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Du permis à point au permis par abonnement

vendredi 27 janvier 2023 à 09:00

Avec l’augmentation récente (aussi soudaine que purement coïncidentale) des accidents vasculaires cérébraux et des crises cardiaques, il n’est pas inenvisageable de voir quelque peu augmenter le nombre de blessés et de morts sur les routes. Voilà donc l’occasion rêvée de sensibiliser les foules à une nouvelle problématique (comprendre : insérer de la nouvelle propagande aux forceps) : le permis de conduire ne peut pas continuer à être attribué à vie, sans vérifier régulièrement la validité de son détenteur, enfin, voyons !

C’est en tout cas ce que fait comprendre la presse avec quelques articles parus ici ou afin de commencer dès à présent d’imbiber les cerveaux des Français avec les notions indispensables au succès de cette nouvelle mesure, prévue quelque part pendant l’été, période propice aux petits coups de poignards républicains.

Tout part d’un constat : la France, comme l’Allemagne ou la Pologne, attribue son permis de conduire à vie et ne le conditionne pas à autre chose qu’un examen initial et au respect du code de la route, au contraire d’autres pays où ce permis est assorti d’une vérification régulière de l’état de santé. Et devant l’absence de tout contrôle, le citoyen français (comme l’Allemand et le Polonais, d’ailleurs) est alors laissé à son seul discernement ce qui, bien évidemment, revient à filer une mitraillette à un enfant : le voilà donc qui continue à prendre le volant malgré son âge, ses déficiences, et qui, dès qu’il le peut, vient s’encastrer dans une jeune fille qui passait par là dont l’histoire servira ensuite d’illustration au projet de loi que plusieurs députés vont nous fignoler fissa ce printemps pour un vote discret et unanime fin juillet, juste avant de boucler la session parlementaire et de partir faire des pâtés de sable sur les plages rôties par le soleil aoûtien.

Cette mesure est, bien évidemment, indispensable : d’une part, les autres le font (donc c’est une bonne idée). D’autre part, cela va éviter des accidents (peut-être). Enfin, ce ne sera l’occasion d’aucun débordement ni d’aucune dérive, ce qui garantit un succès inévitable.

Car oui, ce sera facile à mettre en place. Pensez donc ! Il s’agit essentiellement de s’assurer que le titulaire du permis est en moyen de conduire son véhicule, ce qui veut dire, sauf à vouloir instaurer un contrôle poussé particulièrement complexe et coûteux à mettre en place, qu’un médecin va essentiellement vérifier la vue et les réflexes de base du conducteur (et encore), ce qui ne voudra à peu près rien dire. Le nombre d’accidents évités frôlera peut-être douze à l’année (les bonnes années) mais on n’en saura rien car en pratique, ce nombre sera à peu près impossible à évaluer. Et puis rassurez-vous : les rodéos motocyclistes et autres courses sauvages sur périphérique se réalisant sans permis, elles continueront sans le moindre souci.

Mais au moins, le législateur et les forces publiques auront agi pour éviter ce fléau : en produisant une loi finement ouvragée au moment propice – c’est-à-dire lorsque le pays, devenu de Cocagne, n’a plus guère d’autres soucis importants à gérer avant – la France continuera sa marche vers un progrès douillet de sécurisation totale de sa population en multipliant les législations bâties sur des cas de plus en plus spécifiques et rares.

Même s’il est vrai que l’acharnement électoral à désigner des élus toujours plus stupides et veules tendrait à prouver que les citoyens ne sont plus tout à fait au taquet intellectuellement, cette nouvelle initiative législative revient, une fois encore, à les traiter comme des imbéciles, en oubliant complètement (sciemment ?) toute possibilité de les responsabiliser. Du reste, faire une erreur de conduite (aussi grave en soient les conséquences) peut arriver à tout le monde, et la multiplication des examens n’y changera rien.

Notons que comme à chaque fois, tout part d’une bonne intention dont l’enfer est pavé et d’un désir d’encoussiner un peu plus la populace dans une camisole de force législative molletonnée, de ce désir de protéger tout le monde et tout le temps, maintenant typique des institutions en déliquescence avancée. Et la protection de tous, tout le temps, et quoi qu’il en coûte, cela marche très bien : nous en avons eu un petit aperçu ces dernières années, et quelle réussite cela fut !

Cependant, l’introduction de ces mécanismes supplémentaires ouvre de nouvelles opportunités républicaines et festives revigorantes !

Ainsi, une fois le “nouveau permis” mis en place, tout sera bien cadencé, et ses détenteurs feront la queue chez le médecin pour obtenir le précieux sésame administratif… Tous les ans parce que le lobby des médecins, travaillant le législateur au corps, aura trouvé une autre rente (avec celle des certificats scolaires et les certificats d’aptitudes pour les sports en association). Les assureurs y verront une nouvelle façon d’augmenter les primes et diminuer les indemnités versées, et les forces de l’ordre l’opportunité de pruner avec joie ceux qui n’auront pas eu leur petit coup de tampon qui va bien. Il n’est pas loin le temps où l’on pourra même utiliser un prétexte d’invalidité politique subite pour couper de leur volant ceux qu’on voudra punir.

Mieux : en rendant l’examen de plus en plus restrictif, on va pouvoir moduler habilement la population apte à se déplacer en voiture. Pratique, lorsqu’on cherche par tous les moyens à sucrer la voiture des habitudes citoyennes !

Petit-à-petit, le droit de conduire devient donc un privilège octroyé de façon de plus en plus arbitraire et discrétionnaire puis, un beau matin, un abonnement soumis aux désidératas du pouvoir en place.

Le succès est dès lors garanti !

panneaux routiers

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Source : https://h16free.com/2023/01/27/73303-du-permis-a-point-au-permis-par-abonnement


2023 : fin de l’hégémonie du dollar américain ?

mercredi 25 janvier 2023 à 09:00

Si l’Histoire nous enseigne quelque chose, c’est qu’un empire ne peut tenir dans la durée que grâce à deux éléments clés : son armée et sa monnaie.

Son armée, car l’empire doit être capable de protéger son territoire et de conquérir de nouvelles terres pour s’étendre ; et sa monnaie, car c’est avec celle-là qu’elle paye ses militaires et c’est par elle que cet empire entendra échanger des richesses avec ses vassaux. Dans ces deux domaines, un empire qui veut durer doit mettre en place des mesures pour maintenir la stabilité à la fois militaire et économique.

De ce point de vue, ce qui se passe actuellement du côté américain impose quelques questions : l’usage du dollar et la puissance qui lui est attachée semble nettement amoindrie par les récents événements en Europe et dans le reste du monde.

En Europe, le conflit ukrainien a fortement fait bouger les lignes : malgré la pluie drue de sanctions que son intervention ukrainienne a provoquée, il apparaît que la Russie n’est plus aussi dépendante des systèmes financiers occidentaux qu’elle ne l’était en 2014, date des derniers trains de sanctions et qui lui ont apparemment laissé le temps de s’organiser. Actuellement, l’économie russe est loin d’un effondrement (alors qu’on est en droit de se poser la question concernant les économies européennes par comparaison).

Et ce qui se passe dans le reste du monde accroît l’impression d’un changement tectonique majeur au niveau de la monnaie américaine : l’Arabie saoudite, pourtant partenaire de longue date des Américains et pilier de la puissance même du pétrodollar, semble résolument se tourner vers la Chine en acceptant ouvertement des paiements en d’autres devises que le dollar pour l’acquisition de son pétrole.

La nouvelle peut ne pas sembler fraîche : dès 2018, la Chine introduisait des contrats pétroliers cotés en yuan dans le cadre de ses efforts pour internationaliser sa monnaie, bien que 80% des transactions pétrolières mondiales soient encore effectuées en dollars américains. Et dès mars 2022, des discussions s’ouvraient entre la Chine et l’Arabie saoudite à ce sujet pour envisager le paiement du pétrole directement en rial saoudien voire en devises chinoises.

Il faut en effet se rappeler que ce rial saoudien est rattaché au dollar américain depuis des décennies, tandis que les exportations de pétrole saoudien continuent de soutenir le système du pétrodollar des années 1970, dans lequel le premier exportateur mondial de pétrole fixe le prix de son brut en dollars américains.

Alors qu’il se murmurait déjà depuis quelques années que le nouveau pouvoir saoudien envisageait d’ouvrir ses exportations pétrolières à d’autres devises, les événements en Ukraine ont largement précipité ces projets : depuis, l’Arabie saoudite semble vouloir couper totalement les liens avec le dollar américain et se tourner vers la Chine.

La question est loin d’être marginale : quelque 25% des importations de pétrole de la Chine (sur un total se situant autour de 10,5 millions de barils par jour) proviennent d’Arabie saoudite, le reste étant livré principalement par la Russie, l’Irak et l’Angola. Le Royaume, qui exporte en moyenne 6,2 millions de barils par jour, figure également parmi les principaux fournisseurs de brut du Japon et de l’Inde.

En outre, cette question se pose avec une insistance croissante à mesure que les pays occidentaux tentent de faire valoir leurs points de vue de façon de plus en plus autoritaire aux pays producteurs : depuis les sanctions imposées au Venezuela, puis à l’Iran et maintenant à la Russie, les pays émergents sont devenus moins dépendants des États-Unis. Pour les Saoudiens, la méfiance est encore plus ancienne, notamment depuis que le prince héritier Mohammed ben Salmane a été ostracisé par l’administration Biden qui l’accusait d’avoir fomenté l’assassinat du journaliste dissident Jamal Khashoggi, distendant de façon évidente les relations entre Washington et Riyad ; les demandes de Biden à l’Arabie saoudite d’augmenter sa production pour faire baisser le prix du baril de brut n’ont pas été suivies du moindre effet et, pire, la production a même été réduite dans ce qu’on peut qualifier de véritable camouflet infligé au président américain.

Cet alignement progressif de l’Arabie avec la Chine et la Russie est encore plus compréhensible lorsqu’on apprend que la Kingdom Holding d’Arabie Saoudite a investi 500 millions de dollars dans les trois principales sociétés énergétiques russes quasiment au moment où la guerre en Ukraine a commencé.

Dès lors, on ne pourra pas être surpris par les déclarations de Xi sur la mise en place de swaps rial/yuan lors de son voyage officiel en Arabie Saoudite en décembre dernier :

“The Shanghai Petroleum and Natural Gas Exchange platform will be fully utilized for RMB (renminbi) settlement in oil and gas trade”
“La plateforme de bourse Pétrole & gaz naturel de Shanghai sera pleinement utilisée pour le règlement en renminbi dans le commerce du pétrole et du gaz”

Et comme ceci s’ajoute aussi aux velléités logiques et officielles de la Russie (et de l’Inde) de ne plus commercer en dollar, une part croissante des échanges mondiaux de pétrole ne va plus se faire en dollars mais dans d’autres devises.

De façon évidente, là où les Américains pouvaient prétendre forcer certains pays à conserver le dollar comme monnaie d’échange internationale, il ne peut en aller de même avec la Chine qui constitue un adversaire plus dangereux. Si, au début des années 2000, l’hégémonie financière et militaire américaine ne posait pas de doute, il en va maintenant tout autrement et l’Oncle Sam sait qu’il doit réfléchir à toute position réellement belliqueuse contre l’Empire du Milieu.

Ceci devrait avoir plusieurs effets notoires sur le dollar américain.

La demande pour ce dernier s’amenuisant avec la disparition rapide du pétrodollar, et l’offre actuelle étant plus importante que jamais, il semble assez clair que la valeur du dollar va s’effondrer dans un avenir proche.

Ceci va se traduire par une augmentation des prix du baril de pétrole ; actuellement autour de 80$, il n’est pas invraisemblable de le voir rapidement grimper au-delà des 120$, ce qui renchérira les biens et produits importés de l’étranger vers les États-Unis et vers l’Europe, ainsi que les biens produits localement dont la production dépend ultimement du prix de l’énergie. L’inflation qu’on constate actuellement n’est qu’en partie seulement résultante de cet effet ; on peut raisonnablement s’attendre à d’autres hausses de prix, plus fortes celles-là, lorsque le pétrodollar deviendra marginal.

Si l’on poursuit le raisonnement, la forte demande en actions et bons américains étant en bonne partie pilotée par le besoin des pays étrangers, disposant de dollars, de les investir, le pivot vers le pétroyuan pourrait favoriser les entreprises chinoises avec un afflux de nouveaux capitaux extraits des bourses occidentales. L’impact sur les bons du trésor américains pourrait être important : la baisse de leur demande se traduira mécaniquement par une augmentation de leurs taux d’intérêts, ce qui pourrait plonger l’économie américaine et, par ricochet, toutes les économies occidentales, dans une récession marquée. Les pays qui ont des finances saines s’en sortiront mieux que les autres (surprise : la France n’en fait pas partie).

Au passage, notons que la baisse des cours des actions et de la valeur du dollar devrait normalement aussi se traduire en une hausse notable des valeurs des matières premières comme l’or, l’argent et, logiquement, des cryptomonnaies…

La situation économique américaine et occidentale, largement dégradée, ne laisse ensuite rien présager de bon : une telle transition internationale ne pourra se passer sans douleurs et, à ce titre, un ou plusieurs conflits majeurs ne sont pas à écarter.

La fin du pétrodollar, à plus ou moins brève échéance, ne fait plus guère de doute.

Si l’année 2022 vous a paru bien pleine de rebondissements, l’année 2023 pourrait lui tenir la dragée haute…

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Source : https://h16free.com/2023/01/25/73267-2023-fin-de-lhegemonie-du-dollar-americain


L’Éducation nationale empile les réformes comme les mauvaises grippes

lundi 23 janvier 2023 à 09:00

La réforme des lycées donne déjà ses fruits et pas de doute, ils sont mûrs, ils sont juteux et pleins de vitamines !

Mise progressivement en place depuis 2018, cette réforme a ainsi abouti depuis l’année dernière à se passer complètement de mathématiques dans son tronc commun à partir des classes de première, ne laissant cette matière que pour les filières scientifiques. Joie, délivrance et décontraction pour une grande quantité d’élèves pour qui les mathématiques n’ont constitué qu’une forme élaborée de torture mentale tout au long de leur cursus scolaire, cette suppression leur a donc permis de se consacrer pleinement à toutes les autres matières (langues, histoire, géographie, français notamment) dont ils allaient faire leur miel lors de leurs études supérieures.

Las : une partie de ces mêmes élèves se retrouve à présent quelque peu déconfite lorsqu’il s’agit de candidater pour les études supérieures de leur choix qui, elles, réclament ou bien un niveau suffisant en mathématiques ou, pire, d’avoir continué cette matière bien au-delà de la classe de seconde. Patatras, les choses deviennent complexes : au moment de s’inscrire sur Parcoursup, certains découvrent l’horrible réalité que l’inscription en faculté d’économie (par exemple) nécessite un niveau en mathématiques qu’ils n’ont plus.

Bien évidemment, ici, on devra s’interroger sur le raisonnement obscur qui s’est mis en place dans la tête de ces élèves pour d’un côté s’inscrire sciemment dans les classes de première et de terminale ne comportant aucune option de mathématiques avec, dans le même temps, la ferme intention de poursuivre leurs études dans des disciplines pour lesquelles les mathématiques, si elles ne constituent pas un pilier fondamental, n’en sont pas moins présentes et indispensables.

Certes, ce niveau d’inconséquence portera à sourire pour des jeunes qui prétendent assez vite à participer à la société et, plus alarmant, frétillent d’aise à la perspective de voter et s’engager politiquement pour certains d’entre eux…

Cependant, ce constat ne devra surtout pas faire oublier que ce pataquès vient s’ajouter aux trop nombreux autres qui s’empilent maintenant depuis des années pour tout ce qui touche l’instruction des enfants français : alors que l’Éducation nationale permettait jusque dans les années 70 de former des individus aptes à s’insérer dans la société, les décennies suivantes ont violemment bénéficié de chacune des lubies du moment, de réformes toutes moins habiles et pertinentes les unes que les autres et la mise en place de systèmes d’orientation qui ont spectaculairement échoué à produire autre chose qu’un désastre.

Il faut ici évoquer l’incompétence fulgurante des ministres et des administrations qu’ils ont, les uns après les autres, fait semblant de cornaquer dans le marais putride dans lequel l’équipage s’est enfoncé depuis des lustres et continue d’y barboter calmement.

Doit-on réellement s’appesantir sur les ratages, maintenant multiples et retentissants, de Parcoursup qui, d’année en année, étonne par sa capacité à inventer des situations toujours plus ubuesques, à laisser sur le carreau des étudiants, à produire des affectations farfelues et à ne pas tenir compte ni des souhaits ni des réalités de terrain ? On pourra arguer que seul un tout petit pourcentage d’élèves se retrouve consciencieusement embrouillé (pour ne pas dire broyé) par ce système mal fichu, mais même un petit pourcentage, sur un grand nombre d’étudiants, cela finit par faire beaucoup.

Et à la fin, c’est toujours trop pour quelque chose qui devrait se passer sans anicroches au point que même le chef de l’État, pourtant pas réputé pour être en prise directe avec la réalité, finisse par admettre que ce truc est une usine à gaz stressante, rejoignant en cela les témoignages (nombreux) de ceux qui ont dû l’expérimenter.

Quant au reste, force est de constater que malgré l’empilement frénétique de réformes, le niveau scolaire des Français ne s’améliore pas, au contraire. Tout se passe comme si la succession de ministres hétéroclites n’avaient absolument pas aidé l’institution à simplement faire son travail, au contraire même. C’est à se demander si les efforts n’ont pas été portés, de façon systématique et avec application, sur à peu près tout sur ce qu’il ne faut pas faire.

Les exégètes des enquêtes de niveau scolaire menées ces dernières décennies multiplient les tergiversations, les euphémismes et les atermoiements pour ne surtout pas regarder la réalité en face et avouer que le Roi est nu, ou qu’il est, au mieux, vêtu de fripes rapiécées : la France n’est plus que l’ombre de ce qu’elle fut il y a 25 ans, et à plus forte raison il y a 50 ou 100 ans.

Tant et si bien que la récente suppression des mathématiques du tronc commun des classes de première et de terminale a provoqué des dégâts déjà visibles, une paire d’années après cette magnifique initiative, au point tel que l’actuel ministricule en charge du Titanic éducationnel français a été obligé de convenir qu’il y avait un souci et qu’il fallait faire marche arrière : dès la rentrée 2023, les mathématiques reviennent dans le tronc commun.

Mhmh enfin, en théorie… Les dissensions se creusent entre la tête du ministère et l’administration, pour laquelle rien n’est réellement acté. Si vous êtes élève en 2023, bonne chance pour savoir ce qui va se passer exactement…

En somme, le bordel incompréhensible qui a présidé à l’instigation d’un Parcoursup finalement mal fichu et encombrant n’a pas été contenu et le voilà qui perfuse maintenant toutes les strates de l’administration scolaire française. Le programme, les options, la nature précise du tronc commun et ce qu’on doit faire ou ne pas faire n’est plus qu’une vaste soupe conditionnelle et floue. Pour tout dire, on dirait les douzaines de pages de protocoles sanitaires que Blanquer et sa fine équipe de malades mentaux ont pondu pendant la crise pandémique en espérant rendre simple le fatras d’injonctions contradictoires qui constituait la position officielle du gouvernement en la matière.

Dans ce bouillon opaque de réformes indéchiffrables ajoutées les unes aux autres, l’élève n’est plus qu’une variable d’ajustement. Et comme de surcroît, tout a été fait pour qu’il ne soit pas de plus en plus autonome et affûté, mais exactement le contraire, on ne parvient qu’à une unique conclusion : ce pays est foutu.

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Source : https://h16free.com/2023/01/23/73251-leducation-nationale-empile-les-reformes-comme-les-mauvaises-grippes


Hydrogène : magouille à l’intérieur d’une bulle

samedi 21 janvier 2023 à 10:00

Un article de Henry Bonner

La manie pour les renouvelables envoie sans doute plus d’argent vers des zombies, et crée plus de gâchis, que toute autre intervention de nos jours. Elle constitue une sorte de nouvelle bulle des dot-coms, à l’instar des années 90.

Plug Power parasite

La société Plug Power, basée à New York, illustre le fonctionnement de la magouille.

La société tire de l’argent de programmes sur trois continents, via des projets aux États-Unis, en France, et en Corée du Sud.

Le nom de la société suggère une activité en lien avec les véhicules électriques.

En fait, elle va encore plus loin dans l’inefficacité. Son activité est de vendre de l’hydrogène produit par des renouvelables, et de créer des batteries à hydrogène.

L’action a bondi de milliers de pourcents en 2021, quand la compagnie sud-coréenne, le groupe SK, a annoncé un investissement à hauteur de 1,5 milliard de dollars pour acheter 10% du groupe.

Plus récemment, le géant de la distribution Amazon a conclu un accord pour acheter de l’hydrogène à Plug Power, ce qui est censé augmenter de milliards de dollars ses revenus annuels.

Comme vous le voyez ci-dessous, Plug Power a déjà exploité la manie pour l’hydrogène – il y a 20 ans – en levant des millions de dollars dans un IPO juste avant la chute du marché.

Après 20 ans entre la vie et la mort, et sans aucun bénéfice, l’action revient à la mode avec le renouveau d’optimisme pour sa technologie.

Malgré l’apparence crédible de ses contrats avec des groupes majeurs comme Amazon ou l’industriel SK (plus gros conglomérat sud-coréen après Samsung), le tout repose en réalité sur des subventions et de marchés déformés par les autorités.

Les dirigeants cherchent à faire enfler une bulle dans le secteur via des garanties de rentabilité à l’instar des éoliennes et des panneaux solaires.

Déjà, les pays-membres de l’Union Européenne accordent plus de 5 milliards d’euros à des projets dans l’hydrogène. La manne de subventions continue au-delà des frontières, cependant.

Les distributions ont lieu aux États-Unis, ainsi qu’en Asie. La Chine et le Japon ont plus de pompes à hydrogène que tout autre pays au monde.

La Corée du Sud a aussi prévu l’équivalent de milliards d’euros de subventions, d’où l’investissement par son producteur national SK Group.

Sur les trois continents, Plug Power est là pour capter la manne.

Son PDG se félicite de pouvoir enfin générer un bénéfice – dans les prochaines années – après 25 ans de pertes :

“Notre offre d’électrolyse a bénéficié de la poussée en Europe pour devenir indépendant des régimes corrompus pour son énergie. Nous en voyons les bienfaits puisque les commandes ont déjà surpassé de 50% les projections pour l’année, dont la majorité vient d’Europe.”

En janvier, Plug Power a signé un accord avec Renault pour lui procurer de l’hydrogène à l’avenir.

Magouille mondiale

Du côté de la Corée du Sud, le pays a aussi lancé un programme à des milliards de dollars. Il pousse les entreprises à entamer des projets coûteux dans l’hydrogène.

Selon le H2Bulletin :

Le groupe SK réduit ses activités émettrices de carbone, en faveur des véhicules électriques et des énergies renouvelables. Le groupe a commencé à passer en revue les opportunités dans le secteur de l’hydrogène. Il prévoit de produire 30.000 tonnes d’hydrogène bleu [qui en principe émet moins de carbone que l’hydrogène actuel dans la production] en 2023, et de développer une capacité de production de 250.000 tonnes entre 2023 et 2025. L’entreprise prévoit d’aller vers l’hydrogène vert [la production d’hydrogène à base de renouvelables] par la suite.

L’hydrogène demande beaucoup d’énergie à la production. Elle en restitue peu.

De leur côté, les renouvelables produisent trop peu d’énergies en proportion à leurs besoins en ressources (d’où leur dépendance sur les distributions par les gouvernements). Ainsi, l’usage des renouvelables pour la production d’hydrogène cumule les désavantages.

Le secteur de l’hydrogène fournit néanmoins un candidat idéal pour les programmes du gouvernement. Personne n’arrive à faire un bénéfice sans recevoir de l’argent des autorités. Du coup, les élus ont tout pouvoir sur la réussite et l’échec.

Les programmes créent aussi une base de soutien parmi les investisseurs et le secteur financier, qui vont réclamer encore plus de taxes et redistributions par la suite – afin de se mettre plus d’argent dans leurs poches.

Les proportions de la magouille augmentent de jour en jour. Comme toutes les bulles, elle court malgré tout vers l’éclatement…

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Source : https://h16free.com/2023/01/21/73245-hydrogene-magouille-a-linterieur-dune-bulle


Salto, fini les galipettes : le contribuable français se fracasse sur Netflix

vendredi 20 janvier 2023 à 09:00

Ce vendredi, drame : le contribuable va devoir verser une petite larme car il ne pourra plus faire de petites cabrioles, devra faire une croix sur les galipettes et surtout, c’en est fini de Salto.

Pour le rappel, Salto n’est pas ce mouvement gymnastique que le contribuable devrait effectuer pour récupérer son argent (tant le fisc lui rappellera, s’il se risquait à ça, que salto rime avec lumbago), mais bien le nom de cette aventure télévisuelle consternante qu’ont lancé en 2020 les télévisions privées du capitalisme de connivence, TF1 et M6, avec les télévisions publiques de la dépense idéologique forcenée, France Télévisions et ce alors que les confinements faisaient rage et que le téléspectateur français était donc plus ou moins captif.

Dans un pays déjà largement conquis par Netflix puis PrimeVideo, c’était un pari risqué, foufou diraient certains, mais comme il était aussi fort coûteux, tout le petit monde des médias s’est jeté sur l’aubaine.

Las.

La belle aventure emmenée par la fine fleur des médias télévisuels français va devoir mettre la clé sous la porte et rendre sa proverbiale antenne : en effet, France Télévisions s’apprête à acter en interne la dissolution de la plateforme créée par les groupes TF1, France Télévisions et M6, après un service de plus de deux années (oui, deux, entières, de douze mois chaque). S’il reste à savoir ce qui va être fait des quelques centaines de milliers d’abonnés et du catalogue de produits disponibles sur la plateforme (revente à d’autres acteurs ou passage en perte totale), il n’y a plus de doute que la plateforme, elle, va s’arrêter.

Le conseil de la rédaction : vite, profitez du moisi mois gratuit dès à présent et ne soyez jamais prélevé puisque ça va s’arrêter avant !

Tout avait pourtant commencé sous les meilleurs auspices comme en témoigne deux précédents billets.

Ainsi, la prise de participation, à hauteur d’un tiers chaque, des trois principaux groupes de médias français garantissait que la direction serait inévitablement tiraillée entre différentes injonctions politiques et économiques, d’autant plus que le public s’y mêlait avec le privé dans une soupe dont on connaît déjà toute la redoutable efficacité avec les centaines de partenariats public/privé dont la plupart sont des mouroirs économique tragiques.

Ainsi, il faut souligner le travail de sape consciencieux de l’ensemble des autorités françaises pour empêcher tout rapprochement durable entre TF1 et M6 dont la tentative de mariage s’était soldé par un cuisant échec en septembre dernier : pour éviter toute concentration concurrentielle qui aurait nui au paysage télévisuel horizontal, monocorde et monotone français, les autorités avaient progressivement mis des contraintes et conditions de plus en plus drastiques à cette fusion qui n’a pu aboutir, ceci se traduisant par un retrait pur et simple des deux chaînes privées du conglomérat baroque, laissant seul à la barre le groupe public et ses petits contribuables frétillants, ce qui revenait à transformer à terme le salto en chute avant dure sans les mains.

Ainsi, le catalogue subtilement bâti sur des fictions dramatiques (dramatique dans tous les sens, ici) françaises et autres, devait permettre à tout un nouveau public de découvrir les meilleurs épisodes des successeurs de Louis La Brocante. Il semble que ce fut un tantinet plus dur que prévu et que les exclusivités proposées n’ont pas trouvé preneur dans les foyers français. C’est d’ailleurs la consternation chez certains qui vont devoir se passer de la diffusion en avance des épisodes de ces monuments télévisuels que sont devenus “Ici tout commence” ou “Demain nous appartient”. On espère que le gouvernement sera prêt à proposer une cellule de soutien psychologique voire un numéro vert pour les fans déçus de cette issue catastrophique.

Difficile de ne pas voir dans la contre-performance olympique de ce service une nouvelle illustration de la parfaite nullité de l’administration et du service public français dont l’idéologie est passée bien avant les considérations capitalistiques des deux groupes médias privés. Le bilan après deux ans, se soldant par 85 millions d’euros de dettes dont on se demande qui pourrait bien les éponger, donne un aperçu de ce que le capitalisme de connivence d’un côté et le service public de l’autre sont capables de produire. Tout étonnement devant un tel résultat ne sera le fait que des plus naïfs.

Difficile aussi de ne pas rapprocher ce nouvel échec des cultureux français à pousser leurs petits agendas bigarrés auprès des masses populaires, alors qu’on apprend dans le même temps que le cinéma français ne fait pas plus recette à l’étranger qu’il ne marche vraiment en France. Il y a une belle unité de ton entre ce que le cinéma français produit actuellement, ses performances médiocrissimes, et ce que la télévision française produit actuellement, avec ses performances médiocrissimes aussi. Miser sur une coïncidence est osé, dans la période actuelle…

Et puis difficile de ne pas se rappeler que derrière les annonces en fanfare d’un “Netflix à la française” (un peu comme le “cloud à la française” ou un “Google à la française”), on retrouve les mêmes penchants à vouloir tout résoudre par l’intervention étatique : ce serait tout de même assez simple de réguler (lire “limiter”, “contraindre”, “harceler”) les concurrents (honteusement étrangers) et d’introduire des lois aux petits oignons pour garantir le succès (triomphal) des solutions françaises, n’est-ce pas. Par exemple, on se souvient que le patron du service de vidéo en ligne français appelait il y a un an à imposer des boutons “Salto” sur les télécommandes des foyers français ; après tout, il y a bien des boutons “Netflix” !

Mais voilà : le succès ne se vote pas à l’Assemblée. Si Netflix a connu un tel essor, ce n’est pas seulement parce qu’il fut le premier, ni parce qu’il dispose d’un catalogue rempli (et pas seulement de drames), mais c’est parce qu’il a été possible de développer et faire grandir le concept et le service sur de nombreuses années. Salto a déboulé bien trop tard sur un marché déjà saturé et s’il n’est pas apparu plus tôt en France, c’est avant tout parce que tout, absolument tout, a été fait pour consciencieusement écrabouiller les velléités d’entreprendre, dans ce domaine comme dans d’autres (le “cloud”, la “recherche internet” ayant les mêmes problèmes fondamentaux).

En fait, on comprend surtout que ces tentatives, pilotées plus ou moins étroitement par l’État et des politiciens en mal de notoriété, ressemblent toutes à des formes de détournement décontracté de l’argent du contribuable. Le désir de rattraper un retard technologique ne sert que de prétexte jeté à la face du contribuable pour justifier l’injection de fonds publics ici, et pour placer des copains là.

Salto n’échappe pas à la règle. Le pillage intellectuel, financier et culturel du pays continue donc tranquillement, voguant de faillite en faillite.

Ce pays est foutu.

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Source : https://h16free.com/2023/01/20/73215-salto-fini-les-galipettes-le-contribuable-francais-se-fracasse-sur-netflix