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Bilans insincères, code du travail et mentalité étriquée

vendredi 30 juin 2017 à 09:00

Stupéfaction (millimétrique) : l’audit des comptes de la Nation réclamé par le Premier Ministre sur la précédente mandature et réalisé par la Cour des Comptes vient de tomber et n’est absolument pas tendre avec les prouesses budgétaires de Hollande et sa fine équipe de branleurs coûteux (parmi lesquels officia jadis l’actuel Président, mais c’est sans lien). Sapristi, la situation est bien aussi catastrophique que ce qu’on imaginait !

Pour la Cour, pas de doute : avec les comptes et les budgets votés, on assiste à des « errements », des « biais de construction ». Pire, pour elle, les « textes financiers sont manifestement entachés d’insincérités ».

Hollande, capitaine de pédalo CCCP

Entendre ça au sujet de budgets votés par les socialistes d’alors, c’est finalement rassurant puisque cela montre que la Cour des Comptes fait, malgré tout, un travail honnête d’analyse et d’audit. Ce n’est aussi absolument pas surprenant tant on savait déjà, depuis la quantité invraisemblable de cadeaux distribués par Hollande en fin de mandats jusqu’à l’état général des finances du pays et de ses déficits annuels toujours plus joufflus, que ceux qui nous gouvernent ont constamment poussé l’Etat français dans l’ornière avec une application, un cynisme et une obstination qui frise la compulsion mentale.

Et c’est d’autant moins surprenant que le constat de finances bidouillées et de budgets trompeurs s’ajoute aux bobards d’arracheurs de dents qui furent le lot commun des équipes hollandesques pendant les cinq années passées au sujet de l’emploi, chiffres du chômage en tête. Chômage qui ne fut guère combattu que par la distribution effrénée de formations bidons (qui valent maintenant des tracas à Pôle Emploi) qui n’aident vraiment personne, et l’embauche continue et à rythme soutenu d’agents dans le secteur public (à tel point que l’emploi dans ce secteur a augmenté presque deux fois plus vite que l’emploi privé pendant le quinquennat du Petit Moelleux).

Eh oui, pas de doute : les précédents occupants de l’Elysée et de Matignon ont bobardé, pipeauté et même carrément truandé les Français. Les réformes nécessaires n’ont pas eu lieu, l’équilibre budgétaire n’a jamais été atteint, l’austérité a continué à être une blague utilisée comme élément de langage par les aigrefins collectivistes pour faire passer de force leurs « utopies réelles » qui ont clairement abouti à enfoncer un peu plus la France dans ses problèmes au lieu de l’en sortir.

Ce constat pitoyable posé, l’actuel chef de l’Etat va devoir remédier aux problèmes que posent ces manquements, ces errements et ces budgets consternant.

Une piste s’est déjà dessinée puisqu’Emmanuel Macron a clairement indiqué qu’il mettait la priorité de son action sur d’importantes réformes du Code du travail. D’ailleurs, les premières esquisses de cette réformes sont évoquées dans la presse qui trépigne visiblement d’impatience en rappelant avec insistance l’étendue de ces réformes et la méthode choisie (l’usage des ordonnances) pour les faire passer.

Et en effet, lorsqu’on lit que seront retravaillées les lois relatives aux accords d’entreprises et aux accords de branche, qu’on prévoit de fusionner les différentes instances représentatives en entreprise du personnel, qu’on envisage de fixer des barèmes aux indemnités de licenciement ou d’harmoniser les modes de licenciement, d’introduire le chèque syndical, de remettre sur le tapis le travail dominical et encore deux ou trois autres bricoles, on sait que cette réforme du Code du travail promet de grands moments de nervosité du côté des éternels grilleurs de merguez et autre professionnels de la grève coordonnée.

Le combat pourrait donc être âpre. Mais il ne se jouera pas que sur le terrain syndical. Il apparaît aussi que la mentalité française, et notamment dans certains pans entiers du service public et des médias, constituera un autre challenger sérieux des propositions présidentielles et gouvernementales. Il n’est en effet qu’à voir la façon dont la presse s’est récemment emparée d’une étude de l’INSEE sur le ressenti des chefs d’entreprise vis-à-vis du Code du travail pour comprendre les mécanismes psychologiques en oeuvre actuellement.

En effet, tant pour la presse que pour l’INSEE, non, le Code du travail n’est pas le premier frein à l’embauche. Comme l’expliquent tous les articles bâtis sur le même modèle à partir des résultats INSEE sur les barrières au recrutement dans ses enquêtes de conjoncture,

« Les embauches sont freinées par l’incertitude sur la situation économique (barrière citée par 28% des entreprises), la difficulté à trouver de la main d’oeuvre compétente (27% des entreprises), un coût de l’emploi jugé trop élevé (23% des entreprises) et par la réglementation du marché de l’emploi (18% des entreprises) »

Et voilà : la réglementation du marché de l’emploi n’arrive qu’en quatrième position, mes petits amis, c’est donc finalement relativement accessoire pour le patron moyen ! De fil en aiguille, il faudrait en conclure que le président Macron se lance donc sur un chantier annexe. Mieux : comme ce Code du travail ventripotent n’est, d’après l’INSEE (et tous les journaux derrière) que la quatrième et très mineure raison des difficultés observées, on se demande pourquoi on s’obstine à vouloir le modifier, n’est-ce pas…

Ces articles et cette enquête sont malheureusement symptomatique du mal français, cette mentalité passéiste qui voit systématiquement dans le Code, la Loi et l’encadrement tous azimuts par un Etat tout puissant l’unique solution aux problèmes qui nous occupent, et qui se trouvent donc automatiquement toutes les raisons de ne surtout pas y toucher.

Reprenons en effet les raisons invoquées comme frein à l’embauche, pour bien comprendre qu’elles ont la même racine, évidente.

Il ne semble en effet venir à l’esprit d’aucun des journalistes et des analystes de l’INSEE que l’incertitude économique est d’autant plus un frein à l’embauche que cette embauche se traduit immédiatement par d’insurmontables emmerdes administratives et financières si la situation se retourne et qu’il faut débaucher. L’économie est, par définition, toujours incertaine. D’ailleurs, l’Allemagne, les Etats-Unis ou l’Angleterre sont confrontés à la même incertitude économique et les entreprises ne se privent pourtant pas d’embaucher (et en tout cas, nettement moins qu’en France). Mais ces entreprises ont aussi une bien plus grande latitude pour réduire la voilure lorsque l’incertitude économique se traduit par un retournement.

Or, qu’est-ce qui joue le plus dans cette marge de manœuvre laissée aux entreprises, sinon le Code du travail ?

Le coût de l’emploi, jugé trop élevé, est une autre raison invoquée. On se demande foutrement bien qui impose ce méchant coût de l’emploi. L’article L3231-12 du Code du travail n’a bien sûr aucun rôle dans ce coût. Concernant les assurances (chômage, santé, vieillesse), il va de soi que le Code du travail n’y a là encore aucune responsabilité. Les coûts induits par ces assurances n’y sont donc pour rien. De même que personne ne pourra mettre l’invraisemblable tombereaux de cerfas et de démarches administratives à remplir à chaque embauche dans la case des coûts de l’emploi imputables à ce Code. Tout le monde sait que ces démarches et ces cerfas sont décidés unilatéralement par les entreprises, les syndicats ou le personnel de l’une ou l’autre mairie, pour le fun.

D’autre part, si le coût de l’emploi français ne dépendait pas du Code du travail mais, par exemple, du seul niveau de vie, on aurait alors beau jeu de se comparer avec d’autres pays où ce coût de l’emploi est nettement supérieur. Je pense ici à la Suisse où le salaire moyen est notoirement supérieur au français sans que le taux de chômage s’en rapproche, même de loin. Le Code du travail suisse est réputé pour sa maigreur comparé au français… Coïncidence ? Je ne crois pas.

Autrement dit, aux 18% qui imputent directement au Code du Travail les difficultés d’embauche, on peut aussi ajouter les 28% de l’incertitude économique et les 23% du coût de l’emploi. En somme, directement et (plus ou moins) indirectement, l’obèse Code du travail français est bel et bien responsable d’au moins 69% des réticences des entreprises à embaucher, et ce même si psychologiquement, il est manifestement très urticant pour les journalistes et pour l’INSEE de l’analyser dans les réponses qui leurs sont fournies.

Néanmoins, parions que cette analyse sera au mieux décriée, au pire complètement ignorée. On peut encore espérer qu’Emmanuel Macron fera malgré tout avancer sa réforme même si, au vu de ce qui est annoncé actuellement, son ampleur paraît bien trop modeste.

Pendant ce temps, d’autres pays progressent, plus pragmatiques, moins encombrés par de vieux principes collectivistes baignés d’une vision délicieusement marxiste de la société, et sabrent sauvagement dans leurs impôts. L’Irlande a largement montré que cela marche très bien. La Hongrie nous donnera un nouvel exemple.

Rassurez-vous : compte-tenu de sa mentalité, la France ne le suivra pas.

Source : http://h16free.com/2017/06/30/58600-bilans-insinceres-code-du-travail-et-mentalite-etriquee


LGV Tours Bordeaux : derrière les inaugurations, des grimaces et des dettes colossales

mercredi 28 juin 2017 à 09:00

La politique française est un art délicat de plomberie spécialisée qui consiste à assembler de fines et nombreuses tubulures chromées pour acheminer l’argent de la poche des contribuables (vous) vers la poche de certains électeurs, certains industriels et certains élus. Une méthode pratique pour la mise en place de ces tubulures consiste à construire des routes, des ponts, et, bien sûr, des lignes de chemin de fer.

Or actuellement, question lignes, la France est servie.

Il y a, bien sûr, ces innombrables lignes utilisées tous les jours par les Français pour (tenter de) retrouver leur lieu de travail, pour rejoindre parents, amis ou lieux de villégiature, entre deux grèves de l’un des paléo-syndicats qui gangrènent la société nationale plus ou moins en charge des infrastructures et des petits véhicules qui roulottent un peu dessus. Rien que ceci représente déjà des milliards d’euros en fonctionnement, en chiffres d’affaires et en gabegies diverses et variées qu’il serait oiseux de détailler ici (le billet n’y suffirait pas).

Mais il y a surtout ces nouvelles lignes qui poussent quasiment comme des champignons et visent à faire de la France un pays décidément plus ferroviaire. C’est ainsi que depuis quelques années, on assiste – un peu inquiet en tant que contribuable – à l’augmentation quasi-frénétique du rythme des lancements de projets et aux inaugurations de LGV, ces lignes à grande vitesse qui, d’ailleurs, défraient régulièrement la chronique par leur tracé, leurs rebondissements politiques et, bien évidemment, leurs dépassements budgétaires sans lesquels la délicate plomberie évoquée en introduction ne serait plus vraiment aussi féerique.

Sur le plan politico-économique, l’une de ces LGV se distingue déjà par un joli passif : la Ligne Grande Vitesse Tours-Bordeaux rentre dans l’Histoire aussi doucement qu’un petit papillon (aux effets proverbiaux) et aussi délicatement qu’une charge d’éléphants dans les finances publiques.

En 2008, j’évoquais déjà cette réalisation, alors que l’Etat se montrait réticent à participer à son financement et laissait alors la région Poitou-Charentes se dépatouiller pour trouver les fonds. Grossière erreur pour l’exécutif d’alors (sarkozien, je vous le rappelle) qui eut fort à faire pour batailler contre Ségolène Royale, alors présidente de la région, Éolienne Impériale remontée comme un coucou à l’idée que sa région puisse faire un gros chèque pour une telle prouesse technologique.

À l’époque, celle qui deviendrait la Reine des Neiges en 2017 entrait en campagne régionale et devait donc se rappeler aux électeurs locaux en proclamant la nécessité d’une rigueur budgétaire que cette LGV éloignait brusquement. Las. Le temps et la réalité ont bien vite rattrapé la Fossoyeuse d’Heuliez et même si, en 2011, elle remettait le couvert, la ligne fut belle et bien construite. Quant aux finances de la région Poitou-Charentes et la rigueur budgétaire dont se gargarisait alors Ségolène Royal, elles furent très vite oubliées.

Pourtant, dans le fond et aussi improbable cela puisse-t-il paraître, Ségolène avait raison.

Comme je le détaillais dans un article de 2015, plusieurs éléments permettent déjà d’affirmer que cette maâagnifique prouesse technique qui mettra Bordeaux à deux heures de Paris (et permettra donc à Juppé de venir tympaniser trop plus souvent les Parisiens) n’a que très peu de chance d’être un jour rentable : embarquée plutôt nolens que volens dans l’aventure et sur des prévisions de trafic trop optimistes puisqu’établies avant la crise et avant la hausse de TVA, la SNCF prédit déjà une perte de l’ordre de 200 millions d’euros par an au cours des premières années d’exploitations. Entre la concurrence de la route (covoiturage, cars « Macron ») et l’air, cette ligne semble déjà bien mal partie. À ceci s’ajoute évidemment la toxicité générale des montages financiers entre l’Etat et les collectivités, plus – bien sûr – les inévitables PPP, les « partenariats public privé », dont la recette reste invariablement la même et le résultat aussi désastreux.

Deux années et quelques gros milliards joufflus plus tard, c’est l’inauguration de ce chef-d’oeuvre d’ingénierie financière et politique… qui semble se solder dans la douleur. À quelques jours de la mise en service (prévue le 2 juillet, au milieu d’un énième mouvement de grève SNCF national), les collectivités locales n’ont pas versé 350 millions d’euros sur les 1,3 milliards prévus pour financer le monstre.

Eh oui : la ligne n’a pas encore ouvert qu’on sent déjà que, comme prévu, ce sera un four financier calamiteux. D’ailleurs, le mot « faillite » est déjà susurré qui permettrait à Liséa, la filiale de Vinci gestionnaire des travaux, de s’en sortir malgré tout à bon compte de ce traquenard étatique.

L’avenir étant, par définition, assez difficile à connaître, il serait hasardeux de crier tout de suite défaite en rase campagne. Peut-être les prévisions de trafic, parfaitement fantaisistes à l’heure actuelle, se révéleront exactes dans quelques années, sauvant brillamment le projet. Peut-être les petites boutiques, les wagons-restaurant, l’attractivité naturelle de la région bordelaise, les horaires ciselés, les tarifs attractifs et les grèves surprises de la SNCF subjugueront plus de 20 millions de gogos touristes qui permettront aux régions et à l’Etat de rentrer dans leurs frais. Peut-être.

En attendant, difficile de ne pas voir l’avalanche de similitudes entre cette LGV et un autre projet pharaonique que les politiciens tentent de nous vendre à grand frais depuis des lustres.

L’aéroport Notre-Dame-Des-Landes correspond en effet assez bien au schéma illustré par cette LGV : de la grosse connivence capitalistique avec un acteur majeur du BTP, une réalisation amplement barbouillée de ces partenariats public-privé dont on sait déjà qu’ils terminent en catastrophes financières fumantes, une étude d’impact dont les chiffres sont si outrageusement favorables à la réalisation qu’on frise la pornographie politico-économique, et un besoin réel si éloigné de ce que prétend apporter le projet qu’on sait – avant même que le premier avion se soit posé sur la moindre piste de ce bidule – que le contribuable va, une nouvelle fois, se retrouver en slip pour de nombreuses années.

Si l’on y ajoute le mix improbable d’élus locaux qui trépignent d’impatience (depuis les années 70 !) pour qu’enfin soit lancé ce projet, qu’on sait pertinemment que les deux aéroports actuels de Nantes et de Rennes ne seront jamais fermés (trop d’emplois perdus, mon brave monsieur), on ne peut que voir se profiler un beau désastre que toutes les boutiques duty-free du beau projet ne pourront éponger.

Pourtant, on y va, guilleret. Comme la LGV Tours-Bordeaux, le contribuable français de toutes les régions sera mis à contribution pour ce magnifique gloubiboulga financier. Alors que l’Etat français croule sous les dettes, que les collectivités locales ploient sous les emprunts (parfois toxiques) et les échéances de remboursement de plus en plus salées, alors que le contribuable est déjà largement pressuré de toutes parts pour alimenter ces projets pharaoniques décidés unilatéralement par la classe politique, rien ne semble arrêter la marche du progrès.

Que voulez-vous, c’est aussi ça, le capitalisme de connivence, l’étatisme et le socialisme à tous les étages : des idées si géniales qui faut absolument les imposer.

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Source : http://h16free.com/2017/06/28/58588-lgv-tours-bordeaux-derriere-les-inaugurations-des-grimaces-et-des-dettes-colossales


Une retraite Royal ? Que nenni !

lundi 26 juin 2017 à 09:00

Ah, la retraite ! Certains s’y préparent plusieurs années à l’avance (parfois, dès leur premier emploi), d’autres s’y prennent à la dernière semaine, d’autres encore laissent cours à l’improvisation la plus totale. D’autres, enfin, font absolument tout pour s’en éloigner.

Cependant, pour quelques uns, plus rares, y échapper est impossible et s’y préparer impensable. Et pour ceux-là, c’est une véritable angoisse où l’on s’imagine déjà, sans occupation, à glandouiller loin de l’agitation du monde, à grignoter sans but et, conséquemment, à faire des miettes (ce que beaucoup abhorrent, soyons clairs).

C’est peut-être le cas de Ségolène Royal. Allez savoir ! En tout cas, elle n’a manifestement pas rendu son tablier.

Pourtant, vu sa brillante carrière, elle pourrait. Jugez plutôt : depuis ses premiers emplois jusqu’à sa dernière performance magnifique comme ministre de l’Ecologie, elle a largement contribué au socialisme français, à la trépidante vie politique de la Cinquième République et plus qu’amplement prouvé qu’on pouvait très bien être une femme et faire autant de dégât qu’un homme (sinon plus).

Bien remplie, sa carrière le fut sans nul doute, et ce dès ses premières armes médiatiques où, grâce à son fier combat contre les dessins animés proposés par le Club Dorothée, elle aura permis à toute une génération de se rappeler son nom, son prénom et sa bobine en parvenant à faire modifier les grilles de programmes jeunesse (ce qui lui vaudra peut-être, en 2007, une jolie déconfiture).

Dans la même veine, on ne pourra oublier ses magnifiques interventions dans le monde industriel où Heuliez aura bénéficié de son coup de baguette magique, celui qui transforme presqu’instantanément une situation délicate en faillite inéluctable. Le désastre s’était poursuivi bien au-delà de tout ce qu’on pouvait imaginer puisque les déboires de la Mia, voiture électrique destinée presque par nature à un échec cuisant, continuent de défrayer la chronique picto-charentaise tant le désastre est complet.

Du reste, il ne faudrait pas croire que notre Dame Aux Caméras se serait contentée de ça. Une carrière bien remplie, cela ne passe pas seulement par des catastrophes industrielles. Cela passe aussi par des cataclysmes publics incontrôlés : au niveau local, sa gestion de la région Poitou-Charentes reste probablement l’un des exemples les plus saillants de ce qu’il faut absolument éviter : accumulation de dettes, choix politiques calamiteux, emprunts toxiques, tout y est.

Il serait dommage de s’arrêter au plan local : grâce à l’accession à un ministère (d’Etat, en plus), notre Ségolène aura donné un nouveau tremplin à une carrière pourtant déjà trop remplie et aura transformé ce qui n’était que des dettes et déficits encore modestes (pensez donc, plusieurs douzaines de millions d’euros) en potentielles gabegies nationales voire internationales avec facture d’ampleur correspondante, en milliards d’euros donc. Son passage à l’Ecologie aura ainsi permis d’explorer cette dimension, fournissant à notre Pimprenelle à ressorts l’opportunité d’embobiner des douzaines de pays dans ses lubies éco-conscientes : la COP21, qui fut évidemment un succès à nul autre pareil, aura emberlificoté le pays (et pas mal d’autres avec) dans des contraintes présentes et futures lui permettant de tester qu’avec un boulet à la patte, on court toujours moins vite que ceux qui n’ont rien.

Parallèlement, ses tentatives pour imposer l’écologie à tous les citoyens français se seront régulièrement soldées par des initiatives que certains pourront hardiment qualifier de désastreuses, depuis une transition écologique coûteuse et inopérante – merci les éoliennes par douzaines – jusqu’à la distribution gratuite (i.e. payée par tous) d’ampoules LED en passant par l’ouverture toujours plus grande des vannes à pognon public pour déverser en gros bouillons généreux l’argent des autres dans les initiatives les plus loufoques (la route photovoltaïque, pour n’en citer qu’une) aussi vouées à l’échec que sa ridicule voiturette électrique.

royal : la crisitude

Mais voilà : avec l’élection (surprise) de Macron, et la dissolution (logique) d’un gouvernement Cazeneuve dont tout le monde a déjà oublié qu’il a effectivement existé, Ségolène Royal se retrouve sans mandat électoral (qu’il aurait été difficile de décrocher tant au vu d’une conjoncture ultra-défavorable au PS qu’au vu de son passé politique, parsemé de gamelles électorales réjouissantes) et surtout, sans portefeuille ministériel. Et une catastrophe n’arrivant jamais seule – surtout avec elle – son poste au PNUD ne lui aura pas été accordé. Zut et flûte.

Désolé Ségo. Encore raté.

Sera-ce la retraite ? Les cors ont-ils retentis pour sonner la fin des destructions et le retour au bercail ? Notre impérissable harpie va-t-elle enfin s’occuper de ses petits enfants ?

Que nenni. Ceux-là ne sont clairement pas suffisant, elle qui estime avoir encore à s’occuper de tous les enfants de France, tant les petits qui croient encore au Père Noël que les grands, qui continuent de voter pour elle. Elle veut encore faire partie de cette vie publique qui l’a occupée toutes ces années (et qui nous a coûté si cher) !

Voilà sans doute pourquoi elle se retrouve plus ou moins dirigée vers un poste d’animatrice télé. C’est assez adapté dans la mesure où les compétences demandées ne dépasseront que de peu celles qui furent nécessaires pour ses précédentes fonctions : déclencher un désastre est aussi à la portée de ces gens-là (on en a régulièrement la démonstration).

Cependant, quand on a été ministre et qu’on ne sait donc rien faire comme le faisait remarquer Don Salluste, on peut aussi tenter de se lancer dans une start-up climatique amusante de « justice climatique » (peu importe que ça ne veuille rien dire). C’est probablement plus compliqué qu’animatrice, ce qui explique sans doute pourquoi on chuchote qu’elle se dirigerait plutôt à présent vers un poste d’ambassadeur des pôles (Nord et Sud, les pôles Est et Ouest ayant été dévolus à Cécile Duflot, je présume). Après lobbyiste des piles, Miss Pôles Dancing serait une suite logique pour une ministre de l’Ecologie qui a manifestement d’énormes problèmes à se recycler.

Pourtant, à bien y réfléchir, n’était-il pas temps, à 63 ans, de laisser tomber ? L’appât des médias, des sunlights de la politique et des plateaux télé va-t-il manquer à ce point ?

Allons, M’ame Royal, pourquoi ne pas faire preuve d’un peu de courage une deuxième fois dans votre vie (la première aura été de vivre en couple avec Hollande, reconnaissons-le), et décider, enfin, de laisser tranquilles ces Français qui, pour la plupart, ne vous ont rien fait et n’aspirent qu’à être laissés en paix ? Pourquoi, M’ame Royal, ne pas profiter, maintenant, d’une (trop) bonne retraite offerte par ce modèle-social-que-le-monde-entier-nous-envie et dont vous vous gargarisez tant et plus ? Allez, quoi, ne soyez pas ce nouvel exemple, ajouté à tant d’autres précédents, trop nombreux, de politiciens qui s’accrochent, encore et encore, au pouvoir, aux médias, à la célébrité et aux privilèges qu’elle apporte.

Allez, soyez chic, partez en retraite.

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Source : http://h16free.com/2017/06/26/58572-une-retraite-royal-que-nenni


[Redite] Brexit – Ceux qui restent et ceux qui partent

dimanche 25 juin 2017 à 11:00

Article initialement paru le 26.06.2016

Le Brexit, c’était il y a un an. Eh oui, déjà ! Et en un an, que de chemin parcou… Ah bah non, finalement, les négociations viennent à peine de commencer, sur fond d’une grosse incertitude tant la position du Premier Ministre britannique est maintenant fragilisée par la récente élection législative qui ne s’est pas vraiment déroulée en sa faveur. Alors qu’en juin 2016, avec la finesse d’analyse et la diplomatie qui caractérisent les élites européennes, chroniqueurs, philosophes, intellectuels et politiciens appelaient à une expulsion du Royaume-Uni hors de l’Union Européenne aussi douloureuse que possible et à des négociations courtissimes histoire de limiter la douleur lorsqu’on allait retirer le sparadrap, l’année écoulée aura largement démontré que, comme le soulignait mon article de l’époque, l’ensemble du processus serait long, complexe et politiquement agité.

Et comme prévu, un an après, on ne peut que constater qu’effectivement, rien ne semble encore décidé.

L’affaire est donc entendue : le Royaume-Uni quitte l’Union Européenne. C’est, bien sûr, une défaite pour le camp des « européistes » plus ou moins acharnés, c’est aussi une défaite pour les sondages qui imaginaient un score serré et avaient calculé la victoire du statu quo. Et inversement, c’est une réussite pour ceux qui réclament depuis plusieurs années un tel référendum. S’il semble difficile de mesurer maintenant les conséquences, économiquement et politiquement, on peut déjà dégager quelques tendances.

L’issue de ce scrutin restera historique autant par son résultat que par la surprise qu’il a générée, d’autant que la plupart des commentateurs et autres zexperts zeuropéens avaient tablé sur un « #Bremain » consensuel, même si tout le monde se doutait que le score serait serré. Il n’en fut rien : le score est sans ambiguïté, et bien plus d’un million de voix sépare ceux qui ont décidé de partir de ceux qui voulaient rester dans l’Union Européenne. Pour les individus normalement constitués, il n’y aura donc aucun débat ni sur le résultat, ni sur la pertinence du vote, ni même sur son aspect démocratique. Seuls les habituels éditorialistes chagrins trouveront que la démocratie est un outil vraiment trop dangereux pour la laisser aux peuples, surtout lorsqu’ils votent de travers.

L’impact économique sera probablement géré assez rapidement des deux côtés de la Manche.

europe crisis

On peut bien sûr imaginer le pire : la tempête boursière qu’on observe actuellement restait largement prévisible parce que surtout due au déni d’une partie des médias et des financiers de voir la grogne grandissante des peuples face à des institutions européennes de plus en plus éloignées des missions de base qui leur avaient été assignées. Partant, on pourrait noircir le tableau en imaginant que tout va se déliter dans un effondrement financier global, parce que, vous comprenez, hors de l’Union, point de salut, mort du petit cheval et chatons renversés.

Si on remet les pieds sur terre, il y a plus à parier qu’une fois le changement acté par les marchés et les banques, une nécessaire adaptation, probablement un peu coûteuse, aura lieu de part et d’autre et… C’est tout. L’Union européenne continuera à commercer avec le Royaume-Uni, et réciproquement, parce qu’il n’y a guère de raison objective qu’il en soit autrement. D’ailleurs, ce n’est pas comme si les Britanniques n’avaient pas déjà leur propre monnaie, leurs propres petits arrangements avec les traités, et avec les frontières. Quant à l’Union, elle devra faire sans, et pourrait même, si ses dirigeants prennent un peu de recul, en bénéficier, en évaluant concrètement le poids des règlementations et des taxes que les institutions génèrent au nombre d’expatriés qui iront se réfugier outre-Manche (ou en reviendront).

Malheureusement, un peu de lucidité oblige à tempérer nettement ce constat économique modéré si l’on s’attarde, justement, au volet politique.

Et là, ce n’est pas triste, parce qu’on ne peut pas dire que nous avons des lumières en matière politique, tant du côté européen que du côté britannique. Parier sur Hollande pour des discours intellectuellement enlevés, par exemple, c’est se garantir un échec cuisant. La démission de Cameron promet là encore quelques sueurs froides, tant ceux qui prétendent le remplacer promettent d’agiter la galerie. Côté institutions européennes, on peut là encore s’attendre à tout sauf à du classieux. On peut même d’ores et déjà s’attendre à une véritable tempête de petites phrases plus ou moins assassines et particulièrement stupides une fois ce scrutin digéré. On peut aussi parier sur des tentatives de manœuvres ouvertement hostiles entre les deux côtés de la Manche. Et même si, on peut l’espérer, la diplomatie jouera à fond en coulisses pour éviter que les dérapages verbaux et publics des uns et des autres ne se transforment en opéra tragique à l’échelle internationale, les prochains mois s’annoncent sportifs.

Mais surtout, ce Brexit va entraîner une tempête sur le plan politique parce que les raisons qui animent une bonne partie des tenants britanniques du #Brexit ne sont pas du tout les mêmes que celles qui agitent à présent les fervents partisans de nouveaux référendums en Europe, et notamment en France. Force est de constater qu’il y a plus qu’un écart entre les Brexiters, assez clairement en faveur d’un État modeste et du libre-échange, et les représentants d’une sortie de la France hors de l’Union, résolument anti-capitalistes et pro-étatistes en diable.

Difficile par exemple de voir un lien quelconque, au-delà des positions anti-européennes, entre un Dr. Richard North ou Daniel Hannan, repris régulièrement dans les colonnes de Contrepoints, et Marine Le Pen dont les envolées lyriques goûtent bien plus à la source du collectivisme que du libéralisme.

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Difficile aussi de croire, comme certains zintellectuels zeuropéistes un peu trop sûrs d’eux, que ce vote fut le résultat d’une xénophobie ou d’un rejet de l’immigration avant tout. Les Britanniques ont d’abord voté contre une bureaucratie et un déluge de règlements qui n’a pas arrêté de s’abattre sur les citoyens sans que ceux-ci n’aient vraiment droit au chapitre et ce n’est pas pour rien qu’il a été insisté, lors de la campagne, sur l’aspect envahissant de Bruxelles bien avant d’évoquer les questions migratoires. Oh, bien sûr, une part évidente des votants sont animés de l’angoisse peu contrôlable de voir leur territoire envahi par des hordes d’étrangers, mais il serait plus que hardi de les voir en majorité dans le résultat du vote. En revanche, le même référendum mené en France aboutirait inévitablement à une campagne axée principalement sur la question migratoire, tant les problèmes de police et de justice que ces questions recouvrent sont actuellement délaissées par le pouvoir en place, et totalement absentes des instances européennes, grossièrement incompétentes en la matière.

Cette différence fondamentale dans la question de l’appartenance aux institutions européennes entre le Royaume-Uni et le reste du continent européen et la France en particulier vont plus que probablement polluer les prochains débats. À présent, le risque est énorme que les institutions, ressentant très négativement le rejet qu’elles viennent de subir, fassent preuve d’une fermeture, d’un protectionnisme et d’un enfermement bureaucratique encore plus fort en réaction à la volonté de liberté britannique.

Et alors que le message britannique imposerait de prendre du recul, en cherchant à rendre autant que possible leur liberté aux peuples, on peut quasiment garantir que les forces et les tendances politiques en présence de ce côté-ci de la Manche provoqueront plutôt un accroissement des maux collectivistes et nationalistes.

Si l’avenir britannique semble avoir pris un tournant pour le meilleur, celui que l’Europe prendra, France en tête, sera diamétralement opposé.

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Source : http://h16free.com/2017/06/25/58569-redite-brexit-ceux-qui-restent-et-ceux-qui-partent


Travailler toutes ses heures ? Non mais quel scandale !

vendredi 23 juin 2017 à 09:00

Croustillance d’un mois de juin tout en chaleur : on apprend dans une presse qui fait pourtant d’habitude fort attention à ne pas laisser fuiter d’informations vraiment irritantes que la mairie de Marseille a décidé de prendre quelques mesures musclées dans l’encadrement de ses agents et de leurs horaires de travail. Forcément, la grogne monte.

Et il y a de quoi ! D’après un passionnant article de la Provence, tout indique que la direction a décidé d’imposer aux agents de la ville de Marseille… de faire toutes leurs heures de travail.

Bonne mère ! Mais c’est la mort d’honnêtes travailleurs que veulent ainsi ces patrons inconséquents ! Imposer ainsi à toute une administration de faire ce pour quoi elle est payée (avec vos sous, au passage), c’est mettre un doigt puis, c’est évident, le bras entier dans un engrenage catastrophique où productivité, efficience et rationalisation seront les mots-clés répétés en mantras capitalistes néolibéraux. D’autant que la mairie a clairement expliqué vouloir remettre un peu d’ordre dans les horaires de travail et les astreintes des uns et des autres aussi rapidement que possible, d’ici à la fin de l’année au grand maximum.

Et ça, les syndicats ne pourront pas l’accepter : l’intersyndicale FSU, CGT et UNSA a déjà appelé à la grève et ses membres rappellent âprement que si la mise en conformité avec la loi est évidemment nécessaire, elle ne pourrait se faire dans la précipitation. Demander subitement aux agents de venir faire toutes leurs heures et de modifier leurs habitudes ancestrales en moins de six mois, c’est plus serré qu’un café de Georges Clooney ! C’est intolérable !

Les esprits s’échauffent donc déjà à ce sujet. Rassurez-vous cependant : certains avantages resteront confortablement acquis comme celui, pour la municipalité, de ne faire travailler ses agents que 1567 heures par an au lieu des 1607 heures légales. Et tant pis pour les rapports de la Chambre Régionale des Comptes qui pointait cet écart et notait qu’il en coûtait 10 millions d’euros au contribuable en manque à gagner : la bonne santé, les joues roses et les fesses rebondies des agents municipaux marseillais méritent bien ça.

Plus précisément, l’administration municipale tente de faire passer cette pilule sur le dos des « spécificités des conditions de travail à Marseille et des problèmes sociaux ». En clair, l’insécurité urbaine, la gestion des populations « en difficulté », tout ceci justifierait qu’on puisse travailler moins à Marseille qu’à Trignac ou Trouville. On imagine, avec de si solides arguments, que dans les communes encore plus gangrénées par la pauvreté, le chômage et l’insécurité, les agents municipaux ne font qu’une journée par semaine pour s’éviter les ennuis… Et quoi qu’on en pense, pour les politiciens en charge des collectivités concernées, c’est en tout cas bien plus simple à gérer comme ça que de résoudre réellement les causes de ces écarts.

Ce qui permettra sans doute de mettre un petit mouchoir pudique sur l’histoire qui a déclenché cette soudaine prise de conscience d’un petit manquement des agents au niveau de leurs horaires : apparemment, une enquête préliminaire est en cours pour comprendre l’organisation du temps de travail du SAMU social de Marseille et qui, depuis 10 ans (sachons vivre), permettait à ses agents d’y travailler une semaine sur deux soit 10 à 12 jours par mois. Cette pratique, selon les calculs de la Chambre Régionale des Comptes, aurait entraîné un préjudice de 5 millions d’euros pour la collectivité, qui s’en est donc douillettement tamponné le coquillard pendant une décennie.

Et au-delà des préjudices financiers évidents, ces petits manquements aux horaires optimaux normalement attendus pour ces agents (tant pour le SAMU social que pour le reste de l’administration municipale) entraînent quelques effets adverses que les salariés de la mairie doivent subir de façon croissante : avec une belle place sur le podium 2016 de l’absentéisme (36,8 jours d’absence par an et par agent en moyenne, soit deuxième au classement après Amiens), ces horaires minimalistes et la charge de travail pour le moins réduite des agents municipaux ont une fâcheuse tendance à « venir ternir la vision déjà contrastée de la population locale sur la question de son administration municipale », pour paraphraser certains folliculaires évoqués dans un précédent article.

Eh oui ! Travailler nettement moins en gagnant toujours autant, pendant que tous les autres travaillent plus pour gagner finalement moins et payer plus d’impôts, cela finit par « ternir » les réputations, même les moins « contrastées ».

On attend donc avec impatience la mise à niveau de la municipalité marseillaise dont on sait déjà qu’elle se fera avec la souplesse légendaire de l’administration française syndicalisée. Mais indépendamment des petits borborygmes que provoqueront inévitablement les organisations syndicales à l’idée qu’on puisse faire travailler tout le monde à hauteur de ce qui a été convenu dans le contrat de travail et les conventions collectives, on en vient tout de même à se demander quand il sera fait de même partout ailleurs dans nos belles administrations, à commencer par la fonction publique territoriale notoirement connue pour ses horaires fantaisistes (avec nocturnes le jeudi jusqu’à 16h45).

Au passage, on est en droit de se demander – soyons fous – si l’application du strict cadre légal des horaires dans l’administration ne permettrait pas quelques gains de productivité et un meilleur service rendu aux administrés, ce dont le pays a grandement besoin actuellement. Voilà assurément un domaine dans lequel Marseille va pouvoir s’illustrer et, qui sait, montrer la voie.

Voie qui ne sera – contenez vos vapeurs – certainement pas suivie par nos élus qui, eux, savent en tous lieux, en tout temps, rester suffisamment hors de portée de leurs électeurs une fois que leur mandat est acquis. On peut donc d’ores et déjà se rassurer tout de suite et s’éviter le cauchemar d’une Assemblée engorgée, toujours pleine de députés affichant une belle présence, des débats enflammés et une myriade de questions remontant de leur électorat vers le gouvernement, d’un Parlement européen débordé et de la disparition afférente des emplois fictifs ou presque d’assistants divers et variés qui entourent nos élus.

A contrario, on continuera donc de soupirer en lisant les saillies consternantes de ces derniers tentant de faire passer leurs emplois pour de véritables sacerdoces dont on se demande pourquoi, alors, ils attirent toujours plus

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Source : http://h16free.com/2017/06/23/58553-travailler-toutes-ses-heures-non-mais-quel-scandale