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Génération Orwell

mercredi 17 janvier 2018 à 09:00

La direction prise par le pays ne fait plus aucun doute et alors que les plus naïfs espéraient encore trouver, avec l’actuel président, un renouveau et une fraîcheur depuis bien longtemps disparus en politique, tout indique au contraire que les tendances les plus délétères se développent encore sans le moindre frein.

Des impôts, comme s’il en pleuvait

Il y a, évidemment, cette tendance déjà fort ancrée dans les habitudes de transformer toute situation locale atypique en problème d’ampleur nationale, d’y mêler l’État de force et d’en trouver une solution boiteuse sous la forme d’une taxe, d’une ponction ou d’un impôt.

Cette tendance s’est tellement exprimée ces dernières décennies que le pays ploie maintenant sous un maquis incompréhensible de ponctions tous azimuts dont l’effet direct n’aura pas été de créer un État riche et une administration puissante mais bien un tissu économique de plus en plus fragile, une instabilité fiscale et juridique toujours plus grande et, au final, un État perclus de dettes soutenu par une administration incompétente, dogmatique et corrompue.

Une société de plus en plus crispée

Il y a, bien sûr, la propension invraisemblable de nos politiciens à transformer en bourbier impraticable absolument tout sujet qu’ils évoquent.

Chaque jour amène un nouvel exemple de la corruption du langage, des idées, des concepts et des raisonnements que les élus provoquent, aidés en cela par une caste médiatique de plus en plus indigente où la recherche du maximum d’impact a depuis longtemps remplacé tout effort de réflexion de fond.

Partant, il n’est plus un écart qui soit permis, une vérité qui choque qu’on puisse proférer, un constat d’évidence tabou qu’on se risque à faire sans immédiatement encourir les foudres les plus sévères et les ouragans médiatiques de force 5 avec, si possible, mise à mort (au moins symbolique) de l’impétrant qui s’est lancé dans pareille aventure.

De fil en aiguille, pendant qu’une partie de la population se fait tabasser d’un côté par les impôts d’un État qui ne remplit plus ses missions régaliennes et de l’autre côté par l’autre partie de cette population que le régalien ne gère plus, les décideurs, les intellectuels et les influents du pays ont choisi de progresser, à petits pas guillerets, vers une société où l’on piste et traque tout le monde, où on érige la dénonciation en vertu, où l’on s’offusque de l’utilisation de la liberté d’expression surtout lorsqu’elle n’est pas employée pour discuter de la météo, et où celui qui sort du rang sera ostracisé et vilipendé.

Ceux qui ont raison sont condamnés malgré les faits, la raison ou la lucidité ou bien à se taire, ou bien à subir le pal médiatique d’autant plus qu’ils sont minoritaires.

En France actuellement, la pression sociale n’a jamais été aussi forte mais elle n’a jamais été employée à d’aussi néfastes buts : là où elle devrait normalement assurer que les comportements indécents, incivils et destructeurs sont dénoncés et fermement sanctionnés, ce sont les comportements anecdotiques et les habitudes les plus banales qui sont portés à la vindicte populaire, pendant que les pires agissements arrivent parfois à trouver grâce auprès des tribunaux médiatiques.

Une nouvelle génération foutue

Le tableau semble déjà fort gris ; il ne pourra que se noircir encore lorsqu’on regardera la génération « montante » (ou plutôt descendante). Ce qui devrait nourrir l’espoir n’en laisse guère : l’actuelle production écolière de notre Éducation nationale laisse purement et simplement pantois.

Du reste, tout se déroule malheureusement comme prévu : grâce à l’application studieuse de méthodes d’éducation farfelues aux résultats catastrophiques, les années 80 et 90 ont permis de former toute une génération d’illettrés qui sont maintenant non seulement en âge de consommer mais aussi de voter ou pire encore, de prendre le pouvoir politique ou, plus triste, d’instruire la prochaine génération… Assurant ainsi que celle qui est en cours de « formation » sera durablement incapable de comprendre le monde de demain, celui d’aujourd’hui lui étant déjà passablement impénétrable à force de référentiels bondissants et autres âneries du même acabit.

Eh oui : si le niveau baissait assez clairement ces dernières décennies, il dégringole à présent avec un volontarisme que seule la pression sociale évoquée plus tôt permet de camoufler avec brio ; les enseignants accumulent les fautes d’orthographe, de grammaire et de raisonnement lorsqu’ils enseignent aux élèves actuels.

Et question raisonnement, il suffit de parcourir l’article en lien pour comprendre l’ampleur du problème. Il n’est qu’à lire la petite saillie de Francette Popineau, cosecrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat des enseignants du primaire, pour s’en convaincre. Pour elle, pas de doute :

« Ce n’est pas le concours qu’on brade, c’est le métier. Cela irait mieux s’il y avait de meilleurs salaires, une meilleure reconnaissance. »

Tragique inversion de la cause et de la conséquence. En toute honnêteté, le niveau général de l’instruction n’est pas bas parce que les salaires des enseignants sont faibles, mais plutôt l’inverse : plus personne ne prend la peine de payer cher, d’argent ou de reconnaissance, un corps professoral qui affiche une baisse de niveau général de plus en plus marquée et dont la fonction sert, pour un nombre croissant, de simple voie de garage rémunérée pour éviter le chômage.

À ceci s’ajoute la baisse générale du niveau des parents, pas mieux lotis. Incapables de simplement éduquer leurs rejetons, ces parents, perclus d’impôts et donc en droit d’attendre de ceux qui les prélèvent qu’ils fournissent un service à la hauteur, ont complètement abandonné l’idée de faire un jour de leur progéniture des adultes opérationnels.

Inévitablement, les enseignants tentent donc d’instruire dans un sabir de plus en plus approximatif d’insupportables petites pestes ingérables qui n’en ont d’autant rien à foutre que leurs parents ont largement d’autres chats à fouetter. Par la suite, ces enseignants, toujours aussi perspicaces, mettront sur le dos de l’ultralibéralisme, de l’individualisme et des réseaux sociaux cette faillite sociale complète, toujours sans comprendre que les petits morveux ne sont que le reflet de cette paire de générations dont ils font eux-même partie, qu’on a gavée d’idéaux collectivistes et de pensées courtes plongées dans un vivrensemble dégoulinant, complètement impropre à créer une société viable.

Tous les ingrédients sont en place

Un État omniprésent, des ponctions tous azimuts, une société totalement crispée, des intellectuels perdus, une génération future complètement fichue : tout se met en place pour un glissement lent mais décidé vers une société typiquement orwellienne.

Et non, ce n’est en rien une exagération. C’est simplement le constat froid de ce que nous avons, ici et maintenant.

Regardez ce que vous n’auriez jamais accepté il y a 10 ans, 20 ans, 50 ans et que vous trouvez à présent si ce n’est acceptable, tout au moins parfaitement normal au sens « qui entre dans la norme », autrement dit, qui s’inscrit si bien dans le ventre mou des gaussiennes statistiques :

J’arrête ici la liste, mais je crois que vous saisissez l’idée générale : regardez par exemple la décontraction avec laquelle on nous balance le chiffre du nombre de voitures brûlées au Jour de l’An ; c’est un peu comme le bêtisier de fin d’année, c’est devenu une tradition qui ne semble plus inquiéter personne et dont on ne s’offusque que du 2 au 3 janvier, un peu, sur les réseaux sociaux (et encore, sans trop forcer pour éviter la censure discrète).

Une dérive qui dure depuis plus de 30 ans

Le constat est sans appel : la société orwellienne, composée pour moitié d’une surveillance d’État de tous par tous et pour moitié d’un contrôle social complètement perverti, cette société est déjà là et elle n’a pas été mise en place par la force, en écrasant la tête des hommes libres par la botte d’un militaire armé, mais plutôt par l’utilisation des médias, de l’éducation et la démission intellectuelle de tout un peuple qui a préféré les promesses faciles de lendemains qui chantent à l’âpre réalité.

En 1988, Jean Van Hamme faisait sortir une bande dessinée prémonitoire, « SOS Bonheur », que je vous recommande. Sa lecture, édifiante 30 ans plus tard, ne laisse aucun doute sur les dérives qui ont eu lieu. Mais le pompon est atteint lorsqu’on se fade la suite, la « Saison 2 », sortie récemment, scénarisée par Desberg : la lucidité des propos de Van Hamme contraste violemment avec les tonneaux de moraline que ce nouvel opus nous déverse d’une planche à l’autre, en pleine figure et sans semonce.

La dérive est presque complète. Ce pays est foutu.

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Source : http://h16free.com/2018/01/17/60038-generation-orwell


Pas de panique, il n’y aura aucun nouvel impôt !

lundi 15 janvier 2018 à 09:00

La France n’a pas ni pétrole ni idées, sauf dans un domaine privilégié : celui des impôts, des taxes, des ponctions et des prélèvements obligatoires. La semaine qui vient de s’écouler en est une brillante démonstration.

On se rappelle en effet que le début de l’année aura été placé par le président Macron non pas sous le signe de la lutte contre les difficultés économiques qui traversent le pays, mais bien contre les nouvelles désagréables et les petits délires complotistes qui agitent les sphères que les médias traditionnels et le pouvoir actuel ne parviennent pas à vraiment réguler.

La guerre aux rumeurs est donc lancée, on va combattre les fake-news. Complotistes, numérotez vos abattis.

… Combat, guerre et batailles qui nécessiteront évidemment, forcément, obligatoirement des moyens considérables tant la taille du problème est importante. Et tout le monde sait que la quantité d’énergie (et donc d’argent) nécessaire à réfuter des calembredaines (fussent-elles présidentielles) est dix fois, cent fois même plus importante que l’énergie qu’il a fallu pour les produire en premier lieu.

On va donc avoir besoin de beaucoup d’argent, de subventions, de finances, de pognon et de flouze (en substance).

Et croyez-le ou non, ça tombe bien, parce qu’une certaine Juliette Méadel esquisse déjà une piste : dans une tribune, l’ancienne secrétaire d’État chargée de l’Aide aux victimes propose la création d’un « impôt Charlie Hebdo » qui permettrait de soutenir la liberté d’expression : grâce à du pognon ponctionné sur les publicités diffusées sur internet, on pourrait aider de gentils journaux menacés par les terroristes !

En plus, tout se goupille vraiment pour le mieux puisque tout le monde sait que les internets hébergent ces réseaux sociaux douteux qui laissent de vilaines rumeurs nauséabondes ! En taxant violemment ces réseaux, on les fait directement participer à la survie d’un écosystème garanti sans rumeurs par l’État et son administration ! Et puis de toute façon, on force déjà l’une ou l’autre partie du peuple à financer des partis politiques ou des syndicats qui leur sont idéologiquement opposés, pourquoi ne pourrait-on pas en faire autant avec certains journaux au prétexte finement trouvé qu’ils se font cibler par des terroristes ? Qui, sur le plan moral, pourra leur refuser ça sans passer pour un affreux fasciste nauséabond ?

Ah, décidément, tout ceci est fort pratique et la politique de la liberté d’expression en France, c’est un peu une double lame : la première coupe le sifflet des officines douteuses et des journaux ou parutions interlopes qui osent remettre en doute la parole officielle et font sombrer les Français dans toujours plus de complotisme. La seconde lame, celle de l’impôt citoyen, festif, participatif et du Tais-Toi C’est Magique™, financera les journaux officiels avec l’argent de tous, qu’ils le veuillent ou non, qu’ils soient d’accord ou non avec les convictions et la propag les vues politiques développées par le média considéré.

Pour faire court, d’un côté, on va faire disparaître ce que les gens lisent vraiment, et de l’autre, on va les faire raquer pour ce qu’ils ne veulent pas lire.

On peut difficilement faire plus odieux, mais reconnaissons que la décontraction avec laquelle c’est entrepris laisserait Goebbels pantois : grâce au subterfuge du « média ciblé par les terroristes », on arrive presque à faire gober qu’en ponctionnant tous azimuts, on va assurer que la parole sera bien libre, tout en muselant tous les jours un peu plus les réseaux sociaux.

C’est tout à fait magnifique.

Cependant, rassurez-vous : cet impôt ne sera pas mis en place.

Pourquoi dis-je ça ? Mais tout simplement parce que le grand vizir des finances, Bruno Le Maire, l’a clairement annoncé sur tous les médias officiels, pardi ! Ce n’est donc ni une rumeur, ni un complot et, ♩ ♪ Hosannah au plus haut des ciIieux ♫ ♬, on peut en être certain : il n’y aura pas de nouvel impôt pendant le quinquennat macronien !

C’est dit !

En réalité, tout le monde sait que la pression fiscale continuera d’augmenter. Ce n’est même pas parce que l’État a tant besoin d’argent que ça, mais surtout et avant tout, parce que les politiciens qui le font vivre ne savent penser qu’une seule chose : l’argent des autres, l’argent privé, celui qui représente l’accumulation obtenue par la création de richesse, ne peut en aucun cas être laissé dans les mains de leurs possesseurs légitimes ; nos dirigeants, touchés par la grâce de la sainte onction électorale, sont évidemment habilités à opérer la ponction et l’éventuelle (et très hypothétique) redistribution qui vient à la clé.

En bref, c’est devenu un véritable atavisme, un quasi-trouble comportemental obsessionnel et compulsif chez nos politiciens : il faut, absolument, systématiquement, taxer.

Ici, il me suffira de prendre à témoin l’une de ces personnalités que la vie politique française nous offre par brouettées entières et dont le credo unique consiste, en parallèle d’une vie exclusivement passée aux crochets des autres, à trouver de nouvelles idées, de nouvelles raisons ou des prétextes tous plus foutraques les uns que les autres pour aller taxer ceux qui ont plus d’argent qu’eux

Pour notre exemple, Julien Dray fera l’affaire lui qui n’a jamais exercé de sa vie un vrai métier (même pas en rêve, même pas par hasard ni même sur un malentendu) et s’est contenté de virevolter d’un poste public à l’autre, ce qui lui permet de réclamer doctement une taxe sur les géants du Web. Eh oui, parce qu’en surcroît de manquer totalement d’originalité en matière de finance (on peine en effet à trouver des politiciens qui n’aient pas promu l’une ou l’autre imposition supplémentaire), il a probablement abandonné toute velléité de faire preuve d’innovation en matière de cibles des ponctions proposées : c’est encore Google, Facebook ou Amazon qui feront les frais de ses propositions.

Comme pour la précédente saillie de Juliette Maédel et celle, encore plus amusante, de Bruno Le Maire, on pourra encore se rassurer en se disant que ce nouvel impôt ne verra peut-être pas le jour, la proposition émanant d’un individu qui n’est (heureusement) pas au pouvoir.

Cependant, il sera difficile d’ôter de l’esprit des gens un tant soit peu lucide que ces idées de ponctions, à force d’être remise sur le tapis à chaque nouvelle semaine qui passe, ne finiront pas par trouver corps.

Combien de fois nous a-t-on pipeauté que les impôts baisseraient, sans qu’il en fut le cas ? Combien de fois nous a-t-on promis, juré, craché qu’aucun nouvel impôt ne serait créé alors que, dans les tuyaux législatifs, s’enfilaient déjà plusieurs textes pour taxer, ponctionner et prélever sans merci ?

Ainsi, l’impôt proposé par Maédel n’est-il qu’une resucée (d’autant plus minable qu’elle est parée des oripeaux de la liberté d’expression) des piscines olympiques de subventions publiques qui sont déversées sur les médias français dont le lectorat n’arrête pourtant pas de s’amenuiser.

Ainsi, le bricolage fiscal proposé au niveau immobilier vaguement étouffé par Bruno Le Maire n’est-il qu’une énième version d’un remaniement de la fiscalité locale qui n’a jamais abouti à une baisse de la ponction globale pas plus qu’une amélioration des finances de l’État ou, à plus forte raison, des instances locales ou régionales.

Ainsi, la nouvelle brillante idée de Julien Dray vient-elle s’empiler sur les douzaines de précédentes tentatives d’aller piller les capitaux des riches sociétés américaines qui ont eu la précaution de se tenir loin de l’enfer fiscal français.

Bref, à l’évidence, vous pouvez être sûr qu’il n’y aura pas de nouvel impôt.

C’est absolument certain.

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Source : http://h16free.com/2018/01/15/60021-pas-de-panique-il-ny-aura-aucun-nouvel-impot


[Redite] L’hypothèse Macron : un deuxième quinquennat de Hollande, en pire

dimanche 14 janvier 2018 à 11:00

Billet initialement paru le 30.01.2017

Il y a un an, la France était déjà en proie à une campagne présidentielle qui ne faisait plus vraiment dans la dentelle et nous promettait, à la tête de l’Élysée, des choix tous aussi consternants et plus liberticides les uns que les autres. Partant à l’époque de l’hypothèse de moins en moins hardie que Macron décrocherait la timballe, j’en arrivais à la conclusion que son quinquennat serait placé sous le signe d’une continuation pathétique des précédentes impulsions sociales-démocrates et décidément taxogènes des président précédents. Les premiers six mois en poste de Macron me donnent pour le moment raison…

Même si dans les médias, les petits papiers acides s’empilent sur Fillon, toute l’actualité ne peut pas être dominée par ses déboires. Dans les « chiens écrasés », on peut certes combler avec quelques entrefilets navrants sur la primaire de gauche qui désole une partie des Français et endort passablement l’autre, mais cela laisse encore pas mal de place. Pourquoi ne pas alors s’étaler en publicité créative pour Emmanuel Macron ?

Pensez donc ! Il a tout pour plaire, le brave petit : il est jeune, il est mignon avec sa coupe de cheveux bien peignés et son petit côté premier de la classe ! Avec cette allure, il ravit les ménagères de moins de 50 ans et fait rosir les joues des grands-mères. Et quand il parle, il susurre des petits mots doux et ces phrases qui caressent le poil de tous dans le bon sens ! Pardi, il est anti-système, est sans parti, et veut évidemment renouveler la vie politique avec une organisation différente, de vraies idées qui changent !

Bon, certes, lui aussi comme Fillon semble un peu empêtré dans des histoires de fonds utilisés comme il n’aurait pas dû, à la différence évidente que lui, au moins, est un peu plus de gauche que son opposant, vilain conservateur catholique dont le programme, ultra-violent, mérite l’opprobre de la presse. Ceci expliquera sans doute l’écart de traitement médiatique et judiciaire de l’un par rapport à l’autre.

En définitive, la presse fait feu de tout bois pour détruire consciencieusement Fillon. Force est de constater qu’elle n’a d’ailleurs pas beaucoup d’efforts à mener tant le pauvret, gérant mal la pression, s’embourbe encore plus de lui-même. A contrario, la même presse a ouvert toutes les vannes de ses torrents de câlins les plus chaleureux pour Macron. Dans la bouche de certaines de ses figures de proues les plus émotionnellement chargées, Manu l’Énarque se retrouve propulsé en véritable icône des temps modernes quitte à être comparé à Barack Obama.

Du reste, si l’on écarte deux minutes le grotesque de la comparaison, on pourra se rappeler qu’Obama n’a jamais été autre chose qu’un socialiste tout ce qu’il y a de plus traditionnel, avec toute la panoplie complète depuis la tendresse immodérée pour les déficits publics, l’augmentation des taxes, impôts et ponctions tous azimuts et les grands projets sociétaux clivants. À ce titre, Macron lui emboîte effectivement bien le pas, empilant chaque jour, de tweets en déclarations, les propositions et idées toutes plus socialistes les unes que les autres. Sa récente saillie sur le « pass culture » à 500 euros pour les jeunes, dégoulinant de démagogie et de putasserie électoraliste typique de ce système dont il prétend pourtant ne pas faire partie, est un exemple aussi consternant que frappant de l’abandon en rase-campagne de toute velléité de libérer la société française de ses carcans collectivistes.

Cette gauchisation pépère du discours de Macron et l’introduction de bonnes grosses doses de redistribution grasse dedans ne doit rien au hasard : tout le monde comprend que les primaires du PS, exercice mortifère s’il en est, aboutissent à la désignation d’un utopiste collectiviste complètement hors sol. Son élimination dès le premier tour ne fait plus guère de doute et ne laissera donc personne à part l’énarque aux dents longues comme solution de repli.

Ceci explique assez bien la vague discrète mais de moins en moins timide de soutiens et de ralliements en loucedé tant de la part de députés du rang que des ténors d’une gauche complètement éparpillée.

Eh oui : « la chose » de Hollande, la montgolfière Macron, gros ballon plein d’air chaud zigzaguant par la seule force des vents d’opinion alentours, semble le seul recours des socialistes de gouvernement, qui ne trouveront à peu près nulle part ailleurs de candidat capable de leur fournir une chance crédible de mandat supplémentaire ou d’un éventuel maroquin. Plus les semaines avancent, plus s’afficher ouvertement avec le PS deviendra une gêne politique voire un handicap face aux candidats des gauches plus ou moins extrêmes qui, n’ayant aucune chance d’aboutir au pouvoir, n’auront aucun mal à jouer la surenchère démagogique.

Même l’inconnue incarnée pour le moment par Marine Le Pen ne semble pouvoir rivaliser avec le jeunot. Et quoi que puissent en penser beaucoup, en cas de second tour contre lui, elle aurait contre elle cet immense blob mou d’un centre sans colonne vertébrale idéologique, prêt à tout pour ne surtout pas voter pour elle, et ne lui permettant de toute façon pas d’envisager, même de loin, un rassemblement d’au moins 15 millions de voix sur son nom, barrière fatidique dans une élection présidentielle.

En somme, si l’hypothèse « Fillon président » tenait la corde il y a encore un mois, celle qui verrait Macron à l’Élysée devient chaque jour plus crédible. Les Français, économiquement incultes, bercés d’illusions socialistes depuis 40 ans, complètement déboussolés et orphelins de tout candidat crédible, sont prêts à se jeter sur n’importe quel aventurier approximatif qui peut faire semblant d’être différent pour rafler la mise.

Malheureusement, dans cette hypothèse, les différences idéologiques de « la chose » de Hollande avec son créateur sont si ténues qu’on sait déjà à quoi ressemblerait un quinquennat Macron : une véritable quadrature du cercle pour obtenir une majorité parlementaire et l’évidente fragilité de son gouvernement (d’Union Nationale For The Lol), une navigation à vue sur chaque sujet d’actualité (« le changement, c’est tout le temps ! »), une avalanche de mesurettes et de bricolages minuscules d’impact indéfini, et surtout la prolongation des politiques sociales-démocrates en diable qui n’ont fait qu’enfoncer le pays sur les cinq dernières décennies.

J’avais expliqué dans un précédent billet que le prochain président français pourrait bien nous faire regretter l’actuel. On en prend le chemin.

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Source : http://h16free.com/2018/01/14/60016-redite-lhypothese-macron-un-deuxieme-quinquennat-de-hollande-en-pire


Paris : la facture Vélib continue de s’alourdir

vendredi 12 janvier 2018 à 09:00

La nouvelle année signifie pour certains la prise de résolutions, parfois bonnes (comme le retour à un peu d’exercice physique, l’arrêt de la cigarette, en finir avec la croyance enfantine que l’Etat fait du bon boulot, etc.) et parfois moins bonne comme on pouvait s’y attendre de la part de la Maire de Paris. Vous l’avez deviné : Anne Hidalgo et son équipe ont encore sévi.

Tout part du constat que vous connaissez déjà : la voiture est officiellement pourchassée hors des confins de la Cité et si on l’autorise encore à trottiner (à vitesse modérée, oh, là !) sur un périphérique de plus en plus mal entretenu, il en va autrement dans les rues de la capitale où sa présence est officiellement indésirable.

Il faut bien comprendre que ces engins sont polluants, dangereux et occupent une place bien trop importante sur la chaussée, ce qui rend d’ailleurs beaucoup plus compliqués les déplacements (en voiture, n’est-ce pas) de la Maire de Paris. À cette fin et entre deux déplacements en voiture banalisée sous escorte policière, elle recommande donc chaudement de prendre les transports en commun, à la fois propres, fiables et ponctuels ou d’emprunter alternativement l’un des nombreux vélos en location dont la ville s’est officiellement affublée il y a maintenant dix ans.

Oui, le Vélib, cette réussite cyclo-urbaine à portée de toutes les bourses éco-conscientes, permet aux Parisiens petits et grands de se faire écraser par un bus de la RATP pour des tarifs extrêmement modiques et pour les autres de pavaner dans les réunions pince-fesses en prétendant arriver à vélo, le jarret frétillant, même si le taxi vient de vous déposer.

Au demeurant, il sera nécessaire de noter que les tarifs sont d’autant plus modiques que le différentiel entre les coûts d’exploitations de ces bicyclettes de 5000 tonnes et les abonnements proposés aux usagers est couvert en partie par la publicité que le premier gestionnaire, JC Decaux, mettait en place aux bornes de prise en charge, et en partie par un contribuable d’autant plus facile à tondre qu’il semble en redemander avec gourmandise, années après années (le coquin).

Cependant, après dix années de service, c’est le consortium Smovengo qui remplace Decaux et qui en profite pour renégocier avec la Mairie les tarifs et les services rendus. Il y a deux semaines, au premier janvier dernier, le nouveau gestionnaire rentre en jeu. Malheureusement, au lieu des 600 stations normalement prévues pour accueillir le Vélib nouvelle mouture, on n’en trouve que 80, sur les 1200 stations que comptait précédemment la capitale.

Et lorsqu’on tente de comprendre pourquoi tout ne se passe finalement pas aussi bien que prévu, c’est le drame.

Apparemment et malgré une récente hausse de tarif bien vigoureuse de 29€ à plus de 37€, l’entreprise en charge du déploiement des nouveaux Vélib n’est pas parvenue à surmonter les problèmes techniques qu’elle rencontre. Elle pédale quelque peu dans un trop épais potage : l’application mobile ne répond pas bien (certains utilisateurs voient leurs trajets de quelques minutes comptés pour plusieurs heures), le service clientèle est débordé et beaucoup trop de stations sont encore en chantier… Ce qui oblige la société montpelliéraine à consentir à de sévères réductions dans ses tarifs (en lieu et place d’un remboursement contre un service quasi-inexistant).

En outre, le passage de témoin entre Decaux et Smovengo ayant été géré de main de maître (la Mairie de Paris reste inégalable en la matière), ce ne sont pas moins de trois sites internet différents (Vélib 2018, Vélib Métropole et Vélib Autolib Métropole), qui se battent pour expliquer au client pourquoi ce qu’il paye (plus cher) ne fonctionne pas (du tout ou presque).

À ce point du constat, il est nécessaire de faire un résumé : un service de vélos lancé il y a dix ans, dont tout indique qu’il est un véritable gouffre financier pour la Ville de Paris pourtant déjà trop largement endettée, vient de changer de gestionnaire. Ce dernier s’empresse de relever les tarifs de plus de 25% et ne parvient pas à mettre en face un service d’une qualité minimale.

Tout porte à croire, comme le fait d’ailleurs Simon Labouret, porte-parole de l’association « Paris en selle », que – je cite – « le sujet n’a pas été pris très au sérieux par l’opérateur ou les politiques » ; et il est vrai qu’il n’est pas difficile d’imaginer Anne et son équipe gérer ces histoires de vélos blindés avec le tact et le talent devenus la marque de fabrique des projets parisiens.

En attendant la résolution des problèmes, force est de constater que la facture continue d’augmenter et qu’elle sera, plus que probablement, payée par le contribuable : de même que les tanks à deux roues de Decaux revenaient à 4.000 euros par an à la municipalité et conduisait à un déficit de 16 millions d’euro chaque année, on peut raisonnablement imaginer – surtout au vu du démarrage flamboyant qui nous a été fourni en spectacle – que la prochaine mouture ne sera pas mieux fichue d’équilibrer ses comptes.

Autrement dit, non seulement le service public de vélos en location coûte de plus en plus cher aux pratiquants, mais en plus s’avère-t-il aussi de plus en plus dispendieux pour ceux qui ne l’utilisent pas.

Pompon de l’affaire : pendant que les services publics s’escriment à fournir un service médiocre, déficitaire et surfacturé, des flottes de vélos en libre location, bien moins chers, apparaissent dans la capitale.

Bien sûr, on doit se garder de tout enthousiasme précoce devant les défis que ces entreprises vélocipédiques vitaminées devront relever pour assurer la pérennité de leurs flottes, surtout devant le monceau de décrets et de taxes que la Mairie ne manquera pas de pondre pour leur mettre des rayons bâtons dans les roues. Mais au moins peut-on se dire que ces nouvelles formes de location de vélos ne viendront pas gréver le budget municipal, et épargneront donc pour une fois le contribuable.

De surcroît, ces entreprises capitalistiques seront contraintes, par le marché, de s’adapter aux demandes de leur clientèle, des riverains et de la force publique ; on peut dès lors parier sans prendre trop de risque que la solution finalisée sera de toute façon nettement moins chère et bien meilleure que les enclumes publicitaires à deux roues qu’on nous propose actuellement.

Cependant, de même qu’il est extrêmement improbable que la Mairie laisse une concurrence s’installer sans la taxer sauvagement, il est aussi très improbable qu’elle décide d’arrêter l’expérience Vélib au seul motif qu’elle n’est absolument pas rentable. Réjouissez-vous donc : la facture Vélib n’a pas fini d’enfler.

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Source : http://h16free.com/2018/01/12/60005-paris-la-facture-velib-continue-de-salourdir


Les Français ? Une bande de gros complotistes.

mercredi 10 janvier 2018 à 09:00

Les choses sont claires et de toute façon, Notre Président Macron l’a dit : comme le problème du chômage est définitivement réglé, comme il n’y a plus aucun SDF dans la rue (sa promesse de campagne est évidemment remplie), il est plus que temps de bouter définitivement les fakes news hors de notre belle République.

Et ne faites pas vos étonnés ! Tout le monde sait, pardon, tout Le Monde sait que ces nouvelles nauséabondes et ces notules délétères s’empilent dans la presse interlope non sanctionnée par l’État, nos intellectuels et les élites du journalisme.

Il était donc plus que temps d’agir pour que soit mis enfin un coup d’arrêt à ces rampantes sources d’informations alternatives. La méthode se précise déjà et ressemble bel et bien à une bonne grosse censure reprise en main par un pouvoir autoritaire ferme et décidé dans sa démarche d’épuration d’assainissement des sources officielles d’information.

Cependant, avant même d’aller plus loin, ciseau à la main, contre ces journaux et ces réseaux sociaux qui répandent tous ces vilains mensonges, il semble absolument nécessaire de faire un petit état des lieux. L’état général des esprits, échauffés par toutes ces nouvelles séditieuses, mérite d’être gaugé :: ces fake news, quelles sont-elles ? Qui les relaie ? Quels sont leurs réseaux ?

Heureusement, ça tombe fort bien, une officine priv… publ… disons une fondation politique, objet mal identifié mais fiscalement très pratique, s’est attachée à en savoir plus sur le penchant des Français à tremper leurs petits doigts potelés dans certaines théories fumeuses et autres conspirations complotistes nauséabondes : la Fondation Jean Jaurès vient de publier une intéressante enquête tentant de mesurer le degré de complotisme des Français.

La conclusion est relativement simple : pas de doute, les Français sont complotistes. Ils aiment les petits secrets et les méchants mystères, les conjurations politiques, les intrigues larvées, les conspirations odieuses, les complots ourdis sans honte et par dessous tout les statistiques auxquelles on fait dire ce qu’on veut.

Dans cette enquête commanditée par la fondation et réalisée par rien moins que l’IFOP et Conspiracy Watch (si, si, cela existe pour de vrai) et que vous pourrez compulser fiévreusement ici, on découvre que près de 4 Français sur 5 croient à l’une ou l’autre théorie complotiste, depuis les vaccins tueurs jusqu’à la théorie de la Terre plate en passant par les Chemtrails, la mainmise des Illuminatis ou ces abondantes sociétés reptiliennes ou extra-terrestres censées diriger le monde en douce.

Evidemment, ces 79% de Français ne sont pas tous complotistes de la même façon, et tous ne croient pas aux mêmes balivernes ; on peut ainsi très bien être persuadé que la Terre est plate tout en rejetant toute idée que les vaccins soient plus nocifs que bénéfiques ou l’inverse…

En fait, trois blocs se distinguent : un premier groupe, représentant la moitié des Français, qui adhère à deux théories du complot ou moins et que l’étude, hardie, estime ainsi résister à l’appel tentant du complotisme le plus veule. Le second groupe, représentant un petit 22%, se composerait, toujours selon l’étude, de ces Français modérés qui se contenteraient de ne souscrire qu’à trois ou quatre théories complotistes. Le dernier groupe, comptant 25% d’irrécupérables, aurait donc basculé dans le conspirationnisme le plus débridé puisqu’il se composerait d’individus égarés se vautrant avec délice dans cinq théories complotistes ou plus.

Bref, disons que l’étude proposée dresse un intéressant tableau :

Pour faire bonne mesure, notons que l’étude permet de montrer que les plus complotistes sont les classes populaires et les jeunes, ces éléments permettant sans doute d’affirmer plus tard que ce sont bien les moins bien éduqués qui se fourvoient dans ces exercices intellectuels douteux (sapristi, ils croient même aux horoscopes et aux socialistes, c’est dire !).

On comprendra devant ces chiffres qu’il n’aura pas fallu beaucoup d’effort pour que l’enquête, forte de ses jolis tableaux colorés et de ses concepts forts et hautement clicogènes, récolte un franc succès auprès d’une presse toute acquise à l’idée générale.

Cependant, ce constat posé, on peut s’interroger sur deux choses.

D’une part, la notion même de théorie du complot recouvre une notion assez vague, d’autant plus qu’elle n’est pas réellement définie dans l’étude ni dans la présentation qui en est faite. En réalité, l’étude mesure surtout le degré d’adhésion des Français à certaines thèses, qui sont ensuite hardiment rebaptisées complot.

Bien évidemment, tout le problème consiste ici à introduire des nuances et une modération dont les médias qui reprennent goulûment l’étude ne s’embarrassent guère : dans un même mouvement large, on met en effet dans le même panier le climato-sceptique (qui, pour rappel, garde une position prudente vis-à-vis de l’impact réel de l’Homme sur le climat) avec les tenants de la Terre plate ou des sociétés reptiliennes.

Il est tout de même assez fort de constater qu’avec une telle définition de théorie du complot, tous ceux qui auraient l’impudence de mettre en doute les nombreuses absurdités consternantes que les journalistes pondent quotidiennement sur le sujet (les tempêtes, les vagues de chaud, les vagues de froid, la crise des migrants, les maladies ou les cors au pied du président, tout ça, c’est la fotoréchauffement) se retrouvent incidemment soupçonnés de conspirationnisme. Dans ce genre de salade joyeuse où tout se vaut gaiement, mettre en doute la parole officielle, le discours autorisé des politiciens et la parole engagée des militants qui passent bien (et très souvent) dans les médias revient à appartenir à la vaste famille des complotistes, et puis c’est tout, fermez le ban.

De plus, moyennant une enfilade de questions aux énoncés parfois franchement ambigus sur lesquelles l’étude se base, le Français moyen et « statistiquement représentatif » aura tôt fait de cocher, la main tremblante et l’esprit confus, la case fatidique qui le fera sombrer de réponse en réponse dans les cercles obscurs des conspirateurs les plus zélés. À ce tarif là, même la recherche historique la plus mainstream devient une fadaise conspirationniste et Augustin Cochin ou Emmanuel Le Roy Ladurie se retrouvent estampillé complotistes.

D’autre part, on ne pourra pas s’empêcher de noter la concomitance pratique de cette enquête avec l’actualité évoquée en introduction de ce billet.

L’enquête, commanditée par l’officine politique socialiste, a été réalisée du 19 au 20 décembre. On ne s’étonnera donc pas que ses résultats, probablement connus depuis quelques jours, aient sagement attendus les petites saillies présidentielles sur le nécessaire combat anti-« fake news ». Il faudrait cette fois faire preuve d’une solide dose d’anti-conspirationnisme pour croire à la pure coïncidence, au moment où est ouverte la chasse aux vilaines rumeurs pas officielles sur les réseaux sociaux et sur internet et où le pouvoir politique parle ouvertement de réglementer la parole publique pour éviter que les esprits simples (ceux qui sont les plus aptes à se complotiser l’esprit – c’est l’étude qui le dit, mon brave monsieur) s’égarent sur les mauvais sites.

En définitive, la conjugaison de ces deux éléments n’inspirent guère confiance dans l’avenir.

Par un paternalisme moral de plus en plus volontariste, les politiciens interviennent dans la formation et la diffusion des idées en jugeant celles qui sont correctes et les autres, condamnables, du haut de leur seul intellect et grâce à l’appui de l’élite qu’ils ont consciencieusement façonné au fil des années.

Le risque évident est qu’à force d’étendre la définition et la surface de ces complots, on finit par recouvrir ce qui se classe tout simplement dans le simple esprit critique. Ce faisant, on trottine gentiment vers une société où ce dernier sera de plus en plus âprement combattu.

Forcément, ça va bien se terminer.

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Source : http://h16free.com/2018/01/10/59989-les-francais-une-bande-de-gros-complotistes