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La CNIL, cette autorité indépendante

Fri, 17 Aug 2018 19:10:33 +0200 - (source)

Lettre de la CNIL adressée à Anticor - Copie d'écran - CC
Lettre de la CNIL adressée à Anticor - Copie d'écran - CC

Le propre d'un autorité indépendante, c'est d'être... Indépendante. La CNIL a encore manqué une occasion de se démarquer. Saisie par Anticor à propos de l'utilisation du fichier des relations presse du secrétariat d’État chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes pour faire la promotion d'un livre personnel de Marlène Schiappa, la CNIL a expliqué que tout cela relevait d'une erreur humaine. Merci captain Obvious, ce n'est pas une erreur d'un algorithme de deep learning mâtiné de Blockchain à la sauce réseaux neuronaux. Comme il s'agit d'une erreur humaine, et bien, il n'y a pas d'utilisation illégale d'un fichier nominatif. C'est un peu capilotracté, mais pour la CNIL, c'est une évidence. Marlène et Edouard Philippe ont dit que c'était juste une petite erreur humaine, donc ce n'est pas grave. Avis aux entreprises qui subiraient un contrôle de la CNIL : plaidez l'erreur humaine, elle clôturera son enquête.


Devinez qui va payer la guerre Trump/Erdogan ?

Thu, 16 Aug 2018 17:43:15 +0200 - (source)

Rien ne change : les peuples

Mise à l'index par Donald Trump, la Turquie voit le cours de sa monnaie s'effondrer. Mais au delà des sanctions économiques et des hausses de taxes de part et d'autres, il y a un vrai souci qui se profile. Et in fine, ce sont les peuples qui vont morfler pendant que leurs dirigeants jouent à qui a la plus grosse (sanction).

Trump - Erdogan - D.R - D.R.

Tout est parti de l'arrestation en Turquie d'un pasteur américain, Andrew Brunson. Et Trump de décider que les relations entre les États-Unis et la Turquie, n'étaient «pas bonnes en ce moment». D'où une série de sanctions. Paf, un doublement des droits de douane sur l'acier et l'aluminium turcs importés aux États-Unis... Et c'est évidemment avec un tweet démontrant une fois de plus sa finesse intellectuelle que le président américain a annoncé ce qu'il croit être le coup de grâce face au dictateur turc. Derrière la guerre de communiqués et les hausses de droits de douane (Erdogan a répliqué avec des hausses sur 22 produits américains), se joue une course droit dans le mur pour la Turquie et un risque pour la monnaie américaine.

Premier point, le mur. Les banques turques, les entreprises du pays et l'Etat lui-même, sont depuis des années de gros emprunteurs en billets verts. Les obligations émises en dollars doivent être remboursées en dollars lorsqu'elles arrivent à échéance. Ce sera le cas pour un volume de 16 milliards de dollars avant la fin de l'année prochaine, indique Bloomberg.

Evidemment, si les banques, les entreprises et l'Etat avaient des difficultés pour rembourser leurs créanciers, cela se traduirait par des faillites et sans doute, une nouvelle crise financière grave. Devinez qui sera le payeur en dernier ressort ? Les peuples, comme toujours. Merci Donald. Merci Recep Tayyip.

Tweet de Donald - Copie d'écran - CC
Tweet de Donald - Copie...


Affaire Benalla : 1,7 millions de tweets, excusez du pneu

Sat, 04 Aug 2018 19:04:13 +0200 - (source)

Du gonflage russophile et du dégonflage en marche

Les militants et responsables politiques En Marche se sont jetés, telle la vérole sur le bas clergé, sur une « analyse » faisant état du « gonflage » de l'affaire Benalla sur Twitter par des comptes « russophiles » anormalement actifs.

Rare image de l'affaire Benalla dans son milieu naturel - KOS - Domaine Public

C'est BFMTV qui a ouvert le feu, le 1er août, à propos du « gonflage numérique », artificiel, dont aurait fait l'objet l'affaire Benalla sur Twitter. D'autres ont bien sûr embrayé dans la foulée, par exemple à l'Opinion qui n'hésite pas à titrailler sur « l'activisme de la « russosphère » », où à l'AFP, qui préfère en ces temps de canicule parler d'inondation.

Certains militants ou responsables politiques En Marche en ont bien sûr profité pour sous-entendre que l'engouement du public pour l'affaire Benalla était une construction de Moscou, à l'instar de Benjamin Griveaux. En effet, le porte-parole du gouvernement « juge positive l'initiative » de Frédéric Lefèbvre, patron du mouvement de centre-droit « Agir la droite constructive », qui demande à la commission d'enquête du Sénat de faire la « lumière » sur la « manipulation attribuée aux comptes russophiles ». Outre le fait qu'il soit cocasse d'aller demander aux vénérables sénateurs leurs éclairages sur un quelconque sujet ayant trait à Internet, on rappellera à toutes fins utiles à MM. Lefèbvre et Griveaux que les audiences des commissions d'enquête sur les chaînes d'information en continu ont été des records. À moins qu'ils n'envisagent que les équipes de BFMTV ou LCI aient été infiltrées par les séides du Kremlin, il faudra bien se rendre à l'évidence : cette affaire intéresse nombre de nos concitoyens.

Mais revenons à nos moutons. À...


Le sort de Wikileaks et de Julian Assange est visiblement en train de se jouer

Wed, 01 Aug 2018 13:49:48 +0200 - (source)

La presse en arbitre qui se cache

L'Equateur a retiré sa protection diplomatique à Julian Assange, réfugié dans son ambassade à Londres. Le shitstorm a commencé, information et désinformation vont se succéder à un rythme effréné favorisant une fois encore la polarisation quant la voie de la raison (du milieu) serait la bonne...

Julian Assange - David G Silvers - cc-by-sa-2.0

Les signes avant-coureurs étaient là depuis plusieurs mois - comme la coupure de l'accès à Internet de Julian Assange, l'Equateur a retiré sa protection diplomatique au fondateur de Wikileaks. En 2010, deux femmes accusent Julian Assange de viol, Interpol émet alors un mandat international. Alors au Royaume-Uni, il est arrêté puis libéré. Pendant environ deux ans, il se défend contre les autorités britanniques qui entendent l'extrader vers la Suède. L'activiste Australien finit par se réfugier dans l'ambassade de l'Équateur, la justice britannique émet quelques jours plus tard, en juin 2012, un mandat d'arrêt pour violation de liberté conditionnelle.

Le parquet suédois a fini par abandonner les poursuites mais, depuis six ans, Julian Assange vit en reclus dans une pièce exigüe de l'ambassade. Le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire conclura d'ailleurs que le fondateur de Wikileaks est effectivement victime de détention arbitraire. Trois policiers de Scotland Yard surveillent en permanence les accès à l'ambassade équatorienne.

Dans les semaines à venir il est fort probable que plusieurs choses se passent. Julian Assange sera remis aux autorités britanniques. Puis, se posera la question de l'extradition vers les Etats-Unis. Mais pas uniquement. Il est fort probable que le réseau de sources de Wikileaks soit déstabilisé, que des perquisitions interviennent un peu partout. Accompagnant ce shitstorm,...


La vieille histoire des "copinages malsains"

Mon, 30 Jul 2018 14:40:06 +0200 - (source)

Où comment surgit le fantôme de Charles Pasqua

L'affaire Banalla/Macron résulterait de "dérives individuelles inacceptables, sur fond de copinages malsains". Problème : ces copinages remontent loin et n'ont pas fini d'exister.

Les collègues d'Alexandre Benalla, le 1er mai - Taranis News - © Tarani News

Auditionné par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale, le préfet de police de Paris, Michel Delpuech a eu cette phrase : « Fondamentalement, ces événements résultent de dérives individuelles inacceptables, sur fond de copinages malsains ». C'est dommage qu'il se soit arrêté là car il aurait pu raconter aux députés présents, mais certains le savaient déjà (comme Marine Le Pen), comment sont nés ces copinages malsains.

Tout commence aux alentours de 1986.

Le 25 janvier 1985, le directeur des affaires internationales de la Délégation générale pour l'Armement du ministère de la Défense, René Audran est assassiné devant chez lui à Saint-Cloud. Le 17 novembre 1986, le groupe « Action directe » assassine le PDG de la régie Renault, Georges Besse. Charles Pasqua est alors ministre de l'Intérieur. Robert Pandraud est ministre délégué à la Sécurité. Les deux compères ont un passé commun. Tous deux sont des militants de longue date du RPR, proches de Jacques Chirac, ont trainé leurs basques jusque dans les barbouzeries du SAC, ils connaissent la maison poulaga comme leur poche.

C'est dans ce contexte d'assassinats qu'ils décident que les personnalités « importantes », dirigeants de grandes entreprises comme Serge Dassault ou hommes politiques, comme Jean-Marie Le Pen, doivent bénéficier de protection. Et c'est là que commencent les copinages.

Les personnalités se payent des gardes du corps, souvent des anciens de la maison,...


Le syndicat des homéopathes fait son Caliméro

Sun, 29 Jul 2018 19:25:51 +0200 - (source)

Et envoie son avocat au charbon

C'est une tribune, signée initialement par 124 professionnels de santé, rejoints depuis par plus de 2000 signataires, qui a provoqué l'ire du syndicat, qui inonde l'Ordre des médecins d'une pluie de plaintes.

Cette tribune, publiée sur le Figaro ainsi que sur le blog du collectif à l'origine de l'initiative, monte au créneau contre ce qu'elle qualifie de « fake médecines », ces thérapies « alternatives » au sens large. Elle cite explicitement l'homéopathie, la mésothérapie, ou l'acupuncture, ses signataires ne souhaitant plus, notamment, que les diplômes correspondant soient reconnus « comme des diplômes ou qualifications médicales » et que « les soins, médicaments ou traitements issus de disciplines refusant leur évaluation scientifique rigoureuse » ne fassent plus l'objet d'une prise en charge, fût-ce partiellement, par les cotisations sociales. En creux, on peut y lire une défense de la médecine scientifique, fortement chahutée, particulièrement en France.

La France, n°1 sur la défiance envers les vaccins
La France, n1 sur la défiance envers les vaccins

Sur l'homéopathie précisément, le texte précise qu'elle « n'est en rien scientifique » et que « ces pratiques sont basées sur des croyances ». Enfin, ses auteurs indiquent que « le Conseil scientifique des Académies des Sciences Européennes a publié un rapport confirmant l’absence de preuves de l’efficacité de l’homéopathie ». De quoi nous fâcher tout rouge les homéopathes, redoutant une évaluation par le ministère de la Santé qui déboucherait sur le dé-remboursement, comme nous l'évoquions dans un précédent épisode.

Alors ça c'est injuste, c'est vraiment trop injuste

Il n'en fallait donc pas plus pour mettre le...


Prière de ne pas rire : un groupe de travail franco-russe sur la « cybersécurité »

Sat, 28 Jul 2018 18:18:13 +0200 - (source)

C'est une bien étrange information que l'on peut trouver dans l'édition du 25 juillet d'Intelligence Online. D'après le site, spécialisé dans les services de renseignement, la rencontre entre Vladimir Poutine et Emmanuel Macron en marge de la Coupe du monde de football aurait également été l'occasion de discuter de la création d'un « groupe de travail mixte sur la cybersécurité copiloté par la patronne du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), Claire Landais, et son équivalent russe, Nikolai Patrushev, le très influent secrétaire du Conseil de sécurité nationale (CSN) ». Guillaume Poupard, le patron de l'Agence nationale de sécurité des systèmes d'information (ANSSI), qui n'est jamais très loin quand il est question de « cyber », aurait, toujours d'après Intelligence Online, participé aux entretiens.

L'objectif affiché est la mise en place d'« une "ligne rouge" pour le cas où des activités suspectes seraient détectées ». Plutôt étonnant quand on sait l'agressivité des services russes en ce domaine ainsi que le degré de liberté — et souvent, de négligence — dont ils font preuve quand ils conduisent leurs opérations. En effet, l'attaque sur la chaîne TV5 Monde a été officiellement attribuée par les enquêteurs au groupe APT 28, en fait une unité du GRU, le service de renseignement militaire russe. Il est très probable que ce même groupe soit à l'origine de très nombreuses...


Benalla et les parangons de vertu

Fri, 27 Jul 2018 17:52:25 +0200 - (source)

Un Alexandre Benalla et tout est oublié

Ils ont pu étaler leur indignation dans tous les journaux, s'époumoner devant tous les micros, grimacer devant toutes les caméras, certains politiques drapés dans leur vertu ne l'ont pas toujours été

Fanfan - D.R.

C'est un effet de bord inattendu. Les politiques, hors La république en marche, ont entonné un chant particulier depuis le début de l'affaire Benalla/Macron. Tout à coup, c'est la République que l'on assassine, c'est le retour de l'ancien monde, c'est une atteinte à l'état de droit, on en passe. Ces nouveaux parangons de vertu ont trouvé une oreille très complaisante au sein du quatrième pouvoir qui a relayé leurs discours. Rares sont les organes de presse qui ont rappelé que ces contempteurs du dévoiement de la politique avaient quelques casseroles solidement accrochées aux fesses.

Marine Le Pen n'a pas manqué de cuisiner les personnes auditionnées par la commission d'enquête parlementaire. Ces gens-là sont forcément coupables de quelque chose et cachent des choses au peuple. Quant à Emmanuel Macron ? Il se comporte «comme un chef de clan ». Toute ressemblance avec papa Le Pen serait fortuite. Il n'y a jamais eu de clan Le Pen. «Il l aurait dû avoir une parole officielle, il aurait dû s’adresser aux Français», a-t-elle osé... Inutile de rappeler à Marine Le Pen que son papa vient de refuser une convocation de la police, tout comme elle l'avait fait pour les juges qui voulaient l'entendre dans l’enquête sur les soupçons d’emplois fictifs d’assistants du parti d’extrême droite au Parlement européen. Non, le clan la famille Le Pen n'est pas du genre à fuir ses responsabilité et à refuser de s'expliquer devant le...


Du mercenariat sauvage aux sociétés militaires privées

Thu, 26 Jul 2018 14:48:47 +0200 - (source)

Bob Denard et Erik Prince, quelle différence ?

La présence de mercenaires sur plusieurs zones de conflit actuelles (Syrie, Ukraine entre autres) ainsi que le développement de sociétés spécialisées dans la sécurité et la défense, interroge quant à la nature précise de ces deux activités et les liens qu’elles peuvent entretenir. Mercenariat et sociétés militaires privées, même combat ?

Metal Gear Solid 4 - D.R.

Le terme de « mercenaire » désigne communément toute personne qui propose ses services contre une rémunération. Dans le domaine militaire, un mercenaire est donc un engagé volontaire, étranger ou non, (qui n’appartient donc à aucune armée officielle) rémunéré pour une activité militaire pour le compte d’un employeur (état, sociétés privées, ONG, particuliers).

Si le mercenariat est une activité vieille comme la guerre, il est souvent critiqué et mal vu. Dès 1532, dans son traité politique Le Prince, Machiavel considère l’emploi de mercenaires comme une menace pour un dirigeant politique : « les capitaines mercenaires sont ou ne sont pas de bons guerriers : s’ils le sont, on ne peut s’y fier, car ils ne tendent qu’à leur propre grandeur, en opprimant, soit le prince même qui les emploie, soit d’autres contre sa volonté ; s’ils ne le sont pas, celui qu’ils servent est bientôt ruiné. »

Évidemment, le statut et le métier de mercenaire ont changé en cinq siècles. De nos jours, le terme même de « mercenaire » fait débat et laisse peu à peu la place à un vocabulaire moins péjoratif. Ainsi, on ne parle plus aujourd’hui de « troupe » ou de « compagnie » de mercenaires, mais de « société militaire privée » (SMP). Cette appellation renvoient à une réalité plus complexe qu’au temps du penseur florentin et désigne des activités différentes.

Il est important de différencier les sociétés militaires privées (SMP) du mercenariat « classique ». Les SMP se doivent notamment d’agir dans un...


Alexandre Benalla : les images de son implication le 1er mai, avant la Contrescarpe

Tue, 24 Jul 2018 19:54:26 +0200 - (source)

Avant de s'acharner sur un civil place de la Contrescarpe, Alexandre Benalla était déjà très actif dans la journée

Les images tournées par Taranis News dans la journée, avant les événements de la Contrescarpe montrent un Alexandre Benalla en communication via le fameux talkie-walkie et en constante présence de forces de l'ordre qui n'ont pas l'air de le chaperonner. Il semble faire partie intégrante du dispositif policier.

Alexandre Benalla et Philippe Mizerski - Taranis News - © Tarani News

Taranis News, agence de presse indépendante a ressorti ses rushs de la journée du 1er mai. On y voit très distinctement Alexandre Benalla aller et venir en compagnie de policiers et notamment de son chaperon, Philippe Mizerski, de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC). Il est déjà accompagné de Vincent Crase.

Philippe Mizerski ne semble pas s'intéresser plus que cela à ce que font les deux pieds-nickelés. Alexandre Benalla est déjà très affairé avec son talkie-walkie et porte, son brassard "Police" dans ces images tournées boulevard de l'hôpital et près du pont d'Austerlitz deux à trois heures avant la bastonnade de la Contrescarpe.

Allexandre Benalla en train de commander un Uber pour un certain Emmanuel M. (non encore identifié) - Taranis News - © Taranis News
Allexandre Benalla en train de commander un Uber pour un certain Emmanuel M. (non encore identifié) - Taranis News - Taranis News

Place de la Contrescarpe, Philippe Mizerski assistera passivement aux coups violents portés par Alexandre Benalla ou Vincent Crase.

Sur plusieurs images on le voit utiliser le talkie-walkie, sans doute pas pour commander une pizza. Son implication, bien au delà d'un simple observateur est évidente.

Allexandre Benalla en train de commander une pizza à un certain Gérard C. (non encore identifié) - Taranis News - © Taranis News
Allexandre Benalla en train de commander une pizza à un certain Gérard C. (non encore identifié) - Taranis News - Taranis News

Au cours de son audition devant les députés, Patrick Strzoda, le directeur de cabinet du président de la République, a indiqué qu'Alexandre Benalla «était extrêmement disponible, extrêmement réactif, extrêmement efficace !»

C'est donc...


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