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Le gouvernement n’a toujours pas compris le message

lundi 10 décembre 2018 à 09:00

Après plus d’un mois d’agitations dans le pays, après plus d’un mois de milliers de papiers dans la presse, de chroniques, d’analyses et de tribunes de tout ce que le pays contient d’intellectuels plus ou moins proclamés, on peut raisonnablement imaginer que le problème est cerné, les motivations des uns et des autres exprimées et comprises et que le gouvernement, maintenant au courant de tous les tenants et de tous les aboutissants, entend résoudre la crise qui s’est ouverte devant lui.

Il n’en est rien.

Si l’on s’en tient à ce que la presse relate, le gouvernement est actuellement en position fœtale, sanglotant sous ses couvertures avec ses petits poings fermés. Et s’il serait de bon ton de garder de saines distances avec ce que cette presse nous explique compte-tenu du taux invraisemblable de calembredaines qu’elle colporte régulièrement avec gourmandise (et ce d’autant plus que, subventionnée à mort, elle n’est plus en prise avec son lectorat depuis un moment), on peut cependant accorder quelques crédits aux déclarations officielles des membres de l’exécutif qui expliquent à peu près tous en chœur : « c’est pas ma faute ».

Ainsi, pour Emmanuel Macron, la situation est à ce point tendue bien sûr parce qu’il y a trop d’impôts et trop de taxes, mais aussi (et surtout ?) parce qu’il n’est vraiment pas aidé. Dans ce que des élus l’ayant rencontré décrivent comme un moment « d’intense honnêteté » (l’honnêteté moyenne ou basse intensité étant semble-t-il plus souvent la norme, quoi que cela puisse vouloir dire), le président de la République a courageusement rejeté une partie de ses problèmes sur ses collaborateurs cette bande de clowns incompétents :

le locataire de l’Élysée a également critiqué, sans fard, certains de ses collaborateurs: « Vous n’imaginez pas comme je ne suis pas aidé… » a-t-il admis.

En somme, tout ce qui arrive maintenant est un fâcheux concours de circonstances : s’il n’y avait pas eu ces satanés collaborateurs qui n’aident en rien, Macron n’aurait finalement pas accepté les mesures imbéciles de son Premier ministre d’imposer le 80 km/h sur les routes, tout comme il n’aurait pas tenté de supprimer les APL. La hausse de la CSG, des impôts divers et variés, l’avalanche d’autres taxes, les déclarations débiles et les petites phrases à l’emporte-pièce, tout ça, c’est la faute aux collaborateurs, na, d’abord.

Au moins, on n’aura pas trop de mal à voir qui prendra la dégelée lorsque le prélèvement à la source (et son lot de problèmes puis la grogne inévitable qui s’en suivra) entrera en force l’année prochaine : Darmanin constitue une parfaite tête-à-claques, idéale pour ce genre d’exercices.

Il n’en reste pas moins vrai qu’au final, c’est tout de même le Président de la République qui donne son accord et détermine effectivement les impulsions politiques prises par le gouvernement et la majorité parlementaire avec lui. Malheureusement, cette défausse assez lamentable n’a rien de fortuite : elle est parfaitement courante au sein de nos institutions.

En pratique, il semble bien qu’en République Française, il n’existe pas un problème, une catastrophe ou une crise qui ne puisse être savamment rejetée vers un factotum, un sous-fifre ou un tiers sans rapport. Élément ô combien significatif de la politique actuelle dans ce pays en voie de décomposition : la responsabilité individuelle, qu’on a déjà largement retirée au citoyen, s’est aussi totalement évaporé de nos institutions et de ceux qui les dirigent.

Et cette évaporation est d’autant plus pratique qu’elle permet alors de désigner des boucs-émissaires qu’on choisira pour leur incapacité naturelle à se défendre.

J’en veux pour preuve les récentes déclarations de Muriel Pénicaud qui serait apparemment Ministre du Travail (cette information restant à vérifier tant elle paraît peu crédible) : pour notre multimillionnaire, la crise actuellement traversée par le gouvernement ne peut se résoudre que si tout le monde fait correctement son travail. Pour elle, pas de doute :

« Nous sommes en urgence sociale absolue et donc urgence économique. Il faut que les entreprises fassent leur part. Tout le monde peut faire quelque chose donc tout le monde doit faire quelque chose. »

Voilà, c’est dit : tout le monde doit faire sa part, scrogneugneu. Mais… Sa part de quoi ?

Muriel, elle ne lance pas des trucs comme ça, sans savoir. Muriel, elle a longuement réfléchi au problème et elle a donc la réponse, qui se traduit en deux points essentiels qui montrent à la fois l’ampleur de sa réflexion et sa compréhension profonde du sujet.

D’une part – et c’est évident – les entreprises doivent hausser les salaires. Facile. Au lieu de payer les gens 1500€, il faut les payer 1600, ou 1700 ou pourquoi pas 2000 tant qu’on y est. Voilà. C’est dit. Pas de quoi faire un bazar dans tout le pays, hein ! Les entreprises, munies de Licorne 2018, un logiciel fourni par l’État, trouveront de l’argent sans aucun problème. Pouf. Problème résolu.

D’autre part – et c’est si évident que c’en est trivial, mes petits amis – elle recommande aussi dans la foulée aux Français de soutenir les petits commerces, nom d’une pipe ! Avec ces mouvements sociaux, les centres-ville sont désertés et en cette période consumériste où les gens pensent aux achats de Noël, voilà une fort mauvaise idée que d’aller bêtement bloquer un rond-point alors qu’on serait mieux à prendre un petit thé chaud en choisissant chez Fauchon quel caviar on mangera au réveillon, enfin voyons.

C’est tout de même un peu un scandale, quand on y pense comme Muriel y a pensé très très fort ces derniers jours, de se rendre compte que les Français ont peur de se rendre dans les petits commerces, de se faire racketter en ville par les racailles ou tabasser par les flics, et qu’ils restent chez eux pour commander sur internet ! C’est impensable d’imaginer que ces Français préfèrent la sécurité de leur domicile et les prix pratiqués par les géants comme Amazon plutôt qu’opter d’aller jusqu’en ville !

Pourtant, quel plaisir de rouler dans la campagne française à 1.5€ le litre de gasoil ! Quel bonheur sucré que parcourir ses routes secondaires et de s’y faire flasher à 83km/h en rejoignant la bourgade la plus proche ! Quelle joie de s’y prendre une prune pour s’être mal garé (ou devoir payer un stationnement hors de prix) ! Quelle aisance que déambuler dans des rues parsemées de faunes interlopes aux objectifs pas toujours commerçants et dont la police se fiche car elle a trop à faire avec la circulation et les parkings ! Quelle réjouissance que faire des achats dans des boutiques de moins en moins bien achalandées, aux prix de plus en plus étudiés pour contrer une avalanche de taxes, au personnel de moins en moins présent et affable alors qu’employer devient chaque jour plus risqué ! Et je ne parle même pas de la période actuelle qui, à ces joies habituelles, ajoute celles des opérations inopinées de citoyens enjaunés, d’autres encagoulés, et d’autres embrigadés au point de rendre l’ensemble extrêmement festif…

Devant cette distribution de bisous, on ne comprend vraiment pas pourquoi les Français préfèrent cliquer sur les intertubes ! Et on ne peut qu’abonder dans le sens de la brave Muriel : allons, les Français, soyez sympatoches et arrêtez de pétocher ! Ne boudez plus, allez claquer vos thunes dans les magasins en ville, voyons !

Oui, Muriel rime vraiment avec opérationnel. Devant la crise, sa réponse semble parfaitement adaptée : les gens ont des problèmes de pouvoir d’achat ? Qu’on diminue les prix et qu’on augmente les salaires, pardi !

Et notez bien : tout le monde doit faire sa part. Tout le monde, depuis les citoyens jusqu’aux entreprises.

Quant à diminuer le train de vie de l’État, Muriel n’en pipe pas un mot. Diminuer les taxes en diminuant la dépense publique ? Allons. Muriel ne rime pas du tout avec rationnel, voyons ! Tout comme le pauvre Emmanuel qui est « bien mal aidé », la brave Muriel n’est en rien responsable de la mauvaise volonté des entreprises à augmenter leurs salaires et des Français à dépenser leur argent !

Une chose est vraiment certaine : ce n’est pas la faute à l’État, forcément.

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Source : http://h16free.com/2018/12/10/62484-le-gouvernement-na-toujours-pas-compris-le-message


[Redite] Dépense publique : vers l’infini et au-delà !

dimanche 9 décembre 2018 à 11:00

Article initialement paru le 22.12.2017

À la fin du mois de décembre 2017, un petit billet tentait un bilan objectif sur l’état des dépenses publiques françaises. Le constat n’est alors guère équivoque : la fonction publique pète la forme et embauche à tour de bras. Les émoluments de certains y travaillant parviennent à de jolis sommets. L’atmosphère est résolument à l’austérité contrôlée. Tellement contrôlée qu’on n’en voit pas le bout du début : l’État français pisse l’argent public par tous ses tuyaux et, pour éviter un déficit budgétaire catastrophique, pressure donc sa population active avec une force sans précédent. Un an plus tard, on commence tout juste à saisir l’ampleur du problème : cette population, pressurée comme jamais, n’en peut plus.

Rassurez-vous cependant : le message n’est pas encore passé. Il n’est absolument pas question de baisser quelque dépense publique que ce soit.

La fin de l’année approche à petits pas serrés. Les fêtes, les retrouvailles familiales et les vœux sirupeux du Président de la République tomberont à point nommé pour nous faire oublier nos petits tracas quotidiens. D’autant que les bonnes nouvelles s’empilent actuellement à un rythme soutenu.

On apprend avec une joie non feinte que beaucoup de Français ne seront pas au chômage cette année et les années prochaines.

En effet, la Fonction Publique recrute. Encore et toujours plus.

De façon vraiment réjouissante, il semble en effet admis que toutes les coupes budgétaires qui se sont succédé ces dernières années (mais si, puisqu’on vous le dit), que la tempête d’austérité de force 9 qui a sévi sur le pays (puisque je vous dis que c’était de l’austérité !) et que les résolutions fermes, déterminées et contrôlées au millimètre de nos politiciens dans le domaine du contrôle de la masse salariale de l’État n’ont pas suffi à désamorcer l’élan pris par les administrations publiques sur les quarante dernières années : propulsées par leur pondéreuse inertie, les voilà qui embauchent 20.400 fonctionnaires de plus en 2016 par rapport à 2015 et ce malgré la diminution (oui, vous avez bien lu) des effectifs dans la fonction publique territoriale de 0.4%.

On comprend aisément que ce petit mouvement de diminution dans la fonction publique territoriale était un geste manqué. Non seulement, la fonction publique d’Etat continue d’embaucher hardiment, mais la fonction publique hospitalière grossit toujours. Sa bonne santé lui permet encore de trouver des forces pour augmenter ses effectifs de 0.2%, même si un petit essoufflement se faire sentir (puisqu’elle était parvenu à grossir de 0.3% l’année précédente).

Autrement dit, le nombre de fonctionnaire augmente toujours. En triturant un peu les chiffres, l’INSEE parvient à trouver des situations où l’augmentation est moins forte qu’ailleurs, mais youpi : une augmentation, même plus faible, reste une augmentation.

Il serait dommage d’approcher de la fin d’année avec une besace trop peu remplie de petits cadeaux.

C’est pour cela qu’une seconde excellente nouvelle sera ajoutée à ce billet : non, en France, tout le monde n’est pas payé avec un lance-pierre. Et sans prendre le cas, très particulier, de nos députés condamnés aux coquillettes-beurre par suite d’indemnités trop rikikis, il reste encore heureusement dans ce pays de vraies solutions pour un salaire dodu, par exemple en étant haut fonctionnaire pour Bercy.

Ce que dénonce la Cour des Comptes — de façon bien pusillanime alors que les fêtes approchent, n’est-ce pas — en notant que certains émoluments ont un « niveau élevé et difficile à justifier ». S’y ajoutent aussi quelques irrégularités qui vaudraient certainement de solides contrôles fiscaux aux entreprises privées qui les appliqueraient mais qui se termineront en chanson (car nous sommes en France, nous sommes au Ministère des Finances et nous sommes opulents et compréhensifs).

Bien évidemment, entre ces emplois publics qu’il faut bien payer d’une façon ou d’une autre, ces salaires de hauts fonctionnaires qu’il faut bien abonder d’une façon ou d’une autre, et ces dépenses parfois quelque peu fastueuses de certains politiciens qu’il faudra bien éponger d’une façon ou d’une autre, la France, généreuse et pas trop bégueule, a choisi d’appliquer une méthode simple composée de deux volets.

Le premier consistera à accroître la dette. Les générations futures, de toutes façons rôties par le réchauffement climatique, seront aussi étouffées par la dette que nos dirigeants leur accumulent gentiment sur le dos depuis des décennies. Ce n’est pas si fréquent que toute une génération dispose du choix de son suicide : écologique ou financier. Compte-tenu de la direction prise, le cumul semble probable.

Le second est toujours efficace et puisqu’on tape sur les enfants, tapons aussi sur les parents pour faire bonne mesure : les impôts seront mis à contribution.

Eh oui : alors que la masse salariale de l’État devient obèse, que le nombre de fonctionnaires augmente gaillardement, tout indique que, pour 2018 – joie, bonheur et CD de Jul coincé en boucle – les ménages vont voir leurs impôts et taxes augmenter encore un peu ! Selon l’Insee (le même organisme qui a découvert plein de nouveaux fonctionnaires embauchés en 2016), les Français paieront au moins 4,5 milliards d’euros en plus en 2018.

Rassurez-vous : l’égalité devant l’impôt imposera que ces augmentations ne porteront que sur une petite partie des Français, ceux qu’il conviendra de faire fuir avec tact pour assurer aux générations futures un avenir particulièrement croustillant.

Je résume.

D’un côté, un État qui grossit, inexorablement.

De l’autre, des impôts qui s’insinuent partout.

Coïncidence ?

Mais bien sûr que oui !

Tout le monde sait que pour les emplois des uns et des autres dans la fonction publique, pour tous ces salaires confortables, l’argent provient directement d’un chaudron que le gouvernement a trouvé au pied d’un arc-en-ciel et qu’il a du arracher aux leprechauns qui le protégeaient vaillamment : Emmanuel Macron, solidement harnaché sur sa licorne de combat, est allé repousser les méchants lutins qui tentaient de le tenir à l’écart de la grosse marmite remplie d’or. Après quoi, triomphant, il est allé porter le butin dans les coffres du pays et s’est empressé d’en reverser une partie au bon peuple reconnaissant.

L’année 2018 s’annonce déjà formidable : grâce à son charisme dévastateur, notre président a déjà repéré une grotte qui contient mille et un trésors et dont il connaît l’incantation magique nécessaire à son ouverture. D’un ferme « Sésame, ouvre-toi », il saura s’accaparer de nouvelles richesses qui, soyez en sûrs, iront bénéficier à tous en République du Bisounoursland et permettront aussi de mettre du baume sur les fiches de paie des hauts-fonctionnaires, embaucher de nouvelles forces vives dans nos institutions les plus indispensables, et surtout éviter tout alourdissement des taxes et ponctions que le bon peuple subit.

Vous verrez : tout va très bien se passer.

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Source : http://h16free.com/2018/12/09/62481-redite-depense-publique-vers-linfini-et-au-dela


On n’est tout de même pas arrivé là par hasard

vendredi 7 décembre 2018 à 09:00

Intéressante période que celle que nous vivons actuellement et qui, à défaut d’offrir de réjouissantes perspectives pour les prochains mois, permet de réfléchir un peu sur l’état général du pays.

Et lorsqu’on se penche sur sa situation, difficile d’être véritablement surpris par ces mouvements de foule de moins en moins contrôlés.

Pour commencer – et ces colonnes en attestent depuis des lustres – le train de vie de l’État français n’a jamais été aussi dispendieux. Non seulement, ce patapouf obèse a pris une ampleur invraisemblable, mais en plus l’a-t-il fait aussi bien sur le dos des générations courantes que des générations futures, avec une dette qui explose maintenant tous les plafonds.

Il suffit de ressortir quelques graphiques édifiants pour bien comprendre que non, décidément, rien de tout ce qui se passe en ce moment n’était imprévisible.

Ainsi, la pression fiscale n’a cessé d’augmenter pour atteindre maintenant des seuils invraisemblables au point que la France est maintenant le leader incontesté des enfers fiscaux de la planète. Oh, bien sûr, les indécrottables collectivistes argueront que ces niveaux de prélèvement sont amplement justifiés par nos belles infrastructures et nos magnifiques services publics, en oubliant qu’avec 10 à 20 points de prélèvements de moins comme en Allemagne ou en Suisse, les services dispensés et les infrastructures présentes y sont pourtant meilleurs.

Il faut être sacrément aveugle ou très solidement endoctriné pour ne pas voir la corrélation étroite entre la pression fiscale d’un côté et les capacités de croissance d’un pays. Pour la France, là encore, cela se traduit par un fort joli graphique dont on n’entend que rarement l’analyse ou la simple mention dans nos journaux conscientisés, nos plateaux télés pleins comme un œuf d’experts tous plus affirmatifs les uns que les autres sur les bonnes solutions à appliquer.

De la même façon, il faut faire preuve d’un optimisme d’airain ou, plus probablement, d’un entêtement absurde pour persister à penser que les solutions appliquées jusqu’à présent en matière de lutte pour l’emploi, contre le chômage et la précarité ont été d’une quelconque utilité. Tout indique au contraire que tous les efforts gouvernementaux se sont traduits au mieux par des résultats microscopiques, au pire ont été parfaitement contre-productifs.

Bien joué la France !

Pas étonnant non plus dans ce contexte que le moral des Français soit en chute libre : plus ces derniers s’échinent à produire (au point d’avoir une productivité record), plus ils font preuve de souplesse pour s’adapter à des horaires étendus, à des emplois éloignés de chez eux ou à des salaires minimalistes, plus la situation économique se dégrade et moins l’État leur laisse de marge financière.

Pire encore : les élus semblent se passer le mot pour concerter leurs efforts en vue de pourrir encore plus la vie de leurs concitoyens.

Outre la multiplication invraisemblable de règles toujours plus complexes, outre l’imposition de normes toujours idiotement supérieures aux normes européennes (donnant à nos voisins de nombreux avantages concurrentiels) dans le seul but de frimer (ou pour favoriser d’énièmes connivences), outre la prolifération de vexations routières diverses pour bien faire comprendre que posséder de voiture est une honte ultime, outre tous ces éléments, les mêmes élus se relaient pourtant, nuit et jour, dès qu’ils le peuvent, pour inventer une nouvelle taxe, une nouvelle interdiction, une norme, une règle ou une contrainte supplémentaire : alors que la fronde des Gilets Jaunes bat son plein, alors que la France crève de n’avoir pas assez d’emplois créés, de ne pas assez attirer les entreprises sur son sol, Bruno Le Maire relève le défi de le rendre encore moins attractif, encore plus fiscalement dangereux d’y faire du business en revenant à la charge (EncoOÔOore une fois !) avec une « nouvelle » proposition de taxe sur les GAFA. Et quand ce n’est pas les GAFA, c’est (roulement de tambours) le reste des entreprises.

On en vient à se demander si leur cogner vigoureusement sur le museau ne serait pas, finalement, la seule façon de calmer leurs compulsions taxatoires rabiques et tenter de faire rentrer cette réalité pourtant simple : jamais une Nation n’est devenue riche en se taxant à mort. Jamais.

Parallèlement, dans une sorte d’ironie mordante que seule peut nous offrir la vie courante, réelle et loin des cirques politiques artificiels, on apprend que la fiscalité française est tellement confiscatoire que même l’État français cherche lui aussi à y échapper : Engie (ex GDF-Suez), dont l’actionnaire principal n’est autre que l’État français lui-même, aurait ainsi transféré au Luxembourg une partie de ses capitaux (27 milliards tout de même) pour réduire sa facture fiscale.

En somme, alors que Macron prétendait réformer le pays et que la petite troupe de ses suiveurs l’a élu pour ça, tous les indicateurs pointent dans le même sens : les gabegies continuent, les dépenses ne se sont jamais aussi bien porté et de façon générale, non seulement le gouvernement actuel ne fait pas mieux que le précédent sous Hollande, mais tout indique qu’il a même accéléré la tendance.

Soit, il a bénéficié d’un terreau favorable à ses expérimentations fiscales déchaînées : après 40 ou 50 années de propagande anti-capitaliste et d’enseignement indigent de l’entreprise, de l’économie et du marché, le peuple est mûr pour n’y plus rien comprendre et s’enfoncer mollement dans la facilité des slogans tout faits (et tout faux) sur une fumeuse justice sociale et la nécessité de taxer les riches pour aider les pauvres, alors que la seule justice fiscale se résume fort simplement à une baisse globale de tous les impôts, pour tous, et à une baisse, logique et conséquente, de la présence de l’État partout dans nos existences.

Non, décidément, rien de tout ce qu’on observe actuellement, rien de ce mouvement des Gilets Jaunes n’est fortuit. Il n’est que le strict aboutissement d’une bastonnade de plus en plus vigoureuse du peuple sur lui-même, après son découpage en tranches plus ou moins fines pour opposer les unes aux autres dans une application d’un « diviser pour mieux régner » à la hauteur des petits machiavels poudrés de l’administration qui ont pris le pouvoir depuis plus de 40 ans.

Je crains qu’on ne soit à présent arrivé au bout de cette tactique.

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Source : http://h16free.com/2018/12/07/62456-on-nest-tout-de-meme-pas-arrive-la-par-hasard


Enfin un Belge marrant

mercredi 5 décembre 2018 à 21:11

Entre deux goulées de tristes politicailleries et une économie manifestement branlante, le moral peut parfois en prendre en coup. Cependant, il existe des recettes pour se le remonter et parmi celles-ci, Walter en est une solide.

Walter, ce n’est pas une histoire mais un comique belge. Et au contraire des histoires (qui mettent en boîte les Belges), c’est plutôt lui qui met en boîte de fort amusantes histoires dans ses sketches qui parlent de tout, de nos petits travers et des siens bien sûr.

Dans son dernier spectacle, qui lui vaut la dernière Une de l’Incorrect, Walter a décidé de nous montrer que la vie est formidable (d’où son titre) et qu’on peut rire de tout, à condition de le faire avec classe. Son précédent spectacle, que j’avais eu l’occasion de goûter avec beaucoup de plaisir, m’incite donc à vous recommander celui-ci, et pas seulement parce que je soupçonne le bougre d’avoir plus d’une accointance avec ces (ultra)(turbo)libéraux dont je me revendique, ou au moins ces abominables nauséabonds du politiquement incorrect qui osent dire tout haut les évidences que tout le monde constate tout bas sans oser en rire.

D’ailleurs, il le dit lui-même :

« Ce politiquement correct dont tout le monde se plaint, c’est pour moi comme une bénédiction puisqu’il est de plus en plus facile d’être transgressif : il suffit de dire des banalités! »

Pour ceux qui ne le connaissent pas, vous pourrez avoir un petit aperçu du personnage dans une récente émission de Taddeï dans la vidéo suivante :

Je ne fais pas souvent de publicité sur mon blog (et je n’ai pas été payé pour celle-ci – même pas une place gratosse au spectacle !) mais je crois réellement qu’une nouvelle tendance émerge : celle des humoristes qui ne font plus dans le politiquement correct de gauche. Walter, comme de rares autres nouveaux humoristes, s’y inscrit fort bien et mérite à mon avis le détour.

Cela peut même constituer une excellente détente avant une saison des fêtes qu’on devine déjà trépidante…

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Source : http://h16free.com/2018/12/05/62452-enfin-un-belge-marrant


Les Gilets Jaunes au Pays de Schrödinger

mercredi 5 décembre 2018 à 09:00

On apprend avec amusement que le gouvernement, droit dans ses bottes, ferme dans ses convictions et intraitable sur les questions écologiques, a finalement annoncé un moratoire de la hausse des taxes sur le carburant. Comme c’est onctueux !

On ne pourra qu’apprécier à sa juste valeur la forme que prend la reculade gouvernementale : plutôt qu’une baisse des taxes, on assiste à l’annonce en fanfare d’un arrêt de la hausse, temporaire de surcroît (avec rattrapage du temps perdu ?). C’est un peu l’équivalent d’une pause dans la flambée de chômage fièrement annoncée comme le début d’une baisse tendancielle, ou cette habitude grotesque de présenter comme une diminution de dépenses toute réduction du rythme de leur hausse. Je crois qu’il y a un nom pour ce genre de procédés rhétoriques minables.

Ces annonces seront-elles suffisantes pour désamorcer la colère des Gilets Jaunes ? C’est assez peu probable d’autant que tout indique que, parallèlement, le mouvement est maintenant durablement noyauté par toute la fine fleur syndicaliste et son cortège de collectivistes.

Entre les prochains lieux d’action désignés (raffineries, dépôts de pétrole, ports, qui entraîneront une pénurie donc un renchérissement du produit dont les Gilets Jaunes voulaient voir le prix baisser – comme c’est malin !) et la cornucopie rigolote de demandes toutes plus fantaisistes les unes que les autres, on se demande franchement où sont partis les messages qui ont accompagné le mouvement à ses débuts et qui réclamaient, simplement, moins de taxes.

Il suffit de lire les principales propositions remontées par un récent sondage pour comprendre l’étendue du problème :


(cliquez sur l’image pour agrandir)

En substance, alors que la réduction des dépenses publiques intervient malgré tout en troisième position, on ne peut que constater la présence d’une série de demandes qui dépendent toutes du bon vouloir de l’État et dont la facture finale sera, obligatoirement, présentée au contribuable ou au consommateur (ou aux deux).

Après être passé par différentes phases de grogne puis de colère, le mouvement semble maintenant se structurer autour de ces demandes bancales qui poussent doucement mais sûrement nos Gilets Jaunes, au départ sur le terrain ferme du ras-le-bol fiscal, sur celui nettement plus bourbeux du pays de Schrödinger, du nom de ce physicien quantique qui familiarisa le concept de la décohérence quantique autorisant certains systèmes à partager plusieurs statuts, à la fois mort et vivant dans le cas du proverbial chat.

Dans le cas qui nous occupe, on se retrouve avec un pays devant diminuer les dépenses publiques tout en augmentant les domaines d’intervention de l’État. En somme, il s’agit donc de réduire ces dépenses en les augmentant ce qui est un bon résumé de la schizophrénie des Français.

Certes, comme je l’expliquais dans un précédent billet, on ne peut guère s’étonner ni de cette récupération du mouvement par l’insubmersible frange dodue des marxistes-collectivistes, ni que le réflexe naturel de Gilles et John, militants lambda du mouvement, soit de réclamer tout et son contraire : l’habitude a été prise depuis trop longtemps de tout attendre de l’État, et la médiatisation de toute autre solution n’est pas à l’ordre du jour.

Mais soit : il reste indispensable de rappeler quelques évidences. Il faut le dire, le redire et le crier même : non, taxer les riches n’est absolument pas une solution, c’est l’essence même du problème français.

D’une part, si la taxation était une solution, la France serait déjà un pays de Cocagne. D’autre part, la logique impose d’écarter cette idée : la taxation en général, et celle des riches en particulier, c’est l’aiguillon pour tous ceux qui le peuvent de chercher les solutions pour échapper à l’impôt, dont la plus évidente est l’exil. Exil d’autant plus facile à pratiquer qu’on est riche, justement.

Autrement dit, taxer les riches, c’est garantir qu’ils s’en aillent et avec eux, leurs dépenses, leurs investissements et leurs emplois. Plutôt que « faites payer les riches », le message que les Français devraient s’approprier est sans conteste « faites venir les riches » : aucun pays n’est devenu pauvre d’accueillir à bras ouverts tous les riches du monde.

D’autre part, il faut en finir avec l’idée ridicule que les taxes sont imposées aux entreprises ou aux étrangers. Taxes à l’import, taxes sur les salaires, taxes sur les produits, taxes sur les méchantes GAFA, le résultat est toujours le même : de la même façon qu’une taxe sur le lait n’est jamais payée par une vache, ces taxes ne sont jamais payées par les importateurs, les salariés, les producteurs, qu’ils soient GAFA ou pas. Le seul payeur de toutes ces taxes, c’est toujours le consommateur, d’une façon ou d’une autre.

À ce titre, demander au gouvernement une hausse du SMIC, c’est demander une hausse des prix : la hausse imposée aux entreprises se traduira par une augmentation des salaires donc des coûts de production, donc une hausse des prix des produits vendus. Ce sont les consommateurs qui paieront la différence. Qui sont les consommateurs ? Pour beaucoup, les smicards, dont ceux qui réclamaient une hausse de leur salaire.

En pratique, le seul levier dont dispose réellement le gouvernement est celui de la dépense publique. C’est d’ailleurs le seul qu’il n’a touché que dans le sens de l’augmentation depuis des lustres.

austérité 2016 – dépense publique des administrations

De toutes les propositions du sondage ci-dessus, la baisse des dépenses publiques est la seule qui permettrait de retrouver rapidement des marges de manœuvre pour les entreprises, qui se traduiraient en un accroissement de la productivité. C’est cet accroissement de productivité qui constitue ensuite la seule et unique source durable et économiquement saine de profits pour créer de l’emploi et augmenter les salaires.

Toute réintroduction de la moindre taxe, du moindre impôt, fut-il symbolique (croit-on), toute augmentation supplémentaire de la dépense publique, fut-elle pour des douceurs temporaires (minima sociaux, aides diverses) finiront inexorablement par créer de nouveaux chômeurs et de nouveaux Gilets Jaunes.

Messieurs Gilles et John, est-ce vraiment ce que vous voulez ? Voulez-vous vraiment une baisse des dépenses publiques mais une augmentation des minimas, du SMIC, des aides et de la redistribution ? Ou n’est-ce que le reflet de ce que des syndicalistes ou des gauchistes réclament en votre nom ?

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Vous aussi, foutez les banquiers centraux dehors, terrorisez l’État et les banques en utilisant les cryptomonnaies, en les promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !
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Source : http://h16free.com/2018/12/05/62437-les-gilets-jaunes-au-pays-de-schrodinger