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Bitcoin, Zcash et cryptomonnaies pour tous

jeudi 3 novembre 2016 à 09:00

Deux mois ont passé depuis mon dernier billet sur le Bitcoin et un petit état des lieux s’impose d’autant que depuis, plusieurs éléments d’importance ont agité le petit monde des cryptomonnaies : l’arrivée remarquée d’une nouvelle d’entre elles, et la montée rapide du cours du Bitcoin.

En effet, le 31 août, le Bitcoin valait 513€. Mais depuis quelques semaines, son cours n’arrête pas de grimper et il est à nouveau remonté bien au-delà de 640€, il tourne autour de 650€/BTC (ce qui, au passage, lui fait franchir la barre des 700$). On peut se demander pourquoi la cryptomonnaie enregistre de telles performances.

On peut déjà évoquer, en terme de contexte, le combat qui continue de s’installer péniblement entre les autorités d’un côté et tout ce qui représente une façon de fuir la numérisation des monnaies « fiat » qu’elles autorisent. La guerre contre le « cash », presqu’officiellement déclarée il y a plusieurs années de cela, continue donc même si elle ne parvient pas à faire de gros titres, les citoyens étant bien trop occupés à en gagner un peu pour tenter d’en épargner.

Pourtant, il n’y a aucun doute : tout concurrent de la monnaie adoubée par l’Etat est particulièrement combattu. Tous les arguments sont bons, depuis la nécessaire régulation pour éviter aux méchants et aux vilains de proliférer sur ces monnaies alternatives non contrôlées, jusqu’aux arguments plus complexes de la Banque Centrale Européenne qui sent bien que Bitcoin ou l’or constituent des voies d’échappatoire à ses jolis euros fraîchement imprimés, et qui menacent donc de ce fait l’équilibre financier mondial.

bitcoin banner image

Autrement dit, il est urgent de mettre des bâtons dans les roues du Bitcoin, celui-ci pouvant faire de l’ombre à l’euro. Or, plus il y a d’ombres sur l’euro, plus les individus essayent de diversifier leurs possessions, plus ils sont enclins à posséder or et bitcoin. Pour les étatistes, la régulation s’impose d’elle-même. D’un autre côté, ceux qui ont compris que ce combat se mettait en place investissent donc avant que toute opportunité de le faire soit définitivement fermée. Ceci explique au moins en partie la hausse du prix de l’or et la hausse du prix du Bitcoin.

Le second élément qui permet d’expliquer cette hausse actuelle du Bitcoin se trouve du côté de l’Empire du Milieu, et représente un intéressant prolongement de l’argument ci-dessus : le Yuan, qui baisse de façon erratique mais soutenue depuis le début de 2015, incite les investisseurs à se déporter sur d’autres monnaies. Dans un pays aux capitaux lourdement surveillés, Bitcoin représente une alternative relativement simple.

Le troisième élément de cette hausse est constitué par des raisons structurelles : force est de constater que l’année 2016 aura été une année richement dotée en investissements tant dans Bitcoin que dans les technologies de blockchain. Ces investissements se traduisent par un accroissement des infrastructures, une amélioration des services destinés à des particuliers qui perdent progressivement le besoin d’être à la pointe de la compréhension du phénomène pour y mettre de l’argent. L’investissement Bitcoin, s’il est encore loin de se démocratiser, devient plus abordable par un public plus large. Certes, il y a encore beaucoup de chemin pour que vos grands-parents participent activement à Bitcoin, mais cette technologie n’est plus réservée à un nombre limité de geeks dans leur garage.

Inévitablement, l’accroissement du nombre d’entrants pour une offre qui n’augmente que de façon linéaire favorise la montée du prix.

Malheureusement, cela favorise aussi le goulet d’étranglement que représente le nombre de transactions que l’architecture logicielle de Bitcoin permet de traiter par unité de temps. Pour rappel, ce nombre se situe actuellement autour de 3 transactions à la seconde (ceci étant limité arbitrairement par la taille des blocs de la blockchain). En limitant cette taille, on limite d’un côté le nombre de transactions que le réseau Bitcoin est capable de traiter, mais d’un autre côté, on assure une hausse notable du prix des transactions, prix que les mineurs touchent pour produire des blocs et confirmer ces transactions.

On comprend dès lors qu’une modification de cette taille de bloc impacte tout l’écosystème Bitcoin. C’est donc une décision qui nécessite d’être prise avec un consensus maximal et en laissant le temps à chaque acteur de s’adapter, sous peine de voir ou bien la sécurité des transactions mise à mal, ou la valeur du réseau (et, par voie de conséquence, celle des bitcoins) s’effondrer.

Ces différents éléments peuvent expliquer que le Bitcoin soit passé de 400€ au premier janvier dernier à plus de 640 onze mois plus tard.

cours-bitcoin-02-11-2016

Cependant, alors que Bitcoin semble s’installer toujours plus dans le paysage numérique et dans les esprits, difficile de passer sous silence une nouvelle cryptomonnaie qui vient de voir le jour.

Basée sur des principes similaires à ceux de Bitcoin (monnaie déflationniste, minage avec « preuve de travail« ,…), ZCash y ajoute une assurance d’anonymat que ne permet pas le livre de compte ouvert de la blockchain de Bitcoin. Cette nouvelle monnaie, introduite en grande pompe et avec un battage publicitaire directement proportionnel aux investissements conséquents de différentes firmes spécialisées dans les cryptomonnaies (Pantera Capital et Digital Currency Group, notamment), aura naturellement attiré de nombreux investisseurs qui se seront heurtés à la très faible disponibilité des premières unités produites : devant la forte demande et l’offre microscopique, son cours a littéralement explosé de 18 dollars le 15 septembre à plus de 1000 dollars ces derniers jours, montrant tous les signes d’une bulle financière dangereuse.

L’avenir dira si cette cryptomonnaie tient ses promesses, mais elle reste, sur le plan technique, une suite intéressante et crédible au Bitcoin. La brochette de spécialistes qui travaillent à son élaboration permet en tout cas de rester optimiste.

Du reste et si l’on en croit un récent rapport d’IBM, la croissance des technologies de blockchain n’est pas prête de s’arrêter puisque la firme informatique prévoit que 15% des banques pourraient avoir implémenté l’une ou l’autre technologie de ce type en leur sein au cours de l’année 2017.

Bien sûr, on pourra voir cet intérêt des banques pour la technologie comme une tentative de leur part de raccrocher leurs wagons à un train depuis longtemps parti. On pourra aussi noter, comme je l’ai fait dans un précédent billet, que chaque pas vers l’utilisation d’une blockchain constitue aussi pour les banques qui le font une opportunité de s’affranchir du dollar.

Et s’affranchir du dollar, dans un monde où la guerre est déclarée contre le cash, c’est aussi une excellent nouvelle.

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Source : http://h16free.com/2016/11/03/56167-bitcoin-zcash-et-cryptomonnaies-pour-tous


Thinkerview : panorama géopolitique du Moyen-Orient

mercredi 2 novembre 2016 à 09:00

En octobre 2015, Pierre Conesa, spécialiste en intelligence économique et militaire, qui a fait une bonne partie de sa carrière au Moyen-Orient, s’entretenait avec Thinkerview et détaillait en une trentaine de minutes les positions de l’Arabie Saoudite et son rôle dans l’extension du sunnisme. Un an après, c’est l’occasion de revenir plus en détail sur la question et de tenir compte des développements récents dans la région.

Et cette fois-ci, le spécialiste aura accordé un peu plus d’une heure de son temps à l’équipe de Thinkerview. En une heure, le balayage des sujets est évidemment trop rapide, et on a évidemment un petit goût de trop peu sur bien des aspects. La vidéo est disponible ici :

Il ressort encore une fois de cet exercice le différentiel assez frappant de qualité de contenu qu’on peut obtenir d’une personne de terrain comme l’est manifestement Pierre Conesa, comparé aux « analyses » vagues et consensuelles qu’on nous propose sur d’autres médias, pourtant mieux dotés en moyens. Au passage, ce différentiel doit être encore plus visible lorsque, comme l’évoque Conesa vers 1:06:22, il se retrouve en présence de politiciens habituels sur le médiocre plateau d’une émission grand public, et qu’il est obligé de rappeler aux petits comiques politiciens alors présents que non, le Front National n’est pas la menace la plus prégnante au sortir des attentats parisiens.

Ainsi, si notre homme est – format de l’exercice oblige – contraint de survoler certains aspects et de faire quelques raccourcis dans ses explications (que d’aucuns pourront évidemment trouver grossiers), la description qu’il fait des différentes forces en présence au Moyen-Orient et l’explication raisonnée de la diplomatie française sont assez claires et permettent de dresser un portrait sans fard de l’implication occidentale évidente dans les soubresauts que secouent cette partie du monde.

Dans cette vidéo, Conesa explique bien le mécanisme qui a vu, progressivement, les occidentaux, Français compris, s’acoquiner avec une Arabie Saoudite de plus en plus extrémiste : partant du principe, toujours posé, que 10 milliards d’euros de contrat allaient tomber, les Français ont toujours pris d’énormes pincettes avec les Saoudiens. Le prix à payer aura été un mutisme assez phénoménal de la France devant les atteintes pourtant nombreuses au droits de l’Homme dans ce pays (et on n’évoquera pas les corruptions politiques plus ou moins actives, « Nos Très Chers Emirs » faisant ça très bien). D’un autre côté, la France peut se réjouir de leur vendre des armes qui, suivant l’expression de Conesa, ne sont en définitive que des anxiolytiques pour un régime intrinsèquement instable à l’intérieur et, par conséquent, fort peu enclin aux conflits extérieurs.

De leur côté, et Conesa l’explique là encore très bien (à partir de 5:30), les Saoudiens se sont retrouvés coincés entre les marchés passés avec les Occidentaux, pourtant infidèles, leurs demandes d’aide en cas de problèmes à leurs frontières (typiquement, lorsque l’Arabie Saoudite a été frappée sur son sol par les radicaux qu’elle a elle-même formés), et, de l’autre côté, la nécessité de respecter les dogmes islamiques édictés par leurs oulémas. Ces derniers ont habilement utilisé le levier religieux et obtenu en échange de leur souplesse théologique une application de plus en plus étendue de la sharia en Arabie Saoudite.

Vers 16:30, Conesa s’attarde un peu sur l’épineux problème syrien (« une crise régionale et c’est nous [les occidentaux] qui sommes en train de la mondialiser »), et le replace dans le contexte plus global des interventions occidentales répétées (en Afghanistan, en Irak, Libye, puis Syrie) en notant qu’on a essayé de perpétuer ces états alors qu’il s’agit d’impostures créées de toutes pièces à la suite des colonisations puis des décolonisations et qu’elles ne tenaient qu’à coup de dictatures.

Plus généralement et en incluant le Pakistan, la Somalie, le Bahreïn, le Yémen et le Nigéria, Conesa remarque qu’il s’agit essentiellement de conflits religieux entre les sunnites et les chiites et que les interventions occidentales y sont donc grossièrement déplacées (au même titre qu’une intervention de pays musulmans en Irlande du Nord pour séparer catholiques et protestants serait vu comme parfaitement inappropriée). Évidemment, ces éléments ramenés au niveau de la France en font un pays de « moyenne impuissance », emberlificoté dans ses grands principes humanistes, sa realpolitik énergétiques et militaires et des jeux d’alliance avec les autres pays développés.

Cette notion de « moyenne impuissance » est assez bien décrite vers 25:54 lorsque Conesa se lance dans un petit développement de nature stratégique : vers 1990, la révolution dans les affaires militaires américaines, utilisant les dernières évolutions technologiques, permet de mettre en place différents paradigmes stratégiques, comme des frappes suffisamment précises à distance de sécurité, de limiter à l’objectif précisément désigné et de rendre le champ de bataille « transparent » ; le principe est de limiter les dommages collatéraux et de réduire à zéro le nombre de morts occidentaux. En contraposée, une autre révolution a pris place : puisque nous frappions à distance, l’ennemi s’est rapproché de nous ; au zéro-mort de soldats occidentaux répondra les massacres terroristes de civils ; mieux : en face de la peur de soldats morts, on mettra des candidats au suicide. Comme d’habitude dans l’histoire, ce sont les perdants d’une guerre qui renouvellent la stratégie, pas les gagnants.

hollande les français ne doivent pas aller dans les zones à risques parce que c'est dangereux

Et malheureusement, comme d’habitude, la France semble à nouveau en retard d’une guerre : Daesh a des moyens de renseignements multiples sur le territoire français (32:00), et le salafisme, terreau du terrorisme islamique, est maintenant très présent sur le territoire sans que les autorités n’aient vraiment cherché à le combattre jusqu’à récemment. La tactique politico-religieuse mise en place par les intégristes, basée sur une dénonciation permanente de racisme ou d’islamophobie, a d’ailleurs très bien fonctionné.

Au passage, Conesa remet l’église (ou la mosquée ?) au milieu du village en notant que la République française, jacobine, centralisatrice et très attachée à son Éducation Nationale, ayant toujours combattu l’apparition d’écoles coraniques, se retrouve en meilleure posture que certains autres pays qui se sont laissés tenter (Canada notamment). A contrario (vers 40:16), c’est ces mêmes penchants, cette même défense laïcarde forcenée qui aura empêché la création d’une université de théologie musulmane vers 2000 par Mohammed Arkoun, et qui aurait pourtant permis de former des imams en dehors de l’influence délétère de l’Arabie Saoudite.

En somme, avec cet entretien, Conesa nous offre une synthèse rapide mais globalement pertinente du tableau actuel des opérations, des forces en présences et des influences de pouvoir dans la géopolitique du Moyen-Orient et son impact sur la politique française. On s’étonnera cependant, sur la fin de l’interview (vers 1:00:00), d’un léger décalage entre ses positions vis-à-vis de l’Arabie Saoudite, assez lucides, et ses positions en faveur d’un renforcement de la capacité de l’État à agir, alors même que ce dernier peine à démontrer son efficacité ou sa pertinence, voire montre tous les jours que son envahissement dans notre vie privée se fait d’abord au détriment de nous tous.

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Source : http://h16free.com/2016/11/02/56135-thinkerview-panorama-geopolitique-du-moyen-orient


L’incertaine élection de Donald Trump

mardi 1 novembre 2016 à 09:00

Intéressants développements dans la campagne présidentielle américaine : le FBI vient de rouvrir l’enquête sur Clinton. Ou plus ou moins…

Soyons honnête : pour l’observateur extérieur, il devient compliqué de comprendre quelque chose dans les positions du FBI, et dans l’impact qu’elles peuvent avoir sur les très prochaines élections américaines. Par voie de conséquence, il devient impossible de faire des prévisions un tant soit peu solides sur le résultat de ces élections qui promettent, en tout cas, une solide dose de spectacle et d’imprévus.

Clinton

Et avec les dernières déclarations de Comey, le directeur du FBI, c’est à un nouveau rebondissement de ce spectacle qu’on assiste. En substance, ces déclarations reviennent sensément à signaler à l’ensemble du corps électoral que la candidate Clinton pourrait avoir du souci à se faire ; c’est en tout cas la théorie séduisante tenue par Scott Adams, l’auteur du cartoon Dilbert, qui explique que dans chacune de ses interventions, Comey aurait toujours placé les intérêts de son pays avant tout le reste.

Au final, cela revient à mettre les États-Unis dans une situation délicate puisque celle qui pourrait devenir présidente pourrait aussi se retrouver emberlificotée dans une enquête fédérale à peine élue, enquête qui aboutirait potentiellement à sa destitution (« empeachment »). Le peuple américain se retrouve à devoir factoriser dans son vote ce risque délicat à évaluer.

Une autre théorie tout aussi séduisante serait que Comey et le FBI sont un peu mieux au courant des courants d’opinion que les médias traditionnels, quasiment auto-intoxiqués par leur ferveur presque unanime à voir Clinton élue. Pour Comey, lâcher de telles informations à quelques jours du vote reviendrait à prêter allégeance à la future administration Trump.

Finalement, peu importe laquelle de ces deux théories (ou toute autre qui vous plaira) est la bonne. Il n’en reste pas moins que les sondages actuels, ceux-là même qui donnaient Clinton gagnante de façon quasi-certaine il y a une semaine, s’en tiennent maintenant à une victoire plus serrée. Pour d’autres, les scores des deux candidats sont à ce point proches qu’ils sont dans les marges d’erreur, rendant l’exercice particulièrement illisible. Enfin, il est difficile de totalement ignorer un phénomène de sous-déclaration de la part des votants penchant pour Trump, qui n’est pas sans évoquer celui qui avait encore cours en France pour le Front National il y a quelques années.

Autrement dit, si, sur le papier, le score de Clinton lui permet d’être élue dans un fauteuil, l’actuel paysage politique américain, ses sondages, les affaires criminelles et la nature même du vote américain (avec ses grands électeurs et ses « swing states ») rendent l’ensemble hautement imprévisible.

En pratique, tout ceci a un parfum de Brexit : tout comme pour ce référendum qui en attrapa plus d’un par surprise, les messages des deux camps se sont fort polarisés. Tant pour le Brexit que pour Trump, les opposants n’ont pas hésité à ressortir les accusations de racisme, de xénophobie, de repli sur soi. Tant pour le Brexit que pour Trump, la presse aura souvent présenté les partisans comme des personnes pas toujours informés, voire intellectuellement amoindries. Tant pour le Brexit que pour Trump, la structure des paris chez les bookmakers anglais et américains donne à réfléchir, avec 71% de l’argent misé sur une victoire de Clinton, mais avec, en nombre, une large majorité (65%) de paris pro-Trump.

Trump

En conséquence de ces éléments, je ferai une prévision, relativement périlleuse (soyons joueur), celle que Trump sera élu. J’ai, bien sûr, de gros risques de me planter en faisant un tel pari et si c’est le cas, je le reconnaîtrais d’autant plus aisément que ni Trump, ni Clinton ne représentent une quelconque victoire pour qui que ce soit, ni ici, ni Outre-Atlantique.

En effet, pour le libéral que je suis, le programme proposé par Trump ne permet pas de voir la fin du tunnel d’interventionnisme tous azimuts ; quant au programme de Clinton, il est rempli des mêmes âneries économiques que celui d’Obama, ce qui continuera de pousser l’Amérique vers les bourbiers de la sociale-démocratie la plus pâteuse. Si on peut se rassurer de la relative neutralité de Trump vis-à-vis des Chinois et des Russes, son inexpérience complète sur le plan international laisse planer des doutes sur sa capacité à résoudre des crises qui surviendront inévitablement, à commencer très probablement par celle qui secouera les marchés s’il est élu. A contrario, Clinton fera indéniablement preuve de plus d’expérience dans la résolution de conflits internationaux, mais on est en droit de se demander si elle ne sera pas directement responsable de les avoir créés en premier lieu.

Bref, l’un comme l’autre semblent, au moment où ces lignes sont écrites, à peu près équivalents en terme de médiocrité. Peut-être le FBI en sait-il suffisamment plus long sur Clinton pour lui préférer Trump ?

Quoi qu’il en soit, et malgré les perspectives assez peu réjouissantes que ce couple de candidats offre à l’Amérique, une victoire de Trump représenterait cependant au moins une raison de se réjouir : avec un tel résultat, voilà une belle catastrophe pour les instituts de sondages, devenus incapables de sonder ; voilà une grosse gamelle pour nombre de médias trop massivement pro-Clinton qui n’ont pas réussi, avec toute leur puissance de feu, à faire barrage au candidat honni.

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Trump élu, on peut s’attendre dans les médias à un instant d’effroi tout à fait comparable à celui qui a suivi le surprenant Brexit, la même réalisation que leur rôle est de moins en moins pertinent et que l’argent qui est investi en eux n’est plus du tout aussi bien investi que dans d’autres supports, d’autres méthodes.

Par ailleurs, et n’en déplaise à ceux qui ne voyaient dans le Brexit qu’un message xénophobe ou de repli sur soi nationaliste, n’en déplaise à ceux qui ne voient en Trump qu’un populiste xénophobe offrant un facile repli sur soi nationaliste, le fait qu’une majorité d’électeurs fasse un choix si peu consensuel, si fracturant, malgré la bordée de qualificatifs négatifs qui lui sont attachés, implique que ces formes bien spécifiques de politiquement correct ont vécu.

Or, toujours dans cette hypothèse de Trump élu, on peut parier sur la non prise en compte obstinée de ce changement drastique de l’opinion par les médias. Vous verrez qu’à l’instar des descriptions larmoyantes de ceux qui avaient voté le Brexit sur le mode « ils n’ont pas compris ce qu’ils votaient », nous bénéficierons de reportages sur ces idiots utiles qui regrettent d’avoir voté Trump (larme à l’œil) et qui « n’ont pas compris ce qu’ils votaient ». Parions aussi qu’on nous ressortira l’un ou l’autre reportage sur des Rednecks idiots détenteurs d’armes à feu qui se réjouiront niaisement de leur nouveau président, qu’on les prendra comme exemple du citoyen américain moyen, bas du front donc méprisable, qui ont poussé leur pays dans la folie du racisme, de la xénophobie, du nationalisme et du repli sur soi, gnagnagna…

Certes, Trump président, ce n’est vraiment pas la grande classe pour l’Amérique. Mais la déconfiture magistrale du Camp du Bien qui l’accompagnerait adoucira grandement ce résultat.

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Source : http://h16free.com/2016/11/01/56185-lincertaine-election-de-donald-trump


À leur tour, les députés veulent écraser l’économie collaborative dans l’œuf

lundi 31 octobre 2016 à 09:00

Il y a six mois, le Sénat, du geste auguste qui rend les gamelles toujours plus magistrales, se penchait sur la question de l’économie collaborative et dans la loi sur le numérique voulue par Axelle Lemaire, obligeait les particuliers à déclarer tout revenu gagné avec outrecuidance grâce aux plateformes de partage numérique. Devant telle avancée magistrale de la loi, l’Assemblée nationale ne pouvait pas rester de marbre.

travaille dur pour que le gouvernement extorque la moitiéCe mois d’octobre, elle répare donc son incroyable retard législatif en rajoutant une petite couche bien épaisse de contraintes à un pays connu de par le monde pour sa liberté et son laisser-faire galopissime : pour les (salauds de) propriétaires de biens divers et variés qui osent récupérer un peu d’argent en les louant, il va falloir maintenant déclarer l’intégralité des sommes au fisc, se préparer mentalement à payer un impôt dessus, et s’affilier dans la foulée au RSI, ce système d’assurance collectiviste que le monde nous envierait mais ne nous copie surtout pas.

Certes, le résumé est lapidaire, mais si, si, vous avez bien lu : les revenus issus de plateformes comme AirBnb, Drivy, Zilok ou autres vont devoir être sévèrement encadrés et taxés.

Ouf, il était temps. Sans ça, la France risquait de développer une économie vivace et des solutions réalistes pour aider les individus à regagner du pouvoir d’achat. Et qui dit pouvoir d’achat obtenu de façon indépendante de l’État dit affranchissement de sa férule, baisse de l’intérêt d’y mettre des ronds, compromission du consentement à l’impôt et remise en question du collectivisme tous azimuts patiemment mis en place depuis 40 ans dans ce pays. On commence comme ça et on finit en plein turbolibéralisme apatride. Insupportable.

Et quoi de mieux, pour assurer le consentement à l’impôt, qu’en ajouter quelques uns ?

C’est donc ce à quoi se sont employés nos députés pour qu’enfin les possesseurs de matériels louables, de voitures, de biens immobiliers et autres perceuses électriques soient correctement punis taxés sur leur propriété, marque difficilement contestable d’un embourgeoisement assez nauséabond. Dorénavant, pour une location d’appartement, un particulier devra déclarer l’intégralité des revenus obtenus, qui seront imposés, et – youpi – devra s’affilier au Régime social des indépendants (RSI) et lui payer le pizzo pardon les cotisations afférentes dès lors que ce revenu dépassera les 23.000 euros. Pour les autres biens (tondeuses, perceuses, bateaux, voitures, RPG7…), le gouvernement a établi le seuil à 7720 euros (après l’avoir choisi à 3860 euros seulement mais s’être fait rabrouer par ces trop aimables députés qui l’ont trouvé trop faible – ils sont trop choux).

Officiellement, le but du gouvernement est, avec ces seuils et cette méthode, de lutter contre les abus et la concurrence déloyale ; autrement dit, les députés et le gouvernement ont sagement écouté les lobbies de ces professions de loueurs qui sentent bien la menace internet arriver avec ses gros sabots, mais qui ont déjà beaucoup trop de frais (RSI, peut-être ?) pour se lancer dans une refonte de leur modèle d’affaire et qui ont donc choisi la voie législative pour soutirer de l’argent à leurs clients, plutôt que celle de l’adaptation et de l’innovation pour survivre.

Officieusement, le procédé permettra aussi de trouver un motif de harceler à nouveau le contribuable ou toute personne qui se rapprochera de trop près de sa définition. N’oublions pas que l’État manque toujours d’argent, et à plus forte raison en période électorale où il distribue des paquets de Noël à qui réclame (et puis, à 250 millions d’euros le petit cadeau, il vaut mieux être créatif sur le plan fiscal).

Péripétie amusante lors du passage de cet article de loi, il avait été débouté lors d’un premier vote auquel 32 courageux députés avaient participé (18 voix contre 14). Devant un tel résultat, Christian Eckert, le factotum en charge de pousser ce nouveau tabassage fiscal, avait immédiatement jugé la démocratie défaillante et décidé qu’il était nécessaire de faire revoter – façon Constitution Européenne, si vous voyez ce que je veux dire – histoire d’être bien sûr que le « non » était bien un « non ». Joie, bonheur et culture du viol des contribuables : lors du second vote, le non n’était qu’un oui un peu déguisé et l’article glissa donc comme s’il était enduit de cette vaseline qu’on recommande maintenant aux ménages Français.

baril de vaseline 200L

On imagine déjà tout le bonheur que nos compatriotes vont ressentir lorsqu’après avoir trouvé un moyen de mettre un peu de beurre (de Normandie A.O.C) dans les épinards (bio non OGM), le fisc passera par là et le leur laissera après avoir pris les épinards. De la même façon, on n’aura aucun mal à se représenter la joie qu’éprouvera l’honnête père de famille qui, une fois son mois terminé, se tapera les déclarations au RSI sur les petits revenus complémentaires qu’il se sera fait. Non seulement, cela permettra de faire découvrir ce merveilleux régime et sa paperasse enrichissante à toute une frange de salariés, jusqu’ici protégés de ce genre de démarches rigolotes, mais cela permettra aussi d’enfin donner une vraie bonne couverture à des gens qui en avaient déjà une puisque, quasiment par définition, les revenus de ce genre de plateformes sont des revenus d’appoint.

Oh, bien sûr, il y aura bien l’un ou l’autre cas d’un quasi-professionnel, dont les revenus ne dépendaient plus guère que de cette économie collaborative et qui, en l’occurrence, devaient bien se sentir en délicatesse avec les administrations pléthoriques de notre beau pays. Ceux-là auront maintenant à payer leur écot. Mais je parie sur un nombre fort modeste.

En revanche, tous ceux qui n’en tiraient qu’un petit revenu d’appoint seront durablement dégoûtés des démarches et de la ponction, de l’état d’esprit dans lequel on replonge le pays une fois encore, comme si on tentait le waterboarding avec Marianne par le truchement de piscines de Cerfas et de ponctions fiscales. Ceux-là, beaucoup plus nombreux, n’auront guère que deux options.

La première consistera évidemment à laisser tomber leur activité. Les professionnels lobbyistes auront beau jeu de se réjouir d’une concurrence ainsi écrabouillée. Manque de bol, le petit pouvoir d’achat récolté servait souvent, pour ces particuliers, à se payer des vacances, des services ou des facilités que les professionnels, justement, leur proposaient. Tout porte à croire en tout cas que cette disparition d’une activité de particulier se traduira inévitablement par une perte pour le pays. Dans une France en croissance nulle, voilà une excellente nouvelle.

En seconde option, nos particuliers pourront choisir de basculer dans cette zone abominable du travail au noir, non déclaré. De la fraude, en somme. Oh. Mon dieu. Comme c’est horrible. Le fisc sera perdant de toutes façons (les capacités des uns à frauder étant très supérieures aux moyens des autres à les repérer), et les professionnels aussi puisque, pour le coup, il n’y a aucune chance que les particuliers reviennent vers eux. Dans l’histoire, le consentement à l’impôt se sera pris une nouvelle beigne (bien fait) ; le lobbyisme des professionnels aussi. Les députés, de plus en plus détestés par le peuple, gagneront quelques nouveaux noms d’oiseau et des perspectives encore plus réduites de se faire réélire.

Dans tous les cas, gageons que cette guerre au commerce et à l’entraide (éventuellement monnayée) entre particuliers saura porter ses fruits : la France en ressortira plus faible, plus aigrie, plus pauvre. À l’approche d’élections décisives qui pourraient bien porter les messages les plus populistes au pouvoir, c’est exactement ce qu’il nous fallait.

Messieurs les députés, franchement, merci.

député - branleur mot compte triple

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Police : du fric pour les flics, c’est chic !

vendredi 28 octobre 2016 à 08:45

C’est bon, c’est fini, reprenez votre souffle : il n’y aura pas de révolution menée par la police en France en octobre 2016. Le gouvernement, en la personne de Bernard Cazeneuve, le puissant ministre de l’Intérieur, a agi et a, d’un magistral coup de baguette magique, résolu les problèmes qui faisaient grogner les corps de maréchaussée. Ouf. Tout peut donc reprendre son cours normal.

Face aux policiers ronchons depuis maintenant dix jours, Bernie n’a pas hésité. Le mercredi 26 octobre, il a annoncé, en fanfare, un « plan de sécurité publique » dans lequel est compris l’examen minutieux de la loi encadrant la légitime défense pour les policiers, des mesures pour protéger leur anonymat, une plus grande sévérité pour l’outrage ainsi qu’une enveloppe pleine de sous pour moderniser l’équipement.

Voiture de Police Demaerd

250 millions d’euros, voilà donc la somme qu’il fallait débloquer pour calmer les policiers. Avec cette somme rondelette, on va pouvoir acheter des gilets pare-balles qui résistent aux tirs de Kalashnikovs (apparemment suffisamment fréquents de nos jours en France pour justifier l’équipement de toute la police nationale), des flash-balls plus gros, plus rigolos ; on va même pouvoir faire un peu de papier peint et de plomberie dans certains commissariats décrépits. Avec les discussions ouvertes sur la légitime défense, le port de la cagoule, le durcissement des peines pour outrage, les syndicats sont extatiques : c’est un carton plein et tout le monde est content, à commencer par Cazeneuve qui n’a pas pu s’empêcher de fanfaronner :

« Toutes ces mesures (…) sont destinées à faire entrer dans le droit des dispositions de nature à protéger les représentants des forces de l’ordre et à imposer le respect qui leur est dû »

… Parce que comme chacun sait, le respect ne se développe pas naturellement d’un environnement qui l’aurait installé, par les pairs, par l’exemple et par les institutions. Non, le respect s’impose, se décrète et peut même s’acheter pour 250 millions d’euros.

Maintenant, si on écarte les bruyants syndicats du tableau d’ensemble et qu’on se concentre un peu plus sur la base policière, celle-là même qui organisa les premières manifestations, on se rend compte que la joie n’est pas aussi unanime. Du reste, si on s’en tient aux petits articles de la presse subventionnée, on aura bien du mal à obtenir une photographie fidèle de ce qui se passe réellement dans les forces de l’ordre actuellement en France.

D’un côté, les syndicats de police et le gouvernement se félicitent de l’accord trouvé, ainsi que du magot dégotté on ne sait où mais qui permettra de faire des miracles. De l’autre, la base a largement montré qu’elle ne croyait plus en ses syndicats, dont elle s’est largement passée pour émettre des grognements au point de ne même plus suivre leurs mots d’ordre comme l’a démontré le bide de la manifestation d’origine syndicale organisée le 25 octobre dernier.

À ceci s’ajoute la liste, pas du tout officielle, des revendications de nos policiers. Selon les syndicats, il s’agit essentiellement d’un problème de moyens (alpha et oméga des demandes syndicales depuis que le syndicalisme existe ou pas loin), auquel on peut ajouter le reproche d’une justice par trop laxiste. Selon la base, il s’agit d’un problème d’écoute de la hiérarchie, de fatigue accumulée, de difficulté à riposter en cas de danger tout en respectant le cadre de la légitime défense, ou de tâches considérées indues ou inappropriées.

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Sur ce mélange des revendications différentes entre base et syndicats, on fera fort d’ajouter la petite danse maintenant habituelle du gouvernement pour tenter de se débarrasser de la patate chaude en en faisant le moins possible. Lorsque la fronde a éclaté, la direction policière a immédiatement fait les gros yeux et menacé de sanctions. Ce qui ne fit qu’accroître les manifestations de grogne. Cherchant l’apaisement et n’obtenant toujours pas dispersion des ronchonneurs, il fut ensuite tenté d’amalgamer cette grogne au Front National. Peine perdue, la grogne a persisté. Acculé, le gouvernement sort son chéquier.

Pourtant, en première analyse et lorsqu’on revient aux sources de ces mouvements d’humeurs, à savoir une attaque en règle, au cocktail Molotov, de quatre policiers dans deux voitures en surveillance, il ne semble pas que la question financière soit immédiatement apparue comme cruciale. De loin, il semble bien que les policiers n’avaient pas d’abord besoin d’argent et qu’on leur en a donc donné autant que possible.

Peut-être les policiers sont-ils excédés de voir le décalage grandissant entre ce qu’ils vivent au quotidien et le pouvoir politique, qui qualifie les criminels de « sauvageons » ?

Peut-être la maréchaussée prend-elle confusément conscience qu’elle sert à la fois de chair à canon dans les quartiers émotifs sensibles et de collecteurs de taxes sur les grands axes, ce qui ne représente ni dans un cas, ni dans l’autre, ce pour quoi ils sont normalement employés ?

Peut-être la base policière, nonobstant les problèmes de moyens, réels ou exagérés, se rend-elle compte qu’il y a un vrai souci de conception de l’ordre et de la morale dans un pays ou une préfète ne semble pas s’émouvoir d’incendies volontaires (une tradition, mon brave, rien qu’une tradition) provoqués par des personnes en situation irrégulière ?

Peut-être ceux qui œuvrent pour la police finissent-ils par se rendre compte qu’ils sont détestés par une proportion grandissante de la population qu’ils alpaguent pour des trivialités routières, et doivent laisser filer (pour ne surtout pas déclencher d’émeutes) un nombre toujours croissant de crimes et délits que la doxa politique, visqueuse et hontectomisée, classera benoîtement dans les « incivilités » même pas dignes d’entrefilets dans la presse locale aux ordres ?

Peut-être la police, épuisée de mener une guerre à la drogue aux résultats catastrophiques, de faire semblant de lutter contre un terrorisme en se plantant niaisement devant des bâtiments institutionnels ou des VIP bouffis de leur importance, se rend-elle compte que la sécurité que les Français réclament s’obtient par une politique cohérente ? Que cette politique s’inscrit sur la durée, qu’elle ne cherche pas des peines toujours plus dures mais plutôt à appliquer, enfin, celles qui existent ? Qu’elle ne cherche pas à tout prix à éviter de construire des prisons alors que la France, selon tous les standards mondiaux, en manque cruellement ? Que lorsqu’elle en construit, elle ne cherche pas à en faire un gambit politico-politicien à des fins de capitalisme de connivence éhonté ?

Peut-être la base comprend-elle confusément qu’on est en train, encore une fois, de la balader avec des mots et un peu d’argent là où il faudrait réformes et remises en question ?

on appelle cela du foutage de gueule

En attendant, ces 250 millions d’euros ont résolument le parfum d’un nouveau foutage de gueule : la République trouve des petits mouchoirs financiers pour sécher les larmes et faire oublier les frustrations, alors que ce n’est pas d’argent dont les forces de l’ordre ont le plus besoin actuellement, mais de l’assurance que leur travail est profitable à la société. Rien, dans ce qu’ont fait les membres du gouvernement, ne permet d’avancer à ce sujet.

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Source : http://h16free.com/2016/10/28/56142-police-du-fric-pour-les-flics-cest-chic