PROJET AUTOBLOG


Hashtable

Site original : Hashtable
⇐ retour index

Un impôt s’éteint, une taxe s’éveille et la dette grossit

vendredi 15 septembre 2017 à 09:00

Entre deux serrages de pognes et la découpe photogénique de quelques plants de canne à sucre, notre jeune, grand, beau et dynamique Président au sourire Pepsodent™ turbine quand même pour réformer ce pays à grands coups de discours musclés et de réformettes microdosées dont la dernière en date déclenche déjà des petits gloussements de satisfaction d’une presse béate d’admiration pour lui : apparemment, la promesse emblématique d’Emmanuel Macron de supprimer la taxe d’habitation est sur les rails !

Alors bon, soit, ce n’est pas exactement comme prévu au départ, à savoir la suppression pure et simple de cette taxe dans un horizon très restreint (on chuchotait 2019 voire 2018 !). Rassurez-vous, tout ira bien plus lentement (qui va piano va sano, surtout en République française) puisqu’apparemment, cette suppression sera progressive et prendra trois ans. D’ici là et d’après Gérald Darmanin, le ministre en charge de ce projet ainsi que de l’Inaction et des Trous publics, 80% des ménages n’auront plus à s’acquitter de cette taxe.

La presse s’est jetée comme une affamée sur les différents seuils d’exonération qui permettront de s’affranchir de cet impôt : en substance, pour un revenu réel de référence de 30.000 euros, une personne seule sera exonérée. On pourra monter jusqu’à 48.000 euros de revenu réel pour un couple, 54.000 euros pour un couple avec un enfant et il faudra rajouter 6.000 euros au revenu fiscal de référence pour chaque enfant supplémentaire.

Moyennant quoi, 80% de ceux qui paient actuellement cette taxe rejoindront les 12 millions de personnes qui en sont déjà exonérées. C’est magique : avec cette loi fiscale, l’Etat français se sépare subitement d’un nouveau tronçon de contribuables qui auront le bonheur sucré de ne plus participer à l’impôt local.

Enfin, « subitement », c’est façon de parler puisque, je le rappelle, il faudra donc trois ans pour aboutir à ce résultat. Espérons que le gouvernement tienne bon d’ici là.

Car tout peut arriver. Y compris un abandon en rase campagne ou des gros coups de rabots politiquement corrects. Ce ne serait guère surprenant lorsqu’on voit les subtils rétropédalages de l’actuelle équipe lorsqu’il s’agit d’abandonner les contrats aidés dont sont malheureusement trop férues les communes et les collectivités territoriales. Leur grogne, que la presse relayait complaisamment, a fini par payer puisque le gouvernement a finalement repris une louchée de ces contrats qu’il avait pourtant décidé, scrogneugneu et mordicus, qu’il les arrêtait une fois pour toutes (ou presque).

Mais ne boudons pas notre plaisir : dans trois ans, c’est dit, la taxe d’habitation a disparu, et cochon qui s’en dédit.

Malheureusement, quelques jolies bosses et quelques beaux trous semblent s’accumuler sur le chemin printanier (pensez printemps, les amis !) tracé par notre jeune, grand, beau et dynamique Président au sourire Pepsodent™ : faire sauter la taxe d’habitation, c’est très bien, mais personne ne sait exactement comment les communes vont financer le différentiel.

Eh oui. N’oublions pas le fameux Mankagagner !

Parce que, voyez-vous ma brave dame, il faut compenser cette belle taxe qu’on vient de sucrer ! D’un côté, vous avez des dépenses, souvent aussi « utiles » qu’ « indispensables », et de l’autre, vous aviez cette jolie taxe pour les financer. Maintenant, comme il est absolument impossible d’envisager même de loin la moindre diminution des dépenses, on risque bien de se retrouver avec un trou causé par cette évaporation rapide des entrées.

Oh, certes, je n’écarterais pas complètement la possibilité que l’une ou l’autre commune se décide à faire des efforts drastiques pour réduire ses dépenses ; un coup de lucidité folie du maire est toujours envisageable. Cependant, compte tenu des annonces entourant cette évaporation fiscale médiatique, je doute que ces collectivités fassent spontanément des efforts. En effet, d’après Macron et sa fine brochette de clowns ministres, la diminution des rentrées fiscales sera compensée « à l’euro près » par l’Etat.

Tax DayQui peut tout, apparemment. Y compris trouver 22 milliards d’euros sur son budget sans déclencher de petits mouvements nerveux dans la population qui pourrait estimer qu’on vient encore une fois de l’enfumer.

Pour éviter cela et comme pour le plumage des oies, il faudra procéder doucement. Par exemple en augmentant discrètement la collecte de la CSG (assiette, quotité, on a le choix). Eh oui : on a tabassé une tranche de population qui finissait par se plaindre, on va à présent en tabasser une autre et pas de bol pour ceux qui sont dans les deux populations à la fois ; leur sort ne va pas s’améliorer, mais que voulez-vous, en France, on ne peut pas toujours bien tomber.

L’avantage de la manœuvre est peut-être que ça modifie la perception de la douleur, j’imagine…

Oh et puis attendez un peu ! Il y a une autre façon, évidente, de trouver ces 22 milliards qui pourraient faire défaut ! Que pensez-vous par exemple de contracter de la bonne grosse dette bien dodue ?

Evidemment, cela reviendrait à transformer une taxe immédiate en impôt futur dans une espèce de jeu de vases communicants (et communiquer, ça, nos gourdes ministérielles savent le faire), mais est-ce vraiment un gain pour le contribuable lambda ?

Une fois qu’on a compris que cette disparition de la taxe d’habitation n’est qu’un report des impôts d’une population à une autre ou, pire, d’une génération à une autre, en quoi tout ceci est-il une réforme fondamentale, un changement structurel dans la façon d’envisager la ponction fiscale dans le pays ?

En rien.

C’est, en définitive, la même démarche que pour le code du travail : on part d’un principe intéressant et qui pourrait contenir une vraie révolution (fiscale ici, contractuelle dans le cas de la Loi Travail), et, d’enfumages en compromissions, on aboutit à quelques petits bricolages sans absolument rien de fondamental. On fait des ajustements, on repeint les murs de la triste Maison France, on arrange les moulures et on remet un peu de dorure, mais on ne touche pas au gros-oeuvre, surtout pas ! On ne répare surtout pas les grosses fissures, on n’abat pas les murs vermoulus qui menacent de s’effondrer sur le peuple qui dort de moins en moins sereinement à ses pieds.

On refuse d’envisager de vraies économies, de vraies coupes claires et massives dans les dépenses, de vraies changements fondamentaux dans la façon dont tous les étages de l’Etat, depuis le sommet jusqu’à la commune, envisagent leur rapport avec l’argent du contribuable.

Pourtant, économiser 110 milliards par an, c’est possible, mais ça demande un courage autrement plus impressionnant qu’aller découper deux plans de canne sur une île tropicale. Pourtant, économiser 600 millions d’euros et faire 65 millions d’heureux, c’est possible et même souhaitable !

Mais apparemment, le moment n’est pas venu.

Source : http://h16free.com/2017/09/15/59054-un-impot-seteint-une-taxe-seveille-et-la-dette-grossit


Comment se procurer des Bitcoins – petit manuel

mercredi 13 septembre 2017 à 09:00

Dans un précédent billet, je donnais quelques pistes pour rentrer, doucement, dans le monde assez spéculatif des cryptodevises. Le dernier billet sur Bitcoin a d’ailleurs déclenché une demande d’un petit guide général sur ce qu’il convient de faire pour enfin posséder quelques cryptos.

Voici donc quelques éléments supplémentaires d’information – et merci au passage à Axel Roffi pour le retour d’expérience sur Localbitcoins.

Préambule

Est-ce une bulle ? Si vous lisez ceci, n’êtes absolument pas au courant de ce que sont les bitcoins et les cryptos, mais voulez absolument mettre 100, 1000 ou 10.000 euros pour profiter de la ruée, alors oui, soyons clairs, c’est bien une bulle. De toute façon, c’est une bulle parce que les attentes sont énormes et les usages sont rikikis.

En effet, ce qu’on peut espérer de la technologie une fois en place est effectivement révolutionnaire et les enjeux sont de taille mondiale, avec des implications en terme de gouvernement, de finance, de gestion de la propriété privée qui sont elles-mêmes absolument énormes.

Certes.

Mais d’un autre côté, les usages réels et palpables des cryptos, à l’heure actuelle, sont absolument microscopiques. Au-delà du pur « trading », les solutions mises en places sont pour le moment extrêmement modestes et de tailles réduites. Le nombre de commerçants acceptant les bitcoins augmente tous les jours, mais si on devait comparer à l’arrivée d’internet ou à l’informatisation, on en serait encore qu’au tout début. Même chose pour les applications qui bénéficient des cryptomonnaies et des « contrats intelligents » basés sur Ethereum et ses dérivés : si on élimine les petits outils, les bricolages, les jeux de hasard et quelques applications d’assurance ou de trading de taille extrêmement réduite, il n’y a aucune application majeure apte, pour le moment, à remporter une adhésion massive de centaines de millions d’utilisateurs.

Enfin, les estimations du nombre d’acteurs effectifs sur ces marchés amènent à un chiffre bien inférieur à 50 millions d’individus. Pour le moment, il est raisonnable de penser qu’entre 5 et 10 millions de personnes possèdent des cryptomonnaies, sur 7 milliards d’humains (soit 0.14%). Par comparaison, Facebook touche plus d’un milliard d’humains (100 fois plus) et représente une capitalisation de 400 milliards de dollars (soit seulement 5 fois la valorisation de Bitcoin).

Bref, oui, c’est bien une bulle. Mais il est impossible de savoir si l’on est au début ou à la fin de celle-ci (et vu le nombre restreint d’utilisateurs, on peut logiquement penser qu’on n’est qu’au début), et surtout, cela ne change rien aux perspectives de long terme : les cryptomonnaies sont là pour durer. S’il est difficile de savoir lesquelles, parmi les centaines qui existent déjà, seront encore là dans 10 ans, comprendre comment elles fonctionnent et en posséder quelques unes ne paraît pas un mauvais pari actuellement. Pour rappel, ceux qui ont acheté pour 100$ d’actions Amazon lors de son introduction en Bourse en ont maintenant pour plus de 63.000$, 20 ans plus tard.

Autrement dit : oui, c’est très risqué, mais le moment semble malgré tout propice pour entrer intelligemment sur le marché.

1 – Comment acheter/vendre les cryptos :

Deux grandes méthodes :
a/via une plateforme de trading.
b/directement, ce qui suppose d’avoir un portefeuille dans les différentes cryptomonnaies.

a/ Acheter et vendre via plateforme

J’ai testé Bitstamp et Kraken et peux donc en parler en connaissance de cause :

Bitstamp : https://www.bitstamp.net
Kraken: https://www.kraken.com

Il faut s’enregistrer proprement, donner toutes ses informations personnelles, une preuve de résidence (facture d’électricité, internet, …) et une photo de passeport ou de carte d’identité. Une fois ceci fait, on peut commencer à acheter / vendre en utilisant une carte de crédit (sur Bitstamp) ou en faisant un transfert banque à banque (pour les deux). Cette vérification prend du temps, plusieurs jours dans les deux cas, notamment parce que c’est un processus humain et aussi parce que ces plateformes, victimes de leur succès, ont beaucoup de dossiers à traiter.

Pour Kraken, l’ensemble des opérations se passe dans Funding (pour créditer le compte) et dans « Get Verified » (pour fournir l’ensemble des papiers de formalité bancaire).

Pour Bitstamp, l’enregistrement des données personnelles se fait dans « My Account » et « Verify Account« , et dans « deposit » pour le créditer.

Dans les deux cas, il s’agira d’utiliser un virement banque à banque SEPA. Dans la plupart des pays, c’est très simple. En France, cela veut dire que vous devrez faire comprendre à votre banque que vous voulez ajouter un bénéficiaire aux comptes que vous avez déjà déclaré. Si vous passez par une application bancaire en ligne, ce sera relativement simple de déclarer le nouveau bénéficiaire et ne demandera qu’une invraisemblable vérification de la part de votre banquier (via SMS ou via un courrier ou un télégramme du Pony Express ou que sais-je encore). C’est la France et son réseau bancaire sait faire frémir les « digital natives ».

Partant de là, une fois enregistré et des fonds déposés, il suffit de passer les ordres pour acheter et vendre des cryptos.

Notons le site Changelly qui permet de réaliser des opérations d’achat-vente dans des douzaines de cryptodevises différentes, mais il faut avoir mis en place le(s) portefeuille(s) qui recevront les cryptos achetées.

* Concrètement, comment se passe un achat de Bitcoin ?

L’idée sera donc de passer un ordre d’achat. En l’échange de (par exemple) 100€, vous prendrez les (milli)bitcoins qu’on vous proposera. Vous pouvez aussi imposer une quantité de (milli)bitcoins à avoir en l’échange de vos 100€ et l’ordre attendra jusqu’à ce qu’il soit servi (ou jamais si tout le monde trouve votre prix trop bas).

Sur Kraken, cela reviendra à peu près à ceci (cliquez sur l’image pour la voir en taille normale) :

Il faudra cliquer sur (1) « Trade » puis « new order » en dessous, entrer le montant (2) en ayant choisi « euros » (3) comme monnaie d’achat. Cliquer sur le gros bouton vert lancera l’ordre qui devra trouver preneur pour qu’enfin des bitcoins soient déposés sur votre compte (qui sera débité de vos euros au passage).

La vente se déroule globalement de la même façon, mais au lieu de vendre des euros pour acquérir des bitcoins, on fait exactement l’inverse : on passe à nouveau un ordre en positionnant les différents paramètres en fonction du marché (en essayant, pourquoi pas, de vendre ses cryptos aussi haut que possible – après tout, c’est le but).

Sur Bitstamp, cela donnera cela :

On aura d’abord cliqué sur (1) « Buy / Sell » pour se positionner sur la page d’achat/vente, puis on cliquera sur (2) « Buy » pour acheter quelques bitcoins. Cliquer sur le gros bouton vert citron en bas lancera l’ordre.

* Concrètement, comment retirer ses bitcoins vers son portefeuille ?

Si vous ne voulez pas laisser vos précieux bitcoins sur la plateforme d’échange (ce qui est une sage décision, personne ne devant trop faire confiance à personne dans le monde numérique – principe de base sur lequel est construit Bitcoin, du reste), il vous faudra faire un retrait (withdraw) depuis l’une ou l’autre plateforme.

Pour Kraken, cela donnera à peu près ceci :

Après avoir cliqué Funding (1), on choisira le retrait (« withdraw », en (2)) puis Bitcoin (XBT) en (3). La méthode sera « Bitcoin », permettant un transfert vers votre portefeuille. Il vous faudra obtenir l’adresse de ce portefeuille (ce qui est expliqué plus loin). Pour la saisir, on emploiera le bouton « +Add address » (5). Il suffira ensuite de valider le nombre de bitcoins qu’on souhaite retirer et de valider avec le gros bouton vert.

Sur Bitstamp, c’est globalement la même chose :

On remplira l’adresse de destination (avec un joli petit libellé le cas échéant) et la quantité que l’on souhaite transférer. Bitstamp ne rigole pas avec la sécurité et vous imposera l’utilisation d’un facteur d’authentification supplémentaire. L’objet de ce billet n’étant pas de décrire l’authentification à facteurs multiples, je vous renvoie à cette petite documentation. Au final, en cliquant sur le gros bouton vert « withdraw », on lance le retrait.

Dans les deux cas (Kraken et Bitstamp), la transaction de retrait est lancée ce qui va aboutir à écrire (au moins) une transaction sur la blockchain Bitcoin depuis une adresse détenue par la plateforme vers une adresse détenue par vous (votre portefeuille).

Achat de bitcoin, retrait de ces derniers vers votre portefeuille, voilà qui est fait si l’on considère les plateformes de trading. L’autre solution, sans passer par une plateforme, est l’achat direct.

b/ Achat et vente en direct

Ici, pas d’intermédiaire « de stockage » : on va acheter et les cryptos seront directement déposées sur un portefeuille numérique qu’on se sera mis en place. Une solution consiste à avoir un ou plusieurs logiciels qui tournent sur sa plateforme préférée (l’ordinateur de bureau, le téléphone mobile, etc… ) mais cela imposera de savoir faire des sauvegardes, de protéger soi-même ses mots de passe et ses clés privées.

* Quelques informations sur les portefeuilles électroniques

Sur mobile, on trouve Coinomi qui marche bien (on le trouvera bientôt sur AppStore et il est déjà disponible sur GooglePlay) ; Electrum est spécialisé pour Bitcoin, mais est plutôt bien fait. Enfin, Mycelium est un bon portefeuille présent sur Android et Apple.

Si on regarde ceux qui n’ont pas d’installation (des sites en ligne, donc) citons Coinbase qui offre un bon service pour ETH, BTC et LTC. Il y a une comparaison de différents services ici. Dans tous les cas, il y a des procédures d’enregistrement qui ne sont pas toujours simples ou rapides.

En installation sur PC, c’est un peu la bousculade de portefeuilles mais aucun ne gère le multidevise. Dans les bons portefeuilles, on trouve Mycelium ou Electrum.

L’alternative, c’est localbitcoin qui permet d’acheter / vendre directement à des gens dans le monde réel, de la main à la main. Cela suppose bien sûr d’avoir le portefeuille déjà créé (pour du BTC) et de rencontrer les personnes pour échanger du cash contre leur crypto, mais c’est pratique si vous souhaitez acquérir très rapidement des bitcoins sans passer par une identification longue et fastidieuse.

Il ne faut pas s’arrêter au terme « local » ; ici, vous pouvez tout à fait acquérir des bitcoins d’un correspondant (par exemple espagnol) s’il a un compte bancaire dans un pays SEPA. Pour ce faire, il vous suffit de choisir le mode de paiement adéquat (dans notre cas, un virement SEPA) :

Pour des raisons de sécurité évidente, il est impératif de choisir un profil avec un historique de transactions impeccable. En cliquant sur le profil, on obtient toutes les informations nécessaires pour effectuer notre achat et les règles de transactions fixées par le vendeur. Il est préférable de créer un compte afin de dialoguer instantanément avec notre correspondant. Comme la monnaie est très volatile, le temps est un facteur important et il faut agir vite pour avoir le prix indiqué.

Le virement SEPA est donc une méthode de paiement relativement facile selon les délais de votre banque pour ajouter un nouveau bénéficiaire. L’autre méthode plus rapide, plus anonyme, est bien évidemment le paiement en cash. Pour ce faire, on choisit cash comme moyen de paiement dans notre liste déroulante :

On a alors une liste de vendeurs qui proposent leurs services. Pour les mêmes raisons que précédemment, on choisit également ceux qui ont un historique impeccable et on les contacte pour convenir d’un rendez-vous. Les règles de l’échange sont là encore fixées par le vendeur et sont souvent les mêmes :

En terme de retour d’expériences, ceux qui ont essayé localbitcoin ont constaté une commission de vendeur variant entre 4 et 5%. C’est de loin le moyen le plus rapide pour obtenir des bitcoins, puisque cela peut être négocié en une heure.

Au passage, une fois qu’on dispose de Bitcoin (monnaie reine), on peut acheter et vendre directement sur les plateformes ci-dessus avec un minimum de paperasse (puisqu’on échange des cryptos contre d’autres cryptos, il n’y a pas de monnaie fiat impliquée ce qui simplifie grandement la donne).

* Sapristi, où est mon adresse bitcoin ?

Obtenir une adresse de réception pour vos bitcoins dépend du portefeuille que vous avez installé. Sur Coinomi, il suffit d’aller sur « recevoir » pour la voir affichée avec un QR-Code (comme ci-contre) ou sous forme d’une suite de huit groupes de quatre caractères. Sur le portefeuille Bitcoin Core, une adresse est disponible facilement en allant sur le menu Fichier / Adresse de réception. Sur Electrum, il faudra se rendre sur l’onglet « Recevoir » pour avoir, là encore, un QR-Code et une adresse valide.

Vous l’aurez noté, une adresse Bitcoin ressemble donc à une suite de caractères plus ou moins longue commençant par « 1 ». Muni de cette adresse de réception, vous pouvez facilement recevoir vos bitcoins.

2 – Quel panier ?

Pour en revenir à une stratégie concrète dans l’immédiat, je pense intéressant de rentrer, mais sans prendre de risque, et en procédant progressivement :

– typiquement, une somme fixe, toutes les semaines (un investissement tous les mois, c’est déjà trop long dans le monde des cryptos) ; la somme peut être modeste, 50€ ou 100€ par exemple.
– constituer plutôt un panier de crypto plutôt que tout mettre sur BTC ; en substance, voici ce que je recommande :

– Bitcoin – BTC 15%
– Litecoin – LTC 15%
– Ethereum – ETH 20%
– Monero – XMR 25%
– Dash – DASH 25%

À mon avis le potentiel d’appréciation de XMR et DASH est supérieur à celui qui existe sur BTC et LTC donc mettre un peu plus sur ces monnaies semble logique. Mais tout mettre à égalité n’est pas réellement choquant non plus, et c’est plus simple.

Si on aime le day-trading, on peut réduit de 10% sur tous les autres (i.e 13.5, 13.5, 18, 23.5, 23.5 ) et on introduit
– Ripple – XRP 4%
– Lumen/Stellar – XLM 4%

Ces deux cryptos sont petites (pour 10€, on a 50 XRP et 530 XLM) et assez volatiles, ce qui permet d’avoir un bon levier en cas de hausses. Mais il faut aimer jouer et être vigilant sur les mouvements dans une même journée. Et si on n’a pas le temps, autant laisser ces deux là.

Dernier point : quel moment pour rentrer ? Votre estimation vaut probablement la mienne. Gardez à l’esprit que le monde des cryptos est extrêmement jeune et particulièrement turbulent. Le marché est étroit et (sur)réagit donc rapidement aux événements extérieurs. Enfin, il n’est pas exempt de dissensions internes.

En cas d’événements extérieurs, je ne suis pas inquiet pour la plupart des principales monnaies citées ci-dessus. Même les grognements ou tentatives d’interdictions d’Etats pourtant réputés pour être autoritaires (Venezuela, Chine, pour ne citer que ces deux exemples les plus saillants) n’ont que marginalement modifié la donne. Cela ne modifie guère le potentiel des cryptos sur le long terme.

En revanche, les événements internes, comme ce qui se passe actuellement sur Bitcoin (les dissensions entre les développeurs de Bitcoin Core d’un côté, farouchement contre Segwit2x, et les mineurs de l’autre, résolument pour), et son possible dénouement fin octobre début novembre, pourraient aboutir à de nouveaux forks qui pourraient bien affaiblir durablement la monnaie reine. La prudence et la vigilance s’imposent donc pour les prochaines semaines.

J’espère que ce petit manuel rapide (mais gratuit) donne un aperçu de ce que vous pouvez faire pour vous procurer des cryptomonnaies. Je sais qu’il ne répondra pas à toutes vos questions, que vous pourrez donc poser en commentaire de ce billet et auxquelles je tenterai de répondre. Enfin, comme indiqué ci-dessous, j’aime bien, moi aussi, les Bitcoins et j’accepte volontiers les dons.

J'accepte les Bitcoins !

1BuyJKZLeEG5YkpbGn4QhtNTxhUqtpEGKf

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Source : http://h16free.com/2017/09/13/58960-se-procurer-des-bitcoins-petit-manuel


St Martin : la faillite totale de l’État français

lundi 11 septembre 2017 à 09:00

La semaine dernière, l’ouragan Irma est passé sur les Antilles françaises, provoquant des destructions comme on n’en avait que très rarement vues de mémoire d’Homme. En revanche, ce qui se passe depuis ressemble beaucoup trop à ce qu’on connaît déjà des pires faillites de l’État français.

On doit déjà redouter que cet ouragan soit notre « 11 septembre » français, non pas sur le plan météorologique (encore que sa puissance soit largement suffisante à le classer dans les phénomènes historiques) mais sur le plan médiatique, politique et surtout humain.

Sur le plan médiatique, toute la nullité de notre presse s’exprime maintenant avec une vigueur et une obstination qui confinent à la pathologie lourde. Entre le lien, débile et répété avec une insistance pathologique, que certains scribouillards s’emploient à faire entre cet ouragan et le réchauffement climatique (lien que même le GIEC n’ose pourtant pas faire) et les reportages, avant et après l’ouragan, qui – on va le voir – frisent la bêtise aux fers chauds, on se demande exactement pourquoi les Français continuent de chérir les subventions et les redevances payées à ces organes.

Côté politiciens, une aussi belle catastrophe ne devant surtout pas se perdre, le racolage le plus putassier fut de mise : Ségolène Royal en a profité pour tenter de vendre son pensum. Quant à Hulot, le vendeur de shampoings douteux échoué sur la banquise ministérielle, il a en bon reptilien su garder son sang froid et immédiatement préconiser des mesures opérationnelles et pragmatiques et … Ah non. Il a péroré sur l’avenir, les générations futures, le climat dans quelques décennies et la faible condition humaine.

Tristesse des politiciens modernes qui s’emploient, avec application (et une certaine constance dans l’erreur), à planifier nos vies et nos impôts pour les 50 ans à venir pour tenir compte d’un ciel qui nous tombera, un jour, peut-être, sur la tête, alors que planifier à 5 jours semble absolument hors de portée des abrutis qui nous gouvernent et que répondre à l’urgence évidente semble au mieux délicat, au pire impossible.

Pourtant, dès le 31 août, soit une semaine avant l’arrivée de l’ouragan au-dessus St Martin, les informations sur son trajet et sa puissance sont déjà connues. Une semaine pour préparer les populations, envoyer militaires et moyens de secours, cela compte. Pas pour ceux qui, depuis la métropole, se sont employés à occuper les médias avec absolument tout le reste, mais pas ça.

Le contraste avec les Îles Vierges, américaines, exactement dans la même situation et après le passage du même ouragan, est particulièrement frappant : non seulement, des moyens (militaires, ici) sont mis à disposition avant et après le phénomène, mais le sens de l’entraide et de la solidarité entre les habitants s’exprime d’autant mieux que les structures sociales sont encore en place.

En revanche, la France de St Martin semble s’être purement et simplement évaporée.

Quelques heures après le passage d’Irma, la presse prend le parti (douteux) de jouer en prudence et en finesse : pour elle, « on craint le pire » (parce que ce n’est pas ce qui se passe vraiment, voyez-vous ; pour le moment, c’est une impression de pillage et un sentiment d’insécurité, tout au plus).

Rapidement, cependant, les témoignages affluent et sont pour le moins glaçants : l’état régalien n’existe plus. Les précieux conseils de la police, débordée, se résument à un « démerdez-vous » tout à fait rassurant :

« Défendez-vous comme vous pouvez. Pendant une semaine vous êtes tout seuls, j’espère que vous avez des armes, tirez-leur dessus. On n’a pas le droit de sortir alors si vous avez des cocktails Molotov, lancez-les, lancez-les sur eux. »

L’ambiguïté sur ce qui pourrait bien se passer n’est pas de mise : ceux qui sont sur place ont cette fâcheuse tendance à communiquer avec l’extérieur et leurs discours ne cadrent guère avec ceux des autorités qui prétendent, mollement, que tout est sous contrôle, ou presque.

Pire, il y a comme un différentiel palpable entre le côté français de l’île de St-Martin et le côté néerlandais :

« Dutch side il y a des militaires, maréchaussée, police à chaque coin de rue! Ils mettent un couvre feu à 17h pour nettoyer les rues des pilleurs. Ici côté français, les pilleurs remplissent des bus entiers de tout ce qu’ils trouvent. »

Ce différentiel, que beaucoup ont clairement constaté, ne semble pas devoir être analysé par la presse qui, au moins au début de la prise de conscience de l’étendu des dégâts, se contente de broder sur la préfète, toute choquée par la puissance de l’ouragan (ah tiens oui, force 5, ça picote un peu, en effet). Manifestement, on a grand besoin de l’armée. Qu’envoie l’État ? « D’autres cadres de l’administration »

Ah bah youpi alors !

N’importe quel militaire confirmera : alors qu’il semble assez naturel de mobiliser rapidement quelques compagnies de gendarmes mobiles pour le moindre match de foot un peu tendu, personne ne semble avoir songé à envoyer sur place, quelques jours avant ce qui allait être une catastrophe évidente le moindre bâtiment de projection et de commandement, avec le matériel et les forces de l’ordre nécessaire. Nos militaires sont toujours à protéger nos VIP en métropole ou à trotter en Afrique pour des missions dont on se demande tous les jours un peu plus en quoi elles permettent aux Français de vivre en plus grande sécurité, là où ils auraient dû être mis en alerte et prêts à décoller rapidement.

En attendant, c’est donc le chaos à St-Martin. Ceux qui ont armes et munitions sont donc les racailles et les gangs, ou les bien trop rares citoyens un peu conscients de l’incurie complète de l’État français et qui se sont empressés de conserver par devers eux ces moyens essentiels de protection. Les autres civils sont ou bien morts, ou à la merci des pillards. L’administration s’est évaporée. Les forces de l’ordre, insuffisantes, sont largement débordées. Ceux qui comprennent ce que « chaos » et « pillage » veulent dire sauront que l’ouragan aura finalement fait moins de morts que la vermine qui se sera installée à sa suite, et ce même si, soyez-en sûrs, la presse subventionnée sera sur le pont pour ne surtout pas faire ce bilan.

En France, à St-Martin, l’État régalien n’existe plus. Je me demande comment les habitants de cette île prendront leur prochain appel à payer des impôts, tiens.

Source : http://h16free.com/2017/09/11/59019-st-martin-la-faillite-totale-de-letat-francais


[Redite] Choqué à tout prix

dimanche 10 septembre 2017 à 11:00

Article initialement paru le 10 septembre 2015

Il y a exactement deux ans et à la suite des excitations consternantes de certaines associations de freluquets choqués par des publicités appelant à braver les interdits, je faisais le constat d’une France trottant mollement mais obstinément vers un dictature de la bien-pensance plus écrasante que jamais. Très malheureusement, le billet n’a pas pris une ride et avec l’avènement de certains phénomènes comme ceux qu’on a pu voir à la suite de Charlottesville par exemple (mais pas seulement, malheureusement), marque même un point dans l’évolution dramatique de la tendance générale à saboter la liberté d’expression.

Lorsque la petite frange de la société qui s’autorise à penser tout haut n’est pas occupée à se lamenter sur les malheurs du monde, elle fait absolument tout pour s’éviter l’ennui d’un manque de cause à défendre et d’opprimés à pleurer. C’est probablement ce qui a poussé le collectif « Enjeux e-médias », qui rassemble plusieurs associations liées au domaine de l’éducation, à saisir l’autorité de régulation de la publicité et à dénoncer bruyamment une méchante valorisation des «pulsions individualistes» de la dernière campagne publicitaire d’Adidas.

Et quelle campagne ! Déboulant à la vitesse d’un ballon rond tiré d’un pied expert par l’un de ces footballeurs en vogue actuellement, la série de publicités que propose Adidas semble en effet dépasser toutes les bornes des limites et piétiner avec acharnement le vivrensemble le plus évident que ces associations subventionnées s’emploient pourtant à faire respecter avec componction.

Egalité, Taxes, Bisous : République du Bisounoursland

Apparemment, tout part des slogans que la grande marque de sport a choisis pour ses grolles : « Impose tes règles », « Sème le désordre » ou « Gagne tout ». Immédiatement, à la lecture de ces injonctions, l’œil averti du Bisounours Socialement Responsable est pris d’un spasme qui le fait trembloter sans contrôle : c’est évident, ces slogans sont de véritables obus lancés en tirs tendus sur les forteresses de la citoyenneté qu’il s’emploie à construire. Et dans la bouche du collectif « Enjeux e-médias », ça nous donne ceci :

« Nous sommes atterrés qu’une grande entreprise puisse sans honte jouer la carte du mépris, flatter les pulsions individualistes les plus primaires et vanter la loi de la jungle, alors qu’elle devrait porter les valeurs du sport, du collectif, que nous avons à transmettre à la jeunesse. »

Voilà ! Mépris, pulsions individualistes, loi de la jungle, tout y est pour bien faire comprendre l’ampleur du problème : la jeunesse, qui est évidemment la cible marketing première de cette hideuse campagne, d’autant plus manipulée par ces slogans délétères qu’elle est composée d’êtres faibles et un peu stupides, va sombrer dans ce que la société fait de pire, à savoir les pulsions individualistes qui se traduisent par le retour de la loi du plus fort avec de vrais morceaux de renard libre dans le poulailler social-démocrate, et tout le tralala.

Mais il y a pire.

no-way

Si l’on pouvait croire que ces simples slogans n’étaient qu’une vague déformation malheureuse d’un message plus policé de la part d’Adidas, à l’analyse, il n’en est rien : en pratique, la marque de sport invite ouvertement à casser les règles pour devenir « le maître du jeu » en étant « infranchissable » et en « maîtrisant l’issue du match », tout ceci alors qu’en Socialie du Vivrensemble, tout le monde sait qu’un match de foot, ou même d’un sport quel qu’il soit, est entièrement basé sur l’égalité des performances des uns et des autres, qu’on ne doit surtout pas prendre l’ascendant sur le concurrent ou l’autre équipe, qu’on doit être même gentiment franchissable histoire de laisser à tous l’occasion de marquer des points aussi, et qu’ainsi, l’issue de la partie, définitivement calée sur l’égalité parfaite, devra en tout point se conformer à l’idée qu’on peut avoir d’un match nul, très nul.

Et ce dérapage n’est pas unique. Une autre bordée de slogans appelle à son tour à « faire parler son talent » là où, dans un monde vivrensemblesque parfait, le talent de chacun et de tous doit être strictement réfréné pour ne froisser aucune susceptibilité. Dans ce cadre, il n’est évidemment pas question de « gagner encore et toujours », « sans relâche, sans pitié » : dans le monde du sport validé par « Enjeux e-médias », il ne faut pas gagner, ou disons qu’il faut perdre la moitié du temps, de préférence avec relâche et pitié parce qu’ainsi, le gagnant par pitié en conçoit une évidente fierté. La psychologie humaine est décidément pleine d’intéressants ressorts.

gifa kitten facepalmPartant de là, inutile de dire que le troisième texte proposé par Adidas dépasse absolument toutes les limites et représente sans exagérer un tsunami de mauvais goût et d’offense lèse-vivrensemblesque qui justifie à lui seul l’action intentée par le collectif auprès de l’Autorité de régulation idoine. En effet, dans ce texte, on en appelle ouvertement au « chaos » en « détruisant » les adversaires, et vante le « raz-de-marée qui balaye tout sur son passage » et va « exploser la défense » : combien de chatons, combien de petits ours en peluche qui disent « Je T’Aime » quand on leur appuie sur le bidou, combien de petits chiots ont été broyés dans d’atroces souffrances pour produire ces slogans qui sont si éloignés de la réalité sportive, du vocabulaire habituel des stades de foot, de toutes les compétitions musclées, de tous les matchs amicaux ou non ?

Pour Christian Gautellier, président du collectif, c’en était trop.

« On va donc apprendre aux jeunes le matin au lycée que les règles servent à tous et sont essentielles au vivre-ensemble, pour qu’ils soient confrontés le soir à un appel à semer le désordre et à inventer ses propres règles pour se forger une personnalité ? J’en appelle à la cohérence, après les réactions unanimes prônant le vivre-ensemble. »

Réactions unanimes de lui et de ses petits camarades, on n’en doute pas, qui aboutissent toutes à la même conclusion en filigrane : lorsqu’on présente ce genre d’affiches, les jeunes, malléables et très impressionnables, vont évidemment s’identifier aux slogans et tabasser leurs adversaires, ou, plus violents encore, iront probablement défourailler de l’arme lourde (forcément lourde, je vous le rappelle, hein) dans l’un ou l’autre Thalys qui passe par là :

« On ne peut pas, symboliquement, dans la plus grande gare d’Europe et quelques jours après une attaque dans le Thalys, afficher ce genre de slogans sans se poser de questions. »

Eh oui : slogan pour des pompes de foot et attentats terroristes font évidemment bon ménage et se mélangent violemment dans ce jet puissant de bien-pensance aspergée au canon anti-émeutes sur le pauvre citoyen qui passe par là sans se rendre compte que, par son mutisme et entre deux « wharrgarbl » gargouillés pendant que le débit s’accélère, il participe à l’extension inexorable de la méchanceté dans la société. C’est abomiterrible.

loldog

Et puisque notre brave Christian en appelle à la cohérence, comment ne pas s’offusquer du précédent slogan de la même marque, « Celebrate originality », ode putride à la différence et donc course à l’individualisme débridé ? Comment oublier le « Just Do It » de Nike qui prône rien moins que de se défaire des indispensables vérifications d’usage et de sécurité avant de se lancer, en toute conformité et dans le respect des règlementations en vigueur ? Et ne parlons pas de Fila avec son « Make the rules », qui vibre des mêmes idées nauséabondes que les perversions publicitaires d’Adidas…

il est interdit d'interdire

D’autant que si l’on quitte le domaine du sport, les chocs continuent. Que dire du « Jouir sans entraves », « Prenez vos désirs pour des réalités », « Soyez réalistes, demandez l’impossible » ou « Il est interdit d’interdire » d’un mois de mai d’il y a quelques décennies ? Question subversion de la jeunesse, ces slogans — que notre clown de service n’imaginerait pas attaquer de la sorte — se posaient là, non ?

Chaque jour, la société française avance d’un nouveau pas, modeste mais décidé, vers une police de la pensée toujours plus efficace et plus présente. Et contrairement à ce qu’avaient envisagé tant de philosophes et de politiciens chevronnés, cette police n’est finalement pas l’œuvre du gouvernement ou d’une administration pléthorique échappant au contrôle des institutions, mais bien le fait de citoyens ordinaires, dressés contre tous les dommages imaginaires qu’ils entendent dénoncer avec force et vigueur pour se persuader qu’ils existent et servent à quelque chose.

J'accepte les Bitcoins !

1BuyJKZLeEG5YkpbGn4QhtNTxhUqtpEGKf

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Source : http://h16free.com/2017/09/10/59003-redite-choque-a-tout-prix


Bitcoin : petite infographie

vendredi 8 septembre 2017 à 14:30

Petite infographie sans prétention dont la source est ici et qui revient sur quelques faits marquants concernant Bitcoin et les cryptomonnaies en général.

Cliquer sur l’image pour l’agrandir

J'accepte les Bitcoins !

1BuyJKZLeEG5YkpbGn4QhtNTxhUqtpEGKf

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Source : http://h16free.com/2017/09/08/58998-bitcoin-petite-infographie