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Mélina Boughedir expulsée d'Irak

Mon, 19 Feb 2018 19:29:22 +0100 - (source)

Une sympathisante de longue date de l'islamisme radical

L'Irak a ordonné l'expulsion de Mélina Boughedir qui avait rejoint Daech en Syrie. Elle sera accueillie par la DGSI à son arrivée en France, étant connue de longue date de la justice française.

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Logo du groupe Forzane Alizza - D.R.

Ce lundi 19 février, la Cour pénale centrale de Bagdad a remis en liberté Mélina Boughedir, née en 1990 à Meulun, après l'avoir condamnée à sept mois de prison pour être entrée illégalement en Irak. Ayant déjà passé sept mois en détention provisoire, sa peine était purgée. Elle sera expulsée vers la France où il est très probable que la DGSI l'accueillera. Mélina Boughedir est en effet connue da la justice française.

Son nom était apparu dans le dossier Forsane Alizza. Son mari, Maximilien Thibaut, était membre de cette association ("Les cavaliers de la fierté"), très active entre 2010 et 2012, se réclamant du salafisme djihadiste. Très présente sur Internet, l'association n'était pas passé à l'acte mais avait été dissoute à la demande du demande du ministre de l'intérieur de l'époque, Claude Guéant. Plusieurs projets d'assassinats ou d'enlèvements avaient été évoqués par les membres de Forzane Alizza, des armes avaient été retrouvées aux domiciles de plusieurs membres. Un membre de l'organisation qualifiait par ailleurs Mohammed Merah de "martyr".

Maximilien Thibaut était en 2012 agent d'accueil à l'Université de Nanterre dans un bâtiment situé à Saint-Cloud. Il était titulaire d'une licence de tir sportif et détenteur à ce titre d'une carabine 22 long rifle équipée d'une lunette et d'un trépied pour le tir à longue distance.

Maximilien Thibaut - D.R.
Maximilien Thibaut - D.R.

Lorsque les policiers procèdent à une...


Presse : la fabrique de l'opinion

Sun, 18 Feb 2018 18:03:07 +0100 - (source)

Le Diario de Ibiza construit une réalité alternative

On prête souvent à la presse le fait d'être un quatrième pouvoir aux côtés de l'exécutif, du législatif et du judiciaire. C'est lui faire trop d'honneur. L'état du secteur laisse plutôt penser que la presse est moribonde. Toutefois, il lui reste un pouvoir. Celui de fabriquer l'opinion aux côtés des nouveaux entrants, comme Twitter ou Facebook. Passons en revue un exemple parlant, venu des îles.

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Ibiza - © Reflets

Août 2017, une tempête très violente secoue les îles Baléares d'Ibiza et de Formentera. A Ibiza, les plus gros dégâts sont à déplorer sur la côte sud de l'île.

Ibiza et Formentera
Ibiza et Formentera

A Ibiza, jusqu'il y a quelques années, il n'y avait qu'un journal quotidien. Si la situation a changé avec l'apparition de plusieurs concurrents, le Diario de Ibiza conserve une position importante. Son traitement de l'information est exemplaire à propos de cette tempête.

Aux côtés d'articles factuels sur les conséquences de la tempête, apparaissent des tribunes énervées sur… une urbanisation. Bien que de nombreuses constructions aient été touchées ailleurs, notamment un restaurant de plage très connu et quasiment détruit (à Es Torrent), le tir nourri de tribunes se concentre sur une seule urbanisation.

Article Xescu Prats
Article Xescu Prats

La bataille est menée par Xescu Prats, journaliste qui se spécialise dans les reportages sur les bonnes adresses et les endroits les plus enchanteurs de l'île.

Pour lui, la cause est entendue : la tempête a détruit une route à Es Cubells, des rochers se sont détachés des falaises et ont failli tuer des gens. La faute en revient à "des spéculateurs français qui se sont établis sur la côte d'Es Cubells il y a quarante ans et ont réussi, contre toute logique, à obtenir de la mairie de l'époque, le droit d'injecter du béton et d'urbaniser des falaises de rochers et d'argile qui tenaient à peine". N'en jetez...


Lactalis : le prisme de la salmonelle

Thu, 15 Feb 2018 16:56:00 +0100 - (source)

Ou comment les suicides des agriculteurs passent à la trappe

Le récent scandale de contamination des laits pour nourrissons par une salmonelle a fait oublier le taux de suicides particulièrement élevé dans cette tranche de la population.

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Logo de Lactalis - Lactalis

La contamination par une salmonelle de lots de lait pour enfants en bas âge a remis un coup de projecteur peu aimable sur le groupe Lactalis. Ce géant de l'agroalimentaire est, selon Wikipedia, le premier groupe mondial de transformation fromagère et le deuxième groupe agroalimentaire du monde derrière Danone.

L'indignation générale générée par le fait que le problème touche des nourrissons s'appuyait déjà sur le fait que le groupe, bien qu'engrangeant des milliards de chiffre d'affaires (16,8 milliards d’euros en 2015), ne dépose pas ses comptes. La gestion calamiteuse de la crise par Lactalis n'a pas aidé ce dernier à améliorer son image dans le public...

La présence d'une salmonelle dans le lait peut paraître choquant aujourd'hui. Cela l'était moins il y a quelques dizaines d'années. En outre, sans vouloir excuser le géant de l'agroalimentaire, les salmonelles en question sont généralement rapidement identifiées par les pédiatres. Elles provoquent des diarrhées récalcitrantes. Le risque étant bien entendu la déshydratation.

Ce que les médecins savent bien moins soigner, ce sont les suicides. Or les agriculteurs sont une profession particulièrement touchée sur ce plan. L'institut de veille sanitaire produit des études de ce phénomène. Le dernier rapport est parlant : "La population étudiée comprend tous les chefs d’exploitation et leurs conjoints collaborateurs, en activité professionnelle en 2010 et 2011. Le présent...


Résistances indigènes sur les plates-bandes du capitalisme

Tue, 13 Feb 2018 18:16:00 +0100 - (source)

"Attention, à partir de maintenant nous entrons en territoire Mapuche. Ils pourraient nous arrêter à n'importe quel moment et brûler le camion". Le travailleur forestier qui nous a pris en stop ne semble pas particulièrement haineux en disant cela.

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Il ne vient pas de ces régions mais du nord du Chili. Il poursuit: "Depuis que nous sommes petits, on nous explique que les Indiens Mapuche sont des voleurs, des alcooliques et des fainéants. Beaucoup de mes confrères forestiers les détestent. Moi non."

Les évènements mettant en cause les Indiens d'Araucanie divisent en effet les sociétés chilienne et argentine. C'est d'abord l'affaire Santiago Madonaldo qui en Argentine a récemment défrayé la chronique. Cet activiste de 28 ans avait disparu après avoir participé à un barrage routier sauvage mis en place par les Mapuche pour exiger la libération d'un de leur leader séparatiste, Facundo Jones Huala. La société argentine exigea des réponses de la ministre de l’intérieur, Patricia Bullrich, dont les forces spéciales avaient violemment dispersé le barrage. Le corps fut finalement retrouvé 78 jours plus tard noyé dans la rivière Chubut, proche des lieux du drame. L'affaire n'est pas encore résolue et beaucoup soupçonnent un cas de disparition forcée. Quelques jours après la dispersion du barrage, le leader Mapuche du RAM ("Resistencia Ancestral Mapuche") toujours emprisonné, déclarait à la télévision d'argentine :

"Il y a des choses que je ne peux pas cacher comme ma doctrine politique et idéologique. Nous soutenons l'utilisation de la violence politique comme moyen d’autodéfense. Nous planifions la libération du peuple Mapuche et la reconstruction de notre monde....


Monétiser ses données personnelles, l'arbre qui cache la forêt

Thu, 08 Feb 2018 18:07:43 +0100 - (source)

Accrochez-vous à votre clavier, une révélation d'importance cosmique a été faite ces derniers temps : les GAFAM aspirent vos données personnelles. Leurs services sont gratuits, mais c'est vous le produit. Et oui, on est en 2018 et les intertubes découvrent l'eau chaude. Google existe depuis 1998 mais c'est aujourd'hui que l'on semble s'apercevoir que son ancienne devise, "Don't Be Evil", avait peut-être été un peu survendue.

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Accrochez-vous à votre clavier, une révélation d'importance cosmique a été faite ces derniers temps : les GAFAM aspirent vos données personnelles. Leurs services sont gratuits, mais c'est vous le produit. Et oui, on est en 2018 et les intertubes découvrent l'eau chaude. Google existe depuis 1998 mais c'est aujourd'hui que l'on semble s'apercevoir que son ancienne devise, "Don't Be Evil", avait peut-être été un peu survendue. A en croire la presse unanime, le sujet du jour, ce sont vos données personnelles. Et que je t'invite un philosophe pour t'expliquer que tes données sont... personnelles, et que je te publie une tribune d'experts du "digital", et patati et patata.

Le débat évolue. Après nous avoir assommés de cris d'orfraies sur l'aspiration et la monétisation de nos données personnelles par les diables de la Silicon Valley, la presse pousse un sujet annexe : et si nous reprenions le contrôle de nos données ? Quitte à les faire payer par les méchantes plateformes ?

On a beau avoir la mémoire qui flanche, l'affaire avait déjà fait le tour du net à ses débuts quand une personne avait mis en vente toutes ses données personnelles. Revoilà l'idée incongrue mais présentée comme une panacée face à l'appétit des ogres de la donnée personnelle.

La concomitance d'articles sur un même sujet est rarement une coïncidence. De deux trois choses l'une, soit il s'agit d'un événement...


Monétiser ses données personnelles, l'arbre qui cache la forêt

Thu, 08 Feb 2018 18:07:00 +0100 - (source)

Accrochez-vous à votre clavier, une révélation d'importance cosmique a été faite ces derniers temps : les GAFAM aspirent vos données personnelles. Leurs services sont gratuits, mais c'est vous le produit. Et oui, on est en 2018 et les intertubes découvrent l'eau chaude. Google existe depuis 1998 mais c'est aujourd'hui que l'on semble s'apercevoir que son ancienne devise, "Don't Be Evil", avait peut-être été un peu survendue.

Big

A en croire la presse unanime, le sujet du jour, ce sont vos données personnelles. Et que je t'invite un philosophe pour t'expliquer que tes données sont... personnelles, et que je te publie une tribune d'experts du "digital", et patati et patata.

Le débat évolue. Après nous avoir assommés de cris d'orfraies sur l'aspiration et la monétisation de nos données personnelles par les diables de la Silicon Valley, la presse pousse un sujet annexe : et si nous reprenions le contrôle de nos données ? Quitte à les faire payer par les méchantes plateformes ?

On a beau avoir la mémoire qui flanche, l'affaire avait déjà fait le tour du net à ses débuts quand une personne avait mis en vente toutes ses données personnelles. Revoilà l'idée incongrue mais présentée comme une panacée face à l'appétit des ogres de la donnée personnelle.

La concomitance d'articles sur un même sujet est rarement une coïncidence. De deux trois choses l'une, soit il s'agit d'un événement sur lequel personne ne peut faire l'impasse, soit les journaux se recopient les uns les autres parce que le sujet est vendeur, soit... il y a une agence de com' derrière. Dans le cas qui nous occupe, il s'agit sans doute d'une offensive des ogres de la Silicon Valley par le biais de subtils lobbyistes (pour faire polis on dit agences de communication de crise ).

Il n'a échappé à personne que le RGPD arrive à grands pas et que les entreprises, y...


Harcèlement 2.0 ou comment détruire les autres sans risque

Thu, 08 Feb 2018 14:50:00 +0100 - (source)

Le Pistolet et La Pioche #12

Le "cyber harcèlement" est traité depuis des années comme un mal de société qui progresse et n'a pourtant encore trouvé aucune réponse. Le terme même de cyber harcèlement ne représente pas correctement la réalité de cette véritable entreprise de démolition et d'humiliation en ligne que de nombreux "amoureux" éconduits pratiquent en toute impunité à l'encontre de leur ex-compagne, le plus souvent…

Le Pistolet la Pioche est donc allée creuser du côté de cette pratique — vieille comme le monde — qui avec les outils numériques, décuple les possibilités de harcèlement pour les harceleurs, ces mystérieux individus capables de "tentative de meurtre par dévoilement de l'intimité de leur victime sur le Net"…

Bonne écoute.


Armes numériques : l'Europe reprend d'une main ce qu'elle donne d'une autre

Wed, 07 Feb 2018 12:42:53 +0100 - (source)

Pour ceux qui pensaient que l'Europe allait servir de rempart à la diffusion d'armes numériques, la récente annonce de Bruxelles devrait faire l'effet d'une douche froide. La Commission vient de lancer un appel d'offres pour un montant de 50 millions d'euros afin de créer un centre européen de recherche en matière de cyber-sécurité.

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Pour ceux qui pensaient que l'Europe allait servir de rempart à la diffusion d'armes numériques, la récente annonce de Bruxelles devrait faire l'effet d'une douche froide. La Commission vient de lancer un appel d'offres pour un montant de 50 millions d'euros afin de créer un centre européen de recherche en matière de cyber-sécurité. Sur le papier, cela semble assez logique : Bruxelles veut améliorer et rassembler des savoir-faire disparates et favoriser une autonomie européenne dans ce domaine :

Il y a un besoin urgent d'augmenter les investissements dans les avancées technologiques qui peuvent rendre le marché unique plus sûr sur le plan cyber et de venir à bout de la fragmentation des capacités de recherche de l'UE. L'Europe doit maîtriser les technologies de cyber-sécurité, depuis les composants jusqu'à un éco-système interconnecté d'IoT de confiance et à des logiciels pouvant se réparer seuls. Les industries européennes doivent être soutenues et équipées avec les meilleures technologies et compétences pour développer des produits et services de sécurité innovants et pouvoir se protéger contre les cyber-attaques.

C'est beau comme du snake oil d'un membre d'Hexatrust.

Mais c'est dans les détails que le diable se niche :

"Common research, development and innovation in next generation industrial and civilian cybersecurity technologies ( including dual-use ), applications and services; focus should be on...


Armes numériques : l'Europe reprend d'une main ce qu'elle donne d'une autre

Wed, 07 Feb 2018 12:42:00 +0100 - (source)

Pour ceux qui pensaient que l'Europe allait servir de rempart à la diffusion d'armes numériques, la récente annonce de Bruxelles devrait faire l'effet d'une douche froide. La Commission vient de lancer un appel d'offres pour un montant de 50 millions d'euros afin de créer un centre européen de recherche en matière de cyber-sécurité.

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Corentin Béchade - CC BY-SA 4.0

Pour ceux qui pensaient que l'Europe allait servir de rempart à la diffusion d'armes numériques, la récente annonce de Bruxelles devrait faire l'effet d'une douche froide. La Commission vient de lancer un appel d'offres pour un montant de 50 millions d'euros afin de créer un centre européen de recherche en matière de cyber-sécurité. Sur le papier, cela semble assez logique : Bruxelles veut améliorer et rassembler des savoir-faire disparates et favoriser une autonomie européenne dans ce domaine :

Il y a un besoin urgent d'augmenter les investissements dans les avancées technologiques qui peuvent rendre le marché unique plus sûr sur le plan cyber et de venir à bout de la fragmentation des capacités de recherche de l'UE. L'Europe doit maîtriser les technologies de cyber-sécurité, depuis les composants jusqu'à un éco-système interconnecté d'IoT de confiance et à des logiciels pouvant se réparer seuls. Les industries européennes doivent être soutenues et équipées avec les meilleures technologies et compétences pour développer des produits et services de sécurité innovants et pouvoir se protéger contre les cyber-attaques.

C'est beau comme du snake oil d'un membre d'Hexatrust.

Mais c'est dans les détails que le diable se niche :

"Common research, development and innovation in next generation industrial and civilian cybersecurity technologies ( including dual-use ), applications and services; focus should be on...


A Bruxelles, Salah Abdeslam muré dans le silence

Tue, 06 Feb 2018 13:33:40 +0100 - (source)

Dans la salle d’audience du palais de justice de Bruxelles, la présidente du tribunal interroge Salah Abdeslam : « Vous avez deux fois refusé de répondre aux questions des policiers et du juge d’instruction. Aujourd’hui vous êtes présents. Vous avez fait la demande expresse d’être présent. Et c’est parfaitement votre droit. Acceptez vous de répondre aux questions du tribunal ? » La salle retient son souffle.

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Dans la salle d’audience du palais de justice de Bruxelles, la présidente du tribunal interroge Salah Abdeslam : « Vous avez deux fois refusé de répondre aux questions des policiers et du juge d’instruction. Aujourd’hui vous êtes présents. Vous avez fait la demande expresse d’être présent. Et c’est parfaitement votre droit. Acceptez vous de répondre aux questions du tribunal ? » La salle retient son souffle. Salah Abdeslam a refusé de se lever arguant d’une grande fatigue liée à l’extraction matinale de la prison. « Non, à aucune question ». S’en suit une grande diatribe provocante. « Les musulmans sont jugés impitoyablement. Il n’y a pas de présomption d’innocence. » Olivier Laplaud, de l’association Life for Paris, raconte que Salah Abdeslam a échangé un clin d’oeil complice avec Sofien Ayari.

La présidente tente un dialogue : « Et pourtant vous êtes là. Vous pouvez vous défendre. On n’a pas du tout de préjugés ». Abdeslam lance d’une voie grave pleine de défi : « On m’a demandé de venir, je suis venu. On m’accuse, mais mon silence ne fait pas de moi un coupable. C’est ma manière de me défendre. Qu’on se base sur des preuves scientifiques pour m’accuser. Ce tribunal est là pour satisfaire les médias et l’opinion publique ». Il enchaîne : « J’atteste qu’il n’y a de divinité à part Allah et que Mohammed est son prophète. Que la paix soit sur lui. Jugez moi comme vous le voulez, faîtes de moi ce...


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