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Macron, l’excitation du renoncement

lundi 12 décembre 2016 à 09:00

La primaire socialiste est peut-être lancée, mais rien ne l’indique vraiment. Quelques candidats improbables se sont, vaguement, exprimés dans une presse pas vraiment galvanisée. Valls a pourtant démissionné avec force mise en scène et reportages en direct de Matignon et de l’Élysée, mais rien n’y fait : objectivement, tout le monde s’en fiche. Parallèlement, Emmanuel Macron semble enflammer les foules.

C’est ainsi que le 10 décembre 2016, un véritable phénomène s’est produit au Parc des Expositions de la Porte de Versailles à Paris puisque des milliers de personnes ont été prises d’une transe quasi-biblique en écoutant el lider carismático Macròn exposer les grandes lignes de son « programme » politique.

Tout y était : ambiance surexcitée, drapeaux, discours fleuve, promesses à gogo (et à gogos), grandes déclarations lyriques et même l’indispensable voix cassée des fins de soirées en boîte de nuit à hurler des formules toutes faites pour essayer de choper. Pas de doute : on est bien loin du freluquet de la politique qui a passé deux ans de stage de « Field Office Manager » à Gouvernement SARL où il aura essentiellement apporté le café et des polycopiés baveux aux vieux éléphants socialistes et il aura régulièrement ruiné la communication des caciques par quelques sorties faussement choquantes sur l’entreprise, les profits et sa façon de faire les choses.

C’est, véritablement, un homme, que dis-je, une bête de scène qui vient de naître avec du poil aux pattes, de la testostérone à revendre et un vrai potentiel à signer pour une pub L’Oréal. Ça va dépoter sévère, ça va claquer de la mamie, ça va envoyer du steak, ça va brutaliser du chaton mignon, c’est Manu qui vous le dit !

Et avant d’éplucher un peu le programme qu’il n’en finit pas d’esquisser, reconnaissons tout de suite que l’homme a su y faire puisque, défiant l’establishment, il est tout de même parvenu à rassembler des milliers de personnes à cette occasion, que la rumeur insiste qu’il aurait bel et bien levé près de 3 millions d’euros auprès de donateurs (dont on ne sait rien) pour financer sa campagne, qu’il en rencontre encore régulièrement et qu’il compte emprunter encore plusieurs millions afin d’assurer une campagne tonitruante.

Autrement dit, on sait maintenant qu’on n’a plus à faire à un individu lambda, qui se serait mis au trot en marche seul, mais bien à quelqu’un qui a, très probablement, préparé ses arrières et ce, depuis un moment. Tant mieux : il gagne ici en crédibilité et permet d’inquiéter durablement les autres candidats qui se bousculent au premier rang. Peut-être cela incitera ces derniers à clarifier leurs propositions et à se démarquer autant que possible les uns des autres, nous sortant ainsi de la purée de poix illisible dans laquelle les néo-corporatistes de droite et les paléo-socialistes de gauche ou l’inverse tentent de nous noyer depuis quarante ans.

Cependant, toute cette forme survitaminée aux couleurs chatoyantes et au micro qui pulse du décibel fébrile ne doit pas nous faire passer au-dessus du fond, car petit-à-petit se lève le voile sur ce qui se cache derrière « Je vous fais marcher » « En marche », le mouvement de Macron. Et là, c’est tout de suite moins excitant.

Oh, bien sûr, comme un précédent article de Contrepoints le faisait remarquer, il y a bien quelques points surnageant qui pourraient faire penser à une réforme dans le bon sens de l’État et de ses administrations : une fiscalité du travail plus engageante, un droit du travail simplifié, décentralisation, tout cela semble intéressant. Sauf que c’est très flou : peu ou pas de précisions sur la forme que prendraient concrètement ces réformes, leur ampleur, leurs coûts et la façon dont il envisage de financer tout ça (et non, là, le crowdfunding ou l’appel au don ne suffira pas).

En outre, il y a tout de même beaucoup trop de gros morceaux d’étatisme bien gras dans son « programme », terme décidément fort galvaudé et définitivement mal adapté à ce qui ressemble plutôt à un patchwork pastel de promesses vagues et de slogans un peu creux. Entre le camouflage des cotisations salariales dans une CSG bien dodue, une augmentation de la fiscalité du revenu du capital de 1,7% (alors même que la fiscalité du capital est déjà un handicap catastrophique en France), des bricolages plus ou moins heureux en défaveur des retraités par exemple, il y a largement de quoi prendre autant de recul que nécessaire de la Fabuleuse Aventure du Guilleret Monsieur Macron.

Mais surtout, et alors même que le premier tour des élections est encore à plusieurs mois, notre brave Emmanuel semble sur certain sujet clairement En Marche… Arrière : il semblait pourtant entendu que notre homme voulait revenir sur les 35 heures, qui sont devenues au fil des ans l’un des dogmes les plus intouchables et imputrescibles du système social à la française et surtout, le marqueur typique du socialisme français. Manque de bol, le discours de samedi dernier n’a guère laissé de doute : le candidat ne touchera finalement pas à la durée légale. Remballez. Et lorsqu’on lit l’avalanche de propositions sociales (socialistes) de Macron, on comprend que l’ex-ministre tente à présent de ramasser les miettes de la gauche du milieu, du centre et de l’à-peu-près auquel son programme chuchote assez bien.

Bref, avec plus de beurre en broche que de libéralisme, beaucoup d’éléments de langage mais rien derrière, des réformes comparables à des séries françaises (floues, mal cadrées et financées par tout le monde et personne à la fois) et, déjà, des renoncements sur des éléments majeurs, toute cette excitation nous a un petit parfum déjà senti, déjà vu, déjà entendu.

Oui, ce petit parfum d’attrape-gogos, qu’on peut déceler avec la couverture médiatique extrêmement complaisante à son égard (le nombre d’articles qui lui sont consacrés est bien plus grand que pour n’importe quel candidat de la primaire socialoïde, par exemple), qui occulte à présent avec application le bilan franchement médiocre de deux années au ministère de l’Économie, et qui refait furieusement penser aux meilleurs moments d’un certain Alain Juppé il y a quelques mois.

La presse semble désirer ardemment Macron, peut-être parce qu’il est neuf, parce qu’il n’a pas de casseroles, et parce qu’il permet peut-être enfin à la gauche de trouver un point de ralliement pas trop violent, presque décent, modestement centré et capable de fédérer à l’instar de ce que fut un Bayrou en 2007 qui n’est plus maintenant que l’ombre rabougrie de lui-même.

Macron, c’est un peu le centre gentil, réformateur mais pas trop, opposition rêvée à Fillon, qui ne viole pas trop l’égo des sociaux-démocrates, coincés sans lui devant un choix pathétique avec Montebourg, Hamon ou Mélenchon. Mais Macron, ça ressemble un peu trop à Juppé, la jeunesse en plus, avec ce côté phénomène très médiatique, trop peut-être pour être totalement authentique.

Et pour les Français, malheureusement et au vu du programme et de ses déclarations, tout tend à faire penser que Macron n’offre aujourd’hui qu’une révolution de coton, ce coton que les kidnappeurs enduisaient jadis de chloroforme…

Source : http://h16free.com/2016/12/12/56695-macron-lexcitation-du-renoncement


[Redite] La nuit à Paris, les Brigades de Mimes reviennent en force !

dimanche 11 décembre 2016 à 11:00

Billet paru initialement le 12.12.2014

En 2010, Paris introduisait des brigades de mimes et de clowns (oui, vous avez bien lu). En 2014, le constat que je dressais des mesures entreprises n’était guère avenant. En deux années supplémentaires de gestion par l’équipe de Hidalgo, que de chemin parcouru pour la Ville Lumière ! Rats, bouchons, pollution, migrants, insécurité galopante, effondrement touristique, tous les voyants sont au vert pour la maire dogmatique, perdue dans la certitude de la justesse de ses décisions. Paris continuera-t-elle à fluctuat, ou, sous les géniales idées hidalguesques, mergitur une fois pour toutes ? À vous de juger.


Il y a quatre ans, Bertrand Delanoë, le maire d’alors de Paris, lançait en fanfare les États Généraux de la Nuit. Son but était à l’époque de trouver une solution pour faire vivre harmonieusement les Parisiens du jour avec ceux de la nuit, ceux qui se lèvent tôt pour travailler, et ceux qui boivent, chantent, et se couchent tard. À l’époque déjà, j’avais noté, assez consterné, les solutions mises en place. Heureusement, Anne Hidalgo, la remplaçante de Bertrand, va mettre à tout ça un petit coup de booster (ou de bambou, selon le point de vue).

Avant d’aller plus loin, il est assez impératif de bien resituer le contexte. Dans un vibrant appel à la cohabitation pacifique des fêtards et des riverains s’étaient donc ouverts en novembre 2010 les États Généraux de la Nuit auxquels on fit participer une psychosociologue spécialiste des mobilités nocturnes, un philosophe, un médecin urgentiste, et le président de SOS Racisme parce que … heu, parce que bon les fêtes nocturnes à Paris ne doivent pas être racistes, je suppose. Ah oui, et aussi, en apparition rapide, le président de la Chambre syndicale des cabarets et discothèques, dont les activités auraient – dit-on – un lien avec le sujet.

WTF ?Si on peut comprendre l’utilité d’un médecin urgentiste dans ce patchwork rigolo, on reste interdit devant la présence à l’époque d’une psychosociologue spécialiste des mobilités nocturnes, d’un philosophe ou le représentant du commerce équitable de bons sentiments anti-racistes. On regrette d’ailleurs l’absence d’un plâtrier ou d’un sexeur de bigorneaux qui auraient sans aucun doute donné un authentique cachet de n’importe quoi musclé à ce panel déjà fort bien membré.

En définitive et comme souvent en France, cette montagne grandiloquente avait accouché d’une souris nanoscopique avec, tout de même, l’idée géniale de faire intervenir des brigades de mimes chargées de semer le silence, ainsi qu’une saine consternation chez ceux qui paient pour ces conneries. L’année qui suivit fut quand même l’occasion pour certains de savoir si ces mêmes mimes couinent lorsqu’on les cogne.

Moyennant quoi, nous voilà quatre ans plus tard, et, à la faveur du changement de tête à la municipalité, ce qui devait n’être qu’une amusante péripétie se mue progressivement en institution au nom ronflant : le Conseil parisien de la nuit vient de naître.

Bien sûr, ce Conseil ne pourrait pas survivre s’il n’était immédiatement emplâtré de formalisme qui prendra la forme de cinq collèges, qui représenteront les institutions (qui ont fait jusqu’à présent tant de bien à la Ville Lumière), les Conseils généraux (parce que, parce que bon, voilà, les Conseils généraux, quoi), les associations de riverains, d’étudiants, de médiation, lucratives sans but (les « usual suspects »), les organismes dédiés à la fête à Paris la grève à Paris des trucs et des machins en rapport (comme la RATP ou Bruitparif) et un petit paquet de personnes hétéroclites mais qualifiées (forcément qualifiées). Cette liste à la Prévert ne doit pas vous effaroucher. C’est, finalement, la même déclinaison, en version turbo, de ce qu’on trouvait dans les précédents États Généraux de novembre 2010.

Quant à la mairie, au milieu de tout ça, elle se contentera de servir d’intermédiaire pour permettre aux uns et aux autres de papoter entre eux (avec ou sans brigade de mimes pour transmettre les messages, la question n’est pas tranchée). Parce que, comprenez-vous, comme l’explique l’article du Figaro, (je cite) :

Le maire de Paris a mis en exergue le rôle de « médiateur », de « conciliateur » qu’elle entendait jouer, entre « ceux qui veulent faire la fête » et « ceux qui veulent dormir », et qui sont « d’ailleurs souvent les mêmes. »

Oui, vous avez bien lu : l’analyse du Bulotron 2000 en fonction dans le bureau du Maire de Paris est formelle : ceux qui font le bordel la nuit sont souvent ceux qui veulent dormir. Sapristi. Il serait temps d’en prendre conscience pour qu’enfin, leur condition psychiatrique soit reconnue et qu’on passe à autre chose à base de neuroleptiques puissants.

brigade bruno julliardUn malheur n’arrivant jamais seul et les abrutis volant souvent (par mesure de précaution, sans doute) en escadrille, Bruno Julliard est de la partie, puisqu’il souligne « la spécificité de la capitale, beaucoup plus petite et dense que Berlin ou Londres ».

S’il apparaît exact que la densité d’habitants est supérieure à Paris qu’à Londres ou Berlin (dans un rapport de 4 à 5, en fait), on comprend cependant très mal pourquoi ce qui ne posait pas de problèmes en 1970 ou en 1980 devient subitement problématique en 2014, d’autant que cette fumeuse densité utilisée par Julliard pour passer, encore une fois et avec brio, pour une andouille, n’a pas beaucoup varié depuis des décennies à Paris. Bref, le pauvret a mal calibré son Bulotron.

Mais rassurez-vous. Ces erreurs de paramétrages d’une machine complexe n’auront pas de conséquences graves : lorsqu’on voit l’agenda de ce Conseil, on sait que la partie est déjà gagnée, forcément, puisqu’il va devoir réfléchir à de nouveaux espaces pour les nuits à Paris, ce qui, une fois l’aspect fumigène gentiment évaporé, ne manquera certainement ni de charme ni d’imagination (et pour le côté spontané qui va généralement avec la notion de fête, on repassera, mais la paix sociale est à ce prix). Bien évidemment, tout ce délire festif ne pourrait être citoyen sans inclure les inévitables pilules de bonheur socialiste, sous la forme de Préventex 200, de Discriminafon 325, de Mobilys 500 et de Tagueulcémagique™ en suppositoires.

Concrètement, cela se traduira via une posologie au moins mensuelle par d’abondantes démarches pour :

haddock.jpgRien qu’à la lecture de ce programme, on se sent tout revigoré et l’idée s’impose que les brigades de mimes devraient peut-être intervenir lourdement au sein de l’équipe municipale. Une bataille de mimes contre des clowns serait même probablement très touristique.

En tout cas, pas de doute : après avoir englué les commerces dans des règles débiles, après avoir pourchassé les tenanciers de bars, de discothèques, de cercles de jeu, après avoir fait fuir les banlieusards automobilistes en transformant la circulation parisienne en enfer, les édiles se sont progressivement rendus compte que, peut-être, ils étaient en train de saboter ce qui donnait son charme à la Ville Lumière qui se rapproche chaque jour un peu plus d’une Ville Dortoir, d’un gros village mou, aux vieilles pierres pittoresques mais au rythme savamment cadencé, et si paisible qu’on peut y mourir sagement d’endormissement.

Dès lors, il est franchement amusant de constater l’ampleur du travail déployé par l’actuelle équipe municipale pour tenter de faire retrouver son lustre d’antan à une ville qui fut, jadis, considérée comme un des hauts lieux mondiaux de la fête et de la vie nocturne. Il faut en effet mettre ces tentatives et le lancement du Conseil de la Nuit en face des travaux dogmatiques lancés depuis plus d’une décennie à Paris par les mêmes équipes, efforts tous concentrés dans le même sens : faire fuir le pauvre, le petit peuple et les vilains automobilistes pollueurs de la capitale, afin de le remplacer par cette population bien plus socialo-compatible du bobo parisien, du cadre moyen supérieur à la mode, et des familles bio-compatibles qui n’hésiteront pas à pédaler du Vélib ou utiliser les superbes bus au gaz naturel ou à l’électricité pour se déplacer dans une capitale qu’ils souhaitent ardemment vitrifier quelque part à la fin du vingtième siècle (après désinfection populaire cela va de soi).

À l’aune de ce but sur lequel les élus sont toujours ouvertement engagés, on comprend donc que les petites attentions lancées en direction de la vie festive et nocturne parisienne ne sont que des petits airs de flutiau lancés pour calmer les esprits. La ville, tenue d’une main de fer dans un gant de spandex aux couleurs d’arc-en-ciel, continuera donc sa lente descente vers une muséification terminale.

Bonne nuit.

J'accepte les Bitcoins !

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Source : http://h16free.com/2016/12/11/56680-redite-la-nuit-a-paris-les-brigades-de-mimes-reviennent-en-force


Écotaxe, le monstre qui n’en finit pas de mourir

vendredi 9 décembre 2016 à 09:00

D’un quinquennat à l’autre, les présidents français laissent traîner leurs crottes, et charge à leur successeur de rarement les nettoyer ou plus souvent les camoufler ou les refiler à celui qui viendra leur prendre la place. C’est ainsi que Sarkozy avait eu la délicate attention d’en laisser une belle pour Hollande avec l’Écotaxe, qui aura hanté son quinquennat jusqu’au bout.

Et l’Écotaxe, c’est vraiment tout un poème odorant.

On se souvient qu’avec l’approche de son entrée en application fin 2013, la grogne était subitement montée en France et particulièrement en Bretagne où beaucoup d’exploitants et de camionneurs, enfilant un bonnet rouge, avaient décidé de retourner un ou deux portiques afin de ne laisser aucun doute sur le fait que cette taxe, qui devait les toucher en priorité (avant, soyez en sûrs, de choper aussi les automobilistes lambda dans son escarcelle), les condamnait à la faillite.

ecomouv

Comme à son habitude, la presse, pas du tout partisane, avait essentiellement retracé cette colère en faisant passer les grogneurs pour des poujadistes de droite, étant entendu qu’aucune taxe en France ne pouvait déclencher un mouvement réellement populaire, normalement réservé au Camp du Bien.

En mars 2014, je notais que la mise sous cloche de la taxe en question ne résolvait guère le problème et promettait à terme une facture salée, d’une façon ou d’une autre, que le contribuable allait devoir payer. L’incurie d’un gouvernement ne dédouanait pas le suivant de gérer la patate chaude.

Pendant ce temps, ne se laissant pas abattre, la mairie de Paris décidait en septembre 2014 de passer en loucedé quelques petits décrets histoire de taxer le trafic de camions dans son giron, histoire de trouver quelque argent pour tenter de boucher le trou de trésorerie parisien, profond de plusieurs centaines de millions d’euros, la gestion socialiste aboutissant toujours – pas de bol ? – à des déficits mémorables.

Le mois suivant, Ségolène Royal, toujours au taquet quand il s’agit de débiter de l’ânerie à rythme industriel, tentait de réactiver la taxe en question. Malgré les explications emberlificotées de la ministre écolocomique, rien n’y fit : le vif agacement des transporteurs, et le fait qu’ils menacèrent immédiatement de bloquer le pays doucha quelque peu les espoirs de la Dame aux Caméras.

En août 2015, je continuais à m’interroger sur le retour (ou non) de la taxe, alors que le montant de la facture, que je pressentais salée en mars 2014, devenait plus précis puisque les estimations permettaient de comparer raisonnablement le four de l’Écotaxe avec le scandale du Crédit Lyonnais à cause duquel les orifices des contribuables n’ont pas encore fini de cicatriser.

Tout se déroule donc comme prévu : une société capitaliste a réussi, par connivence, lobbyisme et petites tractations en coulisses, à s’acoquiner avec l’État pour bénéficier d’une rente pépère, à la mesure des radars automatiques. Miam. Sauf qu’une partie du peuple excédé n’a rien voulu entendre et refuse l’instauration du pizzo routier. Zut, flûte et caca boudin, le « business model » de l’entreprise s’effondre. Contractuellement, cependant, l’État – pourtant impécunieux – doit sortir en larguant moult indemnités. Fin 2015, tout le monde se regarde encore en chiens de faïence. Hollande, homme fort de décisions fermes, se tâte.

hollande ceux qui attendent plus rien

Nous sommes en décembre 2016, il est plus que temps de faire un petit point sur la situation.

Sur le plan légal en effet, elle a quelque peu évolué. Profitant sans doute de la poigne de chèvre frais du président Hollande, l’Assemblée a profité d’un mois de novembre un peu plus calme (la presse étant entièrement perdue dans ses pleurs anti-Trump puis ses jérémiades anti-Fillon) pour faire supprimer la taxe urticante par voie d’amendement : les députés ont voté dans la nuit du 17 au 18 novembre cet amendement au projet de loi de finances 2017 qui supprime définitivement cette idée aussi sotte que grenue de taxer les camions sous prétexte d’écologie.

Mais patatras, quelques jours plus tard, le Conseil d’État décide de mettre son grain de sel. Saisi par l’une de ces frétillantes associations lucratives sans but qui entend faire respecter l’environnement surtout lorsqu’il s’agit de prendre l’argent de la poche des autres, le Conseil a en effet estimé que le refus de l’exécutif d’appliquer l’écotaxe est « illégal ».

gifa oh noes facepalm power rangers

Le lecteur goguenard pourra trouver que ce feuilleton devient de plus en plus rigolo à mesure que ce quinquennat s’enfonce dans le n’importe quoi savamment distillé. Goguenardise qui tiendra jusqu’au moment de payer cette taxe, chose qui pourrait bien se produire à en juger l’activisme de certains à vouloir, à tout prix, tabasser l’automobiliste sillonnant les routes de France (parce que le tourisme – au-delà de rassurer sur le régime démocratique – et le transport de marchandises n’ont aucun intérêt dans ce pays, mes braves amis). Si, malgré tout, la taxe est belle est bien enterrée, le petit frisson de LOL qui parcourait le lecteur s’éteindra malgré tout puisque la facture revient encore au galop.

Avec la résiliation du contrat entre Ecomouv’ et le gouvernement, cette facture se chiffrait déjà à 800 millions d’euros (ce qui commence à faire beaucoup d’argent, mine de rien). Rien n’interdit cependant de viser toujours plus haut : on apprend en effet que la facture transmise aux parlementaires est maintenant de 967,6 millions d’euros. Alors que Ségolène Royal, probablement encore mal remise des effluves de rhum, évoquait les bienfaits du castrisme cubain, son entourage évoque avec la même lucidité et la même précision que sa patronne un surcoût lié, par exemple, au remboursement de la TVA (et 167 millions d’euros de remboursement de TVA sur un service qui n’a pas été mis en place, mazette, c’est du lourd).

La Cour des comptes, loin des vapeurs alcooliques, pointe quant à elle l’indemnisation des banques, qui étaient intervenues dans le PPP (partenariat public/privé, ce montage juridico-financier qui termine régulièrement en feu d’artifice pour le contribuable).

On n’en a donc pas fini avec l’Écotaxe, monstruosité pas encore froide. Pire : blessée par tous ces rebondissements, elle saigne abondamment et attire donc tous les charognards qui sentent l’odeur du buffet froid que leur offre un gouvernement largement dépassé par tout ce qui lui arrive, tout le temps, sans arrêt : en effet, après les banques, les sociétés de télépéages qui fournissaient les boîtiers aux routiers se sont mises sur les rangs et demandent à leur tour à être remboursées ce qui, selon un rapport du député PS Olivier Faure, ferait gonfler encore la facture à plus de 1,2 milliard d’euros.

La comparaison avec le scandale du Crédit Lyonnais, déjà valide en août 2015, continue de gagner en solidité.

Pas de doute, le monstre Écotaxe est loin d’être totalement mort.

portique multitaxe Bercy

Source : http://h16free.com/2016/12/09/56644-ecotaxe-le-monstre-qui-nen-finit-pas-de-mourir


Ségolène Royal et ses amis aiment un peu trop les dictateurs

jeudi 8 décembre 2016 à 09:00

Il y a des jours où les informations s’enchaînent, sans trêve, et se bousculent parfois avec fracas mais (paradoxalement) dans le bruit feutré de médias qui écoutent ailleurs. Le 7 décembre 2016 fut un de ces jours.

C’est ainsi qu’on apprend, de façon tout à fait fortuite et par le truchement d’un tweet de la Cour de Cassation, que cette dernière vient d’être placée sous le contrôle direct du gouvernement par l’intermédiaire de l’inspection des services du ministre de la Justice. Le Premier président de cette cour s’en est quelque peu offusqué, et s’est donc fendu d’une lettre au premier ministre. Le tweet, pour le moins sobre, donne ceci :

tweet-cour-cassation

Un décret semble donc suffire pour ce genre de petite cascade rigolote, qui tombe de surcroît à un moment particulièrement propice puisque les médias sont tous occupés à commenter l’actuel remaniement ministériel qui voit, justement, le Premier ministre auteur du décret s’en aller, et se faire remplacer par le ministre de l’Intérieur. Pendant ce temps, le ministre de la Justice semble se gratter une luciole oreille.

Il faudra sans doute attendre les avis des professionnels du droit pour avoir une idée précise des implications d’un tel décret. Après tout, ce qui ressemble assez fortement à un nouveau coup de canif entre le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire n’est peut-être qu’une petite trivialité sans conséquence, mais force est de constater que les magistrats de la Cour de cassation n’ont pas hésité à dénoncer une « incursion supplémentaire du pouvoir exécutif depuis l’état d’urgence dans l’appareil judiciaire ».

Alors ici, bien sûr, je pourrais facilement embrayer en m’inquiétant assez verbalement de ce genre de petites magouilles et du timing rocambolesque avec lequel elles sont faites. Il serait aussi facile de pousser le raisonnement en expliquant qu’à force de pratiquer ce genre d’entailles au contrat républicain et à la séparation des pouvoirs pourtant théorisée par nos plus grands penseurs, on va finir par aboutir à une belle et grande dictature.

Ici, je pourrais alors en profiter pour pousser une petite image qui vaut mille mots et qui permet de rappeler que non, le basculement dans la dictature populiste et les heures les moins choupis de notre Histoire ne se fait pas toujours dans le bruit mat de bottes cadencées au pas de l’oie, et que la prochaine fois que cela arrivera à la France, ce ne sera pas aussi évident que le débarquement d’un bataillon de soldats dans les couloirs de l’Assemblée Nationale. Je pourrais.

fascism

Mais je ne vais pas en avoir besoin.

Parce que pendant que les magistrats de la Cour de cassation essayent d’attirer l’attention des médias sur les petites avanies que le gouvernement leur fait subir, un autre membre du gouvernement se charge d’illustrer mon propos de façon onctueuse.

Eh oui : Ségolène Royal est de retour sur le sol national.

Peut-être son ex de Président avait-il jugé bon, pour éviter ses saillies consternantes, de l’envoyer, elle plutôt que n’importe qui d’autre, pour les funérailles de Fidel Castro à Cuba, alors même que se jouait le changement ministériel suite à la démission de Manuel Valls.

Mais comme souvent avec les plans de notre inestimable président, cela n’a pas exactement fonctionné comme prévu puisque si Ségolène n’a pas ouvert son caquet pour commenter la politique intérieure, elle s’est empressée de faire des déclarations ahurissantes dans le cadre des obsèques du dictateur cubain. Certes, elle avait été bien chauffée par toute la clique des thuriféraires du communisme que la France compte encore malheureusement dans ses rangs et qui n’avaient pu s’empêcher de passer sous silence les nombreuses exactions du Lider Maximo, depuis l’emprisonnement jusqu’à l’assassinat d’opposants politiques, la ruine de l’économie cubaine, la répression intellectuelle et l’enrichissement personnel, et le tutti frutti habituel des régimes collectivistes dictatoriaux.

Fidel et Raul Castro jouent à colin maillard avec un ami.
Fidel et Raul Castro jouent à colin maillard avec un ami.

On ne s’était donc pas trop formalisé de découvrir qu’elle trouvait tout plein de qualité au bonhomme, allant jusqu’à louer sa capacité à récupérer le territoire cubain pour le peuple, et voir dans les massacres perpétrés par le communiste une inspiration de la Révolution française. Au-delà de Fidel, « monument historique », notre Royal républicaine avait même réussi à conclure, sans rire, que le régime était plutôt sympatoche puisque, je cite,

« quand on demande des listes de prisonniers politiques, on n’en a pas. »

Pas de quoi s’affoler, donc : Fidel Castro mort, c’est un dictateur de moins et rien de plus, détendez-vous, tout ceci n’est que de la politique et de la diplomatie rendue au compte du Peuple français. Youpi.

Le seul souci est qu’en rentrant, la ministre des petits oiseaux, des plantes vertes et des centrales nucléaires a fait mine de ne pas comprendre l’ampleur de la polémique que ses propos consternants ont déclenchée. Pour faire bonne mesure, la voilà donc qui s’explique à l’Assemblée nationale et précise sa pensée purée mentale : non et non, Cuba n’est pas une dictature, d’abord. D’ailleurs,

« Vous n’allez pas me dire que 4 millions de personnes se rendent dans une dictature, ce n’est pas vrai, Monsieur le député ! »

Ah mais voilà qui rend les choses tout d’un coup bien plus simples : s’il y a des touristes, c’est que le régime est respectueux des droits de l’Homme, qu’il n’y a pas de prisonniers politiques, que la liberté de culte ou d’expression ont cours et que les élections, libres, se déroulent de façon optimale. Miam.

Royal : la champagnitude attitude

C’est évidemment affolant de bêtise, et comme on ne peut définitivement pas mettre ça sur le compte du rhum, cela montre surtout que la ministre est totalement en dehors de toute mesure, tient des propos parfaitement déplacés dont la teneur insulte directement tous les Cubains qui ont fui le régime castriste au péril de leur vie, insulte tous ceux qui sont morts sous les coups des partisans du Lider Maximo, insulte tous ceux qui ont péri en tentant de fuir ou tout ceux qui sont morts sans jamais plus pouvoir revoir leurs proches.

Et au-delà d’une démission qu’on voudrait rapide pour ce genre de comportements iniques de la part d’une ministre, l’idéologie puante et le dogmatisme forcené qui dégouline de ces déclarations permet d’éclairer d’une lumière très crue ce qui vient de se passer avec la Cour de cassation : non, ce n’était pas une boulette, et oui, ces gens, actuellement au pouvoir et au prétexte qu’ils sont le Camp du Bien, se permettent toutes les mesures les plus liberticides, les discours les plus consternants, les entorses les plus évidentes à l’éthique et aux principes fondateurs de l’actuelle République ou de la démocratie.

Ségolène Royal ne comprend pas la polémique qu’elle a déclenchée : c’est terrifiant parce que c’est le même esprit que le sien qui anime ceux qui ont pondu le décret assujettissant un peu plus le judiciaire à l’exécutif.

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Source : http://h16free.com/2016/12/08/56655-segolene-royal-et-ses-amis-aiment-un-peu-trop-les-dictateurs


Bitcoin : une monnaie intéressante en cas de coup dur ?

mercredi 7 décembre 2016 à 09:00

S’il y a bien deux choses certaines dans la vie, ce sont la mort et les impôts. Les progrès technologiques sont tels qu’on peut envisager sérieusement combattre la mort. Pour les impôts, en revanche, je crains que ce soit peine perdue comme l’illustre une nouvelle fois une récente affaire américaine impliquant, pour changer, le Bitcoin.

Que voulez-vous, le Bitcoin est bien trop tentant pour être laissé tranquille. Et puis, dès lors que la monnaie cryptographique a commencé à intéresser du monde, l’État s’est immédiatement inquiété de son existence en comprenant, confusément d’abord, puis assez ouvertement ensuite, que cette monnaie lui échappait totalement et permettait, horresco referens, d’engranger le profit d’une vente en échappant à l’impôt.

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Depuis, chaque État de la planète s’est lancé dans les démarches pour comprendre et apprivoiser la bête numérique. Pour le moment, force est de reconnaître que les législateurs sont restés passifs et n’ont guère su comment prendre la chose : assommer Bitcoin ou la blockchain, la technologie sous-jacente, d’une myriade de taxes, de lois et de contraintes, c’est prendre le risque de tuer dans l’œuf une technologie prometteuse pour certains aspects, ou, plus prosaïquement, prendre le risque encore plus grand de pousser ses concepteurs et ses utilisateurs à utiliser un système réellement anonyme et complètement imperméable à ses velléités de taxations.

Mais d’un autre côté, laisser totalement le champ libre à Bitcoin et ses utilisateurs, c’est admettre l’impuissance de l’État et, pire que tout, laisser un vaste champ de possibles s’ouvrir sans que celui-ci n’ait été minutieusement arpenté par des inspecteurs d’impôts avant. Et ça, c’est tout bonnement impensable.

C’est probablement pour cette dernière raison que, depuis quasiment le début de Bitcoin ou au moins depuis sa montée en prix significative, les États se sont échinés à trouver l’une ou l’autre raison soit de l’interdire, soit de le faire rentrer dans les cases fiscales prévues à effet d’imposition.

Avec plus ou moins de bonheur… Jusqu’à récemment : aux États-Unis, s’il y a bien un organisme avec lequel on ne rigole pas du tout, c’est bien l’Internal Revenue Services (IRS, le fisc américain), et ce dernier a demandé à Coinbase, une plateforme d’échange de bitcoins, de fournir les données de plusieurs millions de ses utilisateurs. Le 17 novembre dernier, l’IRS a déposé un dossier judiciaire « John Doe » (un patronyme générique) qui demande les données de tous utilisateurs inscrits en 2013, 2014 et 2015, au motif que « les utilisateurs Coinbase ne respecteraient pas la loi fiscale américaine ».

En droit fiscal américain, une demande « John Doe » est une demande qui ne porte pas spécifiquement sur une personne en particulier mais sur tout un rang d’individus qui répondent à des spécifications plus ou moins précises. Ici, elles sont si vastes que toute la base des utilisateurs de Coinbase est concernée. La société californienne, devant la taille de la demande, l’a directement qualifiée de « disproportionnée » et compte bien se battre juridiquement pour ne pas aider l’IRS dans sa démarche intrusive.

Cette démarche, cependant, permet d’illustrer à quel point l’État (américain ici) commence à prendre la mesure de Bitcoin et montre les moyens qu’il est prêt à déployer pour continuer à percevoir sa ponction. Et ce qui est vrai aux États-Unis l’est encore plus dans des États totalitaires, notamment ceux dont le poids de leur bureaucratie et l’incompétence de ses dirigeants les pousse tous les jours dans le chaos.

C’est en effet lorsque l’État n’est plus en mesure d’assurer la continuité des opérations standards que les cryptomonnaies prennent tout leur sens. Le cas du Venezuela de Chavez puis Maduro est particulièrement illustratif : dirigé d’une main de fer par des gauchistes économiquement incultes, le pays qui reste pourtant l’une des principales réserves pétrolières du monde sombre tous les jours un peu plus dans la misère et la déchéance à mesure que son économie, complètement gangrenée par le communisme le plus banal, s’enfonce dans les pénuries diverses et variées.

Cependant et comme le détaille cet article de Reason, quelques ingénieux individus, en utilisant Bitcoin, sont parvenus à se sortir de situations particulièrement délicates grâce à la cryptomonnaie .

C’est le cas d’Alejandro, qui utilise Bitcoin pour acheter des biens sur Walmart.com et peut ainsi nourrir sa famille. C’est le cas de Jesùs, qui a sauvé son commerce en utilisant Bitcoin pour se fournir en biens et matériels autrement introuvables ou inabordables dans son pays. C’est aussi le cas de Ricardo dont l’installation, qui mine des bitcoins, lui permet d’acheter à l’étranger des médicaments autrement introuvables au Venezuela sans lesquels sa mère, déficiente hépatique, serait déjà morte.

Il faut dire que le Bitcoin permet d’échapper au contrôle des prix encore très majoritairement en vigueur dans le pays, et qui a copieusement flanqué tout le Venezuela dans le fossé. Paradoxalement, le Bitcoin est devenu la seule monnaie stable dans le pays de la joyeuse révolution bolivarienne louangé par notre Mélenchon national.

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Autrement dit, Bitcoin est actuellement le seul rempart crédible, testé en grandeur réelle et suffisamment robuste pour soutenir une crise monétaire majeure et se passant complètement d’une régulation étatique. C’est plutôt bon de le savoir, parce que, voyez-vous, on rigole on s’amuse mais de ce côté-ci de l’Atlantique, on croirait vraiment que certains dirigeants s’emploient presqu’ouvertement à déclencher une telle crise, justement.

Je pourrais évoquer ici les déboires des banques italiennes et les sueurs froides qu’ont certainement certains Allemands lorsque la Deutsche Bank s’est trouvée dans les mailles du filet de la justice américaine, mais je me contenterais de regarder en France où, alors que la situation économique est objectivement abominable, notre président semble bien parti pour ajouter une bonne giclée d’huile sur un feu qu’il ne pourra jamais maîtriser.

Avec un détachement que seuls les cuistres sont capables de rassembler, voilà notre président d’une République de plus en plus bancale qui propose un prêt universel, garanti par l’État et destiné selon lui à diminuer les inégalités. C’est, bien sûr, parfaitement consternant et économiquement suicidaire, mais voilà le principe de l’Helicopter Money mis en pratique : puisqu’il faut relancer l’inflation (mais si, il faut, puisqu’on vous le dit), relançons-là par ce moyen loufoque. Et lorsque la monnaie aura volé en éclats, qu’elle se comportera comme au Venezuela, nous pourrons toujours louanger notre Lider Flambissimo de nous avoir laissé le Bitcoin pour nous en sortir…

Comme n’importe qui d’autre, je ne sais pas si Bitcoin sera effectivement, un jour, la monnaie de demain. Cependant, de nombreux signes, à commencer par l’incurie de nos dirigeants, tendent à prouver que les cryptomonnaies ont de beaux jours devant elles.

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Source : http://h16free.com/2016/12/07/56531-bitcoin-une-monnaie-interessante-en-cas-de-coup-dur