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Quelques semaines de repos

dimanche 26 juillet 2020 à 11:00

Lecteurs, lectrices, commentateurs zétateuses, c’est le moment de vous souhaiter de bonnes vacances. Eh oui, après ces sept mois sans interruption, il est grand temps pour moi de lâcher un peu l’exercice pluri-hebdomadaire de production de billets pour tâter le monde réel.

Les mois écoulés furent particulièrement bien remplis et le besoin de faire une pause est donc d’autant plus important. Les quelques semaines sans billets seront l’occasion de discuter de tout et de rien dans les commentaires ouverts sous ce billet. Gageons que l’actualité d’août sera au moins aussi frétillante que celle des périodes précédentes ; avec la belle brochette d’abrutis actuellement au gouvernement, on peut raisonnablement parier sur quelques magnifiques gaffes, de belles âneries et un lot incompressible d’imbécillités fiscales, sociales et économiques qui lubrifieront certainement le pays dans sa glissade vers la médiocrité du collectivisme honteux.

Comme de coutume, ce petit billet sera l’occasion pour moi de vous renouveler mes remerciements, tant pour vos nombreux commentaires que pour vos lectures et pour vos partages sur Facebook, Twitter, VKontakt, Parler, Minds et j’en oublie. À l’heure où les médias et les réseaux sociaux se chargent de déplateformer un peu plus de monde à chaque prurit communautariste, politique ou sociétal, chaque partage, chaque canal a son importance pour éviter l’uniformisation complète du discours et la perte progressive de repère qui l’accompagne.

Bonnes vacances à tous 🙂

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Source : http://h16free.com/2020/07/26/66507-quelques-semaines-de-repos


Pas assez de socialisme en France ? Rassurez-vous, Joffrin lance un nouveau mouvement socialiste !

vendredi 24 juillet 2020 à 09:00

C’est vendredi, c’est fin juillet et l’actualité semble peu propice à l’humour. Heureusement, certains se démènent pour nous offrir un quart d’heure de rigolade. Ainsi, même si le pays semble se diriger à la fois vers le chômage, les tensions sociales voire raciales et de nouvelles restrictions de liberté pour des motifs sociétaux, climatiques et sanitaires maintenant habituels, cela ne doit pas empêcher « l’élite intellectuelle » du pays de se préparer en vue des prochaines élections présidentielles dont l’importance semble bien supérieure aux petits bobos qu’endure le peuple actuellement.

C’est donc assez naturellement qu’on apprend que Laurent Mouchard dit Joffrin, jusqu’alors directeur de la rédaction de Libération et éditorialiste au Nouvel Observateur, lance un nouveau mouvement politique, la Nation toute entière réclamant assez clairement ce genre d’initiative tant le paysage démocratique actuel semble désert.

Laissant à son sort la piètre rédaction de l’épave journalistique de gauche, Joffrin a quitté Libérature et décidé qu’il était nécessaire de créer une formation de centre gauche capable d’offrir une alternative au couple Macron – Le Pen que les sondeurs, les politiciens et les médias s’obstinent à présenter comme l’évidence pour les élections de 2022. Courageuse décision de la part du vieux journaliste qui montre ainsi sa volonté de passer du ministère de la propagande officieux au sein duquel il officiait depuis plusieurs décennies à un vrai poste de décisionnaire dans lequel il pourra, enfin, écrire une petite partie de l’histoire politique du pays (même si, compte-tenu de ses capacités, ce sera avec un gros feutre rouge, de travers et au dos d’une carte postale).

Fonder un mouvement politique n’est pas chose aisée dans ce pays même si leur nombre déjà conséquent montre que la procédure est bien huilée et bien connue des administrations qui l’enregistrent, le suivent et, à la fin, le financent lorsque, par hasard ou par obstination, il décroche un élu. De surcroît, la difficulté de création n’est de toute façon pas la même pour Laurent Joffrin que pour Jean Lambda puisque notre éditorialiste pourra évidemment bénéficier de toute la tendresse rédactionnelle de Libétorchon qui n’a pas tardé à nous apprendre que ce mouvement s’inscrirait dans la recherche d’un dépassement des partis de gauche traditionnelle qu’il entendait rassembler.

Tendresse qui n’empêchera pas la rédaction, dans une pudibonderie grotesque, de trouver incompatible ce « nouveau » militantisme de Joffrin avec l’aspect journalistique du quotidien et explique pourquoi ce dernier en a pris congé. Imaginez un peu s’il était resté et qu’il avait commencé à utiliser ces colonnes pour y pousser son agenda politique ! Cela aurait été gênant, n’est-ce pas.

Et puis rassurez-vous : en plus du soutien quasi-institutionnel de certains papelards massivement subventionnés avec votre argent, Joffrin ne se lance pas seul.

Déjà, il y a bien sûr les inamovibles de la gogoche médiatique, la plume toujours humide et l’épicondylite naissante à force de toujours signer pétitions, tribunes et autres appels lacrymogènes pour l’une ou l’autre cause mièvre qui les agite constamment. C’est donc tout naturellement qu’on retrouve donc moult signataires parmi lesquels figurent évidemment l’actrice Agnès Jaoui, le chanteur Benjamin Biolay, la journaliste Laure Adler, le sociologue Michel Wieviorka ou encore l’urgentiste Patrick Pelloux ; au moins, il n’y a pas d’infiltré de droite ou du centre, c’est déjà ça, et ces signatures prestigieuses apportent une lourde caution politique qui pèse grave dans le game comme on dit chez les jeunes. Pas de doute : avec de tels cadors, on sent le brave Laurent bien lancé comme il faut pour mettre « le pays sur une voie nouvelle » à gauche. Toute cette nouveauté, cette fraîcheur, cette originalité ne peut qu’immédiatement déclencher l’hilarité rassurer sur l’avenir politique de ce mouvement et de son frétillant fondateur qui veut catalyser la refondation de la gauche (à défaut, tristement, de la pyrolyser ce qui aurait été certainement plus utile).

Devant toute cette vivacité et ce message aussi rafraîchissant dans un paysage politique sclérosé, on en vient à se demander si tout ceci ne serait pas quelque peu piloté, en arrière-plan, par l’une de ces immenses figures tutélaires que la République nous aura fournies ces années passées. Et lorsqu’on évoque une référence politique, un machiavel de la stratégie politicienne, comment ne pas imaginer que le spectre (dodu) de François Hollande, qui hante le paysage hippopolitique français, n’aurait pas quelque peu impulsé ce mouvement ?

Rassurez-vous, il n’en est rien : d’une part, Joffrin l’a assuré, il n’est la marionnette de personne, et d’autre part, lorsque François Hollande tentera de récupérer le bébé, tout ceci gagnera immédiatement ses galons de nouvelle clownerie politique.

Il faut en effet revenir deux secondes à la réalité et comprendre que la tentative de l’ex-patron de Libératage n’est qu’une énième resucée d’un rassemblement des gauches, ces gauches pléthoriques qui encombrent maintenant la quasi-totalité du spectre politique français : depuis le Rassemblement National dont le programme est maintenant identique en tous points à celui de Mélenchon à l’exception micrométrique de l’immigration (et encore, la Marine tente chaque mois de raboter un peu plus cet aspect), jusqu’aux autres partis aux velléités socialistes et collectivistes innombrables, il n’y a plus, en France, la moindre voix au chapitre pour la Liberté.

Noyé dans la soupe socialiste, sociale-démocrate ou simplement gauchiste, le mouvement de Joffrin n’offre absolument aucune nouveauté politique et si jamais, hasard du destin, il en sortait quelque chose apte à se présenter à des élections, cela lui révélerait son vrai poids idéologique dans ce pays, c’est-à-dire sans l’aide de la médiasphère débordée par tous les autres partis, mouvements et tendances, ce qui se traduirait par un score ridicule.

En réalité, Joffrin nous offre ici une démonstration des extrémités ridicules auxquelles peut se prêter un vieux mâle blanc de 68 ans qui devrait être en retraite depuis des années et qui, comme d’autres momies inamovibles à la Edgar Morin ou Stephane Hessel, ressasse les mêmes âneries collectivistes plus ou moins bourdieusiennes dans un pays qui crève pourtant d’avoir précisément appliqué ces recettes idiotes, encore et encore, année après année, depuis plus de 45 ans.

Joffrin illustre à la fois ce qui ne va plus dans ce pays, pourquoi, et montre par contraposée ce par quoi il sera inévitablement balayé un jour. Au moins ceci aura-t-il le mérite de nous faire sourire un vendredi de juillet…

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Source : http://h16free.com/2020/07/24/66491-pas-assez-de-socialisme-en-france-rassurez-vous-joffrin-lance-un-nouveau-mouvement-socialiste


Plan de relance européen : l’exportation française de socialisme se porte bien

mercredi 22 juillet 2020 à 09:00

Voilà, c’est signé, envoyez la musique, la fête peut continuer : le bon gros plan de relance européen est dans la boîte et, moyennant 750 milliards d’argent du contribuable, tout va repartir comme avant. Mais si. Vous verrez, ça va être supayr.

La presse française s’en est largement fait l’écho : ce plan fut arraché de haute lutte par notre Magnifique Président qui n’aura pas ménagé sa peine afin de sceller un accord entre 27 pays membres parfois réticents à mettre au pot et faire preuve de l’indispensable solidarité qui fonde l’Union Européenne, à raison de 390 milliards d’euros de subventions, un peu moins de prêts, pour une enveloppe globale comprise entre 700 et 750 milliards d’euros, à la louche (ne chipotons pas à 50 milliards d’euros près, de grâce).

Ce ne fut pas sans mal : il faut dire que certains des États n’avaient pas trop envie de dilapider leurs ressources pour voler au secours d’autres qui n’ont pas hésité, eux, à sortir leur carnet de chèque en bois biodynamique. De façon surprenante en effet, les Pays-Bas, l’Autriche, la Suède et le Danemark n’entendent pas mettre leurs excédents budgétaires et leurs marges de manœuvre financière à la disposition des autres pays (France, Espagne et Italie en tête) : ainsi donc, les gens rigoureux et les épargnants prévoyants n’aiment pas trop se faire déposséder de leurs économies au profit des impécunieux, des incompétents et des dépensiers. Vraiment, où va le monde ?!

Mais finalement, après quelques bras tordus dans le dos, quelques négociations en coulisse dont les tenants et les aboutissants seront savamment occultés afin de ne pas trop effaroucher les peuples concernés, un accord fut donc trouvé. Dans la presse nationale française, cela se traduit par un véritable concert de klaxons joyeux et de la titraille clinquante à base d’adjectifs pétulants (« accord historique », rien de moins). Pensez donc : l’argent des autres va venir se déverser à hauteur de 40 milliards pour la France.

Certes, ceci ne comblera pas – loin s’en faut – le déficit budgétaire de cette année, mais ces nouvelles piscines olympiques remplies de billets de banque tous frais qui se déverseront sur le budget français permettront au moins deux choses : d’une part, de redorer un peu le blason franchement défraîchi du président EM (En-Mêmetemps), ce qui est toujours pratique alors que s’annonce une rentrée particulièrement calamiteuse ; d’autre part, cet accord permet de reporter une (toute petite) partie de la pression fiscale française sur les autres pays européens qui, gageons-le, en seront ravis.

Cependant, tout ce foin – dont la mise en scène n’a été qu’un prétexte à la mégalomanie macronienne – se traduit en réalité par la mise en place de solutions bien françaises à l’échelon européen, pour des problèmes auxquels on sait pourtant comment répondre politiquement et économiquement.

Ce genre de crises n’est en effet pas la première ni probablement la dernière qui survient pour l’Humanité ; et si redonner des marges de manœuvres (fiscales, sociales, notamment) aux entreprises permet assez sûrement de se remettre rapidement des dégâts causés, l’histoire montre assez clairement que jeter des masses d’argent public sur les marchés n’a absolument jamais permis de relancer quoi que ce soit. C’est donc logiquement cette dernière solution qui a été choisie : faire cracher les États qui ne dépensent pas pour ceux qui dépensent sans contrepartie et sans limite, et, pompon de l’affaire, pousser à l’établissement sinon d’une fiscalité européenne, au moins d’un endettement européen.

En effet, les 390 milliards de subventions du fameux plan de relance formeront une dette commune à rembourser par les 27. Si ceci n’est pas un transfert clair des économies saines vers les États en faillite, une façon à peine camouflée de faire payer les fourmis pour les gabegies des cigales, cela y ressemble beaucoup.

En pratique, la France est devenue la porte-parole de l’Europe panier-percé et grâce aux belles envolées lyriques d’un président tout gonflé de sa propre importance, on met en place un mécanisme qui garantit sur facture l’enfoncement de tout le continent dans les mêmes affres que ceux que connaît la France actuellement, à savoir l’endettement, la fiscalité de plus en plus délirante et la déconnexion croissante entre les besoins de terrain et l’action publique, gavée de subvention.

Car il faut être fort naïf pour ne pas voir dans ce nouvel épisode européen à la fois la volonté de Merkel de laisser une trace visible de son passage (à 750 milliards d’euros la trace, merci du cadeau), une sorte de combat chimérique contre les populismes – dans l’idéologie simplette de beaucoup de dirigeants actuels, le populisme est le résultat de la pauvreté et non de leurs politiques idiotes, et se combat donc par un déversement d’argent gratuit – et surtout une porte ouverte vers une fiscalité européenne « consolidée » qui annonce un État fédéral assez peu probablement orienté vers plus de liberté et d’autonomie pour le citoyen (il n’est qu’à voir les velléités de Bruno Le Maire, un autre Français – ce n’est pas une coïncidence – à pousser encore et encore sa taxe GAFA au niveau européen).

Oui, vraiment, c’est un accord historique

Mais probablement pas dans le sens où l’entendent Macron, Merkel et la coterie journalistique derrière ; cet accord marque clairement un tournant majeur de la politique allemande, un pas de plus vers une fiscalité européenne, et une nouvelle extension des exportations françaises de socialisme, seule exportation politique véritablement réussie par la France ces cent dernières années.

Tout ceci va forcément très bien se terminer.

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Source : http://h16free.com/2020/07/22/66487-plan-de-relance-europeen-lexportation-francaise-de-socialisme-se-porte-bien


Heureusement, nos quartiers sont de plus en plus calmes

lundi 20 juillet 2020 à 09:00

C’est donc un gouvernement resserré et décidé à redresser le pays après sa délicate crise sanitaire qui a lancé, en grande pompe, plusieurs grands chantiers visant essentiellement à verdir la politique d’Emmanuel Macron (2022 approche, que voulez-vous), à commencer par un grand et indispensable « plan vélo » sans lequel, on le sentait, la République aurait été en danger.

Et au-delà de ces nouveaux territoires d’expérimentation politique et sociale, ainsi que des bisous marqués en direction des indigénistes et autre néo-racistes que certains médias s’empressent de légitimer à grand coup de doubles pages obséquieuses et complaisantes, force est de constater que, pendant ce temps, la société française se remet gentiment de sa période de confinement et se prépare maintenant à une rentrée sereine et décidément orientée sous le signe du travail studieux et de l’effort collectif pour remonter la pente économique.

Il faut dire que cela urge : entre les rentrées fiscales qui ne sont pas exactement ce qu’elles devraient être pour soutenir le train de vie d’un État particulièrement large avec l’argent des autres, et les indéniables besoins de l’économie française, il est temps que tout le monde se retrousse les manches pour retourner au travail, ♩ tagada ♪ tsoin ♫ tsoin ♬.

Cette belle unanimité du peuple français à rester concentré sur un avenir qu’il veut florissant, à mobiliser toutes ses forces vives pour produire de la richesse comme jamais se traduit d’ailleurs très concrètement dans l’actualité qui recommence, petit-à-petit, à se remplir de ces pépites d’ingéniosité, d’optimisme et de perspectives positives qui font la marque de notre savoir vivre à la française.

C’est ainsi que la sécurité et l’ordre que l’État entend faire régner sur le territoire se mesure de mieux en mieux. La semaine passée, on découvrait, pas tellement surpris au fond, que conduire un bus devient maintenant un vrai métier à risques, ce qui – soyons en sûr – ne manquera pas d’impulser de nouvelles idées politiques pour mieux protéger les chauffeurs dans l’exercice de leur travail (sachant que l’idée qui consisterait à faire disparaître les risques de ce métier en imposant la sécurité régalienne est une idée vraiment rétrograde et quelque peu passéiste, disons-le tout net).

De la même façon, le week-end passé nous aura montré qu’on peut aussi viser une société plus efficace et plus joyeuse en faisant table rase de ses encombrants monuments classés, par exemple en les brûlant. La protection qu’on serait en droit d’attendre d’un État qui prélève plus de 1000 milliards d’euros dans les poches de ses citoyens ne peut pas et ne doit pas se situer dans ce domaine banal et sans intérêt. Si on commence à attendre de l’État qu’il protège les lieux de culte, où va-t-on chers lecteurs, où va-t-on ?

Mais surtout, quel intérêt pour l’État de rappeler que force doit rester à la loi lorsque cette dernière évolue sans cesse, qu’elle n’est pas appliquée et qu’à vrai dire, comme elle est écrite par des mâles blancs patriarcaux de plus de 50 ans, elle ne peut manifestement pas être ni bonne, ni juste, ni même réaliste ?

Dès lors, il sera sain de laisser les quartiers historiquement émotifs ventiler sagement leurs petits mouvements de frustration et regagner par eux-mêmes leur calme et leur pondération.

Dans ce cadre, on devra donc comprendre que les récentes violences urbaines, nombreuses, qui se sont multipliées avant et pendant le 14 juillet, ne sont pas des dérives ou les graines de futurs problèmes dans ces quartiers, mais la réalisation simple d’une expression alternative de la joie de vivre d’une petite partie des cancrelats racailles jeunes qui y vivent, ♩ youpi ♪ youpi, et ♫ vive le rodéo n’est-ce pas ♬.

Les tirs de mortiers d’artifice, les embuscades de pompiers et de policiers servant de cibles pour des tirs, les affrontements entre certaines populations de ces quartiers susceptibles et les forces de l’ordre, tout ceci participe en réalité d’un mouvement artistique et social de décompression après ces mois de confinement strict qui fut particulièrement bien respecté dans ces zones. Il apparaît donc normal que la fête y batte maintenant son plein.

En outre, quand ces quartiers ne décompressent pas sur place, ils savent exporter leur bonne humeur dans d’autres espaces et ambiancer d’autres lieux, comme dans ces parcs d’attraction dont on sait tous qu’ils seraient un peu tristes sans cette jeunesse et cette vitalité débordantes.

Dans le précédent billet, on pouvait établir le décalage de plus en plus criant entre les besoins des Français et les mesures économiques prises par le gouvernement, résolument tourné dans le bricolage médiatique sans intérêt, les mesurettes cosmétiques parfaitement inutiles et les tabassages fiscaux tous azimuts qui continuent d’enfoncer le pays dans la misère en lieu et place de réformes de fond indispensable à relancer l’activité.

Malheureusement, ce décalage visible au niveau économique est encore plus profond au niveau social : ce qui, normalement, relève de la fonction de base de l’État, le régalien, n’est plus assuré depuis longtemps et, pire encore, tout indique qu’il n’y a même plus volonté d’assurer au moins une façade cohérente ; la fermeté n’est plus affichée que de façon épisodique, devant l’une ou l’autre caméra, et encore, tout juste.

En fait, la conviction manque d’autant que cette fermeté est de plus en plus dénoncée comme la marque abominable du patriarcat / du racisme / d’une phobie quelconque / de la lutte des classes / etc. (utilisez le concept du moment, panachage possible), ce qui entraîne un abandon croissant de tout ce qui légitime encore l’État et ses ponctions, dans certains quartiers au début, puis, petit-à-petit, dans des villes entières, puis des pans complets de territoire qui échappent alors à toute vie normale.

Soyons objectif : l’État est parfaitement nul lorsqu’il intervient en économie (et plus il intervient, plus il déclenche de catastrophes). Parallèlement, à mesure qu’il s’agite en mesures sociétales et économiques, il en fait de moins en moins dans le régalien et moins il en fait, plus la situation se dégrade, obligeant nos très médiocres dirigeants à redoubler d’activité dans le sociétal et l’économique.

Une seule conclusion s’impose devant ce cercle vicieux : ce pays est foutu.

Assemblée : CPEF

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Source : http://h16free.com/2020/07/20/66469-heureusement-nos-quartiers-sont-de-plus-en-plus-calmes


Et maintenant, chômage et extorsion fiscale pour tous

vendredi 17 juillet 2020 à 09:00

Entre les flonflons nationaux et petite ballade impromptue aux Tuileries, le 14 juillet du Président Emmanuel fut bien rempli et aura été l’occasion pour lui d’assommer une nouvelle fois le pauvre peuple français avec une intervention sans intérêt si ce n’est celui de rappeler que le chômage allait exploser des records…

Oui, apparemment, il sera difficile de camoufler un million de chômeurs supplémentaires. C’est ballot.

C’est ballot mais c’est interressant pour un pays qui vivait semble-t-il fort bien une situation de chômage élevé depuis les années Mitterrand où il avait été finement calculé par l’intelligentsia socialiste du moment qu’une masse dodue de chômeurs, pas trop mal indemnisés quitte à creuser la dette, permettait d’une part de s’assurer un certain coussin électoral (indispensable lorsque le but n’est pas le bonheur du peuple mais de conserver le pouvoir), et d’autre part de donner des éléments de pression sur les salaires, ce que les entreprises issue du capitalisme de connivence ne rechignèrent guère à accepter à bras ouverts.

En pratique, le modèle social français s’est fort bien accommodé de ce chômage massif jusqu’à présent tant que ces chômeurs se tiennent tranquilles et tant que le reste de la population peut bénéficier des fruits de la croissance. Avec la crise sanitaire puis économique, la donne change suffisamment d’autant qu’on peine depuis quelques décennies à distribuer les fruits de la croissance et que les chômeurs (ou ceux qui risquent de le devenir au moindre tremblement économique) ne se tiennent plus trop tranquilles.

La saillie de Macron dans ce contexte devient particulièrement savoureuse puisqu’elle augure d’un futur quelque peu rocailleux : d’un côté, les rentrées fiscales vont s’effondrer, de l’autre, les dépenses sociales explosent, et au milieu, le contribuable semble assez peu décidé à faire une croix sur à peu près tous les services que ses impôts étaient censés payer, sans pour autant voir ses prélèvements fondre.

Même le gouvernement, pourtant généralement assez loin de ces considérations terre-à-terre et peu concerné par les problèmes de fin de mois, a commencé à comprendre qu’un nuage gris s’accumulait à l’horizon.

Heureusement, il a pris la mesure du problème à bras le corps : Castex, l’énarque bureaucratique en charge des affaires courantes (formellement, il serait premier ministre) a par exemple bien saisi que la lutte contre le chômage serait la priorité absolue top number one du gouvernement, et s’est donc immédiatement fendu d’un « plan vélo très ambitieux », ce qui donne une mesure assez précise de la décontraction générale des ministres face au problème.

Et si l’à-propos d’une telle mesure musclée échappera sans doute à ceux qui ne sont pas adeptes de la pensée complexe macronienne, souhaitons malgré tout que la multiplication des petits biclous ne provoque pas en France les mêmes embouteillages vélocypédiques qu’en Belgique où la compagnie ferroviaire du plat pays commence déjà à pleurnicher d’une bousculade dans ses trains. Gageons que, ici comme ailleurs, l’anticipation sera reine et qu’il n’y aura donc aucun souci à prévoir de ce côté.

Bref, c’est décidé : la lutte contre le chômage sera donc l’affaire de tous dans les prochaines semaines…

À commencer par toute la Ligue des Bureaucrates Extraordinaires, depuis l’inspection du travail jusqu’à l’URSSAF en passant par Bercy : en ces temps difficiles, il n’est pas question que le moindre centime manque à l’appel du Trésor public, il n’est pas question que le moindre sou soit détourné de ses objectifs solidaires et citoyens, ou que la moindre goutte vivifiante d’État Républicain Indispensable À La Survie Des Français ne vienne pas abreuver les miséreux et les orphelins.

Pour cela, il va donc falloir renforcer les contrôles car on a bien compris qu’en réalité, profitant honteusement de cette crise sanitaire gérée de main de maître par un gouvernement au taquet, les entreprises se sont toutes relayés pour venir s’empiffrer de subventions, d’aides et de chômage partiel.

Eh oui : tout indique qu’il y a eu des fraudes, du détournement, des abus et de scandaleux petits arrangements avec la réalité, ce qui impose donc que le privé soit maintenant sévèrement contrôlé. Et lorsqu’on voit l’importance des montants évoqués, on frémit : les fiers services de Bercy ont ainsi identifié 1740 opérations frauduleuses, ce qui représente tout de même plus de 1,7 milliard ah non pardon million d’euros de préjudice, et ce alors que des versements de plus de 6 millions ont pu être arrêtés. Ouf. Avec une moyenne de près de 1000€ de détournement par affaire, on voit que l’État a évité le pire…

Et au-delà de ces sentiments de fraude immenses fraudes massives, il s’agira aussi d’aller récupérer du pognon là où il se trouve. Or, si la crise a véritablement sonné le glas d’un nombre effarant d’entreprises et de commerces en France, elle a aussi fourni une opportunité en or pour certaines sociétés de placer leurs services et leurs produits.

Et ça, en France, cela s’appelle profiter du malheur des autres : si c’est parfaitement autorisé et même conseillé chez les socialistes, c’est en revanche parfaitement interdit pour le reste de la société et formellement combattu par toute l’administration qui s’est donc chargée de remettre un peu d’ordre dans tout ça en lançant une vaste campagne de contrôles serrés auprès de toutes les entreprises qui ont eu l’impudence de sortir bénéficiaires de cet épisode douloureux.

Ainsi, en matière de contrôles fiscaux, la priorité sera donnée aux secteurs d’activité qui ont tiré profit du confinement, comme par exemple les plateformes d’e-commerce, de télécommunications, les opérateurs télécoms ou les éditeurs de jeux vidéo en ligne, les plateformes de streaming…

Avouons que l’idée même de taper sur ces entreprises qui ont su tirer leur épingle du jeu pourri de cette première moitié d’année est une idée d’autant plus lumineuse que, comme l’a admis Président Manu, le chômage va exploser ! Rien de tel qu’un bon gros contrôle fiscal bien sévère pour inciter ces plateformes, ces opérateurs et ces services à embaucher en période de crise, tiens !

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