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Des youtubers réclament goulûment une jolie taxe

lundi 5 décembre 2016 à 09:00

Ce n’est pas parce que notre indécidable président a, apparemment, renoncé à se représenter que le quinquennat en est pour autant terminé. En six mois, on peut encore faire de gros dégâts. Et c’est ce à quoi semblent s’employer les députés dans leur législorrhée avec le retour, impromptu et obstiné, de la « taxe youtube ».

La question, lancinante, revient régulièrement sur le tapis depuis des mois, des années même, et son développement vient de marquer une nouvelle étape avec un amendement déposé par les députés lors du second examen du projet de loi de finances rectificative. Malgré l’écartement de cette taxe en hémicycle il y a un mois lors des discussions sur le projet de budget 2017, les députés ont remis le couvert en votant cet amendement visant à instaurer une taxe de 2% sur les revenus publicitaires des sites mettant à disposition des vidéos sur Internet.

L’idée est comme d’habitude aussi simple que stupide : puisqu’une technologie fonctionne, puisqu’elle génère du chiffre d’affaire et qu’il y a certainement matière pour l’État à en tirer profit sans trop se fouler, taxons tout ça bien vite, même s’il y a des soucis avec le fait que le contenu puisse être produit ailleurs qu’en France et que les sociétés publicitaires pourraient donc relever d’un droit fiscal étranger. Qu’à cela ne tienne, il suffira de rédiger la loi pour qu’elle soit la plus englobante au possible.

Youpi, une nouvelle taxe.

just think of it as a tax

On pourrait croire que cette manie de taxer, sans arrêt, les domaines émergents qui créent une richesse quelconque finirait par agacer ceux qui produisent du contenu et se voient ainsi dépossédés d’une part de leur revenu ? Après tout, cette taxe sera touchée par l’État, utilisée pour on ne sait quoi d’impérissable comme un caca thermomoulé place Vendôme, le salaire d’un animateur de France 2 ou un nouveau désastre industriel style Areva. Rien que ceci devrait normalement justifier le courroux de ceux qui payent ou, au moins, de ceux qui supportent ainsi cette ponction.

Nous sommes en France : il n’en est donc rien. Au contraire même puisque certains créateurs de contenus vidéos français, non contents de voir une nouvelle taxe s’abattre sur le médium qui leur sert de gagne-pain, se sont mis à réclamer aussi vocalement que possible d’avoir eux aussi leur part du gâteau.

C’est ainsi que dans une lettre ouverte disponible en ligne et au travers d’une vidéo que je ne vous ferai pas l’affront d’inclure ici, une belle brochette de Youtubers déclare sa flamme pour la spoliation de tous au profit de quelques uns.

Eh oui : faire de la vidéo sur les intertubes, ça eût payé, mais ça ne paye plus, mon bon. Dès lors, la question pour nos aventuriers du flux vidéo devient « Comment faire lorsque cette activité ne vous permet pas d’en vivre ? » et la réponse n’est pas, mais alors pas du tout de changer d’activité ce que, pourtant, tous les humains ont fait jusqu’à présent dans l’Histoire de l’Humanité.

Leur réponse est aussi simple et puissamment stupide que celle des députés ci-dessus : il faut prélever « un faible pourcentage des revenus publicitaires générés par les plus importants fournisseurs de publicités » et bien évidemment, « créer ensemble un statut de vidéaste » sans lequel le youtubeur est comme le bébé sans sa couche : tout sale et tout nu.

Ah, le statut ! Ah, la taxe et la subvention ! Que voilà de beaux et nobles buts pour nos jeunes vidéastes en mal de reconnaissance par leurs pairs et leur banquier ! Et puis, ça envoie du lourd de vouloir ainsi aller prendre chevaleresquement dans la poche des autres ce qu’on ne parvient pas à monétiser soi-même ! Qu’y a-t-il de plus beau que faire ainsi marcher, de force, la « solidarité » de ceux qui ne regardent pas leurs contenus et de les obliger à les payer ? Quoi de plus noble que reproduire, quasiment à l’identique, le principe de la redevance télévisuelle qui a permis à la télévision française d’écrire ses plus belles pages de propagande et d’abêtissement des masses, surtout actuellement et alors que le montant versé aux chaînes publiques n’a jamais été aussi élevé ?

pub vintages facebook, youtube, twitter, skypeC’est d’ailleurs, en soi, un excellent argument pour dire à ces frétillants youtubers : oui, vous avez raison, allez-y franco ! La taxe Youtube pour financer vos pitreries doit absolument être mise en place, vite, sans tarder, et toucher un maximum de monde, de façon forte et implacable. Elle doit permettre de bien vous subventionner, au maximum des possibilités de la trésorerie publique, et doit absolument vous permettre de vivre sur un grand pied. C’est indispensable.

La raison de mon enthousiasme face à cette idée géniale est simple : je connais bien l’histoire des subventions en France, et je sais tout le plaisir et le bonheur qu’elles ont apporté (le plaisir aux ponctionnés, le bonheur aux subventionnés). Et par voie de conséquence, je sais aussi que cet arrosage de subventions entraînera les effets habituels.

D’une part, ça va nettoyer rapidement les intertubes des productions plus ou moins indigentes de ces petits couineurs, notamment parce que ça leur enlèvera l’aura de crédibilité qu’ils pouvaient prétendre avoir. Cela a remarquablement bien marché pour la télévision et les journaux, dont la jeune génération actuelle se tient sagement éloignée. Pourquoi ça ne marcherait pas avec Youtube, après tout ?

D’autre part, je me souviens de l’industrie du jeu vidéo dans les années 80 puis 90. Pas subventionnée, florissante, terriblement âpre mais qui a pondu des jeux d’anthologie en France (eh oui m’sieurs dames, en France !) et sur laquelle le gouvernement, à la demande expresse de certains lobbyistes, a joyeusement agi. Maintenant, c’est un champ de ruines avec un nombre très réduit d’acteurs, et des créatifs qui se sont enfuis du pays pour aller trouver ailleurs leur pitance.

Par extension, les mêmes causes ayant les mêmes effets, on peut raisonnablement penser que l’idée lumineuse de nos youtubers va rapidement exiler les vrais créatifs et engendrer tout un écosystème de petits parasites révérencieux. Comme pour les journaux. Comme pour la télé. Comme pour le cinéma. Comme pour toutes les industries lourdement subventionnées en France.

youtube-youtax

Parce qu’on peut déjà parier que nos belles âmes se sentent fort prêtes à téter le robinet à subvention, mais ne se sont pas posé la question de savoir ce qui se passera lorsque ces subventions iront à des youtubeurs qu’ils ne peuvent pas encaisser. Ou disons qu’ils ont déjà une réponse qui consistera à bien sélectionner les youtubers qui peuvent recevoir, et les autres. Comme pour les journaux. Comme pour la télé. Comme pour le cinéma.

Parce qu’on peut aussi rappeler qu’une subvention qui tombe d’un côté, c’est un droit de regard du payeur de l’autre côté. C’est une panoplie de devoirs, pas tous écrits ou pas encore formulés mais bien présents. Vous aimez le Netflix à la française, avec son cadencement des sorties qui lutte mal contre un piratage galopant ? Eh bien vous adorerez le prochain Youtube à la française avec ses sujets officiels imposés, son mode de traitement ou ses quotas taillés au cordeau, pardi !

Vous la voyez, la belle diversité culturelle de Youtube.fr dans quelques années, à ce régime ? Miam.

La réalité, toute froide, de cette magnifique démarche, est que les youtubers sont des fournisseurs comme les autres et qu’ils ne demandent rien d’autre, avec leur subvention et leur taxe, que l’État accroisse leurs marges en tordant le bras du client. Belle mentalité !

Souhaitons-leur toute la réussite qu’on peut souhaiter aux lobbyistes, affidés du pouvoir et autres téteurs de subventions.

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Source : http://h16free.com/2016/12/05/56602-des-youtubers-reclament-goulument-une-jolie-taxe


[Redite] Une impossible réforme des retraites

dimanche 4 décembre 2016 à 11:00

Billet paru initialement le 20.12.2012

Hollande renonce donc. Peut-être certains trouveront un peu tôt pour se lancer dans un bilan, et – qui sait – en six mois, il peut encore se passer suffisamment de choses pour remettre en question la note finale qu’on pourrait accorder à ce quinquennat. Nonobstant, en début d’icelui, je notais les velléités du nouvel arrivé à l’Élysée de « réformer » les retraites. Quatre ans plus tard, les retraites n’ont guère été réformées. Reste-t-il vraiment une incertitude sur une fin désagréable à ce sujet ? À vous de juger.


Si vous pensiez que le régime des retraites allait tenir encore quelques années de plus, bernique. Malgré l’évident danger qu’il peut y avoir à tripoter ce sujet explosif, le gouvernement s’apprête à le remettre sur la table dans les prochains jours. Quand on sait qu’il a tout à y perdre, on comprend qu’Ayrault et Moscovici sont ici acculés à cette éventualité, et n’ont certainement pas choisi ni le moment, ni les modalités. À l’évidence et même si personne ne veut le dire comme ça, la situation est catastrophique.

On croirait presque à de la surprise dans les petits papiers qui se succèdent dans la presse, sur un mode mélangeant la gravité et l’euphémisme à la grosse louche : malgré la fameuse fumeuse réforme de Sarkozy en 2010, zut et flûte, les régimes de retraite vont rester déficitaires. Pourtant, cela fait des années que différents économistes, blogueurs ou analystes un peu sérieux de la vie française se font l’écho d’une préoccupation grandissante sur ce sujet, et il y a quelques mois déjà, des articles relayaient les difficultés grandissantes et les cris d’alerte poussés par les caisses de retraite sentant leur fin proche. Par exemple, en octobre, Contrepoints rappelait que cette répartition était vouée à disparaître, l’AGIRC et l’ARRCO puisant actuellement dans leurs réserves afin d’assurer le paiement des pensions. Et d’après leurs calculs, elles seront épuisées en 2017 pour l’AGIRC et 2020 pour l’ARRCO (et ça, si la situation reste stable, ce qui propulserait la France tout entière à Disneyland).

Un excellent billet d’Acrithène expliquait début décembre pourquoi les régimes de répartitions étaient systématiquement en déséquilibre, et montrait de façon éclatante pourquoi la seule issue à ce problème traîné comme une mauvaise gangrène par le pays depuis des décennies résidait dans une solution amère : réduire les pensions et augmenter l’âge de départ.

retirement demotivator

On comprend qu’électoralement, ce n’est pas vendeur du tout. Et on comprend donc que l’actuel gouvernement se retrouve dans ses petits souliers quand il s’agit de faire perdurer ce système vermoulu : eh oui, les réformes Sarkozy, en 2010, étaient franchement insuffisantes, mais les actuels dirigeants n’avaient pourtant pas trouvé de mots assez durs pour condamner les affreuses mesures de la droâte socialoïde. Débinant les micro-retouches de l’UMP dans les retraites, ils doivent maintenant s’attaquer au gros-œuvre, sachant que politiquement parlant, les syndicats, les retraités, les salariés, les fonctionnaires et les professions à régimes favorisés sont déjà aux aguets.

Or, pour équilibrer le système de retraite, comme je le notais ci-dessus, il n’y a pas trente six façons de procéder : soit il faudra travailler plus longtemps, soit il faudra relever les cotisation, soit il faudra diminuer les pensions versées. Et bien évidemment, un mix de tout cela est envisageable, avec des proportions alchimiques dont on sait déjà qu’elles ne pourront, quoi qu’il arrive, ménager ni la chèvre, ni le chou, ni le sourire de la crémière qui va se prendre une bonne avoinée. Eh oui : toucher l’âge de départ ou diminuer les pensions, c’est en parfaite contradiction avec les discours des socialistes lorsqu’ils étaient dans l’opposition, et comme à l’accoutumée, en totale opposition avec leurs promesses de campagnes (mais là, on a l’habitude). Quant à relever les cotisations, on se délecte déjà des grimaces que Moscovici va devoir nous faire pour essayer d’expliquer pourquoi on doit enfoncer un poignard de plus dans la compétitivité du travail français. Montebourg en frétille déjà.

moscolouchi

Mais ceci ne suffira pas. Bien sûr, On peut tripoter un peu ces paramètres histoire de faire tenir l’usine à gaz quelques années de plus : par exemple et au hasard, on peut aligner tout le monde, fonctionnaires, élus divers et variés et autres privilégiés du rail ou de l’électricité, sur un seul système, celui du régime général, qu’on aura soin de rendre aussi simple et lisible que possible structurellement. On peut aussi tenter, comme le suggère Nicolas Doze dans la chronique qu’il a consacrée au sujet, de bricoler une retraite à points permettant au salarié de partir lorsqu’il jugera avoir acquis suffisamment de points, ces derniers étant convertis en monnaie au moment du départ et en fonction des conditions macro-économiques du moment.

Mais même avec ces ajustements (nécessaires au moins pour des raisons morales de justice et de réelle égalité entre les citoyens), le sort du système de retraites par répartition à la Française est déjà scellé : il s’effondrera (avec plus ou moins de fracas en fonction du nombre de personnes assujetties), et ce parce qu’il est basé sur un mensonge : celui qu’un système collectiviste de gestion des choix individuels peut fonctionner, et ce, malgré le fait pourtant évident qu’il n’existe aucun exemple dans l’Histoire d’un tel système fructueux.

Notez bien sûr qu’ici, on n’a même pas envisagé une ouverture à la concurrence du système de retraite ou d’un retour partiel ou total à la capitalisation (comme ce qui fut fait au Chili par l’abominable droitefachisse et pourtant jamais remis en cause par la gentillegauchesolidaire, comme vous pourrez le lire dans les deux articles ici et de Contrepoints). Ce serait bien trop horrible : des orphelins seraient jetés en pâture à Baal, des veuves seraient violées, les armées de Satan débarqueraient et en moins de 24h, ce serait la fin du monde (et ça nous amènerait pile poil vendredi 21, ce qui est très commode, finalement).

À l’évidence, les discussions qui s’engagent timidement de la part de ce gouvernement gêné aux entournures et se développeront en janvier sous les impulsions mollassonne du Conseil d’Orientation des Retraites se traduiront essentiellement par des calculs d’apothicaires, des négociations de marchands de tapis sur des modifications de petits paramètres rigolos, ici, là et là. Mais jamais, ô grand jamais, il ne sera question des pistes les plus sérieuses de refonte (alignement des régimes, ouverture à la concurrence, capitalisation).

S’il y a bien un mot dont nos socialistes ne sont pas avares, c’est celui de réforme. Quand ce n’est pas du calendrier scolaire, du contenu des enseignements, du code du travail ou de la Sécurité sociale, c’est de la société de consommation, du mariage ou du code du logement qu’ils vont s’occuper à grands coups joyeux de truelle législative. Ça n’arrête pas, et quand ce n’est pas « réforme », c’est « changement » pour faire plus actuel, plus « maintenant ». Devant cette accumulation de réformes toutes régulièrement menées tambour battant, qui ont toutes, ensuite, été elles-mêmes suivies par d’autres réformes, personne ne semble s’arrêter pour noter que ça ne marche pas, que les gens qui les mènent n’en ont finalement jamais réussi l’ombre d’une, et que chaque équipe revient sur le travail de la précédente sans jamais améliorer significativement le résultat (puisque toutes décident qu’une réforme est indispensable).

La réalité, c’est qu’il n’y a qu’empilements de petits bricolages. Réforme ? Des nèfles ! Utiliser des politiciens pour faire une réforme, c’est un peu comme ajouter une flûte de pan dans n’importe quelle orchestration : on a immédiatement l’impression d’écouter une mauvaise reprise dans un couloir de métro, on sait dès les premières notes que ce sera mauvais et on ne souhaite qu’une chose, s’en éloigner au plus vite.

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Source : http://h16free.com/2016/12/04/56599-redite-une-impossible-reforme-des-retraites


Comme d’habitude, François Hollande renonce.

vendredi 2 décembre 2016 à 09:00

Ce n’est pas tous les jours qu’on peut annoncer, crânement, s’être trompé, et s’en trouver plus heureux pour autant. Pourtant, c’est ce qui m’arrive lorsque j’apprends que le président Hollande renonce, visiblement la mort dans l’âme, à se présenter à la prochaine élection présidentielle, alors que j’étais persuadé qu’il persisterait jusqu’au bout.

Saluons tout d’abord l’exploit : il aura fallu 62 ans à François Hollande pour parvenir à prendre et formuler de façon claire une décision cohérente. Et tel un papillon sortant de sa chrysalide, on aperçoit maintenant toute la puissance du personnage se déployer : pour la première décision prise dans sa vie, c’est la bonne. Pour la seule de son quinquennat, c’est donc une réussite. Pas de doute : Hollande est un vrai gagnant.

hollande louche

C’est aussi la première fois sous la Cinquième République qu’un président en exercice renonce à se présenter à sa propre succession. C’est tout à fait symptomatique de l’état calamiteux dans lequel se trouve le pays et, bien plus prosaïquement pour notre Machiavel de Prisunic (et bonjour M. Juppé), c’est aussi parfaitement illustratif de la lente implosion qui parcourt actuellement le Parti Socialiste. Après être parvenu à vaporiser Sarkozy, l’agent chimique Hollande a réussi à dissoudre une bonne masse du Parti Socialiste, et tout semble indiquer qu’il va parvenir à s’effacer lui-même dans l’Histoire de France où la décence imposera de ne lui consacrer qu’un petit paragraphe rapide sans doute illustré par un facepalm.

gifa facepalm stargate

Soyons clair : même si le véritable Titanic lacté qui nous sert actuellement de Président a tenté, dans sa pathétique allocution, de nous faire passer des vessies pour des lanternes et son bilan désastreux pour une marque de réussite, personne n’est dupe. Tout le monde comprend que son empilement de résultats médiocres, son absence totale de direction de gouvernement et son improvisation permanente sur fond de magouilles politico-politiciennes ont fini d’achever ce que la République française pouvait encore offrir de lustre et de panache.

Et s’il a claironné avoir atteint les buts qu’il s’était fixés, qui peut le croire assez méchant pour vouloir aussi sciemment le malheur des Français et faire preuve du cynisme de l’assumer ensuite ? Tout le monde comprend ici que notre homme est persuadé d’avoir réalisé une performance, ce qui donne une assez bonne idée de son décalage avec la réalité ; cela permet au passage de mesurer l’ampleur de la catastrophe supplémentaire qui nous aurait été infligée s’il avait persisté à se présenter et si, horresco referens, il était parvenu à se faire réélire (j’en frémis à nouveau).

Pourtant, il faut bien se remémorer par quoi les Français sont passés sur les cinq dernières années pour comprendre l’ampleur du foutage de gueule de ce quinquennat (et, par extension, du bilan honteusement mensonger que le président nous a servi).

Lui, président, c’est un taux de chômage explosif et des indicateurs économiques à peu près tous en berne.

Lui, président, ce fut une course systématiquement en retard contre un terrorisme mal compris, mal analysé, mal combattu et utilisé exclusivement sur le plan de sa politique personnelle. Ce fut aussi une perte de libertés pour tous les citoyens.

Lui, président, ce fut le patinage artistique sur la Syrie (on y va, on va tout péter, Barack avec moi ! et … ah zut, plus personne).

Lui, président, ce fut l’invraisemblable affaire Léonarda qui permit à beaucoup de comprendre à quel point il était idiot de placer un dessert lacté à un poste à responsabilité.

Lui, président, ce furent les tergiversations débilissimes sur la déchéance de nationalité dans lesquelles il s’est retrouvé empêtré, tout seul comme un gland.

Lui, président, ce fut l’abrutissante débilité de la réforme des régions, abominable bricolage qui ne sert finalement qu’à accroître encore les coûts de l’Etat.

Lui, président, ce furent d’innombrables imbroglios politiciens, des manœuvres, des cris de femmes outrées dans le palais de l’Élysée, des affaires pathétiques (de coiffure, de chaussure, j’en passe et des pires). Lui, président, ce sera une tache d’encre dans l’Histoire de France.

Maintenant, si on admet que le bougre ne sera pas présent au premier tour des présidentielles, on peut légitimement se demander qui y sera. Ayons une pensée pas trop émue, amusée même, pour le pauvre Montebourg qui tentait aujourd’hui, depuis une péniche, de lancer sa campagne pour la primaire socialiste et qui vient de se faire torpiller son petit navire par l’annonce inopinée du président. Avouons que Montebourg en dommage collatéral de Hollande, c’est plutôt amusant et après tout, il pourra se rattraper, peut-être, dans les prochains jours, une fois que la tension et le brouhaha seront retombés.

hollande XVICeci posé, compte tenu du désert autour de lui qui vient de se créer par la déflagration présidentielle, il va se retrouver en position de choix pour ces prochaines primaires : à l’exception notable de Manuel Valls, les autres candidats sont relativement peu crédibles ou solides. On peut imaginer que cette primaire se jouera donc entre lui et l’actuel premier ministre, même si, dans la Cinquième République, aucun premier ministre n’a fait d’étincelles au sortir de son mandat. Du côté de Mélenchon, l’affaire se corse d’un coup puisqu’au lieu d’avoir à batailler contre un président au plus bas dans les sondages, le tribun sans peuple se retrouve à devoir évaluer qui jouera contre lui. Parions cependant qu’il saura en tirer profit.

Malgré tout, ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Il reste encore six mois d’un quinquennat calamiteux, et il peut se passer beaucoup de choses dans ce laps de temps. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai insisté sur le « si » au précédent paragraphe : l’année 2016, riche en rebondissements et en imprévus, pourrait bien nous en offrir d’autres et pas forcément du fait du petit bureaucrate de Corrèze échoué à l’Élysée.

Rien n’interdit d’imaginer qu’à la faveur d’un événement international ou national d’importance, qui stupéfierait suffisamment le pays, le brave petit Pépère du peuple se réveille comme un seul homme et décide d’y aller quand même parce que la situation le lui impose. De la même façon, se retirer de la course lui permet d’observer sans plus prendre de coups, de capitaliser sur son retrait de la politique politicienne, et d’intervenir, au dernier moment, pour sauver les meubles si, d’aventure, le Parti Socialiste devait exploser. C’est, à présent, improbable, je le conçois aisément, mais l’année 2016 a prouvé, depuis le Brexit jusqu’à Trump en passant par les derniers rebondissements dans la politique française, qu’improbable ne signifiait pas impossible. Et si le pire n’est pas certain, il n’est certainement pas à écarter complètement non plus.

Et puis, indépendamment de ces sombres possibilités, force est de constater que les candidats de remplacement à l’actuel président ne sont pas spécialement attirants, à tel point que son remplaçant (si, finalement, il est remplacé) pourrait même être pire que lui. J’avoue que cela relèverait d’un exploit inouï…

Pas de doute : les cartes sont rebattues. Faites vos jeux, rien ne va plus.

hollande - stabilité

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Source : http://h16free.com/2016/12/02/56589-comme-dhabitude-francois-hollande-renonce


Les écoliers français sont nuls en math, et si, Najat, c’est aussi de ta faute.

jeudi 1 décembre 2016 à 09:00

Ceux qui lisent ces colonnes ont une idée déjà précise de l’état lamentable du système d’éducation nationale français. Les autres ont, de toute façon, des rappels réguliers de la valeur réelle de ce système. D’ailleurs, ce 29 novembre dernier, la dernière enquête internationale TIMSS (Trends in Mathematics and Science Study) faisait l’effet d’une bombe au Ministère en charge de nos chères têtes blondes : les résultats français y sont catastrophiques.

najat vallaud belkacem scrogneugneuCette enquête, qui mesure depuis 1995 les performances des élèves en mathématiques et en science par niveau scolaire, révèle que les élèves français arrivent bons derniers dans l’Union Européenne en mathématique, et avant-derniers (juste avant Chypre) en sciences. Pire : la France est le pays qui accuse la plus forte baisse (de 107 points), passant d’un score de 569 en 1995 à un score de 463 en 2015. Patatras. Ces résultats viendront s’ajouter aux résultats des enquêtes PISA déjà menées les années précédentes et dont le volet annuel paraîtra le 6 décembre prochain. On se doute qu’ils ne seront, là aussi, pas meilleurs.

On s’en doute : la nouvelle est fort mauvaise pour Najat Vallaud-Belkacem, la dogmatique ministricule en charge de l’Édulcoration Nationale en France et dont chaque saillie laisse consternée une part croissante de parents, d’enseignants et de contribuables.

Bien évidemment, l’impétrante étant surtout et essentiellement une femme politique, avant d’avoir jamais pu être une quelconque ministre opérationnelle, les raisons de cet échec lamentable ont rapidement été trouvées. Et comme on peut s’en douter, il ne s’agit en rien des politiques désastreuses qu’elle empile maintenant depuis plusieurs années et dont ces colonnes se font la critique. Que nenni. Si nos élèves se bananent avec application dans toutes les enquêtes internationales, c’est avant tout … de la faute à Fillon. En plus, ça tombe bien, le coupable tout désigné est justement dans la course à l’Elysée. Comme c’est commode.

L’explication belkacémienne est simple : si les résultats sont mauvais, c’est parce qu’il y a eu une méchante réforme en 2011, sous Fillon donc, et qu’elle n’a pas porté ses fruits. Les autres réformes (de chaque gouvernement avant et après, puisqu’il y a réforme à chaque changement de gouvernement) ne sont pas responsables. L’effondrement du niveau, pourtant constaté sur les 30 dernières années sans le moindre doute, n’est absolument pas pertinent. Le constat, effarant, que des élèves de Terminale scientifique ne sont pas foutus de savoir ce qu’est vraiment une démonstration mathématique ne semble là non plus pas rentrer en ligne de compte. On vous dit ici que seul le gouvernement Fillon est directement responsable, et puis c’est tout. Fermez le ban.

Et peu importe que nos voisins fassent (nettement) mieux que nous. Peu importe, surtout, qu’ils obtiennent ces meilleurs résultats avec pourtant des effectifs moindres et des horaires plus légers que ceux des petits Français. Peu importe, de surcroît, que la facture pour le contribuable soit inférieure et qu’il en ait donc plus pour son argent. On vous dit que célafota-Fillon, c’est donc qu’il ne pourra pas y avoir d’autres raisons possibles.

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Il est inutile de chercher dans les années de roue libre de pédagogos en folie régentant les méthodes, les enseignements et faisant la police politique à l’intérieur de l’Education Nationale. Il est inutile de croire que le niveau des élèves baisse parce que le niveau des enseignants baisse aussi, enseignants qui sont eux-mêmes issus de générations biberonneées aux beaux principes gloubiboulguesques qu’on a érigés en tabous. Il est inutile de pointer du doigt l’effondrement de la capacité orthographique ou grammaticale de ces enseignants et, conséquemment, de ces élèves suite à l’introduction de la méthode globale et du refus répété, obstiné, de croire qu’elle ne serait plus d’application nulle part (alors que tout montre que c’est un bobard éhonté voire camouflé).

De même, il est inutile de regarder le taux de syndicalisation, la politisation des discours voire des cours à l’école (pour ne pas dire le prosélytisme), la chasse au politiquement incorrect, les efforts tous les jours plus grands pour faire de l’école le lieu de tous les possibles, y compris et surtout les pires, par laxisme, incompétence ou irresponsabilité (comme en témoigne le cas récent d’un lycée de Loire-Atlantique). Il est inutile de croire que les violences dans les établissements, en hausse constante, ont un rôle dans cet effondrement de l’enseignement français. Ainsi, quand le SAMU intervient suite à une « bagarre » entre deux collégiennes, il semble évident que toute l’attention des enseignants devra être portée sur la lutte contre le sexisme, et que cette décision ne comportera en elle-même aucun des germes de l’échec futur de générations entières d’apprenants pardon d’élèves.

Tout ceci est inutile car, d’une part, le bouc émissaire est évident : c’est François Fillon. Ou, disons plus charitablement, quelqu’un d’autre que les bouffons tragiques actuellement au pouvoir ou que les crétins thermophiles décideurs de l’EdNat.

C’est d’autre part inutile car c’est, plus que probablement, un but recherché. À force de raboter, « l’égalité est possible » et bientôt, toutes nos chères têtes blondes seront également médiocres, sauront toutes aussi mal lire, écrire et compter. Bientôt, les politiciens ne seront plus seuls à patauger dans leur nullité, à être incapables d’effectuer une simple règle de trois ou de balancer un budget. Ils seront enfin accompagnés de tout un peuple inculte lorsqu’ils répéteront inlassablement les mêmes opérations de division du pays, de multiplication des prébendes, de soustraction de l’argent des autres et d’addition effrénée de taxes improbables.

Du reste, comme pour la santé, comme pour le travail, c’est l’Etat qui s’occupe de l’éducation et les mêmes observations peuvent y être faites : plus il se penche sur son cas, plus il met ses gros doigts boudinés dans les petits engrenages de l’instruction, plus les résultats sont catastrophiques.

état contrôle nourriture, monnaie, éducation, médias, santé, tout

Pour nos amis socialistes, cela ne veut dire qu’une chose : il faut plus d’Etat ! Pour les autres, les individus lucides et non dogmatiques, cela veut plutôt dire que, comme pour la santé, comme pour le travail, il devient urgent que l’Etat se retire de l’éducation, son office a déjà fait trop de dégâts.

Ce n’est pas invraisemblable, et non, ce n’est pas un recul de nos zacquis sociaux tagada pour lesquels se sont battus nos parents et nos grands-parents tsoin-tsoin, vu la valeur objective de ces zacquis et le bilan désastreux qu’on peut en tirer.

Des alternatives sérieuses existent, elles montrent, tous les jours dans les pays qui s’en sont dotées, qu’elles fonctionnent et sont accessibles au plus grand nombre, pauvres y compris. Ceux qui voudront approfondir cette affirmation liront avec profit ces deux articles ici et qui détruisent bien les mythes et autres fadaises collectivistes qu’on nous serine partout en France. Et comme on pouvait s’y attendre, l’Etat s’emploie précisément à fusiller ces alternatives, de lois d’interdictions en orientations politiques calamiteuses (et là, c’est bien de la petite Najat qu’il s’agit, pas du précédent ministre François).

Si la désolation et la consternation ne peuvent qu’emplir ceux qui, observateur du monde de l’éducation en France, constatent l’effondrement du niveau, il reste cependant une raison de se réjouir : cet effondrement et cette lutte pied à pied contre les alternatives hors contrat démontrent clairement que l’Etat et ses sbires à la Najat et compagnie sont maintenant sur la défensive d’un système corrompu, coûteux et contre-productif. Chaque jour qui passe leur donne un peu plus tort. Chaque école hors contrat qui recrute un élève de plus, chaque cours en ligne et dématérialisé (MOOC) qui forme un esprit indépendant sans en passer par la case souffrance à l’école, chaque initiative privée (à l’instar de l’Ecole de la Liberté) représente un clou de plus dans le cercueil de l’école d’Etat telle qu’elle fut imposée depuis plus d’un siècle en France et dont on observe à présent la totale déliquescence.

C’est une immense bataille qui se joue actuellement, entre un establishment dépassé et archaïque, dogmatique et étatisé d’un côté et, de l’autre, l’enseignement libre, adapté, adaptatif, et les nouvelles technologies. À terme, inévitablement, ces derniers réussiront, l’école collectiviste disparaîtra.

Mais en attendant, chaque élève du système étatiste sera une victime collatérale.

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Source : http://h16free.com/2016/12/01/56562-les-ecoliers-francais-sont-nuls-en-math-et-si-najat-cest-aussi-de-ta-faute


En France, on monétise les files d’attente

mercredi 30 novembre 2016 à 09:00

La France est un pays merveilleux où on plante des administrations et il pousse des taxes, des impôts et des files d’attente interminables. Et devant cette situation, inutile de préciser que le peuple français fait preuve d’un vrai courage.

Il y a par exemple ceux qui, devant l’accumulation un peu trop importante de leur temps passé à gérer les problèmes administratifs créés de toute pièce par une machine devenue folle, choisissent toutes les formes de fuites possibles.

L’expatriation vient immédiatement à l’esprit, qui est la fuite intellectuellement la plus simple mais qui demande du courage puisqu’on doit effectivement quitter son pays, sa famille, ses habitudes et son mode de vie pour s’adapter à un autre pays, et demande aussi de l’obstination tant ceux qui restent en France font généralement tout pour dissuader le fuyard dans son entreprise.

Le travail au noir permet une autre forme de fuite, celle qui permet d’échapper aux radars fiscaux notamment, et qui autorise celui qui le pratique à renouer avec le sens de la clientèle : travaillant directement pour elle, sans l’intermédiaire encombrant, coûteux et contre-productif de l’État, le travailleur au noir est obligé, pour que son activité lui permette d’en vivre, d’offrir un niveau de service décent, que le respect scrupuleux de toute la paperasserie administrative ne permet parfois plus. Cette fuite « à l’intérieur du système » comporte bien évidemment des risque et demande donc une autre forme de courage et ce d’autant plus que la jalousie, sport national de ceux qui ne peuvent déployer ce courage, entraîne souvent la délation, habitude ancrée dans les mœurs.

Enfin, notons la fuite complète, totale et assumée vers la plus petite exposition fiscale possible, qui consiste à diminuer son activité, diminuer ses dépenses, diminuer aussi ses revenus et ses bénéfices pour rentrer enfin dans le cocon administrativement douillet des classes défavorisées qui peuvent au moins prétendre à bénéficier d’aides et d’abattements rigoureusement inaccessibles aux classes qui les financent. Le courage évident se situe ici dans l’abnégation, la frustration et les limites qu’on doit s’imposer pour ne pas se hisser à la hauteur qu’on sait pouvoir atteindre mais rester sagement à celle qui met à l’abri des tirs nourris de Bercy.

Et quand la fuite n’est pas au programme, s’ouvre alors à l’inventif le royaume de la débrouille, du système D et des petits arrangements qui permettent sinon de s’enrichir, au moins de trouver quelques ressources supplémentaires d’un quotidien qui en est de plus en plus dépourvu.

Un assez bel exemple de cette débrouille bizarre nous est récemment fourni par un petit article du Figaro qui nous retrace les aventures des usagers dans la Caisse d’Allocations Familiales des Bouches-du-Rhône, confrontés à des files d’attente interminables.

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Pour éviter de supporter le délai bien trop important que ces files génèrent, certains allocataires rachèteraient les tickets, selon les affirmations que Lionel Zaouati, secrétaire général CGT de la CAF 13, a tenues lors d’une interview à France Bleu. Selon lui, « certains allocataires font la queue dès 6h30 à Marseille » ; et certains autres n’hésitent alors pas à débourser 4 euros pour racheter des tickets, ou à payer quelqu’un pour leur garder leur place dans la file d’attente.

La direction de la CAF en question a essentiellement montré de la surprise et un peu de consternation, en appelant les usagers concernés à se manifester (ben tiens), parce que, comprenez-vous, il serait inadmissible que certains puissent se rémunérer (même modestement) sur l’incapacité chronique et délétère de cette administration à gérer son flux de « clientèle ».

Eh oui, mon brave monsieur, ma bonne dame, nous sommes en France, pays de l’égalité devant la loi (ou presque), dans lequel il ne peut être envisagé que ceux qui peuvent débourser 4 euros pourraient voir leur demande traitée prioritairement, où il n’est pas pensable qu’on puisse organiser les gens en fonction de l’urgence de leurs besoins, et un pays où, surtout et avant tout, l’utilisation du marché pour organiser les préférences et gérer l’urgence est absolument à proscrire tant il est évident que le marché est l’alpha et l’oméga des œuvres du diable en personne.

Bilan : même si les files s’agrandissent, même si les retards de traitement des dossiers grandissent inexorablement, on va éventuellement, si le temps le permet, combattre pied à pied ce genre de dérives mercantiles du système pourtant éprouvé du distributeur automatique de ticket pour guichets numérotés. Quant à la gestion calamiteuse des dossiers en souffrance, l’accumulation des retards dans les traitements, la complexité invraisemblable des démarches, l’accueil pourrissime des assujettis ou des usagers et l’absentéisme galopant des fonctionnaires et assimilés, c’est-à-dire essentiellement la racine du problème, ne comptez pas trop sur ces mêmes administrations et leurs têtes bien pensantes pour s’y attaquer. On est en France, môssieur ! Doit-on vraiment vous rappeler que le reste du monde nous envie notre système social ?

état gère tout forcément

J’avais noté, dans un précédent article que je vous encourage à relire, que l’impôt le plus injuste, le plus lourd et le moins visible était celui du temps, payé par les pauvres, qui n’ont pas les moyens de faire faire à leur place et doivent donc se taper, systématiquement, toutes les démarches, directement, à commencer par les démarches administratives, et qu’ils font donc au détriment de toute démarche productive, rentable, qui pourrait concourir, elle, à améliorer leur niveau de vie.

Je notais d’ailleurs dans ce cadre que l’appauvrissement d’un pays se caractérise spécialement par l’apparition de longues files d’attente dans les administrations et de queues dans les magasins. Les économies communistes ont amplement démontré la solidité de cette observation, et la collectivisation rampante mais ininterrompue de la France permet de l’accréditer encore : chaque administration dispose maintenant de sa file, de ses horaires alambiqués, de ses systèmes de tickets et de guichets numérotés qui permettent de gérer les flux massifs d’usagers (usagés ?).

Eh oui : à chaque problème (d’ailleurs généralement créé par l’État et ses sbires) correspond une solution, apportée par l’État et ses administrations, dont la mise en place générera, par nature, d’innombrables tracasseries pour celui qui tentera d’en faire usage, des ralentissements, et l’absolue nécessité de bien gérer un flux de demandes toujours croissant pour une offre au mieux constante, au pire décroissante.

Le symbole de la France n’est plus Marianne, c’est un distributeur de tickets pour file d’attente.

distributeur de tickets d'attente

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Source : http://h16free.com/2016/11/30/56499-en-france-on-monetise-les-files-dattente