence de préavis de travail d’une certaine partie mécontente de salariés SNCF.

Eh oui : si la grève de 1995, habilement placée entre les vacances de Novembre et celles de Noël, avait bien fonctionné grâce à une propagande assez consternante des médias subventionnés, il en va quelque peu différemment actuellement alors que les réseaux sociaux d’un côté et le calendrier de l’autre ne jouent guère en faveur des grévistes. De Facebook à Twitter, de pétitions en sites dédiés, certains clients de la compagnie nationale de trains ne se gênent pas pour faire connaître leur désaccord de plus en plus profond avec ce qui apparaît de plus en plus comme des revendications d’enfants gâtés, et ce d’autant plus que ce sont bel et bien les travailleurs les moins privilégiés qui subissent le plus fort préjudice de cette action syndicale particulière.

Ce mouvement finit par coûter très cher aux individus les plus pauvres dont le temps et les moyens sont les plus limités pour gérer les conséquences lourdes de cette grève sur leur vie quotidienne. Malgré l’affichage prétendument solidaire des grévistes, peut-être cette hypocrisie de plus en plus flagrante finit-elle par lasser certains cheminots ?

En tout cas, force est de constater un léger essoufflement du mouvement : au lieu de s’amplifier comme pourrait le faire croire une hypothétique convergence de luttes disparates avec Air France (elle aussi parcourue d’inévitables spasmes syndicaux), le trafic tend à s’améliorer malgré l’obstination de certains à vouloir bloquer le pays. Même Air France compte assurer 75% de ses vols.

Dans ce contexte, on ne sera cependant qu’à moitié surpris d’apprendre que la grève, destinée à s’étendre mollement jusqu’au début du mois de Juin, soit à présent prolongée jusqu’en août : l’impact n’aurait finalement été que bien trop faible pour pouvoir décemment parler de rapport de force favorable aux organisations syndicales pour s’arrêter en juin. Le fait d’étendre ainsi les actions de nuisance permet essentiellement de continuer à montrer ses muscles à peu de frais. Après tout, on peut obtenir une paralysie décente ou des tracas notoires même si une minorité toujours plus petite de salariés s’arrête de travailler, à condition de choisir les postes clés.

Guillaume PepyDe son côté, et comme à son habitude, Guillaume Pépy, l’actuel patron de la société publique massivement endettée, s’est à la fois montré rassurant et parfaitement à côté de ses pompes : pour lui, les prochains jours de grève se passeront bien. La fin de l’année scolaire, avec ses semaines d’examens et d’étudiants en voyage pour passer leurs concours, sera largement prise en compte par la SNCF. Quant à l’été, il ne sera pas copieusement saboté par l’amicale syndicale de la SNCF.

Lors de l’émission Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, le patron de la SNCF a ainsi sorti, avec son regard bien droit fermement planté dans l’oeil gauche de son interlocuteur que, je cite :

« Il n’y aura pas de grève cet été car les cheminots sont des gens responsables. (…) Personne n’admettrait qu’un jeune qui se présente à un examen le rate parce qu’il est arrivé en retard »

Ah, il n’y a pas à dire, lorsque le grand chef de la SNCF s’exprime sur la belle responsabilité des cheminots, c’est vraiment trop mignon.

Le plus intéressant est sans doute qu’il a globalement raison : la grosse majorité des salariés de cette entreprise sont bel et bien des gens tout ce qu’il y a de plus responsables et de parfaitement professionnels. À ce titre, Pépy ne fait pas réellement un pari risqué en imaginant que ces derniers, dévoués et travailleurs, feront tout ce qu’il faut pour qu’en effet, les étudiants parviennent à leurs examens et que l’été ne soit pas qu’une longue litanie de plaintes de touristes perdus en rase campagne.

Malheureusement, il en va autrement de ceux qui font effectivement la grève. Il y a en effet comme un léger écart entre ceux qui font vivre (ou survivre) la SNCF au jour le jour et ceux, nettement moins nombreux mais bien présents, qui sabotent consciencieusement tous les efforts faits par les autres pour ramener l’entreprise à proximité de la rentabilité et d’un service décent.

Il suffit pour s’en convaincre de regarder la proportion réelle de grévistes sur l’ensemble du personnel pour bien comprendre les rapports de force en présence :

Comme on peut le constater, quel que soit le jour de grève, ceux qui ont décidé de rester chez eux sont toujours minoritaires par rapport au total des salariés de l’entreprise (on ne dépasse jamais les 40%). Le bilan reste cependant sans appel : bien qu’une très grande majorité de Français se prononce régulièrement en défaveur de ces mouvements sociaux à répétition, bien qu’une majorité même des salariés de l’entreprise refuse d’entrer en grève, l’entreprise se retrouve régulièrement presque totalement paralysée.

Dès lors, l’assurance de Pépy semble extrêmement fragile, d’autant que ceux qui refuseront de travailler sont aussi connus pour ne pas se contenter de regarder les autres faire, mais aussi pour activement empêcher leurs collègues d’exercer leur mission. D’intimidations en pressions plus ou moins fortes, on sait que le gréviste syndiqué saura se faire comprendre de ses camarades pas forcément d’accord mais finalement eux aussi grévistes, par la force des choses.

Dans ce contexte, difficile d’imaginer que les services de la SNCF seront correctement rendus, même pendant la période d’examen, même lors des ponts de Mai, même pendant les vacances, même si l’intérêt collectif (dont se gargarisent pourtant ces syndicalistes hypocrites) commanderait une autre attitude.

Combien d’étudiants devront subir un échec à cause de ce noyau dur de grévistes jusqu’au-boutistes ? Combien d’entreprises, dépendantes d’une façon ou d’une autre des services du rail français, devront mettre la clé sous la porte suite à ces grèves de 2018, générant combien de chômeurs ? Combien de touristes ne reviendront plus en France y dépenser leur argent après avoir été abandonnés au milieu de nulle part avec une petite bouteille d’eau ou un sandwich ridicule en guise de seul dédommagement ?

De la même façon, et alors que chaque jour de grève coûte 20 millions d’euros à l’entreprise publique (donc au contribuable, qui éponge toujours au final), on pourra encore une fois se demander si l’assurance de Pépy au sujet du non-paiement des jours chômés se conservera à mesure que le mouvement perdurera.

Devant ces constats, on en vient à espérer que Macron et son gouvernement jouissent, pour une fois, d’un contexte différent et retrouvent une paire de gonades qui a trop souvent manqué à tous les précédents dirigeants. Pari éminemment risqué qui vaut bien celui de Pépy.

Source : http://h16free.com/2018/04/23/60820-sncf-la-belle-assurance-de-pepy


[Redite] Le racisme de l’anti-racisme et la divergence des luttes

dimanche 22 avril 2018 à 11:00

Billet initialement paru le 24.04.2016

Il y a deux ans, la France découvrait que certains passaient leurs Nuits à Dormir Debout, et qu’une petite partie poussait même le bouchon très au-delà du psychiatriquement raisonnable, en utilisant le prétexte d’une lutte anti-raciste aux relents de plus en plus nauséabonds. Depuis, et conformément à ce qu’on pouvait assez facilement imaginer à l’époque, les choses ne se sont guère améliorées. Rejouant maladroitement un mai 68 fantasmé, la même gauche invertébrée se fait frissonner sur des vapeurs révolutionnaires très diluées. Et si la convergence des luttes n’a, heureusement, guère progressé, le délire antifasciste continue, lui, de plus belle…


« Si tu ne sais pas quoi faire cet été, que l’ennui te guette, si tu as un trou dans ton emploi du temps, si, toi aussi, tu es salement victime du racisme d’État (et quoi que cela puisse être), nous avons une solution : toi aussi, participe à notre Grand Camp d’Été de Décolonisation strictement interdit aux Blancs. Et si tu es blonde à forte poitrine, tu peux venir aussi ! »

Oui, je sais, certains peuvent être choqués à la lecture du paragraphe précédent.

Certains seront évidemment choqués par la découverte que des individus réussissent à avoir un trou dans leur emploi du temps. En ces temps modernes où notre attention est sans arrêt accaparée, une telle occurrence semble impossible voire presque indécente. D’autres seront tourneboulés de voir qu’on peut encore écrire des saillies machistes sur les blondes à forte poitrine alors que tout, dans ce siècle et en France en particulier, a déjà été fait pour éradiquer ces comportements abominables. On pourra probablement trouver quelques individus interlopes réfrénant un hoquet en apprenant qu’on peut ainsi faire un camp d’été sur la « décolonisation », pendant que d’autres paniqueront à l’idée qu’il existerait un racisme d’État.

Et bien sûr, si vous êtes choqué par l’interdiction faite aux Blancs de participer à ce happening citoyen, festif, et trié sur le volet, vous pouvez bien aller vous faire brosser.

En tout cas, une chose est absolument certaine : si mon premier paragraphe ne déclenche pas quelques apoplexies et la haine viscérale d’un quarteron de gauchistes, ce ne sera pas faute d’avoir essayé. Mais, d’un autre côté, j’admets bien volontiers n’être qu’un petit joueur à ce pathétique jeu-là : ceux qui l’ont lancé trottinent depuis bien trop longtemps dans cette dimension parallèle pour que je puisse avoir l’espoir de les rattraper.

Pour le cas qui nous occupe, tout commence il y a quelques jours, au milieu de ces Nuits de Boue où la fine fleur de nos étudiants marxisés tentent de refaire le monde à coup de psychotropes pas tous légaux et d’actions aussi vagues et inopérantes que possibles. Parmi eux, au milieu de la grande majorité de branleurs d’innocents grégaires aux buts timidement sexuels, on retrouve bien sûr les éternels habitués des luttes (peu importe lesquelles) dont certain-e-s se font fort de chercher l’idée qui leur permettra de rassembler quelques ouailles obéissantes pour enfin former un mouvement capable de déclencher l’attention médiatique et, de fil en aiguille, s’assurer une part de pouvoir ou, au minimum, un levier de nuisance.

fascism - socialism

Dans ce cadre, on ne peut qu’admirer la tentative de deux militantes parfaitement raccord avec la couleur rougeoyante typique de ces manifestations houblonnées aux senteurs de merguez d’habitudes caractéristiques d’émanations syndicales : Fania Noël et Sihame Assbague, en lançant leur Kamp d’État pardon Camp d’Été de Décolonisation, ont réussi a faire un peu parler d’elles. Notons que nos deux impétrantes ne sont pas complètement novices en la matière. La deuxième se présente comme une farouche militante antiraciste et se déclare proche du PIR, ce qu’une courte réflexion permet de confirmer (le PIR étant bien sûr à venir, puisqu’il s’agit du Parti des Indigènes de la République). Quant à la première, elle revendique haut et fort d’être afro-féministe anti-capitaliste anti-colonialiste anti-impérialiste anti-mixité, ce qui lui donne des cartes de visites au format Michelin, et fait partie du collectif MWASI, prouvant au-delà de toute espérance pour n’importe quel humoriste à moitié compétent que nos deux protagonistes ont un talent évident pour choisir des accointances à sonorité rigolote.

Le grotesque n’étant pas mortel (et heureusement), notre sémillant attelage d’anti-tout a donc choisi d’organiser un rassemblement estival qui vise à faire « converger les luttes », « décoloniliser la gauche radicale blanche », « apprendre sur le marxisme et l’antiracisme », etc…, mais sans Blancs, merci, ces derniers n’étant pas, jamais, victimes de racisme, et surtout pas de racisme d’État dont la définition, d’un collectif à l’autre (mwasi ou pas), varie suffisamment pour qu’on ne soit jamais exactement sûr de ce dont on parle.

brune magazine, raciste ?Ici, bien sûr, je pourrais épiloguer quelques paragraphes sur l’idée de base, relativement nauséabonde, qui consiste à constituer un groupe essentiellement basé sur une discrimination raciale dont l’activité consistera en substance à inciter à la haine d’un autre groupe de personnes. On a déjà vu ça, tout comme on continue de voir s’installer une forme subtile de racisme naissant sur le terreau d’un anti-racisme de combat particulièrement virulent, forme subtile qu’on retrouve affichée avec une décontraction assez déconcertante dans certains journaux ou magazines. Du reste, ces mouvements ne sont pas les premiers dans l’Histoire, et il est assez difficile d’imaginer que cela se termine bien, d’autant plus s’ils en appellent à l’action qui a toutes les chances de tourner violente lorsqu’il s’agira de bien faire comprendre son poing de vue. La différence avec n’importe quel autre groupe d’action fasciste sera alors bien mince.

Cependant, force est de constater qu’aussi fétides ces idées soient-elles, et aussi méphitiques les discours qui les enrobent, tout cela n’en reste pas moins encadré dans la liberté d’expression que, normalement, tout le monde devrait chérir en France. Contentons-nous simplement de remarquer qu’une telle liberté de ton, une telle violence et une telle discrimination seraient absolument impossible à afficher pour un groupe de Blancos, de White comme dirait Manu le Premier. Cette liberté-là n’est plus qu’à sens unique en République Française.

Oui, il y aurait de quoi écrire.

Mais plutôt que ce thème, évident, j’aimerais surtout pointer que ces discours, aussi virulents (et, soyons lucides, aussi stupides) soient-ils, n’en restent pas moins les suites logiques d’une déliquescence complète de la pensée de gauche traditionnelle, avatars d’une métastase cancéreuse carabinée : à force de vouloir égaliser tout le monde tout en tenant compte, paradoxalement, de la moindre petite parcelle de différentiation possible afin d’obtenir qui une prébende, qui un maroquin, qui un privilège, qui une facilité ou qui une exposition médiatique, on en arrive à ce que j’avais précédemment décrit comme la lutte du Camp du Bien contre le Camp du Bien dans un précédent billet, où tous les miasmes du marécage socialoïde s’accusent les uns les autres de provoquer les PIR pires maux.

Or, si l’on peut certainement pouffer devant le ridicule achevé de ces guerres picrocholines derrières lesquelles se dessinent surtout de petites luttes de pouvoir malsaines pour obtenir exposition médiatique et/ou fonds publics (selon les cas), on ne peut pas non plus passer à côté de l’aspect clivant de ces imbécillités répétées un peu partout, sur les plateaux télés, en radio, dans les journaux ou au travers de ces pensums dont on nous assomme régulièrement.

L’absence dramatique de toute colonne vertébrale aux mouvements politiques en France laisse un vaste champ d’expériences possibles, notamment à l’extrême-gauche, là où elles ont toujours été bouillonnantes mais jusqu’à présent contenues par des appareils un minimum outillés pour les canaliser. Concrètement et de façon progressive, on assiste à un phénomène inquiétant où les franges extrêmes du pays se radicalisent encore plus qu’elles ne l’étaient déjà, et l’affichent de plus en plus ouvertement, quasiment prêtes à en découdre, physiquement.

La non-réaction de l’État, ou, pire encore, sa réaction biaisée et asymétrique n’augurent rien de bon pour l’avenir proche.

Tout ceci va très bien se terminer.

tout va bien se passer

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Source : http://h16free.com/2018/04/22/60801-redite-le-racisme-de-lanti-racisme-et-la-divergence-des-luttes


Thinkerview : Delamarche, Gave, Sabatier et deux heures de macroéconomie et de géopolitique denses

samedi 21 avril 2018 à 10:00

Ce mois-ci avec Thinkerview, je vous recommande chaudement l’interview de la chaîne d’information portant sur la macro-économie, l’état du monde et celui de la France vus par Charles Gave, Olivier Delamarche et Pierre Sabatier.

Avec ces trois personnages, connus pour ne pas garder leur langue dans leur poche, Thinkerview nous livre ici une belle tranche d’analyse bien dense de plus de deux heures. À ce sujet et quoi qu’on puisse penser des intervenants qui sont interrogés par l’équipe de Thinkerview, force est de constater la grande qualité de ces entretiens réalisés sans coupe où les personnes interrogées ont le temps de développer leur pensée et leurs arguments. Dans un monde où le reste des médias fait plutôt la chasse à la petite phrase et au buzz facile d’une pensée raccourcie à sa plus simple (simpliste) expression, c’est un effort qui, en plus d’être louable, mérite amplement franc soutien (qu’on pourra concrétiser ici, par exemple).

Et pour le cas qui nous occupe aujourd’hui, les trois personnes en présence nous livrent un panorama de la situation économique française et mondiale en revenant notamment sur les notions de risque, de démographie, d’impact de cette dernière sur les retraites et sur la santé financière de l’État.

Sur le plan démographique qui occupe le premier quart d’heure d’entretien, Gave, Sabatier et Delamarche reviennent sur le phénomène de différentiel de population entre l’Afrique et l’Europe et ses conséquences actuelles, tant en terme de gestion des flux migratoires qu’en terme purement économiques : les seniors consommant moins, l’espoir d’avoir une croissance bâtie sur la consommation revient à parier sur l’augmentation de la consommation des classes plus âgées (pari risqué s’il en est). En outre et comme le remarque fort justement Gave, la croissance nécessitant en premier la mobilisation de l’épargne, disposer d’une classe de senior qui ont épargné et qui investissent pourrait constituer un vrai gisement de croissance… Qu’on n’observe pas, compte-tenu de l’ensemble des boulets qui sont attachés à l’investissement en Europe en général et en France en particulier. Si l’on y ajoute les efforts incessants des Etats à favoriser le déplacement des capitaux vers leurs propres obligations plutôt que dans les secteurs marchands, on comprend que l’avenir macroéconomique actuel n’apparaît pas franchement rose.

La demi-heure suivante est consacrée à la disparition du risque, facteur pourtant essentiel à une économie libre et un capitalisme fonctionnel, et ses conséquences, l’absence de croissance, la mauvaise allocation galopante des capitaux dans des marchés de moins en moins viables, au détriment de tous et du contribuable en premier, et la disparition progressive de la confiance notamment dans le système financier (avec le cauchemar de l’hyperinflation ou d’un effondrement systémique juste derrière). Tant que le risque semble maîtrisé, tant que les mauvais dossiers s’effondrent ou font faillite à un rythme peu soutenu, la confiance perdure. Dès que le rythme change, dès que le contrôle sur le risque semble avoir disparu, la panique peut débouler très vite.

Au passage, on notera l’analyse de Gave qui rejoint la mienne à savoir que le Yuan se positionne actuellement pour devenir une monnaie de référence, probablement en remplacement du dollar, quitte à l’adosser à l’or dans un avenir plus ou moins proche…

Vers 45:00, Sabatier note que le petit jeu de trompe-l’oeil avec les Banques Centrales peut continuer longtemps tant que les règles du jeu ne changent pas ; or, les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) pourraient bien modifier la donne substantiellement. Pour Sabatier, ces entreprises pourraient devenir si importantes, si cruciales à l’économie que leur rôle viendra peu ou prou sur les plate-bandes du domaine public qui n’entendra certainement pas se défaire de ses prérogatives.

Or, ce changement de règles et la réaction des Etats pourraient amplement constituer l’un de ces événements qui font sortir le marché de son comportement habituel, normalement rationnel et sans mémoire, pour le pousser dans un comportement irrationnel et basé sur sa mémoire (on achète parce qu’on achetait la veille, on vend parce qu’on a vendu hier), très rapidement incontrôlable.

Au passage, on notera une intéressante passe d’arme entre Sabatier, Delamarche et Gave (vers 54:00) pour savoir s’il y aura déflation, inflation ou hyperinflation.

La seconde heure de l’entretien est consacrée à la géopolitique.

Pour Gave, le débat se situe au niveau de l’Allemagne qui, en tant que vieille puissance continentale, pourrait très bien choisir de s’allier avec la Russie et la Chine, donnant ainsi du fil à retordre aux puissances maritimes, Etats-Unis en tête. Dans ce tableau, l’Europe changerait drastiquement de poids et d’orientation. Quant à la Chine, sa position prédominante n’en serait que renforcée. Pour Sabatier, l’économie chinoise reste encore bien fragile et la démographie chinoise imposera aux dirigeants de se trouver des solutions de long terme. Selon lui, le problème se pose aussi pour le Japon, que Gave estime pouvoir gérer sans souci, sa capacité à remplacer l’homme par des robots n’étant plus à prouver.

On notera un petit aparté sur Malthus et l’écologie vers 01:15:00 où Gave revient sur la reconversion des communistes une fois le Mur de Berlin tombé en écologistes bon teint, le but de gouvernement mondial n’ayant guère évolué dans l’opération.

Vers 01:25:00, Sabatier aborde la douloureuse question des territoires abandonnés de la République et de l’hyper-concentration / hyper-spécialisation des classes sociales, que Olivier Delamarche étend à tous les pays du monde en notant que de plus en plus souvent, les pays se spécialisent (Allemagne pour les produits industriels, USA pour la hitech, Chine comme usine du monde, etc.) avec l’évident problème qu’en cas de changement brutal des conditions du milieu, cette spécialisation ne permet pas d’adaptation assez souple à toute nouvelle donne émergente.

Il eut été délicat de ne pas aborder du tout la question syrienne dans cet entretien. On pourra voir les positions de Gave et Delamarche à partir de 01:35:00 sur la question syrienne. Pour Sabatier, il semble clair que l’agitation française en Syrie répond essentiellement à des problèmes internes franco-français qu’on ne veut pas traiter (et j’ai tendance à le rejoindre sur ce terrain).

Vers 01:45:00, le trio aborde la question de l’intelligence artificielle (IA) et de son impact sur le marché de l’emploi. Tout comme le malthusianisme ne recueillait guère les faveurs de nos économistes, la perspective de l’arrivée de l’IA ne semble pas les émouvoir (et je les rejoins là encore).

Plus de deux heures d’entretien, mais deux heures denses de points de vue iconoclastes.

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Source : http://h16free.com/2018/04/21/60794-thinkerview-delamarche-gave-sabatier-et-deux-heures-de-macroeconomie-et-de-geopolitique-denses


Macron fait de plus en plus du Hollande

vendredi 20 avril 2018 à 09:00

En 2012, le changement, c’était maintenant, ou presque. Cinq années plus tard, il fallut se rendre à l’évidence : le quinquennat pédaloflanbyste se traduisait par la même fuite en avant que le précédent sarkoziste et le seul changement vraiment marquant fut celui de président. L’arrivée d’Emmanuel Macron marquait d’après beaucoup d’observateurs un renouvellement profond de la vie politique française. On allait voir ce qu’on allait voir, non mais alors !

Après un départ tonitruant et la découverte de la République En Marche, force politique toute nouvelle, toute belle et toute originale en majorité composée de transfuges de la gauche en déroute, le pays s’est rapidement remis de sa stupeur pour observer avec attention l’avalanche de réformes qui devait l’ensevelir dans un silence sépulcral.

D’avalanche il n’y eut point. De silence non plus, d’ailleurs.

À mesure que les réformettes et autres petits arrangements millimétriques s’échelonnaient dans l’agenda toujours très chargé du président et de son gouvernement, il fut rapidement visible que la révolution ne faisait que trottiner, et rarement dans la bonne direction. Il n’y eu pas plus de libéralisme ou de réformes dans un pays victime des gabegies sociales-démocrates que de beurre en branche.

Petit-à-petit, le constat se fit amer mais sans appel : le changement maintenant et la chance pour tous d’une France forte où ensemble tout deviendrait possible, tout ça s’avérait de plus en plus bidon.

À tel point qu’un an après la mise En Marche réglée du pays, point de silence sépulcral : c’est un charivari de cris, de bruit et de fureur qu’on a du mal à analyser.

À Toulouse, le retour de l’état de droit se fait encore attendre : suite à un contrôle de police, la population locale a semble-t-il décidé de faire sécession avec la République en mettant d’importants moyens pour repousser les envahisseurs en uniformes. La gestion des cités chaudes n’a apparemment absolument pas évolué depuis 30 ans, et Macron n’y apporte pour le moment aucune réponse concrète.

À Marseille, un nouveau fait divers de règlement de comptes sur fond de drogue fait un blessé grave par balle en plein centre ville. À part le trafic, rien de stupéfiant dans la cité phocéenne où ce genre d’occurrences, quasi hebdomadaire, n’aura pas eu à pâtir de l’arrivée du nouveau président.

Comme les précédents locataires de l’Élysée, le président Macron se retrouve rapidement confronté aux indécrottables gauchistes et anarcho-syndicalistes qui mettent une partie du pays en coupe réglée depuis des lustres et entendent bien continuer comme avant : le bocage nantais, qui fut un véritable marécage collant aux basques du président Hollande, se révèle être tout aussi attachant pour le président Macron qui s’enlise doucement dans la glaise de la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes. L’opération, qui ne devait durer qu’une poignée de jours, entame sa troisième semaine sous les vivats de la foule médiatique et du contribuable, heureux de payer pour cette mobilisation efficace des forces de l’ordre.

On se consolera en se rappelant que le pays n’est plus en état d’urgence.

De la même façon, les habituels phalanges de clowns estudiantins aux revendications aussi floues que multiples ont profité du mouvement syndical lancé à la SNCF par une paire de syndicats en état de mort clinique pour occuper quelques universités, notamment Tolbiac (anagramme judicieux de biactol, ce produit utilisé par ces adulescents pour s’éviter les affres de l’acné que la faculté ne semblent pas pouvoir leur éviter).

Pendant ce temps, leurs congénères à la vie duraille continuent quant à eux de consciencieusement bousiller la vie des classes les plus modestes qu’ils méprisent assez manifestement en leur sabotant les moyens de transports collectifs que tous payent un prix exorbitant, qu’ils fonctionnent ou non. Tout juste peut-on espérer que la fermeté affichée par l’actuel président sera supérieure à la mollesse affichée par son prédécesseur : les clients pardon usagers, épuisés par ces attitudes révoltantes, commencent à s’organiser. Peut-être le mouvement contestataire s’essoufflera-t-il, fusillant durablement le syndicalisme « à la française » ce qui serait la première grande victoire de Macron (sans qu’il y soit pour grand-chose, reconnaissons-le).

Victoire qui sera dure à défendre puisque d’autres réguliers de la vitupération syndicale se mettent sur les rangs : en plus d’Air France (qui pouvait imaginer qu’ils n’en seraient pas ?) voilà maintenant EDF qui s’y met en promettant que certains de ses employés pratiqueront la faute lourde sans que – magie de l’état de droit, vous dis-je – aucune poursuite ne soit jamais lancée.

Le tableau est catastrophique mais il ne s’arrête pas là.

Quand Sarkozy et Hollande (ou même Chirac avant eux) se retrouvaient en butte avec une actualité aussi chargée, on se souvient sans mal de leurs manœuvres dilatoires soit sur en matière militaire, soit sur le terrain législatif où la mitraille parlementaire pleuvait sans discontinuer, aboutissant à des tapis de taxes et d’impôts.

De ce point de vue, Macron n’a, là encore, absolument rien changé. Après avoir intelligemment liquidé quelques vieux missiles avant leur coûteuse révision (seuls trois, tirés par la Marine, n’étaient pas concernés et ont essentiellement servi de test) dans la direction globale de la Syrie, le chef de l’Exécutif s’agite à la télé pendant que son gouvernement, affairé, nous pond la prochaine fournée de lois qui aboutira assez prévisiblement à une jolie moisson de taxes et d’impôts.

Et tout comme les mandats de Chirac, Sarkozy et Hollande furent à chaque fois l’occasion d’un recul marqué pour chacune de nos libertés, force est de constater que le mandat de Macron ne se place guère sous des auspices différents, depuis la prochaine restriction complètement accessoire à 80 km/h sur les routes secondaires jusqu’à la récente colère, très déplacée, d’une ministre de son gouvernement incapable de comprendre ce qu’implique une démocratie parlementaire.

Non, décidément, la révolution, la réforme et le changement ne sont pas en marche.

Si les réformettes du président sont mieux enrobées par une habile trudeauïsation de l’exécutif français, les effets palpables restent au mieux négligeables, au pire négatifs. Macron fait une nouvelle forme de Hollande. Du reste, Hollande n’avait pas fait mieux que Sarkozy et les bricolages du premiers n’avaient rien à envier aux bidouilles approximatives du second. En pratique, tout montre que nos présidents se succèdent et se ressemblent assez fortement dans la médiocrité.

Ce n’est guère étonnant : en réalité, le pouvoir leur échappe, eux qui semblent à chaque fois découvrir que ce sont les hauts fonctionnaires, la syndicratie et le lobbying d’une caste fortement endogame qui refusent la plupart du temps toute modification des grands principes jacobins, centralisateurs et omniprésents de l’État français dont chacun d’eux bénéficie très directement.

Composé d’une génération d’encroûtés discrets pour lesquels toute prise de risque signifie inévitablement perte d’influence, de richesse ou de pouvoir puisqu’ils sont tous, effectivement, à la meilleure place possible dans le pays, ce véritable État parallèle n’entendra certainement pas se laisser démettre par le premier paltoquet venu, aussi frétillant soit-il. Dès lors, de réforme, de simplification, de révolution, de remise en question et de changements profonds, il n’y aura point.

Et par voie de conséquence, ce pays est foutu.

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Source : http://h16free.com/2018/04/20/60769-macron-fait-de-plus-en-plus-du-hollande


Loi Prostitution : tout se déroule mal, comme prévu.

mercredi 18 avril 2018 à 09:00

C’est parfois avec amusement, parfois avec tristesse que les (rares) libéraux de France constatent que leurs prévisions politiques et économiques se réalisent avec cette justesse qui ne doit finalement rien au hasard.

Dès l’avènement de Chavez au Venezuela, ils étaient les premiers à dire que le pays trottait à sa ruine, qui lui arriva comme prévu, totale et indubitable.

Les problèmes de l’Euro, largement prévus par Friedman, n’auront surpris que ceux qui continuent d’ignorer les bases mêmes de l’économie.

Les prévisions d’enfoncement de la France, basées sur l’observation méthodique des causes profondes du marasme économique dans lequel elle baigne, se révèlent toutes aussi exactes depuis plusieurs décennies : comme on y combat avec acharnement et application toutes les libertés fondamentales, les entreprises et avec elles les emplois, les richesses, la culture et le savoir-vivre à la Française s’étiolent peu-à-peu.

Et plutôt que multiplier les exemples, on s’arrêtera à l’actualité récente, féconde.

En 2012, je notais la tendance du gouvernement d’alors de vouloir absolument légiférer à tort et à travers sur le sujet de la prostitution : dans un billet du mois de juin, j’expliquais que Najat Vallaud-Belkacem, alors ministre « des droits de la femme », avait décidé d’en finir avec la prostitution, et je prédisais ainsi que

« cela repoussera la prostitution dans des endroits encore plus difficiles à contrôler pour l’État, et accroîtra le risque pour les prestataires et les clients. »

Bien évidemment, il aura fallu un peu de temps pour transformer l’interventionnisme de l’insupportable péronnelle en véritable texte de loi avec contraintes, amendes et vexations puisqu’il faudra attendre 2016 pour que le prurit législatif se traduise par des actions : la loi passe en avril de cette année-là, ce qui ne manque pas de déclencher quelques prévisions pessimistes des quelques libéraux inquiets de voir une nouvelle fois le législatif et l’exécutif faire absolument n’importe quoi, n’importe comment, par pur dogmatisme et sans tenir compte des réalités de terrain.

Dès 2016, ceux qui le veulent peuvent donc lire quelques éléments de réflexion sur la question avec des effets de bords déjà prévus et déjà évoqués

« Petit à petit, le pays se vide de la prostitution officielle et la fait durablement passer dans le marché noir, augmentant tragiquement les risques et dangers de celles et ceux qui pratiquent ces professions. Plus à propos, cela entraîne aussi un exil massif des prostituées frontalières hors du pays. »

À la fin de l’année, le constat est sans appel. Farouchement portée par les habituels foutriquets frétillants à la Montebourg et autres mouche du coche comme Rossignol, cette loi ne marche pas : les clients qui restent sont les plus violents, les prix des prestations chutent, les risques pris augmentent.

Belle réussite.

Devant ce constat, un gouvernement responsable reverrait sa copie. Nous sommes en France, et le ramassis de parasites incompétents et d’arrivistes sans scrupules qui nous dirigent ont autre chose à faire que se préoccuper des petites gens, surtout ceux qu’ils prétendent défendre (à commencer par les prostituées, cela va de soi).

Rien ne changera donc pendant les deux années qui suivront.

Il faut donc être d’une extraordinaire mauvaise foi pour prétendre à la moindre surprise lorsqu’en avril 2018, deux ans plus tard, on aboutit aux mêmes conclusions en lisant le résultat (officiel cette fois-ci) des études menées sur le milieu de la prostitution française suite à l’application de cette loi (présentée comme « la loi Veil de notre temps » par ces infatués gouvernementaux) : la « loi prostitution » d’avril 2016 est une véritable catastrophe qui aggrave nettement la situation des personnes qu’elle entendait niaiseusement améliorer.

Sauf à tordre le sens des mots – ce que s’empresseront de faire les associations lucratives sans but luttant contre les travailleurs du sexe – le résultat concret de cette loi porte directement préjudice aux prestataires, bien avant les clients.

C’est un ratage total. Les témoignages abondent :

« En 20 ans, je n’ai jamais vu une précarité si importante, une extrême clandestinité dans le travail du sexe et une telle violence. Il y a un rapport de force inversé, aujourd’hui, c’est les nanas qui proposent des rapports non protégés pour avoir à manger. »

Et zut, la moraline, étalée à gros pinceaux par les habituelles associations ramasse-subventions, ne prend pas et dégouline sans prendre masse. Et crotte, le marché, bien compris, a réagi précisément comme les libéraux s’y attendaient. Et flûte, tout se déroule exactement comme prévu.

Conclusion ? Mais c’est évident : pour les associations favorables au texte (Mouvement du nid, collectif Abolition 2012), il s’agit de réclamer « son application pleine et entière »… Pour étendre la misère et le malheur dans les moindres recoins que la moraline n’aura pas aspergés, je présume.

parabole de l'aspirine (c) Maître Du Monde

En somme, alors qu’on savait avant même que la loi entre en vigueur qu’elle provoquerait des effets délétères strictement opposés à ceux recherchés, alors qu’on observe effectivement depuis deux ans que la situation des prostituées s’aggrave conformément à ce qui avait été prévu tant par les libéraux que par les associations responsables et compétentes sur le terrain, et alors que les expériences comparables à l’étranger ont toutes amené aux mêmes conclusions, absolument rien n’a été fait pour revenir sur la position dogmatique du gouvernement et des associations moralistes pudibondes.

Le législateur et l’exécutif ont donc laissé une situation s’envenimer. Ils sont directement coupables du sabotage consciencieux de la vie de centaines d’individus. La société française a, très concrètement, perdu deux années pour corriger une situation inique.

Du reste, s’il s’agissait de vraiment éradiquer la prostitution (but parfaitement ridicule en soi tant, rappelons-le, les vices ne sont pas des crimes), il existe une méthode éprouvée : une des méthodes les plus efficaces pour éradiquer complètement une institution, une habitude ou un marché consiste à l’institutionnaliser, à le nationaliser voire, mieux encore, à le fonctionnariser avec rentes, avantages acquis (de haute lutte ou pas), convention collective et syndicats jaloux de leurs prérogatives.

En mettant en place un Service Public de Prostitution, nul doute que l’État aurait durablement ringardisé la profession, complètement fusillé un marché en transformant la prostitution en bureaucratie paperassière et provoqué les inévitables catastrophes sociétales que ce genre de constructivisme provoque systématiquement.

prostiteo

En attendant que cette idée aussi lumineuse qu’imbécile ne germe un jour dans les esprits malades des politiciens et de leurs associations parasites, on devra se contenter des études sérieuses qui, toutes, alertent sur les résultats catastrophiques et demandent toutes la remise à plat de la loi.

Parions qu’il faudra encore des années de misère, de violence, de maladies et de risques accrus pour revenir en arrière. Mais on s’en fiche : le Camp du Bien progresse !

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Source : http://h16free.com/2018/04/18/60761-loi-prostitution-tout-se-deroule-mal-comme-prevu