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Prélèvement à la source : la première catastrophe industrielle du président Macron ?

mercredi 17 mai 2017 à 09:00

Il aurait été franchement dommage de partir sans laisser de cadeaux. C’est très sûrement ce que se sont dit les fines équipes hollandaises dans la dernière semaine du quinquennat du président flambiste, à tel point qu’elles ont multiplié les mesures de dernière minute pour s’assurer de boucler les affaires courantes et les petits dossiers brûlants. Le président Macron n’a pas encore ouvert les jolis paquets colorés mais gageons que les surprises feront des heureux.

Prenez le tirage au sort en guise de « sélection » à l’université : que voilà une idée lumineuse, éminemment bisou-compatible, et qui assure une amélioration notoire du niveau des étudiants pour la prochaine rentrée ! Non seulement, cela va encourager les uns et les autres à travailler en amont puisque bon ou mauvais, chacun aura sa chance, mais en plus, cela garantira une saine variété des prérequis universitaires qui promet, à terme, une excellence des étudiants et une forte remotivation des enseignants.

Mais ici, on ne parle que d’éducation. C’est un sujet relativement badin dont le président Macron ne fera qu’une bouchée, entre deux apéricubes républicains que les prochaines semaines lui promettent. C’est un sujet léger même, comparé à celui, plus lourd et certainement plus sensible, de la nouvelle fiscalité créative que Bercy entend mettre en place dans les prochains mois.

Vous n’en avez pas entendu parler ? Vous ne voyez pas de quelle créativité je veux parler ? Allons, je sais que la campagne présidentielle, palpitante à force de rebondissements, vous aura probablement focalisé sur un avenir qu’on sent de plus en plus agité, mais tout de même, qui pouvait oublier que, depuis plusieurs années, tout le monde s’est mis en tête, au sommet de l’État, de trouver de nouvelles façons de ponctionner le contribuable ? Qui pouvait omettre que Sapin et sa brochette de génies travaillaient dur à la mise en place du prélavement prélèvement à la source ?

Eh oui, rappelez-vous : dès 2015, on trouvait déjà cette envie gravée dans la feuille de route de nos énarques fiscalisateurs. À l’époque, le chantier était lancé en fanfare alors même que, pourtant, quelques doutes planaient sur la capacité de l’État à mener à bien un projet informatique de cette ampleur. Certains méchants commentateurs ne se sont d’ailleurs pas privés, les vils, de noter qu’en la matière, les administrations concernées n’avaient jusqu’à présent guère démontré leur maîtrise de l’outil informatique.

Il est vrai que si l’on passe pudiquement sur l’actuelle informatisation de la saisie des impôts français, qui fait quelque peu frémir celui qui a connu la gestion internet d’impôts outre-France, l’État français s’est tout de même illustré par quelques foirages retentissants. L’informatique du RSI, grande et belle administration qui rappelle systématiquement les meilleurs passages de Fantasia où des hippopotames tentent de danser avec grâce (l’analogie s’arrête là tant le film de Disney est beau et l’informatique du RSI immonde) ; la fusion des Assedic avec l’ANPE, voilà encore un beau cas d’école d’une grande réussite informatique ; Louvois, ce logiciel de gestion de la solde des militaires qui n’a jamais réussi qu’à augmenter celle des sociétés contractantes ; le logiciel de l’Opérateur National de Paie, chargé de s’occuper de la paie de millions de fonctionnaires français, et qui n’aura finalement jamais vu le jour ; bref, autant d’exemples gratinés (il y en a d’autres) que notre administration, confrontée à l’informatique, réalise des miracles en terme de performances budgétaires et de gestion de projet…

Dans ce cas, si le passé est un quelconque indicateur de l’avenir, la mise en place du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu promet donc de grands moments de solitude au contribuable français, malgré l’assurance que tout se passerait bien proférée avec aplomb en mars 2016 par Christian Eckert et sa troupe d’équilibristes fiscalistes survitaminés, date à laquelle la décision est fermement actée, sans possibilité de retour arrière. Et malgré quelques passes d’armes en novembre de l’année dernière, le projet est donc entériné par l’Assemblée sous les applaudissements et au milieu d’une liesse populaire évidente tant ceci était réclamé de toutes parts.

Le président Macron va donc devoir faire avec un projet qu’on sait déjà coûteux, extrêmement complexe, pas réellement populaire et qui peut très fortement déraper vers le n’importe quoi explosif comme en ont témoigné les précédents exemples.

On comprend que le pauvret, mis devant le fait accompli, ait poussé l’idée d’un bon gros audit de tout le tremblement, confirmé par Benjamin Grivault, le porte-parole d’En marche ! … Malheureusement, l’équipe sortante a absolument tout fait pour que ce projet se réalise puisque le ministre du budget sortant a signé mercredi dernier les décrets entérinant ce prélèvement à la source, rendant tout report relativement compliqué.

Audit ou pas, les petits Français vont goûter à une nouvelle façon de se faire ponctionner et Macron va devoir gérer ce qui ressemble déjà de loin à un petit souci, et de près à une grosse, une énorme catastrophe industrielle : tous les ingrédients semblent en effet réunis pour faire un maximum de mécontents, même si tout se passe bien, et un maximum de dégâts si cela se passe mal.

Outre l’évident surcoût pour les entreprises qui, dans cette nouvelle méthode de ponction, se retrouvent à gérer l’impôt pour le compte du Moloch, se pose la question de la confidentialité des données entre les salariés et les services de paie qui devront tout savoir de ce dernier pour établir un relevé fidèle de l’impôt à payer. L’impôt français étant de surcroît calculé en tenant compte de la situation maritale, les possibilités d’erreurs sont quasiment infinies. Tant du côté des syndicats que des entreprises, l’impôt à la source revient à mettre en place une énorme usine à gaz qui touche à la fois aux ressources financières des personnes concernées qu’à une certaine partie de leur intimité (patrimoniale ou familiale, par exemple).

En réalité, il n’y a aucune chance que le passage au prélèvement à la source se passe sans problème.

Pire : il n’y a aucune chance que cela représente une véritable simplification.

Si le système informatique est aussi bien conçu que ce qui se trouve derrière la gestion des dossiers de Sécurité Sociale, d’indemnités chômage ou du RSI, de la solde des militaires ou des autres prouesses techniques de l’État français, des millions de contribuables vont connaître de folles aventures. Et toute simplification obtenue du côté du salarié le sera au détriment des entreprises qui vont devoir gérer une immense dose de complexité supplémentaire. Ça tombe bien : les entreprises françaises nageaient dans la simplicité.

Mais ne vous inquiétez pas : il ne fait aucun doute que ces problèmes seront largement résolus par tout l’appareil politique et administratif du pays, cornaqué de main de maître par un Macron déjà auréolé d’une gloire difficilement compressible dont la presse fait état sur des articles de plus en plus nombreux. On ne saurait imaginer une erreur de jugement sur un sujet aussi explosif. L’impôt à la source sera mis en place, tout se passera bien, et les contribuables pourront même pousser un petit soupir de soulagement en oubliant le tiers provisionnel.

Forcément, ça va bien se passer.

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Source : http://h16free.com/2017/05/17/58222-prelevement-a-la-source-la-premiere-catastrophe-industrielle-du-president-macron


Une semaine plus tard, tout redevient comme avant

lundi 15 mai 2017 à 09:00

Voilà, c’est fait, Macron y est. Les choses sérieuses peuvent commencer et le renouvellement peut enfin débuter. Ou presque.

Parce qu’à bien regarder la semaine qui vient de s’écouler pour aboutir à ce petit moment républicain qui croustille, tout tend plutôt à montrer que la politique politicienne reprend bien vite ses droits partout dans le microcosme parisianno-centré. La foulée « En Marche » semble se transformer rapidement en petits pas minuscules de retraité pantouflé.

Les semaines qui suivirent les « stupéfiantes » révélations sur les emplois de la famille Fillon permettaient assez bien d’illustrer ce que pouvaient donner des rats fuyant un navire. Celles qui viennent de s’écouler donnent un ton particulier à la recomposition actuelle de la politique française.

On vient ainsi d’observer les extrémités auxquelles des naufragés de pédalos sont prêts à se livrer pour conserver l’accès à la gamelle républicaine. Je ne reviens pas sur le cas pathétique de Manuel Valls, barbotant dans le ridicule et l’absence consumée de honte et de colonne vertébrale, tentant le tout pour le tout auprès d’un subordonné devenu patron. Je passerai aussi rapidement sur le trio de mégères socialistes, Aubry, Taubira et Hidalgo, déjà évoquées dans un précédent article, qui tentent une chorégraphie pardon un « mouvement » pour animer un peu le cadavre du PS pendant que Cambadélis, jamais à cours de pitreries, harangue les passants du haut de sa palette rouge. Rassurez-vous : la droite n’est pas en reste puisque du côté des extrêmes, l’alliance humide entre Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen, à l’instar d’un mariage de Brittney Spears, est terminée avant d’avoir pu donner le moindre bénéfice ; l’autre droite, elle, n’a pas attendu la fin du second tour pour se déchirer entre les partisans d’un avachissement global d’un programme politique déjà pas trop vigoureux et ceux, plus déterminés, ouvertement adeptes d’une bonne couille-mollisation à la Juppé.

Mais ce qui se passe en coulisse d’En Marche permet de remettre quelques pendules à l’heure et notamment celles de militants un peu trop naïfs qui auraient oublié ce que « politique politicienne » veut dire : on contemple à présent toutes les petites manigances habituelles qu’on croyait pourtant avoir disparues avec l’arrivée de « notre » nouveau-président jeune et dynamique.

Eh oui, manque de bol, si le pays s’est mis en marche, ce n’est pas pour arpenter des sentiers inconnus mais les routes déjà hyper-fréquentées de toutes les habituelles tractations en coulisses et autres petits arrangements entre « amis » mutuellement profitables.

Voilà que Bayrou, éternel cocu de la République, se découvre une nouvelle paire de cornes : le nombre d’investitures de candidats MoDem est bien inférieur à ce qu’il attendait en retour de son soutien gratuit et surtout officiel à Macron. Oh. Zut alors. On appréciera au passage l’imbroglio qui a suivi à ce sujet, où le dit Bayrou tente de faire croire qu’il a obtenu un accord avec Macron alors que, de son côté, le secrétaire général de La République en marche explique qu’il n’y a aucune espèce d’accord entre eux.

Voilà Bruno Le Maire, valorisé 2% à la criée en novembre dernier, qui tente de récupérer l’un ou l’autre poste en vacance chez Manu le petit nouveau, tout en conservant tout de même un pied chez Les Républicains, des fois qu’il n’y aurait rien là-bas : après tout, si Valls, avec un tel passif, ne renonce pas à réclamer, pourquoi Le Maire s’en priverait-il, lui qui n’a jamais réussi à être nul qu’à un niveau ministériel moyen, jamais comme premier ministre ? Certes, il reste aussi possible que les nombreuses manœuvres en coulisse qu’on prête au petit Bruno ne sont que rumeurs lancées par En Marche pour déstabliliser une droite dont on se doute que, unie, elle pourrait bien gêner fortement le nouveau président. Certes. Mais quand bien même : on serait, là encore, dans la petite politique politicienne tout ce qu’il y a de plus standard, non ?

Et pour avoir évoqué Valls, voilà que la République se garde bien de se mettre En Marche sur ses plate-bandes en ne nommant personne en face de lui dans sa circonscription… Commode coïncidence, et calcul électoral logique : même avec des chances réduites de l’emporter, Valls – susceptible de voter dans le sens de Macron – est préféré à un emmerdeur de droite ou, pire encore, de cette France Insoumise qui fera barrage à tout et dont on ne connaît pas encore la force réelle.

En pratique, le renouveau politique est très finement calculé : on fait du nouveau, oui, mais là où il n’y a aucun risque. Comme prévu, on récupère ce qu’on peut dans les vieux pots, ou du moins, on essaye. Et quand on prend un trop gros risque, comme avec le frétillant conseiller communication de Hollande, Gaspard Gantzer, ami de promo de Macron à l’ENA, en le parachutant à Rennes, on se doit de rétropédaler rapidement, exactement comme jadis les politiciens roués qui ont émaillé la politique française jusqu’à présent.

Pour d’autres enfin, le risque ne sera certainement pas pris par la République En Marche qui ne fera surtout pas le premier pas : pour Le Foll, Touraine et El Khomri, il faudra que ces derniers abandonnent l’étiquette PS pour pouvoir se retrouver au sein du « mouvement ». Apparemment, Macron aura jugé que ces tristes personnages n’ont pas déjà fait assez de dégâts pour leur redonner une chance, cette chance dont le pays ne semble vraiment pas jouir actuellement… Il n’est qu’à voir les premières nominations présidentielles qui ne surprendront que les plus naïfs qui auraient vraiment cru à cette histoire de renouvellement : on est allé, là encore, piocher dans les énarques et Science Po, sans originalité ni aucune prise de risque.

Bref, malgré toutes les promesses de changement, toutes les admonestations à faire de la politique autrement, il reste encore trop de vieux débris, de jeunes cancrelats et de vipères gluantes qui parviendront à se recaser, à continuer de vivre dans les couloirs dorés de la République. Les habitudes ont la vie dure et ce n’est pas encore maintenant qu’on observe un vrai changement de celles-ci.

Certes, Macron, trop neuf, devra composer. Certes, il est entendu que la nouvelle Assemblée sera forcément composée pour partie de ces insubmersibles grouillots qui patinent, de législature en législature, les ors républicains. Certes. Mais au moins pouvait-on espérer, vaguement, que les renoncements, les petits arrangements, les tractations et la politique politicienne dans ce qu’elle a de plus bas n’interviendraient qu’une fois ces législatives passées, pas avant.

Certes, il ne pleut pas à grosses gouttes. Mais les nuages s’accumulent déjà et quelques gouttes tombent…

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Source : http://h16free.com/2017/05/15/58211-une-semaine-plus-tard-tout-redevient-comme-avant


[Redite] Londres accueille avec joie les Olympiades de la Dépense

dimanche 14 mai 2017 à 11:11

Article initialement paru le 22 juin 2012

Alors que la course aux Jeux Olympiques de 2024 continue et que seuls Los Angeles et Paris sont encore dans la course, je vous propose de revenir sur ceux de 2012 qui eurent lieu à Londres et qui, conformément à ce qu’on pouvait en attendre, se soldèrent par de belles cérémonies et… un bilan économique franchement mitigé. Or, si les Anglais firent preuve, à l’occasion, d’une relative maîtrise de leur budget, la façon dont se profile l’affaire avec Paris laisse augurer de soucis financiers autrement plus aigus, détaillés par un récent article de Capital qui ne laisse aucun doute planer sur le fiasco financiers que nos amis socialistes sont en train de nous préparer avec notre argent.

Dans quelques semaines, Londres et les Londoniens auront l’immense bonheur d’accueillir les Jeux Olympiques et permettront au monde d’oublier les petits soucis quotidiens en regardant de frêles jeunes filles lancer des poids avec grâce dans l’azur ensoleillé de la capitale britannique, ou de fringant jeunes hommes trottiner sur 100 m à 36 km/h de moyenne sans l’aide d’aucune potion magique. Et puis après, le monde s’effondrera.

Enfin, pour le monde, je ne sais pas. Mais pour l’équilibre budgétaire de la municipalité de Londres, en revanche, là, je suis sûr qu’il va morfler sévère.

« Rooh », se dira le lecteur habituel et blasé. « Encore une dose de méchanceté et de mauvaise foi ! Qu’a-t-il donc à reprocher à cette magnifique manifestation d’entente planétaire dans une compétition saine et colorée ? Tout ça, c’est bien sûr, parce que la France n’a pas décroché la timbale en 2005 lorsque les jeux furent attribués à Londres plutôt qu’à Paris ! »

En fait, rien de tout ça, mais avant d’entrer dans le sujet, revenons rapidement en juillet 2005 : après un suspens insoutenable, le Comité Olympique annonce que bah non, Paris ne gagne pas le droit d’organiser les jeux de 2012, ce sera Londres.

C’est la déception dans les rangs français, emmenés, on se le rappelle, par Bertrand Notre Dame de Paris Delanoë, qui va d’ailleurs s’épancher dans le journal de France 2, snif snif, c’est terrible de voir tout ce vivrensemble qui vient de se prendre une tarte maousse pas du tout bisounours :

Eh oui, comme le dit Bertrand, « une défaite un peu inexplicable » compte-tenu du graissage de patte quasi-industriel qui avait eu lieu avant mais qui n’a pas suffi devant la distribution de bonbons encore plus forte côté britannique, et qui a donc plongé le Maire de Paris dans un désarroi lacrymogène. Sur le coup, donc, euphorie londonienne et pleurnicheries parisiennes. Enfin, officiellement.

Officieusement, côté britannique, certains avaient déjà fait des calculs et commençaient à tirer une tête bien sombre. En France, pas mal (dont moi-même) poussèrent un ouf de soulagement en apprenant la défaite de Paris, suivi d’ailleurs immédiatement d’une joie un peu sadique en constatant la mine défaite de l’improbable maire parisien. Nous aussi avions fait nos calculs.

Nous voici sept ans plus tard, au moment où les jeux vont débuter.

On peut déjà parier que ces jeux seront, sur le plan sportif et événementiel, parfaitement organisés, et il est probable qu’ils seront une belle réussite. Les touristes, venus pour l’occasion, en auront pour leur argent, au moins en ce qui concerne le sport (pour la bonne chère, ça reste l’Angleterre, tout de même, n’exagérons rien).

Mais pour le reste, on comprend déjà que tout ne va pas être aussi génial. S’il y a bien quelque chose qui va décidément être sportif, ce sera le rétropédalage des autorités lorsqu’il s’agira d’expliquer que l’opération globale des jeux olympiques menés à Londres n’est pas un gouffre financier.

Non pas que les Jeux Olympiques devraient, par nature, représenter un bonus économique important. De loin en loin, depuis les jeux de Los Angeles en 1984, pas une seule fois les Jeux n’ont rapporté un kopeck à ceux qui les avaient organisés.

On pourrait, à la limite, se contenter d’un budget à peu près équilibré permettant d’éviter de creuser les poches des contribuables. Mais là encore, que nenni : c’est, de façon systématique, un gouffre financier avec, littéralement, des milliards d’euros, de dollars ou de livres sterling dépensées sans espoir de retour. « Roooh » va-t-on encore me sortir ici, doublé d’un « Ce n’est pas possible, avec toutes les retombées médiatiques, le tourisme, et tout ça, l’opération doit être bien moins catastrophique qu’il le prétend, cette mauvaise langue ! »

Sauf que lorsqu’on épluche la presse et les chiffres évoqués pour les chantiers londoniens en cours, on obtient ceci : en 2002, le montant de la facture des Jeux était estimé à 2.8 Milliards de dollars. En 2012, la municipalité de Londres avoue en avoir dépensé 15, ce qui fait un joli x5. Ici, ce sont les contractants qui se frottent les mains, et les contribuables les yeux : un dépassement de budget d’un rapport cinq, c’est tout de même une performance assez remarquable. D’autant que la dernière estimation du coût final, une fois les Jeux terminés, s’établit à présent bien au-delà des 24 milliards de livres (38 milliards de dollars, à la louche). Là encore, on parle d’un gros facteur 13, ce qui donne un peu le vertige.

Évidemment, la facture finale pour Londres, alors que la crise s’est déchaînée entre les larmes de Delanoë, en 2005, et maintenant, remet en perspective les craintes de ceux qui redoutaient ces jeux pour leur capitale (qu’ils fussent parisiens ou londoniens), notamment lorsqu’on se rappelle d’une précédente capitale, Athènes, et de sa petite note de 11 milliards de dollars largement supportée par le peuple grec puis le reste de l’Europe par le truchement d’une tuyauterie financière qui n’a plus de secret pour personne.

Jeux Olympiques d'Athènes 2004

En réalité, les Jeux, s’ils sont Olympiques, le sont surtout du côté des dépenses générées. On entend souvent que les jeux se rembourseront, mais la réalité est que la plupart des équipements sont construits de façon spécifique pour les sports qui vont y être pratiqués le temps des jeux (un mois) puis être, purement et simplement, détruits ou abandonnés. Par exemple, il n’y a pas bousculade de licenciés pour du handball en Angleterre, et le kayak, en Grèce, n’a jamais mobilisé les foules.

Le fait d’héberger les jeux pendant un mois signifie effectivement que la ville va voir l’activité économique exploser juste avant, mais cette activité profite surtout à des contractants extérieurs qui connaissent les besoins, contraintes et spécificités des infrastructures de ce genre d’événementiels. Rares sont les contractants locaux habitués à gérer ces paramètres. L’argent dépensé par les Londoniens dans ces conditions finit donc par quitter la ville, voire le pays, dans sa plus grosse partie. En outre, les emplois créés le sont de façon purement temporaire : la folie des jeux retombée, il n’en reste plus qu’une toute, toute petite partie.

Observation vraie pour les emplois qui s’étend au tourisme : boosté le temps des jeux, les touristes ne viendront pas plus l’année prochaine à cause d’infrastructures désertées ou démontées. De surcroît, les touristes qui peuvent se permettre d’aller aux jeux (avec des dépenses afférentes de plusieurs milliers de dollars) sont peu nombreux, et ne reviendront pas. Quant à l’idée que les jeux provoquent une ruée sur les sports ainsi médiatisés et entraînent donc un regain de consommation correspondante, c’est juste ça : une idée, fausse de surcroît. Je ne pense pas que vous vous soyez récemment rué sur une paire de pompes en ayant regardé Usain Bolt réaliser ses performances. À la limite, ça aurait même tendance à décourager.

Non, pas de doute : les jeux sont des gouffres financiers. Colorés, joyeux, festifs, forcément citoyens (du monde) adossés à une compétition dans un esprit de partage et de fraternité évidemment planétaire avec des rafales de bisous écoconscients en package bonus. Mais ça reste des gouffres.

En ces temps de crise violente, on comprend maintenant mieux les grimaces des londoniens, et mieux aussi pourquoi le petit Bertrand semble avoir largement digéré la pilule.

En effet, quand on sait que la Ville de Paris est, techniquement, dans la dette et les déficits jusqu’au cou, que ses dépenses ont bondi sous l’ère Delanoë de plus de 44%, en parallèle d’une explosion du nombre d’employés et de l’absentéisme, bref, que la situation financière de la ville est proprement catastrophique, on imagine qu’avec les Jeux Olympiques, la facture finale aurait été démentielle.

Tous comptes faits, les Français en général et les Parisiens en particulier pourront remercier chaudement le Comité Olympique d’avoir choisi Londres plutôt que Paris. Les larmes de Delanoë de 2005 prennent un goût étonnamment sucré.

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Source : http://h16free.com/2017/05/14/58234-redite-londres-accueille-avec-joie-les-olympiades-de-la-depense


WanaCrypt0r, une cyberattaque ‘sans précédent’

samedi 13 mai 2017 à 18:00

Article initialement paru sur Contrepoints

Depuis la journée de vendredi, près d’une centaine de pays ont subi des attaques cybercriminelles visant des milliers d’entreprises et administrations. Ce n’est que maintenant qu’on commence à comprendre les dégâts et l’ampleur de l’assaut qui vient d’avoir lieu.

Pour les victimes, cette attaque s’est traduite par une demande de rançon. Essentiellement, les criminels ont déployé WanaCrypt0r, un logiciel qui chiffre intégralement les données ciblées, les rendant illisibles pour la victime qui doit alors verser une rançon (généralement en Bitcoin) pour obtenir la clé de déchiffrement connue des seuls malfaiteurs.

Une attaque internationale

La liste des victimes est très longue et couvre de nombreux pays. La Russie, le Royaume-Uni, l’Espagne, le Portugal ou la Roumanie sont parmi ces victimes. La France est aussi concernée où le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « accès et maintien frauduleux dans des systèmes de traitement automatisé de données », « entraves au fonctionnement » de ces systèmes, et « extorsions et tentatives d’extorsions ». Pour le moment, par son ampleur, par le nombre de sociétés et d’administrations concernées, cette attaque semble bien être la plus vaste connue à ce jour.

À l’étranger, cette attaque a notamment mis à genoux le système informatique de plusieurs hôpitaux publics en Angleterre, perturbant gravement le système de santé publique NHS (National Health Security) anglais, avec des conséquences parfois graves puisque, comme en témoigne un jeune médecin de l’hôpital de Londres, il devient impossible de faire des radios, élément pourtant essentiel de la médecine d’urgence, ou d’imprimer les bracelets d’identification des nouveaux-nés. Europol évoque une attaque informatique « d’un niveau sans précédent » et indique « collabore[r] avec les unités de cybercriminalité des pays affectés et les partenaires industriels majeurs pour atténuer la menace et assister les victimes ».

En France, des sites de production Renault, ciblés, sont maintenant à l’arrêt pour éviter la propagation du virus. Apparemment, le site de Sandouville en Seine-Maritime serait notamment concerné même si la direction n’a pas apporté de précision sur les sites touchés.

Une attaque pourtant facile à éviter

Pourtant, l’attaque aurait pu être prévenue. Le logiciel malveillant – qui, une fois installé, chiffre tout ou partie des données de la victime – se base en effet sur plusieurs failles qui sont maintenant toutes connues.

D’une part, les victimes ont essentiellement été infectées par deux vecteurs : le phishing et une infrastructure informatique en réseau pas suffisamment tenue à jour. D’autre part, il existe des correctifs pour la faille exploitée depuis déjà plusieurs semaines !

Le phishing (ou hameçonnage) est une technique menée, dans le cas qui nous occupe, par l’envoi d’un courrier électronique suffisamment bien fait pour obtenir de la personne visée qu’elle exécute certaines opérations apparemment bénignes sur sa machine, comme ouvrir un document texte (PDF, Word, …). Normalement, la mise en place de politiques strictes de filtrage des pièces attachées des courriers électroniques, de politiques de sécurités sur les machines de travail de toutes les entreprises (privées ou publiques) permet sinon de garantir une totale étanchéité à ce genre de soucis, au moins une vigilance des utilisateurs et des alertes devant de telles tentatives qui sont, de nos jours, monnaie courante. À titre individuel, l’usager moyen ne devrait plus, de nos jours, ouvrir des attachements de provenance incertaine, ou installer des applications depuis une source non reconnue.

Quant à l’infrastructure réseau et les machines qui la composent, elle se doit d’être régulièrement mise à jour pour éviter l’accumulation de failles et de vulnérabilités. Là encore, même l’usager lambda dispose d’outils standards qui lui permettent de conserver son ordinateur, sa tablette ou son téléphone à jour pour tenir compte des correctifs de sécurité émis par les fournisseurs. Or, dans le cas du NHS par exemple, un rapport de décembre 2016 rapporté par The Guardian montre que « presque tous les établissements du NHS utilisaient une version obsolète du logiciel Windows » dont les dernières mises à jour de sécurité remonte à avril 2014. Autant dire pour le monde informatique : une éternité.

Enfin, on pourra noter que, dans bien des cas, la restauration de données non-chiffrées à partir de sauvegardes récentes et lisibles semble poser des problèmes, ce qui en dit long sur les plans de contingence en cas d’incident que ces institutions ont mis en place. Là encore, de gros efforts semblent indispensables, surtout lorsque des vies sont en jeu.

Une attaque basée sur… un outil de la NSA

Fait plus grave encore : l’attaque se base sur l’exploitation d’une faille mise à jour il y a quelques semaines par ShadowBrokers, un groupe de hackers qui avaient fait fuiter des outils utilisés par la National Security Agency (NSA) américaine.

Autrement dit, ces outils permettent à l’agence d’espionnage américaine d’infiltrer aisément des ordinateurs cibles et utilisent pour ce faire différentes techniques dont l’une est basée sur une faille présente dans la version Microsoft de logiciel gérant le protocole réseau SMB. Or, depuis que cette faille est connue suite à la publication de ces outils, Microsoft avait largement publié les correctifs logiciels à appliquer sur toutes ses versions encore supportées de son système d’exploitation Windows. Charge à ses clients de tenir à jour les machines concernées, soit manuellement, soit automatiquement via le service Windows Update disponible en standard dans son système d’exploitation.

Cette attaque aux conséquences déjà graves et coûteuses impose de tirer des leçons sur la façon dont la plupart des pays industrialisés mettent en place de véritables cyber-armes, basées sur l’exploitation de ces failles dites « zero-day », c’est-à-dire inconnues des fournisseurs et développeurs de logiciels, et conservées secrètes pour servir les intérêts nationaux… Jusqu’au moment où ces failles finissent par fuiter et se retourner contre ceux qui les recherchent, les cultivent et les gardent secrètes. En l’occurrence, il est difficile de ne pas faire un parallèle entre cette catastrophe informatique et le développement de gaz neurotoxiques ou les menaces biologiques (virales ou bactériennes) dont les effets peuvent facilement se retourner contre ceux qui les ont créées.

Les citoyens et les contribuables qui ont maintenant à gérer les conséquences fort désagréables de ces chiffrements sauvages et des rançons afférentes sont en droit de demander des comptes à ces agences qui ont, en premier lieu, développé ces cyber-menaces au lieu de comprendre que la sécurité passe avant tout par l’amélioration continue des systèmes, amélioration continue qui nécessite une saine concurrence et la transparence à tous les niveaux.

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Source : http://h16free.com/2017/05/13/58229-wanacrypt0r-une-cyberattaque-sans-precedent


Parti Sosialiste : Mamies font de la résistance

jeudi 11 mai 2017 à 09:00

Emmanuel Macron promettait de changer la politique : reconnaissons-lui d’avoir, d’ores et déjà, réussi son pari. Il n’en est que marginalement responsable, mais il n’empêche que son arrivée dans la vie politique française joue le rôle d’un catalyseur bienvenu : comme le PCF en son temps, le PS est en train de se ringardiser à vitesse grand V.

Soyons fair-play : cette dissolution du PS dans ses propres acides est en grande partie l’oeuvre consummée de François Hollande qui aura, grâce à son art incroyablement toxique de la synthèse, réussi à faire croire à une survie du parti mitterrandien bien au-delà de sa réelle capacité. En réalité, le socialisme hollandesque, patchwork boiteux de crypto-marxistes et autres lambertistes honteux, de sociaux-démocrates et de centristes plus ou moins calculateurs n’a tenu que tant que tenaient les gamelles électorales.

L’arrivée de Macron à la présidence aura largement rebattu les cartes en siphonnant le centre, ce qui a dépeuplé le PS d’une partie de son aile la plus à droite (si tant est qu’on puisse parler de droite en France de nos jours). Les primaires socialistes ont achevé de réveiller les pires dissensions déjà largement attisées par les frondeurs pendant les cinq années de pénibleries hollandesques, pour aboutir au petit comédon de Benoît Hamon (« Monsieur Six Pour Cent ») et à une vaste récupération populiste de la part du batteleur Mélenchon pour les égarés qui restaient.

Au passage, on admirera la capacité d’adaptation de ce dernier qui ne recule devant aucun déménagement pour s’assurer une place dans la prochaine Assemblée : profitant des facilités offertes par le tourisme électoral, voilà notre homme qui se présentera à Marseille où les électeurs du cru pourront faire semblant d’élire un député local pendant qu’il fera semblant de les représenter.

Mais baste, passons les petites ambitions personnelles pour noter que la déroute socialiste est bien évidemment totale et tout le monde sent l’odeur du sang se répandre dans la prochaine Assemblée.

Cela n’a donc pas traîné : tout ce que le pays compte de barons socialistes commence à s’agiter pour tenter de trouver un point de chute alors que porter l’étiquette « PS » va s’avérer complètement invendable aux prochaines élections. En cela, tout se déroule comme prévu.

Ce qui ne nous empêchera pas de nous gondoler méchamment en voyant les petits gestes désespérés de plusieurs nageurs-couleurs dans le flot actuellement déchaîné de la politique française.

Difficile de réprimer un sourire devant l’humiliation gratinée qui est appliquée à Manuel Valls, mais force est de constater que le bougre a absolument tout fait pour qu’on la lui inflige : lâchant Hollande, puis Hamon, puis le Parti Socialiste, il était plus que temps que soit récompensée sa trop grande souplesse essentiellement due à une absence totale de colonne vertébrale. Monsieur Valls devra donc se trouver un petit canton douillet pour tenter de se faire réélire, mais je prédis (et espère) une fin tout à fait minable pour l’ex-premier ministre de la France sous état d’urgence.

Et tant qu’à se gondoler, autant laisser toute la panoplie des petits sentiments de panique se déployer dans les rangs socialistes pour obtenir le meilleur de la rigolade politique.

C’est ainsi qu’on apprend toute l’émotion de la petite Najat Vallaud-Belkacem qui va – espérons-le – devoir se trouver un vrai job, son actuel emploi fautif de Ministre de l’Edulcoration Nationale expirant avec un petit couic minable dans les jours qui viennent. Avec un peu de chance, Macron et son équipe choisiront prudemment de ne pas branquignoler à gros outils en ne repêchant surtout pas cette catastrophe industrielle majeure.

C’est ainsi qu’un triplet de grands-mères socialistes se sont rassemblées pour tenter de se la jouer à la Macron en créant un mouvement, bricolage soudainement à la mode depuis que le jeunot a réussi son pari : Hidalgo, Aubry, Taubira, secondées par l’inévitable nuage « d’intellectuels » vaporeux et engagés de gauche, viennent de lancer « Dès Demain », un « mouvement d’innovation » ouvert à « tous les humanistes qui croient encore en l’action ».

Avec une telle accroche, de telles marraines et un tel passif derrière lui, le mouvement – qui promet bien évidemment de réinventer l’action, l’humanisme, la citoyenneté et le festivisme xyloglotte turbopropulsé – aura tout pour plaire, à commencer par une épaisse couche de peinture pour camoufler les vieux relents de socialisme des années 60 que les porteuses de projet incarnent si délicieusement. La prudence conviendrait d’ailleurs, au vu des idées qui seront remuées dans cette chaloupe lancée en direction des naufragés du pédalo Hollandus, d’appeler plutôt ce mouvement « Depuis hier » tant on sent déjà qu’on sera en prise directe avec un passé sépia dont plus personne ne veut entendre parler.

Il reste l’épineuse question de l’insupportable Ségolène. Soyons optimistes : si Macron a réussi à couler la Marine, peut-être pourra-t-il en faire autant avec la Royal. Quoi qu’il arrive ensuite, le pays lui devrait une fière chandelle.

Du reste, notons que si Fillon l’avait emporté à la place de Macron, le tableau – au moins à gauche – aurait été sensiblement le même puisque le PS aurait été, là encore, en proie à la même peur panique devant des législatives qu’on s’imagine déjà rudes pour nos vieux briscards politiciens.

L’avantage indéniable de la victoire de Macron sur Fillon est bien évidemment que ce qui est en train de s’opérer sur le parti socialiste prend la même tournure au sein des Républicains, qui n’ont absolument pas compris le message des urnes : plutôt que consolider sur les 20% d’électeurs d’un Fillon – invendable sur le plan personnel – voilà nos candidats au renouvellement de leur poste de député en train de bricoler le programme déjà passablement cabossé du candidat présidentiel pour tenter, une énième fois, de dissoudre les rares traces de libéralisme et de mesures un tantinet couillues dans des barils entiers de sociale-démocratie redistributive, caline et parfaitement imbuvable. Ceci annonce très vraisemblablement une belle explosion de cette droite foutraque et aussi sociale-démocrate que le PS agonisant.

Le bilan est franchement réjouissant : la gauche, arc-boutée sur ses dogmes passéistes, est en train de mourir de ses contradictions, ses guerres de chapelles et son incapacité dramatique à répondre aux besoins de la population. La droite, cadencée sur la gauche depuis Mitterrand et sa cynique arnaque frontiste, suit le même chemin avec la même fébrilité. Dans quelques mois, on peut espérer un petit dépoussiérage de ces vieux partis d’après-guerre. Les discours et les postures vont, peut-être, changer. Il était temps.

Maintenant, on peut espérer qu’il en soit de même avec les têtes. Pour le coup, je serais nettement plus prudent.

Pour le moment, il ne pleut pas.

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Source : http://h16free.com/2017/05/11/58201-parti-sosialiste-mamies-font-de-la-resistance