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Militaires et maintien de l'ordre : la France, frappée d'apathie

Fri, 22 Mar 2019 23:04:31 +0100 - (source)

Un nouveau palier franchi par l'Elysée, dans l'indifférence

Le président de la république, Emmanuel Macron, a passé un cap. Il va utiliser l'armée dans le cadre du maintien de l'ordre, pour lutter contre un "ennemi intérieur" supposé : les gilets jaunes et les casseurs. On peut jouer sur les mots comme le fait l'exécutif, mais le fait est là : l'armée est appelée en renfort.

On ne vise pas la tête. Juste les appareils photo. - © Reflets

"L’apathie, synonyme d’impassible, est un état d'indifférence à l'émotion, la motivation ou la passion. Un individu apathique manque d'intérêt émotionnel, social, spirituel, philosophique, parfois accompagné de phénomènes physiques. L’individu apathique peut également se montrer insensible vis-à-vis d'autrui", nous dit Wikipedia. C'est bien ce qui caractérise nos sociétés depuis la fin des grandes oppositions politiques et philosophiques du siècle dernier. Depuis quelques décennies, les lois sécuritaires s'empilent sans discontinuer, quelque soit le bord politique aux commandes. Gauche, droite, peu importe, la tendance uniforme et quasi mondiale est au libéralisme, souvent même à l'ultra-libéralisme, accompagné de lois le plus souvent liberticides visant à encadrer, surveiller, prévenir (sur le papier) toute forme de contestation populaire que les politiques libérales pourraient susciter. Plus on avance, plus les textes passent des caps, le tout dans une indifférence de la majorité de la population qui dépasse l'entendement.

Il a fallu quelques jours pour que l'annonce du gouvernement soit analysée et que tout le monde comprenne ce qui se passait. Pris de court par les critiques sur sa gestion de la journée du 16 mars et la casse sur les Champs-Élysées, l'exécutif s'est lancé dans une surenchère sécuritaire, jusqu'à annoncer que l'armée, via l'opération Sentinelle, serait appelée en renfort samedi 23 mars....


Manifestation des gilets jaunes, le 16 mars à Paris

Sun, 17 Mar 2019 23:02:53 +0100 - (source)

Reportage photo

Deux visages pour cette mobilisation du 16 mars : des dégradations très importantes ainsi que des affrontements violents autour des Champs-Elysées et des marches pacifiques vers Opéra et République

Sur la place de l'Étoile, entre deux affrontements - © Reflets

Le secteur des Champs-Élysées a été le théâtre de très vifs affrontements entre manifestants et forces de l'ordre. Comme une sorte de trophée à décrocher, des dizaines de personnes ont envoyés des pavés trouvés sur place sur les forces de l'ordre qui tenaient le monument. La journée s'est déroulée comme un jeu de chat et de la souris sans fin où les manifestants cassaient du mobilier urbain, brûlaient ce qui leur tombait sous la main, lançaient des pavés sur les forces de l'ordre. En retour, les pompiers tentaient d'éteindre les incendies et les forces de l'ordre envoyaient une pluie de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes sur ceux qui tentaient d'approcher de trop près l'Arc de Triomphe.

La place de l'Étoile, les Champs-Élysées et quelques rues connexes ont été transformés en véritable champ de bataille où s'amoncelaient pavés descellés, restes de grenades, et flaques d'eau des canons à eau. Dans leur lutte contre le capitalisme, les manifestants se sont attaqués à des boutiques, des restaurants, dont le Fouquet's et... à des kiosques à journaux de l'avenue des Champs. Les kiosquiers voient leur métier disparaître. Leurs revenus sont misérables et leurs conditions de travail exécrables. Brûler leur kiosques va sans doute faire avancer la cause...

Mais si les chaînes de télévision en continu ont immédiatement braqué leurs projecteurs sur ces violences, le plus souvent injustifiables, le gros des manifestants de...


Sale ambiance dans les préfectures

Fri, 15 Mar 2019 23:11:51 +0100 - (source)

Le préfet Michel Cadot tente en vain de faire régner l’ordre

Les critiques d'Emmanuel Macron relayées par le Monde ont visiblement énervé le préfet Michel Cadot. Il y voit un manque de loyauté de ses collègues vis-à-vis du gouvernement.

Michel Cadot - D.R.

«Face à la crise du mouvement des «gilets jaunes», les préfets sonnent l’alerte politique» A la lecture de cet article du Monde du 3 décembre 2018, le sang de Michel Cadot, le préfet de la Région Ile-de-France et président de l’association du Corps Préfectoral (APC) ne fait qu’un tour.

Car plusieurs préfets témoignent anonymement et, visiblement désabusés, ils se lâchent: «Ce qui se passe est le fruit d’années de fragmentation de la société française, juge l’un d’eux. Pour l’heure, la réponse de l’exécutif est à côté de la plaque.» «Je suis très inquiet car le pouvoir est dans une bulle technocratique, renchérit un autre. Ils sont coupés de la France des braves gens qui n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois. Ils n’ont aucun code et aucun capteur. Nous, les préfets, pourrions leur donner des éléments mais ils ne nous demandent rien. Quand ils viennent sur le terrain, c’est parés de leur arrogance parisienne

Plusieurs représentants de ce corps de hauts fonctionnaires parlent de situation «explosive et quasi insurrectionnelle», voire «pré-révolutionnaire». Comme en1789, lorsqu’une partie de la population s’est soulevée contre les impôts, confie un préfet: «Ce qui s’exprime le plus, c’est la haine du président de la République

Des propos inadmissibles pour le président de l’association du Corps Préfectoral. Selon nos informations, il écrit une lettre adressée personnellement à chacun des préfets territoriaux. Dans ce courrier, il leur rappelle leur devoir d’...


Migrants : réquisitions solidaires

Fri, 15 Mar 2019 14:35:53 +0100 - (source)

Dans la lignée de notre reportage dans la vallée de la Roya, photo-reportage dans un lieu réquisitionné pour l’accueil des migrants.

Immigration illégale, coût de l’accueil des migrants ... ces mots sont aujourd'hui au cœur de l'agenda politique français. Cheval de bataille d'une droite extrême à la conquête du pouvoir, ces pauvres venus d'ailleurs seraient venus "voler l'argent destiné à nos enfants".

La première réquisition / squat de l'association "Solidarité partagée" : le château

Ces éléments de langage sont repris ostensiblement par la droite espérant ainsi siphonner un peu d’électorat à sa frontière droite avant l'extrême... Et ils transparaissent en filigrane des discours macroniens, car tout ce qui pourra renforcer l’extrême droite favorisera une réélection, la fameuse carte "barrage à l’extrême droite". Mais cette ultra présence du baratin médiatique occulte la réalité du terrain. Reflets était déjà allé à la rencontre des passeurs d'humanité de la vallée de la Roya pour vous montrer la réalité du contrôle aux frontières. Nous repartons aujourd'hui sur le terrain pour explorer un nouveau volet de la réalité vécue par les migrants : la problématique du logement. Cap sur Montpellier.

Il existe aujourd'hui plusieurs réquisitions à but social à Montpellier. Le plus ancien répond au nom du "Paquebot" ou "Utopia 003". Ce lieu a été ouvert à l'initiative du collectif Utopia qui n'en est pas à son coup d'essai. Dès 2014, le collectif réquisitionne un bâtiment appartenant à l'ordre des avocats pour organiser un lieu d’accueil inconditionnel des personnes à la rue. Utopia 001 va tenir cinq mois avant d'être expulsé par les forces de l'ordre. Un mois plus tard, le collectif remet le couvert et réquisitionne les locaux de l’ancienne direction départementale des affaires sanitaires et sociales : Utopia 002 est né. Cette fois-ci, le lieu tiendra onze mois. Il sera de nouveau expulsé....


L’avenir incertain de la démocratie

Tue, 12 Mar 2019 23:15:23 +0100 - (source)

Grand débat national (douteux) vs atteintes aux libertés (en marche)

Le grand débat national est il une sorte de Canada Dry de la démocratie, un outil d'enfumage ? Ce qui est certain, c'est que pendant que les citoyens débattent, les libertés reculent...

Alexis de Tocqueville

Le Grand Débat National se présente comme un exercice démocratique à même de trouver des solutions à la crise démocratique que nous traversons. Et il en a une certaine apparence: à mi-parcours, plus de 3900réunions publiques ont déjà organisées, environ 900000contributions en ligne ont été envoyées sur le site Internet dédié et plus de 9000cahiers de doléances ont été ouverts.

Et quand les Français se rassemblent, ils jouent le jeu, débattent, réfléchissent, comme le montrent les débats auquel Reflets a assisté ici et . Ces réunions montrent que les citoyens sont capables de réfléchir sur des questions complexes, que la politique n’est pas une affaire de spécialistes. Oui, les experts ont un rôle de conseil. Mais les citoyens ne sont pas des enfants qu’il faudrait éduquer, comme la condescendance du président ou de certains ministres le laisse trop souvent entendre.

Mais il y a aussi les faces sombres du grand débat. Deux questions majeures restent aujourd’hui encore sans réponsecomplète : le président a-t-il la volonté de jouer le jeu? Que vont devenir toutes les contributions?

L’affaire Chantal Jouanno jette un doute sur l’objectif réel du grand débat. N’est-il pas juste une opération de déminage pour affaiblir le mouvement des Gilets Jaunes? Le gouvernement a voulu, un temps, faire appel à Chantal Jouanno pour piloter le grand débat, mais seulement «à titre personnel». Celle-ci a répondu qu'il était inenvisageable d'intervenir indépendamment de la Commission...


Reflets va produire des documentaires d'investigation

Mon, 11 Mar 2019 11:57:29 +0100 - (source)

Nous comptons sur votre soutien

Les cases pour l'investigation à la télévision disparaissent. Dans ce cas, pourquoi ne pas faire nous-mêmes et porter à l'écran des sujets qui nous tiennent à coeur ?

Campagne de crowdfunding Reflets - Extra Muros

Lorsque nous avons créé ce journal avec Bluetouff, nous avons fait de Reflets un terrain d'expérimentation. Partir de rien avec un budget de zéro euro et faire de Reflets un journal en ligne qui compte dans le paysage, c'était un pari un peu fou et nous savions que nous allions tâtonner, essayer des choses qui marcheraient, ou pas. Nous avons publié près de 3000 articles depuis 2011, diffusé plusieurs heures d'émissions de radio creusant des thématiques en profondeur. Nous avons mis des lolcats dans des papiers sérieux.

De la même manière que nous avions créé Reflets parce que nous n'étions pas satisfaits à titre personnel du paysage de la presse, nous avons constaté avec le collectif de pigistes Extra Muros [Full disclosure : Antoine Champagne est membre de ce collectif] qu'il y a de moins en moins de cases pour l'investigation en télévision. Tout comme nous avions conclu avec Bluetouff qu'il suffisait de faire un journal pour combler les manques, nous avons décidé avec Extra Muros de produire des documentaires d'investigation.

Ils seront diffusés en libre accès via Reflets.info et Thinkerview (et peut être d'autres sites, on en discute actuellement). Nous pensons qu’il y a une vraie demande, à laquelle la télé traditionnelle ne répond plus. Reste à voir si l'enthousiasme naîtra avec notre premier documentaire… Pour le financer, nous lançons une campagne de crowdfunding. Nous espérons que vous souhaiterez devenir des acteurs de...


Paroles de femmes françaises évacuées de Baghouz

Mon, 04 Mar 2019 19:19:33 +0100 - (source)

Elles veulent rentrer en France

A Baghouz, sur un demi kilomètre carré, les combattants de Daesh sont encerclés. Ces deux derniers mois, environ 6000 personnes en sont sorties. Il y a dix jours, les FDS ont capté quelques mots de femmes de djihadistes français.

Femme française à Baghouz - Copie d'écran - D.R.

Il y a une petite dizaine de jours, les camions qui évacuent les civils et les combattants de Daesh de Baghouz, retranchés sur un demi-kilomètre carré, ont déposé quelques femmes françaises et leurs enfants.

Les Forces démocratiques syriennes, en l'occurence des Kurdes, ont capté quelques images de ces convois. Liseron Boudoul, reporter de guerre, nous a fait parvenir cette parole brute. Les femmes arrivent en camion, sont séparées des hommes et restent avec leurs enfants. Elles sont ensuite réparties dans des camps. Les conditions de vie sont très dures. Pas assez de tentes, le froid, la pluie.

Dans les deux dernières vidéos, vous découvrirez deux femmes. L'une dit avoir suivi son mari, l'autre dit être venue seule. Selon elles, les conditions sanitaires à Baghouz sont déplorables et elles n'aspirent qu'à rentrer en France pour vivre une vie normale avec leurs enfants.

Ceci étant, Baghouz étant considéré en ce moment comme le dernier bastion de Daesh, il s'agit probablement des femmes de combattants endurcis qui sont soit restés jusqu'à la fin (qui approche à grand pas), soit sont morts dans les combats. C'est à dire les jusqu'au-boutistes. "Nous on veut rien faire de mal, on ne veut pas faire d'attentats ou quoi, on veut juste retrouver une vie paisible". Comme si elles découvraient en 2019 que Daesh n'est pas un environnement paisible pour élever des enfants.

Le retour en France des "revenants" n'est...


La démocratie comme outil de consentement

Fri, 01 Mar 2019 15:56:52 +0100 - (source)

Oyez, imbéciles, les experts vont vous expliquer…

Il n'y a pas d'alternative à la mondialisation effrénée et au néo-libéralisme. Estimez-vous heureux, vous avez la "démocratie" en échange...

Margaret Thatcher - D.R.

Le nouveau monde voulu par Emmanuel Macron a comme un air de déjà-vu. Celui défini au siècle dernier par Margaret Thatcher : « there is no alternative » (TINA). Il n’y a pas d’alternative à une économie de marché, au capitalisme, et par extension à la doxa néo-libérale. Il faudrait « réformer » pour « s’adapter » parce que « le monde change » avec « la mondialisation ». Faut-il réformer juste pour réformer ? Cette injonction à réformer, tous les politiques la font leur. Mais finalement, est-ce vraiment nécessaire ? Ne peut-on conserver ce qui fonctionne ? Est-il vrai que tout doive-t-être réformé ? Ne reste-t-il rien qui fonctionne ? Peut-on réformer « autrement » ? Vers plus de solidarité, d’économie locale ?

La démocratie semble finalement être devenue un outil de consentement des masses : vous avez la démocratie, maintenant, laissez-nous gouverner et réformer comme il nous plaît, semblent dire les hommes et les femmes politiques. C’est pour votre bien. Nous savons ce qui est bon pour vous.

L’exemple le plus frappant et le plus récent de ce sentiment d’omniscience a été donné par Gilles Le Gendre, le patron des députés La république en Marche le 17 décembre 2018 sur le plateau de Public Sénat. En pleine crise des gilets jaunes, Gilles Le Gendre a tranquillement expliqué que le gouvernement n'avait pas « suffisamment expliqué » et qu’il payait le fait « d'avoir probablement été trop intelligent, trop subtil, trop technique dans les mesures de pouvoir d'achat »...


Grand débat : le Secours Catholique donne la parole aux plus démunis

Wed, 20 Feb 2019 11:49:05 +0100 - (source)

Quand les "oubliés" s'expriment

Le Secours Catholique avait prévu de faire remonter la parole des plus démunis à l'occasion du mouvement des gilets jaunes. C'est finalement dans le cadre du grand débat national que cela a été organisé. Reportage.

Grand débat national à Selles-sur-Cher - Denis Meyer - Reproduction interdite

Le 22 janvier dernier, la neige n’a pas pas découragé les bénéficiaires et les bénévoles du Secours Catholique de Selles-sur-Cher, une petite commune de 4600 habitants du Loir-et-Cher. Il sont environ vingt-cinq à participer à l'une des multiplies propositions de l’association proposées dans toute la France.

Au siège de l’ONG, le mouvement des Gilets Jaunes n’est pas passé inaperçu, bien avant l’idée de grand débat national. « Nos délégations nous ont fait remonter que des bénéficiaires et des bénévoles de notre association étaient engagés ou soutenaient les Gilets Jaunes, raconte Claude Bobey, son directeur animation et engagement. Nous avons décidé de faire une proposition d’animation à toutes nos délégations pour que la parole des plus pauvres soient prise en compte. Et puis est venue cette idée de débat national. Donc on s’est greffé dessus. Car nous craignions que les plus démunis ne se rendent pas dans les rencontres en mairie. »

Eve Casanova, la déléguée départementale, a fait le déplacement pour animer le débat. Sur le paperboard, elle écrit au feutre bleu : « En quoi ce qui s’exprime dans le mouvement social actuel me concerne et me touche dans mon quotidien ? »

« On est des oubliés ici, lance Agnès. Pour le transport notamment. C’est un frein pour tout le reste de notre vie. » La question de l’égalité dans ce département rural est au centre des préoccupations.

Pour ce public plutôt âgé ou souffrant de handicap, l’accès aux soins est un vrai problème « Depuis...


Emmanuel Macron a déjà enterré le mouvenent des gilets jaunes

Tue, 19 Feb 2019 23:55:25 +0100 - (source)

Ce qui est une erreur politique majeure

Le président est persuadé que le mouvement va mourir et qu'il suffit de tenir. En refusant de trouver une solution politique, en jouant le pourrissement, Emmanuel Macron prépare simplement la prochaine crise qui sera pire que celle-ci.

Le guitariste de l'extrême - © Reflets

C'est plié. Si l'on en croit les indiscrétions publiées dans le Canard Enchaîné de ce mercredi 20 février, Emmanuel Macron et derrière lui tous ses soutiens, sont persuadés que le mouvement des gilets jaunes est sur sa fin. Le fin stratège de l'Elysée estime que les dérapages des figures visibles du mouvement, l'infiltration des manifestations par les extrêmes, de gauche, de droite et par les black blocs, les violences et les dérives antisémites prononcées de certains gilets jaunes, vont signer le mort du mouvement. Le tout étant de tenir le temps nécessaire.

Ce gros con, lui, a tort... - © Reflets
Ce gros con, lui, a tort... - Reflets

Macron ne veut plus faire la distinction entre les bons et les mauvais gilets jaunes. « Les gens qui continuent a manifester sont les plus radicalises, a-t-il dit a ses troupes. Ce sont des gens politises, conduits par des extremistes de droite et de gauche. Il ne faut pas mollir face a eux. » Meme reaction du president de lʼAssemblee, Richard Ferrand : « Il faut qu'on sorte de lʼidee qu'il y a les gentils gilets jaunes et les casseurs. Dans les manifestations du samedi, il ya des casseurs et leurs complices. »

Ces analyses subtiles vont se transformer en éléments de langage pour toute la macronie, selon le Canard Enchaîné.

C'est déjà un peu le cas. Cela fait plusieurs semaines que Christophe Castaner, Laurent Nuñez ou Benjamin Griveaux, instrumentalisent les violences ou les actes antisémites en tenant de réduire le mouvement des gilets jaunes à...


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