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Le passif Moscovici à la Cour des Comptes

mercredi 3 juin 2020 à 09:00

Joie, bonheur et petits fours frais : la Cour des comptes a enfin un président tout neuf ! Pierre Moscovici, ex-député, ex-ministre, ex-commissaire européen devient donc le premier président de la Cour des comptes, en remplacement de Didier Migaud, après cinq mois où le poste fut laissé vacant.

Certes, c’est nettement plus que les deux semaines nécessaire pour faire passer le Ministère de l’Intérieur du Collomb au trou du cul au Castaner : Emmanuel Macron a, comme souvent, pris son temps pour confirmer là le vieil énarque de 62 ans qui continue donc à sévir au lieu de prendre une retraite sinon méritée au moins salvatrice pour les finances françaises. Beaucoup verront dans cette décision si tardive la marque claire que les prétendants au poste ne se bousculaient pas, ou que leur valeur ou leurs avantages pour l’actuel président n’étaient pas manifestes au point d’écourter sa réflexion…

En définitive, même si cela ne sera surtout pas présenté ainsi, c’est donc très clairement « faute de mieux » que Moscovici finit par décrocher la timbale. Et lorsqu’on épluche le passé du brave petit Pierre, on découvre surtout un gros passif, le nom, pas l’adjectif, tant il est clair que Moscovici aurait été tout sauf passif lorsqu’il s’est agi de piloter sa carrière.

Mais son bilan est sans appel : s’il fut assez fadasse comme député et n’a clairement pas marqué les grandes pages de l’Histoire de France ou, plus modestement, de la Cinquième République, son passage au Ministère de l’Économie permet d’établir assez clairement qu’en tant qu’énarque, il n’a pas failli à leur réputation de jacobins amoureux de la dépense publique et de la décontraction dans la distribution de l’argent des autres.

Ministre de l’Économie pendant le quinquennat de Hollande, il aura réussi le tour de force d’accroître les impôts français, déjà parmi les plus élevés au monde, de plus de 52 milliards d’euros, et la TVA intermédiaire (qui passera de 7 à 10%). Mieux encore : cette augmentation sera massivement subie par les classes moyennes, en parfaite contradiction avec les promesses des socialistes aux élections présidentielles. Joie et bonheur, plus de 800.000 foyers jusqu’alors non-imposables viendront grossir les rangs des moutontribuables grâce à Pierre le ministre.

Les efforts héroïques du ministre ont payé puisque ces différentes mesures aboutiront à une baisse historique du pouvoir d’achat des ménages français. Le pompon reste que cette collecte massive d’impôts supplémentaires ne servira même pas à redresser les finances de l’État qui verra son endettement et ses déficits budgétaires exploser chacune des prédictions foireuses que notre ministre enchaînera avec le flegme de celui qui ne paye pas.

Remercié de cette brillante nullité à la fin du gouvernement Ayrault II (nullité d’ailleurs officiellement sanctionnée dans un article du Financial Times), Moscovici aura ensuite fait des pieds et des mains pour récupérer un poste de commissaire européen qu’il lui sera, bien sûr, octroyé ; au moins cela aura-t-il eu comme bénéfice de rappeler un message essentiel : engagez-vous en politique, flattez les égos, tissez des relations avec les bonnes personnes, huilez les bons rouages et vous obtiendrez plus que vous ne pouvez l’imaginer, même si aucun résultat ne peut être mis à votre crédit…

Comme prévu, il devint donc Commissaire européen après une audition douloureuse où il n’aura convaincu personne tant il lui fallait camoufler qu’il aurait à faire respecter des contraintes budgétaires au niveau européen qu’il fut parfaitement incapable de faire respecter au niveau français.

Depuis, le politicien aux costumes de luxe « offerts par un ami » chez le tailleur de Fillon aura passé son temps à faire la leçon aux pays membres de l’Union, enjoignant les uns et les autres à la rigueur et la bonne gestion financière, au premier rang desquels la France qu’il s’empressera de surveiller dans sa chute, avec tout le cynisme de celui qui avait été aux premières loges pour l’y pousser.

Son retour en France sous les vivats très mous d’une foule assez moyennement en délire ne fait finalement qu’illustrer une nouvelle fois que le pays n’arrive pas à se débarrasser de ses boulets.

Décidément, le « nouveau monde » politique de Macron ressemble encore et toujours à l’ancien, délicieusement socialiste, délicieusement rempli de cette génération d’énarques à la compétence micrométrique qui se cooptent tous humidement les uns les autres pour les fromages républicains, à l’instar des Royal, Delevoye ou tant d’autres qui multiplient émoluments et jetons de présence aux frais du contribuable. Le fait que Macron doive piocher dans ce vivier de catastrophes ambulantes pour pourvoir à des postes jadis prestigieux donne une idée précise de l’ampleur du désastre français, et de la direction dramatique que prend le pays, cornaqué n’importe comment par un type ne sachant finalement pas s’entourer…

Moscovici fut nul comme énarque, nul comme homme politique tant en France qu’au parlement européen, nul comme ministre de l’Économie qu’il laissa en ruines, et enfin nul comme commissaire européen.

On peut donc déjà raisonnablement qualifier son prochain parcours à la Cour des comptes. Au moment crucial où la France est au plus haut de ses finances et où ses comptes baignent dans l’opulence (avec 11% de récession attendue à la fin de l’année, nul doute que Moscovici saura attirer l’oeil du gouvernement sur les solides sources d’économies de l’État), on peut admettre que l’arrivée de ce type là, à ce poste là, dans ces circonstances là augure du meilleur.

Ce pays est foutu.

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Source : http://h16free.com/2020/06/03/66181-le-passif-moscovici-a-la-cour-des-comptes


LREM, le parti des tocards

lundi 1 juin 2020 à 09:00

La France n’a pas déconfiné que ses citoyens, elle a aussi déconfiné sa campagne électorale pour les élections municipales : eh oui, il reste encore quelques milliers de maires à élire et c’est donc avec un entrain mesuré que les candidats se retrouvent à nouveau dans cette drôle de campagne…

Ce qui veut dire qu’en surcroît des pénibles déclarations plurihebdomadaires du Premier ministre et du ministre de la Santé sur l’état des lieux de l’épidémie en France, en plus de leurs atermoiements sur les activités qu’il faut laisser reprendre et celles qu’on doit continuer à asticoter avec des contraintes plus ou moins loufoques, le citoyen français va aussi devoir se cogner le retour navrant de la politique politicienne locale, ses inévitables promesses de forain et les boniments habituels des candidats à la gamelle municipale.

Ceci explique l’effroi palpable de certains de nos journalistes découvrant que Gérard Collomb, l’ex-ministre de l’Intérieur revenu briguer mandat en terres lyonnaises, lâche l’affaire au profit du candidat Les Républicains : en déroute suite à un premier tour désastreux, le candidat LREM cède donc la place, en invoquant le désir de ne pas laisser Lyon tomber aux mains des écologiques hystériques, souhaitant éviter que la ville ne devienne « un petit laboratoire de la décroissance ni un lieu d’expérimentation d’idéologies hasardeuses pratiquées par des apprentis ».

De cet épisode rigolo qui scandalise évidemment les transfuges et autres novices de LREM, on retiendra donc la lucidité de Collomb, qu’on avait aussi entrevue lorsqu’il avait quitté Beauvau en expliquant que la France se dirigeait vers un face à face rugueux, qui comprend bien le danger de laisser les clés de l’économie d’une ville à des décroissantistes dont les politiques ont pu être testées grandeur nature pendant deux mois avec, déjà, des résultats cataclysmiques.

Lucidité qui n’est, vraisemblablement, pas partagée par tout le monde puisqu’on découvre, au détour d’une presse somme toute fort discrète, qu’Agnès Buzyn – l’infortunée candidate à la mairie de Paris – est toujours dans la course : malgré 17% des scrutins du premier tour, elle tente donc de continuer une campagne que tout indique pourtant perdue, avec un soutien gêné du pouvoir en place qui comprend qu’il a autant à perdre à la dézinguer qu’à la soutenir franchement.

En effet, ministre de la Santé alors que la pandémie commençait à s’étendre en France, elle prétend avoir averti les membres du gouvernement du danger qui s’annonçait et de leur impréparation. Si l’on peut raisonnablement penser qu’elle fanfaronne, la possibilité qu’elle puisse prouver ses allégations doit laisser quelques moiteurs dans les paumes de beaucoup de nos actuels dirigeants.

Malgré tout, elle sait qu’elle va au casse-pipe : les sondages, les jeux politiques et les Parisiens n’y croient plus mais elle espère probablement, en présentant cet acte comme un baroud courageux, que certains sauront la mettre hors de danger une fois l’heure des procès (en juin) advenue.

L’échec est donc prévisible, il est même annoncé, assumé voire planifié, mais l’explication de cet échec est déjà trouvée : s’il a été aussi difficile pour elle de faire campagne à Paris, si le résultat est aussi médiocre, c’est parce qu’elle était une femme, pardi. Et une femme en politique, cela déclenche, forcément, une violence inouïe (devant laquelle elle avoue qu’elle n’était « pas prête »).

L’argument est particulièrement croquignolet et démontre de façon assez phénoménale le niveau de tocardise des politiciens de LREM en général et de la candidate à la municipale parisienne en particulier.

Difficile en effet d’oublier que les autres candidats à la mairie, mieux placés qu’elle, sont toutes deux des femmes (Hidalgo et Dati) qui n’ont pas eu besoin, elles, de ressortir la carte ultra-usée du féminisme maltraité pour justifier d’un parcours électoral douloureux.

Du reste, la réalité lui donne tort de façon flagrante : si elle est lourdement critiquée actuellement, si elle est même menacée, ce n’est pas parce qu’elle est une femme mais parce qu’elle a fait n’importe quoi n’importe comment, et tenter cette carte du féminisme pour se dédouaner de ses responsabilités va se retourner contre elle : ici, Buzyn tente de se la jouer comme Ségolène Royal, grande habituée de cette carte ridicule et qui a largement contribué – sans en subir les conséquences – à un nombre considérable de catastrophes économiques dans les différentes institutions qu’elle a dévastées (BPI, Région Poitou-Charentes, ministères divers).

L’autre carte, celle de l’antisémitisme, d’une résurgence de l’extrême-droite ou d’un complotisme de mauvais aloi est aussi vaguement tentée mais sans conviction cependant : la situation semble ici trop clairement défavorable pour envisager cette autre excuse traditionnelle des tocards politiques lorsque la situation leur échappe sur le mode « les vilains extrêmes s’acharnent sur moi car je représente ce qu’ils détestent le plus » (on se rappellera de la tentative de Loiseau lors des élections européennes).

Malheureusement pour Buzyn, l’ampleur des dysfonctionnements à tous les niveaux de l’État que cette pandémie aura mis en exergue est telle que le parapluie victimaire semble bien insuffisant pour éviter des condamnations et faire oublier sa lourde responsabilité dans le désastre.

Les semaines permettront peut-être d’y voir plus clair, mais indépendamment du sort de Buzyn, cette médiocrité ainsi affichée en dit long sur le niveau des autres politiciens actuellement rassemblés autour de l’équipe présidentielle : on finirait par croire que le président est tombé sur un nid de tocards particulièrement peuplé et qu’il s’ingénie à tous les employer dans les tâches les plus risquées.

Rappelons en effet que la brave Agnès remplaçait tout de même, au pied levé, un autre lieutenant de la macronie, c’est-à-dire littéralement un branleur qui s’était fait choper en bien piètre position à deux mois du scrutin.

Rappelons qu’elle fut elle-même remplacée par Olivier Véran, dont le parcours en tant qu’actuel ministre de la Santé ne laisse pas non plus de doute sur sa médiocrité, l’accumulation des injonctions paradoxales sur les masques, inutiles mais obligatoires, suffisant amplement à caractériser l’individu… Sans même parler de sa gestion globale de la crise, résolument placée sous le signe de l’improvisation complète, du centralisme jacobin parisiano-centré et d’une bureaucratie procédurière dont le ridicule méticuleux n’a même pas fini de se surpasser encore actuellement.

En réalité, les déclarations pitoyables de Buzyn illustrent fort bien le drame de ce demi-quinquennat dans lequel le chef de l’État a su manœuvrer brillamment pour parvenir au pouvoir, mais qui a, depuis, laissé son hubris prendre le dessus ce qui l’a amené, pour mieux briller, à ne choisir de s’entourer que de médiocres et d’imbéciles.

La France en paye maintenant le prix, exorbitant. Alors qu’il nous faudrait des hommes d’État, nous écopons de pitres et de tocards.

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Source : http://h16free.com/2020/06/01/66165-lrem-le-parti-des-tocards


40 ans de choix pourris

vendredi 29 mai 2020 à 09:00

Reconnaissons à Macron et à toute sa fine équipe un certain talent pour la dramaturgie : en transformant un problème essentiellement logistique (éviter un potentiel débordement des urgences hospitalières) en crise sanitaire puis en crise économique d’ampleur biblique, l’actuel locataire de l’Élysée a, vraiment sans le vouloir, posé sur la table des questions que peu, dans ce pays, veulent voir abordées.

La première de ces questions est évidente. Elle est maintenant sur beaucoup de lèvres et sera d’autant plus difficile à escamoter que la situation économique se dégrade maintenant de jour en jour :

Où part le pognon ?

Eh oui : si l’on peut admettre que, de nos jours, pour plus de 1000 milliards d’euros de prélèvements par an, on a un système de santé poussif, des soignants mal payés et des technologies dépassées, il n’en reste pas moins que du côté du payeur, la question revient, lancinante. Or, la pandémie a permis d’illustrer de façon assez criante les choix effectués.

Ainsi, les systèmes de santé d’un côté et de l’autre du Rhin donnent un bon aperçu des stratégies choisies par les deux États européens. L’un comme l’autre y consacrent à peu près la même proportion de leurs revenus (autour de 11.5% du PIB) mais les résultats sont quelque peu différents : du côté germanique, l’organisation fait la part belle à la subsidiarité et au secteur privé (plus de 90% des chefs d’établissements hospitaliers sont des entrepreneurs), pendant que le côté français a choisi l’organisation centralisée, jacobinisme oblige, dans lequel l’hôpital est dirigé par un fonctionnaire. Le personnel administratif représente moins d’un quart (24%) des effectifs en Allemagne, là où plus d’un tiers (35%) se bouscule en France pour tamponner des petits papiers indispensables à la survie des malades.

Au bilan, le contraste des efficacités constatées entre les deux systèmes n’est pas flatteur pour la France : même sans regarder le nombre de morts Covid19 rapportés à la population, qui met clairement la France dans les pays les plus touchés, force est de constater que l’Allemagne dépense finalement moins que nous pour plus de lits de soins intensifs 6,02 (pour mille habitants) contre 3,09 en France. Un autre indicateur comme celui des appareils IRM par million d’habitants confirme ce dont on se doutait franchement : on prélève beaucoup mais on n’a pas du tout ce pour quoi on paye.

Au passage, il sera difficile d’ignorer que le coût de gestion du système de santé allemand est très inférieur à celui du système français. Différentes études pointent vers des dizaines de milliards d’euro d’économies possibles.

Il est assez manifeste que les indéboulonnables pleurnicheuses syndicalisées et politisées qui nous entretiennent partout des abominables coupes budgétaires dans la santé publique nous enfument très largement, probablement pour cacher l’évidente gabegie de la bureaucratisation galopante de tout le système.

Un système social vraiment enviable ?

Une seconde question vient alors bousculer immédiatement la première. Malgré l’évidence de ces dépenses somptuaires qui n’aboutissent absolument pas à un service de qualité en face, le système en place n’en vaut-il pas la peine ? Est-ce qu’en réformant par-ci, par-là, en nettoyant un peu les tubulures chromées qui vont de tous ces petits portefeuilles de contribuables à toutes ces strates administratives aux odeurs naphtalines, ne pourrait-on pas améliorer la situation et sauver tout ce qui peut l’être d’un système qui, on nous le répète encore maintenant, fait des envieux partout dans le monde, si, si ?

Là encore, l’examen des chiffres bruts ramène à la réalité comme un coup de pelle derrière la nuque ramène à plus de pragmatisme.

En effet, comme l’a fait ce fort intéressant article si l’on examine par exemple le pouvoir d’achat du français moyen depuis les années 60, on observe un phénomène troublant : les Trente glorieuses faisaient la part belle à l’initiative personnelle dans un environnement légal relativement simple, une administration frugale et un système social léger. Il s’en est suivi que le revenu moyen annuel d’un Français est passé de 9.900 euros en 1960 à 19.300€ en 1980, et ce malgré la crise de 1973, ce qui revient quasiment à un doublement.

De 1980 à 1990, période bénie des socialistes où les codes de lois se dilateront, les interventions de l’État furent épiques, et le système social enflera en importance et en ponctions de tous les côtés, ce même revenu n’a progressé que de 8% (pour passer à 20.900€) ce qui est tout sauf phénoménal. Les 14 années suivantes, qui virent notamment l’introduction des 35 heures et d’un monceau d’autres âneries du même acabit, permirent d’atteindre 22.900€ ; la progression est tout sauf fulgurante.

À la fin de l’année 2019, le revenu moyen annuel français tourne autour de 23.440€. Le vigoureux confinement imposé par notre actuel gouvernement va heureusement changer la donne puisqu’on s’attend à un petit trou d’air de plus de 8% en France ce qui devrait donc se traduire par un revenu moyen annuel redescendant autour de 20.000€ à la fin de l’année, soit, peu ou prou, le niveau des Français un peu avant les génialissimes années Mitterrand, mais avec des radios libres et Canal+, plus de minitel, des vélos électriques dans la capitale et 2200 milliards d’euros de dette.

Mazette, 40 ans de système social et de stagnation pour tout ça, franchement, cela aurait été dommage de se priver !

Soyons clairs : non, personne n’envie vraiment le système social français qui a tout d’un village Potemkine. Il fait rêver ceux qui ne le connaissent pas, ceux qui ne le financent pas, ceux qui en profitent, mais fait cauchemarder ceux qui le payent, ceux qui le subissent et ceux qui en sont victimes.

La seule vraie question est maintenant de savoir si l’on doit ou non conserver ce système, celui qui consiste à collectiviser tout ce qui peut l’être, qui consiste à monopoliser par le public ce que le privé sait faire en concurrence, qui consiste à retirer progressivement mais inexorablement la responsabilité de chacun pour la remettre à d’obscures administrations qui décideront de tout par des processus bureaucratiques de plus en plus complexes.

Comme, manifestement, il ne sera jamais question de revenir en arrière, le choix de conserver ce système sera donc fait. Soit. Dans ce cas, tout le monde devra assumer : comme à chaque fois lorsque la bureaucratie gagne, les choses iront de pire en pire. Mordez votre chique et n’en parlons plus.

Si, en revanche, ce choix n’est pas assumé mais subi, si, tous, nous nous faisons endormir par les subventions, les aides et les promesses, bref, les carottes faciles, la peur des PV et des sanctions, les coups de LBD dans la figure, bref, les bâtons habituels, alors la question suivante est : comment voulez-vous que tout ceci se termine bien ?

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Source : http://h16free.com/2020/05/29/66125-40-ans-de-choix-pourris


Le gouvernement micromanage avec succès

mercredi 27 mai 2020 à 09:00

Actuellement, et si l’on s’en tient aux déclarations des politiciens, avidement relayées par des journalistes au petit doigt sur la couture, l’État peut tout, et c’est même à ça qu’on le reconnaît : il peut rendre obligatoires des masques dont il s’est assuré la pénurie par des réquisitions idiotes ; il peut, comme pour le gel alcoolique, garantir le prix d’un produit après en avoir fusillé le marché, l’approvisionnement et la distribution. Il peut tout, vous dis-je : guérir des maladies, rappeler l’être aimé et même démarrer des motos russes, même les jours fériés.

Dr Albert, medium, fait démarrer les motos russes

Et cette omnipotence se traduit très concrètement par son intervention à tous les niveaux, du plus haut de l’échelon jusqu’au plus bas, au point que tout l’appareil d’État est maintenant mobilisé pour déterminer avec précision ce qu’il est possible de faire sur les chemins (arborés ou non), dans les parcs, dans les rues, dans les commerces (les petits, les moyens, les grands), jusque sur les plages où le nombre de fesses posées sur le sable sera méticuleusement calculé et vérifié par une horde d’agents assermentés permettant que ces milliers de lois, de décrets, de circulaires soient correctement appliqués. Au pragmatisme intelligent sera substitué un respect scrupuleux du principe de précaution et des procédures administratives, dûment évaluées, certifiées et tamponnées par de zélés bureaucrates sans lesquels, c’est évident, le pays s’effondrerait.

Et pendant que la maréchaussée choisira d’occuper son temps à compter des muscles glutéaux sur les plages de France plutôt que risquer les siens dans certaines cités trop émotives, notre élite politique s’est aussi mobilisée pour que continue à son niveau aussi le micro-management de la Nation.

C’est ainsi qu’Élisabeth Borne, ce ministre en pleine transition écologique, s’est fendue d’une lettre destinée à quelque 90 grands patrons. Son but ? Les pousser (lire : leur intimer l’ordre d’aller) vers « une relance verte » dont les minutieux détails seront longuement débattus en juin prochain, puis collationnés dans d’inextricables rapports de plusieurs centaines de pages pour baliser le parcours de transition des entreprises concernées.

Rien ne sera laissé au hasard ou – pire encore – à l’initiative privée : du repas dans les cantines (qui devront offrir des alternatives végétariennes, à l’instar des cantines scolaires, déjà passées en novembre à cette obligation) jusqu’au mode de déplacement des salariés – qui pourront réclamer jusqu’à 400 euros de prime pour pédaler joyeusement sur les routes de France, tout est prévu pour que l’industrie française, déjà lourdement empesée des normes officielles, des contraintes sociales, fiscales et bureaucratiques nationales, soit durablement handicapée par une nouvelle bordée d’astreintes Gaïa-compatibles qui permettront à sa productivité et sa compétitivité d’explorer de nouveaux abysses.

Signalons au passage la remise sur le tapis (encore, encore et encore une fois !) des dons d’invendus aux associations, magnifique arlésienne gouvernementale démontrant à elle seule l’inculture économique (distribuer un invendu, c’est tordre un marché et introduire des dizaines d’effets pervers dangereux pour les entreprises et l’emploi) et l’inculture fiscale (le don est sévèrement puni en France) de nos dirigeants. Gageons que Borne saura se montrer à la hauteur dans ce domaine et produira donc les mêmes prouts mentaux que ses congénères politiciens qui sont déjà passés par là.

Et puisqu’il s’agit de produire des règles et de finement tarauder les anus citoyens par mille et une normes, Bruno Le Maire a évidemment répondu présent avec cette gourmandise que seuls les cuistres et les incompétents peuvent afficher lorsqu’ils vont déclencher une catastrophe en tentant de réparer un désastre : comme l’État (dont il est représentant) a décidé de fusiller complètement l’économie en fermant autoritairement toutes les entreprises, l’État va aussi se charger d’achever les survivants en se mêlant avidement de leurs affaires, à tous les niveaux.

Épaulé en cela par un Président de la République à la vigueur véritablement stupéfiante en ces temps de crise et qui va jusqu’à relancer lui-même le marché de l’occasion automobile par le truchement d’une inhabituelle distribution de pognon gratuit des autres sous forme de primes, l’actuel ministre de l’Économie s’est retroussé les manches pour (encore une fois !) sauver le pays.

Ainsi, quand le Bruno de Bercy ne s’occupe pas de faciliter le transit fiscal, il s’occupe de tripoter les dates des soldes d’été : en effet, que serait un État s’il ne décidait pas, à la place de chacun, ce qui est bon pour tous ? Comment douter qu’une période unique de soldes ne sera pas parfaite pour tous et que chaque commerçant y trouvera son compte ? Après tout, comme c’est mis en place par l’État et réclamé à cors et à cris par certains lobbies, c’est forcément une idée géniale !

Mais décider de la prochaine date des soldes n’est pas, loin s’en faut, un travail à temps plein pour Bruno Le Rigolo : entre deux parapheurs remplis de décrets idiots à signer d’une main ferme, il reste toujours quelques minutes pour glisser quelques importantes leçons de vie destinées à ces industriels décidément pas assez brillants pour relever le pays. Après tout, Bruno s’est engagé sur un prêt à hauteur de 5 milliards d’euros gratuits des autres pour aider le constructeur automobile Renault et ce prêt ne viendra pas sans conditions : on savait depuis quelques jours que ce prêt s’entendait à condition que Renault recentre sa production vers les voiturettes de golf plutôt que les automobiles à essence. Apprenant que le constructeur accumule les difficultés et envisage de fermer certaines usines, Bruno a depuis précisé qu’il n’entendrait pas laisser faire ces restructurations sans y mettre son grain de sel.

Eh oui : non content d’économiser comme un cador en économie, non content de ministrer son ministère de façon inouïe, Bruno entend aussi expliquer aux industriels comment industrier, aux ouvriers comment ouvrager, aux ingénieurs comment s’ingénier et aux commerciaux comment commercer. Il est ministre. Il sait.

Vous voyez : aussi profonde cette crise peut-elle paraître, rien n’empêchera l’État et ses sbires d’agir au niveau le plus fin, le plus précis, le plus pointu pour définir ce qu’il faut faire, ce qui est interdit, ce qui doit absolument changer et ce qui doit, coûte que coûte, rester inchangé.

Bien évidemment, tout comme le mage Yao Kouadio qui ne fait pas démarrer des motos russes gratuitement, cet État aussi ventripotent qu’omnipotent ne peut garantir ses effets sans un petit financement correctement planifié : le succès n’est garanti que si on pousse le petit billet dans la petite enveloppe, c’est certain.

Ce qui ne pousse qu’à une seule conclusion : contribuables, à vos chéquiers !

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Source : http://h16free.com/2020/05/27/66121-le-gouvernement-micromanage-avec-succes


Sale temps pour les chasseurs homosexuels musulmans de droite

lundi 25 mai 2020 à 09:00

Certes, le déconfinement va bon train, mais pour le gouvernement, ce n’est certainement pas une raison pour ne pas enfiler quelques humiliations routinières sur celles qu’il a déjà accumulées les deux mois passés.

Plages dites « dynamiques » (y poser ses fesses constituerait une atteinte certaine à la sûreté sanitaire hexagonale), parcs toujours fermés, bars et restos qu’on continue de laisser faire faillite en chantant les louanges d’un système social dont tout montre qu’il fait agoniser le pays dans des prélèvements pharaoniques, le gouvernement, contre le peuple, semble choisir la mollesse et le retour à la normale le plus lent possible, le tout décoré de ces inévitables vexations procédurières histoire d’en grever encore la productivité, des fois qu’une reprise économique se pointerait au dépourvu.

Heureusement, les petites et grosses saloperies légales ont eu deux mois pour s’épanouir et le gouvernement, focalisant habilement l’attention des citoyens sur sa fine gestion, son discours solide et son équipe d’experts au taquet, a pu passer quelques décrets dont les conséquences ne se feront sentir que très progressivement mais qui n’en demeurent pas moins parfaitement iniques.

J’en veux pour preuve la récente parution au Journal officiel du décret n°2020-487 du 28 avril dernier dans lequel le gouvernement s’est attelé à créer une base de données pour recenser les armes à feu dans le pays. La création d’un tel fichier ne surprendra évidemment personne, tant il apparaît indispensable de savoir qui, parmi nos concitoyens, peut bien posséder des armes diverses et variées : il est, après tout, grand temps qu’on fasse un petit recensement de toutes ces pétoires plus ou moins légales que certains semblent se procurer avec tant de facilité, notamment dans certains quartiers émotifs.

Gageons donc que cette nouvelle base de données permettra enfin de savoir à qui peuvent bien appartenir les kalachnikovs et autres mitraillettes qui permettent à notre presse de ne pas relever le niveau alarmant des fusillades françaises, confinement ou non.

Malheureusement, il ne faudrait pas se réjouir trop vite : même si on se doute que, devant la reprise de ces fusillades, les autorités sauront se montrer à la hauteur comme elles l’ont toujours été avant et pendant la crise, le décret comporte quelques aspects troublants qui laissent perplexe sur les intentions réelles qui ont motivé sa production.

Sa lecture attentive, exercice délicieux qui vaut assurément les meilleures pages de notre grande littérature, permet de découvrir (article 1, portant sur la révision de l’article R. 312-85) que la création de cette base de données permettra notamment la collecte de données à caractère personnel. Par caractère personnel, on peut ici lire, en détails, qu’on pourra recueillir les opinions politiques, les convictions religieuses, l’appartenance syndicale ou la santé de la personne faisant l’objet de l’enquête administrative menant à son inscription dans la base, ainsi que sa prétendue origine raciale ou ethnique, sa vie ou son orientation sexuelles. Mieux encore, l’autorisation de cette collecte vaudra aussi pour une personne autre que celle faisant l’objet de l’enquête administrative, sous réserve que « ces données se rapportent à une procédure dans laquelle la personne faisant l’objet de l’enquête administrative est mise en cause ».

Si l’on pourrait comprendre qu’il puisse être intéressant de ficher une personne potentiellement dangereuse lorsqu’elle viendrait à posséder des armes (fichage dont on se doute, sans grande difficulté, qu’il se pratique déjà de façon moyennement officielle), on se demande exactement ce qui a poussé le législateur a donner ainsi une telle largesse dans la collecte de données personnelles dans ce nouveau cadre.

Certes, le fichage existant est mal boutiqué et peu dématérialisé au point que les différents services de l’État s’emmêlent régulièrement les pinceaux dans les déclarations d’armes et la petite paperasserie accompagnant (toute ressemblance avec d’autres administrations en charge, au hasard, de l’importation de masques sanitaires ou de gérer les EHPAD est évidemment pure coïncidence). Certes, la numérisation et la dématérialisation complète de ces données étaient réclamées par certains possesseurs d’armes qui peuvent espérer, au bout, une simplification administrative (ce qui montre un optimisme étonnant, si on se réfère par exemple aux cartes grises automobiles).

Il n’en reste pas moins que ce nouveau fichier accorde une invraisemblable largesse dans la collecte des données. Consultée, la CNIL a immédiatement fait son travail de rempart de nos libertés et de nos droits fondamentaux… en s’aplatissant à peu près complètement, ce qui permettra aux autorités de mener leur projet exactement comme elles l’entendaient.

Le décret est paru, les nombreux rouages de l’administration sont déjà en marche et petit-à-petit, la nouvelle base de données va se mettre en place.

On imagine sans mal les prochaines étapes : comme pour la carte grise, après l’inévitable mise en route pénible, les bugs, les ratés et les délais qui calmeront les ardeurs de beaucoup de détenteurs d’armes à vouloir se déclarer, on se doute que le fichier sera rapidement utilisé pour conserver des données de plus en plus personnelles sur ces individus qui, s’ils sont détenteurs d’armes respectueux des lois, n’en constituent pas moins une menace claire pour la sécurité de l’État, surtout le jour où il faudra s’en passer, ce dernier étant devenu complètement fou en plus d’être nocif.

Enfin, gageons que jamais ce fichier ne poussera l’État à imposer un quota maximum d’armes par détenteur, à diminuer ce quota d’année en année jusqu’à arriver à zéro. D’ailleurs, les autorités ont juré, promis-craché, que cette idée ne leur avait jamais traversé la tête.

Dès lors, ira-t-on jusqu’à dire qu’une bonne partie de ces individus est issue de la France rurale, celle qui ne vote pas vraiment ni pour Macron ni pour les autres socialistes ? Ira-t-on jusqu’à imaginer que l’actuel pouvoir en place se donnerait ainsi les moyens d’établir un fichage discret mais précis de cette France périphérique qui, possédant des armes, pourrait constituer un vivier de séditieux lorsque viendra le moment où il faudra donner quelques coups de pelle dans des nuques pas trop citoyennes afin de remettre le pays dans le droit chemin de la richesse perpétuelle et collective ?

Non, assurément, il ne s’agit absolument pas de ça.

De même que le traçage (à des fins sanitaires, voyons, seulement sanitaires !) ne peut absolument pas déboucher sur un pistage permanent du citoyen, de même que le croisement de tous les fichiers de toutes les administrations ne servira qu’à mieux simplifier la vie des perceptions et des organismes de collecte, ce fichier détaillé des détenteurs d’arme, de leurs orientations sexuelles et politiques, de leur état de santé n’amènera jamais l’État à étendre la notion d’arme pour y englober de plus en plus de citoyens dont, enfin, on pourra stocker les petits travers, les petites orientations, la religion ou l’ethnie.

Tout ceci n’arrivera jamais, parce que cela ne s’est jamais produit avant dans l’Histoire, bien sûr. Heureusement que nous avons évité le pire (sans cela, qu’aurions nous lu dans les journaux !) et que c’est un gouvernement responsable d’individus valeureux et à la morale d’airain qui s’occupe de mettre ce fichier en place.

Imaginez si, un jour, un parti populiste extrémiste venait à récupérer le pouvoir, légalement, par les urnes ! Peut-être trouverait-il là matière à honteusement détourner le sens de ces lois, ne croyez-vous pas ?

Oh. Non. J’exagère évidemment.

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Source : http://h16free.com/2020/05/25/66105-sale-temps-pour-les-chasseurs-homosexuels-musulmans-de-droite