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Île-de-France et ordinateurs « gratuits » : comme prévu, l’intendance n’a pas suivi

vendredi 15 janvier 2021 à 09:00

Suite à un « effort sans précédent et inédit en France par sa rapidité de déploiement », l’État a décidé de vacciner tout le moOoups on me dit dans l’oreillette que ce n’est pas du tout ce dont il s’agit mais bien de l’idée courageuse, volontariste et forcément bon marché d’informatiser les têtes blondes d’Île-de-France. Et fort bizarrement, c’est le drame.

Enfin je dis bizarrement, mais les habitués de ces colonnes savent que l’historique de l’État en matière d’informatique commande la plus ferme lucidité et que cette dernière impose un triste constat : dès qu’il y met les doigts, tout le bras y passe et c’est toujours une catastrophe.

Et non, je n’exagère pas : pour s’en convaincre, il suffira de se souvenir, comme je le faisais dans certains précédents billets, du Plan calcul, du Plan Informatique pour tous, ou plus proche de notre trépident présent, les frétillantes réussites que furent Louvois, Chorus, l’Opérateur National de Paie, la gestion informatisée des cartes grises automobiles, le cloucloud souverain et tant d’autres tentatives qui ont depuis donné à la French Tech son délicieux parfum d’échec retentissant, avec des centaines de millions voire des milliards d’euros jetés par les fenêtres puis brûlés et éparpillés depuis des hélicoptères républicains carburant au Dom Perignon.

Et dernièrement, c’est donc l’opération francilienne de distribution d’ordinateurs aux lycéens qui semble vouloir récupérer le prix de nouvelle catastrophe informatique étatique. Si, pour une catastrophe d’ampleur biblique, il nous aurait fallu une Ségolène survitaminée, on se contentera pour celle-ci, d’ampleur régionale, d’une Valérie Pécresse absolument décidée à dépenser l’argent gratuit du contribuable francilien dans cette distribution de machines qui n’ont manifestement pas réussi à trouver grâce auprès de leurs destinataires : distribution gérée comme les masques, les tests et les vaccins, des problèmes avec le réseau wifi (ceux des établissements n’étant bizarrement pas conçu pour la charge induite), manuels électroniques trop lourds pour les performances des ordinateurs achetés, jugées trop faibles, service après-vente débordé ou mal géré par des établissements et une région désorganisés, défauts de formation des professeurs autant que des élèves, il n’a pas fallu longtemps pour que l’ensemble de l’opération soit tristement qualifiée de buggée par une presse sans tendresse.

Bien sûr, l’analyse détaillée montre que les machines ne sont pas aussi éloignées de ce qu’on aurait pû attendre, mais à 180 millions d’euros de facture totale, les cris et les grincements de dents sont finalement un peu trop audibles. Pour 340.000 machines distribuées, soit plus de 500€ par « machine gratuite », on pouvait s’attendre à mieux…

En réalité et comme je le mentionnais dans les premiers paragraphes, la propension naturelle de la bureaucratie française à se planter mollement en cramant des sommes folles, notamment lorsqu’il s’agit d’informatique, laissait clairement entrevoir le problème avant même que l’opération soit lancée.

Pour la région Île-De-France, il était donc couru d’avance que l’aventure tentée par Pécresse allait tourner au coûteux vinaigre. À titre de consolation, on pourra noter que n’ayant pas toute la puissance délirante de l’État derrière soi, on dépense un peu moins ce qui limite le dérapage en dessous du milliard.

À ce point de l’observation, on ne peut que se demander, alors que la France traverse gentiment une nouvelle bordée d’heures de plus en plus sombres de son Histoire, littéralement et métaphoriquement, pourquoi une autorité politique s’est encore une fois lancé dans une dépense somptueuse.

Ici nous explique-t-on, les zotorités voulaient vaillamment réduire une fracture numérique qui existe d’autant plus que les biens technologiques sont de plus en plus inabordables pour les classes modestes, justement ponctionnées qu’elles sont par l’État et ses engeances pour subvenir à toutes les lubies qui passent par la tête de toutes les Pécresses de nos régions, et avec ce fumet de foutage de gueule lorsque la solution imposée ne résout rien.

En effet, tout indique d’une part qu’à cause de l’inhérente et indécrottable centralisation franco-franchouille, le matériel et ses inévitables petits soucis de démarrage et de maintenance est impossible à gérer efficacement.

Peut-on en être surpris, alors que, même à supposer que la dépense était réellement indispensable, la mise à disposition d’un « chèque informatique », cantonné à l’achat d’un ordinateur répondant à quelques caractéristiques génériques, chez n’importe quel fabricant, aurait résolu ce problème : cela aurait quelque peu responsabilisé l’acheteur, stimulé la concurrence des différents fabricants voire des assembleurs locaux, proches des lycéens, en répartissant le service après-vente sur plusieurs d’entre eux en fonction des choix de chaque élève ; bref, on aurait laissé le marché gérer ce qu’il fait du reste fort bien pour les dizaines de millions de machines déjà réparties sur tout le territoire français et on aurait déchargé les régions et les établissements scolaires de cette encombrante responsabilité.

Peut-on de même s’étonner que les professeurs ne soient pas à jour pour la gestion des matériels informatiques ainsi distribués ? Est-ce vraiment le rôle de M. Chombier, prof d’Histoire en 2nd B au Lycée Pablo Nerruda de Vitry-Sur-Seine de faire de l’administration système sur ces coucous, sérieusement ?

Mais plus profondément, on doit se demander ce qui pousse ainsi les politiciens en général et Pécresse en particulier à vouloir ainsi intervenir avec des solutions éculées, maintes fois battues en brèche, pour résoudre un problème qui n’est en dernière analyse pas de leur ressort.

En fait, la réponse vient de la bouche de Pécresse elle-même lorsqu’elle déclare: « Nous sommes prêts à aider, laissez-nous faire ! »

Même s’il s’agit d’un sujet différent, la réponse s’impose d’elle-même, évidente : non, surtout pas. Ni au niveau de la région, ni au niveau de l’État !

Sacrebleu, il faut l’écrire, le dire et le répéter : vous, les politiciens, vous êtes tous nuls.

Pour distribuer du vaccin, des masques, des tests ou des ordinateurs, pour la logistique comme pour la distribution, la maintenance et le suivi de quoi que ce soit, pour la gestion budgétaire à votre niveau qu’il soit national, local ou régional, ou, pire encore, pour la création de richesse, vous êtes nuls. Pas médiocres, non. Nuls. Catastrophiques. À valeur ajoutée strictement négative. Vraiment. À chier.

La seule légitimité, le seul domaine dans lequel le citoyen peut encore vous prêter une compétence, c’est dans ce régalien dont plus aucun d’entre vous, politiciens, ne semble vouloir s’occuper et qui reste en jachère. Vous êtes nuls dans tous les domaines avec ce brio et ce panache qui caractérise les cuistres, les imbéciles, les incompétents et les parasites, et vous êtes à présent complètement à la ramasse dans le seul domaine où on vous attend vraiment.

En réalité, n’en jetez plus. Arrêtez d’aider ! Toute la France est mortellement « aidée » par toute cette encombrante classe de parasites politiques et bureaucratiques, car pour aider, ils ponctionnent (toujours plus) et s’organisent (toujours plus), se réunissent (toujours plus), se paient (toujours plus) et redistribuent, toujours à plus de gens, qui reçoivent donc toujours moins.

En définitive, le pays crève de cette cataracte de ces « aides » qui l’asphyxient, depuis les ordinateurs jusqu’au système de soins qui ne tient plus debout et paralyse le pays pour s’assurer qu’il mourra en bonne santé.

Ce pays est foutu. Arrêtez de nous aider.

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Source : http://h16free.com/2021/01/15/67701-ile-de-france-et-ordinateurs-gratuits-comme-prevu-lintendance-na-pas-suivi


Et maintenant, un petit indice de réparabilité

mercredi 13 janvier 2021 à 09:00

La France est en guerre. Pas seulement contre les terroristes. Pas seulement contre les virus. Pas seulement contre les discours de haine. Non : au-delà de ces âpres croisades pour un Monde D’Après Plus Duveteux et Plus Nouveau, depuis 2012, la France est aussi en guerre contre le gaspillage.

Ah, le gaspillage ! Quel combat ! Que dis-je, quel sacerdoce !

Car là où l’écologie entend diminuer notre empreinte (carbone, visuelle, atmosphérique, énergétique, j’en passe) jusqu’à garantir notre parfaite neutralité, la lutte contre le gaspillage entend de surcroît s’assurer qu’aucun geste ne sera superflu, qu’aucune production ne sera perdue, qu’il n’y aura aucune perte et que rien ne sera laissé au hasard.

Concrètement, cela se traduit par une nouvelle petite loi (digeste en seulement 130 articles rondement menés !) dont la récente promulgation entraîne – entre autres – le changement de plein de petits affichages colorés sur les appareils électro-ménagers ou les bidules électroniques qui entourent notre vie quotidienne : comme l’impose cette loi indispensable, ces derniers devront maintenant intégrer un « indice de réparabilité ».

Youpi.

Comme souvent, l’idée part d’une de ces bonnes intentions dont l’enfer est pavé avec minutie par nos législateurs déchaînés : certains appareils ne permettent pas une maintenance aisée et une panne, souvent triviale, se traduit parfois par un coût de réparation supérieur au prix de l’objet neuf.

L’idée consiste donc à obliger les fabricants, qui sont un peu idiots sur les bords de n’y avoir pas pensé par eux-mêmes, à rendre leurs produits plus simples à démonter et à maintenir. Ce qui est d’autant plus facile à faire que ça ne remet en cause aucune chaîne de production et aucune étude des coûts et donc des bénéfices de ces entreprises.

Cette obligation est en outre assortie d’une astreinte à conserver un stock de pièces détachées pendant plusieurs années disponibles à un « prix raisonnable » pour permettre, dans la logique législative, de répondre à l’impératif de rendre la réparation abordable par tout un chacun : moyennant une notice du fabricant elle aussi repensée comme la loi l’impose à présent et quelques tutoriels Youtube dégotés un dimanche après-midi, monsieur Toulemonde va enfin pouvoir réparer lui-même son lave-linge, son iPhone et sa tondeuse avec son unique tournevis cruciforme et un peu de WD40 en spray, c’est évident.

Enfin, on introduira donc le fameux indice afin de punir subtilement les fabricants les plus retors de fournir une documentation trop légère, aucune pièce détachée dix ans après le temps d’usage moyen de leur produit ou aucun moyen simple de tout démonter (quitte à remonter de travers ensuite et se plaindre que ça ne marche pas).

Bien sûr, on se réjouira que tout n’est pas encore massivement imposé, normé précisément jusqu’au moindre détail et qu’encore beaucoup d’éléments sont laissés à l’appréciation du fabricant qui dispose de quelques marges de manœuvre pour les critères qui entrent dans l’établissement de l’indice, même si, rassurez-vous, des sanctions existent s’il n’est pas affiché (on est en France, quand même).

De façon étonnante, cet indice sera subtilement calculé par le fabricant lui-même et pas par une demi-douzaine d’Agences nationales de la Réparabilité à la fois neutres, indépendantes et noyées dans un torrent de cerfas gouleyants. Non, ici, il s’agit pour le fabricant de calculer lui-même son petit indice en mode « auto-critique » qui n’est pas sans rappeler un procès stalinien, à la différence que celui-ci se terminera plus joyeusement par une pastille colorée de rouge (vif) à vert (foncé) en fonction de l’adhésion aux thèses recyclistes.

Malheureusement, tout ceci semble bâti sur des idées qui résistent mal à l’analyse sérieuse.

Passons pudiquement sur le fait que cet indice est franco-français (s’étonnera-t-on qu’une nouvelle contrainte règlementaire sur les entreprises naisse dans l’Hexagone ?) ; on peut charitablement fantasmer une adaptation complète des chaînes de production de gros fabricants mondiaux d’appareils électro-ménagers ou d’électronique grand public pour venir adhérer tendrement au paysage législatif français et ses millions de bosses, plis et ravins dantesques, ou, plus vraisemblablement se dire que ça va encore encombrer les entreprises françaises dont la compétitivité est heureusement si insolente qu’elle n’en sera pas du tout amoindrie.

Au-delà de cet aspect, force est de reconnaître que la réparation et la maintenance d’appareils électriques, électroniques ou mécaniques demande du temps et, souvent, de la formation, ce qui explique assez facilement le coût attaché à ces opérations : tout n’est pas réparable par le consommateur lambda, loin s’en faut et la spécialisation de nos société se paye logiquement, soit avec des objets bons marché mais peu réparables, soit avec une maintenance et des pièces détachées coûteuses.

S’ajoute le cas spécifique de la France où toute main-d’œuvre humaine est subtilement taxée de tous les côtés jusqu’au trognon, ce qui n’améliore certainement pas la rentabilité de l’opération.

Enfin, signalons que tenir à jour un stock de pièces détachées et de personnes compétentes pour les suivre et les utiliser coûte fort cher, en temps, en énergie et en espace. Ce coût est, à la fin, inévitablement payé par le consommateur d’une façon ou d’une autre. L’arbitrage du fabricant s’établit alors sur la qualité de ses productions ou sur le SAV de celles-ci, ce qui diminue les frais de maintenance mais augmente les prix à la vente par exemple.

Le fabricant d’un côté, le consommateur de l’autre font tous les deux des choix plus ou moins contraints entre le renouvellement complet de l’objet ou sa maintenance dans le temps. Il n’y a pas de solution réaliste économiquement et écologiquement permettant de garantir à la fois un objet pas cher, de bonne qualité, facilement réparable et dont les pièces détachées sont disponibles toute sa durée de vie et au-delà.

En somme et crûment, le choix s’établit donc entre « gaspiller » un objet en le renouvelant entièrement ou « gaspiller » temps, énergie et espace dans des formations, des services SAV et des pièces détachées surnuméraires, et il est impossible de définir a priori ce qui mérite d’avoir une durée de vie longue ou pas ou d’avoir des pièces détachées ou pas : seul le marché et son système de prix (des productions, des pièces détachées, de la main-d’oeuvre, du SAV) permettent d’approcher une solution viable.

Or, dans cette situation, l’indice de réparatruc, imposé de façon artificielle et politique pour tenter d’apporter une « autre » solution à un problème déjà résolu par le marché, introduit des distorsions évidentes dont les effets de bord sont déjà visiblement défavorables aux fabricants français.

Mais voilà : pour un nombre croissant de frétillants Français qui n’accepteront jamais les aléas de la vie (au point de graver un principe de précaution et son corollaire, le dégoût de toute prise de risque, dans la Constitution), pour une masse de plus en plus vocale d’individus qui refuseront toujours la disparition inévitable qui nous attend tous et toutes choses autour de nous, tout doit être durable (depuis le développement jusqu’au confinement) et quand ça ne peut vraiment pas durer, ça doit être réparable, guérissable ou annulable sans frais.

Cette lubie du durable, du réparable, cette chasse chimérique à un gaspillage mal défini, exagéré et recouvrant surtout une mauvaise compréhension des mécanismes de production et d’entretien, tout ceci a un coût qui se traduit directement sur le pouvoir d’achat des Français, et sur le niveau d’emploi dans le pays.

Au passage, on s’étonnera que ce même indice n’ait pas été réclamé pour nos politiciens, seul endroit où il aurait été puissamment pertinent ; après tout, ils sont experts en matière de gaspillage, de pièces rapportées, et d’absence criante de service après-vente ou de notice claire d’utilisation.

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Source : http://h16free.com/2021/01/13/67654-et-maintenant-un-petit-indice-de-reparabilite


France : la misère électrique, en petites coupures

lundi 11 janvier 2021 à 09:00

Voilà l’hiver qui s’en vient et avec lui, les températures qui descendent. Certes, on nous a bien expliqué qu’avec le Réchauffement Climatique De La Fotalhom, ces températures descendent de moins en moins et qu’il ne s’agit que d’un sentiment de caillage de miches qui poussent les uns et les autres à monter le chauffage. Et là, c’est le drame.

Enfin, le drame, pas encore : les températures ne sont que modérément basses et, magie du Réchauffement oblige, la production électrique française parvient à couvrir la demande.

Ou presque, disons : dans un petit article paru dans la presse, on apprend plusieurs informations intéressantes comme le fait que les températures sont inférieures aux normales de saison (le réchauffement négatif frappe fort cette année) et, surtout, que les Français étaient invités, par le gestionnaire du réseau électrique hexagonal, à réduire leur consommation afin d’éviter une coupure de courant inopinée.

Ainsi donc, le réseau électrique français serait déjà sous tension au point de rupture ?

Il faut dire que les consommateurs du pays ne font guère d’efforts. Pensez donc : cette semaine par exemple, à l’occasion de l’Épiphanie, ils ont mangé de la galette des rois !

Vous ne voyez pas le rapport ? Il est pourtant évident comme l’a heureusement rappelé l’une de ces innombrables officines écolomoralisatrice qui sévit sur Twitler (et ailleurs aussi malheureusement) :

C’est clair : manger de la galette, c’est sombrer dans le relâchement inconsidéré de dioxyde de carbone qui, comme chacun doit le savoir, est ultimement responsable du réchauffement climatique et inévitablement de la fin de notre civilisation.

Dès lors, la lutte contre le relâchement de CO2 pousse nos gouvernements d’une part à nous châtier à base de lourdes taxes carbones bien méritées (non mais !) et d’autre part à revoir notre politique énergétique : c’est pourquoi il a été imposé de diminuer notablement notre capacité de production électrique depuis les centrales nucléaires qui ne rejettent par construction aucun CO2 et d’augmenter de façon tout à fait minuscule cette même capacité grâce à de nombreuses éoliennes qui ne tournent pas et d’aussi nombreux panneaux photovoltaïques qui ne fonctionnent ni la nuit, ni les jours couverts, de pluie, de neige et de brouillard (i.e. en hiver).

À ce choix politique particulièrement éclairé on ajoutera une gestion logistique « à la française » des réacteurs nucléaires en fonctionnement. Par « à la française », je me réfère ici à cette efficience redoutable qui nous a permis d’avoir des masques, des tests et des vaccins au moment voulu, par exemple. Pour les réacteurs nucléaires, cela se traduit par 12 d’entre eux à l’arrêt total pour maintenance, soit plus de 20% du parc, au moment où la consommation (confinements obligent) n’a jamais été aussi forte.

Rassurez-vous : tout ceci est parfaitement voulu, comme en atteste le récent arrêt définitif de Fessenheim, auquel s’ajouteront 14 autres réacteurs dans les prochaines années.

Dans les années 60, la France avait fait le pari du nucléaire, s’affranchissant ainsi de nombreuses contraintes énergétiques en matière de charbon, de gaz et de pétrole, et s’offrait ainsi le luxe d’avoir une des plus faibles factures carbones du monde. C’était, bien évidemment, un scandale que les gouvernements successifs se sont employés à courageusement corriger en sabotant réorganisant progressivement la production électrique française : davantage de moulins à vent qui ne tournent pas, davantage de panneaux solaires qui ne produisent rien, pas davantage de barrages hydroélectriques parce que ça bouscule des batraciens protégés, moins de centrales nucléaires, etc… Et ce, alors que les températures n’en finissent pas de ne pas monter surtout en hiver, et que la politique de transport officielle consiste à pousser l’achat de voitures électriques.

Tous les ingrédients sont réunis pour que la galette tourne rapidement à la gamelle et qu’elle devienne rapidement un souvenir d’antan, ce qui est très bien, les traditions culturelles étant, comme chacun le sait, un encombrant bagage qu’il convient de laisser choir rapidement pour se propulser plus facilement, youpi, youpi, dans le Monde d’Après où chacun sera super écolo et devra composer avec des fesses froides en hiver, un ventre souvent vide mais bio et sans pesticides, une couverture maladie en béton mais aucun hôpital pour l’assurer et un vélo pour tous ses déplacements qui sera impossible à dérober parce qu’il aura un auto-collant d’identification.

Je sens sourdre une pointe d’écolo-scepticisme devant cet enchaînement logique pourtant implacable. Il faudrait vraiment ne rien comprendre à la Sainte Lutte Contre le Réchauffement Climatique De La Fotalhom pour ne pas acquiescer sagement au plan gouvernemental en matière de gestion énergétique.

Parallèlement, on ne s’étonnera pas plus que les plus gros pollueurs de la planète, à savoir les Chinois, se fichent complètement des technologies de productions que nous semblons chérir tendrement comme le solaire et l’éolien pour se consacrer aux centrales plus traditionnelles, à charbon, et surtout, pour lancer leur propre parc de centrales nucléaires.

Pour le moment, ce pays compte presque autant de réacteurs que la France (49) mais va très prochainement la dépasser, de nouvelles tranches étant en construction à un rythme soutenu, y compris pour les modèles les plus technologiquement avancés.

Sacré Chinois ! Ils n’ont rien compris au sens évident de l’Histoire qui consiste, comme chacun le sait maintenant en France, à faire exactement le contraire !

Alors que ces benêts asiatiques vont s’escrimer à fournir chaque jour plus d’énergie à leur population, ce qui va lui permettre d’augmenter croissance, richesse et aisance générale, les Français ont habilement choisi le contraire : frugalité énergétique, dépendance totale aux autres pays, éco-conscientisation affichée, syntonisation parfaite avec Gaïa et disparition complète de la scène internationale dans un petit couic misérable, voilà qui, enfin, donne un souffle épique aux projets des politiciens français.

De fermeture de réacteurs nucléaires en frugalité énergétique imposée, la France a courageusement choisi la misère en petites coupures. Youpi.

Source : http://h16free.com/2021/01/11/67675-france-la-misere-electrique-en-petites-coupures


McKinsey pour un échec vaccinal plus douillet

vendredi 8 janvier 2021 à 09:00

Comme je l’écrivais il y a presqu’un an, il serait dommage de laisser perdre une bonne crise. Après tout, ça coûte cher mais ça peut rapporter gros pour qui sait s’y prendre, à condition bien sûr d’avoir subi l’indispensable hontectomie qui s’impose lorsqu’on rentre en politique (surtout en France).

Avant d’aller plus loin, je veux dissiper un éventuel malentendu : ici, contrairement à ce que l’actualité pourrait laisser penser, je ne parle pas de Buzyn, cette mémorable ex-ministre de la Santé, ex-candidate aux élections municipales parisiennes et politicienne ectoplasmique évidemment sans aucune responsabilité dans la crise sanitaire, dont le karma assez phénoménal lui permet d’obtenir un poste au cabinet du directeur général de l’OMS. Au passage, ceci permet d’avoir une idée précise de la valeur de la hiérarchie au sein de cette institution et, par voie de conséquence, des conseils qu’elle distribue…

Et donc ici, j’évoque plutôt un cabinet de conseil, McKinsey, dont le nom vient subitement d’apparaître dans l’actualité.

Apparemment et selon les précieuses informations d’Europe-1, le gouvernement a, depuis la fin du mois de décembre, fait appel à des cabinets de conseil pour éviter le merdoiement intense qui ont accompagné ses actions lors de la non-distribution du pas-de-stock-de-masques et lors de sa non-gestion des campagnes de tests.

S’adjoignant les services de ces cabinets de conseil privés, la fine équipe de clowns à roulettes entend donc mener le pays vers la vaccination optimale dans la joie, la bonne humeur et les petites piqûres amusantes. L’exposé des missions est évoqué ici :

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Et c’est du carré, du concret, du solide : cadrage logistique, « benchmarking » des pratiques à l’étranger et coordination opérationnelle de la « task force », voilà qui envoie du pâté, pardon qui « means business » les enfants comme on dit dans le franglish des élites. Après un solide conseil de défense dont on a déjà pu mesurer la malfaisance pertinence, après les 35 clampins « tirés au sort » (parce qu’au gros sel ou au flashball, ça n’aurait pas été trop tendance), on se cogne donc une paire de cabinets privés pour épauler un Olivier Véran dont on se demande de plus en plus à quoi il sert exactement.

Question qui se posera aussi d’ailleurs pour tous les fonctionnaires se bousculant au ministère de la Santé, dans les agences régionales (beaucoup trop) nombreuses et les myriades d’institutions tintinnabulantes de la République et dont la mission semble d’éviter qu’on parle d’elles tout en s’assurant de leur côté indispensable surtout au moment de renouveler les budgets.

Peut-être la présence dans ces cabinets de certains fils d’ex-ministres et les nombreuses passerelles avec les lieux de pouvoirs républicains expliquent-ils ce curieux usage de cabinets privés pour une opération pourtant 100% publique (et bruyamment revendiquée comme telle, système « que le monde entier nous envie » oblige, n’est-ce pas).

Certes, l’administration actuelle semble bien en peine pour s’organiser et retrouver ses doigts au bout de ses mains (à Nice par exemple, même les seringues font de l’obstruction !) mais soyons lucides : les conseils ne sont probablement pas ceux qu’on peut croire et encore moins ceux que les intitulés de mission barbouillés d’anglicismes laissent penser.

La technostructure, composée pour moitié de baltringues communicants et pour l’autre de clowns de l’inspection des finances qui n’ont jamais pris le moindre risque de leur vie, n’a que faire de vacciner une population dont, il faut bien le dire, elle se fiche tant qu’elle peut continuer à la ponctionner sans trop la faire brailler. En réalité, les conseils officieux ont bien plus sûrement porté sur la façon de faire passer auprès d’une population déboussolée l’amère pilule de la désorganisation complète, des files d’attentes, des gâchis de doses qu’on voit déjà se profiler et d’une efficacité chimérique de la couverture vaccinale obtenue.

En effet, bien qu’ayant tout fait, des années durant, pour bien faire comprendre à quel point les manipulations génétiques ouvraient les portes de l’enfer (on se souvient encore de la gourmandise de la presse à relayer l’étude bidon de Séralini sur les OGM, par exemple, sans même évoquer le cas Élise Glucet de Cash Propagandation), bien qu’ayant agité depuis dix longs mois la peur d’une épidémie catastrophique avec brouettée de morts atroces (à base de 400.000 morts de plus, les enfants), le gouvernement et sa macronitude doivent à présent faire comprendre aux mêmes foules que ♩ la génétique, c’est fantastique ♪ et le vaccin ♫ super doux ♬ tout en les préparant doucement à la terrible réalité mathématique : même avec une logistique tip-top, même avec des élites au taquet, même avec des doses en suffisance, il va falloir des mois et des mois, plus d’une année probablement, pour que tout le monde ait reçu son petit shot vite abimé vitaminé.

Un petit calcul simple suffit pour s’en convaincre : à deux doses par individu, à 500.000 doses par semaines sans aucune perte (très jolie performance compte-tenu du passé glorieux de notre système de santé), vacciner 60% des 67 millions de Français prend 160 semaines (soit 3 ans). À moins de 3 millions de doses produites et correctement appliquées chaque semaine, on ne pourra jamais vacciner 40 millions de frétillants citoyens en 6 mois. On peut donc raisonnablement tabler sur un large dérapage du temps de vaccination, bien au-delà des objectifs affichés, ce qui donnera une excuse en béton armé pour continuer un long moment confinements, couvre-feux et petits cerfas d’auto-humiliation quotidienne.

Autrement dit, le gouvernement va maintenant devoir se concentrer sur la communication de l’échec et préparer mentalement la population à un troisième scandale d’impréparation chronique et de merdoiement toujours aussi intense en moins d’un an.

Du point de vue du contribuable, les sommes dépensées chez McKinsey et compagnie l’ont donc clairement été en pure perte (on sait déjà que les piquouses vont s’étaler de très longs mois, on sait déjà que notre système de santé est au bord de l’apoplexie et ne manquera aucune gamelle sur le chemin, on sait déjà que nos énarques sont tous aussi incompétents voire nuisibles les uns que les autres, et on sait déjà où ça coince vu les épisodes précédents).

En revanche, du point de vue de nos zélites qui doivent de plus en plus songer à protéger leurs petites miches, c’est encore une fois de l’argent rudement bien employé !


Correctif 08.01 : il apparaît que PWC ne fait pas partie des cabinets commissionnés pour l’opération, d’où correction.

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Source : http://h16free.com/2021/01/08/67635-mckinsey-et-pwc-pour-un-echec-vaccinal-plus-douillet


Une piquouse pour tous

mercredi 6 janvier 2021 à 09:00

Ah mais enfin, les choses sont pourtant claires : le vaccin étant disponible, on va piquouser tout le monde, déconfiner tout ce qui peut l’être, et les choses vont bien vite rentrer dans l’ordre. Puisqu’on vous le dit !

Egalité, Taxes, Bisous : République du Bisounoursland

En tout cas, c’est le plan vendu par le gouvernement, les médias et cette partie de la population absolument persuadée dans la possibilité tangible d’un retour sinon à la normale, au moins à une situation proche de ce qu’elle fut en février 2020.

Quelle charmante naïveté ! Quelle touchante simplicité ! Quelle aimable ignorance !

La réalité, assez claire, ne laisse pourtant aucun doute que ces espoirs d’un déconfinement complet, d’un retour à la normale et d’une reprise des activités comme jadis seront très probablement douchés froidement dans les prochaines semaines.

Ici, point n’est besoin de moquer ceux qui croient encore aux fables gouvernementales : les faits et la raison leur donnent tort mais il faut admettre que les perspectives sont si peu réjouissantes qu’on comprend humainement qu’ils s’accrochent ainsi aux chimères vendues par le pouvoir.

Pourtant, ces fameux vaccins ne sont pas là.

On peut, comme le font certains journalistes et commentateurs assidus, tortiller les annonces gouvernementales pour charitablement imaginer des petits problèmes d’ajustements afin d’expliquer l’absence de vaccination de masse en Europe en général et en France en particulier, mais l’analyse des faits laisse peu de doutes : la logistique est complètement à la ramasse. Est-ce étonnant devant les précédents foirages monumentaux ? Non, c’était même attendu.

Tout se déroule comme si l’administration française, aux antipodes presque exactes de la logistique Amazon, n’ayant absolument pas appris de ses erreurs de gestion des masques, des tests, des lits dans le privé, des équipements et de tout le reste, reproduisait avec application les mêmes idioties pour obtenir le même non-résultat flamboyant de nullité bureaucratique. En somme, le vaccin français prend la même direction que le « cloud souverain », le Google français ou la tentative Salto de concurrencer Netflix.

Ce qui veut dire qu’en fait de « campagne de vaccination », les confinements vont continuer, le temps que les dosettes de produit magique, dûment tamponnées et cerfatées jusqu’à la garde, parviennent jusqu’aux hôpitaux (et seulement ceux désignées par les toutes puissantes et omniscientes ARS). Rassurez-vous : ceci peut prendre quelques semaines mois…

Pire : ceux qui imaginent qu’une vaccination signifiera un retour à la normale, après ces quelques semaines mois de merdoiement administratif et logistique intenses, en seront pour leurs frais puisque des éléments de plus en plus nombreux à présent indiquent que cette campagne ne sera que le début de la mise en place d’une série de mesures aussi liberticides que possible.

Il y a, déjà, l’accumulation d’informations étonnantes sur le vaccin lui-même : moyennant un peu de confusion, on laissera planer le doute que même vacciné, on peut continuer à contaminer les autres ; quitte à revoir un peu les principes de base de la médecine, on oubliera que l’immunité de groupe peut-être atteinte autrement que par la vaccination (le site de l’OMS a d’ailleurs quelque peu modifié ses petites pages à ce sujet : avant et après). Et puis de toute façon, l’épidémie ne s’arrêtera jamais.

Bref, on insistera sur le fait que même vacciné, on n’a donc pas à se départir du masque et on ne peut toujours pas s’affranchir des règles de distanciation socialiste et des gestes barricades, etc. Autrement dit, on prépare actuellement tout le monde, petit-à-petit, à ce que la piquouse ne soit pas si rédemptrice que ça…

Parallèlement, il y a bien sûr le principe, qui semble maintenant inévitable, d’un passeport vaccinal : au prétexte de suivre ceux qui sont et ceux qui ne sont pas vaccinés, on va d’abord établir un petit fichier (tout le monde sait que les données personnelles stockées par les États ne sont jamais utilisées à des fins néfastes, n’est-ce pas). Ce petit fichier sera bien vite adapté sous forme de carte électronique que le porteur sera invité à présenter pour garantir qu’il ne risque pas de distribuer ses méchants miasmes lors de certaines activités dont la liste sera édictée par les administrations forcément bienveillantes.

Ce passeport, déjà dans les tuyaux législatifs et à l’étude un peu partout dans le monde, constitue en soi une garantie assez solide qu’un retour à la « normale » peut être complètement oublié.

Oubliez les dérives d’un tel passeport : tout le monde sait que les États et les individus au pouvoir veulent votre bien. L’Histoire l’a amplement prouvé, surtout au XXème siècle. Quant à imaginer que ce passeport servira ensuite à collationner vos comportements de tous types, notamment en ligne, et à en déduire votre capacité d’emprunt ou votre crédit social comme le fait actuellement le gouvernement chinois, il n’y a qu’un pas que seul les vilains complotistes font.

Oubliez, vous dis-je.

Comme vous devez d’ores et déjà oublier l’idée saugrenue qu’il puisse un jour exister des camps d’isolement pour les contaminés : cette idée, bien que discutée au parlement, ne verra jamais le jour parce que, on le sait, les idées aussi sottes que grenues ne voient jamais le jour en France.

Pas de camps, pas de passeport vaccinal puis comportemental, des confinements qui s’arrêteront gentiment avec les séances de piquouses rapidement et bien organisées d’un vaccin sans effets secondaires notables, le monde d’après ressemble furieusement à ce monde d’avant auquel certains feignent de croire retourner.

Quelques surprises sont cependant possibles et il n’est pas invraisemblable d’imaginer quelques yeux pleins de larmes quand le monde d’après se concrétisera d’une façon pas tout aussi Bisounours que prévue.

Pour les autres, rappelons que les perspectives évoquées dans ce billet ne sont pas réjouissantes mais qu’elles ne sont pour le moment que ça : des perspectives. Peut-être est-il temps de s’assurer qu’elles ne restent que ça. Après tout, maires, députés et sénateurs ne sont jamais hors de portée d’un coup de téléphone. Ou plus.

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Source : http://h16free.com/2021/01/06/67576-une-piquouse-pour-tous