PROJET AUTOBLOG


Pixellibre.net

Site original : Pixellibre.net
⇐ retour index

Mise à jour

Mise à jour de la base de données, veuillez patienter...

La publicité en ligne, épisode 3 : les problèmes liés à la publicité

dimanche 22 octobre 2017 à 00:09

Après avoir vu ensemble comment fonctionne une partie des systèmes de publicité puis abordé le sujet des données récoltées ainsi que les raisons de cette récolte, attaquons-nous maintenant aux problèmes liés à la publicité.

Le chargement des pages

Certaines personnes y pensent, d’autres non : avoir de la publicité ralentit considérablement le temps de chargement des pages visitées, ainsi que le poids de ces pages. Nous allons revenir à notre exemple de BFMTV pour avoir des mesures plus parlantes.

Voici ce qu’il se passe lorsque vous chargez « uniquement » le contenu de BFMTV. Pas de trackers externes, pas de chargement de publicité, pas de scripts tiers qui récupèrent de la donnée, le contenu ici est uniquement celui du site.

Informations : tests réalisés avec Firefox 56, sur une ligne ADSL à 16 mégas. Informations récupérées via la console réseau de Firefox, sans être en mode privé, avec uBlock Origin, uMatrix et HTTPS Everywhere (cliquez pour agrandir)

BFMTV sans la publicité

BFMTV sans la publicité

Le temps de chargement, dans l’ensemble, est relativement correct, avec ou sans mise en cache. On charge quand-même un peu plus de 2Mo pour obtenir la page, mais ça reste correct.

Observons maintenant un second test, dans les mêmes conditions de test, mais avec uBlock Origin, uMatrix et HTTPS Everywhere désactivés. (cliquez pour agrandir)

BFM avec pub

BFM avec la publicité

Clairement, ça pique. Plus de 17 secondes de chargement avec une mise en cache, plus de 20 sans la mise en cache, et plus de la moitié des éléments à charger sont des js, ou javascripts.

Si la page « n’est que » deux fois plus lourde, 4.5Mo, le temps de chargement est, lui, environ 11.6 fois plus élevé.

Pourquoi ?

Si vous avez lu les deux premiers billets, de dont je ne doute pas (ils sont ici et , sinon), vous l’aurez compris : d’un côté, votre navigateur doit aller se connecter çà et là pour récupérer du contenu publicitaire. De l’autre, des enchères sont réalisés, via le RTB, pour vendre certains espaces publicitaires du site. Le temps qu’ils soient mis en vente, vendus, que votre navigateur se connecte au site tiers, récupère le contenu, le charge, ça prend du temps, et de la bande passante.

Dans notre pays, sur nos lignes qui sont majoritairement en haut débit, pas de problème. Mais en mobilité ? Sur une connexion chancelante ? Dans un autre pays si vous êtes en voyage ? De la même façon, charger ces ressources, c’est un coût en bande passante, en stockage, en énergie…

Je chipote peut-être, ou peut-être pas après tout, lorsqu’on voit la différence phénoménale entre ce site avec et sans pub, ces questions arrivent très rapidement. On parle de plus de 50% du chargement consacré à la publicité, excusez-moi du peu.

Une dernière remarque sur ce point : j’ai pris le site de BFMTV, mais le test est valable avec bien d’autres sites : plus de la moitié de la donnée chargée et du temps consacré à charger tout ceci est pris par la publicité…

Un problème de vie privée

La principale problématique de la publicité, c’est le risque qu’elle fait peser sur l’intimité et la vie privée des internautes. Nous l’avons vu dans le second billet, les acteurs de la publicité en ligne cherchent à récupérer le plus de données sur nous. D’un côté pour alimenter leurs bases, de l’autre pour segmenter plus finalement, disposer de plus de variables et donc, de capacités de présentation de la bonne publicité, sur la bonne impression, pour maximiser son retour sur investissement.

Qu’est-ce qui est collecté ? Comment ? Est-ce que cette récupération est sécurisée (a minima, est-ce que la connexion est sécurisée) ? Où sont stockées ces données ? Sont-elles revendues ? A qui ?

Il faut voir ce secteur comme n’importe quelle grande entreprise : elle dispose de données, elle effectue des opérations et obtenir le détail de ces opérations relève parfois de l’impossible.

Si certaines mentions légales, comme celles de BFMTV, sont relativement claires, d’autres sont au moins autant claires qu’un jour de brouillard épais en Angleterre.

Et mêmes dans celles de BFMTV, un problème subsiste et est parfaitement mis en avant :

La liste ci-dessus n’est pas une liste exhaustive car elle ne comprend pas les cookies déposés par des tiers dans le cadre de la publicité issue d’achats programmatiques (enchères en temps réel ou real time bidding « RTB »). En effet, l’identification du dépôt de cookies dans ce cadre ne peut techniquement être constatée qu’à postériori du dépôt et uniquement pendant la durée de vie de la campagne programmatique.

Dans le cadre du RTB, il n’est pas directement possible d’interdire le dépôt du cookie depuis le site de l’éditeur. D’autant plus qu’en fonction de qui remporte l’enchère, le cookie ne sera pas le même, pas émis par la même source.

On se retrouve, à cet instant de la réflexion, face à un problème de taille : impossible d’interdire entièrement le ciblage et la collecte de nos faits et gestes à des fins publicitaires. Il existe évidemment des solutions, mais nous y viendrons à la fin de ce billet.

La surveillance

C’est un problème connu des activistes de la vie privée, dont votre serviteur estime faire partie : la publicité contribue massivement à la surveillance en ligne. Comprenons-nous bien : avec les deux précédents billets, vous avez compris et les mécanismes de la publicité, et le spectre des données collectées, qui est tout simplement phénoménal.

La base de données de Facebook est capable, à l’utilisateur près, de dire qui a tel ou tel âge, qui est intéressé par tel ou tel chose, qui fait quoi, travaille où … et c’est bien plus massif que ça : grâce aux applications mobiles, il est également possible de connaître vos déplacements et indirectement, les lieux où vous êtes toute la journée. Ainsi, Facebook sait où vous vivez, où vous travaillez, qui vous voyez, etc. Google est capable d’en savoir au moins autant, si ce n’est plus.

Un outil de rêve, avec des données disponibles sur énormément de personnes, que demander de plus ?

Les sites internet, les BFMTV, les Youtube et les autres, existent et se financent majoritairement ou exclusivement sur des systèmes qui gravitent autour de la publicité et, sauf erreur de ma part, ce sont les pionniers de la surveillance en ligne. Certes de la surveillance à des fins publicitaires, mais de la surveillance.

D’ailleurs, les éléments qui démontrent qu’il est possible de surveiller quelqu’un avec la publicité ne manquent pas. Récemment, une étude publiée par trois chercheurs de l’Université de Washington démontrait qu’il était capable de traquer les déplacements d’un individu, pour une somme négligeable pour des services de renseignement. L’étude, disponible ici (en anglais)[PDF] est une belle démonstration des liens qui peuvent exister entre surveillance et publicité. Si la surveillance est capable d’exister sans la publicité, l’inverse n’est pas réciproque et les techniques développées par le monde de la publicité servent, sans aucun doute, les finalités de la surveillance en ligne.

Alors, que faire ?

La publicité en ligne peut se contrer, avec des méthodes plus ou moins efficaces. La plupart des personnes qui me lisent ont déjà entendu parler de uBlock, uMatrix et des autres outils disponibles pour bloquer à peu près tout ce qu’on souhaite, mais est-ce quelqu’un s’est déjà intéressé à ce qui était bloqué ? A ce que c’était ? Si d’autres solutions existaient ?

Le cookie de blocage

De nombreux sites publicitaires proposent de déposer un « opt-out » de leur publicité ciblée, cela permet de ne plus avoir de publicité ciblée basée sur les cookies de tracking du site…mais :

En résumé : cela permet juste de ne plus avoir de publicité ciblée, cela n’empêche pas la collecte des données et cela ne fonctionne que dans un type de publicité, dans un cadre bien précis, sur une fraction du problème, dans une fraction de cas. Une bien mince solution pour un si gros problème.

L’acceptation (ou le refus) des cookies

Bien que de nombreuses choses risquent de changer d’ici peu, tant avec le RGPD qu’avec e-privacy, les éditeurs de sites sont actuellement légalement tenus de vous demander votre consentement pour accepter le tracking des sites tiers… mais si, vous savez, le bandeau d’information que vous avez déjà pu voir, çà et là :

Exemple de bandeau d'information sur les cookies... pas conforme à l'esprit de la loi.

Sur le sujet, la CNIL est relativement claire. Les cookies regroupent :

et qu’ils collectent ou non des données personnelles, ce sont des cookies.

La loi, sur le sujet, est également très claire via la directive 2002/58/CE [PDF] et la directive 2009/139/CE, extrait :

Les  États  membres  garantissent  que  l’utilisation  des réseaux de communications électroniques en vue de stocker des informations ou d’accéder à des informations stockées dans l’équipement terminal d’un abonné ou d’un utilisateur ne soit permise qu’à condition que l’abonné ou l’utilisateur, soit muni, dans  le  respect de la directive 95/46/CE, d’une information claire et complète, entre autres sur les finalités du traitement, et que l’abonné ou l’utilisateur ait le droit de refuser un tel traitement par le responsable du traitement des données. Cette disposition ne fait pas obstacle à un stockage ou à un accès technique visant exclusivement à effectuer ou à faciliter la transmission d’une communication par la voie d’un réseau de communications électroniques, ou strictement nécessaires à la fourniture d’un service de la société de l’information expressément demandé par l’abonné ou l’utilisateur.

On résume : normalement, un éditeur de site doit vous demander votre accord pour déposer des cookies, et doit avoir fait le nécessaire pour qu’il ne soit pas possible de déposer des cookies tiers sans votre consentement.

Or, comme vous l’avez déjà remarqué, la plupart des bandeaux d’information ne vous permettent pas d’interdire le dépôt des cookies tiers et, malheureusement, la majorité des privacy policies des éditeurs ne permettent pas d’interdire l’ensemble des outils de surveillance en ligne. Rajoutez à cela ce que nous avons vu tout à l’heure : le RTB ne permet pas d’anticiper le blocage d’un cookie tiers.

On résumera donc de la façon suivante : la politique d’acceptation des cookies, au mieux elle est partiellement appliquée et applicable, au pire les éditeurs de sites s’en fichent complètement et vous laissent vous débrouiller si vous voulez vous protéger… ce qui est pourtant considéré comme déconseillé, voire interdit, par les lois relatives à ces sujets.

Il existe bien des sites, comme http://www.youronlinechoices.com/fr/controler-ses-cookies/, pour gérer de façon globale l’acceptation ou le refus des cookies… mais c’est, au mieux, une grosse plaisanterie : on dépose un cookie de blocage… oui, le cookie de blocage dont je parlais quelques lignes plus haut, c’est cela même.

Donc les mêmes problèmes, les mêmes limitations, la même inefficacité.

Ainsi… il ne reste plus qu’une seule solution durable et efficace pour bloquer l’ensemble de la surveillance en ligne : les bloqueurs comme uBlock ou uMatrix par exemple. Ici, on bloque la connexion au site tiers, l’exécution des scripts en provenance des connexions tierces, le dépôt d’un ou plusieurs cookies, bref, il est possible d’absolument tout bloquer, y compris ce qui ne devrait pas l’être, comme les vidéos internes ou encore le CSS.

Vous l’aurez compris, via ces trois billets, la publicité en ligne est partout et n’est pas sans impacts, tant sur Internet que dans le monde de la surveillance. Nous sommes en face de deux mondes qui s’affrontent. Le premier ayant besoin de nos données pour exister, le second ayant décidé de reprendre le contrôle sur ces dernières. Il n’existe pas de solution douce ou de compromis face à cela, soit vous acceptez d’être pistés, soit vous vous opposez à ce monde dans son ensemble.

Reste à voir comment les choses évolueront, tant sur le plan législatif que sur le plan technique…

Cet article La publicité en ligne, épisode 3 : les problèmes liés à la publicité est apparu en premier sur Pixellibre.net.

Source : http://feedproxy.google.com/~r/Pixellibre/~3/RVlS_0Pz2M4/


La publicité en ligne, épisode 2 : qu’est-ce qui est collecté ?

vendredi 20 octobre 2017 à 21:05

Dans le premier épisode publié, nous avons observé ensemble comment pouvait fonctionner une partie de la publicité en ligne, principalement via les DMP, DSP et SSP. Si ces termes ne vous parlent pas, je vous invite à consulter le premier article rédigé avant d’entamer la lecture de la suite.

Pourquoi collecter des données ?

On va d’abord se demander à quoi servent nos données pour les acteurs de la publicité en ligne, ceci nous permettra ensuite de s’intéresser à ce qui est collecté, à ce qui est anonyme, plus ou moins anonyme et à ce qui ne l’est pas du tout.

La collecte, dans l’ensemble, ne sert qu’un seul but : mieux nous connaître. L’objectif principal n’est rien d’autre que nous proposer du contenu ciblé, adapté à qui nous sommes sûr de nombreux critères.

Les objectifs qui découlent de ce premier sont, eux aussi, assez évidents : optimiser le cout des campagnes marketing, augmenter le taux de clic, d’achat, de présentation de la bonne publicité, au bon moment, au bon endroit.

Effet pervers de la publicité : la surveillance en ligne des personnes qui ne se protègent pas. La publicité contribue massivement, bien qu’indirectement, au pistage des internautes en ligne, mais nous y reviendrons dans un prochain billet.

La présentation varie selon les sites, les mots ne sont pas les mêmes et les objectifs non plus, mais le principe est globalement identique : une DMP a pour objectif la collecte large des données relatives aux internautes, anonymes ou non. Plus elle disposera de données, plus elle sera privilégiée car sa base de prospects et de client sera détaillée, sa segmentation sera fine (catégorie socio-professionnelle, âge, profession, sexe, centres d’intérêts, etc.).

Les DSP analysent également les contenus proposés, basés sur les impressions (les fois où une publicité va s’afficher, pour vulgariser). Cela leur permet d’améliorer et d’adapter les campagnes marketing en cours, de réajuster les contenus en fonction des centres d’intérêt, certaines allant jusqu’à analyser le retour sur investissement des agences publicitaires sur les campagnes marketing.

Plus un éditeur dispose de données sur son public, plus il sera à même de qualifier – c’est-à-dire renseigner – sa base d’utilisateurs et plus il sera à même de transmettre des données à ses partenaires ou à sa régie, qui utiliseront ces données pour cibler parfois très précisément les impressions possibles. Enfin, les impressions, c’est un indicateur d’affichage d’un élément publicitaire dans une campagne de publicité. Par exemple, chez moi, le taux d’impression des sites que je visite est de 0, l’ensemble de la publicité étant bloqué. Cela ne veut pas dire qu’on clique dessus ou qu’il se passe quelque chose, mais juste que la publicité a été présentée. L’objectif est donc d’améliorer la rentabilité des impressions.

Autre possibilité, cette fois sans DMP : il est possible qu’une webID, ou identité en ligne, qui regroupe un ensemble d’informations potentiellement très vastes sur vous, soit partagée entre DSP et SSP. De cette façon et en se partageant votre identité, ils disposent d’informations très précises sur qui vous êtes, vos potentielles préférences, centres d’intérêts et autres, ce qui permettra de cibler davantage et, théoriquement, d’avoir des meilleurs retours sur investissements des impressions.

Conclusion : l’intérêt pour un éditeur, une DMP, DSP, SSP ou tout autre acteur, se résume en un concept simple : la donnée, c’est la vie. Plus il y en a, plus les impressions ont une chance d’être rentables, car mieux taillées, plus adaptées, donc ciblées précisément.

Les cookies

On terminera cette partie avec les cookies, évidents mais toujours bons à présenter. Dans le cadre de la publicité en ligne, ces fichiers sont transmis aux DSP/DMP, dans le cadre des enchères. Souvenez-vous, toutes ces plateformes sont détaillées dans la première partie de ce billet en trois épisodes.

L’achat d’espace publicitaires en temps réel s’appelle RTB, pour Real Time Bidding. Des espaces publicitaires sont mis en offre. Des demandeurs, via des programmes automatisés, font une enchère sur l’espace publicitaire, mais pas n’importe comment.

Grâce à l’identification via un cookie, l’impression publicitaire aura une valeur plus ou moins élevée, avec certains centres d’intérêt par exemple. Ces informations seront transmises dans l’ADX. La SSP, dans une volonté d’optimisation de l’espace publicitaire, va déclarer un profil idéal de publicité à servir. Le système du RTB va alors lui proposer le profil qui statistiquement semble le plus correspondre au profil recherché (bon segment de marché, bon centre d’intérêt, etc.).

Si ce pourcentage est considéré comme acceptable par la SSP, elle émet son enchère pour l’espace publicitaire, les DSP vont alors enchérir pour remporter l’espace mis en vente. Cette enchère est établie automatiquement, sur un temps donné, très court (de l’ordre de quelques fractions de secondes).

Les cookies servent donc à personnaliser davantage les annonces publicitaires et sont utiles sur les systèmes RTB. Si un utilisateur a vidé ses cookies ou n’a pas pu être identifié, la publicité qui lui sera proposée sera moins adaptée, plus générique, elle rapportera donc moins d’argent.

C’est pour cette raison que la quasi-totalité des acteurs cherchent à obtenir le plus de données possibles, et des données qui ne dépendent pas forcément de notre bon vouloir, puisqu’il est très facile de contrôler les cookies.

Avoir des données, d’accord, mais…

Comment et quelles données sont collectées ?

Sur ce point, les différents acteurs du marché ont clairement une imagination débordante, on résumera les pratiques de la façon suivante : tout est bon, ou presque, pour récupérer de la donnée, même si ça se fait – plus ou moins pour tout le monde – dans le respect de la loi.

Les commandes et achats en ligne

Des données sont récoltées lorsque vous passez une commande sur un site d’e-commerce. L’éditeur peut revendre ces données à des tiers afin de construire ou consolider un fichier à des fins publicitaires.

Ici il est possible de récupérer les informations suivantes :

Techniquement, tout ce qui est dans la base de données de l’éditeur peut se retrouver partagé ou vendu à des tiers à des fins publicitaires. Cela ne signifie pas qu’il revend une partie ou l’ensemble de ces données, mais juste qu’il est en capacité de le faire.

Les enquêtes

Lorsqu’un éditeur lance une enquête sur son entreprise, qu’elle porte sur votre satisfaction, sur un achat récent ou juste pour récupérer votre avis sur un point spécifique, c’est presque toujours pour consolider ou obtenir des données sur ses clients.

Ici, il est possible de récupérer :

Globalement, les données d’un formulaire sont souvent des données à caractère personnel plus précieuses que celles glanées sur l’observation des comportements en ligne. On obtient même des informations des personnes qui ne répondent pas à l’enquête : « pas d’accord pour donner leurs données », ou « pas intéressés par cette enquête », c’est déjà une information qui aide à segmenter son fichier client.

Les concours

Quand il y a quelque chose à gagner, les internautes sont toujours plus enclins à donner un peu d’informations. On demandera quelques informations personnelles en échange d’une chance de gagner… une opportunité de connaitre :

L’analyse des métriques en ligne, ou la surveillance de l’internaute

C’est sans doute la première chose à laquelle on pense quand il est question d’analyse des internautes. Via un ensemble d’outils, du plus au moins intrusif, on collecte un ensemble de faits et gestes de l’internaute :

Ces données permettent soit d’enrichir une base de clients, soit de la consolider, soit d’analyser le comportement de l’internaute pour personnaliser son expérience ou obtenir un meilleur taux d’engagement, en plaçant un contenu publicitaire de la bonne façon, pile au bon endroit et à l’exact moment où c’est nécessaire.

Comme expliqué, certaines techniques sont très contraignantes, et compliquées à contourner, comme le « pixel publicitaire ». D’autres le sont moins, comme l’analyse comportementale de l’internaute sur un site.

On pourra également citer l’e-mail, qui est utilisé pour collecter des données sur vos usages. Sans entrer dans le détail technique, une entreprise est en capacité de voir si vous ouvrez ou non un mail qu’elle vous envoie. Elle est également en capacité de savoir si vous avez cliqué sur quelque chose dans l’e-mail, si suite à cet e-mail, vous avez acheté quelque chose, etc. Elle sait également si vous avez ouvert cet e-mail sur PC ou sur téléphone et peut récupérer bien d’autres informations encore.

Celui qui voit tout.

Et comment ne pas parler des réseaux sociaux, Facebook en tête, qui collecte et revend vos (nos) données ? Ce que vous faites, ce sur quoi vous cliquez, ce que vous aimez, les groupes dont vous faites partie, les pages que vous aimez, les commentaires laissés, les produits vus depuis le site ou depuis un site connecté à Facebook, votre âge, etc.

A titre d’information, une simple publication Facebook peut être mise en avant via la publicité Facebook, en fonction de :

Je n’ai pas fait le quart de la liste des données disponibles (et vendues) par Facebook aux annonceurs, je vous laisse imaginer le niveau de finesse dont le réseau dispose.

De cette façon, vous avez une idée assez précise de ce qu’on entend par « qualifier » un internaute, ainsi que du niveau de détail qu’il est possible d’obtenir sur vous. Ainsi, il sera possible de vous pousser du contenu qui va vous engager plus que le reste, sur lequel vous cliquerez plus, plus longtemps, plus souvent.

On résume : quelles données sont collectées ? En soi, le plus de données possibles qui pourraient vous identifier ou renforcer votre profil auprès des annonceurs.

PS : tant qu’à aller dans beaucoup de détails, certains sites adultes, voire clairement pornographiques, font usage de cookies tiers ou d’une connexion directe aux tuyaux de Google.

Donc en plus de savoir que vous avez 41 ans, marié, deux enfants en bas âge de moins de 8 ans et un adolescent de moins de 18 ans, travaillant dans le secteur de l’énergie, depuis 4 ans, après avoir déménagé trois fois en moins de 5 ans, que vos idées politiques semblent être à droite, que vous habitez une maison individuelle et que vos centres d’intérêts sont l’aviation et l’économie, quelque part, quelqu’un sait que vous aimez les vidéos extrêmes ou de violence sexuelles.

Et c’est sans doute une donnée marketing, pour certains annonceurs.

La seconde partie de ce billet en trois actes est terminée. Vous savez comment fonctionne la publicité en ligne avec le premier billet, vous savez comment les données sont collectées et quelles données sont collectées en ligne, nous parlerons prochainement des problèmes liés à tout ceci.

Cet article La publicité en ligne, épisode 2 : qu’est-ce qui est collecté ? est apparu en premier sur Pixellibre.net.

Source : http://feedproxy.google.com/~r/Pixellibre/~3/ClFA6b23_2Y/


La publicité en ligne, épisode 1 : c’est quoi, la publicité ?

vendredi 20 octobre 2017 à 13:58

Dans ce billet, nous allons nous intéresser au fonctionnement des systèmes publicitaires en ligne. Beaucoup de personnes savent reconnaitre de la publicité, cependant je crois que peu de personnes savent comment ça fonctionne derrière. L’objet de ce billet est donc de vous donner quelques éléments pour commencer à comprendre tout ça.

Pour baser mes explications sur des éléments concrets, j’ai décidé d’analyser les systèmes publicitaires connectés, directement ou indirectement, au site BFMTV.com. J’ai utilisé une ressource externe pour vous présenter des données plus « graphiques » et compréhensibles, faire une infographie parlante nécessitant un jeu de données que je n’ai pas totalement.

cartographie des systèmes de publicité utilisés par BFMTV

cartographie des systèmes de publicité utilisés par BFMTV

La publicité de BFM en chiffres

Au total, j’ai trouvé 388 liens directs ou indirects en relation avec le ciblage d’utilisateurs, le suivi et la collecte de données de navigation ou encore la publicité en ligne.

Dans le détail, voici la répartition que j’ai obtenue :

Type

Nombre

% total

Publicité (Ad – Bleu) 174 45%
Analytiques (Rouge) 11 3%
Trackers (Jaune) 58 15%
Widgets (Vert) 3 <1%
« Autres » (Gris) 142 37%

 

Dans la catégorie « autres », il y a tout ce qui correspond indirectement au fonctionnement du reste, comme par exemple « cdn.elasticad.net », ou encore « tag.leadplace.fr ». Ces systèmes sont plus de « simples » serveurs qui font passer de la donnée ou envoient cette dernière ailleurs. N’ayant pas trouvé de catégorie adéquate, ils sont donc rangés dans « autres ». Pour autant, ils ne sont pas à négliger, comme vous pouvez le voir dans l’image ci-dessous

le cdn.elasticad.net renvoie à tag.leadplace.fr qui renvoie à son tour à d’autres systèmes publicitaires.

le cdn.elasticad.net renvoie à tag.leadplace.fr qui renvoie à son tour à d’autres systèmes publicitaires.

Ce chiffre peut sembler important, mais il faut bien comprendre le fonctionnement de la publicité en ligne : en général, chaque site est spécialisé dans une fonction bien précise de la chaine qui livre de la publicité sur le site.

Prenons un exemple : le site de BFMTV utilise Elastic Ad (http://www.elasticad.com/) pour sa publicité Native. Via son CDN, Elastic Ad s’adresse par exemple à Nugg.Ad (https://www.nugg.ad), un fournisseur de publicités ciblées, qui lui-même peut s’adresser à d’autres entreprises, comme The Adex (http://www.theadex.com/), une DMP – nous y reviendrons – qui va lui fournir davantage de données. Une fois les données obtenues, Nugg.Ad ira chercher un contenu à afficher, qui sera renvoyé sur le site de BFMTV, sous forme de publicité native.

Pour information, voici une présentation de la société Nugg.ad (en anglais, le contenu n’existe pas en français)

Comme expliqué, près de 400 liens reliés au domaine de la publicité, cela peut sembler beaucoup mais on se rend compte, avec l’explication précédente, que ce nombre peut monter très très rapidement.

Présentation des catégories

Analytiques

Dans cette catégorie, en rouge sur la cartographie, on retrouve les plateformes qui permettent de faire de l’agrégation et de l’analyse de données, elles permettent également de générer des rapports et de suivre les performances marketing de(s) entreprise(s) qui utilisent ces données.

Pour BFMTV, on retrouve par exemple Google Analytics, AT Internet, Ad Safe ou encore eStat (le système de Médiamétrie). Ces plateformes fournissent du contenu à un ensemble d’acteurs afin de connaitre leurs visiteurs. Cela permet d’avoir la segmentation des visiteurs (tranche d’âge, centres d’intérêts, provenance de l’internaute, pays, etc.) et ces données peuvent être utilisées soit par le site éditeur pour son propre suivi, soit par ses tiers publicitaires pour cibler davantage les internautes qui naviguent sur le site.

Trackers

Dans cette catégorie, on retrouve certains sites d’analytiques. Les trackers sont là pour « intercepter » la donnée, la collecter, parfois de façon très large. Ainsi, certains trackers ne collectent que des données anonymes (informations du navigateur, données du cookie, page vue) là où d’autres ont un système de collecte bien plus large, comme la société SAS (https://www.sas.com/en_us/home.html) qui semble collecter des données allant de l’adresse IP au nom, prénom, adresse, numéro de téléphone ou à l’adresse e-mail, cf. https://www.sas.com/en_us/legal/privacy.html.

Il est également possible de citer Eyeota, toujours dans la catégorie des trackers (http://www.eyeota.com/). Cette société fournit des données et des systèmes afin de cibler correctement une population d’internautes dans le cadre de campagnes marketing. Ils s’appuient sur un ensemble de données propriétaires et tierces :

We are the global leader in audience data with 3.5 billion unique profiles in Europe, Asia-Pacific and the Americas. We provide marketers with the data they need to reach the right online audiences and cut campaign waste whilst also enabling publishers to monetize their audiences more widely. Our data delivers deep audience insights to help brands understand their customers in a new way – as humans.

Connexions de la société Eyeota dans le système de publicité BFMTV

Les connexions renvoyées par Eyeota, dans l’univers publicité de BFMTV

Widgets

Dans la publicité, les widgets permettent de pousser du contenu « augmenté », on présentera du contenu sponsorisé – de la publicité, soyons clairs – sous forme d’une fenêtre interactive, d’un comparateur de prix, d’un carrousel d’information, le principe étant d’intégrer au maximum la publicité au site. Facebook utilise sa fonction « Facebook Connect » sur le site de BFMTV. Ce dernier utilise également Taboola (via Elastic Ad dans notre carte) pour pousser du contenu complémentaire, comme présenté dans l’image ci-dessous.

contenu poussé par Taboola

Ces widgets semblent collecter énormément de données, certaines anonymes, d’autres personnelles et identifiables. On parle de PII, pour Personally identifiable information.

Taboola collecte donc beaucoup de données, comme indiqué dans leurs privacy policies, https://www.taboola.com/privacy-policy#customers-1-1 :

Taboola partage des jeux de données, anonymes et identifiables, avec des tiers, sans pour autant donner davantage de détails sur qui, quoi, quand et pourquoi.

Le gros sujet : catégorie publicité.

C’est la catégorie la plus présente dans notre cartographie, et sans doute la plus large en termes d’usages. Nous allons d’abord la présenter globalement, avant d’entrer dans le détail et les différents acteurs qui composent la publicité.

La publicité regroupe l’ensemble des acteurs qui proposent des contenus publicitaires. Elle est en bleu sur notre cartographie. Les acteurs publicitaires ici, sont :

Pour fonctionner, ces sites font appel aux autres catégories présentées avant.

Par exemple, AppNexus, un énorme fournisseur de publicité, utilise les données des tiers, fournies par BFMTV et transmet ses données à d’autres tiers, qui iront fournir des informations sur les publicités présentées, achetées ou remportées.

Présence de AppNexus dans l'univers de la publicité sur BFMTV

Présence de AppNexus dans l’univers de la publicité sur BFMTV

Quelques acteurs de la publicité

Pour réellement comprendre le fonctionnement de la publicité en ligne, il faut comprendre le rôle de chaque acteur, nous allons donc les découvrir ensemble. SSP, DMP, DSP et autres abréviations n’auront plus de secret pour vous et, normalement, tout devrait être plus clair.

La publicité est composée d’acteurs qui permettent donc d’acheter de la publicité, de proposer de la publicité, de faire des enchères sur des emplacements publicitaires ou encore de collecter des données sur les internautes un ensemble de sites afin de disposer d’informations précises pour cibler des personnes en fonction d’un ensemble de critères.

La DMP

DMP Signifie Data Management Platform, ou plateforme de gestion des données. Comme son nom l’indique, elle permet de récupérer, gérer, centraliser, regrouper ou utiliser des données liées aux clients et potentiels clients.

La DMP est une sorte de « méga » base de données, dans laquelle on retrouvera donc un ensemble d’informations sur, potentiellement, de très nombreuses personnes. Les éditeurs ou publicitaires font appel aux DMP pour traiter les informations sur leurs internautes et clients, pour optimiser le ciblage publicitaire.

Elle permet d’analyser et de qualifier correctement une audience sur un site. Elle peut également acheter ou revendre des données complémentaires à d’autres plateformes pour cibler encore plus précisément les clients, on parle alors de Data Exchange. Les DMP récentes permettent d’intégrer une dimension multicanal, off et online, on peut consolider les données d’un client avec tout ce qui existe sur lui sur l’ensemble des canaux possibles, pour résumer.

Voici un support de présentation qui vous donnera davantage d’explications sur les DMP

Comprendre Les DMP Converteo Juin 2015 de Converteo

Vous l’aurez compris, les DMP, de par leurs fonctions, occupent un rôle très important dans le monde de la publicité. Sans gestion des données, pas de base de clients.

DSP

La DSP, ou Demand-side Platform, est une plateforme qui permet aux annonceurs et aux agences de gérer les connexions aux ad exchanges et data exchanges dans une seule et même interface.

Quand une page est chargée par un internaute, une DSP va évaluer la proposition de publicité pour ses annonceurs publicitaires.

Prenons un exemple concret pour bien comprendre le rôle de la DSP. Un internaute ouvre une page web, admettons celle de BFMTV. A l’ouverture de la page, des demandes d’affichage de publicité vont être mises aux enchères. Selon différentes méthodes, en temps réel ou non, des annonceurs proposent un prix sur cette ou ces enchères et c’est généralement l’enchère la plus élevée qui remporte l’affichage. La publicité est alors diffusée à l’internaute.

Source : source : https://www.slideshare.net/christophedane1/20140408-deck-udecam-prgrammatiquesalon-emarketing

Même si je n’entrerai pas davantage dans le détail, la DSP est donc là pour proposer de la publicité ciblée, elle représente ses clients sur les Ad Exchanges et est là pour acheter des espaces publicitaires chez des annonceurs, des sites si vous préférez.

SSP

Si la DSP est là pour acheter des espaces publicitaires, la SSP est là pour en offrir. La SSP, ou Sell-side Platform, permet d’automatiser la vente des espaces publicitaires, quand ces derniers n’ont pas été gérés par la régie interne de l’éditeur. En fonction d’un certain nombre de critères, dont le profil de l’utilisateur, la DSP recherchera la publicité la plus adaptée à diffuser, en faisant appel, elle aussi, aux Ad Exchanges.

Ad Exchanges

Nous venons de voir les DSP et les SSP, on va s’intéresser maintenant aux Ad Exchanges (ici abrégées en ADX). Une ADX est une plateforme d’achat et de vente automatisée d’espaces publicitaires. Sur ces plateformes, on retrouve les demandeurs d’espaces publicitaires (annonceurs, agences publicitaires, etc.) et les offreurs (sites, éditeurs, régies publicitaires).

Ça fait beaucoup d’informations d’un coup, n’est-ce pas ? Voici un petit schéma simplifié pour replacer les acteurs au bon endroit, tout va devenir plus clair.

fonctionnement DSP SSP ADX

Exemple de fonctionnement « simple » d’une livraison de publicité sur deux espaces mis en vente

C’est sans doute plus clair ainsi.

A noter qu’il existe deux types d’ADX, les publiques et les privées. Les publiques, ou ouvertes, sont le modèle classique où un très grand nombre d’éditeurs, agences, Ad network, SSP, DSP, etc. se retrouvent. Les ADX privées sont…privées, généralement gérés directement par les éditeurs.

Dans cette configuration, l’éditeur peut choisir avec qui travailler, avec qui faire des enchères. Il dispose donc d’un plus grand contrôle sur la publicité et peut choisir avec davantage de soin la meilleure publicité à afficher. Il faut cependant avoir un trafic très important, pour donner envie aux annonceurs et agences de venir se connecter à l’ADX privée.

Petite remarque : ce système d’ADX, qu’il soit public ou privé, est partiellement responsable de la lenteur de chargements de pages. Même si les enchères sont automatisées et très rapides, moins de 10ms en général, le temps de placer l’enchère, qu’elle soit remportée, que votre navigateur aille se connecter à la plateforme publicitaire pour charger le contenu qui a remporté l’enchère, voire aux plateformes s’il y a plusieurs espaces publicitaires, bah… ça prend du temps.

Pour terminer cette présentation, je vous propose quelques ressources complémentaires, pas forcément en français en revanche, pour mieux comprendre le fonctionnement de la publicité en ligne.

Une vidéo sur le fonctionnement des achats en temps réel d’espaces publicitaires : https://www.youtube.com/watch?v=-Glgi9RRuJs

Un glossaire très large des définitions relatives au monde de la publicité en ligne : https://www.definitions-marketing.com/glossaire/publicite-display-et-video-sur-internet/

Enfin, précision importante : l’objectif de ce billet n’est pas de critiquer ou de vanter la publicité en ligne, mais d’expliquer son fonctionnement, au moins de façon partielle. Dans les prochains épisodes, nous nous intéresserons à d’autres aspects de la publicité en ligne, dont celui (surtout) de la vie privée.

Pour ce billet, j’ai utilisé les données de Ghostery, celles de la base de donnée de trackers référencés par Ghostery, les mentions légales des sites mentionés, le site définitions-marketing.com et l’outil https://trackermap.evidon.com, solution payante qui se sert elle aussi des données disponibles via Ghostery. Les cartes proviennent de ce site, qui propose de réaliser une cartographie gratuite par mois. Si vous avez mieux, ou d’autres liens qui donnent autant d’informations, n’hésitez pas à les partager.

N’hésitez pas à commenter, partager ou reprendre le contenu de ce billet !

Cet article La publicité en ligne, épisode 1 : c’est quoi, la publicité ? est apparu en premier sur Pixellibre.net.

Source : http://feedproxy.google.com/~r/Pixellibre/~3/v3mKjOPCM9I/


Je cherche du travail

jeudi 14 septembre 2017 à 16:10

Celles et ceux qui me suivent ailleurs savent que ce billet a été long à publier, pour de multiples raisons. C’est un exercice inédit pour moi. J’ai besoin d’écrire, de faire le bilan, pour moi, et de le partager avec vous. Je vous invite simplement à bien lire le billet. J’espère que vous arriverez à comprendre et voir, derrière mes propos, les idées et intentions que j’ai souhaité faire passer.

Une remise en contexte s’impose

Depuis 12 ans, je travaille dans la même entreprise, dans laquelle j’ai occupé de nombreux postes. Technicien, expert, référent technique, responsable d’audits et, depuis 10 ans maintenant, j’occupe le poste de formateur au sein de ladite entreprise.

J’ai eu deux postes de formateur. D’abord technique, pendant 8 ans. Ce parcours s’est achevé en beauté, puisque j’ai lancé une activité que l’on qualifiera de sensible à de nombreux égards.

Les évènements m’ont conduit à devenir formateur dans le secteur de la relation client. C’est un métier que de savoir s’adresser correctement à des clients, ce n’est certes pas le plus éprouvant mais il est loin d’être le plus simple.

La tendance étant à la Relation Client dite « Digitale », et du fait de mes connaissances, je suis devenu formateur dans ce domaine. Beaucoup de travail, de choses à créer, d’appels d’offres à remplir, le tout en totale autonomie, étant l’expert numérique de l’organisme dans lequel je travaille. J’ai de nombreuses demandes, de nombreux clients, avec des niveaux de compréhension d’Internet et d’attentes différents.

J’aime ce que je fais. Je me considère comme chanceux car j’ai le privilège de pouvoir exercer une passion et que transmettre des savoirs, faire grandir les humains, je trouve cela noble.

Tout devrait donc aller bien. Seulement, ce n’est pas le cas, pour de multiples raisons, donc je cherche à proposer mes compétences ailleurs et…

« Je ne rentre pas dans les cases »

Dans mon métier actuel, je suis :

La liste est sensiblement plus longue lorsque l’on prend mon parcours dans son ensemble. Seulement, ce parcours n’est pas un parcours « spécialisé » et dans un monde où la pensée « verticale » règne, c’est compliqué.

A de nombreuses reprises, j’ai tenté de me spécialiser, afin de répondre aux attentes du marché, mais je dois me rendre à l’évidence : ce n’est pas pour moi. A chaque tentative, j’ai été malheureux et démotivé. Mon parcours est riche et je peux apporter énormément de choses aux entreprises, je sais avancer dans la brume, je ne me repose jamais sur mes acquis et je suis capable de m’adapter à énormément de configurations très rapidement.

Pas spécialisé, ça signifie que oui, si je suis doué dans le réseau, je le suis moins qu’un expert réseau. Doué pour la rédaction mais moins qu’un journaliste et ainsi de suite. Pas spécialisé, on pourrait considérer que cela signifie dispersé, mais c’est loin d’être le cas.

Je touche à tout, c’est une force. Ma façon de penser est différente des autres, je réfléchis dans de nombreuses dimensions, en prenant en compte énormément d’éléments.

Je suis autodidacte (et fier de l’être). Sans m’épancher sur l’aspect personnel, j’ai connu la galère, la rue et la misère humaine, et je m’en suis sorti. Ce que je fais, j’ai appris à le faire seul et j’en suis particulièrement fier.

J’ai besoin d’apprendre, je peux finir par m’ennuyer si je ne suis que sur un domaine précis, s’il n’y a pas de défis, pas de nouveautés, j’ai besoin d’avoir un métier qui sache mobiliser mes compétences pluridisciplinaires pour m’épanouir.

Seulement… dans le monde actuel, j’ai la désagréable impression que ce n’est pas une bonne chose.

Si bien qu’actuellement, alors que toute mon entreprise me sollicite et me reconnaît le statut « d’expert absolu » j’en viens à me sentir comme « un imposteur » et un incompétent lorsque je cherche un emploi.

Les raisons de la colère

Dans notre société, très « verticale », répondre à une offre d’emploi n’est pas une chose aisée. Parce ces dernières recherchent des experts, des profils spécialisés, et que mon profil est différent. Résultat des courses, quand je consulte une offre, je ferme souvent la page en me disant que mon profil ne correspond pas aux attendre de l’offre.

Après douze années passées dans la même entreprise, après avoir exercé de nombreux métiers, alors que j’ai énormément de connaissances et une expérience certaine, partir s’avère compliqué, alors que c’est nécessaire pour moi et que je suis persuadé que mes compétences sont utiles.

J’ai besoin de nouveaux défis, de voir d’autres choses et de mettre mon talent et mon expérience à profit, dans d’autres projets, pour et avec d’autres personnes.

J’ai le feu sacré, et un feu, sans air, ça étouffe. Et je ne veux pas voir ce feu sacré s’éteindre définitivement, la résignation ne faisant pas partie de mes capacités. C’est cliché comme image, mais je n’ai pas trouvé plus juste.

La peur du changement, le biais de statu quo, toutes ces choses sur lesquelles, ironie, j’ai formé des gens, je les vis actuellement. Et ce billet de blog est autant un appel à l’action qu’un énorme coup de pied au derrière pour moi.

Et c’est de ce tout ceci qu’est née l’idée de ce billet mais, avant d’en venir aux raisons de ce dernier, voici une petite présentation de votre serviteur, pour savoir qui se cache derrière le pseudo de Numendil.

« Pour me comprendre, il faudrait savoir qui je suis. »

Se décrire est toujours une chose compliquée, il faut savoir s’estimer correctement et se juger en étant neutre, ce n’est pas toujours simple.

  1. Les formateurs, c’est comme les comédiens : monter sur « scène », c’est un médicament : je suis très timide.
  2. Les explications précédentes ont dû vous faire comprendre que j’étais actuellement moins confiant en mes capacités qu’avant.
  3. Elles ont également dû vous faire comprendre que j’étais curieux, et motivé. On dit de moi que je suis motivant et que je sais mettre en commun des talents pour les faire avancer ensemble, assez naturellement.
  4. Vous aurez aussi compris que j’apprends très rapidement et que j’ai une logique différente de beaucoup d’autres personnes, ce que certains collègues m’envient. J’en prends pour témoin la déclaration de l’un d’entre eux : « avec ta logique et ta capacité à t’adapter, tu fais caméléon, tu serais capable de faire absolument tout ce que tu veux, si tu t’en rendais seulement compte. »
  5. Si je sais communiquer, je sais aussi écouter et me taire. Me taire lorsqu’il faut écouter correctement mes interlocuteurs et analyser leurs propos et me taire afin de préserver la sécurité des données que l’on me confie.
  6. J’ai conduit de nombreux projets pendant mes 12 années d’expérience, ce qui me confère une capacité à gérer et diriger, on me reconnait la capacité de leader.
  7. Si on me dit « c’est impossible », ma seule réponse c’est « Challenge Accepted »
  8. Je suis patient, pédagogue et andragogue … ce sont des qualités nécessaires pour être formateur, je n’aurais pas exercé ce métier pendant 10 ans en formant plus de 3500 personnes si je ne l’étais pas.
  9. Je sais mettre des métiers en relation. Au quotidien, je travaille avec des experts SI, RH, Formation et j’ai la capacité de faire parler ces personnes et ces métiers ensemble.

Enfin, et c’est ainsi que je fonctionne : je ne me repose jamais sur mes acquis, je peux toujours faire mieux, toujours aller plus loin. Si un jour je suis satisfait de moi, je prends le risque de faire moins attention, de me « reposer sur mes lauriers », et ça c’est non.

Maintenant que vous savez tout ceci, parlons des raisons de ce billet.

Pourquoi donc ce billet ?

Premièrement, pour en parler, pour faire le point et partager avec vous ma réflexion.

Deuxièmement, pour vous donner un aperçu de qui je suis, derrière « le masque » qu’est « Numendil ».

Troisièmement, et c’est ici que vous intervenez si vous le souhaitez, pour vous demander un peu d’aide.

Je cherche du travail, comme l’indique le titre de ce billet. Je souhaite continuer à apprendre, à transmettre des connaissances et des savoirs. J’aimerais que ma vie professionnelle soit plus en phase avec ma vie tout court, pouvoir trouver un équilibre juste entre les deux, si vous préférez.

Du travail, j’en cherche sur Paris, afin de pouvoir enfin associer ma vie « loin du clavier » à ma vie professionnelle.

Alors, si vous pouvez faire passer le message, si votre société recrute, cherche un profil comme le mien, pensez à moi, faites tourner l’information. Et même si elle ne recrute pas, partagez l’information, vos contacts auront peut-être d’autres contacts qui en auront d’autres qui (et ainsi de suite).

Dernier point, dernière raison : j’aimerais, si vous le voulez bien, que vous laissiez un commentaire, ici de préférence, pour me décrire en quelques lignes. Je pense qu’ils me feront surtout du bien et me permettront d’avoir plus de matière pour prendre du recul sur ce « moi ». Soyez le plus objectif possible, c’est la simple « obligation »

On peut en discuter en privé, par mail ou ailleurs, n’hésitez pas.

Enfin, même si ce billet ne mènera peut-être à rien, je remercie celles et ceux qui ont pris le temps de le lire, de le partager, c’est un geste qui peut sembler « anodin », mais ça ne l’est pas pour moi.

Cet article Je cherche du travail est apparu en premier sur Pixellibre.net.

Source : http://feedproxy.google.com/~r/Pixellibre/~3/rA__sPkLaPw/


Réfléchir et concevoir une formation : comment faire ? (épisode 2)

vendredi 28 juillet 2017 à 11:01

La semaine dernière, je vous donnais mon avis sur des points essentiels de l’animation d’une formation. Cette semaine, je vais vous donner un peu plus de matière pour concevoir efficacement cette dernière.

Comme pour le premier épisode, ne prenez pas ce billet comme un mode d’emploi officiel pour créer une action de formation. Les éléments que je vais présenter sont, certes, plus formels que dans l’épisode 1 mais, pour autant, ils ne sont pas suffisants pour vous « revendiquer » formateur. Si vous souhaitez réellement exercer ce passionnant métier, des parcours de formation de formateur existent.

Les objectifs de votre formation

Une formation est faite pour atteindre un ou plusieurs objectifs. On appelle ces derniers des « objectifs pédagogiques » ; les définir est primordial car ce sont eux qui vont conditionner quasiment l’ensemble de votre formation.

Un objectif pédagogique, c’est ce qui doit être annoncé à vos apprenants au début de la formation. On les reconnaît facilement : ils apparaissent après le « à la fin de cette formation, vous pourrez … ».

Ils prennent généralement cette forme : « Expliquer le fonctionnement de… », « Mettre en œuvre les fonctions … de … » ou encore « Prendre conscience de … ».

Les verbes choisis dans ces objectifs sont très importants : ils vous indiquent le type de savoir que vous souhaitez transmettre. On distingue trois types de savoirs :

Une fois que vous avez compris et intégré ces trois savoirs, votre logique de conception de formation devrait couler de source. Nous allons donc faire un focus sur…

Les trois savoirs

Je ne fais qu’un résumé, ici, d’un concept plus vaste. Ainsi, les raccourcis pris ici ne servent qu’à vous donner des pistes de réflexion pour vous renseigner davantage sur le sujet.

Comme expliqué précédemment, ces trois savoirs sont très importants car ils vont construire votre formation et plus ou moins édicter les moyens pédagogiques que vous allez utiliser.

Pour généraliser, si vous transmettez des notions générales ou des concepts, vous être en train de transmettre des savoirs. Si vous souhaitez qu’ils puissent utiliser tel ou tel outil, c’est du savoir-faire et si vous souhaitez qu’ils soient en capacité de s’adapter à telle ou telle situation, c’est plutôt du savoirêtre.

Ce n’est pas pertinent de présenter un savoir et un savoir-faire de la même façon. Plus spécifiquement, un savoir-faire va demander de la pratique, des ateliers, des simulations ou des exercices.

Pour illustrer cette différence d’approches (et donc d’actions et de moyens), prenons un cas concret : je souhaite former des personnes à la protection des données personnelles.

Dans cette formation, je vais avoir plusieurs savoirs à transmettre :

Si vous faites une démonstration d’un outil pour expliquer des notions générales, vous utilisez une méthode de savoir-faire sur du savoir…

Autrement dit, il est probable que votre apprenant ne comprenne pas ce que vous souhaitez lui transmettre, l’outil utilisé étant une manière de rendre opérationnelle une connaissance délimitée.

Comment fait-on pour bien définir les moyens à mobiliser pour transmettre chaque type de savoirs ?

Quelles approches pour quel type de savoir ?

Personnellement, lorsque je conçois une animation de formation et que je définis les objectifs pédagogiques de cette dernière, j’utilise ce qu’on appelle la Taxonomie de Bloom, autrement appelée taxonomie des objectifs.

L’idée est simple : vous découpez les trois types de savoirs à transmettre grâce à cette taxonomie et, une fois cette étape réalisée, vous savez quels sont les outils qui vont vous permettre d’atteindre l’objectif défini.

Cette étape est fondamentale pour offrir une formation adaptée à vos objectifs pédagogiques. Elle vous permet de construire aisément le contenu à présenter et vous aide à choisir le type d’activité que vous allez faire. Elle définira les supports à utiliser, du traditionnel document projeté à la mise en situation avec du matériel, ordinateur, tablette ou téléphone dans le cas mentionné précédemment.

Bon, chouette, vous savez maintenant qu’avant de construire la formation, il faut en définir les objectifs. Vous savez également que de ces objectifs vont découler un certain nombre de possibilités, d’outils ou d’exercices.

Pourquoi faut-il varier les supports ?

C’est nécessaire pour deux raisons.

La première est simple : vous devez intéresser. Pour être très clair, il n’y a rien de pire qu’un apprenant qui s’ennuie en formation. Il ne s’amuse pas, il passe un mauvais moment … et vous aussi.

Varier les supports pédagogiques suscite l’intérêt du public et aide à la bonne assimilation des savoirs présentés. Si vous n’utilisez qu’un seul canal de transmission, vos apprenants vont se lasser. La variation des supports apporte du vivant et du rythme.

Ainsi, l’explication que vous êtes en train de lire ainsi que son épisode n°1 sont, par exemple, plutôt mauvais. C’est un blog, je suis assez limité par les moyens mis à disposition. Il y a beaucoup de texte, un seul canal de diffusion de l’information et potentiellement, il n’est pas adapté à tout type de savoirs. J’aurais pu ajouter des schémas, de la vidéo, des passages présentés autrement, afin de permettre à certains de mieux comprendre le contenu.

La seconde est élémentaire mais souvent oubliée : nous sommes tous différents.

Souvenez-vous, dans le premier épisode, je parlais du cadre de référence. Derrière ce cadre-là se cache le siège de la compréhension : le cerveau.

Figurez-vous que, magie, ce dernier fonctionne d’autant de façons différentes qu’il y a d’individus. Certains canaux parleront plus à certains qu’à d’autres. Ainsi, les explications écrites ne sont pas pour tout le monde, les explications orales non plus, les schémas également… bref, il faut savoir transmettre les informations via différents canaux pour être sûr que vos apprenants comprennent.

Prenons un exemple simple : un livre.

Il y a plusieurs façons de lire un livre : certains vont simplement lire les mots, les lignes, puis comprendre. D’autres auront besoin de le lire à voix haute. D’autres imagineront la scène qui se déroule dans le livre, etc.

C’est exactement la même chose en formation.

Vous devez faire varier vos supports afin de pouvoir répondre à assez de canaux d’apprentissage. A minima, il faut en avoir deux : le canal oral et le canal visuel. Ces deux canaux chargent et activent les mémoires de travail, verbale et visuelle donc, et facilitent l’assimilation des informations dans la mémoire à long terme.

Attention : si vous faites exactement la même chose entre l’oral et le visuel, comme par exemple lire à vos apprenants une slide d’un document projeté pendant qu’ils lisent en même temps, vous risquez de les perturber plus qu’autre chose : on parle d’effet de redondance dans la psychologie cognitive.

Dernier point d’attention : la mémoire visuelle est généralement supérieure aux autres mémoires, on parle d’effet de supériorité de l’image. Les travaux de Kourilsky et Wittrock (contenu payant) en 1987, expliquent par exemple qu’ajouter des images à du texte améliore les performances de compréhension.

A cette étape, faisons un bref résumé de ce que nous avons découvert. Nous avons souligné l’importance des objectifs pédagogiques, en enchaînant sur les notions de savoirs et sur l’intérêt de faire varier vos supports. Vous disposez d’un début de réflexion sur la construction d’une formation.

Enfin, pour aller plus loin, voici un dernier point « bonus ».

Les méthodes et l’approche pédagogique

Il existe au moins deux postures dans le métier de formateur.

La méthode inductive

Vous êtes un accompagnateur, un guide. Vous êtes là pour montrer le chemin du savoir mais pas pour le transmettre à proprement parler.

Ce chemin part de la pratique pour finir vers la théorie générale, d’un cas particulier pour comprendre comment cela fonctionne globalement et, ainsi, extraire des savoirs issus pratiques des apprenants.

Cette approche mobilise l’expérience personnelle des apprenants, elle est utile (et à utiliser) lorsque votre public est déjà expérimenté ou dispose déjà d’une base ou de pratiques sur le sujet abordé.

On proposera des choses concrètes, des études de cas ou du brainstorming, des exercices, des simulations… bref, beaucoup de pratique pour faire prendre conscience de quelque chose à vos apprenants. Ils feront le reste du chemin avec vous mais vous n’avez fait que leur montrer la voie à prendre.

La méthode déductive

Elle est l’opposé de la méthode précédente : vous êtes le point central de la formation. Ici, pas question d’être uniquement un guide qui montre la voie. Vous apportez la connaissance théorique et vous la mettez ensuite en pratique.

Le chemin part donc de la théorie pour arriver à la pratique.

Dans cette méthode, il existe plusieurs approches pour transmettre des savoirs. Reprenons notre formation sur la protection des données personnelles pour l’exemple.

Vous pouvez utiliser l’approche affirmative, très formelle, très magistrale. Pas besoin de vous expliquer que ce n’est pas toujours adapté… puisque vous l’avez compris au tout début de ce billet 😉

Exemple : « Voici ce que c’est, la protection des données, personnelles. C’est un ensemble de …. » et vous expliquez le détail.

La seconde approche est appelée interrogative, elle consiste à établir un échange entre vous et l’apprenant. Ce dernier possède déjà des éléments, des savoirs. Vous lui demandez de formuler ce qu’il sait ou pense savoir et complétez, ou corrigez, les informations au besoin.

Exemple « Alors, pour vous, ça consiste en quoi la protection des données personnelles ? D’ailleurs, qu’est-ce que c’est, pour vous, une donnée personnelle ? »

Vous l’avez compris, le principe est d’aider l’apprenant à tisser des liens entre la théorie et la pratique pour le conduire aux objectifs de la formation.

La troisième est appelée démonstrative. Elle consiste à montrer ce qu’il faut faire dans un premier temps, à faire faire dans un second et, enfin, à reformuler les propos et démonstrations afin d’évaluer la bonne compréhension des notions présentées.

Cette méthode est plus adaptée au savoir-faire. Souvenez-vous, il est assez compliqué de faire une démonstration sur des connaissances ou sur du savoir être, qui nécessitent une prise de conscience et un changement de comportement.

Ces quelques notions, essentielles mais loin d’être suffisantes, sont des pistes de réflexion pour travailler vos contenus et améliorer la présentation de ces derniers.

J’espère que vous avez apprécié ce partage et je vous invite à échanger dans les commentaires. De la même façon, si vous avez la moindre question, n’hésitez pas .

Cet article Réfléchir et concevoir une formation : comment faire ? (épisode 2) est apparu en premier sur Pixellibre.net.

Source : http://feedproxy.google.com/~r/Pixellibre/~3/BDbYYJMgloE/