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Méchantes écoles hors contrat

mercredi 15 mars 2017 à 09:00

Un danger méconnu rôde sur la République, et il touche directement ce que le pays a de plus cher : ses enfants !

Alors que le Service Public d’Education Nationale offre à tous un savoir indispensable, une formation de qualité et un cadre de travail idéal pour l’épanouissement des futurs citoyens aptes à consolider le vivrensemble dont la France est si fière, le tout pour un prix extrêmement modique, un nombre croissant de parents choisit d’inscrire sa progéniture dans des écoles hors contrat.

Et là, c’est le drame, puisque les écoles hors-contrat ont la cote ! Cinq cent mille enfants échappent actuellement à la propag formation intellectuelle dispensée par notre Education Nationale Gratuite Grâce À l’Argent Des Autres, et se retrouvent scolarisés dans un des 1300 établissements vantant les mérites douteux d’une éducation confessionnelle (pour 23% des établissements) ou, pire encore, « alternative » à la sauce Montessori, Steiner, ou autre.

Le problème est simple à comprendre, et horrible lorsqu’on l’a compris : ces écoles ne sont pas tenues de suivre les programmes officiels, minutieusement préparés par une Inspection Académique rigoureuse et dont les résultats ne permettent aucun doute quant à leur justesse et leur adéquation avec le monde qui nous entoure.

Mais il y a pire : les professeurs qui travaillent dans ces établissements de perdition ne sont pas fonctionnaires ! Impossible à la hiérarchie efficace, pointilleuse et si méticuleuse de l’Administration Française de l’Education Totale de faire pression lorsque l’individu commence à enseigner hors du canon officiel ! Impossible aux syndicats et aux associations lucratives sans but de parents d’élèves de manipuler le directeur de ces établissements pour l’obliger à conserver un professeur fautif contre son gré ou, a contrario, de le renvoyer malgré ses excellents états de service.

Or, tout indique que ces établissements fleurissent sans même que l’Etat ait un droit de regard sur leur ouverture : la loi pourtant garante du vivrensemble le plus républicain dans notre beau pays de miel et de lait n’impose qu’une simple déclaration pour la création d’un établissement d’enseignement. Les sévices contrôles ne sont organisés qu’après leur ouverture…

L’angoisse règne donc en République du Bisounoursland. Elle a même gagné un cran supplémentaire à la récente publication par « Le Café pédagogique » d’un rapport réalisé en 2016 pour l’Académie de Versailles et qui montre d’ « inquiétantes dérives dans les écoles inspectées, notamment une faillite éducative bien réelle ». C’est abominaffreux puisqu’ici, on parle bien d’une faillite éducative non pilotée par l’Etat, on évoque bien une faillite éducative qui n’est pas due aux programmes délirants des pédagogos et autres instances consternantes de l’Education Nationale. On est ici de plain-pied dans la faillite éducative indépendante des services publics, entre adultes responsables et sur des enfants sous l’entière responsabilités de leurs parents.

Le rapport est sans appel : sur une trentaine d’établissements hors contrats passées au crible à la suite de plaintes ou de dénonciations (la délation restant dans ce pays et avec la taxation, l’une des mamelles essentielles de ce vivrensemble qui a fait notre réputation), plusieurs ont montré – roulement de tambours – ne pas respecter le socle commun de connaissances.

Pourtant, les sites internet des écoles prétendaient « viser la réussite de tous les enfants, voire l’accès à l’excellence », certains allant même jusqu’à ambitionner de prendre en charge les élèves en difficulté, ceux intellectuellement précoces, et distribuer une éducation morale « de haut niveau ». Et non, il ne s’agit pas des brochures distribuées par l’Education Nationale qui affirme pourtant travailler à un climat propice aux études et au bien-être, une pédagogie individualisée, la bienveillance des maîtres, la liberté et le respect des rythmes : tout le monde sait que si l’EdNat parvient sans sourciller à remplir son contrat avec brio, il en va différemment avec ces établissements privés laissés aux mains crochues de capitalistes sans foi ni loi.

L’horreur ne s’arrête pas là : dans certains établissements, certaines disciplines ne sont même pas enseignées comme les sciences, l’histoire, la géographie, la poterie, le macramé les arts, la pâtisserie ou le sport au profit d’un véritable bombardement de français et de mathématiques. À la fin, les pauvres élèves savent écrire, compter et lire par eux-mêmes dans les ouvrages de leur choix ce qui est proprement insupportable, ne trouvez-vous pas ?

Pas de doute, c’est un désastre et comme ce rapport provient de l’Académie de Versailles, on se doute sans mal que les écoles hors-contrat des autres académies doivent être absolument terrifiants.

Cependant, tant dans l’article du Point (auparavant cité) que dans sa source, personne ne semble noter que, malgré ces programmes abominables, malgré ces dérives effrayantes et malgré ces élèves rendus incultes et qui vont à l’évidence n’être absolument pas formés pour la République du Vivrensemble Officiel, le nombre de ces établissements augmente. Malgré les errements, les parents mettent de plus en plus leurs enfants dans ces écoles hors contrat. Malgré le coût de ces écoles qu’ils assument donc entièrement et en plus des impôts qu’ils payent déjà pour subventionner une école publique dans laquelle leurs moutards ne mettront jamais les pieds, le mouvement progresse.

Sapristi !

Y aurait-il un secret impénétrable, seul partagé par les parents d’enfants spéciaux qui ne pourraient intégrer les rangs prestigieux de l’Education Nationale et Officielle ?

Ou alors, ces parents, conscients de la nullité croissante de l’EdNat, lucides devant les coups de sabres au bon sens des sbires de Najat Vallaud-Belkacem dans les piliers de l’enseignement, se sont décidés à sortir leur marmaille des griffes de ce monstre destructeur ?

Se pourrait-il que ces parents aient fait le rapport coût/bénéfice et estiment que leur argent est nettement mieux dépensé dans ces structures que dans les épaves « gratuites » de l’EdNat ? Se pourrait-il que l’obtention des diplômes solides et l’entrée dans des établissements prestigieux soient facilités par une scolarité rigoureuse comparée à la décontraction jvousemmerdiste affichée par une proportion majoritaire des établissements publics et sous contrats ?

A contrario, se pourrait-il que ces articles dénonçant ces écoles hors contrat avec force adjectifs terrorisés ne soient en réalité qu’une piètre tentative de faire passer, encore une fois, le message trop souvent entendu qu’en dehors de l’Etat, de son Service Public et de ses grandes orientations, gros programmes et belles idées, point de salut ?

Autrement dit, se pourrait-il que ces articles soient un peu du foutage de gueule en passant, très consciencieusement, à côté du problème criant que la tendance de fond met en exergue ?

Oh.

Franchement.

Je n’en crois rien.

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Source : http://h16free.com/2017/03/15/57749-mechantes-ecoles-hors-contrat


La France continue sa lutte héroïque contre toute innovation

lundi 13 mars 2017 à 09:00

Quand une invention voit le jour, les Américains en font une marchandise, les Chinois la copient, les Européens la régulent et la France l’interdit.

Récemment, ce petit aphorisme a trouvé son illustration avec l’application Heetch qui facilite le transport entre particuliers en mettant en relation des automobilistes prêts à dépanner des passagers potentiels. Essentiellement utilisée en France par des étudiants et comme petit job d’appoint pour un nombre croissant de jeunes conducteurs, cette dernière application a rencontré l’ire des artisans et grosses sociétés de taxis qui y voient une concurrence déloyale ; pensez donc, des étudiants peu fortunés (le plus gros contingent des clients de Heetch), s’ils n’avaient pas cette application, se précipiteraient évidemment sur les taxis et leurs tarifs abordables, c’est évident.

Cela n’a pas traîné et j’en parlais en décembre dernier : la société a rapidement été assignée en justice. Avec une belle rapidité (pas autant que le Parquet National Financier, mais tout de même), le procès a eu lieu et s’est terminé au début du mois de mars avec la condamnation définitive de la société Heetch.

Le jugement en dit long sur la façon dont fonctionne l’esprit de certains Français (ici, des juges) face à l’innovation et à l’apport d’une nouvelle donne sur un marché qui a été très longtemps sclérosé. Ainsi, pour Heetch, le tribunal a estimé que  » les agissements des trois prévenus contribuent à la précarisation et au développement d’un sentiment d’angoisse des taxis  » ce qui justifie donc amplement qu’on soit poursuivi et sanctionné, pardi ! Si on contribue a votre précarisation et à un sentiment d’angoisse, c’est forcément qu’il y a préjudice.

À ce titre, n’importe quel Français, sain de corps et d’esprit, devrait sur ces motifs s’empresser d’attaquer le fisc qui contribue tous les jours à leur précarisation et à un clair développement d’angoisse (et je n’évoque pas le cas douloureux de certains parlementaires qui en sont même atteints de phobie administrative). Franchement, lâchez-vous, attaquez ! Après tout, si un tribunal peut se servir de ces motifs vaporeux pour bousiller une innovation franco-française, les emplois y attachés, et l’amélioration vécue par les dizaines de milliers d’utilisateurs de l’application, pourquoi ne pas utiliser les mêmes arguments et la même façon de penser pour dénoncer tout ce qui vous précarise et vous angoisse, à commencer par le Trésor Public ?

Et puis pendant ce temps, cela évitera de se pencher sur le sort un peu délicat de ceux qui bénéficiaient du petit surplus financier apporté par l’application elle-même : après tout, ce pouvoir d’achat supplémentaire pour les chauffeurs n’intéresse absolument pas les pouvoirs publics, et peu importe dans ce cadre que la justice française contribue clairement à leur précarisation et à leur sentiment d’angoisse. Pour elle, c’est permis. En tout cas, parions que le souhait de Me Jonathan Bellaiche, représentant des taxis, sera effectivement exaucé, lui qui a espéré que cette condamnation  » dissuade des entrepreneurs «  de se lancer sur le même créneau que Heetch.

Car il ne s’agit, au final, que de cette préoccupation mesquine de petits jaloux corporatistes : il faut s’assurer que personne ne pourra casser une belle petite rente, quitte à museler et écraser tous les inventeurs qui viendraient par là.

Il n’en va pas autrement pour Franky Zapata.

Vous n’avez probablement pas entendu parler de lui, et c’est bien dommage. L’homme est un touche à tout créatif et certainement un peu casse-cou, ancien pilote professionnel français de jet-ski, et surtout inventeur du Flyboard, plateforme qui permet à son utilisateur de léviter au dessus d’un plan d’eau puis, dans son modèle « Air », qui autorise un homme debout à fendre les airs propulsé par des réacteurs : résultat de plusieurs années de recherche et de développement, cet engin se présente comme une planche d’environ 20 kilos équipée de quatre puissants réacteurs sous le plateau et deux sur les côtés pour la stabiliser et la diriger. Le pilote se tient debout pour utiliser son poids afin de guider l’appareil à l’instar d’un segway.

Outre l’aspect sportif et ludique évident que cet engin arbore, l’innovation du Marseillais pourrait trouver des applications dans de nombreux domaines comme les plateformes pétrolières, l’entretien de gratte-ciels et de ponts ou même le domaine militaire.

Nous sommes en France, et cette invention qui attire le regard pose immédiatement autant de souci qu’elle déclenche de jalousies : à la suite de de son dernier essai en vol, Franky Zapata a été convoqué à la gendarmerie de l’air où on lui a signifié, après prise d’empreintes et clichés photographiques, que toute tentative de refaire voler son prototype le conduirait directement par la case procès et probablement prison.

Il détaille sa réaction (dégoûtée, et on le serait à moins) dans un billet sur Facebook et ne laisse guère de doute sur ce qu’il va entreprendre comme démarche : comme beaucoup d’autres avant lui, Franky Zapata va donc quitter le pays qui a su si brillamment le dégoûter d’y créer des nouveautés, d’y travailler et d’y créer de l’emploi. C’est bien joué : en laissant cet inventeur développer son engin, la France risquait de créer un engouement, un nouveau sport, de nouvelles opportunités de vendre du « Made In France » dans différents domaines à haute valeur ajoutée, et par là, de créer des emplois, d’enrichir aussi bien l’inventeur que tous ceux qui, croyant en son succès, l’auront aidé dans ses démarches et se seront retrouvés employés par la société en charge de la commercialisation du véhicule. Un tel risque est bien évidemment insupportable : on commence comme ça, et on termine avec un chômage bas, des cotisations sociales qui rentrent à gros bouillon, des retraites payées par un nombre croissant de travailleurs et à la fin, des gens bien portants et heureux. Or, malheureux, en France, on ne peut surtout pas prendre ce risque là ! Ouf, le succès a donc été évité de justesse !

Il faut se rendre à l’évidence : si Clément Ader ou Louis Blériot tentaient aujourd’hui en France leurs petites cascades aériennes dans leur coin, il n’y a aucun doute qu’ils se feraient rapidement embastiller pour outrage à la gravité.

De nos jours, l’État français écrase la concurrence, favorise les corporatistes et poursuit ses inventeurs. Ce pays est donc foutu.

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Source : http://h16free.com/2017/03/13/57723-la-france-continue-sa-lutte-heroique-contre-toute-innovation


[Redite] Expérience de pensée

dimanche 12 mars 2017 à 11:00

Billet paru initialement le 03.05.2007

Puisque la campagne présidentielle débute sur les chapeaux de roue avec un nombre grandissant de candidats tous aussi colorés et farfelus les uns que les autres, il est plus que temps de proposer ici l’une ou l’autre idée qui, si elle venait à trouver sa place dans un programme, permettrait d’en relever singulièrement le niveau (on part de bas, il est vrai). Pour ce dimanche, je vous propose de revenir sur un billet paru il y a quelques années et dont l’idée de base reste tout à fait applicable et dont les effets bénéfiques se feraient instantanément ressentir en France.

Rassurez-vous, cette idée ne sera ni mise en pratique ni même envisagée. Nous sommes en Socialie. Bon dimanche.


Ce dimanche, ce fut pâtisserie : pas de crêpes au sucre, mais une bonne tarte aux pommes. Et, en découpant mes fruits, alors que la radio ouvrait toute grande les vannes aux pleurnichements inarticulés des collectivistes dans l’émission de Michel Fields, et tout en faisant attention de ne pas m’entailler le doigt, parcouru que j’étais des spasmes zygomatiques en entendant leurs couinements, je me posais des questions. En tant que libéral capitaliste à tendance « sans remords », je me suis laissé glisser vers des rêveries à la « Et si ? »…Et si ? Et si, du jour au lendemain, on supprimait sauvagement toutes les taxes sur, mettons, l’essence ?

Il s’agit d’un exercice de pensée, rien d’autre, et ne se prétend scientifique d’aucune manière. Pourquoi l’essence, d’abord ? J’aurai pu choisir un autre bien, un service, ou mener le même exercice pour les impôts, par exemple. Mais l’essence dispose de plusieurs caractéristiques intéressantes :

Concrètement, disons que dès aujourd’hui, pouf ! comme ça, le prix à la pompe soit donc affiché et payé hors taxes : le litron de gasoil (normalement autour de 1€) passe donc à 25 centimes.

Du côté des sales capitalistes producteurs

Etudions tout d’abord l’impact sur les distributeurs et les producteurs de pétrole : ceux-ci ayant une marge opérationnelle d’environ 1 à 2 centimes par litre, on peut supposer qu’ils voudront augmenter leur marge de façon importante compte tenu de l’important volant de manoeuvre dégagé par cette disparition de la taxe.

Deux cas se présentent suivant que les industriels, capitalistes et très gourmands dans l’âme, restent raisonnables ou pas.

Si les industriels ne sont pas raisonnables et augmentent leurs tarifs de façon importante, la baisse constatée à la pompe est plus faible que prévue. Déception des consommateurs. Cependant, au lieu de générer 75 centimes de taxes par litre, les consommateurs produisent donc 76 centimes de bénéfices pour des sociétés qui se chargeront donc d’enrichir les millions d’actionnaires qu’elles représentent (et donc une partie de ces consommateurs). Le profit généré sera placé et produira là encore de la richesse.

En outre, pour justifier leurs tarifs devenus exorbitants, les compagnies pétrolières, n’ayant plus l’excuse des taxes étatiques, se livreront concurrence pour augmenter leur nombre de clients ; chacune aura en effet bien du mal à expliquer comment leurs profits ont été multipliés par un facteur 10 ou 20 et s’attirer les bonnes grâces des consommateurs et de leurs associations toujours rapides à leur cogner dessus.

Concurrence oblige, les tarifs vont baisser de façon systématique. Pas parce que je le dis, mais parce que c’est toujours comme cela que ça se passe dès qu’un marché se libéralise massivement. Les tarifs télécoms (ADSL notamment) sont là pour donner une piste sérieuse de réflexion.

L’autre cas est encore plus rapide : si les industriels sont raisonnables, ils n’augmentent pas (ou peu) leurs prix. La concurrence étant ce qu’elle est, ces prix seront donc maintenus dans des rapports eux-mêmes raisonnables, fonction des coûts de production et des marges du secteur.

Du côté des sales capitalistes consommateurs

Du côté des consommateurs, le gain sera, à plus ou moins courte échéance, appréciable : faire quatre pleins pour le prix d’un, c’est une aubaine. Dans le cas moyen, une voiture roulant autour de 13.000 km par an, cela fait dans les 800 litres de carburant, ce qui se traduisait par un coût de 800 euros avant la baisse, et 200 euros ensuite. Il va de soi que les 600 euros restants seront soit thésaurisés, soit remis dans le circuit par consommation.

Dans ce cas, d’ailleurs, qui bénéficie le plus de la baisse du coût ? Ce sont évidemment les bas salaires, qui dégagent ainsi un nouveau volant de trésorerie pour rembourser leurs emprunts, payer de nouveaux équipements, placer dans le circuit financier, etc…

On ne peut qu’être étonné, dès lors, de constater que les habituels valeureux chevaliers défenseurs des pauvres et des miséreux, les socialistes par exemple, n’aient pas déjà présenté une telle idée. On se demande bien pourquoi.

En outre, le litre d’essence descendant brutalement, cela induit des effets gigantesques sur les prix de consommations d’autres biens pour lesquels l’énergie joue un rôle important : dans le transport, dans l’alimentaire (chaîne du froid, par exemple), etc…

Plus fort encore, il arrive bien souvent qu’une personne choisisse de rester au chômage pour des raisons purement énergétiques : le gain obtenu en passant des allocations et des subventions étatiques vers un salaire de travailleur est englouti (en tout ou partie) dans les frais de déplacement (principalement, l’essence). La suppression des taxes rendraient de fait biens des calculs faux et permettraient ainsi à de nombreux chômeurs de retrouver le chemin de l’emploi.

Qui perd ?

En première analyse, on notera évidemment que le principal perdant, dans cette histoire, sera l’État : la disparition des taxes sur l’essence représente un trou de 25 milliards d’euros, peu ou prou.

Cela veut donc dire que l’État ne dispose plus de ces milliards pour aller entretenir des régimes totalitaires aux mains pleines de sang et de pétrole ; bien souvent (pour ne pas dire toujours), la découverte de pétrole dans un pays aura déclenché une suite de catastrophes plus ou moins graves pour les populations, et il n’est pas rare qu’au final, la richesse pétrolière d’un pays se traduise par une oppression et le malheur de ses habitants, malheur qui n’est pas sans rapport avec les énormes leviers financiers massivement étatiques concernés depuis l’extraction jusqu’à la vente de l’or noir (petit rappel : la plupart des gisements appartiennent à des firmes étatiques ou dans lesquelles les états ont au moins une minorité de blocage).

Ceci veut aussi dire que 25 milliards d’euros ne sont pas détournés dans la structure bureaucratique de l’État, et restent donc dans les poches des consommateurs qui peuvent les dépenser comme bon leur semble.

L’État ne perd d’ailleurs pas 100% de ces 25 milliards : en fait, la partie qui sera remise directement dans le circuit par des achats de biens et de services générera des taxes, dont de la TVA notamment. Dans un pays qui fait régulièrement tout pour relancer la croissance par la stimulation de la consommation, voilà qui devrait donner à réfléchir.

Mais en plus, ce « non détournement » peut aboutir (et aboutira) à créer des emplois, ce qui se traduit aussi par une diminution des dépenses correspondantes à l’entretien des chômeurs qui quitteront l’assistance étatique en retrouvant un travail. Le « retour sur investissement » est difficile à chiffrer, mais il est absolument certain qu’il n’est ni neutre, ni faible tant la somme, réinjectée directement dans l’économie, peut faire basculer bien des indicateurs.

Si le gouvernement ne présentait pas systématiquement un budget déficitaire de plus de 40 milliards d’euros, la suppression pure et simple des taxes sur l’essence constituerait en fait, même via la création d’un déficit, une excellente expérience : au pire, cela reviendrait nettement moins cher que les déficits actuels, et au mieux, cela finirait même (de façon presque paradoxale) par créer de la richesse.

Le plus intéressant, dans la question initiale, c’est qu’elle peut être finalement étendue à toutes les taxes. Et le raisonnement peut lui aussi être étendu facilement.

Quoiqu’il en soit, la tarte aux pommes est excellente. Et j’espère que votre weekend sera aussi goutu que le mien !

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Source : http://h16free.com/2017/03/12/57729-redite-experience-de-pensee


Drame : des journalistes découvrent la vraie vie politique

vendredi 10 mars 2017 à 14:00

Décembre 2012, un drame secouait le monde du journalisme : Jean-Baptiste Malet découvrait le monde du travail très manifestement sur un malentendu. Mars 2017, rebelote tragique : des journalistes découvrent que, dans le monde réel, faire de la politique au lieu de collecter des informations comporte parfois des risques, surtout lorsqu’ils ont abondamment miné le terrain auparavant.

L’article de référence sera produit par FranceInfo, cette indispensable chaîne « d’informations » que tout le monde réclamait à cors et à cris. Dans ce dernier, on découvre, effaré, le nouveau calvaire des petits Albert Londres de la France profonde, les risques insensés que prennent chaque jour les futurs Hemingway et autres Blaise Cendrars du 21ème siècle.

Et ce n’est pas joli joli : à la violence des combats en Syrie, à la tension à peine soutenable des reportages sur des otages en milieu djihadiste se sont succédé les interviews trottoir sur militants locaux et les questions à chaud au candidat présidentiel en goguette, et au lieu d’un parcours de santé, c’est à une véritable guérilla urbaine qu’il faut faire face à présent dans laquelle aucun coup, aucune bassesse, aucune limite ne sera envisagée ni même tolérée.

En quelques paragraphes circonstanciés, la situation est décrite, horrible dans son aspect le plus brut : des militants sont méchants avec des journalistes et pire encore, ces militants sont fillonistes.

La lecture est dure, insoutenable parfois dans la précision chirurgicale des exactions ignobles qui sont perpétrées sur les journalistes qui, héroïquement, se sont aventurés dans ces jungles modernes de meetings de droite où se sont, très rapidement, radicalisés les centristes de droite, où œuvrent en sous-main les sections d’assaut séguinistes révolutionnaires, où les escadrons de la mort estrosiens sévissent sans frein.

On apprend ainsi que lors d’un meeting enfiévré, le carré presse, situé au milieu d’un rassemblement de militants, probablement encadrés par de jeunes fillonistes en chemises brunes portant drapeaux à sourcils gammés, va vivre un moment « étonnant » puisque, d’un coup, « Il y a eu une vague de sifflets contre les journalistes. »

Plus loin, on découvre avec horreur que certains soutiens officiels de Fillon n’hésitent pas à sortir l’une des pires injures qui puisse être, à peine un cran en dessous de « facho » qu’on n’entend pourtant jamais ni sur les plateau télé, ni dans aucune tribune, jamais : une journaliste se fait ainsi traiter de « collabo ». L’impact est insupportable pour le petit flocon de neige la journaliste qui ne pourra qu’en faire part à ses confrères.

Mais il y a pire : les tensions sont telles que les journalistes n’arrivent plus à faire leur travail puisque, tenez-vous bien, les gens refusent maintenant de répondre à leurs questions. Il semble qu’a complètement disparu l’attrait du gros micro mou, jadis aimant puissant qui permettait au journaliste d’attirer n’importe qui en lui posant des questions puissamment pertinentes.

Et le reste de l’article ne laisse aucun doute : c’est un véritable fossé, que dis-je, un canyon d’ampleur biblique qui s’est ouvert entre les journalistes et les hordes « fanatisées » de militants de droite. La France vient d’entrer dans une ère nouvelle où le Front National n’est plus seul à répandre la peur et à nourrir le ventre fécond des heures les plus sombres de notre vivrensemble.

Au-delà de ce constat, l’article, bien qu’écrit par les scribouillards habituels déjà pas du tout biaisés, réussit quand même le pari de fournir quelques informations intéressantes, comme par exemple ceci :

« D’affables et courtois, certains militants sont devenus hostiles, méfiants voire agressifs à l’encontre des journalistes. »

Étonnant puisqu’on apprend que des militants, alors qu’ils étaient affables et courtois jusqu’à présent, sont maintenant excédés par l’attitude de certains journalistes. Rassurez-vous quand même : si le constat est ferme et définitif, le questionnement sur un tel cheminement de la part de ces gens auparavant affables n’a pas lieu.

Jusqu’à présent, notons que la violence n’est guère plus que verbale. Un peu plus loin, toutefois, c’est le drame :

« C’était au moment où Fillon est arrivé. Un homme m’a attrapé, tordu le bras puis a voulu prendre mon micro avant de finalement me pousser. »

Au moins avons-nous ici un cas (unique certes, mais clair) de violence (inouïe) sur un journaliste, par un individu totalement et indubitablement filloniste qui s’avérera un peu plus loin être un élu. Un politicien qui se laisse aller à des violences, voilà qui ne surprendra que les plus naïfs. Au-delà de cet exemple, force est de constater que l’ensemble des plaintes et autres chouinements de journalistes constituent essentiellement une variation sur le thème si délicieusement mignon des sentiments heurtés, des blessures sentimentales, psychologiques ou de conviction qu’un cerfa, justement destiné à bien enregistrer, permet de couvrir amplement.

En somme, le journalisme sur terrain hostile n’a qu’à bien se tenir.

Bien évidemment, on ne doit pas s’affranchir de conclure qu’il est globalement stupide et inexcusable de s’en prendre physiquement à des journalistes. Le libéral qui ne sommeille pas en moi se doit de rappeler que rien n’excuse la violence physique sur des individus qui font leur travail, même si c’est de façon alternative. Bien évidemment.

Mais jusqu’à preuve du contraire et en prolongement de ce qu’on observe, envoyer paître des journalistes reste aussi tout à fait légal. Les siffler aussi, même si ce n’est pas très agréable pour eux. Ça fait même partie de la liberté d’expression que ces derniers devraient s’empresser de défendre et non utiliser à géométrie variable. Plus à propos, en fait d’agression filloniste, on trouve surtout une poignée de cas (et encore, je suis gentil) qu’on pourra retrouver pour tous les partis et pour différentes équipes de journalistes (exemple ici avec Cyrille Eldin).

En revanche, je trouve extraordinaire la capacité de cette profession ou, en tout cas, des spécimens rapportés par l’article à complètement occulter leur part de responsabilité dans ce retour de bâton : ces derniers observent que l’attitude des militants et sympathisants a fondamentalement changé, pouf, d’un coup, à la suite d’un travail tout à fait exemplaire de la presse, mais surtout, surtout, n’essayent pas de comprendre pourquoi, n’essayent pas d’expliquer, se contentent de condamner et de ne surtout rien corriger à leur attitude.

Pourtant, il suffira de se reporter au dernier rapport du CSA concernant le temps de parole de Fillon pour comprendre l’ampleur de l’hypocrisie et l’ironie de la situation : la presse ayant consciencieusement pilonné le candidat de droite se retrouve à devoir le laisser tranquille pour s’occuper du vaste néant de gauche ou des bateleurs des extrêmes pour compenser. Difficile de croire en un traitement impartial devant une telle différence entre les candidats. Difficile de corroborer l’idée d’une presse neutre qui aurait correctement fait son travail devant les témoignages nombreux d’un changement brutal des attitudes du peuple face à elle. Difficile d’oublier la méfiance toujours grandissante des citoyens envers la presse.

Eh oui : à force d’afficher leur mépris pour une partie du peuple, celle qui ne vote ou ne pense pas comme il faut, à force de tenter de manipuler tout le monde, de faire de la propagande au lieu d’informer, les journalistes subissent un retour de bâton. Pour nos petits flocons de neige journalistiques, il est plus que temps de chouiner sur leurs sentiments blessés.

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Source : http://h16free.com/2017/03/10/57700-drame-des-journalistes-decouvrent-la-vraie-vie-politique


Najat et son éducation nationale bousculante

jeudi 9 mars 2017 à 14:30

Il s’en passe, des choses, dans les établissements scolaires français.

Quand certains, à Dinan, se patchent un peu trop fort à la morphine après un ou deux petits pétards, d’autres décident de mettre le feu à un établissement : au lycée Suger à Saint-Denis, c’est plusieurs dizaines de personnes qui ont pris part à une véritable opération de saccage en tentant d’y mettre le feu en plusieurs endroits et en y répandant de l’essence.

Rassurez-vous : la République, ferme et décidée, a relâché rapidement 47 prévenus sur plus d’une cinquantaine de gardes à vue pour ne conserver que 8 mineurs qui seront présentés devant un juge pour chérubins enfants. Cela me rappelle ce petit billet de 2014 où l’on découvrait que dès le primaire, nos chères têtes blondes apprenaient les rudiments du kick-boxing sur maîtresse, les arcanes du commerce de stupéfiants et, sans doute, les gestes utiles de premiers secours.

Devant ces petits dérapages évidents à un vivrensemble qu’on sait pourtant ancré dans les mœurs, quelques candidats lancés dans l’actuelle campagne présidentielle n’ont pas pu s’empêcher (les fourbes !) de rappeler que l’école se devrait normalement d’imposer la culture du respect et de la discipline et qu’actuellement, ce n’est pas tout à fait ce qu’on observe, scrogneugneu. La pique n’est évidemment pas passée inaperçue chez l’actuelle ministrillon justement en charge de l’Éducation Nationale qui s’est empressée de saisir le premier gros micro mou qui passait à porter pour y sortir quelques consternantes âneries :

« Monsieur Fillon ou madame Le Pen, je le rappelle à titre personnel, dans le cadre de cette campagne, se soustraient à la justice pour les affaires qui les concernent, passent leurs temps à déclarer la justice de ce pays illégitime et non-indépendante. Comment veulent-ils faire respecter cette même justice ensuite par les jeunes qui nous écoutent ? »

Cette saillie de la part de la ministricule ne surprendra que les plus naïfs, mais laisse un peu pantois par l’amas de fantaisies qu’elle comporte et par le décalage qu’elle représente avec le sérieux de la situation.

D’une part, affirmer que Fillon s’est soustrait de quoi que ce soit est une aimable plaisanterie compte tenu de la véritable tempête médiatique à laquelle on assiste actuellement (du reste, on attend toujours une mise en examen). Madame le Pen a utilisé son immunité parlementaire comme elle en a le droit : or, on ne peut pas d’un côté déclamer que la justice serait indépendante et légitime et retirer ce droit fondamental aux parlementaires, comme tente de le faire Najat Vallaud-Belkacem en oubliant l’aspect non seulement indispensable mais aussi constitutionnel.

D’autre part, la grosse relativité de l’indépendance de la justice française n’est pas une nouveauté. La Cour européenne des droits de l’Homme s’est d’ailleurs largement expliquée à ce sujet. Quant à son efficacité et sa légitimité, cette même justice française a quelques soucis à se comparer avec d’autres pays européens, surtout si l’on y ajoute ses problèmes persistants en terme de moyens financiers et humains.

Mais le pompon reste tout de même dans le décalage entre l’affirmation péremptoire de la ministre et la situation qui a déclenché les remarques acides des deux candidats. Apparemment, ce qui choque le plus la piètre excuse qui sert de ministre à l’Education nationale n’est pas qu’un établissement scolaire se retrouve en proie à des départs d’incendies volontaires et le siège d’une sorte de guérilla urbaine moderne, mais bien que deux candidats lui rappelle ses devoirs, au motif qu’elle « n’admet pas que l’on souffle sur les braises ».

Mais, ma pauvre Najat, il n’y aurait aucune braise sur laquelle souffler si tu faisais ton travail, si le mammouth que tu es censée cornaquer faisait preuve d’instruction dans le meilleur des cas, d’éducation plus simplement (et dans le cas qui nous occupe d’une société déjà fort déliquescente), et surtout si l’Etat dont tu es une représentante faisait aussi son travail, régalien pour le coup, d’assurer ordre et sécurité au sein de la République dont tu nous bassines les oreilles à longueur d’antenne ! Ces braises sont d’autant plus facilement attisées qu’absolument rien, dans ce que tu dis ni ce que tu fais, ne permet d’en atténuer le nombre et l’importance, au contraire !

Oui, Najat, commencez par vous occuper de vos affaires, celles pour lesquelles on vous paie manifestement bien trop. Ensuite seulement pourrez-vous prétendre édicter aux candidats ce qu’ils ont le droit ou pas de vous dire.

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Source : http://h16free.com/2017/03/09/57686-une-education-nationale-bousculante