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Budget 2022 : les robinets d’argent magique sont grands ouverts

vendredi 24 septembre 2021 à 09:00

Entre le procès des attentats du 13 novembre, le contrat australien qui a pris l’eau et le débat pré-campagne entre des tribuns excités, l’information est passée quasiment inaperçue mais elle n’en est pas moins importante : le budget du gouvernement pour l’année 2022 vient de sortir des cartons, et il sent bon le caca de licornes.

Disons-le tout de suite, le terme de « budget » pour l’exercice qui a été rendu par le gouvernement pour ventiler les dépenses (et les maigres recettes) de l’État français est un terme vraiment trop généreux pour ce qui s’apparente bien plus à une distribution qu’autre chose : les observateurs un tant soit peu sérieux s’accordent tous en effet pour dire que le résultat est franchement déséquilibré, voire baroque comme le dit Le Monde.

Présenté ce mercredi passé, ce qui n’est encore qu’un projet – et dont on se doute que la Chambre d’enregistrement (anciennement Assemblée nationale) le validera goulûment même dans ses détails – présente des caractéristiques intéressantes. Pas celle d’un budget, donc (soyons sérieux), mais bien celle d’un exercice de cascades hollywoodiennes, dans lesquelles les chutes s’enchaînent toujours plus fort, toujours plus bas, avant l’inévitable explosion colorée qu’on prétend ne pas réellement vouloir mais que certains semblent attendre avec gourmandise.

C’est un peu l’école des fans des ministères : youpi, aucun ne perd et tout le monde a droit à sa petite (ou grosse) augmentation.

Si c’est la crise, elle ne se verra pas trop dans cet exercice clairement construit sous le signe de la bonne humeur pétillante et d’un optimisme crâne voire effronté : non seulement, le virus n’a pas résisté aux assauts de la Frétillance Suprême de l’Élysée, mais en plus, le futur s’annonce plein d’avenir ce qui mérite bien une distribution de douceurs pour tout le monde. En substance, les dépenses habituelles des administrations augmentent.

En revanche, si ces dépenses sont habituelles et si les augmentations d’icelles, d’années en années, le sont aussi, la progression observée dans l’embonpoint qu’elles prennent cette année est, elle, inhabituelle : près de 11 milliards d’euros viendront tout de même grossir un total déjà difficile à considérer comme maigrichon (près de 400 milliards mes petits amis, ça en fait des sous-marins « pass culture » à distribuer, hein !). Certes, de nos jours, il est vrai que ces 11 milliards ne représentent qu’une petite somme, mais bon, il faut ce qu’il faut m’ame Ginette. La crise, tout ça…

En effet, ces augmentations concernent par exemple l’Éducation, la Police, la Justice et notamment la Défense qui voit son magot croître à près de 41 milliards pour faire trotter des soldats au Mali dans des Gazelles hors d’âge, ce qui est toujours bon à prendre. Cependant, déjà difficile à justifier sur le papier, ces augmentations deviennent véritablement putassières lorsqu’on se rend compte qu’à côté, aucune économie sérieuse n’a été faite : le contribuable, ses enfants, ses petits-enfants et ceux des Allemands (entre autres) devront redoubler d’efforts pour éponger tout ça (dans la bonne humeur pétillante et l’optimisme crâne, je vous le rappelle).

Et puis à côté de tout ça, il y a bien évidemment la petite question du déficit. L’année 2022 n’est pas encore là, le budget n’est pas encore voté qu’on part déjà du principe qu’on dépensera royalement plus qu’on ne gagnera, pour une quarante-huitième année consécutive. Jolie série.

Bah, ce ne sont après tout que 124 petits milliards de rien du tout, une broutille, une gourmandise sans conséquence, voilà tout, qui viendront s’ajouter aux milliers de milliards de dette qui s’accumulent (pour représenter 114% du PIB prévus à la fin de 2022, si tout va bien, ce qui est, en soi, un pari très audacieux quand on s’appelle Macron et qu’on porte la poisse depuis le début).

D’autant que ce projet de budget innove en faisant l’impasse sur le coût réel des nouvelles dépenses. C’est plus reposant pour l’esprit, sans doute. Du reste, le Haut Conseil des finances publiques, prudent et agacé, s’est refusé à se prononcer sur le réalisme des prévisions de déficit pour 2022. Voilà qui est bon signe et qui, là aussi, est reposant pour l’esprit.

Bref, rien de tout ceci ne devrait surprendre (si ce n’est par l’ampleur de la décontraction qui a pris les auteurs de ce projet) : on est ici dans un budget taillé pour une campagne électorale : on achète du jeune, on achète du justiciable, on achète un peu de paix dans les ministères régaliens, on graisse des pattes syndicales et des unions professionnelles potentiellement médiatiques pour garantir des joues roses et des fesses détendues avant la prochaine sodomie électorale d’avril prochain.

Véritable distribution de biscuits à tous ceux qui le veulent, ce budget est cependant aussi celui d’une inflation notable même si peu de commentateurs l’ont vu ou le reconnaissent : certes, on va distribuer de l’argent gratuit des autres (un peu), mais on va surtout continuer dans le paradigme européen actuel, aussi confortable que dangereux, celui de l’argent magique sorti des étables à licornes de la République et de la Banque Centrale européenne dont les petites imprimantes tournent maintenant à plein régime.

Or, cet argent magique ne sera jamais capable que d’une chose : produire de l’inflation.

Mécaniquement, on va augmenter les dotations, certains salaires et ♩ certains ♪ budgets ♫ républicains tsoin tsoin ♬, ce qui va se traduire par des milliards injectés dans l’économie non marchande, non concurrentielle, qui sera ensuite réintroduite dans l’économie générale et produira inévitablement une hausse des prix sans l’indispensable hausse de richesse correspondante qui éviterait alors à cette inflation de laminer le pouvoir d’achat des Français.

Avec ce nouvelle grosse piqûre monétaire, ce véritable booster d’immunité budgétaire, les clowns qui nous gouvernent et qui entendent conserver le pouvoir « quoi qu’il en coûte » vont donc pousser encore un peu dans le ravin le pays, celui qui paye (et va payer, longtemps) pour tout ça.

Ce pays est foutu.

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Source : http://h16free.com/2021/09/24/69529-budget-2022-les-robinets-dargent-magique-sont-grands-ouverts


Vaccins, signalements vertueux et tyrannie des petites décisions

mercredi 22 septembre 2021 à 09:00

Et zut, finalement, après bien des atermoiements, il faut le reconnaître : les « vaccinés » peuvent, malgré tout, attraper la maladie et ce n’est pas si rare. Pire, ils peuvent transmettre aux non vaccinés. Ces derniers, régulièrement testés au contraire des précédents, courent donc un plus grand risque à cause des « vaccinés », ironiquement.

Seulement voilà : fort de ces nouvelles informations, le pass sanitaire, mis en place à grand renfort de marketing présidentiel, n’a plus aucun sens médical. Or, non seulement on ne l’abroge pas, mais en plus en voit-on même se multiplier les versions dans différents pays (Italie, Belgique, Pays-Bas, et d’autres)…

Il faut se rendre à l’évidence : le pass n’a plus rien de sanitaire et certains médecins de plateau télé l’expliquent sans plus s’en cacher : il est un simple instrument du pouvoir pour contraindre à la vaccination par pression sociale, ni plus ni moins, et les objectifs sanitaires affichés au début sont maintenant complètement oubliés.

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Du reste, ce pass est tellement peu lié à des impératifs de pandémie et de contrôle de virus qu’il n’est déjà plus appliqué dans des lieux fort symboliques : les centres commerciaux de plus de 20 000 m² ont fait casser les arrêtés imposant son utilisation dès le mois d’août, tant son côté impraticable et anticonstitutionnel était évident, et les observateurs honnêtes constateront sans mal que beaucoup de brasseries, de bars et de restaurants n’en vérifient pas la validité car même si l’amende est dissuasive, le contrôle est en pratique là encore si compliqué que très vite abandonné.

Sans surprise, on notera que les endroits où ce pass est scrupuleusement employé, ce sont les trains financés par vos impôts, les lieux de culture (comme les musées et les bibliothèques) eux aussi financés par vos impôts, ou, encore plus ubuesque, les hôpitaux publics, eux aussi financés par vos impôts (et en pure perte apparemment).

Oui décidément, le pass sanitaire est absolument sans rapport avec un virus… si ce n’est celui du contrôle.

Non, décidément, il n’a plus rien de sanitaire et n’est en pratique qu’une sorte de carte de membre au vernis technologique moderne d’un parti vicieux, celui des « bien conformes » qui peuvent ainsi signaler à tous qu’ils respectent scrupuleusement les exigences des autorités, qu’ils ont enfin regagné toute leur liberté de présenter un permis officiel d’aller boire un café, de manger au resto, d’aller au cinéma ou d’entrer dans un théâtre.

Le pass, brandi fièrement, n’est plus qu’un signe de vertu ostentatoire, destiné à bien afficher l’alignement parfait des comportements de son porteur avec ce que la doxa officielle attend de lui. S’il garantit l’hygiène du détenteur, ce sera seulement son hygiène comportementale vis-à-vis du pouvoir, certainement pas son hygiène vaccinale.

Mieux : le pass est maintenant la bonne raison de se séparer de ces « amis » encombrants qui osent ne pas jouer le jeu, ne pas répéter les mantras religieux des autorités, ne pas effectuer les gestes incantatoires pour écarter le démon viral. En d’autres temps, on se signait à chaque blasphème. De nos jours, on « fist-bump » en frétillant d’aise et on présente fièrement et sans pudeur son petit QR-code à ceux qui le réclament.

Plus fort encore, le pass est maintenant directement responsable de l’effondrement au ralenti de tout le système de protection civile (urgences et pompiers notamment) : forçant une part même faible mais essentielle des équipes à démissionner ou à se retrouver à l’écart pour cause d’impureté intellectuelle, le pass a pour résultante de réduire les escouades des services concernés et ce au moment où ils seront les plus sollicités !

Il n’y a pas à tortiller : c’est très malin de la part de nos dirigeants qui ne sont plus à un coup fourré de trop : avec ces dépeuplements artificiellement imposés, on assure ainsi que la période automnale sera à nouveau largement sujette aux débordements des urgences, exactement comme les 20 dernières années sans exceptions (comme le montre cet intéressant montage pré-2020 et donc hors Covid). C’est pratique, cela permettra d’entretenir la psychose médiatique encore un peu.

Non, décidément, le pass n’a plus rien de sanitaire.

Les foules, tremblantes de peur et abêties par des années d’idioties déversées par les médias et un pouvoir en dessous de tout, ont cru troquer leurs libertés essentielles pour retrouver un peu de sécurité avec cet artefact grotesque d’une société de surveillance généralisée. Et comme prévu par tous ceux qui connaissent la petite musique grinçante de l’État, à peine mis en place, ce passeport n’offre aucune sécurité supplémentaire, ni sur le plan sanitaire, ni sur aucun autre : alors qu’on apprend que des données de santé sont régulièrement piratées, on comprend que le soin apporté à protéger cet applicatif là sera du même tonneau et disposera des mêmes débouchés.

Mais en surcroît, le pass livre même ceux qui le possèdent à tous les caprices de ceux qui le délivrent : il faudra bientôt une troisième, puis une quatrième dose ou que sais-je encore pour qu’il soit valide, démontrant une fois encore qu’un gouvernement qu’on a rendu capable de tout vous donner est de facto capable de tout vous reprendre, à n’importe quel moment et sans que vous puissiez vous y opposer.

Aujourd’hui le pass offre un QR code pour le vaccin. Réveillez-vous : demain ce sera pour votre bilan carbone, et le surlendemain, après l’une ou l’autre nuit agitée de furieuses descentes de police, il sera adapté pour vos opinions politiques.

Ne vous leurrez pas, il n’y a déjà plus qu’une seule voie de sortie : cessez dès maintenant de vous conformer, ou vous n’aurez bientôt plus aucune liberté.

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Source : http://h16free.com/2021/09/22/69484-vaccins-signalements-vertueux-et-tyrannie-des-petites-decisions


La division permanente et le pass sanitaire par intermittence

lundi 20 septembre 2021 à 09:00

Décrété par le prince de l’Élysée le 12 juillet dernier, le pass sanitaire devait être temporaire, et clairement conditionné à la situation épidémique globale, ce qu’avait clairement laissé entendre le Conseil d’État dans son analyse juridique du bien-fondé de ce nouveau bricolage technocratique pour pister les citoyens. Alors que la vaccination dépasse maintenant les 64% (deux doses) dans le pays, la question de sa suspension revient donc sur la table…

Eh oui : finalement et contrairement aux projections de plus en plus loufoques de l’Institut Pasteur qui nous expliquait que la rentrée des classes allait provoquer une recrudescence des foyers épidémiques, la situation sanitaire française s’améliore gentiment. Le nombre de malades et de personnes en réanimation ne cesse de baisser, et même le nombre de cas, ce bidouillage statistique éhonté, marque le pas ; les hôpitaux, passablement vidés pendant la période estivale, peinent à alarmer les citoyens malgré les exagérations des médecins de plateau-télé qui enchaînent les apparitions médiatiques (probablement entre deux consultations tant on les sent proches du terrain).

Bref : si ce n’est clairement pas le paradis sur Terre, il est admis, jusqu’aux plus hautes sphères du pouvoir, qu’on ne peut pas continuer à jouer exactement la même partition alors que toutes les courbes statistiques s’affalent moelleusement vers une normalité de plus en plus compliquée à transformer en apocalypse panicogène.

La suite logique consiste donc à commencer à ouvrir le débat du retrait de ce pass sanitaire, ce qu’a fait récemment Emmanuel Macron dans un cadre absolument sans rapport comme c’est maintenant la coutume. Expliquant attendre les conditions sanitaires idéales, il a admis que certains territoires où le virus circule moins vite, on pourrait « lever certaines contraintes et revivre normalement », confirmant en creux que le pass sanitaire, pourtant vendu comme l’unique possibilité de revenir à la vie normale, n’en faisait rien.

Au passage, on ne s’étonnera pas que, pour Véran comme pour Macron, cette baisse des indicateurs épidémiologiques serait dûe justement à l’instauration du fameux pass, ce qui, en matière d’ânerie propagandiste, est tout de même assez culotté lorsqu’on voit le nombre considérable d’autres pays qui, n’ayant absolument pas institué cette mesure lamentable, constatent pourtant exactement la même décrue. On comprendra qu’ici, l’important est de répéter inlassablement ce genre de bobards, les médias se chargeant ensuite d’en faire une vérité.

De façon plus inquiétante, on ne peut que constater que cette histoire de pass sanitaire semble obéir non à des critères médicaux objectifs (ou au moins raisonnables) mais bien à une humeur du moment et un calcul purement politique. Eh oui : en fonction de paramètres flous, le pouvoir peut, de façon totalement arbitraire, décider d’emmerder les citoyens et ce alors qu’aucun lien n’est établi entre ce pass et ces résultats épidémiologiques, et ce d’autant plus que les petites picouses magiques ne permettent en rien d’enrayer le portage du virus, la charge des vaccinés n’étant pas différente de celle des non vaccinés…

Il n’en reste pas moins que le Président se comporte une fois encore comme un petit marquis qui n’aurait de compte à rendre à personne. On sait déjà que le fait de gouverner par décret permet de contourner l’obligation de passer un peu de temps devant l’Assemblée nationale, qui n’est elle-même devenue qu’une simple chambre d’enregistrement. Mais dans ce dernier schéma sanitaire, le pouvoir décide unilatéralement, en se rasant le matin, de l’instauration d’un pass ou de son retrait, sans même s’embarrasser de passer devant l’encombrante représentation nationale, et le peuple n’a pas voix au chapitre. Il subit, un point c’est tout.

Et pour ajouter un peu de confusion au capharnaüm de la politique actuelle, le gouvernement évoque de son côté la possibilité de régionaliser ce foutu pass, histoire d’accroître les opportunités de situations ridicules notamment aux frontières entre deux régions où le régime sanitaire sera différent. On salive déjà chez les journalistes des notules lunaires que ceci entraînera vraisemblablement dans un pays où l’ubuesque bureaucratique est devenu une seconde nature.

Cependant, il ne faut pas s’y tromper : tout ceci participe d’une tendance lourde dans l’abêtissement et le n’importe quoi bureaucratique d’improvisation dont le but, évident, est de rendre permanent ce dispositif scandaleux d’apartheid sérologique.

Les frémissements dont il est ici question permettront de décréter l’imposition d’un pass ou de le retirer à chaque fois qu’il faudra faire le beau et gagner quelques points dans les sondages (au passage, ces annonces d’assouplissement interviennent alors que les sondages, pourtant largement bidonnés, montrent tout de même un affaissement notable de la popularité macronienne ; coïncidence ?).

Ainsi, comment ne pas imaginer un relâchement des restrictions juste avant les élections pour paraître magnanime, ou, au contraire, la mise en place d’un pass encore plus strict et sévère juste avant, pour pousser les réfractaires loin des isoloirs qu’on assortirait alors, dans cette hypothèse, d’une obligation sanitaire quelconque ? Ici, on le comprend, peu importe ce qui se passera, cet exercice de pensée n’a pour but que de montrer que la pratique devient possible, modulable à souhait en fonction des buts purement politiques du locataire de l’Élysée et qu’une fois mise en place, plus rien ne pourra l’arrêter : ce pass sera une nouvelle façon de faire souffler le chaud et le froid sur la société française.

Ici, Macron se comporte comme un pervers narcissique, alternant sans états d’âme les phases de caresses et celles de brutalités sur le peuple français qui n’a jamais été, dans son esprit, qu’un moyen pour conserver le pouvoir. Il joue ici à fond la carte machiavélique (au sens original) du « diviser pour mieux régner » en cherchant, par ces intermittences et ces localisations arbitraires, à diviser la société française pour mieux y régner.

Dans un pays économiquement ruiné, financièrement exsangue, militairement ridiculisé, les petits jeux de Macron apparaissent pour ce qu’ils sont : minables.

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Source : http://h16free.com/2021/09/20/69514-la-division-permanente-et-le-pass-sanitaire-par-intermittence


Chèque énergie, explosion des prix du gaz et de l’électricité, Bruno encore ministre : tout est transitoire !

vendredi 17 septembre 2021 à 09:00

Alors qu’en France, tout indiquait que la situation économique, maîtrisée par un gouvernement d’experts, serait résolument d’un calme olympien, survient soudainement un petit accroc au bon goût jupitérien : les prix de l’énergie commencent à montrer des signes d’affolement. Flûte et zut, les mois d’hivers, énergivores, pourraient coûter plus cher que prévus aux Français et, pire, aux électeurs. Voilà qui pourrait envenimer une campagne présidentielle pourtant placée sous le signe de la joie de vivre dans un pays apaisé.

Le constat est en effet embarrassant : les prix de l’énergie en Europe ont vigoureusement grimpé ces dernières semaines et ne donnent pas l’impression de se calmer. Cela tombe mal : alors que l’hiver ne s’annonce pas spécialement chaud, les prix de l’énergie ont commencé à grimper un peu partout en France, en Espagne, au Royaume-Uni, en Allemagne.

Ainsi, depuis le mois d’août 2020, sur le marché ICE de Londres, le prix du gaz naturel a pris quelque 90% pendant que le charbon thermique voyait son prix de référence tripler. Sapristi, certains vont vraiment sentir passer leur prochaine facture d’électricité ou de gaz.

Apparemment, cette explosion des prix comporterait plusieurs facteurs explicatifs, depuis une reprise économique marquée en Asie, qui consomme traditionnellement plutôt du gaz pour ses besoins énergétiques, et qui a récemment accaparé une forte proportion de la production mondiale. Parallèlement, on déplore aussi une baisse de la production russe vers l’Europe suite à des soucis techniques, liés à l’incendie dans une usine de traitement de gaz pour le Yamal-Europe, le gazoduc germano-russe.

Quant à l’électricité, elle marque une hausse importante liée à une demande forte naturelle en cette période de rentrée, et notamment par le fait que la modularité de sa production est assurée par… le gaz (dont le coût augmente) et le charbon (dans une proportion qui diminue heureusement). Dans ce tableau, on se réjouira du choix fait par la France de se concentrer sur le nucléaire, et on pourra s’interroger sur la pertinence de tout faire pour l’abandonner au moment où il devient de plus en plus décisif pour le pouvoir d’achat des Français…

Au demeurant, le plus intéressant de ces hausses bondissantes des tarifs du gaz & électricité est qu’on va inévitablement assister à un accroissement notable des prix des produits qui dépendent justement de ces énergies dans leur fabrication et production, comme la métallurgie (l’acier notamment), la chimie ou l’agroalimentaire dont le rabotage des marges, amoindries par cette hausse, devra être compensé par une hausse des prix au consommateur final (rassurez-vous, c’est bien de vous qu’il s’agit ici).

Bonus supplémentaire : avec la transition écologique qui tombe vraiment à pic, le prix du CO2, totalement artificiel car exclusivement issu de régulations arbitraires, augmente gentiment lui aussi, ce qui ajoute au coût global de production. Youpi.

Eh oui, cette transition énergétique, obstinément votée et revotée par une bande de décroissants au beurre de contribuable, dont la facture estimée était déjà stratosphérique, va donc nous coûter encore plus cher que prévu. Prudent, vous prévoyiez d’y perdre un bras ? Eh bien ajoutez-y vos deux jambes, et le compte n’y sera sans doute pas. Au passage, cela donne une petite idée de ce que « inflation transitoire » signifie vraiment et si le mot foutaise vous vient naturellement à l’esprit, c’est normal : oui, il va y avoir de l’inflation, et son impact n’en sera vraiment pas transitoire.

Devant une telle situation, on pourrait sombrer dans le désespoir. Heureusement, Bruno Le Maire ne laissera pas faire et enfile dare-dare son pyjama de combat, saisit d’un coup d’oeil expert l’ampleur des problèmes, et, sans attendre que son cerveau surpuissant ne distille une autre pensée vagabonde, entre en jeu : puisqu’il le faut, le gouvernement va agir !

En préambule, Bruno nous rappelle un élément fondamental, quasi-philosophique, de toute prise de décision : tout ceci n’est que temporaire (et aussi transitoire que l’inflation). Il n’y a donc aucune raison de s’agiter inutilement.

« Notre analyse, c’est que cette augmentation est temporaire et que les choses devraient se stabiliser en 2022 »

Voilà, ne paniquez pas mes loulous contribuables, tout ceci devrait se stabiliser gentiment en 2022. On est immédiatement rassurés, notamment parce que le ministre, grâce à une puissance d’analyse maintes fois démontrée, ne se trompe jamais. Ca se stabilisera. À quel niveau, à quel moment, et pour qui, on n’en sait rien mais peu importe.

En outre, le Bruno de Bercy ne s’arrête pas en si bon chemin et ne se contentera pas de rassurer les Français : il peut aussi, dans le même temps et grâce à sa souplesse légendaire, les soulager par l’application sur leurs plaies fiscales de riches onguents gouvernementaux : le ministre de l’Économie, tout empreint d’une hardiesse qui sied à ce sémillant quinquagénaire à l’intelligence surdéveloppée, n’a pas exclu de recourir au « chèque énergie », ce procédé vraiment malin par lequel l’État donne une somme d’argent aux Français pour qu’ils puissent payer leur énergie (un peu comme les chèques de rentrée scolaire, mais sans la possibilité d’acheter un écran plat avec). Or, comme cette somme provient directement des étables à licornes de la République qui produisent tous les jours un peu plus de chèques et de subventions à paillettes colorées, on sait déjà que Bruno n’aura pas de mal à distribuer ces chèques pour mettre un peu plus de paillettes dans la vie énergétique des Français.

Enfin, si la distribution de paillettes « chèques énergie » et d’argent gratuit des autres ne suffit pas, l’actuel Ministre des Absences d’Économies propose un petit geste fiscal, toujours tout en souplesse avec un déhanché de toréro : puisqu’il est loisible à l’État de distribuer l’argent qu’il n’a pas, il lui est aussi relativement simple de piocher un peu moins violemment dans les poches de ses contribuables. Nul doute que l’effet obtenu (une augmentation de la distribution d’argent magique couplée à une diminution de la ponction d’argent des autres) sera d’excellente augure pour les finances dont Bruno a la charge.

Que voulez-vous : les élections approchent et le sort du champion actuel de l’Élysée dépend de ces petites entorses à l’excellente gestion du budget français.

Chose encore plus amusante et simultanée : pendant que l’Europe, en comptant sur le vent et le soleil, choisit donc de se passer d’énergie et de retourner à la misère, la Chine choisit, elle, d’augmenter ses capacités et d’innover, chose que la France n’a plus fait avec décontraction depuis au moins un quart de siècle.

Vraiment, heureusement qu’on a Bruno !

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Source : http://h16free.com/2021/09/17/69476-cheque-energie-explosion-des-prix-du-gaz-et-de-lelectricite-bruno-encore-ministre-tout-est-transitoire


Darmanin, le solvant républicain

mercredi 15 septembre 2021 à 09:00

Attention mes petits amis, qu’on se le dise : il y a, dans notre République française résolument en marche, des limites qu’on ne franchit sous aucun prétexte. L’une d’elle consiste par exemple à enfariner un maire. Trop c’est trop et dans ce cas, le ministre de l’Intérieur intervient.

C’est en effet suite à un étrange fait divers que Gérald Darmanin a décidé de sortir de la puissante léthargie qui le clouait dans le néant depuis des mois : découvrant qu’une association revendiquait le récent enfarinage du maire de Val-de-Reuil en Normandie, le minustre de l’Intérieur a décidé, devant les actes racistes appelant à la haine et à la discrimination de cette association, de la dissoudre purement et simplement.

Le 12 septembre dernier, on apprenait en effet qu’en pleine cérémonie de mariage, des militants de l’association « Ligue de défense noire africaine » (LDNA) déboulaient bruyamment et, après avoir brisé une porte, jetaient un paquet de farine sur le maire qui officiait à ce moment.

Ici, on pourra se réjouir que le représentant gouvernemental des forces de l’ordre se soit emparé d’un si brûlant dossier. Il faut dire que cette association n’en était pas à son coup d’essai et, plus à propos encore, faisait irruption dans la cérémonie municipale alors que les tensions s’étaient accumulées à Val-de-Reuil depuis plusieurs jours. Il apparaît en effet que le 5 septembre dernier, une simple dispute entre deux mineurs – l’un d’origine kurde, l’autre d’origine sénégalaise – aurait conduit à une violente échauffourée impliquant plusieurs douzaines de personnes (on évoque une centaines d’individus) faisant finalement plusieurs blessés graves. La presse locale évoque ainsi des affrontements entre individus armés de bâtons, barres de fer, hachettes et couteaux, de hachettes et de battes de baseball pour le quotidien Paris-Normandie.

Ces affrontements ont été suivis, le 7 septembre, de nouvelles tensions avec jets de projectiles divers sur la police ainsi que des manifestations de la part de la communauté kurde dont les participants auront été dispersés à coups de lacrymogènes. On goûtera d’ailleurs au caractère particulièrement étudié de la dépêche relayée par les papiers locaux et qui fait un usage industriel de l’euphémisme ainsi qu’un remarquable travail d’édulcoration en reprenant la parole politique qui a accompagné les exactions des communautés locales.

Ainsi, pour le maire, circulez, il n’y a rien à voir de communautaire dans ces petites dissensions ; tout juste s’agit-il là de l’expression pétulante des différences de caractères chez ces Rolivalois pittoresques ! Comme veut le croire l’édile,

« La solidarité est le vrai visage de Val-de-Reuil. Je souhaite redire ma croyance et ma confiance dans la communauté, une et indivisible, que forment les Rolivalois. Elle est forte. »

La Zizanie

Moyennant quoi, tout ceci se terminera – soyons-en sûrs – par des subventions chansons et un grand banquet de sangliers moutons sous une lune clémente et avec la bienveillance républicaine qui sied au décor.

Mais bon, en attendant et par mesure d’apaisement et de prudence, Gérald le ministre réveillé a donc décidé de dissoudre l’association dont des militants se sont comportés de façon indigne. La LDNA va disparaître et, avec elle, tous les problèmes pas du tout communautaires sur lesquels elle mettait un nom.

L’ironie du sort veut que les Kurdes effervescents qui manifestèrent et furent dispersés à coups de lacrymogènes étaient issus du PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan, célèbre troupe de joyeux drilles quelque peu mouillés dans le terrorisme, le trafic d’armes et les manifestations pacifiques (biffez la mention fausse).

Or, le PKK n’a pas d’existence légale en France (l’organisation étant reconnue comme terroriste en France) et est donc dans la même situation juridique que le sera l’association LDNA une fois dissoute.

On comprend dès lors toute la puissance et l’ampleur de la décision du brave Gérald qui assure ainsi une efficacité retentissante à cette dissolution très médiatisée. Au moins pourra-t-on écrire, à la prochaine controverse épistémologique entre Sénégalais et Kurdes de la région, qu’aucune association ou organisation n’est directement mêlée à ces ennuyeux pugilats qui froissent ce vivrensemble si doux qu’on observe de plus en plus dans le reste du pays.

Car, pendant que le ministre Darmanin fait de la paperasserie en dissolvant de l’association à grands coups de moulinets oratoires, le pays continue de chanter et de danser dans la bonne humeur d’une France apaisée, comme à St Fons où des policiers se sont retrouvés pris à partie lors d’une intervention pour des dégradations… sur le commissariat local.

Las, le petit chenapan responsable de ces altérations inesthétiques, aidé par une vingtaine d’individus qui ont bombardé le poste de police de projectiles divers, a fini par s’enfuir, dans une redite d’un incident survenu la semaine précédente à Marseille.

Darmanin agira donc pour dissoudre LDNA (et c’est une bonne chose qui aurait probablement dû être faite plus tôt), mais on se demande ce que le ministre va nous trouver dans sa grande besace pour résoudre les petits soucis de Grigny où des policiers sont tombés dans un guet-apens, ou ce qu’il va nous dégotter pour calmer les problèmes de Corbeil-Essonnes où les Tarterêts sont régulièrement l’objet de nuits agitées et d’échanges de mots durs entre les différentes populations locales et leurs aimables forces de l’ordre.

Gageons que Gérald, qui a plus d’un tour dans son grand sac de ministre macronien, trouvera l’une ou l’autre marotte juridique à réformer, l’un ou l’autre gadget républicain à mettre en place et qu’enfin, le calme reviendra dans ces nombreux endroits où l’on sent poindre comme une envie de violence et un sentiment de moins en moins diffus d’insécurité républicaine.

Et grâce à l’action décisive de Gérald, croyez-moi, ce pays n’est pas foutu.

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Source : http://h16free.com/2021/09/15/69461-darmanin-le-solvant-republicain