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Coup de mou pour la France autocratique ?

vendredi 24 juin 2022 à 09:00

Et voilà donc qu’Emmanuel Macron, décidément et furieusement pas majoritaire à l’Assemblée nationale, s’est fendu d’un petit discours pour annoncer au peuple français à quelle sauce il entendait le manger. Manque de chance : la sauce a disparu.

Les vagues esquisses d’un gouvernement d’union nationale, putativement composé d’un intéressant patchwork de droite et de gauche pour tenter d’obtenir une coalition suffisamment majoritaire à l’Assemblée, n’aura guère duré que le temps de l’évoquer : comprenant que l’attelage ainsi constitué serait difficile à manipuler et qu’il le serait encore plus à composer en premier lieu, le Président s’est donc vu contraint d’en abandonner toute idée.

Il va donc falloir gouverner au cas par cas, voire cahin-caha et transformer le parcours législatif en parcours du combattant de la négociation, exactement ce domaine dans lequel Macron n’a jamais démontré la moindre compétence. Dès lors, le chef de l’Exécutif a tenté, dans sa (pour une fois et heureusement) courte intervention, de faire passer son échec pour une étape normale et obligée de la vie démocratique saine et vivifiante de notre belle République. Cependant, personne n’aura été dupe lorsqu’il aura renversé la charge de l’ouverture d’esprit et de l’assouplissement vers le législatif.

En effet, dans son esprit, le Président proposera, et les députés devront s’accommoder de la proposition, se couler onctueusement dans le moule présidentiel et tout ira bien et s’ils ne le font pas, alors ces députés félons seront désignés à la vindicte populaire comme réfractaires à toute réforme. Fastoche.

En réalité, le pouvoir législatif, revenu dans les mains de l’Assemblée, impose de voir les choses dans l’autre sens : c’est bien au Président de faire des efforts et d’assouplir ses positions pour espérer obtenir l’assentiment des députés et non l’inverse. On passe donc de Jupiter à Manu Le Bricoleur.

Eh oui : Macron part du principe, complètement irréaliste, qu’il a été élu en avril dernier pour son programme.

Ici, on se demande s’il nous ment ou s’il se ment à lui-même tant c’est évidemment faux : il a été élu pour contrer Marine Le Pen, et c’est à peu près tout. Du reste, c’est lui-même qui s’est mis dans cette situation : d’une part, il a tout fait pour être opposé à la candidate du Rassemblement National en jouant exclusivement sur l’impensable horreur d’une accession du RN à l’Élysée. D’autre part, il a axé sa campagne (ou son absence) sur l’utilisation éhontée du conflit russo-ukrainien, réduisant son programme à quelques grandes lignes floues enrobées de périphrases pompeuses dont il a la pénible habitude. Sans réel programme et élu, comme les députés de l’Assemblée, globalement par rejet de l’adversaire et non par adhésion, il est fort mal placé pour se positionner comme un guide ou prétendre incarner une volonté populaire. Légalement, il est Président de la République, mais c’est tout.

Dès lors, il va devoir furieusement composer, et les jeux d’alliances, loi par loi, texte par texte, promettent pas mal de bidouillages parlementaires.

Ce qui permet au théâtre à l’Assemblée de reprendre de plus belle surtout qu’aucun groupe ne veut pour le moment afficher la moindre complaisance vis-à-vis du Président :

Partant de ces constats finalement assez réjouissants, on pourrait en conclure que la situation devrait s’améliorer en France. Malheureusement, ce serait aller un peu vite en besogne.

D’une part, la situation économique et sociale ne pourra pas être véritablement modifiée par quelque Assemblée que ce soit : les indicateurs macro-économiques ne dépendent que très marginalement des gesticulations législatives françaises, et même s’il y avait des réformes majeures en matière économique (ce dont on peut raisonnablement douter vu l’actuelle dynamique nettement étatiste, interventionniste et pro-matraquage fiscal), l’ampleur de la crise à venir est telle qu’elles arriveraient de toute façon trop tard.

D’autre part, et c’est bien plus important, la bureaucratie délirante et l’Occupant intérieur sont bien trop profondément ancrés dans le pays : la France administrative EST totalitaire et stupide par essence, et ce ne sont pas les bisbilles parlementaires qui y changeront quelque chose dans les prochains mois, au contraire : il suffit de feuilleter n’importe quelle presse régionale pour voir s’accumuler les vexations, les interdictions ou les ignominies que cette bureaucratie accumule pour comprendre qui est au service de qui.

Il suffit aussi pour s’en convaincre de regarder le zèle avec lequel ces mêmes administrations ont accepté puis mis en place et vérifié la bonne application des attestations d’autovexation pendant le confinement, du passe vaccinal ou de toutes les règles aussi stupides que délétères qui furent décidées unilatéralement et rarement dans le meilleur respect du droit républicain.

Il suffit de voir l’empressement de toute la hiérarchie de ces bureaucraties pléthoriques à harceler par tous les moyens possibles (y compris ceux qui ne sont pas légaux) tout opposant au pouvoir en place, tout individu remettant en cause la doxa officielle pour comprendre toute la modestie du rôle de l’Assemblée au niveau de l’individu français moyen.

En pratique et on le comprend assez vite, Macron et ses prochains bricolages ne sont qu’un symptôme, cette éruption cutanée visible résultante d’un effondrement immunitaire plus profond qui touche tout le corps de la République dont les citoyens n’ont plus réellement les moyens de se protéger : de façon maintenant indépendante du pouvoir, la bureaucratie est en roue libre, l’administration est devenue folle, et quoi que feront les députés, bureaucratie et administration continueront à écraser chaque Français un peu plus dans l’arbitraire, l’ubuesque et les absurdités.

Certes, une Assemblée nationale décidément moins favorable à Macron est peut-être une excellente chose pour éviter un déferlement continu de lois idiotes et contre-productives, et permettra peut-être (rêvons !) de s’opposer à la remise en place des mesures sanitaires iniques qui ont eu un boulevard pendant les dernières années.

Mais aussi fermement opposée à Macron soit-elle, l’Assemblée n’empêchera pas le reste du pays de continuer sur sa désastreuse lancée.

Ce pays est foutu.

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Source : https://h16free.com/2022/06/24/71575-coup-de-mou-pour-la-france-autocratique


Une Assemblée bâtie sur le rejet

mercredi 22 juin 2022 à 09:00

Quelques jours se sont écoulés depuis les résultats des dernières élections législatives, élections qui n’ont surpris que les macronistes, toujours aussi perchés. Pour les autres, le net recul du parti présidentiel traduit enfin un peu l’agacement du pays vis-à-vis du locataire de l’Élysée.

Pour la presse qui n’insiste pas assez sur le vide abyssal des programmes, des élus et des urnes avec une abstention à près de 54%, les résultats montrent une vague bleue marine et démontreraient la force de la gauche lorsqu’elle s’unit. L’actuelle Assemblée promettrait donc un véritable renouvellement politique, voire apporterait une preuve que la démocratie française fonctionnerait encore.

Cependant, une fois écartés les poncifs journalistiques, la réalité apparaît, ne laissant que peu de doute sur l’aspect artificiel des changements et des succès que cette presse nous vend avidement.

Force est en effet de constater que ni Macron, ni Mélenchon ne peuvent réellement revendiquer de victoire : malgré de grands renforts de rassemblements et de larges ouvertures de bras accueillants, tant le fourre-tout centriste macronien que le bric-à-brac inclusif mélenchonesque ne sont pas parvenus à obtenir la majorité absolue. 245 députés pour le petit Cron, 137 pour le gros Chon, on est loin des brillances de 2017 et des prédictions humides du Jean-Luc de la semaine dernière.

On saluera avec joie le départ nécessaire et jamais assez violent de certains députés et ministres (Ferrand, Montchalin, Bourguignon) emblématiques d’une Macronie bien sirupeuse. On constatera aussi la montée du Rassemblement national qui, avec 89 élus, aura le nombre requis pour faire un peu de bruit à l’Assemblée : plus nombreux que LR, que LFI, que le PS ou les Verts, et surtout plus nombreux qu’une NUPES, morte un jour après son élection.

Eh oui : le patchwork de gauche bricolé ces dernières semaines ne parvient pas, malgré tout, à faire tomber la majorité présidentielle et Mélenchon, qui expliquait la semaine dernière attendre le moment où Macron lui téléphonerait pour qu’il soit nommé Premier ministre devra renoncer au coup de fil libérateur. La retraite s’impose pour le vitupérant septuagénaire. Pire : son assemblage pittoresque constitué à la volée pour ces élections part déjà en capilotade, et Jean-Luc va vite pouvoir s’occuper de son jardin.

Dès lors, une question amusante se pose : la Commission des finances à l’Assemblée échappera-t-elle aux mélenchonistes et écherra-t-elle aux marinistes ?

En tout cas, Macron va maintenant devoir composer avec une Chambre qui ne fera pas qu’enregistrer ses décisions. Le En-Même-Temps devra-t-il mettre le turbo ?

En réalité, ça ne devrait pas trop poser de problème à l’actuel Président : en se posant comme ♪ garant de la démocratie patati ♩ , de la République ♫ et des institutions patata ♬ ou comme l’ultime rempart contre les extrêmes de droite et de gauche, il n’aura pas trop d’efforts à faire pour trouver les cinquante députés qui lui manquent actuellement. Il pourra aller les piocher soit sur la gauche molle, cette vésicule socialiste qui compte encore plus d’une quarantaine de députés, soit sur cette droite molle de près de 80 députés, tout en crachant à la fois sur le RN et sur LFI en fonction des thèmes, des lois et des besoins d’actualité (et de l’envie – ce n’est pas comme si Macron avait toujours fait preuve d’une diplomatie toute en finesse par le passé, n’est-ce pas).

Ainsi, la mollidroite viendra en renfort lorsqu’on parlera retraite ou modification à la hache des zacquis sociaux, et la lymphagauche volera au secours de tout projet progressiste à la sauce GPA, genderfluide ou foutrement Gaïa compatible. La vie politique française va imposer davantage encore de petites combines et de bidouillages en coulisse, mais il est raisonnable d’imaginer que les idées macronesques finiront par passer.

Pour aider cette tactique assez peu machiavélique et très évidente, une idée pourrait consister à piocher un premier ministre de la mollidroite, et quelques ministres de la lymphagauche, ce qui aura le mérite de faire hurler un peu tout le monde sans poser de réel danger, tout en divisant (pour mieux régner) à peu près tous les principaux blocs parlementaires.

Il va de soi qu’une telle proposition aboutira à pousser le pays encore plus loin dans tous ses délires récents, et ne participera en rien à l’en sortir. On ajoutera simplement une bonne dose de clowneries parlementaires et d’éclats politiciens mais le résultat sera à peu près le même, avec des couleurs saturées au lieu du pénible pastel pondu par les abrutis mielleux de la précédente législature dont la valeur ajoutée a été parfois nulle et le plus souvent phénoménalement négative.

Ainsi, soyons réaliste : qui peut en effet croire que le prochain budget sera miraculeusement équilibré ou vaguement raisonnable compte-tenu de la situation économique et politique du pays ? Tout indique que ce qui importe ne sera pas traité, que les gabegies vont continuer, que le pognon gratuit va couler à flot encore un moment.

Qui peut croire que les tentatives de pousser à nouveau des iniquités telles que le pass vaccinal seront vraiment arrêtées par des députés conscients des dérives ? Lesquels, sérieusement ? Ceux qui étaient déjà là, à la législature précédente et se sont aplatis lâchement ? Les nouveaux, dont les promesses n’engagent que les électeurs ? Fonder des espoirs sur ceux qui pourraient effectivement s’opposer à la marche cadencée du pouvoir macronien semble un pari audacieux de nos jours, tant la médiocrité politique s’est à présent installée partout et que cette médiocrité ne veut rien tant que le pouvoir, pour le pouvoir en lui-même. Et si les iniquités permettent de l’accroître, pourquoi s’opposeraient-ils ?

Du reste, c’est tout l’intérêt de cette nouvelle Assemblée que de montrer l’abyssale médiocrité de notre appareil politique : élus par une minorité de Français, par dépit (faute de mieux) ou par haine de l’adversaire du moment, rares sont les députés qui peuvent prétendre incarner le désir de ses électeurs et le soutien à leur programme ou à leurs idées, ou quoi que ce soit d’autre qu’un rejet.

L’Assemblée issue de ce scrutin est une Assemblée bâtie sur la minorité, le rejet et la division.

Forcément, ça va bien se passer.

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Source : https://h16free.com/2022/06/22/71555-une-assemblee-batie-sur-le-rejet


Catastrophe et panicanicule

lundi 20 juin 2022 à 09:00

Pendant trois jours, la France a eu chaud. À quelques jours de l’été, des températures estivales ont ainsi heurté de plein fouet un pays absolument pas préparé à une hausse des températures : alors que, depuis trente ans, tous les politiciens nous serinent que le climat se réchaufferait, l’État et son gouvernement ont réussi à montrer qu’ils étaient encore une fois pris au dépourvu.

Ainsi, moyennant une modification discrète mais indéniable des échelles de couleurs des cartes météorologiques, le catastrophisme peut s’imposer sans mal. Les aplats de rouge cramoisis sont formels, et si l’on oublie bien vite que « ♩ Quand il fait chaud, c’est pas ♪ la météo ! ♫ Quand il fait froid, c’est pas le climat ! ♬ », il reste donc une constatation indépassable : les températures ont beaucoup trop monté, le climat refuse de rester bien réglé comme il faut, et cette chaleur va inévitablement provoquer des problèmes que l’État et ses sbires vont s’empresser de résoudre !

C’est probablement pour cela qu’il a été décidé, en Gironde, d’y annuler les manifestations publiques en extérieur : des gens qui se réunissent et passent un peu de temps au soleil, voilà la recette assurée pour d’éventuels dérapages qui pourraient virer au fun, au plaisir ou à quelque chose qu’il faut de toute façon réprimer. Pire : certains pourraient attraper des insolations, ce qui ne manquerait pas d’engorger des services hospitaliers déjà débordés.

Que ces services soient débordés par manque de personnel ne semble inquiéter aucun responsable. Que ce manque de personnel soit directement et indirectement provoqué par la désorganisation croissante de l’hôpital public français ainsi que les obligations vaccinales et les suspensions de soignants réfractaires ne provoque aucune réaction de la part des politiciens.

En revanche, et dans la droite lignée de la fermeture de pistes de ski pendant l’hiver dernier au motif que les éventuels blessés des sports d’hiver pourraient venir s’ajouter aux meutes covidées déjà trop nombreuses, on assiste une fois encore à l’utilisation d’un motif de santé publique pour suspendre quelques unes des libertés pourtant fondamentales et jadis inaliénables des citoyens français : se rassembler, manifester ou participer à des festivités est maintenant intégralement soumis au bon vouloir politique qui peut, pour n’importe quelle raison, l’interdire.

De la même façon et dans une vague de fragilisme inquiétante pour l’avenir, on en vient à faire fermer des salles d’école : les enfants seraient à risque, les établissements ne sont pas prévus pour ces températures, les enseignants non plus, et puis il fait trop chaud pour travailler de toute façon.

Sieste et farniente pour tout le monde ! Au moins, en ne faisant strictement rien, on ne risque pas de se blesser ! Rappelez-vous qu’il y a encore plus fragile que les écoliers ou les festivaliers girondins en plein soleil, à commencer par les services d’urgences hospitalières gérés par nos élites.

C’est donc sans surprise qu’on voit apparaître l’inévitable numéro vert, réactivé par le gouvernement, réponse maintenant systématique à tous les problèmes de toute nature. On attend fébrilement le Grenelle de la Canicule ou de la Sécheresse, étape suivante toute aussi inévitable si – par malheur, forcément anthropique – une nouvelle vague devait fouetter la France à nouveau dans les prochaines semaines.

En somme, dès que les températures montent, la panique s’installe dans le pays et de nouvelles interventions étatiques liberticides se multiplient. De façon très éclairante, on pressent déjà que lorsque les températures chuteront dès l’automne prochain, il en ira de même : l’État, ultra-pas-préparé du tout à constater qu’il peut parfois faire froid en hiver, agitera tous ses factotums pour nous expliquer comment nous réchauffer et pourquoi sortir est dangereux (on choppe des virus et le sol peut être glissant).

Il conviendra donc de rester chez soi et … de reporter un masque pour se protéger de l’une ou l’autre pestilence pulmonaire du moment. Ceci n’est pas une exagération : les autorités allemandes sont déjà sur la brèche et envisagent (en plein cagnard) que l’obligation de porter un masque pourrait revenir de façon saisonnière afin d’endiguer différentes infections respiratoires.

En fait, canicule, coronavirus, grippe ou gastro-entérite, tous les prétextes sont bons, surtout s’ils sont sanitaires, pour que des interdictions et des obligations gouvernementales soient mises en place pour garantir qu’on fait mine de s’occuper de votre santé et de votre sécurité.

Peu importe ici que ces actions soient à moyen et long terme directement préjudiciables à votre santé et votre sécurité : il faut absolument gesticuler et réduire vos libertés pour vous empêcher de prendre le risque de vivre, ceci signifiant intrinsèquement le risque, trop séditieux, de vous passer de l’État.

L’excuse sanitaire devient alors la porte d’entrée à tous les délires liberticides : trop chaud, trop froid, trop venté, vos droits de vous rassembler, de vous déplacer, de manifester disparaissent. Trop frais, trop humide, trop ceci ou trop cela ? Vous devrez porter des masques, vous devrez vous faire picouser avec l’une ou l’autre potion miraculeuse d’une industrie qui semble s’affranchir de plus en plus vite de toutes les précautions pourtant indispensables à garantir qu’on ne fait pas plus de mal que de bien.

L’important est que vous ne portiez aucun risque aux autres, au collectif, cette masse mal définie mais si pratique pour les tyrans en herbe.

Dès lors, la responsabilité individuelle a été abolie : vous n’avez plus le droit de prendre de risques même pour vous-même puisque grâce à la magie de la collectivisation de la santé, vous pourriez coûter cher aux autres. Le risque étant interdit, la responsabilité est abolie. Les citoyens ne sont plus que des troupeaux d’enfants, de mineurs isolés que seule la solvabilité financière sauve d’un enfermement total (et pour combien de temps ?).

Manifestement, l’autoroute de la servitude part de l’hôpital public.

Et grâce à la volonté farouche d’une petite minorité active, vocale, qui désire ardemment ces politiques idiotes et néfastes, ces réductions de liberté ne disparaissent jamais lorsque s’achèvent les événements qui les ont motivées. Le pays reste ainsi coincé en état d’urgence (terroriste, sanitaire), et seuls des mouvements de foules violents, lorsque les politiciens sentent leur propre couenne en jeu, permettent d’envisager le recul de l’impitoyable écrasement étatique.

Or, comme il n’y a plus aucun de ces mouvements, ce pays est foutu.

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Source : https://h16free.com/2022/06/20/71536-catastrophe-et-panicanicule


La France Potemkine

vendredi 17 juin 2022 à 09:00

Le niveau des élèves français est réellement stupéfiant : bien qu’apparemment un peu en dessous de celui de certains Ukrainiens, le baccalauréat est maintenant décroché par plus de 90% d’entre eux, sous les applaudissements de la foule et notamment des enseignants, de plus en plus ravis de faire le plus beau métier du monde.

Ou presque.

Il apparaît en effet que certains de ces professeurs – des ronchons, sans doute – se plaignent de voir autoritairement relevées les notes qu’ils attribuent aux copies qu’ils ont eu à déchiffrer noter dans l’épreuve du bac 2022. La polémique enfle : ayant noté une moyenne de copie, voilà qu’ils constatent que cette moyenne a été relevée, parfois de plusieurs points, et notamment pour les notes plus faibles.

Comment est-ce possible ? Entre la plateforme numérique sur laquelle sont saisies ces notes, les rectorats et toutes les petites mains administratives qui se battent tous pour l’excellence de nos chères têtes blondes, le mystère reste entier même si certains soupçonnent que l’idée générale d’une certaine « harmonisation » des notes ne suffirait pas à expliquer le glissement de ces notes (toujours constaté à la hausse).

Les autorités seraient-elles en train de maquiller les notations pour les améliorer, et camoufler ainsi le niveau médiocre des élèves ?

Vous n’y pensez pas ! Il serait inconcevable qu’on joue ainsi avec des chiffres pour brosser dans le sens du poil des élèves, des parents (qui sont des électeurs de façon indirecte) voire des autorités politiques, et d’autant plus qu’il ne fait en réalité aucun doute que les élèves français maîtrisent à l’évidence les arcanes de leur langue comme en témoigne le questionnement sur l’un des sujets de philosophie pour savoir si « ludique » n’était pas un mot trop compliqué dans l’intitulé.

Non, décidément, cette histoire de notes du bac mystérieusement relevées ne tient pas debout.

Ce serait… Ce serait… Ce serait comme insister qu’il y aurait eu plusieurs dizaines de milliers de faux billets distribués lors de la finale entre Liverpool et Madrid à la Finale de la Ligue des Champions disputée au Stade de France fin mai dernier : on sentirait de trop loin le gros bobard mal torché.

Cela n’empêchera pas Didier Lallemant, préfet de police de Paris, d’utiliser cette fine excuse pour expliquer la petite bousculade qui eut lieu aux alentours du stade lors de cette rencontre internationale par ailleurs très bien planifiée, organisée et gérée par l’ensemble des autorités en responsabilité.

Le retour à la réalité (2800 faux billets constatés) n’aura fort heureusement entraîné aucune sanction, aucune mise-à-pied ni prise de conscience pour notre élite dirigeante qui, en responsabilité toujours, a misé sur l’incident diplomatique avec le Royaume Uni plutôt qu’avec la Seine Saint-Denis.

Gentils décalages de notes au bac, petits pipeaux pieux pour le Stade de France, tout se déroule comme si notre administration et nos dirigeants n’étaient plus exactement en phase avec les chiffres réels et leur préféraient ceux qu’ils avaient méticuleusement concoctés : ces derniers ont un avantage d’aider à venir peindre une réalité différente, plus facile à appréhender et pour laquelle les problèmes (de niveau d’éducation, de criminalité, d’image de marque, …) s’évaporent miraculeusement.

C’est un peu comme cette inflation dont l’INSEE s’empare fébrilement tous les trimestres pour nous élaborer une quintessence de calcul irréprochable et systématiquement en décalage avec la réalité, décalage favorable avec le pouvoir ce qui est à la fois un hasard commode et une propriété presque inhérente à la façon de mener le calcul (ça tombe bien).

Et lorsque certains, hardis (et un peu foufous, soyons honnêtes) se demandent si ce chiffre n’est pas un peu sous-estimé, une fine analyse sera rapidement poussée pour conclure à une « divergence méthodologique » qui, rassurez-vous, ne change rien : oui, certes, l’immobilier et l’énergie sont complètement sous-côtés dans l’indice officiel mais c’est parce que Raisons A, B et C et tubulures chromées X, Y et Z et à la fin, hop, petit chiffre ici, soustraction là, voyez m’ame Ginette pas de quoi s’affoler : 3%, c’est vraiment tranquillou, respirez m’ame Ginette.

C’est un peu comme la dette. À 2800 milliards d’euros, on ne compte plus au milliard près, tout ceci serait mesquin. Et si l’on peut, là encore, s’arranger avec la réalité, on n’hésitera pas à le faire comme le président Hollande le fit à son tour sans la moindre vergogne. À la fin, la réalité finira toujours par cogner, mais au moins peut-on présenter temporairement, comme pour le bac, comme pour les exactions au Stade de France, comme pour l’inflation, des chiffres contrôlés et un narratif sinon séduisant au moins pas catastrophique, presque sympathique.

En somme, on habille, on nettoie, on accommode, on arrange, on ripoline vite fait, on embellit. On pose un décor dont l’épaisseur et la coloration du carton-pâte varie… mais qui reste un décor et petit à petit, l’État français ne propose plus qu’un bac Potemkine, qu’une éducation Potemkine, qu’une sécurité Potemkine ou qu’un service public Potemkine en général.

Et ce n’est pas nouveau, c’est même devenu extrêmement tendance ces dernières années avec toute la compagnie de clowns et d’histrions bariolés qui occupent le pouvoir actuellement.

Est-il utile de revenir sur les stocks (de masques, de vaccins, de lits et j’en passe) dans notre système de soins ? À chaque fois, les gouvernants ont feint la surprise en découvrant – toujours trop tard – que les chiffres annoncés étaient fantaisistes et les stocks largement fantasmés ?

Du reste, tout le système de soin est une magnifique illustration de cette potemkinisation : la façade montre un personnel mobilisé, des équipements modernes et des services au taquet pour assurer une qualité de soin irréprochable aux patients et à ceux qui payent, contribuables et assurés. L’envers du décor montre des services désorganisés, un personnel épuisé, démotivé et débordé et des urgences qui ne sont plus assurées.

Le pays Potemkine a probablement commencé à mesure que le décalage entre le discours politique et la réalité s’est fait trop violent pour être admis par le pouvoir en place, directement responsable de la dérive. On se souvient ainsi des voyants qui se remettaient tous tranquillement au vert de Mauroy dans les années 80, tout comme ce « sentiment d’insécurité » qui doit nous faire oublier les exactions de plus en plus nombreuses et violentes dont sont victimes les Français.

À présent, il n’est plus un domaine dont l’État s’est emparé qui ne se soit pas accablé de cet écart consternant entre sa devanture, vantée par toute la clique au pouvoir quel qu’en soit le bord politique, et les coulisses rafistolée aux indicateurs bricolés sans honte pour afficher une santé, des performances ou des caractéristiques de plus en plus irréelles.

Même si, maintenant, une majorité de Français semble avoir compris qu’ils se déplacent dans ce décor de carton-pâte, ce qui la pousse à marquer une pause dans sa participation au théâtre, un nombre considérable d’entre eux refuse encore de regarder la réalité en face : il n’est qu’à voir le nombre de citoyens prêts pour le marché de Nupes ou à remettre une couche de Renuisance pour comprendre que ceux-là se satisfont très bien de ce décor et de ces faux-semblants tant qu’ils en profitent.

Les législatives Potemkine vont donc se dérouler sans accrocs, et le parlement Potemkine, fraîchement élu, fera semblant d’exercer le pouvoir législatif.

Ce pays Potemkine est foutu.

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Source : https://h16free.com/2022/06/17/71522-la-france-potemkine


Une polarisation qui dégénère

mercredi 15 juin 2022 à 09:00

Le premier tour des législatives s’est déroulé comme prévu, c’est-à-dire aussi mal et mollement que possible.

Comme l’explique fort bien Frédéric Mas de Contrepoints, c’est donc la défiance qui a raflé la mise au premier tour : avec 53% d’abstention, un vrai gros record bien solide et indiscutable, la majorité des Français a clairement exprimé son parfait détachement pour l’exercice de style qui lui était proposé. Peut-être a-t-elle (enfin ?) compris que tout ceci n’est qu’un théâtre sinistre ?

Et dans tous les sens de sinistre, du reste, tant la gauchisation du spectre politique est patente sur les voix exprimées : la droite telle qu’elle aurait pu être représentée par un RPR des années 90 n’existe plus (la contre-performance de Reconquête est suffisamment cuisante pour qu’on n’y revienne pas). Sous Marine Le Pen, le Rassemblement National a fini sa mue en parti social-démocrate conservateur mais farouchement étatiste, qu’on aurait probablement placé au centre-gauche il y a 40 ans.

Quant aux Républicains, ils ne sont qu’une version ramollie de la Renuisance présidentielle, sans panache ni saveur mais avec exactement les mêmes entêtements interventionnistes que le gloubli-boulga élyséen qui ressemble à s’y méprendre à ce qu’on trouvait dans les programmes socialistes des années 80. Le reste est bien évidemment encore plus interventionniste, étatiste et pour tout dire, à gauche.

Il n’y a donc plus de droite en France et ce qui en reste n’est qu’anecdotique.

Peut-être peut-on expliquer l’abstention record par cette disparition d’une vraie droite modérément conservatrice, favorable à la liberté des citoyens, aux baisses des ponctions et de l’étouffante bureaucratie française et au retour à un pays en ordre de fonctionnement comme il existait encore dans les années 70 ou 80…

Peut-être pourra-t-on aussi trouver une explication complémentaire à cette débâcle démocratique dans les actuels comportements lamentables de trop de politiciens français : entre Borne qui insulte ses opposants politiques ou Blanquer qui veut introduire un recours contre son adversaire, et si l’on ajoute le niveau abyssal des arguments et des propositions politiques en place publique, on est très loin d’une lutte pour le bien commun et bien plus pour l’accaparement d’une parcelle de pouvoir supplémentaire… « Quoi qu’il en coûte », comme dirait l’autre.

En tout cas, ces comportements et ce record d’abstention montrent surtout que le régime actuel est à l’agonie et plus personne ne peut le nier.

Seuls quelques indécrottables parasites politiciens persistent à trouver quelques fiertés ridicules dans les suffrages qui leur sont attribués : il faut vraiment être déconnecté comme les macronistes ou les mélenchonistes pour croire représenter une vraie tendance sociétale lorsqu’on ne représente au mieux qu’un Français sur huit.

En réalité, la société française a achevé sa partition : d’un côté, une caste de votants constituée essentiellement des citadins qui approchent de la retraite ou y sont maintenant confortablement installés, avec des revenus sinon confortables mais au moins suffisants pour vivre, et de l’autre côté, le reste des Français qui marque très majoritairement son ras-le-bol de participer à cette mascarade et de payer pour tout ça sans rien en retour (même pas des services publics ou un semblant d’ordre républicain).

Ainsi, 69% des jeunes de 18-24 ans, 71% des 25-34 ans, 59% des 35-49 ans et 52% des 50-59 ans n’ont pas voté, et on peine à le leur reprocher…

Cette magnifique performance de tout le personnel politique – qui tente, comme à son habitude, de s’en dédouaner – est évidemment le résultat d’une absence consternante de connexion entre ce qui est proposé et ce qui est attendu, entre ce qui est promis et ce qui est réalisable. Dès lors, ne votent plus que ceux qui ont un intérêt effectif et bien calculé à conserver le statu quo (avant de partir en laissant la note aux générations futures), et les naïfs qui croient encore à toute la batterie d’instruments à vent qui joue frénétiquement chez les principaux partis politiques.

Pour tous ceux dont les perspectives sont maintenant nulles de tirer un quelconque bénéfice du système actuel, le vote n’a plus aucune importance : quoi qu’ils fassent, ils seront tondus, exploités et ouvertement méprisés voire jugés systématiquement coupables, parce qu’ils ne sont pas de la bonne communauté religieuse, du bon sexe, de la bonne localité, de la bonne couleur de peau ou, pire que tout, ont un travail régulier et quelques économies.

Le pompon est atteint lorsque toute la classe jacassante (politiciens et médias à l’unisson) feint de croire à une spécificité réelle entre les différents parfums de la gauche extrémiste et la molle majorité présidentielle : il suffit de voir les appels presqu’enamourés des sbires de Macron à voter pour les députés de la NUPES à chaque fois qu’un politicien du Rassemblement National menace d’obtenir un mandat pour comprendre que tout ceci n’est, encore une fois, qu’une mascarade tragique.

Eh oui : il n’existe aucun « front républicain » contre les extrêmes, seulement contre la droite. En revanche, il existe beaucoup d’intérêts convergeant tous à gauche (le hasard est total), et les médias, eux-mêmes généreusement à gauche, ne dénoncent surtout pas cette asymétrie pourtant criante de la vie politique française.

Tout ceci n’aboutit qu’à polariser encore plus la population française qui n’avait probablement pas besoin de ça : ceux qui payent d’un côté et ceux qui profitent de l’autre, ceux qui ont tout compris de la mondialisation et ceux qui se la prennent en pleine figure, deux fois et avec des poignées de chardons, ceux qui votent pour qu’on continue le même délire (avec les coureurs du Chon, et les marcheurs du petit ‘Cron) et ceux qui ne votent plus parce que, finalement, à quoi bon ?

Cette polarisation, déjà largement visible dans les précédents votes et de plus en plus aigüe à chaque année qui passe est maintenant en train de dégénérer : à force de politiques tribalistes, applications cyniques d’un diviser pour mieux régner poussé à son paroxysme, et des médias qui excitent ces tendances d’autant plus qu’ils sont explicitement payés pour, la société française n’est plus qu’une cocotte minute de frustrations et de jalousies, une arène où se joue la guerre de tous contre tous et où le moindre événement sera le prétexte à des émeutes et des révoltes de plus en plus violentes.

Si ces élections nous montrent quelque chose, c’est que les prochains mois ne pourront pas être calmes.

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Source : https://h16free.com/2022/06/15/71507-une-polarisation-qui-degenere