PROJET AUTOBLOG


Zythom

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Mélanges

mardi 21 octobre 2014 à 17:49
J'ai plusieurs activités que je mène en parallèle : ma vie professionnelle de responsable informatique et technique, une activité d'expert judiciaire, un mandat de conseiller municipal (délégué au développement numérique de la commune), des missions de conseils auprès des avocats, une vie familiale, une identité numérique et une vie personnelle (et sportive)...

Tous ces univers sont relativement étanches et indépendants.

J'ai des collègues de travail dont je suis relativement proches, j'ai de très bonnes relations avec des confrères experts judiciaires, je m'entends très bien avec mes colistiers de la commune (même avec certains de l'opposition, c'est dire ma bonne composition), j'ai une vie familiale riche et grisante, des copains...

Mais je ne suis pas quelqu'un de très bavard (sauf quand on me lance sur mes marottes ;-) et en dehors de ma proche famille, je n'ai pas d'ami, au sens que Montaigne donnait à ce terme (Par "ami", j'entends "quelqu'un qui peut traverser la France en cas de coup dur", pas un lien Facebook)

Finalement, je me sens assez seul, et ce blog me permet de tromper ce sentiment par l'écriture, en parlant de moi (oui, je sais, ce blog perso est TRES égocentré).

Pourtant, je peine à expliquer à la plupart des personnes que je rencontre, l'intérêt des interactions issues du monde virtuel. Probablement parce que le mot "virtuel" n'est pas approprié. Un blog, un compte Twitter, une page Facebook, cela permet de générer des interactions sociales, des échanges d'idées, des piques, des blagues, des nouvelles sur tous les sujets, avec des vrais gens qui vivent dans le vrai monde réel.

Les outils numériques me permettent d'échanger avec un nombre très important de personnes, sans avoir à aller boire un coup au café, sans m'abrutir devant le journal télévisé, sans attendre la prochaine réunion familiale. Cela m'ouvre sur le monde, moi qui suis un peu autiste.

Quand je retrouve les copains avec qui j'ai fait mes études, j'ai du mal à leur faire comprendre l'intérêt des blogs. J'ai beau leur expliquer que ce blog m'a permis de rencontrer des gens formidables, de discuter avec des internautes par réseaux interposés, de participer à des conférences, de progresser dans mon savoir faire et dans mes opinions, je sens une certaine résistance de leur part...

Twitter est un outil plus compliqué à expliquer, car derrière la simplicité du concept se cache des interactions et des codes plus complexes. C'est un outil également très chronophage, que j'utilise avec parcimonie, car j'ai le souhait de lire TOUTE ma ligne de temps, c'est-à-dire TOUS les tweets des personnes que je suis. Je suis aussi le roi du retweete et je tweete souvent des liens d'articles de blogs que j'aime bien. Je suis assez pauvre en création personnelle (du coup vous pouvez me suivre sans crainte d'être flooder, enfin pas souvent ;-)

Ma personnalité se transforme, au gré des passages d'un type d'interactions à un autre. Je suis sérieux dans mon travail, en charge d'une équipe, d'un groupe d'étudiants ou d'un projet. Je sais décider, trancher, avancer, tel un petit Salomon de Prisunic (©Desproges). Alors que dans ma vie publique de conseiller municipal, je suis beaucoup plus hésitant, à l'écoute, près à changer d'avis. Et sous mon identité numérique, je m'épanche volontiers sur mes sentiments, mes doutes, mes souffrances, ce que je ne fais jamais dans mon univers professionnel.

Je souffre d'un trouble dissociatif de l'identité : j'ai plusieurs personnalités qui se mélangent, et chacune se complaît dans un univers particulier. C'est assez étrange. Je peux assister à un événement très privé et me faire la réflexion, tout à fait hors de propos, "tiens, ça ferait un bon sujet de blog". Je peux me rendre compte en réunion d'expertise que le problème évoqué pourrait tout à fait concerner le système informatique de ma société. En faisant la fête avec mes copains, j'ai parfois envie d'en faire profiter mes followers sur Twitter.

Mes copains sont bienveillants envers moi, les internautes qui me lisent aussi, pour la plupart. Mes collègues, les étudiants, les magistrats, les clients me trouvent compétent, enfin certains. Ma famille et ceux qui me côtoient de près, me trouvent un peu étrange, comme un grand gamin. Tous ces mondes se mélangent et s'interpénètrent, comme une surface de Boy.

Je m'enrichis de ces différences et, quand "les autres" m'effraient un peu, le filtre de l'écran me rassure un peu. Je suis un enfant qui ne veut pas mûrir.

Je crois que j'abuse aussi parfois des mélanges.
Mais c'est un abus fort commun et très plaisant.




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Yelena

mardi 30 septembre 2014 à 13:16
Encore une expertise où je regarde, encore et encore, des photos de petites filles violées. Je les trie par thème de torture, par catégorie d'âge supposé, par poses pornographiques.

Et il y a cette petite fille qui revient souvent. Je l'ai appelé Yéléna.

Le décor est sordide : des pièces sombres à l’ameublement minimaliste, avec des papiers peints d'un autre temps. Les fenêtres sont sales, le matelas du lit est bosselé, les meubles abîmés. Parfois sur les photos, j'aperçois un texte en alphabet cyrillique qui me fait imaginer que tu es peut-être russe, ou bulgare, ou serbe, enfin slave quoi. D'où le prénom que je t'ai donné, Yéléna.

Depuis le temps que je trie ce type de photos, d'une expertise judiciaire à une autre, je t'ai croisée plusieurs fois, toi et ton regard triste au sourire forcé. Dans le meilleur des cas, tu es en mini bikini moulant, prenant des poses de strip clubs. Dans les pires, tu manipules des sexes d'hommes bien trop grands pour ton corps.

Et ces photos tournent, tournent, reviennent et repartent, d'un serveur à un autre, détournant cette magnifique liberté d'échange offerte par internet. Et plutôt que de lutter plus efficacement contre les tortionnaires, les politiciens prennent le prétexte de la présence de tes photos pour restreindre les libertés de tous au profit d'un petit nombre, avec des lois scélérates.

Mais de tout cela, tu n'en as cure, et je le comprends.
Le flicage d'internet, c'est en ton nom, mais ce n'est pas pour toi.

Mon rôle se limite à découvrir la trace de la présence de tes photos et films sur le disque dur d'un internaute, qui sera ensuite probablement condamné pour possession d'images pédopornographiques. Je sais aussi que des policiers traquent les pédophiles, les réseaux assouvissant leurs penchants, ceux qui prennent les photos, ceux qui vendent les corps de fillettes de ton âge. Avec un certain succès. Le droit à l'oubli, ce n'est pas pour toi.

Lors de mes premières missions en recherche d'images pédopornographiques, j'étais un jeune papa découvrant les joies et l'amour de ses enfants. La vision de ces photos et de ces films me touchait profondément. J'ai souvent raconté sur ce blog ces moments douloureux, parce que pour moi, c'était une façon d'évacuer toute l'horreur que je ressentais.

J'ai souvent pleuré en silence devant mon écran.

Je serrais plus fort mes enfants le soir en les couchant, et je ne pouvais pas m'empêcher de penser à toi, de temps en temps. Qu'es-tu devenu ? Quel âge as-tu maintenant ? As-tu survécu à cette enfance infernale ?

Bien sur, je ne le saurai jamais.

Je continue à apporter mon aide aux enquêteurs, je fais ma petite part du labeur, avec un constat qui me fait peur : aujourd'hui, quand je regarde tes photos, Yéléna, je ne ressens plus rien. Je ne pleure plus devant mon écran. Je me suis endurci, insensibilisé. Je les trie par thème de torture, par catégorie d'âge supposé, par poses pornographiques.

Et il y a cette petite fille qui revient souvent. Je t'ai appelé Yéléna.

Cela signifie, en russe, "éclat du soleil".

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Source photo @thereaIbanksy

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La recette

mercredi 24 septembre 2014 à 15:48
Les litiges entre un prestataire informatique et son client peuvent trouver naissance dans des détails de méthodologie qui prennent toute leur importance quand il faut répartir les responsabilités.

Et souvent, c'est la mission de l'expert judiciaire.

Dans cette affaire, que je romance à titre d'exemple, le contrat est clair : le prestataire s'engage à développer un site web "avec une gestion rigoureuse et transparente en sept étapes" :
- Lancement du projet
- Spécifications fonctionnelles et techniques
- Conception graphique du site
- Prototypage
- Réalisation du site
- Tests d'intégration et de qualification
- Mise en production et lancement du site
La brochure annexée au contrat de prestation détaille chaque étape, les mérites et le savoir faire du prestataire.

Le problème ici est que le client n'a pas été satisfait du résultat de son prestataire et refuse de payer le solde de la facture, alors que le site web est en ligne et fonctionnel. Le ton est monté, les courriers en recommandé échangés, puis l'affaire s'est retrouvée devant la justice qui a désigné un expert judiciaire pour tirer les choses au clair...

Et me voilà en charge du dossier.

Il est facile d'imaginer un mauvais client qui, quoiqu'il arrive, ne sera jamais satisfait de la prestation qu'il trouve très chère pour un résultat qui sera toujours insuffisant à ses yeux.

Il est tout aussi facile d'imaginer un prestataire qui vend très chère une prestation basique à un client ignorant des choses techniques, certaines affaires récentes mettent même en avant des sommes considérables englouties dans des développements web où les difficultés techniques sont sans rapport avec les montants facturés...

Cette différence de connaissances entre un prestataire et son client se traduit par des obligations pour le prestataire. Elles sont principalement de deux types : l'obligation de conseil et l'obligation de renseignement.

D'après le « Lamy informatique et réseaux » (en sa version 2010, si quelqu'un veut me sponsoriser pour la version la plus récente, je suis preneur. M. Lamy si vous me lisez...), l'obligation de conseil du professionnel informatique s'inscrit dans une obligation plus large qui est l'obligation d'information. Cette dernière suppose, outre l'obligation de conseil, une obligation de renseignement et une obligation de mise en garde.

Par exemple, certains fournisseurs n'hésitent pas à insérer dans leurs contrats informatiques une clause stipulant que :
« Le client est conscient que le projet informatique qui va être développé entre les parties au sein de son entreprise est complexe et qu'il est susceptible de remettre profondément en cause son organisation et ses méthodes de travail, ainsi que la qualification du personnel et suppose une collaboration étroite entre les parties, un dialogue permanent dans un esprit de confiance et de respect mutuel. »

Le prestataire doit donc, pour se dégager de toute responsabilité, attirer l'attention du client sur les contraintes d'utilisation du système, les exigences de l'environnement du système et de toutes les difficultés éventuelles auxquelles le client pourra faire face durant les phases de démarrage et d'utilisation du système.

Le devoir de conseil est renforcé lorsque le client est profane ou peu expérimenté, ainsi que le rappelait déjà la Cour d'Appel de Paris en 1983 : « (…) ce devoir étant d'autant plus rigoureux que les clients sont mal informés en la matière ».

C'est particulièrement flagrant lors du déroulement de la procédure de recette.

Lors des débats, le prestataire a affirmé que « la mise en ligne du site vaut quasiment (sic) pour acceptation de la recette, puisque le site devient dès lors visible au public », puis ensuite que « le site est en ligne et fonctionne, il est donc officieusement (sic) en phase de maintenance »

Je ne suis pas de cet avis, car s'il est en effet courant de mettre un site internet en ligne alors qu'il est toujours en phase de développement, pour la simple raison qu'il faut faire des tests "grandeurs natures", l'usage est de mettre les codes sources du site sur un serveur dit "de pré-production", avec une adresse web provisoire, commençant par exemple par www4, et paramétré pour ne pas être indexé automatiquement par les moteurs de recherche, pour éviter qu'il ne soit utilisé par les internautes. Le site est donc en ligne pour subir des tests en condition réelle de fonctionnement, avec comme objectif de faire valider le travail par le client. Le fait qu'il soit en ligne et qu'il "fonctionne", ne signifie pas non plus qu'il est en phase de maintenance. Il manque la recette par le client.

L'obligation de réception qui pèse sur le client est la contrepartie de l'obligation de délivrance qui pèse sur le prestataire informatique. Cette obligation de réception existe dans tous les contrats informatiques, qu'ils aient pour objet la vente ou le louage d'un matériel, d'un système informatique, la fourniture d'un logiciel ou d'une prestation informatique. Elle est importante notamment du fait que son exécution conditionne généralement ensuite le paiement du prix (CA Paris, 13 mai 1981, Sté ICL c/ Sté provencale de surveillance, Juris-Data, n°22752), qui est une des obligations majeures du client.

Pour satisfaire à son obligation de réception, le client met généralement en œuvre une procédure convenue à l'avance avec son cocontractant que l'on dénomme « procédure de recette ». Les modalités de sa mise en œuvre par le client varie cependant suivant les contrats et la nature des livrables.

Lorsqu'il s'agit d'effectuer la recette d'un matériel informatique, le client doit généralement établir un procès-verbal de réception qui atteste que le matériel livré paraît conforme à ce qui avait été commandé. Les choses deviennent plus complexes lorsqu'il s'agit pour le client de prononcer la recette d'un logiciel spécifique. Il est alors usuellement pratiqué un processus de recette en deux étapes successives : une recette provisoire, suivie d'une recette définitive.

La recette provisoire correspond à la phase initiale de vérification du livrable à satisfaire aux spécifications du contrat (la recette provisoire d'un site web est en générale effectuée en ligne sur le serveur de pré-production), tandis que la recette définitive, qui intervient ultérieurement, permet de vérifier le bon fonctionnement du logiciel ou du système en service régulier (c'est-à-dire, comme dans la terminologie des marchés publics, dans des conditions proches de l'activité opérationnelle, et, en l'espèce, en ligne, sur le site définitif de production).

Toute difficulté considérée par le client comme affectant l'aptitude du logiciel ou du système doit faire l'objet d'une réserve accompagnée de fiches d'anomalies remises au prestataire (voir not. Bitan H., Contrats informatiques, Litec, 2002, n°21). Si les anomalies constatées sont particulièrement bloquantes (c'est-à-dire qu'elles empêchent toute mise en œuvre suffisante du logiciel ou du système durant la phase de recette définitive), le client peut aussi surseoir à prononcer la recette provisoire tant que ces anomalies ne sont pas corrigées.

On voit donc bien que la simple mise en ligne d'un site web et son accès (supposé) au public, ne peuvent pas suffire à justifier l'acceptation de la recette du site (et encore moins tacitement).

Il importe donc que le prononcé de cette recette soit mûrement réfléchi. En cas de difficultés techniques particulières ou d'un niveau d'anomalie trop important, il est prudent pour le client de refuser de prononcer la recette définitive et de réclamer une nouvelle période de tests de validité, voire de réclamer après deux recettes manquées, la réécriture de tout ou partie de l'application, sous peine de demander la résiliation du contrat aux torts du fournisseur.

Je vois trop souvent des dossiers où le client fait une confiance aveugle à son prestataire en refusant de réfléchir sur les aspects pourtant basiques relevant d'une gestion de projet informatique. Certes le prestataire est un sachant technique, mais le client doit prendre sa part dans la gestion de projet, et une bonne procédure de recette en fait partie. Ce que ne peut ignorer le prestataire.

Pour des raisons évidentes de confidentialité, je ne peux pas vous dire quelle était, à mes yeux, la répartition des responsabilités dans ce dossier, mais j'espère vous avoir fait réfléchir sur l'importance de la gestion de projet (des deux côtés de la barrière), sur la procédure de recette en particulier, et enfin sur le rôle d'un expert judiciaire en informatique.

Quot homines, tot sententiae
Autant d'hommes, autant d'opinions
Térence, Le Phormion, v. 454

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6e saut PAC

lundi 22 septembre 2014 à 13:22
Le sixième saut de la formation PAC est le dernier saut accompagné avec un moniteur. L'objectif de ce saut est de faire des rouleaux longitudinaux dans un sens, puis dans l'autre. C'est assez rigolo (voir vidéo). Le moniteur m'a aussi proposé de choisir tout seul ma manière de sortir de l'avion : j'ai choisi "sortie de dos avec double salto arrière".

Mais le souvenir marquant que j'aurai de ce saut est la perte de mes surlunettes...

Sur la vidéo, à 38", on voit bien que je cherche à remettre en place les surlunettes qui protègent les yeux et recouvrent mes lunettes de vue. A 40", j'abandonne car j'ai compris très vite que je ne réussirai pas à les remettre. Je fais alors une croix sur mes lunettes de vue qui risquent de partir à tout moment (j'ai des branches droites) à cause de la vitesse de chute.

Après le débriefing, le moniteur (à qui rien n'échappe), m'a félicité pour ma gestion du problème en me racontant que certaines personnes préfèrent mettre la priorité sur la conservation des lunettes plutôt que sur la gestion du saut...

Ce qui est le plus amusant, c'est que ma seule pensée pendant cette fin de chute libre a été la question suivante : "si je perds mes lunettes de vue, est-ce qu'elles peuvent blesser quelqu'un ?". Bien entendu, mon cerveau était pas mal occupé par la gestion de mes émotions et du saut pour ne pas se lancer dans des calculs de vitesse limite de chute...

Cela ne m'a pas empêché de mettre les deux mains sur les yeux (à 1'05") pour éviter que mes lunettes ne soient éjectées lors de l'ouverture du parachute ;-)

6e saut PAC... et le problème des lunettes !


Ce billet clôt cette série sur mon apprentissage du parachutisme. Le septième saut (et dernier de la formation PAC) est un saut solitaire (ie sans moniteur). C'est le saut qui m'a fait le plus peur. Je l'ai déjà raconté dans le billet "septième ciel". J'ai depuis effectué également deux autres sauts en solo, avec toujours autant de sensations, le week-end qui a suivi mon stage de formation (j'étais toujours en vacances).

Pour ceux que cela intéresse, il faut savoir qu'un stage PAC coûte assez cher : 1300 euros pour 7 sauts, mais qu'ensuite, chaque saut coûte "seulement" 40 euros (location du parachute incluse). Tous les clubs ne proposent pas ce type de formation, renseignez-vous avant de vous déplacer. Je vous recommande bien sur le club de Royan où j'ai fait ma formation : "Europhénix 17", mais comme je n'ai pas encore pratiqué d'autres "Drop Zones", je ne suis pas forcément d'un bon conseil ;-)

J'ai appris beaucoup de chose d'un sport passionnant, mais il me reste encore beaucoup à apprendre. La seule chose que j'ai refusé d'apprendre, car cela me stressait trop, est le pliage du parachute. J'ai été le seul stagiaire à faire son septième saut avec un parachute encore plié par un professionnel : tous les autres stagiaires ont sauté avec un parachute qu'ils avaient pliés eux-mêmes ! Chacun ses limites dans la gestion du stress, les miennes commencent là. Peut-être apprendrai-je en 2015, car cela me semble faire partie de la philosophie des pratiquants, et que les sensations fortes sont aussi le moteur de ce sport...

Un ouvrage pdf que j'ai trouvé bien fait et complet (pour ce que je peux en juger) et que je recommande à ceux qui veulent réviser la théorie enseignée pendant la formation : Manuel Notions de Base – Premiers sauts et perfectionnement (site de la Fédération Française de Parachutisme).

Et n'oubliez pas : "Les esprits sont comme les parachutes, ils ne fonctionnent que lorsqu'ils sont ouverts" (Louis Pauwels).Les esprits sont comme les parachutes. Ils ne fonctionnent que quand ils sont ouverts.





Source : http://zythom.blogspot.com/feeds/4941760538132956785/comments/default


5e saut PAC

jeudi 18 septembre 2014 à 13:01
C'est le quatrième jour de formation. Tous les stagiaires se sont levés très tôt pour être présents comme demandé dès 8h à l'ouverture du club. Le temps semble meilleur que les jours précédents : pas de vent, et une couche nuageuse qui semble peu épaisse.

Je fais partie de la deuxième rotation du jour : je monte donc rapidement dans l'avion sous le regard envieux de mes camarades. Le temps peut changer rapidement, le vent se lever, donc personne n'est jamais sûr de sauter (même une fois dans l'avion, le vent peut être trop important en altitude).

Objectif de ce saut : faire une sortie de l'avion en roulé-boulé avant, puis des rotations de 360° à plat, à droite et à gauche.

C'est la vidéo qui a le plus impressionné mes enfants et mes neveux et nièces ! La sortie en roulé-boulé est plutôt amusante à faire (voir vidéo). Quand je tends les bras et les jambes, je me retrouve cette fois sur le dos, alors que je n'ai rien demandé. Du coup, je peux faire le retournement que je n'avais pas pu faire lors du saut précédent (voir 4e saut PAC) : il suffit de bien se cambrer, et HOP on se retourne comme une crêpe. C'est tellement rapide que j'ai une jambe qui part en avant et que je ressemble à un pantin désarticulé (tous les enfants ont bien rigolé avec cette vidéo). Les virages à plat sur 360° sont plutôt réussis, mais je perturbe l'harmonie de la figure en regardant mon altimètre comme on regarde sa montre (ce qui stoppe net la rotation).

5e saut PAC, ou le pantin désarticulé qui cherche à se stabiliser ;-)
Musique audionautix.com (Pentagram)

Le vol sous voile s'est bien passé. Le moniteur m'a fait faire mes premiers 360° sous voile (pour me faire descendre plus vite). C'est très impressionnant !

Contrairement à toutes les autres prises de terrain (effectuées en U), cette fois-ci, le moniteur m'a fait exécuter une approche en S (voir image ci-dessous).

Source image : FFP (pdf)


Atterrissage sur les fesses, mais ça, je commence à avoir l'habitude ;-)

Source : http://zythom.blogspot.com/feeds/9099481426383642520/comments/default