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[Redite] À cause du réchauffement climatique, les journalistes écrivent absolument n’importe quoi

dimanche 17 février 2019 à 11:00

Article initialement paru le 12.02.2018

Comme tous les hivers depuis maintenant quelques années, le « journamimse » s’empare de la presse française : lorsqu’il fait trop chaud, c’est le réchauffement climatique, et lorsqu’il fait trop froid, c’est aussi le dérèglement climatique. Chaque mois semble avoir une température idoine, unique et fixée par décret ministériel et dont la moindre variation entraîne à la fois la peur panique chez nos petits scribouillards ainsi qu’une bordée d’articles tous plus consternants les uns que les autres. Il y a un an, on avait atteint un joli sommet. Olympique, même…

Et subitement, la France fut frappée par le froid et la neige. Tout le pays, totalement pris par surprise en plein milieu du mois de février, découvrit que la météo n’était pas jouée d’avance, que les saisons continuaient à passer malgré les exhortations gouvernementales et que finalement, en hiver, il fait froid et il y a souvent de la neige.

En pratique, cette réalité palpable n’a échappé qu’à une certaine coterie de politiciens et de journalistes.

Les premiers, parce qu’il est fort commode de ne pas se soucier du temps qu’il fait si cela permet de raboter les coûts d’équipements et rediriger habilement les économies pratiquées vers les réceptions petits-fours et autres dépenses sociales électoralement significatives.

Les seconds, parce qu’il est maintenant accepté par toutezétousses que le réchauffement climatique décrété par la Science empêche durablement la formation de tout flocon de neige au sud du 60° parallèle, et puis c’est tout.

Alors, lorsque le climat persiste, malgré tout, à jouer un petit tour à l’Hexagone en saupoudrant de quelques centimètres de neige les autoroutes françaises, c’est immédiatement la panique (mais une panique maîtrisée, notez-le bien). Le fait que cette situation se reproduise de façon maintenant régulière, d’année en année, que la réaction de politiciens soit toujours aussi inepte et celle des journalistes soit toujours aussi agressivement bête devrait normalement inquiéter les contribuables qui subventionnent les uns et les autres malgré leur incompétence.

Rassurez-vous : il n’en est rien, ce qui nous permet de nous délecter d’une fournée de déclarations politiques idiotes et d’articles journalistiques assez phénoménalement consternants comme celui-ci qui, période olympique oblige, porte haut la flamme de la bêtise consensuelle et l’art du n’importe quoi finement brodé.

Oui, alors même que la France patauge dans la neige et des températures hivernales, il n’est jamais trop tard pour rappeler que le réchauffement climatique est à nos portes : ainsi pour le journaliste auteur de cette palpitante analyse, l’avenir des Jeux Olympiques d’hiver semble menacé par le climat et la baisse consécutive de la pratique des sports d’hiver dans de nombreux pays.

Et quelle analyse ! Égrénant des statistiques qui frisent l’incroyable aux bigoudis électriques, on apprend ainsi que ce sont les pays qui ont le plus de neige et de glace qui récoltent le plus de médailles aux JO d’hiver, que ce sont les pays septentrionaux riches de montagnes qui produisent le plus d’athlètes médaillés dans les disciplines à base de ski et que, surprise des surprises, aucun athlète issu d’un pays tropical n’a jamais remporté la moindre médaille à des JO d’hiver (lien Wikipedia à l’appui, histoire de bien prendre l’ampleur de toute la stupéfaction qui emplit ici le journaliste).

Pire encore : alors que les voitures, les camions et les petits scooters Deliveroo s’empilent sur les routes de France devenues impraticables sous leurs trois flocons (obligeant par là les équipes rédactionnelles à se gaver de sandwiches douteux), notre inénarrable journaliste ne recule devant rien et embraye immédiatement la vitesse suivante en notant qu’avec tout ce gros réchauffement qui pollue (ou toute cette pollution qui réchauffe, disons), le nombre de villes aptes à recevoir décemment des jeux d’hiver va inévitablement diminuer avec les années : même Chamonix, qui s’enfonce dans 4 mètres de neige, semble menacée. Pensez donc ! Même Garmisch pourrait ne plus avoir de neige et tant pis si la dernière Coupe du monde de descente en ski a bénéficié d’un beau manteau neigeux !

Voilà une affirmation sans doute aussi gravissime et solide que celle qui voyait Tuvalu sombrer corps et biens dans les océans, et dont on s’étonne aujourd’hui que l’archipel n’en fasse qu’à sa tête.

La réalité ne doit pas interférer avec le message officiel : le réchauffement climatique est en marche, inexorable. Il coulera les archipels, il déneigera les Alpes, et s’il le faut, il médaillera les pays tropicaux !

En fait, le réchauffement climatique et les Jeux Olympiques sont la conjonction de deux phénomènes de société assez puissants qui est à même de réaliser un véritable vortex de journamimse, ce concept que j’évoque parfois (comme ici) et qui fait de gros dégâts sur ceux qui le pratiquent.

Les Jeux étant déjà naturellement le terrain d’expression de commentateurs aussi navrants que dégoulinants de chauvinisme, on comprendra qu’y ajouter la question climatique fait toujours recette pour combler de longues minutes pendant lesquelles des sportifs autres que Français alignent des performances notables dans une météo de saison qu’aucun commentateur étranger ne juge nécessaire d’analyser.

Il n’est qu’à voir les morceaux de bravoure qui nous sont pondus régulièrement pour comprendre l’ampleur du phénomène : trop de neige ? C’est la fotoréchofman. Des inondations ? C’est la fotoréchofman. Les mers qui montent, le littoral qui s’abime ? C’est la fotoréchofman.

Les jeux d’hiver se déroulent dans des endroits trop chauds, comme à Sotchi ? C’est la fotoréchofman. Pour ces jeux-ci, qui sont tellement froids que les politiciens présents sur place ont les mains dans leurs propres poches, on attend encore que ce soit la fotoréchofman. Cela ne devrait plus tarder.

Devant ce déferlement, on ne peut qu’être étonné de l’absence de réaction du public.

Apathique, il semble gober ces allégations de plus en plus foutaisistes qui, pourtant, servent de socle à des délires politiques toujours plus interventionnistes. Les inondations, la neige, les ours qui meurent de faim ou les Jeux Olympiques d’hiver trop froids ou trop chauds sont autant d’excellentes raisons de lutter contre le réchauffement climatique qu’on combattra, pied à pied, en subventionnant telle ou telle entreprise productrice d’éoliennes ou de panneaux photovoltaïques, en taxant les automobilistes qui sont sales et égoïstes avec leurs moyens de déplacements individuels ou en culpabilisant petits et grands sur la consommation de viande, de Nutella et j’en passe, dont tout le monde sait (c’est écrit dans les journaux, et Pujadas l’a dit au 20H, m’ame Michu !) que la production est « néfaste pour notre environnement » (pardi).

On se demande encore combien d’assertions culpabilisantes niaises, de factoïds idiots nos journalistes vont tenter de nous faire gober les prochaines années. Une chose est sûre : le rythme s’est nettement intensifié ces dernières semaines.

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Source : http://h16free.com/2019/02/17/62882-redite-a-cause-du-rechauffement-climatique-les-journalistes-ecrivent-absolument-nimporte-quoi


Les Français n’auraient pas confiance dans leurs élus ? Comme c’est étrange !

vendredi 15 février 2019 à 09:00

Il y aurait, dit-on, un souci de confiance des Français dans leur classe politique. Au milieu du mois de janvier, on découvrait même que jamais la défiance du peuple envers ses représentants élus n’avait été aussi forte. Franchement, on se demande pourquoi.

Pourquoi diable ce peuple, qui a pour ainsi dire défini ce que la démocratie et la représentation nationale doivent être au point de régulièrement raccourcir certains de ses représentants, s’en vient à se détourner à ce point de ceux qu’il a élus dans ce qu’on peut raisonnablement qualifier d’un élan électoral sans ambiguïté ?

C’est vraiment étonnant qu’en définitive, les politiciens trouvent de moins en moins grâce auprès d’un peuple qui persiste pourtant à les placer à des postes importants, à leur donner les clés du pays et à les laisser agir à leur guise, quitte à constater l’ampleur du désastre une fois leur mandat achevé et à terminer, malgré tout, par des applaudissements.

Et c’est donc avec étonnement que, régulièrement, nos députés, nos ministres ou nos élus locaux de tous bords s’ouvrent dans la presse avec tristesse sur cette défiance étrange qui s’empare régulièrement des électeurs.

Pourtant, nos politiciens ne ménagent pas leurs efforts pour montrer à tous qu’ils sont à leur écoute ; ici, je ne veux pas parler de l’écoute attentive dont certains Gilets Jaunes bénéficient spécifiquement et qui vise essentiellement à mieux cerner leurs revendications parfois confuses, mais je parle bien du fait que, lorsque le peuple s’exprime, nos élus entreprennent toujours les démarches nécessaires pour répondre à ses angoisses.

Prenez la taxe carbone : sa mise en place a fait exploser les prix des carburants, jetant sur la routes et les (trop nombreux) ronds-points français des dizaines de milliers de Gilets Jaunes prêts à en découdre. Passés deux mois de stupéfaction ahurie (« comment, le peuple serait contre une bordée de taxes supplémentaires ? »), passée une période d’atermoiements stériles sur le mode « Mais si on supprime cette taxe, par quoi va-t-on pouvoir la remplacer ? », nos élus se sont vite ressaisis : ce petit moment d’égarement du peuple ne saurait durer, et cette taxe carbone devra bien être mise en place.

C’est donc ainsi que 86 députés, fiers d’être en phase avec leurs électeurs qui – on en est absolument certains – réclament un retour puissant d’une taxation écologique vexatoire, se sont donc à nouveau prononcés pour la remise en place de cette taxe.

Bien évidemment, le chef de l’État, sentant confusément que la période n’est probablement pas trop propice à la moindre médiatisation d’un nouveau tabassage fiscal, s’est empressé de calmer les ardeurs de ces législateurs zélés. Mais il faudrait être d’une naïveté de jeune fille ou d’une opacité mentale de journaliste moyen pour croire plus de deux secondes que cette taxe ne reviendra pas une fois le calme revenu sur les ronds-points.

Mais enfin, reconnaissons-le : justifier la défiance des Français par cette obstination de nos élus à vouloir absolument mettre en place cette écotaxe punitive, ce serait un peu court. Non, c’est dit : le peuple français est vraiment trop pusillanime, trop terre-à-terre et mérite parfois de se faire cornaquer un peu vigoureusement s’il ne veut pas aller au fossé.

Ceci, en tout cas, permet amplement au gouvernement de contracter une firme privée pour faire écrire des lois en lieu et place des fonctionnaires déjà payés pour, de dépenser la coquette somme de 42.000 euros à cette tâche qui n’aurait jamais dû échoir à ce genre de firmes, pour un résultat strictement négatif puisque la dite loi fut retoquée. Et on ne voit pas pourquoi le peuple y trouverait à redire.

De la même façon, on ne voit pas pourquoi le peuple pourrait bien reprocher aux politiciens de ne jamais tenir leurs promesses : par définition, la parole donnée par un élu n’a absolument jamais rien valu, il serait donc étonnant que, subitement, le peuple demande à présent que ces élus soient comptables de leurs belles promesses.

Dès lors, il n’y a aucune raison d’être surpris en apprenant que Hollande, l’ennemi officiel de la finance, s’est dernièrement lancé dans la facturation de conférences qu’il donnera aux quatre coins du globe (probablement pour expliquer comment flinguer un parti politique, comment ruiner un mandat de président, comment se faire ridiculiser par une ado roumaine de 14 ans, comment passer pour un clown dans toutes les institutions internationales, etc.). À raison de plusieurs centaines de SMIC par speech, on sent que la retraite de l’ex-président sera douillette.

Et puisque les promesses n’engagent finalement personne, que l’argent du contribuable peut être claqué en idioties contre-productives, que les élus peuvent bien faire exactement le contraire de ce qu’on leur demande, pourquoi diable s’offusquerait-on de voir qu’on place un repris de justice au Conseil constitutionnel ? Qui, mieux qu’un Juppé droit dans ses bottes, veste retournée et pantalon baissé, pour aller pantoufler au chaud au Conseil constitutionnel ? Il fallait bien remercier le grand homme pour sa gestion exemplaire de Bordeaux dont l’ardoise n’est après tout que de 343 millions d’euros et que certaines institutions qualifient de cavalerie budgétaire. Il fallait bien gratifier celui qui fut condamné à 14 mois de prison avec sursis et à un an d’inéligibilité pour prise illégale d’intérêts, n’est-ce pas. Il fallait bien rendre grâce au fin politicien d’avoir mis le pays en vrac par le truchement d’une des grèves les plus dures que le pays eut à subir.

Et qui, mieux que Richard Ferrand, lui-même empêtré dans une sordide affaire immobilière dont tout indique qu’elle sera progressivement étouffée par une République sinon irréprochable au moins fort discrète, pour propulser Juppé dans ce nouveau poste doré ?

Assurément, une telle démonstration de probité, d’honnêteté et d’intégrité morale suffit à redonner au peuple une solide confiance dans ses élus, ses élites et ses dirigeants !

Non, décidément, il faudrait vraiment être de très mauvaise foi pour accréditer ceux qui continuent de douter de la bonne volonté de nos élus, de leur sens inné de l’écoute, de leur prise directe avec le réel et de leur probité.

Cette défiance des Français envers leurs élus ne repose sur rien de concret. J’irai même jusqu’à dire que cela sent la rumeur factieuse et la sédition facile fomentée par ces réseaux sociaux de malheur qui ne font rien qu’à semer la zizanie et le doute chez les électeurs ! Heureusement que nos élus en ont pris conscience et qu’Edouard Philippe, le premier ministre, va rassembler tout son courage pour enfin mettre un terme à toutes ces fakes news dans une prochaine loi qu’on devine déjà bien écrite.

La défiance du peuple pour ses politiciens, rassurez-vous, c’est bien fini !

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Source : http://h16free.com/2019/02/15/62864-les-francais-nauraient-pas-confiance-dans-leurs-elus-comme-cest-etrange


Ligue du LOL : PTDR et MDR en PLS

mercredi 13 février 2019 à 09:00

Un nouveau soubresaut agite le Camp du Bien : il semblerait que certains de ses membres éminents n’aient pas été toujours aussi irréprochables que leur appartenance à ce Camp le leur imposait. Stupéfaction : le Camp du Bien abriterait des ordures !

C’est l’histoire d’un groupe de journalistes et de personnes bien introduites sur les réseaux sociaux qui, entre 2009 et 2012, se réunissent pour échanger blagues, photomontages et potacheries politiquement incorrectes puis progressivement de plus en plus ordurières sur des cibles issues de minorités diverses. Comme le relate un récent article de Libération, la Ligue Du LOL, du nom d’un groupe Facebook dans lequel se retrouvaient une trentaine d’utilisateurs populaires de Twitter à l’époque dont plusieurs journalistes parisiens, aurait été le théâtre de campagnes de cyberharcèlement.

À mesure que les témoignages des victimes des agissements de ce groupe se sont fait connaître, l’affaire a rapidement pris de l’ampleur au point de susciter la mise-à-pied de plusieurs des protagonistes dans différentes rédactions. On se pincera en découvrant qu’il s’agissait de journalistes chez Libération, Télérama, Les Inrocks ou encore Slate ou Vice, ces journaux qui ont pourtant toujours porté haut et clair leurs belles valeurs d’humanisme, de respect et de distribution de bisous moralinés via sprinkler sous haute pression de progressisme pulsé.

Les articles se suivent et se ressemblent tous : contrition, petites mains tordues et mots d’excuses foireux, on sent que certains n’en mènent pas trop large alors que, pris les doigts dans le pot de confiture, ils font mine de comprendre enfin ce que « harcèlement » veut dire.

C’est un bien beau déballage auquel on assiste là : une belle brochette de journalistes qui s’estimaient gardiens du Bon Goût et de l’Esprit passaient donc leur temps à se moquer, harceler, tourmenter et persécuter ceux qui avaient la mauvaise fortune de ne pas tomber dans leurs canons, à l’image d’un dîner de con où Vincent Glad aurait tenu le rôle de Brochant.

Comme à chaque fois où le Camp du Bien se prend les pieds dans le tapis et en profite pour faire un vol plané en s’écrasant bruyamment, tête la première, sur les tapisserie de l’actualité, ne boudons pas notre plaisir : cette affaire de la Ligue du LOL nous offre une nouvelle fois l’illustration vivante d’une énième cahuzaquerie, cette intéressante figure de style où l’arroseur de moraline se retrouve lui-même arrosé avec toute la force qui sied au comique de situation.

Ce petit instant comique passé, on ne pourra s’affranchir de noter que cette crise n’est pas perdue pour tout le monde. Le Camp du Bien ne perd jamais l’occasion de mettre à profit les déboires de ses militants : à peine la nouvelle d’un harcèlement d’ampleur connue, les politiciens sont sortis du bois, frémissant à l’idée de pousser leur agenda devant ce qui se transforme en véritable boulevard pour eux.

Ici, ce règlement de comptes entre progressistes semble le moment rêvé pour réclamer une nouvelle couche de lois liberticides visant – exemple complètement au hasard – à mettre fin à l’anonymat d’internet : les rédactions bruissaient encore des découvertes du week-end que, déjà, la politicaillerie s’emparait du sujet.

Peu importe que nos Ligueurs n’aient jamais été anonymes ; peu importe que leurs identités réelles sont connues et même affichées sur Twitter ; peu importe que le souci ne se situe absolument pas sur le côté anonyme (qui n’existait donc pas) des harcèlements subis. Puisqu’on a une affaire de harcèlement, que la presse s’en est emparée et que le buzz médiatique est lancé, vite, profitons-en, ce n’est absolument pas putassier, cela ne se verra pas et le racolage gluant effectué passera comme une lettre à la poste !

On sait en tout cas que les meilleures équipes sont sur le terrain, et travailleront d’arrache-pied pour un internet d’amour et de bisous. Forcément, cela va fort bien se passer et on sait déjà que l’Internet à la sauce française va jouer sur de la soie dans une bonne odeur de vaseline.

De façon générale, on assiste maintenant à une inquiétante mise en abyme du phénomène puisque les journalistes qui ont participé avec délectation à ces agissements il y a quelques années se retrouvent à présent au milieu des feux de l’actualité : leur nom et agissements sont maintenant connus de tous, leurs carrières viennent de prendre des virages particulièrement serrés…

Magie des réseaux sociaux et du comportement de meute de la classe jacassante : plus aucune rédaction ne semble prête à accueillir nos imaginatifs scribouillards. Il y a maintenant fort à parier que leurs boîtes mails et leurs fils twitter se retrouvent rapidement remplis d’insultes et de ce mépris violent qu’ils déversaient jadis sur les cibles de leur choix. Autrement dit, les harceleurs vont très vraisemblablement subir une bonne dose de harcèlement, le Camp du Bien n’ayant jamais été à un paradoxe près.

On ne pourra pas non plus s’affranchir de noter que cette affaire survient dans un pays où le dialogue n’a jamais été aussi délétère : la liberté d’expression n’a jamais été aussi encadrée, corsetée et pour tout dire tabassée tant par les lois qui s’amoncellent toujours dans le sens de sa restriction, que par le contrôle social qui interdit maintenant toute expression d’opinion pouvant froisser l’un ou l’autre flocon sensible qui s’épanchera en hurlements dès que son safe-space aura été frôlé.

Tout ceci reste l’écume des jours mais cette écume est fumante, et elle en dit long sur l’état de la société française dans laquelle la classe jacassante passe un temps considérable à se triturer le nombril dans une boucle auto-alimentée qui sent bon la déconnexion complète au réel.

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Source : http://h16free.com/2019/02/13/62851-ligue-du-lol-ptdr-et-mdr-en-pls


Gilets Jaunes : bilan d’étape

lundi 11 février 2019 à 09:00

Ce samedi était donc la treizième édition de la mobilisation des Gilets jaunes. Chaque semaine supplémentaire confirme la prévision que j’avais posée il y a deux mois à savoir que, lentement mais sûrement, le mouvement était voué à dériver. Cet Acte XIII apporte une confirmation sans ambiguïté sur le constat initial.

Ainsi, comme tout mouvement sans vrai leader et sans plus d’organisation, il est appelé à se radicaliser. On observe déjà la montée des deux extrêmes (ceux de droite et ceux de gauche), montée qui aboutit à des altercations de plus en plus visibles et violentes. En bref, les Gilets Jaunes ne savent plus où ils vont, mais ils y vont de plus en plus fermement.

De leur côté, les autorités n’ont jamais été qu’en mode « réaction », n’offrant que de vagues propositions, des compromis ou des bricolages généralement vides de réalisation en simple contre-coup des événements observés. Sur le fond (le pouvoir d’achat et les dépenses publiques), absolument aucune réponse n’a été apportée aux protestations initiales, d’ailleurs maintenant complètement oubliées.

Le « Grand Débat » macronien tient déjà toutes ses promesses de vacuité : des centaines de milliers de propositions ont bien évidemment été récupérées sur le site internet mis à disposition, comme autant de petits papiers colorés laissés dans la boîte à idée gouvernementale qu’on mettra à l’incinérateur dès que l’actualité le permettra. Comme prévu, ce Grand Débat sert tout au plus de tribune pour le président en vue des élections européennes qui feront probablement office de défouloir approximatif.

Pour Macron, l’affaire n’est pas si mal engagée, après tout : le mouvement des Gilets Jaunes, en s’inscrivant dans la durée, finira par lasser. La masse de revendications, dont une proportion affolante tient de l’accessoire, de l’utopique ou de lubies d’adolescents, montre amplement que le peuple continue à réclamer avidement plus de vexations fiscales, que ce soit pour plaire au culte de Gaïa ou à celui, plus prégnant encore, à celui d’Héra, la déesse de la jalousie.

Cela tombe fort bien puisque l’accroissement du tabassage fiscal est exactement la potion infâme qu’entendait nous administrer en loucedé Macron et son équipe avant que le prix des carburants ne fasse péter un câble à certains Français il y a trois mois : il faut bien trouver un moyen pour continuer à distribuer, et comme l’État ne peut plus trop emprunter (la dette atteint déjà des records), la fiscalité semble alors le seul levier facilement manipulable par nos fines équipes.

Pour résumer, la situation actuelle est la suivante : d’un côté, le mouvement, ne trouvant pas d’issue réellement praticable, se radicalise et s’extrémise ce qui aura le double effet de le rendre ingérable et, à mesure que sa violence augmentera, progressivement impopulaire. Le mois de mai, traditionnellement agité en France, risque de l’être tout particulièrement cette année.

De l’autre, le gouvernement croit jouer sur du velours et enfume à la fois le mouvement en question et les citoyens les plus volontaires dans la recherche de solutions en feignant d’accorder de l’importance aux débats. Parallèlement, il démontre amplement n’en avoir absolument rien à carrer : aucun infléchissement de la politique fiscale n’a été envisagé, et si des mesures sont retenues, ce seront précisément celles qui vont dans le sens déjà choisi par Macron et ses troupes.

Difficile, dès lors, de voir une issue favorable à cette crise sociale et ce d’autant plus que, dans ce pays, depuis longtemps on a tué l’idée de créer des richesses : on ne veut pas en créer mais on veut les répartir, le plus également possible.

Avec un minimum de clairvoyance, on devine déjà qu’à la fin de ces débats, il y aura surtout davantage de bio, plus de citoyens, plus de festif, plus d’éco-conscience, celle-là même qui provoque de violentes taxes sur les carburants qui ont déclenché cette crise en premier lieu. Pour ce qui est de « plus de pouvoir d’achat », vous pouvez déjà vous brosser.

Concrètement, on l’a vu la semaine dernière : alors que le délire fiscal est total en France, les seules solutions préconisées par le gouvernement consistent à … ajouter des taxes. Alors que la revendication initiale des premiers Gilets Jaunes était une baisse de la fiscalité pour retrouver du pouvoir d’achat, les revendications actuelles n’en ont jamais été aussi éloignées : bricolages périphériques à coloration démocratique comme le RIC, augmentation du SMIC, égalitarisme et nouvelles ponctions sur les riches sous badigeon de « justice sociale », … La diminution des dépenses publiques n’est plus du tout à l’ordre du jour ; la punition communiste, elle, revient en force.

Il n’y aura pas de remise en question du culte du Tout État, tant par ces politiciens de l’extrême-centre dont le niveau de vie dépend ultimement de l’obésité pathologie du Léviathan, que par les agitateurs des extrêmes tout court qui ne vivent que pour l’avènement d’un totalitarisme à leur sauce (qui pour bouter les étrangers, qui pour bouter les riches hors du sol national, qui pour bouter les deux dans un grand élan œcuménique pour garantir enfin qu’on puisse s’appauvrir tous un grand coup entre nous seuls).

Devant ce constat – formulé comme une prévision il y a deux mois et vérifié depuis – que le peuple allait réclamer toujours plus de socialisme, ceux dans ce pays qui créent de la richesse vont être confrontés à un choix de plus en plus important au cours des mois à venir : celui de continuer à créer de la richesse et assumer la voir partir en fumée, se faire dilapider en mesures « sociales » de plus en plus futiles ou, lentement mais sûrement, se replier en exil intérieur voire renoncer, abandonner ou fuir.

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Source : http://h16free.com/2019/02/11/62837-gilets-jaunes-bilan-detape


[Redite] Saletés d’armes à feu qui protègeraient des gens honnêtes !

dimanche 10 février 2019 à 11:00

Billet initialement paru le 19.02.2016

Il y a trois ans, dans les scories des attentats du Bataclan, on découvrait la position sans ambiguïté au sujet du port d’arme du chanteur du groupe Eagle Of Death Metal, rescapé de la tuerie. Alors que, depuis, l’État français a continué à montrer la même médiocrité à assurer la sécurité de ses concitoyens, et a même amplement démontré ne rien vouloir diminuer de sa propre violence (au contraire), un petit retour sur cet événement me semblait intéressant à mesure que le pays se rapproche doucement mais sûrement du moment où les uns et les autres de ses habitants vont vouloir s’expliquer directement sans plus en passer par les urnes…

Parfois, les journalistes, voulant innover, tentent de faire leur travail correctement et interrogent les bonnes personnes avec les bonnes questions. Et là, c’est le drame : la façade de papier peint rose et décorée de petits bisounours duveteux se déchire violemment et la réalité leur vole au museau sans qu’ils puissent la réfuter, sans pouvoir s’opposer à cette irruption inopportune et malpolie dans leur monde propre et politiquement correct. C’est la terrible mésaventure qui est arrivée à Laurence Ferrari.

Tout avait pourtant bien commencé, et sous les meilleurs auspices puisqu’il s’agissait simplement pour la maintenant célèbre journaliste d’interroger Jesse Hughes, le leader du groupe Eagles Of Death Metal, témoin involontaire et miraculeusement rescapé de la boucherie du 13 novembre dernier au Bataclan où son groupe donnait un concert ce soir là. L’idée générale de ce genre d’entretien est de revenir sur la douloureuse soirée, d’obtenir les impressions et les émotions – surtout les émotions, ça fait vendre, coco ! – du chanteur de rock devant l’horreur qui s’est déroulée devant ses yeux, parler des victimes, d’expliquer pourquoi le groupe se devait de rejouer à l’Olympia quelques mois plus tard, en présence des rescapés…

Mais voilà, l’envie de déclencher une petite polémique a été sans doute la plus forte pour la journaliste. Alors que l’entretien est déjà long d’une quinzaine de minutes et parcouru des sanglots de l’artiste qui se remémore les scènes atroces qu’il a vécues, il semblait nécessaire de savoir si le chanteur, bouleversé, avait changé sa position vis-à-vis des armes. Parbleu ! Avant ces événements, Américain pur jus, il était un fervent partisan de l’auto-défense. Devant les abominations que les armes à feu provoquent, il était possible qu’il se soit rangé à la raison qui impose qu’on les interdise enfin…

Manque de pot, la réponse ne se fait pas attendre :

« Le contrôle des armes n’a rien à voir avec cela, mais puisque vous amenez le sujet, je vais vous demander : est-ce que ces contrôles ont empêché une seule putain de personne de mourir ? Si une personne peut répondre oui, j’aimerais l’entendre, parce que je ne le pense pas. La seule chose qui l’a stoppé ce sont des hommes parmi les plus courageux que j’ai vus dans ma vie, chargeant tête la première faisant face à la mort avec leurs propres armes à feu. Je sais que des personnes ne seront pas du même avis que moi, mais il me semble que Dieu a créé l’homme et la femme et cette nuit là, les pistolets les ont fait égaux. Je déteste qu’il en soit ainsi. Mon seul changement d’avis, c’est qu’avant que plus personne n’aie d’arme, tout le monde doit en avoir une, parce que je ne veux plus jamais revoir une telle chose. Je veux que chacun ait la meilleure chance de survivre. J’ai vu des gens mourir qui auraient peut-être pu vivre… »

Bien sûr, sur cette déclaration, certains ne pourront pas s’empêcher de trouver, subitement, que le chanteur n’est plus du tout aussi rock’n’roll, ou trop, ou en tout cas qu’il mérite largement ses petits bios retaillées pour l’occasion : le Point nous gratifie par exemple d’une petite resucée d’un article paru en décembre, histoire de bien rappeler qu’il a des opinions très déviantes et que celles sur les armes ne sont qu’une partie de ses tares.

Pour le reste, les déclarations sulfureuses du leader de Eagles of Death Metal seront bien vite passées sous un silence de plomb dans la presse française. Cela n’a pas été dit, circulez, oubliez, rien à voir, rien à dire.

Parce qu’en France, le port d’arme est rigoureusement interdit. Après tout, c’est l’État qui s’occupe de votre sécurité et qu’il le fait bien.

Ainsi, moyennant à peine plus de 80 appels au 17, le numéro (gratuit, pas surchargé) dédié aux petits tracas de la vie quotidienne comme les fusillades, vous pourrez expliquer aux forces de l’ordre ce qui se passe et qu’elles doivent intervenir, vite de préférence.

Ainsi, lorsque l’État prend conscience qu’il pourrait y avoir comme un petit trou dans son maillage pourtant hyper-fin et hyper-efficace de protection de la population sous sa responsabilité, il prend tout de suite la mesure du problème et enquille alors sur une communication efficace, qui donne ceci (attention à vos yeux, ça pique un peu) :

Oui, en cas d’attaque, ne comptez que sur vous-mêmes, et surtout, avant toute chose : fuyez. Imaginer ici que vous puissiez disposer d’une protection personnelle et, mieux encore, que vous vous en serviez, est évidemment complètement à proscrire. Si l’on compare aux messages qu’on peut trouver ailleurs dans le monde (par exemple celui-ci), la dose de pragmatisme de ces derniers est si violente que le bisounours français pourrait, s’il en prenait connaissance, s’en trouver gravement choqué. Oubliez donc.

De toute façon, l’État français — qui veille sur vous, et qui vous surveille — a clairement défini ce que vous deviez faire (fuir) et ne pas faire (vous défendre). Il a clairement expliqué pourquoi (vous défendre ? Allons, vous ne savez pas faire, vous êtes un enfant, et vous allez juste agacer votre agresseur, c’est évident, et il va vous tuer encore plus fort – « lui toujours faire ça quand lui agacé »), d’autant qu’après tout, la vraie force, c’est l’acceptation sereine de son sort pour les moutontribuables, et surtout, c’est la police et l’armée officielles de la République qui ont le droit de l’utiliser. Point. D’ailleurs, est-ce que les représentants de l’État portent des armes sur eux ?

guns make us less safe

Dans ce contexte, on comprend que les paroles de Jesse Hughes choquent, au point qu’elles ne seront reprise par à peu près aucun journal, aucun média français et qu’il faudra aller fouiller les médias suisses ou les réseaux sociaux pour que la question soit mise sur la table… Et si on aura systématiquement le droit, après chaque tuerie d’innocents désarmés par contrainte ou sur des lieux où les armes sont prohibées, à de longs articles pas du tout biaisés expliquant pourquoi la possession et le port d’armes sont une abomination très malpolie, on n’aura jamais, a contrario, d’exemple où ces armes sauvent des vies, exemples qui existent pourtant à la pelle, tout comme on n’évoquera que trop rarement le trajet inverse que d’autres pays font en armant les citoyens devant les menaces qu’ils subissent.

Alors à force, comment s’étonner de ce genre de démarches où l’on apprend que, bondissant sur l’occasion d’ajouter une nouvelle interdiction et un nouveau contrôle pour les citoyens honnêtes, l’Union Européenne envisage de renforcer encore les interdictions des armes sur le territoire européen ?

Rappelez-vous une chose : qui a arrêté le massacre du Bataclan ? Les lois ? Les bons sentiments ? Le 17 ? La propagande de l’État ? Ou des hommes honnêtes eux aussi armés ?

Gun Control : it works !

Pétition contre la restriction de détention légale d’armes à feu

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Source : http://h16free.com/2019/02/10/62834-redite-saletes-darmes-a-feu-qui-protegeraient-des-gens-honnetes