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Le grand ménage

vendredi 27 mars 2020 à 09:00

Non seulement le confinement est là, mais la crise aussi, avec son lot de cadavres humains et économiques. Ce n’est pourtant pas une raison pour tout noircir : non seulement le printemps est revenu mais sans même exagérer, cette crise, comme toutes les autres, passera et nous nous en remettrons.

Oh, bien sûr, il y aura un « après la crise du Covid19 ».

Oh, bien sûr, on aura très évidemment des décès à déplorer, des corps à enterrer ou, plus probablement, à incinérer. On devra faire avec le silence compact et gêné de ceux qui répétaient, il y a encore un mois, que tout ceci n’était qu’une petite grippe, que les prophète d’apocalypse se trompaient, qu’il n’y aurait que quelques morts ici ou là parmi quelques personnes âgées grabataires. Nous n’aurons même pas besoin d’attendre la fin d’année pour voir la bosse de surmortalité que cette « petite grippe » va faire sous le tapis de statistiques qu’on va nous jeter en pâture pour occuper nos esprits…

Oh bien sûr, l’économie sera quelque peu bousculée. Timidement, l’INSEE prévoit quelques soubresauts. Bruno Le Maire, ce véritable « as du volant » et cette « roue increvable » dans le jeu des Mille Bornes vers le grand néant intellectuel du Ministère de l’Économie français, a fait ses petits calculs et prévoit d’ores et déjà un petit 1% de récession, ce qui laisse raisonnablement entendre que la catastrophe sera plusieurs fois plus massive.

Oh bien sûr, il y aura des séquelles dans les familles, dans la société, dans les entreprises et au plus haut de l’État, mais, rassurez-vous, nous survivrons et nous nous remettrons au travail.

Haut les cœurs !

Cependant, alors que nous relèverons la tête, ce sont les étapes juste après cette crise qui seront probablement les plus intéressantes.

Bien évidemment, on peut déjà parier sur la foule des frétillants Pas-Assez-Anonymes qui se lèveront, les mains encore moites et les fesses pas très propres, pour s’écrier que l’heure n’est pas à la recherche des coupables mais à la reconstruction nationale, que le moment n’est surtout pas de faire l’aggiornamento des uns et des autres pour leurs fautes et leurs errements dans la gestion (on son absence, disons) de cette crise.

On peut parier sur Emmanuel Le Président, droit comme le « i » de Républiiiiiique, qui s’adressera à la Nation avec des trémolos dans la voix pour bien faire comprendre qu’il va tous nous falloir agir, tous, tous, tous (dans son coude) ensemble, pour faire corps, pour remettre de l’ordre, pour refaire partir la machine économique, et hop, regardez en avant, bien en avant, surtout pas sur les côtés et surtout pas derrière, dans l’ombre où se sont réfugiés ceux qui ont pourtant tout commis pour aggraver la situation d’alors.

Non, regardez devant, décidément : c’est que l’État n’attend pas, voyons ! Les taxes et les impôts doivent rentrer si on veut que les prestations sociales soient versées, qui maintiennent correctement notre vibrant tissu social et notre vivrensemble indépassable permettant aux uns de calmer les quartiers émotifs, aux autres de maintenir leur niveau de vie loin des contingences du petit peuple ! Que diable, reprenons-nous et oublions le passé, tsoin tsoin…

Il en sera donc décidé ainsi, fermement : la crise a (forcément) été gérée du mieux possible, il n’y a pas de responsabilité, seulement des malentendus et des leçons à apprendre, des « retours d’expérience » comme on dit de nos jours.

Voilà. C’est dit. Circulez, il n’y aura rien à voir et personne à blâmer, et surtout, aucun grand ménage à faire.

Mais c’est dommage, quand on y pense : après tout, c’est grâce à ce genre de crise qu’on peut jauger de ce qui est vraiment indispensable et de ce qui ne l’est pas tant que ça, de ce qui nous aide, et de ce qui nous encombre…

Par exemple, il y aurait certainement du ménage à faire chez ces responsables (mais pas coupables), ces administrations qui ont – par exemple – laissé les forces de l’ordre démunies de toute protection sanitaire et qui les ont ainsi transformées en vecteurs efficaces de la pandémie en France.

On pourra trouver pire encore avec ceux et celles qui ont laissé les soignants, en première ligne dans cette crise, sans protection non plus

Par exemple, question ménage, il y aurait certainement fort à faire dans les myriades d’administrations et de procédures, notamment pour celles qui ont des mis des bâtons dans les roues de toutes les bonnes volontés en France, surtout lorsqu’elles étaient privées.

Ainsi, qui tapera sur les doigts des petits ronds de cuir confits de leur petit pouvoir de nuisance, responsables des lourdeurs administratives subies par certains labos de dépistage comme celui du CHRU de Lille ?

Ainsi, qui expliquera à ces bureaucrates consternants l’importance de la souplesse en temps de crise, quitte à leur faire rentrer cette notion essentielle à coup de pieds dans un arrière-train méritant largement la découverte de l’orbite géostationnaire ? Il faut en effet se pincer lorsqu’on lit que le règlement RGPD complique la distribution de masques de protection aux professionnels de santé

On pourrait multiplier les exemples de la sorte, comme celui-ci, fourni par un lecteur.

Un de ses collègues, spécialisé dans l’import de matériel médical, a contacté une usine chinoise disposant actuellement d’un excédent de matériel (des respirateurs artificiels) suite à sa réactivité industrielle et à la baisse de la demande locale. 400 appareils se trouvent ainsi en stock, de type agréé par les hôpitaux chinois et qui sont actuellement vendus au prix unitaire d’environ 400 dollars américains.

Un CHU du Nord de la France, contacté, s’est déclaré tout simplement… non intéressé, même à prix coûtant.

Étonné mais ne renonçant pas à améliorer le sort de ses concitoyens français, l’importateur têtu décide alors de contacter une grande entreprise (du CAC40) qui, enthousiaste, lui propose d’acheter tout le stock afin de l’offrir aux hôpitaux français.

Malheureusement, ce matériel, apte à sauver des vies, disponible tout de suite et « gratuitement » (ou disons, « offert par le Grand Capital »), ne possède pas tous les tampons de certification. À ce motif, l’APHP refuse donc tout import…

La crise passera et les plaies se panseront. La société surmontera cette épreuve et son économie s’en remettra.

Mais vraiment, même lorsque les clowns qui nous gouvernent brailleront que le temps n’est pas à la désignation des coupables, non, décidément, on ne pourra pas s’affranchir de faire un bon gros ménage.

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Source : http://h16free.com/2020/03/27/65688-le-grand-menage


Petits tests entre amis

mercredi 25 mars 2020 à 09:00

Début mars, les choses étaient à peu près claires : comme il n’y a pas de masques, il semble évident que ceux-ci ne servent à rien. De la même façon, comme il n’y a guère de possibilités de tester, limitons ceux-ci aux patients pour lesquels le doute est extrêmement faible. C’est implacable.

Partant de là, la subtile stratégie française s’est mise en place rapidement : pendant que des factotums débiles se relayent devant les caméras pour expliquer en quoi le port du masque est compliqué et ne résout rien, d’autres s’emploient à limiter tant que faire se peut les tests afin officiellement de n’encombrer aucun service de dépistage ce qui, de façon collatérale bien pratique, limitera artificiellement le nombre de cas découverts dans l’Hexagone.

Tout le monde est content ou presque.

Malheureusement, la doctrine étatique se fissure : de plus en plus, tout indique que non seulement, les tests permettent d’avoir une bien meilleure idée de l’extension de l’épidémie, mais permettent en plus de piloter efficacement les ressources limitées et de ralentir les contaminations.

Le cas de Vò en Italie illustre assez bien le propos : les tests menés de façon systématique ont permis d’y éradiquer le virus.

Quant aux techniques de tests, elles se multiplient à mesure que l’épidémie prend de l’ampleur. Depuis les tests génétiques Biomérieux ou Cepheid, jusqu’à l’utilisation de scanners, on commence à disposer progressivement d’outils efficaces.

Et pendant que le gouvernement français s’agite d’EHPAD en EHPAD heu non pardon de plateau télé en plateau télé, les initiatives privées s’accumulent, depuis un drive-in de test à l’image de ceux de la Corée du Sud où les tests y ont été organisés afin de passer une grande partie de la population au crible, jusqu’aux propositions de respirateurs automatiques à 40€ en impression 3D en passant par les bricolages astucieux permettant par exemple de brancher plusieurs patients sur le même appareil.

De façon pragmatique, tester permet aussi de repérer les populations qui sont maintenant immunisées et qui peuvent donc reprendre une activité normale, ce qui, à l’heure où l’économie s’effondre, n’est pas une mince contribution.

C’est d’ailleurs le principal avantage de tests extensifs : en permettant de resserrer le confinement sur les seules personnes à risques, contaminantes ou malades, cela permet d’éviter le confinement total d’un pays qui se traduit rapidement par la mise en bière de son économie.

En réalité, ce principe est fort bien compris de nos élites qui, pour elles-mêmes, ont bien vite trouvé les opportunités de se faire correctement tester.

On comprend, dans ce contexte, le changement très progressif, millimétrique même, de la stratégie gouvernementale qui évoque maintenant l’extension des tests, alors que les moyens étatiques ne sont bien évidemment toujours pas en place.

Si tout ceci ressemble à s’y méprendre à une grosse improvisation mal foutue, ce n’est pas fortuit puisqu’il s’agit effectivement d’improvisation mal foutue : alors qu’il est aussi évident que logique que les tests sont réellement un outil indispensable dans la panoplie des réponses à une pandémie, le gouvernement a, jusqu’à présent, multiplié les mesures qui s’en éloignent.

Il surnage même l’impression que tout a été fait, au-delà des impréparations évidentes, pour freiner, partout et à chaque fois que possible, les initiatives privées.

À cette lumière, la prudence que nos politiciens et autres comités scientifiques affichent avec une ostentation appuyée ressemble trop souvent à l’étouffoir des bonnes volontés derrière la bureaucratie, les normes, les protocoles soudainement les plus pointilleux possibles. En somme, si l’État, l’administration et les élites qui nous gouvernent ne sont pas l’instigateur de telle ou telle méthode, de tel ou tel protocole, de telle ou telle idée, si l’imprimatur républicain n’y est pas apposé, alors ce sera immédiatement taxé de dangereux, de voué à l’échec et sera réservé aux cas désespérés (précisément parce qu’alors, on sait que ça ne sert plus à rien).

Tout se passe comme si l’État, devenu le Papa et la Maman de tous les petits citoyens de la République du Bisounoursland, ne voulait surtout pas que les uns et les autres prennent leurs responsabilités : cette liberté s’accompagne de celle de prendre des risques, donc de se tromper, de se faire mal. C’est un danger ! Et l’échec, possible, devient rédhibitoire.

Egalité, Taxes, Bisous : République du Bisounoursland

Dans ce cadre, tester tout le monde revient à ne confiner que la part congrue des gens qui doivent l’être, et seulement ceux-là. Fini le confinement général, la démonstration de muscles et la distribution de libertés au compte-goutte dûment autorisée par un petit cerfa 123456 tamponné du sceau républicain et de son numéro de décret.

Dans ce cadre, il est insupportable qu’un médecin prenne l’initiative de distribuer un traitement qu’il juge approprié et que des malades prennent leur responsabilité en l’acceptant voire en faisant directement confiance au praticien, sans en passer ni par les autorités de tutelles, ni par l’État et ses autorisations administratives, ses cerfas et ses petits formulaires bien remplis et bien tamponnés.

Non, vraiment, oubliez ceci, petits moutons, et revenez vite dans le giron protecteur de notre grande et belle République ! Oubliez ce nouvel épisode pourtant crucial d’une bataille entre d’un côté l’initiative privée avec ce qu’elle comporte évidemment d’audace, de prise de risque et de dangers évidents mais surtout de responsabilisation des différents acteurs, et de l’autre côté, la démonstration flagrante que non seulement l’État ne peut pas tout, mais qu’il est plus souvent néfaste que bénéfique dans son action.

Non, oubliez ça. Et surtout, surtout, restez chez vous.

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Source : http://h16free.com/2020/03/25/65672-petits-tests-entre-amis


Confinement : forcément, ça va bien se passer

lundi 23 mars 2020 à 09:00

Tout ce qui pouvait aller mal est donc allé mal, et de mal en pis.

On l’a vu, on l’a lu, on l’a maintenant compris : le stock stratégique de masques et de protections diverses qui s’était constitué après la crise dégonflée du H1N1 a été progressivement éparpillé, délité et oublié depuis pour ne plus laisser qu’un goût de trop peu dans le gosier sec (et coronaviré) de nos équipes soignantes.

La suite, si elle est logique, est affligeante et tout à fait en rapport avec la nullité chimiquement pure de notre gouvernement et des clowns qui le composent : comme nous n’avons pas plus de masques que de protections, que les tests semblent hors d’atteinte au commun des mortels occidentaux (les Asiatiques savent faire mais c’est apparemment un secret ancestral bien gardé), comme nous avons encore moins de stratégie claire et comme tout semble avoir été scripté par Sibeth N’Diaye pour une série Netflix de superhéros adolescents en moule-burnes roses, ce qui devait arriver arriva : le gouvernement se retranche derrière la seule option qui lui permette un affichage de fermeté en carton, à savoir le confinement total.

Magie de la pensée macronienne toute en dentelle de subtilités et de paradoxes amoureusement imbriqués les uns dans les autres, ce confinement qui n’a jamais reçu ce nom n’a d’ailleurs été total que de façon très partielle (« en même temps ») et, à mesure que sa totalité devenait moins partielle, a entraîné quelques désagréments de plus en plus gênants pour nos gouvernants décidément pas totalement au clair avec ce qu’il convient de faire.

Car après avoir exhorté tout le monde à rentrer chez soi vite fait et à se déclarer en chômage technique, notre fine équipe gouvernementale s’est très progressivement rendu compte que finalement, à sa plus grande surprise, le pays ne tourne pas grâce aux intermittents du spectacle, aux troubadours télévisés, aux syndicalistes merguezophages et autres pousseurs de cerfas compulsifs qui semblent composer l’intégralité de leur public : zut alors, il semble que les récoltes et les productions ne se font pas sans agriculteurs, les camions ne se conduisent pas sans chauffeur, les étals ne se remplissent pas en toute autonomie et que tout ceci nécessite pleins de bras, de jambes et de têtes qu’on vient pourtant de congédier en espérant que ça suffirait à camoufler la totale impéritie du gouvernement.

Pire encore, l’Occupant Intérieur commence maintenant à voir les sources de financement de ses petites sauteries se tarir rapidement. La TVA, assise sur des ventes effectives, ne rentre pas (et pour cause, à l’exception du popcorn et du PQ, les ventes s’effondrent). Les cotisations ne rentrent pas plus, tout ce petit monde étant sagement à l’arrêt.

Ça ne va pas pouvoir le faire : si la République aime vivre avec l’argent des autres et celui des générations futures, la réalité, elle, est un restaurant où on trouve à boire et à manger mais qui ne fait jamais crédit, même pas en rêve, même pas pour une minute. Les bêtises se payent cash, immédiatement.

Autrement dit, l’économie est en train de s’effondrer de tous les côtés.

Or, quand on est nul en période normale, il semble illusoire de devenir soudainement compétent dans des situations aussi inédites que tendues. En plus, si c’est seulement un peu plus compliqué pour nos parasites, ça devient franchement dur pour les entreprises, les classes moyennes et ceux dont la subsistance au quotidien dépend étroitement de la vie économique normale du pays.

Quant aux classes les plus modestes, l’enfer s’installe très vite.

C’est d’autant plus visible dans ces cités qu’on qualifiait jusqu’alors de sensibles et qui deviennent maintenant des quartiers populaires, ce dernier adjectif camouflant laborieusement l’état de déliquescence avancé de ces zones où la République n’est même plus une vague notion.

Avec l’arrêt de toutes les activités, les tensions y atteignent de nouveaux sommets, au point que la presse ne puisse camoufler le phénomène. Les articles se multiplient qui ne font aucun doute sur l’explosivité de la situation.

En somme, alors que le « drôle de confinement » français n’est en place que depuis cinq jours, on comprend qu’il sera difficile de tenir une semaine de plus. On a alors bien du mal à imaginer prolonger au-delà jusque fin avril (vue l’allure des chiffres de contamination et de décès – tant en France qu’en Italie ou en Espagne) avec ce niveau de nervosité dans ces quartiers, dans les forces de l’ordre et au gouvernement.

En outre, un autre problème se pose au gouvernement : si le confinement semblait « la » solution idéale pour camoufler sa nullité, rien n’a été indiqué pour expliquer comment et quand en sortir ou sur quels critères il comptait le faire.

Autrement dit, sanitairement, même si cette solution était la seule d’un gouvernement sans aucun plan, sans stock, sans courage et sans vergogne, elle ne résoudra pas grand-chose : décidé trop tard, de façon trop vague, encadré n’importe comment, ce confinement n’apportera très probablement pas le répit attendu par le système de soins français comme l’indiquent bien malheureusement les courbes de l’Espagne et de l’Italie.

Économiquement, c’est déjà la catastrophe, et il ne fait aucun doute qu’elle va s’aggraver chaque jour.

Enfin, il semble que cette non-solution va aussi provoquer son lot de problèmes sociologiques et politiques, rendant ce confinement impossible à tenir.

Ce gouvernement, qui a amplement démontré sa totale incompétence de bout en bout tant à gérer les affaires de la France en temps normal qu’en temps agité (Gilets Jaunes), se montre évidemment parfaitement incompétent et maintenant directement criminel dans ses agissements en temps de crise.

Et si c’est logique, attendu même, cela reste toujours aussi douloureux pour un pays dont l’Etat obèse ponctionne largement plus de la moitié des richesses produites.

Les temps sont vraiment durs : maintenant, pour 1000 milliards d’euros par an, t’as plus rien.

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Source : http://h16free.com/2020/03/23/65653-confinement-forcement-ca-va-bien-se-passer


La République Se Fout De Votre Gueule

vendredi 20 mars 2020 à 09:00

Même si on pourrait en douter à voir un nombre considérable de reportages montrant des parcs bien fréquentés, des rues pas franchement désertes et des Français décidément très détendus de la quarantaine, c’est bien le confinement qui a été finalement mis en application – se murmure-t-on dans les milieux autorisés – dans le pays, au plus grand désarroi d’un petit virus qui aura un peu plus de mal à se répandre.

L’activité économique est donc globalement en train de s’effondrer et la récession, inévitable, se met déjà en place. En fin d’année, il sera temps de faire les comptes mais on sent déjà que certaines questions seront pénibles à poser, et encore plus douloureuses à répondre.

La question portant sur les stocks de matériel de protection essentiel pour les personnels de santé vaudra son pesant de chloroquine : l’Etat disposait il y a dix ans d’un stock fort conséquent, de masques chirurgicaux de différents niveaux (FFP1 et FFP2), de gants et de blouses, de protections diverses pour des cas épidémiques ; pourquoi diable n’en trouve-t-il plus aucun à présent ?

Plus précisément, il apparaît suite à un rapport du Sénat qu’il y avait plusieurs centaines de millions de ces masques dans le stock stratégique en 2009. Malheureusement, entre une gestion probablement rendue complexe par l’utilisation de moyens informatiques pudiquement qualifiés de rudimentaires (de jolis fichiers Excel et une base de données Access, ça c’est du solide) et un suivi dont – il faut bien le dire – à peu près tout le monde se foutait, la cigale française s’est retrouvée fort démunie lorsque la bise épidémique survint.

On comprend en lisant ce rapport qu’un véritable scandale, aux conséquences absolument catastrophiques pour nos équipes soignantes, se cache derrière cette gabegie décontractée. Le parallèle avec le scandale du sang contaminé dans les années 80 est souvent fait, et l’issue de la crise permettra de voir si ce parallèle est réaliste.

De la même façon, on devra se poser des questions sur la façon dont l’Etat aura fait main basse sur le stock de Plaquenil (un antipaludique à base d’hydroxychloroquine, molécule candidate à un traitement potentiellement efficace contre le covid19). L’administration, dans son zèle à faire n’importe quoi n’importe comment, s’est ici encore probablement surpassée…

Néanmoins, on comprend que tout ceci ne pourra pas rester sans sanction, sans audit et sans décisions fermes pour éviter que cela se reproduise.

C’est probablement devant ce constat d’un besoin d’une reprise en main ferme des institutions républicaines que nos politiciens se sont ressaisis.

Cela fait plaisir à voir : alors que l’épidémie n’en est qu’à ses débuts, que le nombre de cas augmente encore de façon soutenue, que le nombre de cas graves et, conséquemment, de décès continue à augmenter aussi, au moins la République et l’ensemble de ses institutions ne se laisse pas aller à la mélancolie, la tristesse et l’indécision.

La voilà toute mobilisée, se lançant à l’assaut de ce nouveau défi : c’est pourquoi tout est mis en oeuvre pour que de nouveaux radars routiers soient déployés dans les Hautes-Alpes. Nous n’avons certes plus un rond pour avoir des protections pour nos soignants, les intubés en réanimation commencent à s’empiler douloureusement dans les services de l’Est et d’Île-de-France mais RASSUREZ-VOUS, l’automobiliste français est correctement encadré.

Mais attendez, ce n’est pas tout !

Il ne faudrait pas croire que seules sont sur le pont nos valeureuses Forces De L’Indispensable Sécurité Routière ! Que nenni ! La situation est grave, que dis-je, dramatique, mais elle n’empêche pas de nommer un nouveau patron de Comité Théodule, comme par exemple ce nouveau Haut-commissaire à l’inclusion dans l’emploi et à l’engagement des entreprises, dont le titre à rallonge est directement proportionnel (forcément) à l’utilité et la pertinence à la fois dans ces temps de crise et plus tard, quand la situation sera apaisée et que toute la France se bousculera à son guichet pour favoriser l’engagement des entreprises pour des emplois inclusifs et patin couffin.

Et puis ce n’est pas parce que tout le monde doit faire un effort pour éviter les foules, pour que les échanges de miasmes soient enfin stoppé que la vie républicaine s’arrête pour autant. C’est pour cela que – rassurez-vous – les élections des conseils communaux auront bien lieu, quoi qu’il arrive, pour les communes où le maire a été élu dès ce premier tour (et quand bien même il sera possiblement invalidé) : dans près de 30.000 communes, nos édiles vont donc se rassembler et tenter de ne surtout pas échanger quelques dodus microbes pour désigner des conseils municipaux dont on ne pourra pas garantir la pérennité. Indispensable, n’est-ce pas.

Enfin et surtout, la vie continue : si nous sommes en guère (guère de masques, guère de protection, guère de cohérence) autant qu’en guerre, il n’en faut pas moins que la vie continue. Si nous devons à tout prix faire barrage au méchant virus, il n’en faut pas moins continuer nos activités comme si de rien n’était. Autrement dit, tout change, mais ne changeons rien, continuons à travailler comme avant (ou presque, ne chipotons pas).

Cette tempête de cohérence et de messages clairs, cette gestion de crise au cordeau avec un talent certain pour la préparation et la mesure atteint son point d’orgue lorsqu’on propulse un gros micro mou sous la truffe un peu humide de notre bon Bruno Le Maire dont les saillies ont, au moins, le mérite d’égayer la vie politique française.

Jugeant sans doute que la situation n’était pas tout à fait assez complexe pour son intellect surdimensionné, notre ministre en a donc profité pour expliquer étudier la réouverture des librairies (au même titre que les commerces dits essentiels à la survie de la nation) : ici, bien évidemment, il ne s’agit pas seulement de dire que la lecture – qui permet de retrouver le goût de l’essentiel comme l’a rappelé poétiquement Emmanuel, notre Petit Perd Du Peuple – serait vitale à la nation, mais aussi et surtout de ne pas laisser le champ libre à Amazon qui, en ces temps critiques, se retrouve seul à assurer les livraisons dans tout le pays.

Décidément, il n’y avait qu’un minustre du calibre de Bruno Le Maire pour pousser ce dégueulis idéologique si délicieusement périplaquiste face au danger, bien réel, d’effondrement complet de notre système de santé, de krach complet et total de notre économie, d’éclatement parfait de la zone euro.

En tout cas, une chose est certaine : le peuple va s’en prendre plein la figure, mais au moins l’Occupant Intérieur s’en donne à cœur joie. Moyennant télétravail, famille, pâtes, riz, la République est donc sauvée.

Sans oublier le savon, bien sûr.

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Source : http://h16free.com/2020/03/20/65639-la-republique-se-fout-de-votre-gueule


Nos politiciens sont des criminels

mercredi 18 mars 2020 à 09:00

Jadis, gouverner, c’était prévoir. Et comme prévoir, c’est mine de rien assez compliqué, gouverner s’est progressivement cantonné, pour les dirigeants, à accompagner les mouvements et les tendances de l’Histoire en feignant d’en être les instigateurs. Gouverner n’est alors devenu qu’un habile exercice de communication dans lequel on s’est donc contenté d’envoyer des messages plus ou moins finauds à une populace qu’on méprisait en douce. Malheureusement, le réel ne se laisse pas toujours faire.

Avec la crise actuelle, rien ne s’est plus passé comme prévu pour nos politiciens-communicants experts en expertise de communication politicienne : le baratin habituel, généralement basé sur l’assurance qu’avec un peu plus de dettes, on colmaterait tous les trous et qu’on calmerait toutes les grognes, n’a pas réellement fonctionné.

Non seulement, le virus semble hermétique aux notions de frontières, mais il semble complètement obtus aux manipulations psychologiques et aux communications musclées. Les polichinelles colorés qui défilent devant les pupitres ministériels n’ont servi à rien. Pire, ils ont été criminels.

Partant du principe aussi loufoque que dangereux qu’en ne regardant pas la réalité, elle finissait par s’estomper, ils nous ont donc débité des directives et des messages de plus en plus idiots et paradoxaux.

C’est ainsi que le 24 janvier, Agnès Buzyn, alors encore en charge de la santé dans le pays, se fend d’une appréciation moyennement crédible de la situation :

« Le risque d’importation depuis Wuhan est quasi nul, le risque de propagation du coronavirus dans la population est très faible »

Depuis, tout indique que c’est bien l’opération de rapatriement des Français de Chine – largement déconseillée par les experts derrière lesquels le pouvoir ne fera plus que se cacher ensuite – qui a déclenché la pire crise sanitaire française depuis 1918.

Tout le mois de février sera ensuite un sketch de minimisation consternante à la fois des possibilités d’une extension de la maladie sur le territoire français, et des effets du covid19 dont on persistera à dire, de longues semaines encore, que c’est comme une grosse grippe.

Pour l’observateur pondéré, que la Chine verrouille ainsi 70 millions de ses habitants et fasse ainsi s’effondrer son économie pour « une grosse grippe » semble parfaitement grotesque, sauf à considérer les Chinois comme des nigauds et les Français comme nettement mieux préparés.

Arrogance, sous-estimation, dissimulation, minimisation, autant d’éléments auxquels nos élites politiciennes nous ont amplement habitués et qui devaient déjà, dès le début du mois de février, nous mettre la puce à l’oreille : tout ceci n’allait pas bien se terminer.

Les semaines qui suivirent confirmèrent l’incroyable mépris de ces politiciens pour ceux qui les avaient placés là : alors que, pourtant, l’Italie montrait à son tour des signes d’effondrement catastrophique de son système de santé, puis se résolvait à boucler l’intégralité du pays, nos dirigeants faisaient mine de garder leur sang-froid. Le 7 mars, Emmanuel Macron se rend au théâtre en toute décontraction pour encourager les Français à ne pas avoir peur du coronavirus et à continuer de vivre comme avant. Ce qui a marché pour les terroristes des terrasses de café devrait marcher pour un virus, hein, vous ne croyez pas ?

Les jours qui suivent permettent de passer à un autre niveau dans le n’importe quoi distribué au kärcher n’importe comment.

Voyant que le peuple, au courant du dérapage incontrôlé de l’Italie voisine, commençait à s’inquiéter et à vouloir se protéger d’une menace que tout indiquait n’être ni virtuelle ni lointaine comme un réchauffement climatique qui n’a pas eu de mal, lui, à mobiliser de frétillants imbéciles, nos clowns gouvernementaux les plus affûtés montent au créneau : appliquant à la lettre la recette exacte pour un désastre, Bruno Le Maire décide dans un premier temps de confisquer les stocks de masques de protection et de gel hydroalcoolique, effondrant complètement les capacités du marché à produire ces éléments indispensables de protection, puis, dans un second temps et voyant la catastrophe provoquée par sa décision stupide, enquille avec un contrôle des prix qui achèvera de fusiller toute velléité, pour les fabricants, de rattraper le coup.

Soit Le Maire a agit ainsi en toute connaissance de cause, ce qui serait consternant. Soit il n’a fait preuve que d’une incompétence totale et parfaite, ce qui est encore pire compte tenu du poste qu’il occupe…

Bilan : le gel hydroalcoolique devient denrée rare, les masques s’évaporent. Le peuple français se retrouve une fois de plus en rase campagne, médecins et personnels soignants démunis, avec l’information répétée que quelques petits gestes simples suffiront, que c’était essentiellement une grosse grippe, que seuls les malades âgés avec des comorbidités importantes allaient passer un sale quart d’heure et que pour le reste, le système de soin – que le monde entier nous envie, mais si, qu’on vous dit – tiendrait le choc.

Cette gestion et la pénurie entraînée coûteront à la France des centaines, si ce n’est pas des milliers de morts supplémentaires. Merci Bruno !

Le festival d’âneries criminelles de la semaine suivante sera ininterrompu.

Le point d’orgue est atteint lors du discours du président de la République. Se surpassant dans une homélie ex-cathedra au ton mielleux pénible de manipulation grossière, Macron multipliera les injonctions paradoxales : si vous êtes vieux, restez chez vous, mais allez voter ; vous êtes à risque, mais si vous avez fait médecine, retournez auprès des malades, histoire d’aider. Et on va fermer tous les établissements d’enseignement car la situation est grave, mais seulement à partir de lundi.

Formidable.

Et devant l’incohérence des Français confus qui ont persisté à fréquenter les terrasses et les parcs le week-end suivant, l’incohérent gouvernement décide de mettre en place un confinement général dans une ambiance de déni parfaitement apte à susciter l’adhésion, la compréhension et la participation même des populations concernées…

Non, décidément, rien ne pourra atténuer la responsabilité de cette gestion de Gribouille, de ces minimisations criminelles alors qu’on savait, dès mi-janvier, qu’on avait quelque chose de sérieux à gérer, qu’on savait dès que l’Italie a fermé ses portes, qu’il faudrait frapper vite et fort pour limiter la casse, soit en protégeant le plus possible, en testant le maximum de Français, en confinant les positifs, soit en passant à des systèmes de quarantaines strictes qui, malgré leur inefficacité de long terme, permettent au moins de gagner un temps précieux pour adapter les systèmes de santés sinon débordés…

Ces indécisions, ces calculs politiciens ridicules et mesquins, cette incompétence et ces mensonges se traduisent et se traduiront par des morts, des milliers de cadavres qu’il faudra porter au débit de ces hommes et de ces femmes qui n’ont absolument pas fait le job.

Et tout ça, pour la modique somme de 1000 milliards de prélèvements par an.

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Source : http://h16free.com/2020/03/18/65625-nos-politiciens-sont-des-criminels