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Et maintenant, l’État aide les concurrents des taxis, toujours sans votre avis et avec votre argent.

mercredi 19 octobre 2016 à 09:00

Franchement, il n’y a pas à tortiller : la France des nouvelles technologies, de l’interweb et des réseaux sociaux, ça dépote ! À tel point que les entreprises rivalisent d’inventivité pour investir ces nouveaux espaces, ces marchés, et ces nouveaux modes de consommation. Pour la SNCF, cela se traduit très concrètement par un gros investissement dans une jolie startup, Allocab.

L’entreprise ferroviaire était déjà partenaire de la plate-forme en question, mais elle a jugé utile d’y renforcer son emprise en investissant 3 millions d’euros via SNCF Digital Ventures, son fonds d’investissement. L’idée derrière est de pousser ses clients à prolonger leurs trajets ferroviaires en réservant un véhicule à l’arrivée en gare. On comprend la SNCF : qui d’autre que cette plate-forme permettant de réserver des VTC (véhicules de transport avec chauffeur), des automobiles, donc, pour mieux représenter le futur de l’entreprise nationale de chemins de fer français ? Qui, mieux que la SNCF, pour nous faire préférer les VTC ?

Mmhm mais attendez quelques secondes, tout ceci est étrange.

Voilà qu’une entreprise de chemins de fer va donc pousser ses clients à aller vers la voiture. Mieux encore, voilà qu’une entreprise nationale, publique et dont l’état est l’unique « actionnaire » et responsable (puisque la SNCF est un EPIC), va pousser ses clients usagers à aller voir une entreprise privée directement concurrente des taxis. Encore plus mieux encore, voilà qu’une entreprise publique qui vend du rêve sur rail investit dans du rêve sur roue, alors que l’État prétend aider les taxis et a même régulièrement rappelé que leur monopole ne pouvait pas tomber…

taxis retour vers le passé

Tout ceci n’est pas seulement étrange, tout ceci sent le n’importe quoi très concentré.

Oh, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : tant mieux si la SNCF sort de décennies d’immobilisme sclérosé par un syndicalisme englué dans une lutte des classes d’un autre âge et tant mieux si elle décide de foncer dans les nouvelles technologies, de favoriser ainsi une plate-forme de VTC et de donner un vrai souffle commercial et institutionnel à un moyen de transport plébiscité par presque tous les Français, depuis que Uber leur aura rappelé qu’innovation et bas coûts peuvent aussi exister en France. Tant mieux.

Mais il y a comme une grande confusion dans ce nouveau rebondissement dans l’aventure palpitante de l’État Actionnaire. On sent comme un grand trouble dans la force de l’État stratège qui semble ici se fourrer le doigt dans l’œil et ailleurs.

Difficile ainsi d’oublier que pendant que l’État investit 3 millions dans Allocab par le truchement de la SNCF, l’État investit aussi lourdement dans une plate-forme internet permettant de réserver des taxis. Cela s’appelle même Le-Taxi (parce que Le-Monopole aurait sonné trop revanchard, je présume). J’avais déjà évoqué le biniou il y a quelques temps en notant qu’enfin, grâce à cette application mobile développée par la Délégation à la Sécurité et à la Circulation Routières ainsi que l’indispensable Secrétariat Général pour la Modernisation de l’Action Publique, on allait pouvoir réserver un taxi sur son smartphone avec l’argent du contribuable.

D’un côté, nous avons donc Allocab, concurrent du taxi et du train, financé par l’État (qui fait des trains et chérit tendrement les taxis). De l’autre, nous avons aussi Le Taxi, concurrent des VTC et du train, financé par l’État (qui finance des VTC et du train en veux-tu en voilà). De près comme de loin, la seule conclusion qui s’impose réellement concernant l’État stratège, c’est qu’on est bel et bien en présence d’un schizophrène bourré.

Et si ces deux antagonismes devraient déjà, en eux-même, faire réfléchir sur la pertinence globale de la direction stratégique des uns et des autres lorsqu’il s’agit d’investir un peu d’argent des autres dans les nouvelles technologies, il faudra aussi ajouter à la note, maintenant franchement salée, la récente mésaventure d’Alstom et de ses petits trains. Eh oui, rappelez-vous : pendant que l’État fait apparemment tout pour à la fois favoriser le monopole des taxis et le saboter avec les plate-formes de VTC dans lesquelles il investit, l’État s’emploie aussi à concurrencer aussi bien les taxis que les VTC en offrant toujours plus de lignes de train à des prix défiant toute planification budgétaire, et va jusqu’à acheter des TGV pour des lignes locales basse-vitesse.

Et parce que point trop n’en faut, je n’évoquerais même pas ici les lignes de cars entretenues à grand frais par la SNCF (établissement toujours aussi public) qui concurrencent le train ainsi que les nouvelles lignes de car « Macron », décriées avec brio (et fourrage de doigt dans l’œil) par l’inénarrable Filoche, lignes au demeurant elles-mêmes poussées par le gouvernement.

filoche en autocar

Si, avec un tel tableau, vous comprenez encore quelque chose à la fine stratégie d’investissement de l’État et des entreprises dans lequel il est actionnaire, c’est que les explications n’ont pas été suffisamment précises.

Cependant, il reste tout au moins une donnée absolument certaine, commune à tous ces investissements : dans chaque cas, il s’agit d’abord de décisions politiques alimentées par l’argent du contribuable, d’une façon ou d’une autre, et jamais sur des marchés complètement ouverts et concurrentiels.

On peut toujours croire que celui des VTC l’est, mais force est de constater que les efforts permanents des taxis pour mettre des bâtons dans les roues d’Uber et ses coreligionnaires aboutit bel et bien à faire une chasse jalousement gardée du convoyage de personnages par véhicules de tourisme. Les cars n’ont été que fort timidement libéralisés (cabotage), et la libéralisation du rail en France est un tabou qui n’est évoqué à mi-mots que dans les séances les plus masochistes du donjon gouvernemental.

En clair, après avoir aidé les taxis contre votre avis et avec votre argent, l’État utilise maintenant votre argent pour concurrencer ces derniers. Forcément, avec tous ces investissements antagonistes, tout ceci va bien se terminer. Forcément.

forcément, ça va bien marcher

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Source : http://h16free.com/2016/10/19/56004-et-maintenant-letat-aide-les-concurrents-des-taxis-toujours-sans-votre-avis-et-avec-votre-argent


Thinkerview : regards de la Russie et géopolitique du Moyen-Orient

mardi 18 octobre 2016 à 09:00

Alors que les tensions entre la Russie et les États-Unis se font tous les jours un peu plus vives, et dans un contexte difficile dans lequel Hollande, le président français, avec son tact inimitable, vient de se fâcher avec Poutine, son homologue russe, Thinkerview nous propose ce mois-ci un entretien avec Artem Studennikov, l’actuel numéro 2 de l’Ambassade de Russie en France.

L’exercice, s’il reste conventionnel – on imagine mal le diplomate russe balancer des tacles à droite ou à gauche – n’en reste pas moins intéressant dans les sous-entendus qu’il laisse passer à l’occasion de quelques unes des questions posées.

Dès les premières minutes, Studennikov fait un recadrage de la géopolitique actuelle et surtout au Moyen-Orient en insistant notamment sur le conflit yéménite que les médias semblent oublier un peu trop facilement. L’analyse, celle qui est d’ailleurs officiellement tenue par le Kremlin, est que l’Arabie Saoudite mène une guerre contre l’Iran par proxy, en se servant des conflits au Yemen et, probablement, en Syrie, pour mener ses objectifs stratégiques personnels.

Studennikov en profite pour rappeler la position officielle de la Russie concernant le conflit syrien, qui retrouve dans ce pays la mosaïque de cultures et d’ethnies qu’elle supporte actuellement en Tchétchénie. La fédération réaffirme sa volonté de ne pas laisser tomber Bachar El Assad pour éviter l’effondrement de la Syrie, dont les répercussions seraient comparables à ce qui s’est passé pour la Libye dont on peine encore à voir le bénéfice. Le diplomate russe en profite pour rappeler que, selon leurs analyses, l’opposition syrienne modérée, celle qui serait à même de former un gouvernement de transition ou de remplacement de l’actuel dictateur et compatible avec les vues occidentales, Russie comprise, est bien trop faible face à l’opposition radicale, essentiellement menée par l’État Islamique, qui mènerait le pays bien loin des standards démocratiques (pour le dire diplomatiquement).

Dans cette présentation, Studennikov nous refait le coup des dominos que d’autres, de l’autre côté de l’Atlantique, nous firent jadis concernant les pays communistes : la chute de la Syrie, c’est la fin des haricots et le début d’une mise à feu et à sang de toute la région moyen-orientale. En tout cas, difficile de donner complètement tort au diplomate lorsqu’on constate qu’en effet, la situation locale empire à mesure qu’augmentent les interventions de tous les forces dans ces territoires « sensibles » : pour ainsi dire, toute la région est en ébullition et sert plus ou moins d’exutoire à plusieurs armées.

Notons que vers 10:48, Studennikov explique calmement une partie de la situation courante par le sponsoring débridé des factions les plus rabiques de l’opposition par certains pays du Golfe, sans en donner le nom. Coïncidence de l’actualité, les récentes révélations de Wikileaks permettent de lever toute ambiguïté sur les non-dits du n°2 de l’ambassade de Russie : dans cet e-mail entre Podesta, alors conseiller de Barack Obama, et Hillary Clinton, on découvre que cette dernière entend mettre un peu la pression sur le Qatar et l’Arabie Saoudite qui ont la fâcheuse tendance à financer l’État islamique :

Parallèlement à nos opérations militaires et paramilitaires, nous devons utiliser notre diplomatie et profiter des atouts de nos services de renseignement pour mettre sous pression les gouvernements du Qatar et de l’Arabie saoudite, qui fournissent un soutien financier et logistique à Daech et à d’autres groupes radicaux dans la région

l'ours qui fume un cigare et tire à la mitraillette en faisant du surf sur un requin(Apparté : on ne pourra pas s’empêcher de noter l’absence presque totale de scandale qu’une telle révélation aura provoqué. La presse, massivement pro-Clinton, aura tôt fait d’étouffer cette fuite pourtant symptomatique de la connivence directe entre certaines monarchies du Golfe et l’État islamique que l’Occident prétend combattre. De la même façon, la presse oubliera de préciser que ces e-mails, remontant à 2014, montrent sans le moindre doute que la candidate à la présidentielle américaine devrait depuis bien longtemps avoir fait le ménage dans ses relations avec ces deux pays tant leurs connivences sont intimes avec des ennemis directs de l’Amérique.)

Pour en revenir à notre diplomate russe, il en profite vers 13:30 pour dissiper les actuelles rumeurs de volontés conflictuelles entre Russes et Américains et rappelle que si des incidents sont toujours possibles, surtout lorsque des opérations armées se déroulent sur des espaces restreints (en Syrie notamment), le dialogue reste toujours ouvert. On ne peut que le souhaiter, tant les déclarations des généraux, tant d’un côté que de l’autre de l’Atlantique, laissent en réalité comprendre que les deux armées sont plutôt à couteaux tirés.

Studennikov ne s’étend pas sur les récentes manœuvres militaires russes qu’il fait semblant d’ignorer, même si on peut trouver un peu partout dans la presse internationale le compte-rendu des récentes installations de missiles russes dans l’enclave de Kaliningrad. Tout juste évoque-t-il, vers 36:00, l’historique russe et la perte d’influence du grand pays suite à la chute de l’Union Soviétique au début des années 90, ainsi que les tentatives d’extension de l’OTAN aux frontières même de la Russie (pays Balte) ainsi que dans des pays traditionnellement proches (Georgie, Ukraine) qui ont été rapidement vues comme allant un peu trop agressivement contre les intérêts russes.

On comprendra ici que notre interviewé reste, bien évidemment, un diplomate tenu à ses obligations professionnelles, ce qui explique qu’à chaque question sur un sujet brûlant d’actualité, il se contente de répondre poliment dans les limites posées par la ligne politique officielle du Kremlin. On n’apprendra donc pas forcément grand chose de ce côté. Notons tout de même, vers 30:00, le retour du sujet du Yémen où Studennikov reproche à demi-mots le traitement très singulier qu’en offre la presse : malgré les bombardements réguliers de l’aviation saoudienne de civils, d’hôpitaux ou de cérémonies qui font systématiquement des massacres, force est de constater que les bavures militaires sont bien plus souvent exposées lorsqu’il s’agit de la Syrie.

A mi-chemin entre propagande polie et distillation des problématiques réelles de son pays, le diplomate russe nous permet avec cet entretien de poser ici un jalon sur les relations franco-russes et russo-américaines qui pourra peut-être éclairer, dans quelques semaines ou quelques mois, les prochains développements géopolitiques que nous observerons certainement à l’occasion de l’élection américaine ou française.

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Source : http://h16free.com/2016/10/18/55970-thinkerview-regards-de-la-russie-et-geopolitique-du-moyen-orient


Monsanto, l’éternel coupable

lundi 17 octobre 2016 à 09:00

Pour fonctionner auprès des esprits impressionnables, une religion a besoin de quelques principes de bases immuables : l’apport de réponses à toutes les questions philosophiques importantes (qui suis-je, pourquoi suis-je là, pourquoi est-il impossible de trouver un plombier le dimanche ?), la description d’un but généralement plus grand que l’individu qui vise à le transcender et lui amener la rédemption pour toutes ses fautes, réelles ou imaginaires, et la désignation du mal, de ce qu’il ne faut pas faire, de la faute ou de l’ennemi ultime qu’il s’agira de combattre.

Dans la religion écologiste, les réponses sont fournies par la Nature qui Sait Pourquoi Les Plombiers Sont Introuvables Le Dimanche connaît et attribue un rôle à chacun, la purification transcendantogène passe par une syntonisation parfaite avec Gaïa, et l’ennemi numéro un est évidemment celui qui veut s’affranchir des limites imposées par l’univers.

nature is not always perfect

Dans ce triptyque, Monsanto joue bien évidemment le rôle de cet ennemi.

Et quel bel ennemi : multinationale roulant sur les dollars de la méchanceté et (forcément) de la corruption, firme capitaliste sans foi ni loi à l’origine de l’agent orange qui déferla sur le Vietnam et tua plein d’innocents dans d’atroces souffrances, c’est surtout la méga-corporation qui insinue des OGM (forcément méchants) partout où elle le peut et badigeonne de glyphosate des champs entiers remplis de petits travailleurs indiens dont les poumons se troueront plus tard dans des spasmes abominables avant une agonie misérable.

Peu importe que la firme qui fit cet agent orange n’a rien à voir avec le semencier. Peu importe même que cet agent orange n’ait pas été inventé par Monsanto. Peu importe qu’une demi-douzaines d’autres firmes ont aussi produit cet agent orange sans jamais se retrouver sous le feu des accusations écologistes à ce sujet. Peu importe que cette firme soit finalement bien plus petite que Starbucks ou Xerox. Peu importe que Monsanto ne soit pas du tout la seule entreprise à breveter des semences (tous les semenciers le font). Peu importe que tout ceci soit amplement sourcé : Monsanto est un diable pratique.

À tel point qu’une tripotée d’organisations non gouvernables a décidé d’organiser un procès factice de l’abominable firme qui fournit le monde en produits méchants pour dissoudre des agriculteurs en plein champ et empoisonner les 99% avec du maïs mutant dévoreur de tripes. Le 14, 15 et 16 octobre, Monsanto s’est retrouvé accusé de « violations des droits humains, crimes contre l’humanité et écocide » à La Haye, ou la firme sera jugée (et condamnée, soyez-en sûr) pour tous ces horribles crimes.

Évidemment, le choix de La Haye aux Pays-Bas ne doit rien au hasard puisqu’il s’agit aussi du siège de la Cour Pénale Internationale (CPI). Les activistes qui organisent leur parodie de procès tentent ici, par la proximité géographique, de laisser croire au public que Monsanto aurait maille à partir avec cette Cour.

Et pour parfaire l’illusion, les effervescents militants ont poussé le réalisme jusqu’à faire juger le cas par – je cite Le Monde, jamais en retard pour relayer une fanfaronnade écolo« cinq juges de renommée internationale », comprenant notamment une consultante sénégalaise pour la CPI pour le Rwanda, une assistante australienne auprès du bureau du procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, un rapporteur mexicain au tribunal Russell sur la répression en Amérique latine, bref un quintuplet d’acteurs périphériques qui n’ont jamais été juges mais qui sauront trouver la force morale de tomber sur Monsanto à bras raccourcis, qui, au passage, n’est pas représenté dans ce tribunal.

organic food without pesticidesEn somme, des militants massivement anti-OGM, anti-pesticides, anti-capitalistes tiennent une imitation caricaturale de procès exclusivement à charge, ouvertement pour condamner la firme et seulement elle sur des chefs d’accusation particulièrement flous et attrape-tout, à commencer par le néologisme d’écocide, qui revient au menu une énième fois. L’écocide, c’est cette lubie écologique qui consiste à faire croire qu’il n’existerait pas déjà toute une batterie de lois relatives à la protection de l’environnement, et qu’il faut donc en créer de nouvelles pour à la fois définir cette abominable atteinte, et à la fois préciser la taille des geôles et des cachots qui attendent ceux qui s’en rendraient coupable.

Cela fait des années que ces militants tentent, par tous les moyens, de pousser cette notion d’écocide dans les petits papiers juridiques internationaux afin de matraquer toute firme qui ne s’aplatirait pas à leurs commandements religieux. Au passage, dans cet exercice grotesque, on retrouve d’ailleurs – et ça en dit long – Corinne Lepage, toujours à la pointe des combats gagnés d’avance et des procès en sorcellerie, cette avocate dont on n’aura pas de mal à rappeler les meilleures saillies sur la nécessité de tenir proprement à jour des listes d’opposants à ses théories fumeuses, afin de leur faire payer, le jour venu, leurs idées nauséabondes. La tenue de liste de déviants, que voilà une belle activité qui ne plonge pas immédiatement celui qui la pratique dans le bonheur sucré des heures les plus youplaboum de notre Histoire, n’est-ce pas ?

Vous l’aurez compris : on ne peut qu’être consterné par ce genre de petits prurits militants.

D’une part, il illustre assez bien le fond particulièrement nauséabond de ces individus qui ne rêvent que de grands procès, de tribunaux bien fermes et bien droits, de bûchers bien hauts et de prisons bien basses. Fut un temps, les communistes passaient leur temps à ce genre de lubies. L’écologie servant de roue de secours à ce collectivisme échoué sur les bancs sablonneux de l’Histoire, il n’est pas étonnant que les vieilles habitudes ressortent.

D’autre part, on doit s’étonner du choix de la cible, Monsanto, encore une fois Némésis indépassable des mouvements anti-OGM, anti-agriculture industrielle, anti-capitaliste, anti-tout. Pourquoi nos frétillants énergumènes ne s’attaquent-ils jamais à d’autres firmes ? Peut-être parce qu’elles seraient toutes nettement plus grosses et donc immédiatement trop dangereuses au vu de procès (réels, ceux-là) en diffamation que ces ONG et autres associations aspirateurs à subventions risqueraient fort de perdre avec fracas ?

Mieux encore, le choix du sujet laisse pantois. Pourquoi, avant d’essayer d’aider les proverbiales générations futures, nos belles-âmes écologiques n’essaient pas de sauver les générations actuelles ? Il est où, le procès contre les dictateurs les plus visibles et les plus néfastes de la planète ? Ils sont où, ces militants, lorsqu’il s’agit de dénoncer les responsables de tous ces morts, ici et maintenant ? On attend encore un procès monté par des ONG contre Obama et ses drones ; contre l’Arabie Saoudite ou le Qatar et leur vision si particulière des droits de l’Homme ; contre Maduro et sa politique économique catastrophique qui a plongé tout un pays dans la misère (au point d’obliger l’État vénézuélien à lâcher l’idée d’un contrôle des prix tant la situation était désespérée) ; et les exemples ne manquent pas. Mais apparemment, nos petits chevaliers de Gaïa préfèrent, de loin, s’en prendre – encore et toujours – à Monsanto, plus facile à faire détester après des décennies de propagande outrancière.

Enfin, comment ne pas noter le choix bien franco-français de notre presse si délicieusement neutre et balancée de relayer ces clowneries pathétiques ? Aucun organe ne manque à l’appel : Libération, Le Monde, RFI, France Inter, RTL, tous se sont dressés pour expliquer en détail ce qui ne relève à l’analyse que d’une mise-en-scène à charge grotesque.

Pignouferies de presse

En réalité, pas un article, pas un militant ne rappellera qu’il peut, justement, tenir ce genre de parodie de Justice précisément parce qu’il a le ventre plein grâce aux progrès apportés par Monsanto et toutes les autres firmes agro-alimentaires, semencières ou phytosanitaires de la planète. On assiste ici aux tristes pitreries d’enfants riches et repus vivants dans des sociétés si opulentes que ces guignols peuvent consacrer plusieurs semaines (!) – le « jugement » final ne sera pas communiqué avant décembre – à ce genre de spectacle sans souffrir de n’avoir pas labouré, planté, récolté et traité pendant ce laps de temps.

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Source : http://h16free.com/2016/10/17/55989-monsanto-leternel-coupable


Loi ALUR : bilan désastreux et détricotage discret

vendredi 14 octobre 2016 à 08:30

Un texte de Nafy-Nathalie et h16

Au cours des semaines passées, nous avons abordé plusieurs aspects du vaste sujet immobilier en France, ce qui nous a permis de découvrir toute l’ampleur des dégâts que le choc de simplification aura générés. Il aurait été dommage de conclure cette série sans faire un bilan de la bombe-mère à l’origine de ce choc, la loi ALUR.

Et en fait de loi, ALUR devait véritablement révolutionner l’immobilier français.

Tenez, prenez, par exemple, le « contrat-type » des syndics. Entré en vigueur en juillet 2015, il fut aussitôt l’objet d’attaques virulentes de la part des professionnels (UNIS, FNAIM, PLURIENCE) ainsi que des consommateurs (CLCV) pour différents motifs ; citons simplement le Figaro du 12 octobre dernier qui constate, platement, que « le contrat-type des syndics connaît encore des ratés ». En effet, son décret d’application du 26 mars 2015 (qui fixe les modalités des facturations des frais particuliers) vient d’être partiellement annulé par le conseil d’État le 5 octobre dernier. Oh zut.

lolcat-oh-zut

Enfin, « oh zut », il faut le dire vite. Les professionnels avaient rapidement fait leurs comptes et ils n’étaient pas bons :

« Le contrat type de syndic était un texte phare qui tendait à harmoniser la forme des contrats pour mieux les comparer, mais aussi et surtout qui administrait les tarifs de prestations contractuelles au risque de figer celles-ci, et de les rendre rapidement inadaptées aux besoins des consommateurs. (…) Déjà de nouvelles prestations non prises en compte dans ce décret apparaissent et ne sont pas traitées. S’il fallait un exemple de la rigidité contractuelle à laquelle conduisent les excès de réglementation, nous en avons un exemple. »

Le gouvernement n’a donc pas hésité à publier un décret d’application de la loi ALUR rendu obsolète par cette même loi et ses autres décrets d’application. C’est du grand art.

Au passage, les professionnels ne peuvent s’empêcher de regretter que les avis émis par le CNTGI, cet organisme de consultation justement mis en place par ALUR, n’aient pas été suivis pour cornaquer la réforme. Il est effectivement dommage de ne pas avoir tenu compte de l’opinion d’un organisme inventé de toutes pièces par le gouvernement, financé de manière indirecte par une imposition sur les particuliers et dont l’avis est imposé par la loi ALUR sans qu’il soit obligatoire de le suivre.

Bref, quel que soit le bout par lequel on prend ce fichu contrat-type, ça ressemble bel et bien à un gros échec des familles. Nous attendons donc avec gourmandise le prochain décret d’application qui devrait fixer le plafond des frais de recouvrement des charges et les honoraires d’état daté, en pariant sur des effets de bords rigolos qui viendront inévitablement le remettre en cause.

Cet exemple récent pourrait se classer dans la catégorie « Pas De Bol », élevée avec brio au rang de méthode par un président en fin de mandat. Ce serait une erreur : s’il s’agit d’un ratage, ce n’est pas une question de malchance mais bien la suite logique d’un processus minutieusement construit pour aboutir à une déroute complète.

En effet, dès le début, la loi Duflot a posé problèmes (le pluriel est de rigueur ici).

Dès 2013, dans une tribune de Challenges, le Président de Nexity la qualifiait de « non sens économique ». En 2014, Le Point n’hésitait pas à calembourrer grassement dans une titraille évocatrice : « Logement : la loi ALUR n’a plus fière allure ! La loi Duflot a paralysé le marché de l’immobilier neuf. Elle a abouti à l’opposé de ses objectifs. Le gouvernement semble résigné à la supprimer. » L’Humanité, avec une sobriété qui rappelle les famines soviétiques, se contentait de titrer sur « Le plan Valls, entreprise de démolition de la loi ALUR ».

parcours institutionnel - étape finaleLes pénibleries législatives de la petite Cécile au parlement semblaient donc destinées à une mort prématurée qui aurait satisfait beaucoup.

Las. Il n’en fut rien.

Remaniée par Sylvia Pinel, ministre du Logement de l’époque, elle fut finalement promulguée le 26 mars 2014 avec pour objectif de « réguler les dysfonctionnements du marché, protéger les propriétaires et les locataires, et permettre l’accroissement de l’offre de logements dans des conditions respectueuses des équilibres des territoires ». Les débats dans les deux chambres qui l’accompagnèrent furent houleux, certains n’hésitant pas – comme David Douillet – à déclarer que cette loi revenait à la nationalisation du secteur de l’immobilier. Après coup, l’exagération du moment ne semble plus aussi outrancière.

Et bien que censée réformer en profondeur le droit au logement français, cette loi aura finalement accumulé depuis son début tous les cafouillages, ratages et tentatives de rattrapages possibles, avec cette stupéfiante volonté de s’accrocher malgré tout qu’on ne retrouve guère que chez les tiques et les politiciens. Au final, chacune de ses dispositions les plus marquantes est soit rabotée, soit annulée, soit complètement vidée de sens.

Ainsi, avec ALUR, le gouvernement voulait simplifier l’accès au logement. Les aventures de la GLI, devenue GRL, puis GRL2, puis GUL puis VISALE, narrées la semaine passée, illustrent bien la déroute : avec 4000 dossiers finalisés, on est loin des 300000 escomptés et du succès d’une mesure permettant un accès au logement révolutionné. Zut encore !

oh noes !

Via ALUR, le gouvernement voulait limiter la hausse des prix de l’immobilier. Il a donc décidé de gentiment les encadrer et nous a immédiatement plongés dans une aventure trépidante où les méchants (capitalistes, propriétaires et contribuables) finissent toujours par payer à la fin.

Dans cette aventure, le Conseil d’analyse économique (CAE), instance consultative attachée au service du Premier ministre, déclarera d’ailleurs que « l’encadrement des loyers tel qu’il est conçu dans le projet de loi sur le logement et l’urbanisme (ALUR) est inopérant et peu efficace », pendant que le Conseil Constitutionnel la videra de substance, et en profitera pour indiquer que ce décret porte une « atteinte disproportionnée aux conditions d’exercice du droit de propriété et à la liberté contractuelle ; qu’elles méconnaîtraient également l’égalité des parties dans les relations contractuelles. »

oh noes

Pour un gouvernement censé protéger nos droits les plus fondamentaux, cette loi et les décisions qui l’entourent ne laissent pas d’étonner. Étonnement qui n’ira quand même pas jusqu’à la remise en question : ce plafonnement des loyers, mesure évidemment inutile en période de baisse des prix, inapplicable sans la mise en place des observatoires, fut d’abord annoncé comme abandonné, puis raboté discrètement en le limitant à Paris (à titre expérimental) puis dernièrement étendu à l’Île-de-France, sans doute afin de repousser encore un peu ces investisseurs qui font cruellement défaut dans la capitale. Zut derechef ?

gifa oh noes facepalm power rangers

Attendez. Ce n’est pas tout.

Par le truchement d’ALUR, le gouvernement voulait aussi limiter les honoraires d’agences immobilières. Il les a donc plafonnés avec toute l’efficacité que l’on lui connaît ce qui aura abouti à diminuer les émoluments perçus par les professionnels d’un côté tout en les augmentant de l’autre… (oh zut à nouveau !), avec à la clef l’opportunité de facturer des prestations supplémentaires que le gouvernement a créées. Oh, zut au carré ! C’est ballot, et d’autant plus regrettable que l’on a vu fleurir des dispositifs comme Multiloc à Paris, qui aboutissent à faire financer les logements privés par les contribuables.

Vous croyez en avoir fini ? Que nenni.

Avec ALUR, le gouvernement prétendait vouloir éduquer le copropriétaire à la planification des travaux d’entretien. Il a donc mis en place le fonds travaux, qui réussit le tour de force de refinancer les banques, remplir les caisses du gouvernement tout en redonnant quelques couleurs au secteur du bâtiment qui en avait bien besoin, le tout sous couvert de bonne gestion qui permet d’éviter les protestations. Malheureusement, c’est aussi une machine inextricable et inapplicable en l’état.

oh noes

ALUR, c’est aussi la protection de l’acquéreur d’un bien en copropriété. Le gouvernement a donc choisi de multiplier les obligations afférentes au point de paralyser la réalisation des avant-contrats, ce qui l’a obligé à faire paraître une ordonnance pour les alléger. Et zut au cube, encore un loupé magistral.

La liste pourrait s’étoffer, mais point n’est besoin puisqu’en résumé, toute la loi ALUR, quand elle n’a pas engoncé dans des lois mal écrites des pratiques déjà actées par la jurisprudence, a introduit des dispositifs monstrueux qui ont catastrophiquement compliqué les choses quand ils étaient applicables, le tout pour un coût très élevé pour ce particulier qu’on a donc protégé à violents coups de Dalloz de plus en plus épais.

loup qui court et paf le loup FAIL

L’échec est patent, total et profond. Pour Duflot, cependant, « Ne soyons pas dupes, il s’agit d’une opération qui consiste à attaquer une des véritables lois de gauche de ce mandat. »

Ah, pour une loi de gauche, c’est bien une loi de gauche ! Depuis l’idée consternante (qui porte atteinte directe au droit de propriété), en passant par son parcours institutionnel chaotique, jusqu’aux décrets d’application illisibles et aux résultats presque parfaitement contraires à ceux attendus, tout indique effectivement une belle loi socialiste.

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Source : http://h16free.com/2016/10/14/55976-loi-alur-bilan-desastreux-et-detricotage-discret


Le café, le glyphosate ou la viande cancérigène ? Les grosses exagérations du CIRC

jeudi 13 octobre 2016 à 09:00

Sale temps pour les fluffies : José Bové ne peut pas entrer au Canada, et voilà que CIRC de Lyon est soupçonné d’entretenir un « historique de controverses, de rétractations et d’incohérences » au sujet de ses recherches sur le cancer…

Pour rappel, les fluffies sont d’admirables petits animaux, doux au toucher, pétris de bons sentiments et issus de la culture socialiste hydroponique (i.e. n’ayant pas les pieds sur terre) qui sont toujours prompts à s’enflammer pour une cause ou une autre, en dépit de tout sens critique. Tout comme José Bové ou ces myriades d’individus inscrits dans des associations et autres centres de recherches tendant toujours à prouver que l’industrie ne veut que notre mort, que la science nous cache tout et surtout le pire, le fluffy est un gentil écologiste extrémiste, une personne cohérente qui souhaite de façon relax la mort de son prochain pour assurer, par exemple, une descendance nombreuse aux otaries, baleines et autres crustacés au détriment de sa voisine de palier dont il sait pertinemment qu’elle ne trie pas ses déchets, cette vieille radasse.

De nos jours, le fluffy a le vent en poupe : tout lui sourit. Qu’il dénonce les OGM en exhibant des rats aux tumeurs turgescentes, qu’il démonte du McDo à coups de barres de fer ou qu’il trouve des vices cancérigènes dans à peu près tout ce qu’il touche, il obtiendra l’oreille des médias, qui – par effet de loupe – lui ouvriront le cœur du public et surtout celui des politiciens qui sauront trouver, dans les finances publiques, un moyen de récompenser ces beaux élans.

Notre ami José le moustachu est arrivé à se frayer une belle place de député européen grâce à ses exactions. Le CIRC, ce Centre International de Recherche sur le Cancer et organisme émanant de l’OMS, a réussi de son côté à répandre l’effroi sur des sujets aussi triviaux que la charcuterie ou le café.

Il arrive cependant que la réalité rattrape nos frétillants loustics du combat vert multifactoriel.

C’est ainsi qu’on apprend que notre malheureux Bové se fait expulser du Canada avant même d’avoir pu y entrer : retenu à l’aéroport de Montréal, la police des frontières nous le réexpédie après avoir refusé de laisser entrer l’impétrant qui entendait prendre la parole lors d’une réunion publique mardi organisée par le Conseil des Canadiens, des syndicats agricoles et des opposants à l’Accord Économique et Commercial Global (AECG) entre le Canada et l’Union Européenne. Que voulez-vous : le Canada n’accepte pas forcément les ressortissants étrangers avec un casier judiciaire, ce qui est le cas de notre député européen. Au passage, cela en dit plus long sur nos élus qui acceptent les repris de justice dans leurs rangs que sur les Canadiens qui les refusent.

customs no one is above suspicion

Si certains trouveront dommage que cette mésaventure pourrait gêner la difficile réinsertion de l’ex-taulard et que d’autres regretteront le retour de José en France dont on se passait pourtant fort bien, d’autres encore ne pourront s’empêcher de noter l’ironie de la situation : le moustachu Bové, venu pour défendre l’abandon d’un traité commercial de libre-échange, farouche défenseur des frontières, se retrouve rejeté à l’une d’elles et peut ainsi goûter précisément à la médecine qu’il entend faire appliquer aux autres.

Pendant ce temps, le CIRC fait parler de lui.

Oh, rassurez-vous : pas dans la presse française, jamais à court d’une bonne excuse pour ne parler de ces officines publiques que lorsqu’elles annoncent une calamité quelconque, jamais lorsqu’il s’agit de les remettre un peu à leur place.

Pourtant, il y aurait ici de quoi faire.

En effet, le CIRC, c’est ce centre, émanation de l’OMS, qui nous pond régulièrement des « études » prouvant de façon aussi alarmiste que scientifiquement « ouverte à débat » que nous sommes tous les jours un peu plus en présence de substances délétères et cancérigènes. Basé à Lyon, le centre en question a régulièrement défrayé une chronique avide de ce genre de nouvelles catastrophiles avec les preuves incontestablement floues que le café provoquerait le cancer, que la viande provoquerait le cancer et que le glyphosate provoquerait (je vous le donne en mille) le cancer.

organic food without pesticidesEt à chaque fois que le CIRC sort un rafraîchissement de son classement, en pointant notamment les nouvelles entrées dans la catégorie 2A, à chaque fois la presse s’empresse de bien faire comprendre à tout le monde qu’on va tous mourir dans d’atroces souffrances, avec cette capacité inénarrable du raccourci, de l’approximation fumeuse et de la titraille la plus putassière possible que les journalistes déploient maintenant avec habitude et gourmandise.

Évidemment, entre le classement du CIRC, sa compréhension par les journalistes, et les classements d’autres instances scientifiques, il y a souvent de l’écart.

Pour le glyphosate par exemple, on pourra se reporter avec profit sur cet article détaillé pour bien comprendre les mécanismes à l’œuvre et prendre une bonne louchée de réalisme scientifique correctement dosé. Du reste, on se devra aussi de mentionner cet article de Contrepoints qui remet un peu les pendules à l’heure sur le sujet pour rappeler qu’après plus d’analyses, ce glyphosate « ne pose vraisemblablement pas de risque cancérogène [unlikely to pose a carcinogenic risk] pour l’Homme par l’exposition via l’alimentation ».

Et toc.

Malheureusement, cet écart constaté pour l’étude sur le glyphosate l’a été pour beaucoup d’autres études (comme pour le café, ce qui a obligé le CIRC à reconnaître ses torts), à tel point que le Congrès américain vient d’ouvrir une enquête pour tenter d’expliquer les raisons qui poussent à financer encore cet organisme. L’agence Reuters nous apprend en effet que, dans une lettre datée du 26 septembre adressée au directeur du National Institutes of Health (NIH) américain, le président de la commission de la Supervision du Congrès, Jason Chaffetz, évoque à propos du CIRC un « historique de controverses, de rétractations et d’incohérences » et lui demande pourquoi le NIH, qui dispose d’un budget de 33 milliards de dollars (29,6 milliards d’euros) continue à le financer (à hauteur d’environ 30 millions d’euros).

Voilà donc une polémique piquante, dans laquelle un organisme qui a largement fait parler de lui en distribuant l’anathème sur des produits aussi variés que banals, se retrouve sur la sellette pour un travail plutôt controversé, … mais apparemment pas assez pour intéresser notre presse.

Et alors même que les citoyens se montrent tous les jours plus demandeurs d’informations scientifiques précises et correctes sur la qualité de leur environnement et de la nourriture qu’ils ingèrent, on ne peut que s’étonner de l’absence presque parfaite d’écho dans la presse de cette remise en question d’un organisme qu’ils payent pourtant de leurs impôts…

Décidément, trop sale temps pour les fluffies. Peut-être la presse, pleine de commisération, a-t-elle jugé bon d’épargner le centre lyonnais ?

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Source : http://h16free.com/2016/10/13/55954-le-cafe-le-glyphosate-ou-la-viande-cancerigene-les-grosses-exagerations-du-circ