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Cette affreuse mondialisation qui combat le coronavirus

mercredi 11 mars 2020 à 09:00

La pandémie Covid19, déjà fort présente dans les médias et les esprits, s’installe maintenant effectivement dans les populations et, entre les palpitants sujets d’actualités et les faits divers sordides, l’analyse du phénomène médical dérive rapidement sur son versant économique et politique. Et là, c’est le drame.

Nous sommes en France et bien évidemment, tout est politique. Il était donc évident qu’une analyse politico-économique de la crise épidémique allait rapidement voir le jour et ça n’a donc pas traîné.

Sans attendre, l’habituelle troupe d’écologistes de récupération est montée au créneau pour constater que l’arrêt total de la production chinoise avait nettement assaini l’air de Wuhan (ben tiens) et que si, bien malheureusement, on ne pouvait pas attribuer l’apparition du virus au réchauffement climatique, on devait pouvoir cependant se réjouir de cette baisse notable des émissions de dioxyde de carbone qu’elle entraîne. La charogne écologiste trouve apparemment assez sport que des milliers d’individus meurent, que des centaines de milliers souffrent et que des millions s’appauvrissent, si ça permet de faire croire que ça diminue l’effet de serre.

Plus fine que la grosse charge écologiste, on aura aussi eu droit à la critique des indéboulonnables anticapitalistes, protectionnistes et autres antilibéraux de salon qui ont trouvé dans cet arrêt total chinois l’occasion en or de débiner le commerce international : depuis les politiciens jusqu’aux journalistes, tout le monde s’accorde à dire que cette histoire de virus, ça flanque bien par terre l’économie mondiale et que ça démontre à quel point nous sommes tous devenus dépendants de la Chine.

Ce n’est pas faux, bien sûr : soudainement, avec l’arrêt de la Chine, certains produits ne sont plus facilement disponibles, et il va falloir attendre pour en disposer de nouveaux. Je n’évoque même pas la question des masques médicaux FFP2, produits très majoritairement dans l’Empire du Milieu, et dont une partie a sagement voyagé vers la France en 2019 pour gentiment retourner en Chine en janvier, laissant la France sans réserves, c’est sans grand intérêt puisqu’on comprend de toute façon l’idée générale : la Chine est devenue l’usine du monde et nous sommes forts démunis lorsqu’elle s’arrête de produire.

Si ça, ce n’est pas la preuve que la mondialisation néolibérale turbocapitaliste nous met tous en danger, que faut-il de plus ?

Cependant, entre deux sanglots, force est constater aussi que si la Chine exporte bel et bien toujours plus de produits aux quatre coins du globe, la dépendance existe aussi dans l’autre sens : la Chine ne produit que ce qu’on lui achète et dépend autant de nous que nous d’elle.

Eh oui : cette abominable ultramondialisation turbolibérale, c’est, bien concrètement, une énième resucée enrobée de mots plus ou moins nouveaux d’un concept basique, celui de commerce entre nations consentantes, voire entre parties consentantes (qu’elles soient majoritairement chinoises pour la production et majoritairement françaises, américaines ou autre pour la consommation n’y change rien).

Contrairement à ce que certains semblent croire, cette organisation n’est pas le résultat d’un plan d’ensemble décidé par une poignée de milliardaires, cigare au bec, qui ont ainsi décidé la mise en dépendance totale de l’Europe ou des Amériques par les Chinois.

C’est, bien plus sûrement, le résultat d’une dynamique de marché parfaitement logique : pour faire sortir sa population de la misère, la Chine n’a pas eu d’autre choix que de l’ouvrir au reste du monde et proposer ses services. Et quand on représente presque un habitant de la planète sur cinq, on a de bonnes chances de jouer un rôle important dans la production.

De surcroît, imaginer qu’on pourra tout faire en local, c’est parfaitement idiot : de la même façon qu’un individu seul ne peut pas faire pousser son blé puis faire son pain, élever ses animaux, les abattre et les cuisiner, se soigner, se déplacer et se reproduire sans les autres, une ville, une région ou maintenant un pays arrive vite à saturer ce qu’ils sont capables de faire en autonomie. Du reste, si la mondialisation a si bien marché depuis l’Antiquité, depuis que les hommes ont commencé à voyager pour faire du commerce, c’est bien parce qu’elle apporte beaucoup plus de bénéfices que d’inconvénients.

Oh oui, certes, le commerce méditerranéen a par exemple favorisé l’extension de la peste par l’arrivée de rats infectés dans les ports… Mais ce commerce maritime a apporté une richesse inégalée qui explique d’ailleurs le rayonnement séculaire de toutes les villes portuaires.

Et puis c’est cette mondialisation et cette spécialisation de certains pays pour certaines productions qui permet d’abaisser les coûts des produits et des services partout dans le monde : des biens moins chers et des services plus abordables pour tous, cela signifie très concrètement un meilleur niveau de vie pour tous, tant ceux qui achètent ces biens et services que ceux qui les vendent, ceux qui les produisent ou ceux qui les acheminent.

C’est tellement vrai que cette mondialisation a élevé au-dessus de la pauvreté plus de monde que l’Humanité n’en a jamais connu auparavant : plus de la moitié de la planète est maintenant une classe moyenne. C’est toujours plus que ce qu’a amené le communisme (des dizaines de millions de morts, des famines, et, dernièrement, une bonne pandémie) dont certains se gargarisent par opposition à cette si vilaine mondialisation turbolibérale apatride sans foi ni loi…

Alors oui, bien sûr, cette mondialisation s’accompagne d’effets de bords, parfois politiques et économiques comme la centralisation de certains produits dans certains pays qui peut poser des problèmes. Elle aide indubitablement les phénomènes humains indésirables comme une épidémie qui peut effectivement tuer des milliers de personnes. Celle de Covid19 n’en est pour le moment qu’au tout début et il n’est pas inimaginable que des centaines de milliers de morts seront comptabilisés lorsqu’elle s’achèvera. Certes.

Mais c’est exactement la même mondialisation qui permettra à la fois la coopération de milliers de scientifiques pour lutter et contrer cette épidémie. C’est cette mondialisation qui permettra la réalisation de vaccins, de traitements antiviraux. C’est elle aussi qui permettra leur production et leur acheminement aux populations.

Ironiquement, l’alternative qui consiste à se passer de mondialisation et qui se rapproche beaucoup des quarantaines que les pays mettent en place les uns après les autres, ne semble guère enthousiasmante, ne trouvez-vous pas ?

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Source : http://h16free.com/2020/03/11/65594-cette-affreuse-mondialisation-qui-combat-le-coronavirus


Coronavirus : au-delà des humains, un impact économique déjà énorme

lundi 9 mars 2020 à 09:00

Bon, voilà, on y est, la crise épidémique est là et on peut déjà s’interroger sur la capacité des pays européens à encaisser le nombre croissant de malades (dont un pourcentage important devra être placé sous respiration artificielle). L’Italie est déjà débordée, et on peut donc gloser longtemps sur les effets humains et médicaux de cette épidémie. Cependant, que la crise sanitaire soit importante ou non, la crise économique, elle, ne fait guère de doute puisqu’elle est déjà là…

Et pour une bonne crise, il suffit de laisser intervenir les frétillantes andouilles qui dirigent les États. Ainsi, on entrevoit toute la puissance de nos clowns à roulettes au gouvernement avec par exemple l’idée lumineuse de Bruno Le Maire, décrétant un blocage des prix sur le gel hydroalcoolique, ce qui entraîne évidemment une pénurie, parfaitement prévisible.

C’est parfaitement idiot d’autant plus que les produits de substitution existent nombreux, et que la production est normalement triviale, et tout à fait à la portée d’un continent comme l’Europe. Il fallait toute l’inculture économique et psychologique d’un ministre pour transformer ces tensions de marché en échec cuisant.

Dans la même veine des bonnes grosses interventions étatiques indispensables à accroître le problème plutôt que le résoudre, on parle déjà, ici ou là, de « relance économique » par des stimulus divers et variés mais dont l’idée générale reste toujours la même : et si on injectait de l’argent à gros bouillons dans les bourses pour doper l’activité ? C’est-y-pas une idée qu’elle est bonne ?

Évidemment, on peut être dubitatif sur ces idées compte-tenu des effets des précédents stimulus qui ont surtout dopé les bulles et largement financiarisé l’économie au détriment des productions de richesses répondant à une demande précise. Et puis la magie des taux négatifs a complètement modifié (et pas en bien) les comportements face au risque entraînant des allocations massives de capitaux vers des secteurs normalement peu ou pas rentables et dont on soupçonne fortement la fragilité au moindre retournement de tendance.

Malgré ce constat, il semble qu’une fois encore, en remettant une bonne grosse couche d’une solution qui n’a pas marché des masses, on va enfin avoir des effets bénéfiques.

parabole de l'aspirine (c) Maître Du Monde

De toute façon, reconnaissons-le : les armes des banques centrales sont un peu épuisées. On ne peut guère baisser plus les taux directeurs, et les états de situation financière de ces banques montrent une accumulation gravissime de créances plus ou moins pourries, le tout sur fond de dettes énormes des États occidentaux (la France est à plus de 100% de dettes par rapport à son PIB pour rappel).

On comprend donc que les marges de manœuvres sont donc particulièrement étroites et quoi qu’il arrive, le bilan économique de 2020 ne pourra pas être magnifique.

Ainsi, en Chine, on parle déjà de récession au moins pour le premier semestre 2020. C’est assez peu étonnant du reste, lorsqu’on constate les exportations chinoises sur les deux premiers mois qui se sont très nettement affaissées, pour le dire gentiment.

L’activité économique chinoise a été profondément marquée par cette épidémie.

Et si la Chine exporte nettement moins (voire plus du tout), les flux opposés en ont eux aussi pris un coup : les exportations vers la Chine sont aussi en berne (ici, on pourra voir l’exemple australien, mais nul doute qu’on peut reproduire le schéma avec les exportations européennes et françaises en particulier).

En substance, le seul produit chinois qui se soit vraiment trop bien exporté ces dernières semaines, c’est le fameux virus. L’épidémie résultante provoque d’ailleurs une baisse de la demande pétrolière et, par voie de conséquence, une chute des prix du baril (rassurez-vous, vous n’en verrez à peu près rien à la pompe, l’État français se chargeant goulûment d’amortir les chocs à la baisse en augmentant les taxes au besoins, le petit malin).

Cette baisse des prix est bienvenue en ces temps délicats, mais on devra néanmoins s’attendre à des impacts important de cette crise sur certains marchés bien français comme le luxe, l’aéronautique et, notamment, le tourisme. En effet, qui veut aller visiter un pays où les gens sont contaminés ? À tort ou à raison, on va avoir du mal à attirer des touristes si on ne garantit pas l’absence de contamination dans le pays, ce qui pour le moment n’est pas gagné.

Par voie de conséquence, on doit raisonnablement tabler sur des impacts sensibles sur la restauration, et l’hôtellerie, puis les sous-traitants et artisans de ces industries qui seront inévitablement touchés.

Bien évidemment, la phase 3 de l’épidémie est inévitable et probablement déclarée dans les prochains jours. Avec elle, on peut s’attendre à différents autres impacts, au moins économiques : les gens se confinant, les commerces vont directement faire les frais de cette baisse d’activité ; si le télétravail est possible dans une certaine mesure, il faut comprendre que ce n’est pas le cas pour une majorité d’entreprises, de services. La fermeture des écoles, des universités, des administrations va provoquer des effets secondaires qu’il est difficile d’évaluer, mais il est assez peu vraisemblable que ce soit bénéfique économiquement.

La mise en quarantaine de certaines régions, réellement très complexe voire impossible en pratique, se traduira immanquablement par des faillites en cascade.

La bonne nouvelle, c’est que l’épidémie passera. Beaucoup survivront et l’Humanité s’en sortira : non seulement le taux de mortalité global n’est pas assez fort pour présenter un danger à cette échelle, mais il est raisonnable de penser qu’on trouvera traitements et vaccins dans les prochains mois. Et donc, par voie de conséquence, la crise économique, elle aussi passera.

Mais il est d’ores et déjà certain que l’épidémie de Covid19 aura un impact économique considérable en 2020 dont on parlera longtemps après.

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Source : http://h16free.com/2020/03/09/65567-coronavirus-au-dela-des-humains-un-impact-economique-deja-enorme


[Redite] Éolien : les petits moulins à pomper des sous

dimanche 8 mars 2020 à 11:00

Article initialement paru le 29.03.2010

Parfois, cela fait du bien de revenir suffisamment en arrière pour faire un bilan critique. Ce dimanche, je vous propose un retour 10 ans en arrière, en mars 2010, où je notais que l’écologie, mouvement qui avait définitivement le vent en poupe à ce moment là, montrait tous les signes de son détournement par les officines collectivistes d’une part, et sa normalisation dans le paysage politique français, récupéré de toutes part par les partis du moment dans le but unique, répété et indépassable… de créer de nouvelles interdictions et de nouvelles taxes.

La décennie écoulée aura permis de confirmer la tendance, en fournissant un véritable boulevard aux politiques environnementales les plus invasives, les plus taxatoires et souvent les plus idiotes. Les éoliennes, bien que toujours aussi catastrophiques économiquement et écologiquement parlant, ont continué de pousser sur le territoire français, et avec elles, les coûts de l’électricité d’augmenter, le pouvoir d’achat de diminuer.

L’actuelle hystérie climatique et l’imbécile transition énergétique qui a récemment poussé à la fermeture de Fessenheim illustrent bien la folie furieuse qui s’est emparée de tout le corps politique…

Décidément, le sort s’acharne sur les réchauffistes ! Fin 2009, le climategate avait permis de lever le voile sur les pratiques étranges d’un groupement dont les experts s’étaient spécialisés dans la bidouille de données plutôt que la recherche scientifique. En janvier, les mêmes réchauffistes se faisaient chopper la main dans le gros sac ventru de subventions, piquant sans vergogne dans la poche des contribuables via les factures EDF. Et là, paf, re-belote : c’est maintenant l’éolien qui sent le sapin…

C’est étrange.

Concernant l’écologie, en France et dans le monde, on observe plusieurs phénomènes parallèles. Ainsi, la prise d’importance de ce mouvement dans le paysage politique coïncide avec la récupération progressive et implacable de chacune des idées par la gauche, plus ou moins révolutionnaire (ou inversement, plus ou moins sociale-démocrate).

Et à chaque idée récupérée correspond à la fois une solution et une nouvelle forme de ponction fiscale. La solution passe en général par une mobilisation générale dans laquelle tous les citoyens, heureux et souriants, se tiennent la main et font leur petite B.A. même si cela représente, en réalité, de nouvelles contraintes légèrement irritantes.

Je pense par exemple à l’incitation pénible et répétée à prendre des transports en commun supayr ™Demaerd qui vous permettent de goûter aux joies, elles aussi ™Demeard, d’arriver en retard ou pas du tout, avec l’immense satisfaction d’avoir surpayé votre ticket pour que des jeunes – souvent « déçus » – puissent voyager gratuitement (eux).

Je pense aussi à cette manie du tri des déchets, dont on ne mesure pas encore bien les conséquences mais dont on sait pertinemment que ce n’est que le début : plastiques, cartons, verres (colorés ici, non colorés là), papiers, puis, bientôt, les types de plastique (car on ne mélanche pas le polyuréthylène afec le polystyrène ou le polychlorure de finyl ach zabotache !!!), les types de papier, les types de biodégradable (tout ne se dégrade pas à la même vitesse, ma bonne dame, et puis faut séparer les viandes des fruits et des légumes, que vous n’oublierez pas de consommer par 5 ou 6 tous les jours sinon on va vous recycler fissa) etc …

Les exemples se multiplient doucettement, jusqu’au jour où chaque action, chaque omission, chaque pensée, ou chaque parole sera mesurée à l’aune de la balance écologique et du bilan carbone qu’on peut leur attacher. Et si elle penche du mauvais côté, Gaïa ne le supportera pas, et les sanctions tomberont. Paf.

Et concernant la ponction fiscale, je crois qu’on voit de quoi je veux parler, entre la vignette verte pour les autos, les contributions écologiques sur les produits à recycler (pouvoir d’achat powa yeah baby), la taxe carbone – qui n’est, soyez en sûrs, que partie remise – et autres joyeusetés d’incitations écologiques bidon, on voit clairement se détacher un motif, se répétant inlassablement : au départ, un discours galvanisant sur la nécessité de sauver les générations futures (dont le sort funeste ne fait aucun doute) moyennant une implication massive, puis un plan d’action composé de 5 ou 10 ou 250 points, c’est sans importance tant qu’il y a des arrêts au stand pour ravitaillement en alcools fins, petits fours et gentilles madames, et à la fin, une facture, car toutes ces conneries actions, ce n’est pas gratuit, hein.

On comprend la nécessité de vente liée de vaseline.

Seulement voilà : lorsque la facture grimpe autour de gnagnagna milliards – faites pas attention, ce sont des chiffres, tout ça, rien de bien concret ! – et que ça ne rapporte pas grand-chose, des dents grincent et des gens commencent à rouspéter.

Dernier rapport en date: l’éolien, c’est très joli, mais ça coûte cher et ça ne sert à rien ou à peu près. Et puis réflexion faite, ce n’est même pas très joli. En fait, c’est surtout moche, coûteux, et … pas rentable.

Eoliennes & subventions

Encore une fois, que remarque-t-on ?

Les politiciens, voulant brosser une partie de leur électorat dans le sens du poil, ont donc chargé l’État de favoriser gentiment l’éolien.

Deux problèmes se posent alors : d’une part, une grosse éolienne qui vrombit, tout le monde trouve ça chouette de loin, mais personne n’en veut dans son jardin. D’autre part, on peut tortiller les chiffres dans tous les sens, ça produit de l’électricité majoritairement au printemps et en automne, aux périodes où, en substance, on a moins besoin de réchauffer ou refroidir. Si l’on ajoute le fait que la production est imprévisible tant dans le temps que dans la quantité, et qu’on ne peut pas la stocker, on comprendra que rendre rentable des éoliennes nécessite des conditions très particulières qu’on ne trouve pas en France (et très difficilement ailleurs).

Et même si le tarif français de rachat de l’électricité ainsi produite est l’un des plus bas d’Europe, il représente un surcoût pour le racheteur (EDF, en l’occurrence). Surcoût qui va – devinez quoi ? – venir gonfler la facture finale de l’abonné. Pouvoir d’achat powa, plaisir d’une facture éco-participative, et tout ça.

Mieux que ça : dans le rapport, on découvre, caché sous le vocable de « dispendieux effets d’aubaine« , que des petits malins, pas trop écolos mais très au fait des marges qu’on peut obtenir grâce aux surcoûts des rachats EDF, installent maintenant des éoliennes, plus ou moins grosses, plus ou moins moches, et toujours aussi peu rentables pour le contribuable, afin d’en tirer de substantiels revenus.

En somme, l’éolien, c’est super à condition de siphonner l’argent de ceux qui n’en font pas vers ceux qui en font.

Malin.

C’est Borloo qui va l’avoir mauvaise. Il va pouvoir aller pleurnicher dans le giron de Jouanno qui, avec l’abandon de la Taxe Carbone, s’est récemment prise un vent (insuffisant à faire tourner une éolienne, cependant) …

Une question s’impose alors : mais que se passe-t-il avec la majorité ?

Il y a encore quelques jours, elle semblait toute acquise à la cause écolo, et se déplaçait, comme un seul homme fluffy (qui est, je vous le rappelle, un animal moelleux, hydroponique et extrêmement dangereux) vers les plaines riantes et ondulantes d’un monde plus sympathique et écologique.

Et depuis la volée – de bois vert – d’un certain dimanche de mars, les stands écolos sont démontés, les posters roulés, les tracts jetés dans la poubelle normale (non recyclable !) et les idées sont placardisées vitesse Grand V.

Serait-ce qu’en réalité, l’idée écologique ne serait qu’une baudruche utilisée par les partis pour se gonfler de l’air chaud d’une importance qu’ils n’ont pas ?

Comme je l’ai mentionné en début de billet, cette réalité n’est plus à démontrer. Et de la même façon que nous avons pu voir, en quelques jours, un spectaculaire retournement de veste écologique de la part d’une droite défaite, on n’aura pas de mal à voir au travers des gesticulations et bondieuseries écologiques de la Cécile JamaisSansMonAvion Duflot et de son triste comparse Dany Le-Rouge Cohn-Bendit.

Tout ceci n’est, encore une fois, qu’un enfumage spécieux pour réclamer plus d’Etat, plus de subventions, et plus de petits moulins à pomper des sous.

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Source : http://h16free.com/2020/03/08/65513-redite-eolien-les-petits-moulins-a-pomper-des-sous


Coronavirus : une belle gestion de crise en Socialie

vendredi 6 mars 2020 à 09:00

Il n’y a maintenant plus aucun doute : la France subit, à son tour, l’épidémie de méchants virus. Luttant pied à pied sur tous les fronts, depuis la communication gouvernementale jusqu’aux graphiques flous des institutions en passant par les messages apaisants dans les administrations et les affiches fièrement placardées dans les aéroports et aux postes frontière, tout a été fait pour que la panique ne s’empare pas du peuple.

Au milieu de la peur, de l’incertitude et des doutes qui envahissent progressivement les esprits, quelques éléments semblent heureusement de plus en plus clairs : si on doit mourir un jour, nous ne mourrons pas tous de ce virus, et, très manifestement, si prendre le TGV constitue un vrai risque, prendre le métro va rapidement devenir impossible puisque ses employés invoquent déjà le droit de retrait.

Nervosité qu’on peut d’autant plus comprendre qu’il apparaît qu’une agent de station de la ligne 6 du métro parisien a été testé positive au Coronavirus et qu’elle a travaillé, en clientèle, pendant une semaine avant d’être envoyée à l’hôpital.

On le comprend : à présent, le nombre de cas officiel (autour de 300 à l’heure où sont écrites ces lignes) est probablement très sous-évalué et la France est bien plus sûrement en phase 3 (le virus fait du tourisme partout dans l’hexagone) qu’en phase 2 (où le gouvernement, fièrement armé de ses masques FFP2 son meilleur ministre de la santé, tente de ralentir l’expansion du virus).

C’est donc, nonobstant la gravité effective du virus – qu’on ne connaîtra vraiment qu’une fois le pic épidémique mondial passé – une crise sanitaire qu’il faut gérer. Ce n’est jamais simple dans un pays affûté ; en Socialie française, cela nous donne ces petits mouvements chaloupés d’improvisation, de déclarations rapidement démenties, d’agitation cosmétique et de batailles de chiffres très télégéniques mais décidément assez peu opératoires.

Et alors que le pays va devoir vraisemblablement affronter un nombre important de personnes en détresse respiratoire propulsées dans un système de santé déjà passablement stressé par des décennies de gabegies, de mauvaise gestion, de délitements divers et de bureaucratie handicapante, nos gouvernants se montrent évidemment tout à fait à la hauteur.
On pourra évoquer le cas symptomatique (toussotements inclus) de Catherine Lemorton, de la Réserve Sanitaire de Santé Publique France et qui en a pris la direction le 1er mars 2019, après avoir été débarquée de son poste de députée socialiste de Toulouse et de présidente de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée ; qu’a-t-elle bien pu faire du stock stratégique de matériel sanitaire nécessaire pour la médecine de proximité dont un rapport du Sénat indiquait, en mai 2009, qu’il contenait 463 millions de masques FFP2 ?

On devra aussi mentionner les efforts notables de notre Bruno Le Maire national sans lequel ce drame n’aurait pas immédiatement son petit côté clownesque : constatant la hausse (inévitable et logique) des prix des solutions hydroalcooliques ainsi que des masques chirurgicaux et des masques de protection, voilà que, n’y connassant de façon maintenant certaine et scientifiquement prouvée absolument rien en économie de base, notre ministre de l’Économie décide d’imposer un encadrement des prix de ces produits ; il ne faudrait pas que certains spéculent, voyez-vous.

Et tant pis si le prix est un signal très clair permettant au marché de diriger rapidement une partie des capitaux vers les besoins les plus prégnants. Tant pis si cet encadrement des prix provoquera une pénurie plus sûrement qu’autre chose. Tout ceci a déjà été vécu (rappelez-vous la tempête Sandy et l’encadrement des prix de l’essence qui avait abouti à des pénuries sévères). Pour rappel, si on impose aux vendeurs et aux distributeurs de continuer à faire des profits ordinaires, ils n’auront aucune raison de faire des efforts extraordinaires pour accroître l’offre, qui, elle, n’a aucune raison de diminuer. L’échec est garanti. Merci Bruno.

On comprend donc aisément que cette crise est en de bonnes mains : la Socialie et la côterie de clowns à roulettes qui font mine de nous gouverner sont déjà à pied d’œuvre pour rendre pénible voire carrément dangereux ce qui apparaissait déjà comme un très mauvais moment à passer.

Rassurons-nous cependant. Notre brochette d’imposteurs ne perd pas le nord puisqu’une chose semble sûre : il n’y aura pas de report des élections municipales. D’ici là (deux semaines), l’épidémie sera à son point haut, il serait dommage de ne pas organiser quelques petits happenings festifs autour des urnes histoire de s’échanger les dernières nouvelles… variantes du coronavirus.

En multipliant les démonstrations de la sorte, nos gouvernants ne font qu’une chose : occuper stérilement le paysage médiatique et pousser, une fois encore, l’État français à nous faire oublier, à tous, l’importance pourtant cruciale de l’individu. Le premier rempart contre tout virus, c’est nous-mêmes au travers de notre hygiène (les gestes de propreté élémentaires et une nourriture adaptée qui nous permet d’avoir un système immunitaire en bon état), de notre résilience, de notre capacité d’adaptation, ainsi que, collectivement, par le génie humain pour comprendre et combattre la maladie, créer et commercialiser un vaccin.

Tout ceci ne demande pas un État. Mieux : cela s’en passe très bien et la bureaucratie, les petits coups de tampons, les barrières administratives qu’il impose jouent bien plus comme un frein que comme une aide.

De toute façon, on le sait, l’État échoue logiquement lors de l’étape 1 de diffusion du virus : ce dernier finit toujours par rentrer. À l’étape 2, l’État est maintenant inaudible, confit dans ses procédures mal boutiquées et sa pesanteur inadaptée. À l’étape 3, il sera évidemment impuissant, malgré des gesticulations théâtrales liberticides inefficaces voire contre-productives voire carrément homicides.

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Source : http://h16free.com/2020/03/06/65552-coronavirus-une-belle-gestion-de-crise-en-socialie


Coronavirus : sans l’État, qui vous contaminerait ?

mercredi 4 mars 2020 à 09:00

L’erreur est humaine, persévérer est diabolique, dit-on. Mais pour une bonne petite pandémie planétaire, qui de mieux que l’État ? Avec le coronavirus, on en a, encore une fois, une brillante démonstration.

Le constat est aussi macabre qu’implacable : le coronavirus, qui a déjà, à cette date, fait plus de 3.000 morts, n’aurait probablement pas eu autant d’impact sans l’intervention musclée du meilleur de l’État aux étapes cruciales de l’épidémie maintenant mondiale.

Début décembre, alors que les premiers cas se présentaient, les autorités gouvernementales chinoises (locales d’abord, nationales ensuite) ont rapidement fait le nécessaire pour étouffer les méchantes rumeurs et les malades dans leur mucus, tout en se gardant bien de toute mesure ferme visant à contraindre ce qui apparaissait pourtant, dès le début, comme une péniblerie biologique difficile à gérer. Fin décembre, alors qu’apparaît le témoignage d’un docteur ne laisse plus guère de doute sur la transmission du virus d’homme à homme, le gouvernement chinois décide courageusement de l’emprisonner.

On peut certes tortiller les faits, ils restent têtus : le gouvernement chinois n’a absolument pas aidé à comprendre le phénomène et à y mettre un terme au plus tôt, et il est clairement responsable, au moins en partie, de l’extension de l’épidémie.

Tout juste pourra-t-on noter les réponses ensuite fort musclées du régime chinois, sans garantir le moins du monde qu’elles ont effectivement permis de calmer l’épidémie. On se demandera même si la puissance de la réponse ne joue pas plus un rôle démonstratif à l’égard du reste du monde qu’un rôle médical efficace…

Parallèlement, ce qui se passe en France permet de tirer des conclusions assez similaires.

Le régime politique est (heureusement) différent, mais la capacité de l’État à répondre à côté de la plaque à une question qu’il se pose lui-même de travers n’est pas plus démentie que pour l’Etat chinois.

Ainsi, dès le début des rapatriements sur le territoire national de Français depuis la zone épidémique de Wuhan, plusieurs personnes remarquaient que cette opération n’était probablement pas très judicieuse. Citons le témoignage de l’épidémiologiste Yves Charpak, qui expliquait début février que ce rapatriement ne se justifiait pas et, pire encore, pouvait fort bien importer la maladie sur le sol français.

Mais voilà : l’État français s’inscrit avant tout dans la communication, confond souvent l’action avec l’agitation et utilise cette dernière comme réponse ultime à différents problèmes qui méritent plutôt de la pondération et, parfois, des décisions courageusement impopulaires.

Rapatriement il fut décidé, rapatriement il y eut. Et importation de la maladie il y eut aussi : selon toute vraisemblance, il apparaît ainsi qu’au moins une partie des infections françaises proviennent de la base aérienne de Creil où sont stationnés les militaires qui ont encadré le rapatriement des Français.

À cette petite péripétie, on se devra d’ajouter un discours gouvernemental confus, mélange hétérogène entre la volonté (logique et louable) de ne surtout pas déclencher de panique, et la succession d’actions et de messages dont le timing, invraisemblable, tend plutôt à la créer chez les observateurs extérieurs : déclarer une journée qu’il n’y a aucun cas sur le territoire français pour devoir admettre dans les 48 heures suivantes, qu’on en dénombre déjà des douzaines avec plusieurs morts, c’est un ratage communicationnel évident.

Le principal souci est que ces collisions entre les discours et les faits montre l’impréparation des politiciens dont on persiste à se demander ce qu’ils pouvaient bien fabriquer en janvier puis en février, pendant ces 8 longues semaines où la menace était connue et la probabilité d’une pandémie de plus en plus forte : la préparation, au moins psychologique, des populations, des systèmes industriels, logistiques et de santé ne semble apparaître que maintenant, alors qu’il n’était ni idiot, ni déplacé de commencer à doter certains centres nationaux de référence en virologie de l’outillage indispensable pour faire face à une éventuelle extension de la maladie.

Ici et très spécifiquement, je pense par exemple au CNR de la Croix Rousse à Lyon qui a dû, jusqu’à présent, effectuer ses tests virologiques (PCR) à la main, à raison de deux à trois par jours, alors que des machines (Panther) pour ce faire existent. Certes, elles sont en cours de livraison, mais on s’étonne qu’elles ne l’aient pas été beaucoup plus tôt, compte tenu de la situation. De la même façon, on s’étonnera que les transmissions de données, cruciales dans ce genre de situation, reposent encore trop souvent sur le bricolage individuel des personnels héroïques de ces institutions…

En somme, tout indique que, malgré plusieurs semaines d’avertissements sur le caractère relativement inéluctable d’une extension de l’épidémie, les moyens (stocks, outils, procédures) n’ont pas été mis en place dans le système de santé français que le monde nous envie ♩ tsoin tsoin ♪ et pour lequel on paie pourtant « un pognon de dingue » ♬ tralala ♫ …

En attendant, les patients qui tentent de savoir s’ils sont ou non contaminés en seront pour leurs frais : à raison de deux ou trois PCR par jour, on ne peut évidemment pas tester ceux qui le veulent (et on renvoie donc les cas potentiels chez eux, un suppo et au dodo, ça ira).

Du reste, ces éléments ne surprendront que ceux qui croient encore naïvement à la propagande parfaitement grotesque d’une partie de nos institutions et de nos politiciens en mal d’électorat. Les autres pourront tenter d’appeler le numéro vert mis à disposition par le gouvernement pour entendre les conseils douteux qu’on y prodigue au sujet du coronavirus.

Là encore, compte-tenu des moyens théoriquement disponibles vu les montants qui sont ponctionnés à chaque Français, on ne peut que s’étonner de la médiocrité quasi-dangereuse des résultats obtenus…

Alors, certes, on pourra se consoler en se disant, comme un article de The Economist l’explique récemment, que l’État, agissant de la sorte avec ses mesures un peu foutraques, aplatit les courbes épidémiques et permet au système social d’encaisser le choc, au prix, certes, d’une épidémie plus longue. Soit.

Mais il n’en reste pas moins que la physionomie de l’épidémie elle-même aurait été profondément différente si l’État (fut-il chinois au départ ou français dans le cas qui nous occupe à présent) n’avait pas introduit ses gros sabots et que, pour les montagnes d’argent public qui sont cramés en France, on pouvait légitimement s’attendre à un peu mieux.

L’erreur est humaine, mais pour un scandale de cette ampleur, il fallait faire intervenir l’État.

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Source : http://h16free.com/2020/03/04/65529-coronavirus-sans-letat-qui-vous-contaminerait