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Quelques jours de pause

samedi 19 juin 2021 à 10:00

Horreur, désespwâr, consternation : il n’y aura pas de billets cette semaine. Eh oui : une petite pause nécessaire pour reprendre son souffle avant la période estivale où on se doute qu’il va se passer quelques bricoles. Cette interruption momentanée des billets sera fort utile pour se reposer d’une actualité fort chargée ces derniers temps et prendre un peu de recul.

Parions que les mois qui suivent ne seront pas beaucoup plus calmes.

En attendant, prenez des notes, faites des listes, trouvez quelques tweets croustillants ou des liens amusants, n’hésitez pas à relire quelques uns des précédents billets et à commenter celui-ci.

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Source : http://h16free.com/2021/06/19/68957-quelques-jours-de-pause


C’est horrible ! De l’extrême-droite partout !

vendredi 18 juin 2021 à 09:00

Immense surprise dans le Landernau informationnel et le microcosme journalistique des journalistes professionnels du journalisme de journal : il semblerait qu’une chaîne de télévision offre une part non négligeable de ses plateaux politiques à l’extrême-droite. C’est donc l’horreur. Pensez donc : les cris de toute la classe jacassante sont quasiment couverts par les bruits de bottes !

L’enquête de Libération ne laisse aucun doute. Les petits graphiques illustratifs de la rédaction du journal fondé par Sartre et positionné à l’extrême-gauche ne permettent aucune interprétation à cette abominable vérité vraie : CNews (car c’est elle dont il s’agit) se vautre dans la facilité d’inviter jusqu’à 36% de politiciens d’extrême-droite. Selon les comptes méticuleux de toute l’équipe de Libération qui s’est consacrée à éplucher les programmes de cette abomination télévisuelle entre juin 2020 et juin 2021, la chaîne de Bolloré a par exemple osé recevoir plus de 130 fois Jean Messiha ce qui est évidemment troporibl.

Le travail était dur, la tâche ingrate et obligeait à manipuler des miasmes nauséabonds d’une beuhête immonheudeu mais les zanalystes de Libération n’ont cependant pas hésité à s’y coller avec abnégation et ont même produit une petite synthèse qui, là encore, ne laisse aucune place à une interprétation aimable : quand on fait bien tous les petits calculs, les politiciens du Rassemblement National sont très très invités par CNews (jusqu’à 26.5% du temps d’antenne consacré à la politique). Quelle abomination !

Quand on voit tout ça, difficile de retenir un haut-le-cœur : malgré les efforts incommensurables déployés par toute la rédaction de Libération depuis des décennies pour repousser toujours plus loin, plus fort les relents du fascisme et des pires extrêmes à savoir ceux de droite, il semble bien que la leçon ne parvienne pas à porter partout, que la Bonne Parole ne réussisse pas à atteindre les moindres recoins de certaines chaînes de télévision.

La situation est grave. Que dis-je, elle est terrible !

Il faut en effet comprendre que si Libération (et tous les journalistes derrière cette rédaction et bien au-delà) a produit tel article, c’est bien parce qu’une chaîne vient de briser un tabou français : donner la parole aux gens de droite et, notamment, aux gens d’extrême-droite non pas à proportion de ce que la rédaction estime qu’ils méritent, mais à celle que leur donne leur représentation dans la politique nationale. Et si on commence à laisser les gens de droite (et a fortiori les gens d’extrême droite) s’exprimer ainsi dans les médias un média à proportion de ce que le public veut entendre, c’en est fini du discours actuellement dominant de la Belle Gauche Humaniste, Universaliste et Inclusive dont cette rédaction (et tant d’autres) se veut l’étendard.

En réalité, il est particulièrement intéressant de voir que, au sein même de CNews, les journalistes émettent des petits couinements plaintifs à l’idée que certains, comme Zemmour ou Praud, puissent ainsi trouver un temps d’antenne pour y exprimer leurs opinions : comme ces dernières sont officiellement estampillées nauséabondes, il est inconcevable qu’on puisse les laisser parler. La démocratie, la liberté d’expression, ça va pour la météo et les idées de gauche, mais pas pour les idées de droite et les sujets qui fâchent. Et puis quoi encore ?

Ce qui explique sans doute le détachement voire la gourmandise de ces mêmes journalistes et des autres rédactions à inviter, tendre le micro, analyser et recueillir les paroles d’un nombre dodu de partisans de l’extrême-gauche, et ce, absolument sans aucun rapport avec le poids réel de ces idées et de ces gens dans la politique nationale.

Et là apparaît toute l’hypocrisie dégoulinante de ces distributeurs automatiques de morale de synthèse : lorsqu’on prend un court temps de réflexion, on s’aperçoit assez vite que les quelques heures d’antennes supplémentaires que l’extrême-droite et la droite ont grapillées sur CNews ne permettent même pas d’équilibrer le temps global de ces représentations politiques dans les médias.

Non seulement CNews, avec 36% consacrés à l’extrême-droite ne fait que s’approcher de la proportion de ces opinions dans l’électorat comme en témoigne la dernière élection présidentielle de 2017, mais en plus la dominance des idées de toutes les gauches sur les services publics laisse carrément songeur lorsqu’on se rappelle qu’il s’agit là d’argent pris de force à des contribuables qui, de fait, voient leurs contributions utilisées pour diffuser des idées avec lesquelles ils ne sont pas majoritairement d’accord… Au contraire de CNews qui, chaîne privée, se doit donc de coller aux désirs de ses spectateurs. L’équilibre qu’on serait en droit d’attendre du service public n’existe pas et c’est, finalement, le privé qui montre l’exemple ce qui déclenche l’urticaire journaliste de façon prévisible.

Le décalage est encore plus violent lorsqu’on tient compte des parts d’audience comme ne le font surtout pas les petits hypocrites de Libération et leurs inénarrables Décodeurs, véritables montres arrêtées qui indiquent le sud : l’abominable équilibrage de CNews avec 2.2% de part d’audience prend alors une autre tournure devant les 12.3% réalisés par France Inter et son gauchisme quasiment institutionnel. Autant dire que les gesticulations des journaleux militants de Libération se basent essentiellement sur un gros fantasme de sur-représentation, ce qui leur permet d’oublier complètement la sous-représentation de la droite dans absolument tous les autres médias.

En tenant compte de ces éléments, l’article de Libération montre en réalité par contraste toute l’étendue de la médiocrité du service public et des médias sur-subventionnés par l’État : loin des contingences du marché et donc loin des opinions réelles des lecteurs, des auditeurs et des téléspectateurs, ces productions fonctionnent maintenant en vase clos, recrutant leurs équipes dans les mêmes viviers tous orientés politiquement de la même façon, avec un rapport de plus en plus ténu avec la réalité, le terrain et les problèmes réels du pays.

Ceci explique à la fois le décalage croissant des sujets politiques abordés avec ceux que la majorité des Français désirerait effectivement voir traités (ce qui aboutit aux dernières constatations de la Fondapol qui remarque dans une récente étude que plus de 60% des gens ne s’estiment pas représentés par les médias dominants) et le décalage des politiciens avec les Français, les premiers croyant niaisement que la presse rapporte ce que pensent les seconds, ce qui permet au passage à ces médias d’orienter plus ou moins lourdement ces politiciens dans leur sens.

En fait, l’orientation actuelle de CNews et ses excellents résultats d’audience sonnent comme un véritable avertissement à tous les autres médias actuellement confits de leurs certitudes et de leur hypocrisie dans l’argent gratuit des autres : vous êtes moins que médiocres, vous êtes nuls, et vous allez périr minablement.

Et quelque part, ce sera ni surprenant, ni même triste.

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Source : http://h16free.com/2021/06/18/68941-cest-horrible-de-lextreme-droite-partout


Le contrôle social à la chinoise est bien dans le Passe Sanitaire

mercredi 16 juin 2021 à 09:00

On vous l’a dit, on vous l’a répété : il faut absolument que vous installiez l’application TousseAntiCovid tant elle s’inscrit dans l’indispensable boîte-à-outils de nos dirigeants pour aider le bon peuple à se sortir de l’actuelle pandémie et, surtout, pour parer aux prochaines qui ne manqueront pas d’arriver, mondialisation ultralibérale oblige.

Mais si. C’est ainsi.

Le fait que les gesticulations gouvernementales aient, sur l’année écoulé, amplement prouvé leur caractère toxique et castrateur sur l’activité spontanée ne doit pas rentrer en considération. Le fait que la précédente mouture de la même application ait coûté une blinde pour un résultat minable ne constitue en rien un critère pour ne pas relancer le manège en augmentant le volume de la sono quitte à faire clignoter le stroboscope encore plus vite.

Quant au fait que la dernière version de cette application, destinée à venir stocker les données de test médical et de vaccination, soit manifestement une passoire à données à tel point que plusieurs particuliers et associations, dont la Quadrature du Net, ont déposé plainte à ce sujet, que la sécurité afférente aux procédés mis en place n’est garantie en rien, que son financement soit toujours aussi opaque et l’attribution du marché public toujours aussi sujette à débat, tout cela ne peut pas non plus servir d’excuse pour ne pas le mettre en place.

Il en va de la réputation de tous les groupes publics et parapublics mouillés impliqués dans cette aventure électronique truculente, depuis les ministres qui en vantent niaisement les avantages sans en voir toutes les dérives possibles et avérées, jusqu’aux groupes nationaux stipendiés par le contribuable à son corps défendant comme IN Groupe, émanation de l’ancienne Imprimerie Nationale et dont on imagine déjà les babines luisantes d’appétit devant la masse de données juteuses et monnayables que représente l’introduction de cette application dans le public français.

Il faudrait en effet être fort naïf pour croire que ces histoires de passeports sanitaires ne sont qu’une histoire de suivi sanitaire et d’assurance globale qu’on ne court pas de risques de choper un virus : à mesure qu’on découvre les conflits d’intérêts, les correspondances personnelles de personnes haut placées et les contrats hippopotamesques entre États et grands industriels, il devient en effet difficile d’écarter que cette application et l’ensemble des contorsions gouvernementales autour de la crise sanitaire ne cherchent pas avant tout le profit personnel et très spécifique de certains individus, que ce soit financier ou politique.

Et si certains, douillettement confits de leurs certitudes que tout finira en chansons, croient encore mordicus qu’il y a bien un intérêt médical à souscrire à ces âneries électroniques, on se devra de leur rappeler les dernières saillies de quelques sénateurs manifestement en roue libre sur le sujet : pour eux, pas de doute et tant qu’à faire, il faut aller bien au-delà de ce qui est envisagé et déjà relativement cauchemardesque pour se lancer, tout nu et les bras en l’air avec un sourire idiot scotché au visage, vers une version même pas édulcorée du contrôle social totalitaire à la chinoise.

J’exagère ? J’aimerais.

On découvre ainsi le rapport des sénateurs Véronique Guillotin, Christine Lavarde et René-Paul Savary sur « le recours aux outils numériques dans la prévention et la gestion des épidémies » dont le contenu est détaillé dans quelques (trop rares) articles de presse qui ne font pas assez ressortir toute la fulgurante croustillance des propositions sénatoriales de ces sénateurs LR (ce qui montre au passage que l’opposition qu’on avait pu entrevoir n’était qu’une pure façade opportuniste et que ces clowns réussissent la parfaite synthèse du pire de la majorité et de l’opposition, ce qui donne une idée de l’infini).

Et finalement, c’est dommage qu’on n’entende pas plus parler de ce rapport tant l’avenir qui nous est brossé dans ses 182 pages veloutées mérite plus d’attention.

Au détour de la prose habituelle en sabir politico-sénatorial, on découvre que ♩ le numérique c’est fantastique ♪ et le tracking ♫ super doux ♬ (à partir de la page 126) où grâce à lui, on pourra s’éviter de nouveaux confinements si de nouvelles pandémies devaient à nouveau parcourir la planète.

Décidément, ces outils numériques – que la gent politique ne maîtrise même pas en rêve et affuble donc de qualités quasi-magiques – sont drôlement pratiques puisqu’ainsi dotés de ces superpouvoirs, ils peuvent sinon changer l’eau en vin et faire revivre les morts (encore que), au moins seraient-ils capables de mitiger les effets consternants des politiques idiotes menées par la troupe d’andouilles qui nous dirigent. Corriger des problèmes politiques et organisationnels par un bricolage technologique ? On y croit !

En pratique, on comprend surtout que ces outils, dont l’aspect invasif n’est plus à prouver, sont autrement pratiques pour paver l’enfer de bonnes intentions sénatoriales détaillées sur des douzaines de pages : grâce à un traçage numérique aussi précis que possible, géolocalisé et bien évidemment obligatoire, on peut offrir une solution crédible pour tabasser le citoyen qui viendrait à ne surtout pas se calfeutrer chez lui s’il était testé positif.

L’idée même qu’on puisse ensuite subrepticement tester positif tout citoyen enquiquinant (qui distribue des baffes par exemple) ne semble pas effleurer nos sénateurs. Nous sommes en démocratie, tralali, la justice fait son travail, tralala, il y aura des garde-fous youkaïdi et CNIL et contrôles et attossion les enfants tout sera encadré, youkaïda. Ayez confiance.

En fait, les idées fourmillent : un citoyen est (politiquement ?) détecté comme simplement positif ? Il est assigné à résidence, sans faire de vague. S’il veut tenter de bouger, on lui sucre les transports en commun et son argent est bloqué. C’est d’autant plus facile que, grâce à une habile convergence des données de différentes applications qu’on va s’empresser d’autoriser pour les piller sans vergogne « mettre à profit », on aura eu la présence d’esprit de rendre les transports individuels impossibles à utiliser (trop taxés ou purement et simplement interdits), et que l’argent liquide, préalablement banni sous forme de pièces et de billets physiques, sera donc exclusivement sous forme numérique particulièrement simple à tracer et geler.

Et rassurez-vous : nos gentils bouffeurs de chatons sénateurs ont même trouvé le toupet courage de pondre ce rapport afin d’améliorer la future réponse du pays aux prochaines pandémies. Ce sont des altruistes et des chevaliers du beau geste qui l’expliquent eux-mêmes :

« Nous ne proposons pas de limiter les libertés, nous cherchons un moyen de les retrouver »

Et qu’y a-t-il de plus beau que des gens de l’État qui permettent aux manants de retrouver des libertés que les gens de l’État leur avaient supprimé en premier chef ? Quel beau geste, et pour une si petite remise en question de nos informations privées !

Devant cet amoncellement de mesures toutes plus liberticides, intrusives et parfaitement scandaleuses, on doit se demander qui peut encore soutenir le passeport sanitaire tel qu’il est envisagé actuellement et tel qu’il se profile de plus en plus. Quand, il y a quelques mois, on évoquait déjà les dérives possibles d’un contrôle social à la chinoise, beaucoup trop expliquaient, l’index en l’air, que nenni il n’y aurait pas de dérives et que les pessimistes l’étaient vraiment trop. Il apparaît à présent que tout se déroule comme prévu, c’est-à-dire fort mal.

En outre, on peut s’interroger sur l’empressement de nos élus à ainsi pousser de telles mesures.

Sentiraient-ils le vent tourner défavorablement pour eux et, voyant la fenêtre d’opportunité de mettre en place les pires saloperies, se pressent-ils d’en faire le maximum avant l’ire des foules ? Ou pire encore, ces tristes graines de tyrans considèrent-ils au contraire que le peuple, malaxé par une douzaine de mois de propagande, est maintenant mûr pour l’estocade finale et la mise aux fers rapide ?

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Source : http://h16free.com/2021/06/16/68899-le-controle-sociale-a-la-chinoise-est-bien-dans-le-passe-sanitaire


Une Justice au taquet dans une France inégalitaire

lundi 14 juin 2021 à 09:00

Au moins l’affaire n’aura pas traîné : pour un acte commis le 8 juin, l’auteur est immédiatement arrêté, porté devant la justice le 10 juin, condamné dans la foulée et directement mis sous écrou. La France va pouvoir reprendre le cours normal de sa déchéance douillette.

Oh, bien sûr, on devra se réjouir que la Justice française n’aura ni temporisé dans son action, ni hésité dans sa sanction : deux jours seulement après avoir collé une petite gifle au président Macron dont il s’est fort vite remis, Damien Tarel est condamné à quatre mois de cellule dont il verra bien les murs puisqu’il y a été placé au sortir de son procès qui n’a guère duré. Pas de doute, quand la Justice peut faire vite et ferme, elle fait vite et ferme.

Certes, la personnalité bousculée, symbolique, appelle probablement à un traitement rapide et exemplaire  que voulez-vous, « quand président fâché, lui toujours faire ainsi ».

Malheureusement, si l’on peut admettre que Damien Tarel aurait essentiellement giflé un symbole et qu’il paye donc cher à ce titre, force est aussi de constater que, d’une part, le symbole n’est pas aussi reluisant et exemplaire qu’il devrait l’être, et que, d’autre part, il arrive un moment, à force de dévalorisation de la fonction, où le symbole se détache de l’homme qui le porte pour ne plus laisser que ce dernier, dans sa chemise et son petit pantalon, entouré d’une garde prétorienne au passage un peu à la ramasse dans ce cas présent.

Est-il besoin de revenir sur les (beaucoup trop) nombreuses occasions où Macron n’a justement pas réhaussé la fonction qu’il occupe, depuis la myriade de petites phrases idiotes ou assassines qu’il a sorties avec régularité, jusqu’aux situations grotesques, équivoques ou insultantes pour le peuple français dans lesquelles il s’est pavané avec une sorte de gourmandise d’enfant terrible cherchant absolument à casser les bibelots de famille juste parce qu’il le peut ?

Si l’acte de Damien Tarel est probablement condamnable au moins sur le principe, il n’en est pas moins parfaitement compréhensible, surtout par contraste avec les précédents présidents : là où Hollande incarnait surtout la mollesse, l’indécision et les petites combines, Sarkozy les gesticulations et les petits coups de mentons peu suivis d’effets, aucun des deux précédents présidents n’ont aussi ouvertement évoqué le mépris de tout un pan du peuple comme les comportements et les raisonnements de Macron le laissent transpirer. Il est probable qu’en terme de nombres bruts, il existe actuellement dans le pays beaucoup plus de Damien Tarel potentiels envers Macron qu’il n’en a jamais existé envers les précédents occupants de l’Élysée, et le saupoudrage populaire par LBD et grenades de dispersion en 2018 et 2019, les confinements arbitraires et le délire bureaucratique total des 18 derniers mois n’ont certainement pas aidé.

Il n’en reste pas moins que le contraste est très fort entre cette justice rapide et ferme pour le président (et pour les élus médiatiques en général) et celle de la justice quotidienne éprouvée par les Français du peuple, ces non-introduits, sans-réseau voire sans-dent, qui est systématiquement plus molle, tant en temps de réaction qu’en sanctions réellement appliquées.

On pourrait ainsi s’étonner du calme plat de certaines épopées judiciaires (celle concernant Benalla vient immédiatement à l’esprit, plusieurs années après les faits). On pourrait, de même, s’interroger sur la cohérence d’ensemble de la justice lorsqu’on multiplie dans l’actualité, au moment même où le gifleur présidentiel est arrêté, déféré, jugé et incarcéré, les affaires sordides de multirécidivistes qui défrayent la chronique après l’un ou l’autre meurtre, et toutes ces affaires dont les jugements ont permis à tant de (pourtant) condamnés récidivistes de dormir chez eux, à tant de voyous, de racailles, de petites frappes de continuer leurs exactions, à tant de victimes de se retrouver sans le moindre espoir de réparation sinon physique du moins morale.

Ces colonnes et beaucoup d’autres ont déjà fourni nombre d’exemple d’affaires ignobles où la justice aurait dû être au moins à moitié aussi véloce que pour protéger le petit corps présidentiel, et au moins à moitié aussi sévère que pour punir le gifleur que les médias ont déjà agoni de sobriquets (ne manquant pas l’inévitable « complotiste » devenu indispensable par les temps qui courent). Il n’en a rien été et il n’en sera rien une fois que l’écume des jours sera passée et que cette petite péripétie de Macron au full-contact des Territoires sera oubliée de tous.

Et c’est bien l’un des plus graves problèmes de la France actuelle dont certains s’émeuvent (un peu tard) qu’elle se partitionne : les pauvres contre les riches, les provinciaux contre les urbains, les solvables et ceux que la justice ne loupera pas contre les éternels exemptés de ces quartiers émotifs pour lesquels la police n’existe plus, ceux dont on attend fermement qu’ils continuent à se fondre, corps et âme, dans la République contre ceux dont on tolère (surtout par calcul politique) qu’ils se communautarisent, ceux qui payent contre ceux qui touchent, …

La France meurt de ces métastases multiples d’un Deux Poids, Deux Mesures que le Moyen-Âge le plus caricatural n’aurait pas renié, de ces passe-droits, privilèges et exonérations qu’on distribue à certains et de ces vexations, taxations et coercitions qu’on use sur les autres, bien distincts des premiers. La France, celle de ces tribuns la bouche toujours ouverte à réclamer l’égalité voire l’égalitarisme jusque dans les chiottes, les pronoms, les taxes et l’orthographe, se meurt de ne voir nulle part les plus essentielles des égalités (devant les devoirs, les ponctions, et les sanctions) respectée et appliquées effectivement.

Cette France partitionnée, inégalitaire semble autoriser sans sourciller de faire charger les CRS sur des jeunes qui s’amusent en groupe sous prétexte qu’est arrivée l’heure du couvre-feu (mesure parfaitement inutile et inique), pendant qu’au même moment, à quelques kilomètres de là, quelques privilégiés bien en cour peuvent apprécier les dépassements d’horaire aux Jeux du Cirque moderne, brisant ainsi ce même couvre-feu qu’il semble indispensable de faire respecter ailleurs à coup de lacrymogènes.

Dans ce cadre, la gifle présidentielle est peut-être la cerise démonstrative sur le gâteau d’iniquités que la France est devenue. Rarement dans l’Histoire du pays de telles inégalités ont ainsi été jetées à la face de ceux qui payent et subissent.

Décidément, « Liberté, égalité, fraternité » : la France de cette devise est morte.

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Source : http://h16free.com/2021/06/14/68918-justice-au-taquet-dans-une-france-inegalitaire


Schiappa découvre sans le savoir l’aventure incroyable du privé

vendredi 11 juin 2021 à 09:00

Lorsque Marlène Schiappa n’est pas au téléphone à répondre fébrilement aux milliers d’appels de Franciliens désireux de lui parler, elle cornaque avec brio des opérations mettant à l’honneur « la multiplicité d’initiatives solidaires » nées chez les jeunes au cours de la crise sanitaire. Et les enseignements qu’on peut en tirer sont… fort édifiants.

L’article de journalimse total, pondu à ce sujet par le Figaro – un papelard officiellement de droite, rappelons-le – est totalement intéressant.

En quelques paragraphes, on y découvre les efforts réalisés lors de la pandémie par des milliers d’individus, poussés par l’envie ou le besoin de se rendre utile : fabrication de visières pour les personnels soignants, accompagnement de personnes en difficulté, musique pour les personnes âgées, les initiatives spontanées se sont multipliées notamment pendant le premier confinement lorsqu’il a fallu que chacun s’adapte à une situation inédite.

Ainsi donc, alors que, selon les médias, des centaines de milliers de Français semblaient prêts à en découdre pour se procurer la dernière palette de rouleaux de papier toilette et que le pays semblait s’enfoncer dans une sorte de dystopie basée sur la peur et l’épuisement, des douzaines d’autres Français relevaient le défi de fournir quelques services – ici, bénévoles de surcroît – pour améliorer le sort de leurs semblables.

Incroyablement et comme ne le souligne absolument pas l’article, ces initiatives n’ont eu besoin d’aucun cerfa en triplicata. Aucun coup de tampon administratif salvateur ne fut délivré et les individus semblent s’être organisés en l’absence quasi-totale de cadre officiel dûment déclaré en préfecture avec timbre fiscal à l’appui. Et pourtant, ces opérations ont été couronnées de succès, au moins suffisamment pour qu’on en parle au niveau local puis national et que les politiciens, jamais en retard d’une récupération plus ou moins grossière, n’en fassent l’occasion d’une cérémonie avec remise de prix, de chèques d’argent des autres et de petits fours dans le respect évident des gestes barbants et de la distanciation socialiste.

Qu’il est intéressant (et pas du tout mentionné par la fière journaliste du Figaro), ce contraste entre ces petits actes individuels spontanés du quotidien, exemples répétés d’un dynamisme naturel chez les gens normaux, et la lenteur cadavérique de toute l’administration sur la même période qui, d’obstructions en procédures ubuesques et plusieurs semaines après que ces citoyens s’adaptaient aux nouvelles contraintes, en était encore à se demander si on aurait assez de masques, où les commander, où trouver du réactif pour des tests qu’on n’avait surtout pas encore le droit de réaliser en laboratoires vétérinaires pourtant compétents, rapides et volontaires.

Qu’il est notable (et oublié de toute analyse journalistique qui pourrait déplaire aux subventionneurs), ce différentiel flagrant entre ces initiatives issues de la société civile et d’entreprises privées et les plans procéduriers mis en place par l’État, ses administrations et la myriade de sbires voués corps et âmes à son omniprésence ! D’un côté, on observe ceux qui n’ont pas hésité à mettre leurs ressources en temps, matériels et moyens financiers pour aider leurs prochains, et de l’autre, ceux qui ont hésité, à chaque étape, chaque minute de chaque heure, à mettre quelque ressource et quelque moyen que ce soit à disposition de ceux qui en avait besoin, y compris lorsqu’il s’agit de l’argent des autres, à faire preuve d’adaptabilité et de souplesse devant une situation totalement nouvelle…

Qu’il est évident, devant ces exemples, que la charité existerait donc, que l’appât du gain et la motivation financière ne seraient donc pas l’unique moteur de l’activité humaine contrairement à ce que nous serinent sans cesse les tenants du tout-État et de cette vision pénible qui ne voit dans les individus libres que des sources de problèmes et de machinations pour extorquer d’autres richesses et ressources.

On en profitera pour se demander si une telle conclusion a effleuré, même vaguement, le folliculaire en charge de l’article, et si elle a traversé le crâne probablement un peu vide de la politicienne qui a récupéré l’ensemble de ces opérations avec gourmandise. Quant à imaginer qu’on pourrait en déduire un comportement global (d’ailleurs observé dans d’autres pays), qu’on pourrait même mettre à profit ce comportement par défaut pour améliorer certaines pratiques et enlever certains carcans qui pèsent sur l’initiative entrepreneuriale française, ce serait un pas à la fois hardi et qui garantirait à son auteur une chute dans le ravin médiatique de l’ultralibéralisme, celui duquel on ne sort jamais qu’en s’étant roulé dans la fange de l’humiliation et l’autoflagellation en avouant sa faute et en prêtant allégeance au collectif (qu’il soit étatique, syndicaliste ou politique).

En pratique, tout l’article démontre que la France, laissée à elle-même, s’en sortirait fort bien : sortis de l’empêtrement mortifère de ses administrations folles, les Français redécouvriraient le bonheur de se lancer dans l’une ou l’autre activité, rémunérée ou non, en ne dépendant ultimement que de leur capacité à répondre à des besoins exprimés ou soupçonnés, en prenant directement les responsabilités, les risques mais aussi les bénéfices qui les accompagnent. Subitement, le peuple de Gaulois réfractaires redeviendrait ce peuple qui conquit le monde il y a quelques siècles, qui rayonna des décennies durant par son inventivité et sa capacité d’adaptation et sa créativité.

Heureusement, tout ceci n’arrivera pas car une telle audace, une telle prise de risque ne sont possibles qu’à toute petite échelle et seulement lorsque les administrations sont elles-mêmes débordées par leur propre importance et que tout le pays s’arrête sur ordre du Président. La prise de risque, déjà si fortement méprisée depuis quelques décennies que la « précaution » est maintenant un principe constitutionnel, est devenue absolument taboue en quelques mois à tel point que même une levée du couvre-feu semble une mesure presque délirante en ce mois de juin.

Moyennant quoi, les petits sous-ministres font mine de s’ébaubir du dynamisme et de l’inventivité de quelques uns de leurs compatriotes, leur distribuent quelques aimables sucettes républicaines avant de relancer l’un ou l’autre chantier de castration entrepreneuriale garantissant qu’enfin, le pays ne se risque plus jamais à quoi que ce soit.

On ne sait jamais, certains pourraient être moins malheureux que d’autres !

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