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Pendant qu’on parle de Fillon, on ne parle pas d’économie

lundi 13 février 2017 à 09:00

Ces deux ou trois dernières semaines, au moins la presse n’avait-elle pas trop d’efforts à faire pour se trouver des sujets et une raison de vendre du papier puisque l’affaire Fillon remplissait facilement ses colonnes. Cependant, le reste du monde, nettement moins occupé à regarder le nombril politique de la France, a continué à tourner. Pour la France, cela ne signifie pas forcément de bonnes nouvelles…

En conséquence, la presse n’a relayé qu’un peu trop discrètement le dernier rapport de la Cour des Comptes.

En fait de rapport, c’est une véritable tempête de consternations, de puissants facepalms qui s’abat sur le lecteur moyen. Difficile en effet d’y trouver des motifs de réjouissance, tant l’accumulation de gabegies et d’incompétence compensent plus que largement toute amélioration que la Cour aurait pu trouver dans son étude.

Ainsi, on pourrait s’étaler en commentaires sur les contre-performances scandaleuses de la douane française qui accumule le n’importe quoi, n’importe comment au rang d’art dans ses passations de commandes pour divers moyens de transport, depuis les bateaux jusqu’aux avions où la gestion des contrats n’est plus ni faite, ni à faire.

petit facepalmAinsi, les sages de la rue Cambon estiment la facture de l’écotaxe à plus d’un milliard d’euros, et s’empressent d’y ajouter le fameux « manque à gagner » sans lequel la Socialie n’est plus vraiment elle-même, ce dernier se chiffrant tout de même à 10 milliards, le montant des recettes attendues si la taxe avait finalement vu le jour.

Qu’on prenne le plus petit ou le plus gros des deux chiffres, il reste en définitive que ce projet, réclamé par personne, lancé sous Sarkozy et signé avec gourmandise par Ayrault et Cazeneuve, va coûter au contribuable 1 milliard d’euros, et grèvera les pauvres finances publiques d’une dizaine supplémentaire. Sachant qu’en face, aucune réduction ou aucun ajustement des dépenses n’est envisagé, tout ceci se terminera comme d’habitude en France, non par des chansons, mais par un nouveau paquet de dettes.

Or, cette dette commence à inquiéter bien au-delà des quelques Français vaguement au courant de cette épée de Damoclès qui pendouille au-dessus de leur nez : depuis le début de l’année, le taux d’intérêt de l’emprunt d’État français à 10 ans (sur les OAT) est passé de 0,66% à 1,11% (une progression de 0,45 point) en seulement un mois, ce qui est bien plus rapide que les taux des emprunts allemands (+0,19 point), néerlandais (+0,26 point) ou espagnol (+0,33 point).

Bien évidemment, beaucoup pointent sur l’incertitude politique qui règne sur la campagne électorale française : les investisseurs étrangers ont bien du mal à imaginer la situation économique de la France à plus de quelques mois tant les pronostics sur le prochain président sont difficiles.

D’autant que, du point de vue étranger et en tenant compte des surprises passées du Brexit et de la victoire de Trump, une victoire de Marine Le Pen n’apparaît plus aussi improbable qu’avant. Cette dernière, ne faisant pas mystère de son désir de faire sortir la France de l’Europe, provoquerait une fois au pouvoir un tel chambardement à l’échelle internationale que ces investisseurs commencent à calculer, froidement, un tel risque en augmentant mécaniquement le taux d’intérêt de la dette française.

Alternativement, alors que s’érode la popularité de Fillon, qui a les faveurs de ces investisseurs, la probabilité de tomber sur Hamon au pouvoir n’est pas moins faible que pour Marine Le Pen. Là encore, cela suffit à rendre nerveux ceux qui doivent se projeter quelques années en avant et achètent (ou pas) de la dette française : compte-tenu du programme pas vraiment économique du candidat Hamon et de la véritable distribution de cadeaux et d’argent public qu’il entend mener, pas étonnant que le risque sous-jacent à la dette française augmente.

Parallèlement en Europe, la situation de la Grèce n’est pas non plus meilleure.

Ses finances toujours tendues, elle espère revenir sur les marchés d’ici à la fin de l’année pour bénéficier du « Quantitative Easing » européen. Dans quelques jours, la Grèce et ses créanciers doivent se réunir pour trouver un accord, et l’état de la situation économique grecque ne donnera guère de levier à Tsipras pour négocier : le FMI est plutôt pessimiste.

Enfin, à côté de la Grèce, la situation italienne n’est pas franchement meilleure. Si la dette publique y est moins forte que l’explosive dette grecque, les taux d’intérêt négociés pour son émission sont, eux aussi, à la hausse et contribuent à mettre l’ensemble de la zone euro sous pression.

Qu’il est difficile, finalement, d’intéresser les Français au sort de leur propre pays ! Si l’on s’en tient aux gros titres de la presse, tout le peuple semble tendu comme un seul homme pour l’échéance électorale pourtant encore distante de plusieurs mois ; il ne semble guère intéressé par les questions économiques, la bonne gestion du pays et la direction prise par les administrations et les services publics en matière de dépenses.

Pourtant, ces sujets, non contents d’occuper régulièrement les pensées de ces Français, devraient même être propulsés au premier plan de cette campagne dont la presse est si gourmande : après tout, c’est de l’avenir du pays, c’est même de l’avenir très concret des petites économies de chacun qu’il s’agit ici.

Malheureusement, ce constat ne semble effleurer ni les politiciens qui se gardent bien d’évoquer les questions en profondeur et nous bassinent d’analyses et de propositions sociétales vagues, ni les journalistes qui ne posent, finalement, aucune question économique gênante au gouvernement en place, ni à la majorité agissante actuelle, ni aux candidats dont on demandera d’abord le patrimoine ou les habitudes sexuelles bien avant de s’enquérir de leurs capacités réelles à mener la France ailleurs qu’au fond du gouffre.

La médiocrité de l’actuelle campagne électorale, dont tous les sujets d’importance ont été évacués à coup de polémiques périphériques, risque bien d’accoucher d’un président médiocre, choisi plus par défaut que par élan populaire et la moindre volonté d’affronter le péril en face. Le prochain quinquennat verra un président devant affronter une situation économique catastrophique pour la France et probablement très détériorée pour l’Europe.

Forcément, ça va bien se passer.

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Source : http://h16free.com/2017/02/13/57279-pendant-quon-parle-de-fillon-on-ne-parle-pas-deconomie


[Redite] ET-D5, cancer et crowdfunding

dimanche 12 février 2017 à 11:00

Billet paru initialement le 12.02.2015

Alors qu’on apprend récemment que la société Carmat envisage de quitter la France, par trop procédurière, pour aller continuer aux Etats-Unis ses recherches sur le coeur artificiel, revenons sur un billet paru il y a deux ans et qui montrait le lien qu’on pouvait établir entre le financement public (au sens « par le public ») et la recherche médicale pointue (ici, celle sur le cancer). Notez qu’après ces deux années, le développement de la société en question continue puisque la société en est à sa deuxième levée de fonds. Espérons que les pouvoirs publics ne se mêleront surtout pas d’aider la petite pousse, ce qui signerait son arrêt de mort et souhaitons-lui plutôt un bel avenir.


Même en France, même lorsque les clowns au pouvoir font à peu près tout pour saboter le pays, on a parfois de bonnes surprises. C’est ainsi que je suis tombé dernièrement sur l’histoire de Ecrins Therapeutics, une petite start-up pharmaceutique, qui a découvert une molécule de synthèse très prometteuse capable de traiter certains cancers (rein, pancréas, foie).

Cette molécule, ET-D5, est le sujet de recherche d’Aurélie Juhem, l’une des fondatrices d’Ecrins Therapeutics, sur laquelle elle travaille depuis maintenant sept ans et qui a la particularité de bloquer la division cellulaire (mitose) des cellules cancéreuse (ce qui stoppe la croissance de tumeurs) et d’également détruire les vaisseaux sanguins qui les alimentent, ce qui provoque leur mort. Voilà qui est prometteur, mais mieux encore, les tests sur animaux ont montré que la molécule est compatible avec les chimiothérapies habituelles, et peut même être administrée par voie orale.

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L’avenir semble donc bien engagé pour la petite entreprise pharmaceutique grenobloise. Cependant, et c’est là que les choses prennent un tour intéressant, nous sommes en France. Ce qui dans un pays normal aurait probablement abouti à d’épais financements de la part ou bien des autorités publiques, ou bien de business angels courageux, se développe doucement en parcours du combattant pour la nouvelle pousse : frilosité des investisseurs locaux, difficultés de financer une société auprès du capital risque, misères fiscales ou prudence devant un Bercy jamais à cours d’une fourberie pour récupérer des thunes ? Difficile en tout cas d’avancer car pour obtenir une autorisation de mise sur le marché, la société a besoin de réaliser des essais cliniques, et nécessite donc des fonds (on parle de 500.000 euros) pour achever cette étape réglementaire afin de pouvoir administrer le produit aux malades le plus rapidement possible. En accord avec ce besoin, la solution originale mise en place par le triplet de chercheurs (et loin des canons habituels) est de faire appel au crowdfunding au travers d’une plate-forme d’investissement participatif, Wiseed, dont on peut trouver la présentation ici.

J’ai trouvé cette aventure intéressante à plus d’un titre. Quoi qu’on puisse penser de la solution proposée (ce n’est en fait pas l’objet du billet), et même si je ne peux évidemment que souhaiter le maximum de succès aux chercheurs dans leur entreprise, il m’a semblé nécessaire d’insister sur l’aspect relativement novateur du passage par le crowdfunding pour la recherche pharmaceutique. Ce n’est probablement pas le premier cas de recherche médicamenteuse qui se financera de la sorte, mais force est de constater que le nombre d’exemples précédent est ténu ; en gros, la tendance au financement participatif dans ce genre de domaine, à la fois très pointu et extrêmement gourmand en fonds, ne date guère de plus de deux ans, et le nombre de projets financés qui peuvent montrer des résultats est donc en conséquence très faible.

Car s’il est bien un domaine particulier au crowdfunding, c’est bien celui-ci. D’un côté, les besoins de financement sont énormes. Entre la paperasserie gigantesque, les essais cliniques extrêmement coûteux, les matériels et personnels rarement bon marchés, les phases de recherches généralement étendues sur plusieurs années (et se comptant parfois en décennies), tout est rassemblé avant d’avoir un produit commercialisable pour que la facture finale soit potentiellement monstrueuse. De l’autre côté, les débouchés d’un médicament éventuel sont très importants. Qu’il s’agisse des cancers ou des maladies cardio-vasculaires, le nombre de personnes susceptibles d’avoir recours au produit est effectivement très grand, et les moyens financiers de ces populations sont, là encore, particulièrement vastes (rien que pour la France, les montants gérés par la Sécurité Sociale donnent tout de suite une excellente idée des forces financières en jeu ici).

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Jusqu’à présent, tant la présence de corporations imposantes qui se font une concurrence exacerbée, que la haute technicité du domaine, ou que la réglementation particulièrement touffue, auront empêché l’émergence naturelle d’un environnement économique facilitant la rencontre directe des consommateurs (ici, des malades ou des familles de malades) avec les producteurs (ici, les équipes de recherches pharmaceutiques). L’arrivée du crowdfunding dans ce domaine abaisse progressivement les barrières entourant ces deux acteurs, et, de fait, une partie des coûts structurels de cette recherche et développement. Si l’on oublie, quelques instants, les invraisemblables barrières fiscales et comptables que le gouvernement met en place à tire-larigot dans le domaine de crowdfunding, ce type de financement participatif pourrait très clairement permettre de trouver de façon efficace des moyens financiers pour des recherches alternatives, ou des voies thérapeutiques innovantes sur les maladies orphelines, peu ou pas rentables pour les grosses firmes dont les coûts de structures limitent les mouvements, et – bien sûr – les maladies plus courantes. Par exemple, menée en juin 2013, l’expérience de crowdfunding d’un journaliste du Telegraph a permis de lever 2 millions de livres sterling pour une cure de cancer neuroendocrinien actuellement en cours de développement.

Et de façon générale, on peut raisonnablement penser que l’introduction d’une nouvelle concurrence dans ce domaine apportera un renouvellement des stratégies scientifiques, politiques et commerciales des différents acteurs dont beaucoup se sont surtout concentrés, ces dernières décennies, à utiliser le levier du lobbying afin de protéger leur pré carré plutôt que celui de la recherche pour l’accroître. On ne peut s’empêcher de penser que si une partie des réglementations légales entourant les essais thérapeutiques est indispensable pour éviter les évidentes dérives éthiques ou limiter les risques d’une mise sur le marché d’un médicament délétère, une autre partie n’agit qu’en corset légal étouffant et bien trop serré, dont le but inavoué a surtout été d’empêcher de nouveaux entrants dans un domaine où les profits sont pourtant extrêmement motivants.

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L’exemple d’Ecrins Therapeutics marque peut-être, en France, le retour de la recherche pharmaceutique au contact des patients, et permettra peut-être (soyons fous, soyons optimistes) au législateur de prendre conscience des efforts à faire pour favoriser autant que possible le développement de solutions de financement innovantes telles que le financement participatif.

En tout cas, je ne peux, de mon côté, que saluer la bonne idée de cette start-up, et leur souhaiter un succès rapide, tant dans leur levée de fonds que dans leurs résultats cliniques.

Source : http://h16free.com/2017/02/12/57320-redite-et-d5-cancer-et-crowdfunding


Finalement si, la pause dans le réchauffement a bien eu lieu

vendredi 10 février 2017 à 09:00

Alors que l’accord de Paris, signé suite à une COP21 tonitruante et forcément, évidemment réussie, semble se faire sauvagement détricoter par un Trump fraîchement arrivé à la Maison Blanche, déclenchant les petits cris stridents de la presse, c’est un autre pan des théories réchauffistes qui se retrouve dans une bien fâcheuse position.

Certes, vous ne l’avez pas lu dans la presse francophone.

Entièrement et absolument accaparée par les frasques, réelles ou supposées, du candidat républicain à l’élection présidentielle française ou par les frasques, réelles ou supposées, du président américain, cette presse n’a absolument pas eu le temps ni la place de traiter cette nouvelle.

C’est commode, reconnaissons-le, puisque l’enquiquinant développement dans ce qui ressemble de plus en plus à un scandale vient frontalement badigeonner du doute le plus gras tout ce qui a pu être écrit récemment concernant le réchauffement climatique, son côté anthropique, et surtout, sur l’absence de pause dans le réchauffement constatée depuis près de 20 ans.

Avant d’aller plus loin, rappelons qu’en 2012, plusieurs articles paraissaient, y compris dans la presse nationale très embêtée d’avoir à admettre que plusieurs sources concordaient pour aboutir à la conclusion que le réchauffement climatique semblait malencontreusement en pause depuis 16 ans. À l’époque, c’était le Meteorological Office du Royaume-Uni qui parvenait le premier à ce résultat qu’on pouvait résumer par ce graphique :

Finalement, pas de réchauffement

Autrement dit, depuis 1997, les variations de températures observées ne permettaient pas de constater de réchauffement climatique, et encore moins dans les proportions pourtant prévues par les douzaines de modèles climatiques utilisés pour établir les prédictions toutes plus alarmistes les unes que les autres à base d’océans montants, de tempêtes rugissantes, de maladies tropicales un peu partout et de mort du petit cheval en prime.

La presse avait fort mollement relayé l’information, en l’entourant de mille et une précautions rhétoriques.

L’active communauté des réchauffistes mit un peu de temps à se ressaisir pour tenter non de comprendre ce qu’on observait, mais d’enrober les faits dans des explications permettant de préserver le consensus (pas le scientifique, qui n’a jamais existé, mais médiatique et politique, bien plus simple à bidonner). Néanmoins, à l’approche du sommet de Paris sur le climat, la fameuse COP21 qui englua Paris dans les bons sentiments et les bouchons automobiles, un article scientifique de Karl et al. parvint juste à temps à démontrer que le fameux plateau de températures (ces fameux seize années sans réchauffement global)… n’existait pas.

Soupir de soulagement de toute la communauté des effervescents écologistes politiques qui entendaient profiter de la COP21 pour redonner un coup de fouet aux dépenses « écologiques » diverses et variées, relâchement de sphincters de la part de toute la clique politique absolument ravie de retrouver avec cet article une raison scientifique de claquer les thunes du contribuable par paquet de milliards, sourires détendus des industriels du capitalisme de connivence trop heureux de retrouver des débouchées pour leurs moulins à vent et autres routes photovoltaïques : l’article « PauseBuster » représentait le retour à la normale et un nouveau coup porté aux méchants sceptiques et autres réalistes qui n’entendaient malgré tout pas se taire devant gabegies, exagérations et stupidités anti-scientifiques.

Malheureusement, tout indique à présent que cet article de Karl et al. ne remplit pas le contrat. Et c’est un euphémisme.

Non seulement les conclusions qu’il atteint semblent pour le moins hardies, mais il semble en plus que les données et calculs soient plus que sujettes à caution, tout comme la façon dont on aura poussé la publication de l’article en amont de la COP21.

Comme l’explique un récent article (en anglais) du DailyMail, un lanceur d’alerte haut placé au sein de la NOAA, la National Oceanic and Atmospheric Administration américaine, le docteur John Bates, à la réputation impeccable, a déclaré que cet article n’était basé sur aucune donnée solide et n’a jamais été soumis aux règles d’évaluation rigoureuses normalement imposées pour les papiers du NOAA. Pire, Bates explique en outre que ses objections véhémentes à sa publication ont été ignorées par ses supérieurs dans ce qu’il décrira ensuite comme une « tentative flagrante d’intensifier l’impact » du papier.

Le Docteur Bates a même accusé l’auteur de la recherche, Thomas Karl, jusqu’à l’année dernière directeur de la section en charge des données climatiques à la NOAA, d’avoir « insisté sur les décisions et les choix scientifiques qui maximisent le réchauffement et minimisent la documentation » ainsi que d’avoir déployé « des efforts pour discréditer la notion de pause dans le réchauffement et pousser la publication de son papier à temps pour influencer les délibérations internationales sur les politiques climatiques ».

Menant sa propre enquête dans les semaines qui suivirent la publication du fameux papier « PauseBuster », Bates parvient à la conclusion que Karl et ses collègues n’ont suivi aucune des procédures formelles requises pour approuver et archiver leurs données, ont utilisé la première version, particulièrement jeune et peu fiable, du programme GHCN pour essayer de combiner deux ensembles de données auparavant séparées, alors que ce processus impose des vérifications extensives et soigneuses de ces données qui n’en étaient à ce moment qu’à leur début : les données de base n’étaient donc absolument pas prêtes pour l’utilisation qui en a été faite.

Pour résumer, les résultats obtenus dans le papier « PauseBuster » de Karl et al. ne peuvent ni être reproduits ni être vérifiées, ce qui lui assure normalement une place définitive à la poubelle. Non seulement, la NOAA a échoué à conserver son intégrité et sa qualité scientifique, mais en plus elle a été l’instrument d’une manipulation amenant les leaders de plusieurs grands pays de la planète à prendre des décisions sur des faits biaisés. Enfin, cette administration a même été jusqu’à faire de l’obstruction lorsqu’elle a été assignée par la Chambre des Représentants à produire ses données publiques, et a menti en affirmant que personne n’avait soulevé d’observations internes concernant ce papier (alors que Bates l’avait fait).

Bref, la pause a bel et bien eu lieu.

Et cette pause, absolument imprévue dans les modèles, nous force à admettre que nous ne savons pas ce qui a déclenché le réchauffement climatique observé depuis le courant des années 80. Elle force aussi à ne surtout pas se précipiter sur les explications faciles qui nous ont été servies jusqu’à présent et qui, toutes, aboutissent à accroître unilatéralement le pouvoir des États, notamment pour décider des dépenses pharaoniques et des orientations énergétiques dont tout indique maintenant qu’elles ne sont pas optimales.

Cela fait donc 20 ans qu’on nous bassine avec un réchauffement climatique qui n’est plus constaté. Après la pause du réchauffement, il est plus que temps de faire une pause dans les politiques écologiques sans queue ni tête.

Froid en été, chaud en hiver, c'est que ça se dérègle encore plus !

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Source : http://h16free.com/2017/02/10/57269-finalement-si-la-pause-dans-le-rechauffement-a-bien-eu-lieu


Avec Macron, le changement, c’est mollement ♪♥

jeudi 9 février 2017 à 09:00

Un texte de Nathalie MP et h16

Personne ne pourra accuser Emmanuel Macron de ne pas soigner tous les détails de sa candidature présidentielle.

Ainsi, fini les petits couinements et le passage aux ultrasons éraillés comme à la fin de son grand meeting de la porte de Versailles en décembre dernier : il suit maintenant les cours d’un chanteur d’opéra ! ♫♪♬ !

Personne ne pourra l’accuser non plus de négligence avec les médias. Depuis janvier 2015, il a été le sujet de plus de 8 000 articles dans Libération, l’Obs, le Monde et l’Express. C’est plus que tout autre candidat, sans parler des multiples couvertures de Paris Match ou VSD façon couple glamour avec sa femme.

Et personne ne pourra l’accuser de ne pas savoir trouver les mots qui font rêver et galvanisent les foules.

Notre révolution est En Marche… On ne peut plus faire comme avant, il faut dépasser les clivages, rebattre les cartes, remettre la France en mouvement, libérer les forces et apporter l’espérance… Je compte sur votre mobilisation et votre engagement, c’est notre force ! Etc…

Pour Manu qui s’adresse ♫♪♬ « à tous les recalés de l’âge et du chômage, les privés du gâteau, les exclus du partage » ♫♪♬, il faut dépasser les clivages ♥ et le chacun pour soi. Quand il pense à eux, il pense à lui ❥ et la coïncidence avec les Restos du Cœur ❤ n’est pas tout à fait fortuite parce que c’est de cœur ❤ qu’il s’agit, mes amis, mes amours, mes enfants, ♥♥♥ ♫♪♬.

Voici en substance la teneur de ses appels (vidéo ci-dessous), voici ce qu’il martèle de meeting en meeting sous les applaudissements frénétiques (ou médusés) de milliards milliers de personnes.

Lorsqu’il parade au Palais des Sports de Lyon, des millions milliers de personnes viennent boire ses paroles. 8000 selon les organisateurs, 800.000 selon les médias et plusieurs milliers d’autres, massées aux abords. Telle une rock-star, Macron fend la foule en musique (vidéo ci-dessous), voit dans « ce mur de présence » un désir d’avenir une « démonstration d’envie de sa candidature », et, se prenant manifestement pour Napoléon Ier à Austerlitz et ses « Marcheurs » (le petit nom des « adhérents ») pour les fantassins de sa campagne, lance avec cette modestie onctueuse de ceux qui osent tout (et c’est à ça qu’on les reconnaît) :

« Vous pourrez dire : ‘J’étais là’. Parce que nous allons changer les choses encore aujourd’hui et nous continuerons à avancer. Ensemble ! »

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Dans la même veine, voici une petite vidéo hautement réjouissante alignant les « meilleurs moments » d’Emmanuel aux instruments à vent : « Ce que nous ferons pour la culture, mes amis, c’est un chemin »« Je veux réconcilier la France avec le Monde » – etc … etc…

De fait, trouver les mots, aussi creux soient-ils, fut le grand travail de sa campagne et dans ce domaine, rien ne fut laissé au hasard. Là encore, on ne pourra pas reprocher à Emmanuel Macron de ne pas avoir exploité à fond toutes les possibilités de la magie du verbe pour captiver un auditoire prêt à tomber en pâmoison.

Au cours d’une « grande marche » qui s’est déroulée en porte-à-porte cet été, des « Marcheurs » ont eu « 100 000 conversations » et ont recueilli « 25 000 questionnaires », constituant autant de verbatim dont les mots – pardon on dit « prédicats » à présent – furent analysés via des algorithmes complexes, par la société Liegey Muller Pons, la « première start-up de stratégie électorale en Europe » et par Proxem dont le métier consiste à « changer les conversations en données » (au contraire des journalistes dont le métier consiste à transformer des conversations en courants d’air chaud).

Cette « grande marche », au-delà du côté proximité, écoute et rencontre avec la France « vraie de vraie », a surtout eu pour objectif de définir au mieux le discours qui sera « le plus intelligible possible pour le plus de monde possible ». En clair, le discours qui ratissera le plus large, déclenchera le plus de réactions positives et transformera les auditeurs en adhérents scotchés.

Ajoutez qu’Emmanuel Macron est jeune, intelligent, tout beau et tout nouveau. Il n’a jamais été élu, mais l’Elysée direct, ça ne lui fait même pas peur ! Mieux encore : il est de gauche (il l’a dit cent fois) mais il peut aussi être de droite si besoin est, d’autant qu’il n’est plus membre du PS tout en étant socialiste, et ayant participé à un gouvernement de gauche, « mais quelle importance ? » (vidéo 01:10) :

Ce discours, ce style, ce show bien orchestré plaisent beaucoup, aux médias, aux socialistes en mal de représentation politique, à tous ceux qui cherchent une nouvelle tête, à tous ceux qui attendent un discours rassurant du type « Yes We Can », à tous ceux qui veulent gagner en liberté sans perdre en protection tutélaire de l’État, à tout ceux qui pensent qu’il suffit d’améliorer la gestion de nos structures sans les remettre en cause fondamentalement.

Bonne pioche ! Emmanuel Macron se dit d’une « gauche qui se confronte au réel », c’est-à-dire typiquement d’une gauche sociale-démocrate façon Rocard et même Hollande, le style et la persuasion en plus. Forcément, ça attire : d’après les responsables, En marche ! aurait à ce jour 170 000 adhérents. L’adhésion gratuite, en ligne, ça aide.

Bonne pioche toujours, lorsque Benoît Hamon est désigné candidat du PS. Bonne pioche encore, lorsque les affaires embourbent Fillon dans des emplois présumés fictifs. Et super bonne pioche, lorsque les sondages placent finalement notre héros en deuxième position au premier tour de la présidentielle !

Décidément, Manu Macron, c’est de la très bonne pioche !

Aux grincheux qui pointent régulièrement l’absence d’un vrai programme politique derrière les envolées lyriques, les « Marcheurs », tendrement hypnotisés par leur candidat, rétorquent que si Macron les attire, c’est justement parce qu’il « fédère une vision, il y a une espèce de fluide ». Lubrifiant qui permet d’éviter les frottements douloureux et de rêver à son aise à un monde meilleur :

« Un président, ce n’est pas un épicier. L’important, c’est d’avoir une vision, pas forcément d’être dans les détails de la comptabilité. » (un participant au meeting de Lyon, 4 février 2017)

Malgré tout, ce programme trop diaphane gêne certains militants. Sa divulgation ayant été souvent annoncée puis repoussée, pour être finalement fixée à début mars, les « Jeunes avec Macron » ont pris sur eux de construire un site internet reprenant les principales déclarations de leur leader pour leur donner un semblant de consistance.

Ça ne s’invente pas, ce site s’appelle « Vision Macron » et surfe avec application sur un océan de lieux communs des plus vagues, dispatchés en une partie « Diagnostic » puis une partie « Action ». La partie « Réaction » est laissée comme exercice au lecteur.

C’est ainsi que les 35 heures sont « une avancée sociale non contestable » qui présente « un bilan contrasté » qu’il faudra « adapter sans remettre en cause le principe ». Jolie bourrasque d’air tiède. On souhaite bon courage au futur ministre de l’économie si d’aventure Emmanuel était élu !

Si le mystère reste entier quant au programme de gouvernement de Macron, on a cependant quelques idées sur ce qu’il sera en observant les soutiens qui s’agglutinent à lui.

Au-delà de sa tendresse pour le socialisme du réel qui signe son tropisme social-démocrate, on constate sans trop de surprise que les ralliements qu’il enregistre en nombre sont tous le fait d’individus extrêmement à l’aise dans « le système » dont il prétend s’affranchir et que certains d’entre eux sont de vieux routards de la politique depuis des dizaines d’années.

À gauche, on peut citer Gérard Collomb et tous les députés socialistes orphelins de la candidature Valls, les hommes d’affaires Marc Simoncini (Meetic), Xavier Niel (Free) et Pierre Bergé, les deux derniers étant de plus co-propriétaires de l’Obs qui a largement ouvert ses pages à Macron, l’écrivain Erik Orsenna, ancienne plume de Mitterrand, Daniel Cohn-Bendit, Alain Minc, Bernard Kouchner, sans oublier Ségolène Royal qui apporte indirectement le parrainage de François Hollande et une caution de sérieux assez originale dans la gestion des affaires publiques, et sans oublier non plus Geneviève de Fontenay, génialissime caution populaire, venue spécialement à Lyon pour vérifier que Macron n’avait pas « ❤ une banque à la place du cœur ❤ » !

À cette brochette de cadors, ajoutons la droite énarchiste et étatiste représentée par Renaud Dutreil, ancien ministre responsable de la création du pitoyable RSI (que Macron veut réformer, pas forcément pour le bien des Indépendants) et Anne-Marie Idrac, ancienne secrétaire d’État aux transports sous Chirac et ex-présidente de ces fleurons de la réussite nationale que sont la RATP et la SNCF.

Le vrai défi, maintenant, consistera à croire que ce sont ces personnes qui seront capables de mettre en marche une révolution vertueuse, alors qu’elles sont toutes liées à tout ce que la France fait sans succès depuis quarante ans en terme de chômage, de dépenses publiques, de déficit et de dette.

Il va en falloir, de la foi, pour imaginer que l’État, gonflé d’orgueil à l’idée d’être stratège, va continuer à l’être sans se fracasser sur des catastrophes financières qui se chiffrent en milliards d’euros.

Il va en falloir, de la ferveur, pour voir en Emmanuel Macron l’artisan d’une transformation libérale de la France, lui dont le bilan se résume à des conseils catastrophiques pendant un quinquennat calamiteux et à une loi qui aura permis d’ouvrir quelques lignes d’autocars et quelques magasins un nombre limité de dimanches.

Conclusion

Certes, Emmanuel Macron s’est montré particulièrement habile à mobiliser médias et public autour de lui. Certes, il a su trouver les mots les plus susceptibles de toucher des Français désorientés et désireux de changement, mais aussi de protection et d’attention. Certes, il a su faire passer un message de nouveauté et de modernité en menant une campagne aussi originale que calibrée au millimètre comme s’il vendait le produit Macron à des consommateurs et non pas un programme politique à des électeurs. Soit.

Il n’en reste pas moins que le vide grandiloquent de ses propos associé au déjà-vu, au progressisme revendiqué et à l’étatisme assumé de l’équipe qui l’entoure fait irrésistiblement penser à la réflexion de Tancrède à son oncle le prince Salina dans le Guépard : « Il faut que tout change pour que rien ne change. »

Emmanuel Macron n’est rien d’autre que la nouvelle frimousse « hors-système » choisie par le « système », coterie de médias et de politiciens qui nous gouvernent. C’est un changement purement formel sans rien de fondamental pour la France et les Français, qui préservera ces élites au pouvoir.

Le navire de gauche a coulé. Celui de droite prend l’eau. Les rats quittent ces navires incertains pour courir chez Macron, ce « révolutionnaire » qui rassure tous les étatistes et leur promet qu’il suffit de dire que tout va changer pour que finalement rien ne change. ♫♪♬ !

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Source : http://h16free.com/2017/02/09/57286-avec-macron-le-changement-cest-mollement


L’élection présidentielle dans une France de jaloux

mercredi 8 février 2017 à 09:00

Aaaah, finalement, qu’il fait bon vivre en France. Outre des paysages époustouflants, une cuisine de renommée mondiale, des vins et des fromages aussi variés que bons, un patrimoine culturel d’une richesse incroyable, le pays est aussi celui qui, depuis plus de 40 ans, a livré une bataille permanente et sans merci contre les inégalités. Et après toutes ces décennies de combats pied à pied, le résultat est là et personne ne peut le nier.

Grâce à la pluie drue de lois toujours plus précises et qui auront permis d’encadrer progressivement tous les aspects de la vie, depuis le téton jusqu’au sapin et même au-delà, la société française hérite à présent d’un cadre solidement construit, sans lequel il n’aurait pas été possible de mettre fin à toutes les discriminations, toutes les ségrégations et toutes les inégalités dont le pays était truffé jusqu’alors.

Rendez-vous compte : il n’y a plus de vagabonds ni de SDF dans nos rues, devenues à la fois propres et sûres. Le chômage, cheval de bataille pour tous les étatistes de plus en plus collectivistes qui se sont succédé depuis plus de 40 ans, a fini par disparaître dans un pays qui est maintenant regardé comme une locomotive du dynamisme mondial. Les entreprises, chouchoutées par une fiscalité légère, des normes adaptées et des politiciens compréhensifs, continuent d’aligner les performances les plus extraordinaires. Quant aux politiciens, émulés par un environnement tonique et une vitalité démocratique renouvelée, ils sont rapidement devenus des références en matière de probité, d’éthique et d’âpreté au travail.

Mmmh.

Attendez, je regarde rapidement mes petites statistiques et les éléments en provenance directe du gouvernement qui indiquent clairement que ça va de mieux en … Ah, pardon, je regardais les courbes à l’envers.

Mmmh.

Il semblerait qu’en fait, chaque jour qui passe apporte son lot de catastrophes et de consternations.

Quand on y pense, c’est plutôt surprenant puisque le constat de base, celui d’une lutte sans merci contre toutes les discriminations et toutes les inégalités, reste, lui, parfaitement exact. De loin et en première analyse, tout se passe comme si plus on combattait les inégalités, et plus elles se développaient. Oh. Zut alors.

Un peu comme si on cherchait à imposer un cadre à la solidarité ; un peu comme si on forçait chacun à consacrer une part de son temps, de son travail ou de ses revenus aux autres, de façon bien évidemment non discriminante et tout ce qu’il y a de plus bisou-compatible ; et un peu comme si en réponse, chacun tentait par tous les moyens de réduire cette part obligatoire de don altruiste officiellement dirigé.

Que c’est étrange.

D’autant qu’en outre, chacun, ayant à cœur de faire allégeance à la doxa générale qui veut que, merde à la fin, on doit être toujours plus solidaire des autres, chacun comprendra que ce sont bien ces autres qui ne remplissent pas la part du contrat : si tout le monde ne joue pas le jeu de la solidarité, ça ne peut pas marcher !

Or, ça tombe bien : les politiciens ont des solutions pour ce problème. Ils ont toujours plein de solutions pour plein de problèmes, d’autant plus qu’ils créent les problèmes de façon industrielle. Et pour celui qui consiste à aider les autres, les politiciens ont LA solution. Il suffit d’obliger à aider ceux qui ne le veulent pas (les vilains), cet égoïsme ne pouvant avoir cours au pays de la solidarité.

Chacun se fera donc un devoir de voter pour le politicien qui offrira la panoplie de solutions les plus à même d’augmenter la contribution de tous, voire de traquer celui qui tente d’y échapper. De fil en aiguille, la demande d’égalité n’a pas cessé d’augmenter.

L’actuelle période électorale en est une illustration frappante où tous les candidats se réclament le plus bruyamment possible de la nécessité d’en finir avec les inégalités, les discriminations et les injustices décrétées par une société vraiment trop méchante. Et lorsqu’on évoque la liberté, c’est dans le contexte d’un encadrement, forcément strict, d’un État fort qui ne se laisse pas abuser.

Le constat de ces décennies de dérive n’est guère ambigu : tout ce qui peut introduire une disparité entre les individus est immédiatement pourchassé. Et comme, dans le monde réel, seule l’égalité en droit peut raisonnablement être atteinte, c’est par ce droit, des kilomètres de lois et des tombereaux de décrets, normes et autres règlements qu’on va égaliser tout le monde.

Certains ont un job alors que d’autres sont au chômage ? Assurément, il n’y a qu’en ponctionnant ceux qui bossent qu’on recréera de l’emploi ! Et si on ne les ponctionne pas, on va diminuer leur nombre d’heures, ce qui en fera plus pour ceux qui n’en ont pas. C’est évident.

Les gens n’héritent pas tous, et certains héritent de beaucoup plus que d’autres ? Cette inégalité est insupportable. Vite, amputons ce qui peut l’être pour le redistribuer. C’est ainsi que les impôts sur la mort continuent de s’empiler en France, sans aucun espoir de les voir disparaître.

Certains parviennent à amasser des fortunes, pendant que d’autres croupissent avec de petits salaires ? Cette inégalité est un scandale. Vite, taxons et redistribuons ! C’est ainsi que l’impôt sur la fortune existe depuis plus de 30 ans et que personne n’osera y toucher dans ce pays.

Certains possèdent plus que d’autres ? Cette inégalité ne peut être que le fruit de basses-œuvres, de viles pratiques ou d’abus manifestes ! Qu’à cela ne tienne, taxons, ponctionnons et surtout sanctionnons puisqu’à l’évidence, même si tout ceci est légal, ça ne peut pas être moral ! C’est ainsi qu’à Paris, si vous avez une résidence secondaire, vous allez déguster !

Pour certains candidats, d’ailleurs, « S’enrichir est immoral, je vous le dit mes amis ! »

Mélenchon, sympathique et jovial

Et voilà : il ne s’agit plus de droit, mais de morale, cette dernière permettant, drapée de justice et d’équité, de transformer la jalousie, la plus basse des motivations humaines, en nécessité publique adoubée par le vote démocratique.

Dans un pays normal, dans une société vraiment solidaire, le seul moment où l’on regarde dans votre assiette, c’est pour s’assurer que vous avez effectivement assez. Dans cette société, les politiciens se battent pour que chacun puisse la remplir, en laissant à tous la liberté dans la méthode, dans le respect du droit naturel.

Dans une société jalouse, tout le monde regardera dans votre assiette pour s’assurer que vous n’avez pas trop. Ce « trop » sera justement défini par les politiciens, avec une échelle toujours changeante. Dans cette société, chacun se bat pour avoir l’arbitraire trop-plein des autres.

En France, nous en sommes là : chacun des candidats présente la façon dont il va pouvoir extorquer, plus ou moins doucement, plus ou moins gentiment, plus ou moins moralement, l’argent des uns pour le distribuer, parfois, aux autres. Et ce, depuis plus de 40 ans. Comme en 40 années, les résultats ne sont pas là, c’est forcément qu’on n’est pas allé assez fort, assez loin, assez profond. On va donc remettre ça, encore plus.

Forcément, ça va bien marcher.

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Source : http://h16free.com/2017/02/08/57247-lelection-presidentielle-dans-une-france-de-jaloux