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Zythom

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Ma petite crèmerie

vendredi 20 décembre 2013 à 19:24
Waou, le compteur de visites qui s'affole, des billets élogieux d'autres blogueurs, des emails qui s'entassent dans ma boite !!! Vite un billet qui tape bien, une idée, un cou de rein pour surfer sur la vague...

Oui, mais non.

Vous êtes ici sur un petit site perso, dans ma petite crèmerie sans prétention. Je n'ai rien à vendre, pas même de "personal branding" à faire, juste quelques mots à partager.

Alors pour les nouveaux visiteurs, que je remercie de venir voir ce qui se passe sur ce petit coin d'internet, je vais faire un petit résumé des 761 billets précédents.

J'ai choisi le pseudonyme "Zythom" en regardant le dernier mot d'un vieux dictionnaire que j'ai dans mon bureau. En fait, le mot exact est "zythum", qui était une sorte de bière que faisait les égyptiens de l'antiquité. Dans ma tête, j'ai prononcé ce mot comme j'ai appris à prononcer un mot latin, ce qui a donné "zi-tomme". En retranscrivant le mot lors de la création de mon compte, je me suis trompé de caractère et j'ai écrit "Zythom" (à prononcer aussi zi-tomme et non zi-ton). J'explique ce choix d'écrire sous pseudonyme dans ce billet toujours d'actualité.

Voilà voilà.

Je suis responsable informatique et technique dans une école d'ingénieurs en France. J'aime mon métier, j'aime mon entreprise, j'aime mes étudiants, j'aime mon équipe et, chose un peu surprenante, j'aime aussi mes utilisateurs... Je raconte quelques anecdotes sur mon métier dans la rubrique intitulée "Professionnel".

Je suis également papa de trois enfants. Je tiens ce blog personnel principalement pour eux, afin qu'ils gardent de moi le souvenir d'un papa qui a eu une vie extraordinaire remplie d'anecdotes qu'ils n'ont pas toujours eu la patience d'écouter pendant les repas de famille... Je raconte tout cela dans la rubrique intitulée "privée".

Je suis marié à une femme admirable qui a la particularité de ne pas vouloir que je parle d'elle sur ce blog d'être avocate et de m'avoir fait découvrir l'univers du Droit que mes études d'ingénieur (promotion 1987) avaient discrètement évité. Je suis devenu expert judiciaire pour proposer mes compétences aux magistrats et mieux comprendre ce monde fascinant et terrifiant à la fois. Je raconte quelques anecdotes romancées dans la rubrique "Expert".

Je m'intéresse à la vie de ma commune où je me suis retrouvé, un peu par hasard, conseiller municipal. C'est l'occasion pour moi de me frotter un peu à la réalité concrète et parfois brutale de la vie en collectivité, de me sortir de mon univers technique plus ou moins maîtrisé. Tous les billets de ce blog relatifs à cette expérience sont regroupés dans la rubrique "Vie publique".

Enfin, je me lance depuis quelques mois dans l'aventure de l'entrepreneuriat en créant ma petite entreprise. C'est une nouvelle rubrique qui s'appelle "Freelance". On verra ce que ça donnera.

Les meilleurs billets du blog sont regroupés dans des livres numériques gratuits que vous trouverez ici.

Sinon, j'ai 50 ans, je viens en vélo au boulot tous les jours, j'aime la science-fiction, la spéléologie, l'aviron et les réseaux de neurones. Je rêve d'aller sur Mars. J'ai un corps de rêve, mais mon cœur est déjà pris. J'aime les jeux vidéos avec mes enfants, même si je suis nul. Je ne suis pas toujours à la hauteur de ce que j'entreprends.

J'aime lire les blogs des autres, en particulier ceux que vous trouverez en bas de la colonne de droite de ce blog.

Voilà, voilà.
Bienvenu et bonne lecture.

Le crémier.

Source : http://zythom.blogspot.com/feeds/4241715818489971999/comments/default


Journées réseaux 2013

mardi 17 décembre 2013 à 18:19
Quelques jours après mon retour des "journées réseaux" (JRES) 2013 qui se sont tenues à Montpellier, voici le temps de faire un petit bilan de cette expérience.

Cela fait plusieurs années que je souhaite participer à cette manifestation qui regroupe une grande partie de la communauté des informaticiens travaillant dans les établissements d'enseignement supérieur et/ou dans la recherche, c'est-à-dire ma communauté professionnelle.

Et le hasard a fait que cette année, les organisateurs m'ont contacté via ce blog pour m'inviter à faire une présentation en séance plénière sur le thème de l'expertise judiciaire. Autant dire que je ne pouvais pas dire non...

Les premiers contacts ont été pris il y a longtemps (janvier 2013), et l'idée de parler devant mes pairs sous le pseudonyme Zythom était attrayante. Mais plus les mois passaient et plus la pression montait: ma présentation de généraliste de l'informatique allait-elle intéresser l'assemblée de spécialistes présente dans la salle ? Comment serait perçu mon souhait de participer à cette conférence sous pseudonyme ? Quel regard mes pairs allaient-ils porter sur moi ? Comment les quelques lecteurs du blog présents dans l'assistance allaient-ils réagir ?

Bref, plus le temps passait et plus je pétochais...

L'organisation des JRES 2013 s'est avérée impeccable du point de vue de l'invité que j'étais: une personne s'est attachée à s'assurer que je franchissais correctement les jalons, et me relançait avec patience quand je tardais sur la remise d'un livrable, notice de présentation, visuels de la présentation, détails pratiques sur le transport, l'hébergement, etc.

Et le premier jour de la conférence est arrivé: je me suis retrouvé assis dans la grande salle de l'opéra de Montpellier, avec 1500 personnes ! C'est vraiment à ce moment là que j'ai senti la peur me nouer les tripes: j'allais devoir parler deux jours plus tard dans cette même salle, devant ce public de spécialistes des réseaux...

Il faut dire que la salle est très impressionnante.
Quelques internautes ont pris des photos qu'ils m'autorisent à reproduire ici (et je les en remercie):

Photo depuis les loges (cliquez pour agrandir)


Photo (cliquez pour agrandir)

 Et voici la photo prise depuis la scène avec mon smartphone, quelques minutes avant ma présentation:

Photo Zythom (cliquez pour agrandir)

Autant vous dire que j'étais dans mes petits souliers...

La veille, j'ai séché l'après-midi de présentations pour travailler et répéter ma présentation une dizaine de fois. J'ai quitté le "social event" du mercredi soir car j'étais encore trop stressé, ce qui fait que je n'ai pas pu profiter de la fête organisée pour les 10 ans des JRES.

Le mercredi matin, j'ai présenté à la salle de preview (la salle réservée aux orateurs pour permettre de soumettre une nouvelle version de leur présentation), la énième version encore modifiée de mes visuels. Puis je me suis réfugié dans un coin du palais des congrès pour écouter un peu de musique pour me détendre contre cette angoisse grandissante difficile à contrôler, et c'est là que j'ai eu l'idée de relire la "Litanie contre la peur" des sœurs du Bene Gesserit de l'univers de Dune. Cela ne marche pas du tout sur moi, mais je me suis dit que cela ferait une bonne introduction à mon intervention... Pour ceux qui n'ont pas lu l'ouvrage de Frank Herbert, voici le mantra:
Je ne connaîtrai pas la peur car la peur tue l'esprit.
La peur est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale.
J'affronterai ma peur.
Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi.
Et lorsqu'elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin.
Et là où elle sera passée, il n'y aura plus rien.
Rien que moi.
Si vous voulez voir un Zythom très tendu et stressé, voici l'intégralité de ma présentation (avec en bonus track à 43' la prière des RSSI ;-) :

 Vidéo JRES 2013 (meilleures définitions disponibles ici)

Ce que je garderai comme souvenir de ces journées réseaux, c'est une super organisation, un grand stress de mon côté, des présentations de qualité où j'ai appris beaucoup de choses, et des rencontres très agréables avec , , , et plein d'autres lecteurs du blog. C'est très intimidant de discuter en présentiel avec chacune de ces personnes !

J'espère pouvoir aller dans deux ans aux JRES 2015, mais cette fois comme simple participant...


Source : http://zythom.blogspot.com/feeds/1758920376084299319/comments/default


Hôpital en mer

dimanche 8 décembre 2013 à 10:00
Le bateau file bon train sur la mer déchaînée. Nos voiles sont gonflées et la gîte est forte malgré la grand-voile arisée. Le vent souffle fort et aucun autre voilier n'est sur l'eau. L'apprentissage de la voile doit se faire aussi dans de rudes conditions, et ce stage à l'école des Glénans ne fait pas exception.

Je vous parle des années 1980, une époque où nulle électronique n'avait sa place à bord des voiliers de cette école de voile prestigieuse (en dehors d'un récepteur radio pour prendre la météo). Nous mesurions la vitesse du bateau avec une planche lestée reliée à un bout à nœuds (un loch), la profondeur d'eau sous la quille avec un plomb et la force du vent avec la forme des vagues. Les téléphones portables n'existent pas encore...

La mer est blanche de l'écume des vagues emportée par le vent. Il fait "vent frais" disent les marins. Nous sommes emmitouflés dans nos cirés jaunes, éclaboussés par les embruns. Nous avançons vent arrière, surfant sur les vagues en formation. C'est un moment d'émotions fortes, partagé par tout l'équipage.

Hélas, le barreur fait une faute. Une vague mal négociée déstabilise le bateau qui fait une embardée. Par vent arrière, la bôme est presque perpendiculaire au bateau. Elle hésite entre bâbord et tribord. Le moindre déséquilibre et elle change de côté. Cette manœuvre s'appelle l'empannage. Mal maîtrisée, les conséquences peuvent être dramatiques: la bôme traverse brutalement le bateau en balayant tout sur son passage.

Dans notre cas, la bôme n'a percuté personne. Mais l'écoute, qui relie la bôme au pont du bateau, a attrapé la tête d'un équipier et l'a brutalement projeté sur le coin de la cabine... Le choc sur la boite crânienne a fait un bruit terrifiant et il reste inanimé sur le pont, ballotté par les vagues pendant qu'on reprend le contrôle du bateau.

Nous sommes deux penchés au dessus de lui. Il est inconscient. Avec précaution, nous essayons de voir s'il a une blessure apparente. Nous découvrons du sang qui s'écoule de son oreille. J'ai 18 ans, mais je sais que ce symptôme ne présage rien de bon.

A ce moment là, je me rends compte que nous sommes loin de tout, même si nous naviguons à vue des côtes, entre l’île d'Houat et Belle-Île. Je descends dans la cabine jusqu'à la table à carte. Je regarde la position approximative où nous nous trouvons, le point ayant été fait peu de temps auparavant. Il y a sur une carte marine plein d'informations qui sont indiquées: les amers pour faire le point, la nature des fonds marins, le nom des ports... et, je m'en rends compte à ce moment là, les hôpitaux !

Il y a un hôpital à Le Palais sur Belle-Île ! Je remonte annoncer la nouvelle à mon chef de bord qui, aussitôt, demande à l'équipage d'effectuer les manœuvres ad-hoc pour mettre le cap sur Le Palais. Je le remplace au chevet de mon camarade blessé. Je me place à genoux au dessus de lui et cale sa tête sur mes cuisses pour essayer d'amortir le choc des vagues.

Le temps nous semble infiniment long. Belle-Île s'approche lentement de nous. Nous sommes tous très tendus, attentifs à faire fonctionner le bateau au plus vite. Mes cuisses me font mal à force de rester dans cette position. Je me sens inutile à l'avance du bateau et indispensable à empêcher l'impensable.

Nous entrons dans le port à pleine vitesse. Notre bateau, comme la grande majorité des bateaux de l'école de voile des Glénans de l'époque, n'a pas de moteur, pas même un moteur d'annexe. D'habitude, nous rentrons dans un port très doucement, propulsé par notre seule voile d'avant (en général un foc), après quelques louvoiements plus ou moins rassurants pour les propriétaires des bateaux amarrés. Cette fois-ci, nous arrivons toutes voiles dehors, à pleine vitesse, droit vers le quai principal.

Je revois encore le membre d'équipage debout à la proue et faisant office de brigadier avant, lorsqu'il a bondi sur le quai et couru jusqu'au premier passant venu. Il l'a attrapé par le col et lui a hurlé dessus: "OÙ EST l'HÔPITAL ? OÙ EST l'HÔPITAL ?". Aujourd'hui, on parlerait d'agression caractérisée... Le pauvre ère lui a indiqué une direction dans laquelle s'est engouffrée mon camarade d'infortune. Un quart d'heure après, une ambulance venait chercher notre blessé. Nous étions tous hagards en la regardant l'emmener aux urgences.

Ce n'est que quelques jours plus tard que nous avons appris qu'il avait une fracture du crâne, et qu'il s'en sortirait sans séquelle.

Depuis ce jour, j'évite toujours de me trouver entre les écoutes et la cabine d'un bateau, surtout par vent arrière.

Source : http://zythom.blogspot.com/feeds/5449172528162317319/comments/default


Le syndrome de l'imposteur

samedi 7 décembre 2013 à 12:48
Mélanie travaille depuis maintenant sept ans au service politique d'une grande radio. Elle a largement fait ses preuves auprès de son patron qui, non avare de compliments, ne manque pas de lui adresser régulièrement ses félicitations pour ses qualités professionnelles. Il n'y a donc apparemment aucune raison qui pourrait la faire douter de ses compétences. Et pourtant, elle avoue ne pas se sentir à sa place, étant persuadée de trahir, de faire illusion auprès du monde professionnel, de sa famille et de ses amis. Et pour cause : Mélanie n'a pas suivi un cursus classique. Pas d'école de journalisme ni de sciences politiques pour justifier ses choix. Juste des aptitudes qu'elle ne semble pas prendre en considération.

Nous serions nombreux à être atteints de ce curieux syndrome dit de l'imposteur qui, sans être une maladie, s'infiltre dans les moindres failles de notre narcissisme et pollue notre existence. Peu enclins à l'avouer puisque les résultats probants attestent de notre travail, nous nous laissons aller à quelques confidences hasardeuses au creux d'une oreille compatissante. Traîtres en puissance et dupeurs-nés fantasmés, nous croyons, à tort, manipuler notre entourage aveugle. Même si quelques lueurs de rationalisations viennent heureusement tempérer des pensées lugubres et à terme, quelquefois invalidantes.

En lisant ce texte au hasard de mes pérégrinations sur internet, je me suis rendu compte que le doute est le moteur principal de mon existence. Je souffre parfois du syndrome de l'imposteur. Heureusement, l'article se termine ainsi:

Se faire confiance implique aussi faire confiance à l'autre qui, loin d'être incompétent, sait percevoir et évaluer nos compétences et qualités. Pour cela, il n'est pas question de se fixer des objectifs irréalisables en première intention Rappelons qu'il existe le bon doute qui est, selon les philosophes, une attitude réfléchie, volontaire et critique. Le doute propose, face à une vérité présentée comme telle, d'en examiner le bien-fondé afin de ne pas tirer de conclusions définitives et absolues. Une jolie possibilité pour soi de s'interroger, de s'analyser, de se découvrir, de se comprendre.

Texte complet: Qu'est-ce que le syndrome de l'imposteur ?

PS: Ce texte inaugure une nouvelle rubrique intitulée "Carnets" qui reprendra des extraits de textes trouvés sur internet et qui m'ont interpellé.

Source : http://zythom.blogspot.com/feeds/5004813843780721817/comments/default


Ensemble, avec Vous et pour Tous, continuons !

vendredi 29 novembre 2013 à 18:43
Je parle assez peu de mon activité de conseiller municipal sur ce blog, alors qu'elle occupe de plus en plus de mon temps libre, surtout en ce moment avec la préparation des élections municipales de 2014.

J'ai toujours été intéressé par les événements de ma commune. Je suis lecteur assidu du journal communale et j'assistais épisodiquement à différentes manifestations plus ou moins folkloriques.

Jusqu'au jour où un voisin qui travaillait à la marie m'a incité à assister à un conseil municipal. Tout à mon ignorance, je lui ai répondu "Ah bon, c'est public?"... Et dès le mois suivant, je me retrouvais assis dans les rangs du public, enfin du public, plutôt à côté d'un tondu et d'un pelé, assistant à mon premier conseil municipal.

Depuis, le virus ne m'a pas quitté, et quand il a fallu trouver des bénévoles pour aider à tenir les bureaux de votes supplémentaires (la population de la commune est en forte croissance), un conseiller de l'époque m'a foncé dessus en me disant: "puisque je vois que vous êtes toujours dans les rangs du public, je vous propose de m'aider à tenir le bureau de vote".

Tenir un bureau de vote, c'est être au cœur de la vie de notre démocratie. Mais c'est aussi de longues heures d'attente comblées par des discussions sur tous les sujets du moment. Ce qui fait que lors des dernières élections municipales, le candidat principal est venu me trouver pour compléter sa liste. Je me suis donc retrouvé antépénultième sur sa liste (lire ce billet). Normalement, je n'aurais pas du être élu. Sauf qu'il n'y a pas eu d'autres listes face à nous...

Cette fois, pour les élections de 2014, c'est avec un bilan de 5 années de travail comme conseiller municipal que je m'apprête à participer à l'ensemble de la campagne électorale. C'est une découverte pour moi.

Tout d'abord, le maire sortant ne se représente pas, ayant passé plus de 30 ans à gérer sa commune et atteint un age respectable. Il sait qu'il faut passer la main et ne pas faire le mandat de trop. Il passe le relais à son 1er adjoint qui est, me semble-t-il, très bien préparé à son futur rôle de 1er magistrat de la commune (s'il est élu). Il a donc fallu constituer une liste avec tous les conseillers qui souhaitent repartir pour 5 années de travail, et compléter la liste (car tous ne souhaitent pas repartir) avec des "petits" nouveaux.

Ma commune fait environ 5500 habitants et jouxte une ville très dynamique. La campagne municipale qui s'annonce, avec le départ du maire historique local, sera à l'image de la commune: dynamique! C'est-à-dire qu'il y aura plusieurs listes qui vont s'affronter, et un futur conseil municipal avec une opposition, ce qui est une bonne chose.

Pour l'instant, sauf dans les grandes villes où les monstres politiques sont déjà en action, notre équipe (et celles de nos futurs concurrents) travaille discrètement et construit le programme. C'est une phase intéressante où de nombreuses idées sont exprimées, ce qui est très important surtout dans une liste quasi apolitique. Comme la liste est constituée majoritairement de conseillers sortants, nous partons des projets en cours et du bilan pour nous projeter sur l'avenir de la commune, ses difficultés et ses atouts.

Parallèlement au programme, il faut s'intéresser également à la "tactique" de campagne: quand présenter la liste au public, quand commencer les premières réunions publiques et sur quels thèmes du programme, quel slogan choisir, quelles affiches imprimer. Il faut également écrire les courriers, préparer le site internet, décider des outils technologiques, etc. Sachant que dans notre cas, il n'y a pas de conseiller en communication et que toutes les dépenses se font sur notre argent personnel.

J'assiste également aux manœuvres des listes adverses, aux tentatives d'espionnage, de débauchage de membres de la liste. J'ai ainsi été approché pour faire parti d'une autre liste, ce que l'ai refusé poliment. C'est le bal des hypocrites ;-)

Tant que ce n'est pas le bal de ardents...

Chaque mois nous nous réunissons avec des taches à faire, des sujets à trancher, des discussions à avoir. A chacun son travail, même si parfois, cela tient un peu de la "bricole". Moi, par exemple, je m'occupe du site internet... Je sais réserver des noms de domaine (check), je sais choisir des hébergeurs (check) et gérer les boites aux lettres du domaine (check), mais quant au choix du design du site, c'est une autre histoire... J'en suis à tester différents modèles tous prêts pour me faciliter la tâche!

Et début 2014 commencera la saison du combat politique: les réunions publiques et les confrontations d'idées! Pour un timide compulsif comme moi, additionné d'une once d'agoraphobie, la période s'annonce difficile. Pensez-y avant d'envoyer une tomate sur l'orateur ;-)

Ensuite la liste sera déposée officiellement, avec une alternance stricte homme/femme. A ce moment là, je saurai en quelle position je suis, et je verrai si j'ai une chance d'être élu, puis d'être adjoint ou simple conseiller. 

Une chose me rend plus fort que bon nombre de mes concurrents: je n'ai aucune ambition. Si je ne suis pas élu, je serai ravi d'être dans l'opposition, même assis dans les rangs du public. La critique, c'est bien aussi. Et puis, c'est plus facile ;-)

Si je suis élu ET adjoint, je pourrai peut-être célébrer avec fierté le premier mariage homo de la commune ! Si je suis élu, je ferai en sorte que nul vote électronique ne vienne semer le doute dans notre démocratie locale. Si je suis élu, j'essaierai d'accueillir chaque nouvelle personne qui s'installe sur la commune comme il se doit. Si je suis élu, je continuerai à lutter contre l'insolence des riches. Si je ne suis pas élu, je continuerai quand même à consacrer un peu de temps pour les moins chanceux d'entre nous (lire aussi ce billet). Si je suis élu, j'espère pouvoir enfin aller serrer la main des gens du voyage.

N'oubliez pas d'inciter les jeunes à s'inscrire sur les listes électorales avant le 31 décembre, et dites leur de voter! En attendant, je serai toujours ému par les réactions des gens dans un bureau de vote (lire aussi ce billet).
Quand je serai plus vieux, j'enlèverai mon béret devant l'urne de vote.

Votez pour moi !

Source : http://zythom.blogspot.com/feeds/8115822699032288620/comments/default