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[Redite] Lutte contre le terrorisme : Bercy évidemment à la rescousse

dimanche 18 novembre 2018 à 11:00

Article initialement paru le 24.11.2015

En Novembre 2015 et comme vous pourrez le relire ci-dessous, l’actualité fiscale était à l’action musclée de Bercy pour choper du terroriste. Trois ans plus tard, si les objectifs se sont adaptés, la mainmise des inspecteurs du fisc sur votre vie privée n’a pas diminuée et continue même de s’étendre au point que Darmanin a envisagé, sans rire, d’utiliser les réseaux sociaux pour coincer les dangereux exhibitionnistes Facebook de leurs coûteuses vacances issues de revenus non déclarés…


Franchement, ça en devient caricatural : on a à peine oublié le précédent billet qui narrait les récupérations toutes plus lamentables les unes que les autres des récents attentats pour faire passer tout et n’importe quoi, que déjà Bercy déboule en bousculant tout le monde, comme un gros patapouf arrivé après la curée en criant « moi aussi, moi aussi, laissez m’en un morceau ! ».

Et pour ce Ministère qui ne sait ni économiser, ni financer quoi que ce soit, il est « subitement » apparu qu’il fallait intervenir un grand coup pour attaquer les djihadistes au portefeuille.

Présentant un copieux projet de loi visant à mettre enfin de l’ordre dans toutes ces libertés échevelées dont les Français disposent joyeusement pour acheter, vendre, et commercer sans rendre de comptes à personne, le ministre des Finances, un certain Michel Sapin, s’est expliqué de la subtile stratégie que son ministère va employer pour gêner les terroristes :

« Si des terroristes parviennent à commettre des attentats, c’est parce qu’ils peuvent se procurer les ressources financières pour ce faire, en France et à l’étranger »

petit facepalmCe qui n’est pas faux, et qui est même tellement vrai qu’on en percute la tautologie de plein fouet. Tautologie qui, au passage, pourrait aussi être construite sur le mode « Si des terroristes parviennent à commettre des attentats, c’est parce qu’ils peuvent conduire des voitures, en France et à l’étranger », mode qui nous amènerait ensuite, selon l’implacable raisonnement du pachyderme socialiste, à réguler un bon coup la vente d’automobiles, manifestement bien trop libre dans ce pays.

sapin - les terroristes conduisent des voitures

Mais avant de s’attaquer aux voitures, recentrons nous sur l’argent, le nerf de la guerre et la mère de tous les vices, qui a en plus le mauvais goût d’être sécable en petits montants dès lors d’autant plus difficiles à tracer : selon Michel, « Les sommes en jeu sont souvent modestes » (eh oui que voulez-vous, plus besoin de gros montants : le marché des armes est très fluide et on a des prix discounts sur les AK47 actuellement) ce qui oblige à « resserrer les mailles du filet, pour rendre plus difficile et plus repérable (…) l’argent du terrorisme ». La dimension des mailles n’est pas évoquée, mais on comprend que Bercy ne sera vraiment heureux que lorsqu’on pourra tenir compte d’absolument tout, y compris du petit café serré que le djihadiste aura ingurgité deux jours avant de commettre l’irréparable, et qui permettra je suppose de remonter toute la filière jusqu’à El Gringo.

Une fois ces principes débiles posés, le reste est évident : il suffit de renforcer les pouvoirs de Tracfin, la cellule en charge de la lutte contre le blanchiment et le financement de toutes les activités louches (depuis le terrorisme jusqu’à l’optimisation fiscale), qui va pouvoir croiser ses petits fichiers avec ceux des Renseignements. La menace est crédible : si les terroristes qui ont une fiche S se font enfin pister avec autant de zèle que ceux qui ont des déboires avec la Banque de France ou le RSI (« l’assurance »-santé des indépendants), alors la France tient une vraie solution pour se débarrasser d’eux.

Mais ce n’est pas tout : les cartes de paiement prépayées sont aussi dans le collimateur du Sapin. Tout comme les billets de banque, ces cartes ont joué un rôle dans la préparation logistique des attentats, parce qu’elles permettent de payer de façon anonyme : « C’est un outil qui remplace le cash, qui est très discret, pas tracé. C’est quelque chose qu’il faut absolument corriger. »

Et on ne peut pas reprocher l’incohérence au patron de Bercy : le cash étant notoirement utilisé par les pédonazis, les terroristes et les cabinets ministériels, la guerre lui a été déclarée depuis un moment. Il n’est que logique qu’il en soit de même avec les cartes de paiement prépayées, qui donnent trop facilement aux individus la possibilité d’échapper aux yeux bienveillants de la police et, surtout, du fisc.

Bref, voilà bien une belle panoplie. Il ne manque plus que l’abandon du bien trop confortable anonymat des tickets restos et des chèques vacances, et on aura définitivement fait tout le tour de l’ensemble des moyens déployés par les terroristes pour opérer sur notre sol.

gifa elephant trempoline

Pour qui suit ces colonnes et d’autres aussi lucides, on a déjà largement noté les multiples tentatives liberticides en matière de finances. Ce nouvel épisode ne surprendra donc personne, et confirme bel et bien la volonté maintenant affirmée des gouvernements de se colmater les brèches possibles dans leur espionnage de toutes les transactions financières.

Bien évidemment, le terrorisme joue ici le rôle d’un prétexte assez lâche : tout individu ayant deux pouces opposables comprend rapidement qu’une omniscience de l’État en matière financière lui permet, bien avant la lutte contre le terrorisme, de se placer en intermédiaire obligé entre les individus et qu’il peut donc systématiser son espionnage, bien sûr, et sa ponction, évidemment.

Du reste et de façon parfaitement hypocrite, ce même État n’hésite pas, de son côté, à accumuler les transactions financières que d’aucuns pourraient trouver louches, et dont les liens avec le terrorisme international ne sont plus à démontrer. Il est maintenant de notoriété publique que le Qatar et l’Arabie Saoudite, par exemple, sont notoirement impliqués dans le financement massif de filières djihadistes, dans celui d’organisations politiques et religieuses de déstabilisations dans tout le Moyen-Orient et au-delà, et dans l’achat, parfois à peine voilé, de têtes de listes politiques pour leur assurer des relations diplomatiques et commerciales aussi faciles que possible.

Combattre le terrorisme, comme prétend le faire Sapin et la machine Bercy, pourrait donc, en toute logique, commencer par remettre de l’ordre dans les relations avec ces États qui ne font pas mystère de leurs opinions favorables vis-à-vis des terroristes. Combattre le terrorisme pourrait commencer par cesser les relations commerciales avec tous les pays dont on sait preuves à l’appui, ou dont on soupçonne fortement, qu’ils sont mêlés à des financements terroristes.

En lieu de quoi, encore une fois, l’État français et ceux qui le dirigent choisissent de combattre le terrorisme en mettant ouvertement leur propre population sous surveillance renforcée, cette même population qui les fait vivre et les a mis à leur place pour les protéger.

Si tous les médias ne nous rappelaient pas sans cesse que l’État est là pour nous protéger, on croirait presque qu’il veut nous emprisonner.

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Source : http://h16free.com/2018/11/18/62289-redite-lutte-contre-le-terrorisme-bercy-evidemment-a-la-rescousse


État Macron : panique, désolation mais taxes à gogo

vendredi 16 novembre 2018 à 09:00

Oui, décidément, il n’est pas facile de contenter tout le monde, et les Français, ce peuple de « Gaulois réfractaires », ne semblent guère se satisfaire des bricolages de plus en plus improbables et improvisés de leur président. Emmanuel Macron semble le découvrir à ses dépends mais, de façon inquiétante, n’esquisse aucune solution pour sortir de cette crise.

Alors que choisissant « courageusement » d’ajouter des problèmes de diplomatie et de bonne entente avec ses alliés en se payant la tête du président américain (ce qui lui aura valu une volée de gifles médiatiques particulièrement claquantes en retour), le président Macron patauge donc dans une popularité qu’on peut raisonnablement qualifier de catastrophique.

Il faut admettre que, péniblement élu sur la promesse d’une réforme en profondeur de la France, il n’a en 18 mois pas réussi à montrer qu’il était effectivement capable d’en mener le début d’une ; ses deux tentatives sur la SNCF et le droit du travail se sont soldées par des grèves extrêmement coûteuses pour un résultat quasi-nul pour la première, et par une usine à gaz juridique supplémentaire pour la seconde, ce dont le pays pouvait fort bien se passer.

Du reste, l’atonie complète de l’économie française (là où ses partenaires européens montrent un net mieux) illustre fort bien le peu de résultat des bidouillages marginaux entrepris.

A contrario, l’application systématique de la recette miracle de l’énarque Inspecteur des Finances, à savoir l’avalanche de taxes, aboutit exactement aux effets habituels : la pression fiscale augmentant, la situation économique se dégrade, à commencer par celle des plus pauvres et des plus exposés aux aléas économiques.

Dès lors, la grogne actuelle des Gilets Jaunes prend une ampleur suffisante pour paniquer le gouvernement : non affiliée à des syndicats (largement à la ramasse et globalement contre ce mouvement qu’ils ne peuvent contrôler), résolument apolitique, elle semble difficile à canaliser et impossible à analyser pour des élites absolument certaines de leur bon droit et rigoureusement incapables de comprendre les mécanismes économiques en jeu.

Dès lors, la tactique actuelle déployée par les gouvernants n’arrange absolument pas la situation.

Entre un Tout, en fait, indique une gestion catastrophique de cette crise, depuis Macron donneur de leçon, en parfaite contradiction avec le Macron de 2016 qui se voulait défenseur du diesel et distribuant maintenant aux Français une parole creuse leur conseillant l’abandon du diesel depuis un porte-avion nucléaire dont les avions crament huit tonnes de kérosène à l’heure, jusqu’à un Premier ministre assumant crânement son obstination taxatoire malgré l’écrasante évidence que les taxes n’ont rien à voir avec l’écologie et tout avec des soucis de trésorerie.

Pire : au lieu d’entamer une vraie réforme de fond de l’État français, ces coupes claires indispensables à sa survie et au retour de la croissance, le gouvernement choisit les menaces. Exercice dangereux d’autant que les Français se souviennent de l’impunité totale des éternels gréviculteurs du rail, de l’aérien ou de tant d’autres entreprises et administrations nationales qui bloquent régulièrement le pays sans en subir les conséquences (notamment juridiques).

Dans le même temps, l’actualité est parsemée de ces dépenses fastueuses avec lesquelles ces mêmes gouvernants semblent parfaitement à l’aise. La récente hausse de rémunérations des cabinétards de Griveaux ou de Schiappa ne pourra jamais trouver la moindre grâce auprès d’un peuple pour lequel un salaire de 5000€ mensuel représente souvent plus qu’un doublement de son train de vie : alors que la modestie et l’humilité devraient primer au sein de ce gouvernement qui entend taxer tant et plus son peuple, l’affichage de ces émoluments confortables apparaît comme un camouflet que beaucoup ne pourront pas laisser passer sans rien faire.

Quant à la réponse politique effective face aux grognements de plus en plus audibles, elle est tout simplement consternante : les taxes rendant les carburants inabordables, distribuons des aides pour les acquérir ; les voitures diesel étant maintenant pourchassées par tout ce que le pays compte d’écologistes affichés, rendons-les moins cher en distribuant des aides !

L’absurdité évidente de cette nouvelle pompe fiscale Shadok s’explique en réalité fort bien lorsqu’on note que ces aides, ces chèques et ces promesses n’engagent guère le gouvernement et ne le font que dans un avenir éloigné de la grogne immédiate. En revanche, les taxes s’encaissent, elles, dès à présent.

Ce différentiel de trésorerie n’est absolument pas innocent si l’on se rappelle que l’État, depuis quelques jours, vit totalement à crédit : malgré cette ponction fiscal insupportable, malgré plus de 1000 milliards d’euros de prélèvements tous azimuts, l’État français n’arrive pas à boucler son budget annuel.

Dans ce contexte, il n’existe aucune latitude concernant les taxes : elles doivent absolument continuer à tomber pour que la machine étatique ne s’arrête pas. Dans ce contexte, les promesses de chèques et d’aides ressemblent à un énième air de pipeau.

Malheureusement, le principal souci de ce genre de manœuvres ridicules, c’est qu’il n’y a pas de plan B.

Pour nos brillantes élites, il ne semble y avoir aucune alternative à l’augmentation de la pression fiscale. Et alors que les caisses sont effectivement vides, que la faillite rôde, la grogne du peuple semble incompréhensible pour notre petit Inspecteur des Finances : par Jupiter, il faudra bien trouver de l’argent ! Diminuer les dépenses ? Mais, parbleu, vous n’y pensez pas !

En pratique, Macron n’est plus dans l’action mais dans la réaction et cette réaction n’est plus qu’épidermique, émotionnelle et marquée par le désir de limiter la gêne sans en comprendre les mécanismes. Le voilà ainsi parti à expliquer, théoriser et analyser la grogne qui monte sans comprendre qu’il n’y a aucune pédagogie possible lorsque l’exemple affiché est en décalage complet et permanent avec ceux dont la colère monte.

Par exemple, on veut soi-disant lutter contre le réchauffement en tabassant les automobilistes de taxes, mais ceux qui proposent de le faire ne payent pas leurs transports. Du reste, combien de journaliste à la Quatremer, combien de politiciens continuent obstinément de rouler en voiture tant qu’ils le peuvent mais conspuent ceux qui désirent en faire autant en ayant l’impudence de l’afficher ainsi ? Combien de nos ministres se déplacent en voiture et en avion plutôt qu’en vélo ? Combien paye directement ses factures ?

Difficile, dans ces conditions, d’expliquer aux autres qu’ils doivent se serrer la ceinture.

Malheureusement, c’est en refusant de comprendre la colère populaire, c’est en s’obstinant à ne pas réformer le pays en profondeur, c’est en croyant qu’aucune coupe claire n’est possible que Macron, son gouvernement et la classe jacassante attisent le ras-le-bol d’où rien de calme et réfléchi ne pourra jamais sortir.

Ce pays est foutu.

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Source : http://h16free.com/2018/11/16/62266-etat-macron-panique-desolation-mais-taxes-a-gogo


Résistance active à l’État au-delà d’un gilet jaune

mercredi 14 novembre 2018 à 09:00

C’est décidé : le 17 novembre, ça va barder, des gens vont fermement saisir leur gilet jaune de sécurité routière à pleines mains, l’enfiler vigoureusement et organiser un gros embouteillage à Trifouilly en Gonesse. Et ensuite c’est sûr, le prix du gasoil va baisser.

C’est à peu près ce que certains espèrent des différentes manifestations qui semblent s’organiser par voie de réseaux sociaux à mesure que la taxation délirante des carburants fait sortir de leurs gonds les consommateurs/contribuables brigandés à chaque passage à la pompe.

Et pendant que la presse s’emploie, par tous les moyens possibles (y compris un journalimse débridé), à dénigrer la réalité de l’effarant tabassage fiscal que subissent les Français, pendant que la coterie politique se mure dans un dangereux mépris, une partie du peuple s’organise donc pour tenter de faire passer un message à ceux qu’il a pourtant élus.

Malheureusement, même si l’on peut éprouver une franche sympathie à l’égard de ces mouvements spontanés en ce qu’ils rappellent à certains (journalistes et politiciens d’un Camp du Bien de plus en plus autiste) que la taxation tous azimuts ne peut constituer une réponse à quelque problème que ce soit, l’inculture économique et politique dans lesquelles on a consciencieusement tenu le peuple français jusqu’à présent obligent à tempérer tout espoir d’une sortie positive de ce genre de mouvements.

En effet, cette action offre, outre un mode opérationnel peu efficace (créer des bouchons coûteux en carburant, sérieusement ?), un message brouillé : si l’on comprend bien que la baisse des taxations sur les carburants est un élément clé voire fédérateur, l’absence totale de solution opérationnelle (i.e. une baisse drastique et palpable du train de vie de l’État) voire la présence de « solutions » qui n’en sont pas (i.e. instaurer de nouveaux impôts sur différentes catégories de dindons) pose l’ensemble sur une pente glissante à l’issue dangereuse.

À ce titre et quel que soit le résultat de ce mouvement, il apparaît intéressant de proposer d’autres moyens de résistance à un État qui semble résolument parti pour asservir son peuple, si ce n’est par les armes, au moins par ses finances et ses administrations pléthoriques.

Dans ces autres moyens, citons toujours ceux qui visent à réduire les ressources de l’État, par exemple en diminuant son empreinte fiscale, ce qui peut s’obtenir en diminuant son activité professionnelle, en passant toutes ses options fiscales en revue, en réduisant ses achats à leur portion congrue, en favorisant au maximum le troc et la discrétion, les échanges de bons procédés qui n’appartiennent pas à l’économie courante et visible. De ce point de vue, les « décroissants » sont les ennemis objectifs de l’État et leurs buts sont donc louables tant que cette façon d’opérer n’est imposée à personne.

Bien sûr, l’expatriation pure et simple constitue aussi une excellente option, tout comme le travail au noir qui permet d’échapper aux radars fiscaux et impose à celui qui le pratique le sens de la clientèle : le travailleur au noir est obligé, pour que son activité lui permette d’en vivre, d’offrir un niveau de service décent, loin de toute la paperasserie administrative qui l’empêche souvent. Ceci comporte évidemment des risques d’autant plus que la jalousie et la délation sont des sports nationaux.

Le pays se collectivise et vous tabasse de taxes ? Une idée peut être de monétiser les files d’attente aux caisses de Sécu, aux préfectures, etc. L’uberisation de cette idée est d’ailleurs possible : il existe ainsi une application en Inde qui permet déjà d’embaucher quelqu’un pour faire la queue de façon rémunérée.

À toutes fins utiles et puisque c’est dans le sujet de ce billet, je signale innocemment que bâcher des radars n’est pas les dégrader, de même qu’il me semble utile de rappeler qu’il est extrêmement rare de se faire prendre pour ceux qui empêchent le bon fonctionnement de ces radars. Il faut dire que la maréchaussée est déjà fort débordée avec sa paperasserie administrative et ses effectifs systématiquement déployés à des tâches subalternes, à tel point qu’elle n’a plus de temps à consacrer pour arrêter les malfaisants, qu’ils soient trafiquants d’armes, de drogue, braqueurs de supérettes ou bâcheurs de radars…

Car oui, police et gendarmerie n’échappent pas à la paperasserie débordante que l’État produit, demande et manipule tous les jours de façon croissante.

D’ailleurs, si l’on cherche réellement à encombrer la machine étatique, c’est probablement cet aspect qui constitue le plus sûr chemin d’une réussite flamboyante, bien plus que le port d’un bonnet rouge, d’un gilet jaune ou d’une bouteille de vaseline bleue qui va s’avérer indispensable avec l’avalanche de taxes en cours.

En effet, l’État bénéficie bien trop souvent de la clémence voire de l’insouciance de ses administrés qui oublient largement de réclamer tout ce qu’il leur doit.

On découvre ainsi qu’un nombre affolant d’aides ne sont pas réclamées. Le budget alloué n’est donc pas distribué, au plus grand profit de l’État qui peut alors fanfaronner sur le montant disponible et non effectivement versé. On ne parle pas de petits montants puisqu’on évoque plus de 12 milliards d’euros d’aides qui ne sont finalement pas versées parce que non réclamées. 5 milliards d’euros de RSA ne sont ainsi jamais réclamés alors qu’ils pourraient l’être.

Si l’on ajoute les prestations familiales et logement, l’allocation personnalisée d’autonomie, la CMU-C (très méconnue) et l’Aide au paiement d’une Complémentaire Santé, on a un tableau des six aides que les Français sous-emploient.

Or, s’il venait aux Français qui y ont droit la fantaisie de demander systématiquement ces aides, plus d’une dizaine de milliards d’euros manqueraient subitement au budget de l’État qui compte ardemment sur la capacité de son peuple à oublier de demander son dû.

Si l’on se rappelle que la baisse de quelques milliards de l’une ou l’autre rentrée fiscale met nos gouvernants dans une quasi-panique (il n’y a qu’à regarder les gesticulations actuelles autour des carburants pour bien saisir l’ampleur de la crise réelle sous-jacente), la disparition subite de cette marge de manœuvre méconnue leur provoquerait une crise aiguë.

Notons que ce ne serait probablement pas suffisant pour gripper durablement la machine, mais cela aiderait nettement l’effondrement du système quasi-soviétique dans lequel la France est maintenant plongée sans s’en rendre compte.

Une autre méthode efficace consiste à se rappeler que l’administration elle-même se perd dans ses propres décrets, directives, règlements et autres circulaires foireuses au sabir amphigourique.

Tous, nous avons subi les affres d’un dossier perdu, de pièces administratives soi-disant manquantes, de photocopies prétendûment illisibles, de ce foutu cerfa n°bidule truc dont personne ne nous avait indiqué l’existence et qui s’avère indispensable pour avoir l’autorisation de pisser droit.

Dans tous ces cas, qu’elle soit de Sécurité sociale, de son funeste organe de recouvrement, du fisc, d’une préfecture lambda ou d’une mairie quelconque, l’administration démontre amplement sa parfaite froideur inhumaine, son incapacité à gérer calmement le problème et à en proposer une solution opérationnelle. Là où la société privée fera tout son possible pour garantir malgré tout la satisfaction de son client, oublieux d’un élément d’information ou d’une pièce de dossier, l’administration, elle, préfère amplement mépriser le cloporte qui lui est assujetti et lui fait perdre son temps précieux lorsqu’il a omis (probablement par vice ou méchanceté, c’est évident !) l’un ou l’autre justificatif obscur et non spécifié au départ.

Devant ce constat, pourquoi ne pas retourner contre ces administrations leur fâcheuse tendance à s’emmêler les pinceaux ?

Prenez les paiements divers et variés que vous auriez à faire à l’un de ces organismes qui n’a pour vous que la plus pure aversion. Si rien ne vous oblige à payer en ligne, procédez par chèque. Plusieurs. Agrafez-les. En ligne ou autrement, ne payez jamais la somme demandée, mais payez 0,53€ de plus : entre le différentiel qui provoquera des boutons à toute leur comptabilité et l’obligation pour eux de vous le rembourser, un jour, peut-être, et qui déclenchera toute une série de traitements d’exceptions, on peut garantir que la peine générée sur l’administration ciblée compensera le mépris qu’elle vous déverse habituellement. Bonus : si suffisamment d’assujettis procèdent ainsi, l’entropie augmentera de façon exponentielle (et je ne parle même pas des bourrages de papiers dans les rotatives chargées d’éditer les lettres de suivi de ces trop perçus, ou des frais financiers encourus pour leur gestion, leur annulation ou les affranchissements de courrier).

Puisque la constitution d’un dossier nécessite toujours des pièces farfelues et inventives, n’hésitez plus : constituez vos prochains dossiers en multipliant les pièces justificatives afin de couvrir absolument toute la palette des pièces possibles. Votre imagination est votre limite, soyez créatif !

Mieux encore : puisque votre dossier sera perdu après un temps indéterminable dans les tubulures incompréhensibles du Brazil franchouillard, autant lui permettre de s’en donner à cœur joie. Pondez comme jamais des demandes d’information ou d’aide, des réclamations pour des dossiers qui n’existent pas de la part de gens qui sont inconnus de leur système. Puisque ces administrations vous font perdre, tous les jours, un temps précieux, puisqu’elles sabotent régulièrement vos efforts et votre vie, rendez la pareille : si quelques milliers de Français introduisent quelques douzaines de dossiers à des caisses, administrations ou institutions diverses, pour des motifs ou des demandes crédibles (mais bidons), la nouvelle charge de traitement induite par ces arrivées entraînera mécaniquement l’engourdissement global du mammouth qui doit les gérer.

C’est d’autant plus vrai que le nombre de ces demandes est fort et ciblé. À ce titre, les inévitables erreurs de traitement que provoquera le passage du prélèvement à la source promettent des sueurs froides dans les perceptions.

Comment semblent être les administrations et insitutions gouvernementales, et comment elles sont en réalité.

Ne nous leurrons pas : la résistance active à l’État est une action de longue haleine, semée d’embûches, de difficultés et de risques importants. Mais elle participe d’une absolue nécessité, pour rappeler à tous et à chacun, politiciens en premier, que l’État sert le peuple et non l’inverse, et qu’il doit toujours rester dans la crainte de celui-ci.

C’est lorsque le peuple craint l’État que s’ouvrent les périodes les plus funestes. Elles ne sont pas une fatalité : vous pouvez résister.

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Source : http://h16free.com/2018/11/14/62236-resistance-active-a-letat-au-dela-dun-gilet-jaune


Darmanin et son joli Big Brother des familles

lundi 12 novembre 2018 à 09:00

Malgré les polémiques grossières sur Pétain lancées par un Macron en mal de popularité, la grogne sur la pression fiscale ne semble pas faiblir. Et alors que se tient à Cannes un « Salon international de l’émigration et de l’immobilier de luxe », sobrement rebaptisé « salon de l’évasion fiscale » par une bande de paléo-communistes particulièrement fumaces, on apprend que Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, entend combattre pied-à-pied chaque petite tentative ridicule des Français visant à réduire leur joug fiscal.

Et pour cela, Gégé a un plan, un truc magique qui va lui permettre de traquer, débusquer et coincer les fraudeurs de toutes trempes qui sévissent encore bien trop dans les contrées fiscales françaises.

Gégé, c’est un petit gars moderne. Sémillant trentenaire, il pratique la branchitude et les réseaux sociaux avec le brio qui sied à sa génération : il sait comment ça marche, il sait ce qui est possible ou pas, il maîtrise. À tel point que c’est lui qui est en charge du Prélèvement de l’impôt à la source et qu’on sait qu’avec un tel chef de projet, ça va marcher du feu de Dieu, dépoter sévère et envoyer du lourd.

Et comme il a tout compris des réseaux sociaux, qu’il a en outre noté avec sa perspicacité de fin limier de l’impôt que certains affichaient sur ces derniers un train de vie manifestement incompatible avec les revenus qu’ils déclarent officiellement à Bercy, il s’est dit : « Mon Gégé, pas de doute, il y a un truc à faire, là. »

C’est donc tout naturellement que Gégé, lors d’une interview accordée à l’émission Capital, en vient à proposer une solution radicale : analyser les réseaux sociaux à la volée pour déterminer ceux qui auraient un décalage entre leur train de vie affiché et leurs revenus déclarés. Dans sa bouche, cela donne ceci :

« Nous allons pouvoir mettre les réseaux sociaux dans une grande base de données. Il y aura la permissivité de constater que si vous vous faites prendre en photo, de nombreuses fois, avec une voiture de luxe alors que vous n’avez pas les moyens de le faire, peut-être que votre cousin ou votre copine l’a prêtée, ou peut-être pas »

Pour résumer grossièrement, dès le début de l’année prochaine, les fines équipes de Darmamin et l’ensemble du portique multitaxe de Bercy vont faire exactement ce que les cambrioleurs font lorsqu’ils scrutent sur Facebook les départs en vacances pour intervenir en toute quiétude, à la différence que ce ne sera pas du vol pour Bercy puisqu’ils auront des cerfas à vous faire signer avant.

Que voilà une idée formidable ! Grâce à ce nouveau Service Téléinformatique pour l’Assurance de la Sécurité de l’Information, Bercy – qui, je vous rassure, a reçu toutes les autorisations et tous les petits votes favorables à l’Assemblée Nationale, bisous – va pouvoir espionner absolument tout le monde et intervenir rapidement en envoyant sa brigade d’efficaces inspecteurs pour redresser les torts et les comptes cachés.

Tout ceci s’annonce extrêmement bien et on entrevoit déjà, comme le fait remarquer Vincent Bénard sur Twitter, la suite logique de cette nouveauté technologique mise en place par notre admirable administration fiscale : puisqu’on va pouvoir lancer des contrôles fiscaux sur base de photos Instagram ou Facebook, pourquoi ne pas carrément se la jouer Pekin-Style en demandant à tous les citoyens de se noter entre eux, charge aux administrations de tomber ensuite à bras raccourcis sur les moins bien notés et les plus dénoncés ?

Normalement, après une stupéfaction logique et une période de sidération consternée, ces déclarations devraient déclencher une vague de protestations dans toute la classe politique : les dérives de ce genre de systèmes sont flagrantes.

Or, il n’en est rien.

On pourrait charitablement mettre cette absence de réaction sur la sagesse des députés acquise au fil des années : peut-être prennent-ils en compte qu’en matière d’informatique, l’État est extraordinairement nul (les déboires de Pôle Emploi illustrent fort bien ce point) et que les déclarations de Darmanin n’engagent dès lors que ceux qui croient aux pénibles bobards de la frétillante endive frisée ministérielle ; l’analyse des réseaux sociaux sera menée avec le même brio que les précédents projets informatiques de l’État, et foirera donc dans un feu d’artifice de dépenses publiques rassurant pour les libertés civiles.

Malheureusement, il est assez peu probable que les politiciens se soient effectivement rendu compte de cette constance dans l’erreur. L’autre explication possible est, en revanche, bien plus inquiétante.

Elle tient en deux éléments.

D’une part, des politiciens savent, confusément ou pas, que l’État a maintenant un besoin impérieux de lancer ces opérations, tant est vitale la récupération de chaque ponction fiscale pour financer son train de vie. Du reste, le prélèvement à la source, qui promet sur le papier un taux de recouvrement record, laisse espérer quelques pourcents budgétaires supplémentaires ; à 3 milliards d’euros le pourcent, la galette devient vite alléchante. Si l’espionnage des réseaux sociaux permet de gagner un ou deux milliards d’euros supplémentaires dans la besace de Bercy, ce sera toujours ça de pris. Au moment où la France s’appauvrit, cela devient rapidement indispensable.

D’autre part, nos « élites » politiques, étonnamment peu bavardes sur le sujet, constituent l’archétype d’un groupe qui aura tout intérêt à se serrer les coudes pour garantir son avenir.

Pour que l’État puisse perpétuer son emprise sur tous, il lui faut par nature s’assurer de troupes dociles.

Dans ce cadre, tout sera fait pour la recherche d’un consensus social, d’une pensée de groupe aussi uniforme et aussi neutralisante possible : ainsi, à mesure que la situation (économique et politique, notamment) se tend et se fait plus périlleuse, la pression sociale augmente sur les membres du groupe et sur ceux qui savent qu’ils ont bien plus à perdre qu’à gagner d’un changement majeur de paradigme politique et économique. Le conformisme devient de plus en plus important et avec lui, l’obligation de montrer qu’on se conforme bien comme le groupe le demande.

Et alors que l’idée même d’un espionnage tous azimuts par les sbires de Bercy aurait déclenché une bronca dans toute la classe politique il y a peut-être vingt ans, elle apparaît comme absolument normale et nécessaire, voire désirable par l’actuelle coterie qui nous gouverne : personne n’ose plus récriminer, de peur de passer pour un séditieux fasciste ultra-néolibéral qui refuserait de participer à la collectivité en imposant des barrières à la collecte de l’impôt…

J’exagère ?

J’aimerais bien. Pourtant, c’est ici et maintenant qu’on observe des phénomènes de chasse au sorcière de plus en plus fréquents, les nouveaux convertis au dogme collectif (et qui étaient jusqu’alors neutres) redoublant d’effort pour montrer leur conformité, aboutissant à des débordements de plus en plus violents. Comment expliquer ce dernier exemple en date où un professeur de philosophie se trouve évincé d’une université française pour ses opinions politiques et ses occupations privées ? Qu’aurait-on dit s’il avait été viré parce qu’il s’était affiché dans une gay-pride ?

Non, pas de doute : Darmanin ne fait que surfer sur une tendance maintenant claire et très inquiétante. La France se radicalise et elle le fait par le centre.

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Source : http://h16free.com/2018/11/12/62233-darmanin-et-son-joli-big-brother-des-familles


[Redite] Donald Trump contre le prurit démocratique

dimanche 11 novembre 2018 à 11:00

Billet initialement paru le 10.11.2016

Il y a deux ans, Donald Trump était élu alors que toute la presse, des deux côtés de l’Atlantique, le donnait battu par une Hillary Clinton triomphante. Dans les jours qui suivirent, ce fut un véritable déchaînement de rage tant de la part des politiciens que des journalistes du Camp du Bien, absolument livides devant la réalisation que le peuple américain ne se comportait pas comme on le lui avait demandé.

Depuis, ces mêmes politiciens et ces mêmes journalistes n’ont de cesse de minimiser les bons résultats économiques du président Trump, ainsi que ses succès politiques à commencer par la conservation du sénat aux élections de mi-mandat, ce que son prédécesseur Obama n’était pas parvenu à réaliser.

Depuis, ces mêmes politiciens et ces mêmes journalistes ont refait la même erreur et déploient les mêmes comportements outranciers pour Bolsonaro élu au Brésil.

Il y a deux ans, je prévoyais qu’aucune remise en question n’aurait lieu de la part de ces « élites » intellectuelles. Cela s’est vérifié, et même plus : révoltés de se voir ainsi bafoués par des peuples qu’ils ne comprennent plus, ces « élites » mènent à présent d’homériques batailles sur tous les fronts du politiquement correct, partout où ils le peuvent, accroissant chaque jour un peu plus le fossé entre eux et ceux qu’ils entendent cornaquer mais n’en ont cure.

Le déferlement a bien eu lieu. Donald Trump élu, il était logique que, pour la classe jacassante, s’enchaînent les premières étapes du deuil : passée une rapide phase de déni qui aura duré peu de temps, suivie de la colère qui n’a pas encore totalement fini de se ventiler, nous sommes entrés dans la phase d’expression où chacun y va de sa petite phrase pour bien digérer l’impossible outrage.

Parce qu’il s’agit d’un outrage ! Le peuple, évidemment manipulé par un fin bateleur, s’est fait embobiner et, tels des rats enchantés par le flûtiau magique du petit musicien, se retrouve noyé dans le fleuve de populisme éhonté du magnat immobilier à la teinte orangée !

Et pour contrecarrer la méchante nouvelle, les médias nous proposent – devinez quoi ? – un dégueulis de leurs « meilleurs » articles, composés sur ce mode inimitable qui les a précisément précipités dans l’embarras où ils se trouvent à patauger maintenant. C’est ainsi qu’on découvre de palpitantes recensions sur les plus intimes convictions des zintellectuels devant cette élection inattendue : pour ces zélites, « Avec l’élection de Donald Trump, nous voyons le visage effrayant du nihilisme », ou encore peuvent-ils expliquer que « cette élection est d’une certaine façon une réaction contre l’intellectualisme et contre le corps féminin », n’est-ce pas, tagada tsoin tsoin. Si certains avaient pu nous expliquer que Trump, ignorant, avait été élu car il n’était pas capable de destructurer l’intemporel et de modeler le vide, ils l’auraient fait.

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Quand les médias n’ont pas assez d’élites intellectuelles diverses, de dramaturges ou d’essayistes à la plume vibrante, ils laissent s’exprimer pudiquement le tourment qui s’empare des leurs, toujours dans le respect des opinions, des minorités, de la démocratie et du vivrensemble qu’on aimerait bien, parfois, kicker dans les boules.

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(J’ai peur que le journalisme soit définitivement cassé, en faillite. Ma profession n’est pas parvenue à informer le public sur le fasciste qu’ils sont en train d’élire)

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(Je vais le dire : c’est la victoire des incultes et des mal informés. Plus que jamais, cela semble impossible à réparer. Ils règnent à présent)

Lorsque les journalistes ont dû se retirer, fatigués par tant de déconfiture (la déconfiture, c’est dur à digérer en gros pots de 500g à la fois), il n’a pas été compliqué de trouver de quoi les remplacer. Les médias ont goulûment retranscrit chaque déclaration de célébrité ; après tout, la démocratie est un outil trop puissant pour être laissée dans les mains des bouseux et des « incultes mal informés ». Pour Katy Perry comme pour d’autres, nul doute que la Révolution est en marche et qu’elle ne pourra pas se satisfaire d’un Trump au pouvoir.

Et comme leur engagement (pour Clinton) était sans faille, on s’attend à ce que le respect de leur parole donnée en public soit elle aussi sans faille, ce qui promet un exode massif de « peoples » vers le Canada. Les Français, qui se rappellent encore de tous ceux qui auraient dû fuir la France en 2007 sous le joug de Sarkozy, sauront rire de l’hypocrisie des starlettes (ou se désoler de les voir, malgré tout, rester à polluer le paysage médiatique de leurs prouts mentaux).

Quant aux philosophes jongleurs experts, on les a laissé méditer sur leurs précédentes réussites flamboyantes. Spéciale dédicace à Bernard Henry-Levy.

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On le sent déjà, les jours qui viennent seront dédiés à l’ « analyse » (guillemets de rigueur) : tous les médias devront se pencher sur la raison pour laquelle non, ils ne se sont pas trompés mais on leur a fourni de mauvais chiffres, pourquoi les sondages furent biaisés, pourquoi on leur a caché la possible victoire de Trump. Et leur « analyse » consistera à découper le vote en sous catégories, à essayer de trouver ce qui cloche chez ces gens qui n’ont pas voté comme il faut, à tenter de comprendre pourquoi, lorsqu’on désigne pourtant clairement où est le méchant, le vilain peuple continue malgré tout à l’écouter, sapristi.

Il n’y aura pas de remise en question de leur système de pensée.

Il n’y aura pas de prise de conscience que 500 médias qui donnent officiellement leur aval à Clinton (contre 25 pour Trump), c’est un peu disproportionné, que cette disproportion se retrouve dans les statistiques de victoire avant vote (Clinton donnée gagnante à 80% ou plus), et que ceci participe à créer un climat de défiance magistrale vis-à-vis d’eux, d’autant qu’ils avaient eu le même biais lors de précédents votes (Brexit, Constitution européenne en France, etc…).

En réalité, le peuple américain, comme d’autres peuples avant, lassé de se faire bassiner par les bénis oui-oui, les grands directeurs de la pensée moderne, les organisateurs de ce qu’il faut savoir et ce qu’il faut dire, n’a pas fait comme prévu. Il y a eu des sondés qui se sont tus ou ont menti. Il y a eu des démocrates qui ont voté Trump, bien plus que des républicains pour Clinton, et qui n’en ont rien dit. Il y a eu des pro-Sanders qui, écœurés des manœuvres de Clinton, ont voté Trump. Il y a certainement eu des individus, passablement lassés de se faire dire quoi penser ou quoi voter, qui se sont défoulés. Et d’autres qui avaient pris leur décision depuis bien longtemps, de façon mûrement réfléchie, en préférant tous les défauts et les risques de l’inconnu à la certitude d’une rebelote vomitive.

Dès lors, il n’y aura certainement aucune réalisation que lorsque Trump claironne être un candidat anti-système, cela sonne juste au point de le faire élire. Oh, bien sûr, il a largement bénéficié du système : capitalisme de connivence, utilisation des médias pour accéder à la célébrité, développement de ses réseaux d’accointances dans les milieux d’affaires, dans les médias et dans la politique, tout ceci participe clairement du système. Évidemment. Mais au contraire de tous les autres candidats (Sanders inclus), il n’est pas politicien professionnel puisqu’il ne s’est lancé dans la politique qu’avec cette élection, il n’est pas issu du sérail fermé de Harvard, Columbia ou Princeton, n’a pas un diplôme de droit (mais d’économie). S’il connaît le système, c’est plutôt en l’ayant pratiqué de l’extérieur comme chef d’entreprise et magnat immobilier confronté aux impérities de l’administration et de la bureaucratie.

Et cette donnée, qui explique aussi bien le rejet des démocrates, des journalistes, des intellectuels que le mépris de l’écrasante majorité des vieux briscards républicains — qui devront maintenant s’accommoder de lui — imposerait largement de faire réfléchir ce système, c’est-à-dire les médias, les politiciens et les « élites » jacassantes (depuis les philosophes troubadours jusqu’aux chanteuses « engagées ») qui poussent pourtant (consciemment et non) à n’avoir que des candidats ayant reçu leur adoubement, issu de leurs cercles, de leur sérail, de leurs formations.

Il n’y aura certainement aucune réalisation de ces éléments parce que cela reviendrait à admettre la défaite du politiquement correct, ce politiquement correct insupportable qui crée du « safe space » et des minorités oppressées à tire larigot, ce politiquement correct qui impose de croire qu’une femme doit devenir Président-e des États-Unis parce que c’est une femme.

Il n’y aura certainement aucune réalisation de ces éléments parce que cela reviendrait à admettre qu’une grande partie des médias et des politiciens, les uns dans le lit des autres et réciproquement, ne sont plus en mesure d’écouter ce que dit une partie grandissante de ceux qui les payent.

Il n’y aura aucun recul, aucune prise de conscience. On mettra l’échec sur le dos de Clinton et à la fin, elle aura été trop néo ou turbo-libérale (évidemment).

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PS : Toute ressemblance avec un pays de ce côté-ci de l’Atlantique n’est absolument pas fortuite.

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Source : http://h16free.com/2018/11/11/62232-redite-donald-trump-contre-le-prurit-democratique