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Youpi, la lutte contre le cash progresse dans la joie et la technologie

mercredi 1 février 2017 à 09:00

Youpi ! J’apprends une information rafraîchissante et pleine de peps : le plafond du paiement par carte bancaire à puce sans contact, jusqu’à présent limité à 20 euros, va passer à 30 euros lors du renouvellement de la carte dans les prochaines années. C’est vraiment une nouvelle technoïde à la fois kewl, jeune, fraîche, à la mode et surtout extrêmement rassurante sur l’avenir numérique de la monnaie.

Qu’y a-t-il en effet de plus rassurant de savoir qu’inexorablement, l’État s’insinue partout dans notre vie et notamment dans toutes les transactions monétaires que nous formons avec notre environnement ? Après tout, l’État a déjà amplement démontré tous les bienfaits que ses interventions apportent, tant en matière d’urbanisme, de société, de santé, d’éducation ou même de démocratie à coup de bombes guidées au laser que son extension au domaine des transactions monétaires numériques laisse présager du meilleur.

Dans ce cadre, cette augmentation du plafond de paiement sans contact tombe à pic : ce dernier devant progressivement remplacer le paiement des petits montants, on comprend que l’idée générale vise à la disparition du porte-monnaie traditionnel, et le retrait progressif des encombrantes petites pièces et des enquiquinants petits et gros billets de banque que les autorités ont tant de mal à tracer avec soin.

En effet, pour l’État, il importe toujours plus de pister l’intégralité des transactions monétaires, pour enfin savoir où passe chaque euro qui est échangé. N’oubliez pas, en effet, qu’en définitive, absolument rien ne vous appartient. L’État vous concède simplement une propriété temporaire de vos biens et des services qui vous sont rendus. Car l’État veut votre bien, tout votre bien et il entend en ponctionner une partie d’autant plus grande qu’il sait qu’il aura toujours un petit manque-à-gagner.

Pour cela, la lutte contre le paiement en liquide est primordiale, et chaque mois qui passe voit son lot, discret mais cohérent, de petites modifications dans le statu quo pour aboutir à la situation rêvée pour l’État, à savoir un contrôle total.

On se souvient sans mal de la décision récente de retirer le billet de 500 euros qui rentre complètement dans cette tendance. À l’époque, la Banque Centrale Européenne avait lourdement insisté sur le fait que non, non, cette mesure ne vise pas à faire disparaître le cash, mais seulement à lutter contre les méchants qui abusent des gros billets. Ouf, nous fûmes rassurés.

En février 2016, on découvrait stupéfait, toujours à ce sujet, que l’Allemagne — dont les citoyens sont pourtant très attachés aux billets — poussait l’Europe à se doter d’un plafond pour les dépenses autorisées en liquide. Encore une fois, il s’agissait de — je vous le donne en mille, ou plutôt en 2×500 tant qu’on le peut encore — lutter contre les méchants qui ne font rien qu’à acheter des choses très chères avec plein de billets sortis d’on ne sait où.

Pour rappel, la France avait, par la main de Sapin (l’excuse bouffie qui sert actuellement de Ministre de l’absence d’Économies et du Trou à Finances français) largement revu ce plafond, déjà fort bas puisque situé à 3000 euros, en le fixant à 1000 euros pendant l’été 2015, la torpeur estivale étant toujours propice aux petites saloperies crapuleuses de politiciens hontectomisés jeunes. Là encore, il s’agissait pour le conifère fiscal de lutter contre les méchants qui font rien qu’à planifier des attentats terroristes avec des billets de 500 euros.

Il y a quelques jours enfin, c’est une nouvelle idée en provenance directe d’une des directions de la Commission européenne, pour le moment au stade préparatoire, qui continue les petits pas guillerets vers l’interdiction pure et simple de tout argent liquide.

À chaque fois, on nous ressort sans sourciller la même rengaine utilisant le levier grotesque de la lutte contre le crime, ce dernier utilisant le liquide pour ses transactions, comme si l’achat de Kalachnikovs, du matériel nécessaire pour la fabrication de TATP ou de résine de cannabis se faisait majoritairement en billets de 500 euros. Le plus beau reste que cette lamentable parodie d’excuse semble fonctionner auprès des scribouillards qui tentent honteusement de se faire passer pour des journalistes et ne remettent jamais en question l’explication officielle fournie toute prête par les autorités.

Bien évidemment, aux excuses de lutte contre le banditisme s’ajoutent celles, plus classiques, de la lutte contre la méchante fraude. Au moins cette explication semble-t-elle plus crédible que la précédente, notamment concernant la fraude aux encaissements qui serait, selon nos fins experts fiscalistes, pratiquée à tours de bras par les commerçants : soit ces derniers n’enregistreraient pas toutes les transactions avec leur caisse enregistreuse, soit cette caisse est truquée, soit leur comptabilité, pourtant informatisée, contient d’intéressants algorithmes pour amoindrir les déclarations. Salauds d’algorithmes ! Quand on vous dit qu’ils sont partout !

La riposte étatique ne tarde évidemment pas. Petit-à-petit se mettent en place des caisses enregistreuses dites « intelligentes » pour autant qu’un procédé pensé par des officines étatiques puisse approcher, même de loin, ce concept. En Belgique, le déploiement de ces caisses a commencé. Sans surprise, les commerçants et les artisans renâclent et des milliers ont déjà subi les foudres de l’administration (qui, pour rappel, vit pourtant du travail de ceux qu’elle persécute ainsi).

Rassurez-vous : en France, c’est pour bientôt puisque l’obligation de disposer de logiciels agréés et de caisses « intelligentes » est prévue pour le premier janvier 2018.

Au passage, si les experts ont probablement raison en expliquant que beaucoup de commerçants pratiquent ainsi « l’encaissement discret », peu se risquent à essayer de comprendre pourquoi tant d’individus y ont recours. Pourtant, ils devraient. Certes, l’exercice promet quelques douleurs cérébrales et la découverte, pour certains sicaires du fisc, d’un monde qu’il ne soupçonnaient pas, mais surtout, cela leur permettrait de comprendre que le liquide et les facilités qu’il offre sont une véritable soupape de sécurité pour un pays face à une fiscalité galopante.

Difficile d’oublier que si les encaissements « au noir » sont illégaux, ils permettent aussi, très souvent, de salarier un ou plusieurs individus. Oh, que c’est vilain, ces personnes employées au noir ! Sauf qu’à côté de cette fraude, il reste un mécanisme qui est, en lui-même, la démonstration par l’exemple du décalage existant entre ce que les gens sont prêts à travailler et du montant qu’ils veulent effectivement toucher en face, lorsqu’aucun parasitage étatique n’interfère entre celui qui emploie et celui qui est employé. Plus le travail au noir augmente dans un pays, et plus on sait qu’il y a un marché de l’emploi légal corseté, fermé, aux barrières trop élevées et qui génère donc du chômage.

Pire : en supprimant toute échappatoire, l’État croit pouvoir augmenter ses rentrées fiscales. Il va en réalité les diminuer de façon inexorable : ceux qui ne pourront plus travailler au noir ne pourront plus travailler du tout. Autrement dit, ce seront des consommateurs qui ne consommeront plus, ou nettement moins. Ce seront des individus qui, auparavant un minimum autonomes puisque capables de travailler pour assurer tout ou partie de leur existence, ne le seront plus et deviendront, directement et indirectement, une charge pour tout le reste de la société. Belle réussite.

Parallèlement, ce seront des travaux qui ne seront plus faits, qui ne génèreront donc plus d’activité économique et donc plus d’entrées fiscales non plus. Les individus, devant l’impossibilité de dégager une partie de leurs bénéfices d’un impôts ou de taxes étouffantes, vont simplement repousser ou annuler toutes leurs dépenses inutiles ou qui peuvent l’être, modifier leurs habitudes pour tenir compte de l’absence de cette soupape.

De façon intéressante, l’Histoire nous rappelle que lorsque les pays de l’Est européen sont sortis du communisme, certains ont plutôt choisi d’appliquer une fiscalité simple et robuste avec une Flat Tax pas trop élevée et un moyen de collecte simple, au lieu d’assommer leurs citoyens sous des taxes et des myriades de contrôles périphériques, voie actuellement choisie par l’Europe et plus particulièrement la France. Pour ces ex-pays communistes, l’effet bénéfique s’est immédiatement ressenti sur l’économie avec une baisse du travail au noir, une augmentation du travail déclaré, une augmentation des dépenses de consommation et, in fine, une hausse des rentrées fiscales.

Avec cette lutte permanente contre le travail au noir, on peut parier sans risque qu’on va observer le contraire : une baisse du travail tout court, de la consommation afférente, et une baisse des rentrées fiscales.

La lutte contre le cash, le rêve humide des étatistes d’un contrôle parfait de toutes les transactions monétaires et l’acharnement contre le travail au noir participent tous de la même dystopie totalitaire catastrophique.

Heureusement, réjouissez-vous : nous n’y allons qu’à petits pas.

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Source : http://h16free.com/2017/02/01/57170-youpi-la-lutte-contre-le-cash-progresse-dans-la-joie-et-la-technologie


Aides à la presse : le grand camouflage

mardi 31 janvier 2017 à 09:00

En 2012, suite à un décret qui avait déclenché quelques sueurs froides chez les intéressés, sont divulgués les montants des aides publiques aux médias de la presse écrite, titre par titre. Bien évidemment, dès cette parution, les organes concernés n’ont eu de cesse de cacher l’information et de combattre sa publication, la liberté d’information étant un droit inaltérable en France, certes, mais faut pas pousser.

Le lobbying des uns et les cris d’orfraie des autres ont fini par porter leurs fruits puisque la divulgation de ces mêmes chiffres au titre de l’année 2016 a été copieusement caviardée amendée pour que le flou le plus total règne à nouveau sur les prébendes, facilités et autre fiscalité arrangeante qui sont octroyées aux journaux, journalistes et folliculaires divers et variés qui rendent un si précieux service à la vérité, à la démocratie française et (surtout) au système politique français que le monde nous envie moyennement (mais partage aussi, disons-le tout net).

Le résultat publié ici est donc, sans surprise, un champ de mines statistiques où rien ne peut vraiment être comparé aux situations antérieures tant tel ou tel montant n’est pas pris en compte ou pas de la même façon. L’idée générale consiste à camoufler le diamètre pourtant conséquent du tuyau allant directement des caisses du Trésor Public aux différents organes de presse ; force est de constater que cette idée fonctionne, et ce d’autant plus que personne ou presque n’a finalement parlé de ces aides. La presse ne parle pas des ronds qu’elle touche pour faire le magnifique travail qu’on peut observer tous les jours, comme c’est étonnant !

Quand on épluche les chiffres des années passées (cantonnés aux 200 titres de presse les plus aidés), la Cour des Comptes trouvait 306 millions d’euros en 2012 dont 69 millions d’aides directes. En 2013, il s’agissait de 288 millions pour 66 d’aides directes. En 2014, la somme diminuait encore à 226 millions dont 61 d’aides directes. En 2015, finalement, tous les titres sont à présent évalués, mais, pour « apaiser les débats » (dixit Audrey Azoulay, la Ministre de la Culture), il aura été choisi de ne surtout pas intégrer l’aide postale.

Ce choix n’est pas neutre du tout : au prétexte de se concentrer sur les seules aides à la presse et donc de ne pas compter l’aide postale à cette dernière qui va, finalement, dans l’escarcelle de l’opérateur postal, le ministère efface donc 130 millions d’euros de ses petits tableaux, soit 63% des 207 millions d’euros d’aides individuelles, pour ne plus laisser « que » les 77 millions d’euros restants.

Commode.

Commode, parce qu’ainsi, l’aide postale peut bien doubler discrètement, personne n’en saura rien. Après tout, ce n’est pas cher puisque ce n’est pas du tout le lecteur ou l’abonné qui paye, mais l’État, c’est-à-dire tout le monde.

Commode, parce que rapporté au numéro, il n’est plus du tout aisé de savoir ce que le lecteur d’un média comme Le Monde – par exemple – paye effectivement, comparé avec ce qui est payé par tout le monde, lecteur, abonné ou non et simple contribuable qui ne lit jamais la publication en question. Le contribuable a le droit de savoir qu’il paye plusieurs millions d’euros à l’Humanité, mais pas comment, et ce, qu’il soit fervent communiste ou un parfait opposant à cette épave journalistique en faillite depuis des lustres.

Commode enfin, parce qu’un journal qui ne bénéficierait « que » de cette aide postale disparaît alors complètement du tableau récapitulatif. Certes, cela ne concernera pas les grands médias nationaux qui continuent de téter goulûment de la subvention publique, aussi bien du côté postal qu’ailleurs, mais il n’empêche qu’on a encore là la preuve d’une petite bidouille pour cacher une triste réalité.

En somme, depuis la discrétion de violette avec laquelle aura été accueillie la publication des chiffres d’aides à la presse cette année, jusqu’au nouveau mode de calcul de la répartition de ces aides, tout est fait pour que les Français oublient aussi vite que possible qu’ils payent pour l’indigente presse qui les abreuve actuellement : il n’est qu’à regarder la constance qui touche presque à l’obsession avec laquelle les folliculaires de tous les journaux sont actuellement obnubilés par des sujets d’ampleur microscopique alors que les problèmes de crise économique, de crise monétaire, d’une Europe qui se délite et, par dessus-tout, d’un chômage explosif sont autant de sujets qui devraient occuper la première page, bien, bien avant les déclarations fumeuses de Macron, les péripéties financières de Marine Le Pen ou les déboires d’une banalité malheureusement routinière du clan Fillon avec la moralité républicaine.

Mieux : tout est aussi fait pour faire oublier aux Français qu’on ne leur donne absolument pas le choix de leur presse : même lorsqu’ils arrêtent de lire une feuille de chou, l’État intervient coûte que coûte pour la maintenir en vie à coups de millions, ce qui explique la présence beaucoup trop prolongée des naufrages bobos comme Libération par exemple.

Et lorsque la ministre, sur sa lancée, annonce que le soutien de l’État à la presse allait encore augmenter « de 5 M€ pour un montant total de 261,9 millions d’euros s’agissant des aides directes », personne ou presque n’y a fait écho, et – surprenant ! – personne ne semble s’en offusquer, au contraire, de même que personne ne trouve anormal qu’on renforce encore les aides du Fonds stratégique pour le développement de la presse, ou qu’on étende encore « l’aide au pluralisme », cette blague pas drôle qui permet précisément de lutter contre ce dernier au point que tous les journaux français produisent maintenant les mêmes articles en variation sur thème de l’AFP.

Ce dernier dimanche, en rappelant un article paru il y a un an, je notais la sortie toute fraîche du rapport Edelman sur la confiance du public dans les ONG, les politiciens, les médias et les entreprises en remarquant que le résultat était fort cruel pour la France : sans surprise, elle continue de s’éroder à grande vitesse, et notamment pour les médias. A contrario, on ne pourra que noter le regain de confiance enregistré pour les médias « en ligne », ceux qui ne bénéficient que rarement de ces subventions.

Or, sans l’ombre d’un doute, l’un des effets délétères les plus évidents des subventions qui sont octroyées aux médias est de les mettre complètement à l’abri du marché et, par voie de conséquence, de leur lectorat potentiel. Coupés du lien avec leur base la plus large, ces mêmes médias ne peuvent plus comprendre le divorce maintenant achevé avec elle, et qui les conduit inexorablement à leur perte. Leur récente tentative de désigner ce qui est un vrai journal et ce qui n’en est pas (et distribue sans honte de la « fake news » comme des cacahuètes à l’apéritif) en est un exemple aussi frappant que comique : sentant nettement leur perte d’influence, ils tentent par un mécanisme classique de retrouver leur légitimité en désignant les méchants et les affreux, sans amender leur façon de procéder d’une quelconque façon.

Jusqu’à présent, la propagande plus ou moins fine que ces médias distillent n’a pas eu l’effet escompté, au contraire. On peut donc légitimement douter qu’il en ira autrement pour leurs différentes initiatives (comme celle-ci, par exemple) pour redorer leur blason.

En revanche, rassurez-vous : les subventions (i.e. vos sous) continueront à tomber.

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Source : http://h16free.com/2017/01/31/57153-aides-a-la-presse-le-grand-camouflage


L’hypothèse Macron : un deuxième quinquennat de Hollande, en pire

lundi 30 janvier 2017 à 09:00

Même si dans les médias, les petits papiers acides s’empilent sur Fillon, toute l’actualité ne peut pas être dominée par ses déboires. Dans les « chiens écrasés », on peut certes combler avec quelques entrefilets navrants sur la primaire de gauche qui désole une partie des Français et endort passablement l’autre, mais cela laisse encore pas mal de place. Pourquoi ne pas alors s’étaler en publicité créative pour Emmanuel Macron ?

Pensez donc ! Il a tout pour plaire, le brave petit : il est jeune, il est mignon avec sa coupe de cheveux bien peignés et son petit côté premier de la classe ! Avec cette allure, il ravit les ménagères de moins de 50 ans et fait rosir les joues des grands-mères. Et quand il parle, il susurre des petits mots doux et ces phrases qui caressent le poil de tous dans le bon sens ! Pardi, il est anti-système, est sans parti, et veut évidemment renouveler la vie politique avec une organisation différente, de vraies idées qui changent !

Bon, certes, lui aussi comme Fillon semble un peu empêtré dans des histoires de fonds utilisés comme il n’aurait pas dû, à la différence évidente que lui, au moins, est un peu plus de gauche que son opposant, vilain conservateur catholique dont le programme, ultra-violent, mérite l’opprobre de la presse. Ceci expliquera sans doute l’écart de traitement médiatique et judiciaire de l’un par rapport à l’autre.

En définitive, la presse fait feu de tout bois pour détruire consciencieusement Fillon. Force est de constater qu’elle n’a d’ailleurs pas beaucoup d’efforts à mener tant le pauvret, gérant mal la pression, s’embourbe encore plus de lui-même. A contrario, la même presse a ouvert toutes les vannes de ses torrents de câlins les plus chaleureux pour Macron. Dans la bouche de certaines de ses figures de proues les plus émotionnellement chargées, Manu l’Énarque se retrouve propulsé en véritable icône des temps modernes quitte à être comparé à Barack Obama.

Du reste, si l’on écarte deux minutes le grotesque de la comparaison, on pourra se rappeler qu’Obama n’a jamais été autre chose qu’un socialiste tout ce qu’il y a de plus traditionnel, avec toute la panoplie complète depuis la tendresse immodérée pour les déficits publics, l’augmentation des taxes, impôts et ponctions tous azimuts et les grands projets sociétaux clivants. À ce titre, Macron lui emboîte effectivement bien le pas, empilant chaque jour, de tweets en déclarations, les propositions et idées toutes plus socialistes les unes que les autres. Sa récente saillie sur le « pass culture » à 500 euros pour les jeunes, dégoulinant de démagogie et de putasserie électoraliste typique de ce système dont il prétend pourtant ne pas faire partie, est un exemple aussi consternant que frappant de l’abandon en rase-campagne de toute velléité de libérer la société française de ses carcans collectivistes.

Cette gauchisation pépère du discours de Macron et l’introduction de bonnes grosses doses de redistribution grasse dedans ne doit rien au hasard : tout le monde comprend que les primaires du PS, exercice mortifère s’il en est, aboutissent à la désignation d’un utopiste collectiviste complètement hors sol. Son élimination dès le premier tour ne fait plus guère de doute et ne laissera donc personne à part l’énarque aux dents longues comme solution de repli.

Ceci explique assez bien la vague discrète mais de moins en moins timide de soutiens et de ralliements en loucedé tant de la part de députés du rang que des ténors d’une gauche complètement éparpillée.

Eh oui : « la chose » de Hollande, la montgolfière Macron, gros ballon plein d’air chaud zigzaguant par la seule force des vents d’opinion alentours, semble le seul recours des socialistes de gouvernement, qui ne trouveront à peu près nulle part ailleurs de candidat capable de leur fournir une chance crédible de mandat supplémentaire ou d’un éventuel maroquin. Plus les semaines avancent, plus s’afficher ouvertement avec le PS deviendra une gêne politique voire un handicap face aux candidats des gauches plus ou moins extrêmes qui, n’ayant aucune chance d’aboutir au pouvoir, n’auront aucun mal à jouer la surenchère démagogique.

Même l’inconnue incarnée pour le moment par Marine Le Pen ne semble pouvoir rivaliser avec le jeunot. Et quoi que puissent en penser beaucoup, en cas de second tour contre lui, elle aurait contre elle cet immense blob mou d’un centre sans colonne vertébrale idéologique, prêt à tout pour ne surtout pas voter pour elle, et ne lui permettant de toute façon pas d’envisager, même de loin, un rassemblement d’au moins 15 millions de voix sur son nom, barrière fatidique dans une élection présidentielle.

En somme, si l’hypothèse « Fillon président » tenait la corde il y a encore un mois, celle qui verrait Macron à l’Élysée devient chaque jour plus crédible. Les Français, économiquement incultes, bercés d’illusions socialistes depuis 40 ans, complètement déboussolés et orphelins de tout candidat crédible, sont prêts à se jeter sur n’importe quel aventurier approximatif qui peut faire semblant d’être différent pour rafler la mise.

Malheureusement, dans cette hypothèse, les différences idéologiques de « la chose » de Hollande avec son créateur sont si ténues qu’on sait déjà à quoi ressemblerait un quinquennat Macron : une véritable quadrature du cercle pour obtenir une majorité parlementaire et l’évidente fragilité de son gouvernement (d’Union Nationale For The Lol), une navigation à vue sur chaque sujet d’actualité (« le changement, c’est tout le temps ! »), une avalanche de mesurettes et de bricolages minuscules d’impact indéfini, et surtout la prolongation des politiques sociales-démocrates en diable qui n’ont fait qu’enfoncer le pays sur les cinq dernières décennies.

J’avais expliqué dans un précédent billet que le prochain président français pourrait bien nous faire regretter l’actuel. On en prend le chemin. Ce pays est foutu.

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Source : http://h16free.com/2017/01/30/57126-lhypothese-macron-ce-deuxieme-quinquennat-de-hollande


[Redite] Médias : la méfiance grandit. À qui la faute ?

dimanche 29 janvier 2017 à 11:00

Billet paru initialement le 29.01.2016

Le rapport pour l’année 2016 de Edelman, l’agence de communication et de gestion des relations publiques (une des plus grosses du monde), vient de paraître et ses conclusions sont sans appel : la confiance du public dans les médias, déjà largement érodée pendant l’année 2015, s’est littéralement effondrée en 2016.

Il faut dire qu’avec le Brexit, Trump, les sondages pré-désignation de Fillon, tout participe à ce clivage de plus en plus grand entre les médias et leur public. Voici ce que j’en écrivais il y a exactement un an.


Depuis 2001, l’agence de communication et de gestion des relations publiques Edelman (une des plus grosses du monde) mène une enquête annuelle sur l’état de la confiance de l’opinion publique dans le monde. Les conclusions de son enquête pour 2015 sont à présent disponibles et sont intéressantes autant par les chiffres bruts que par leur évolution sur les dernières années, notamment lorsqu’on s’intéresse à la France. En substance, la population de l’Hexagone se montre de plus en plus méfiante vis-à-vis des médias et des politiciens…

Le premier point que soulève l’enquête réside dans la différence de comportement existant entre le public informé (il s’agit en gros des diplômés de 25 à 65 ans, dans le dernier quartile de revenus, et qui indiquent clairement se tenir informés) et le reste de la population : l’enquête montre que les premiers accordent plus facilement leur confiance aux « vecteurs » d’information (les médias et les politiciens), et cette différence est en France parmi les plus grandes observées. Autrement dit, il y a un décalage important entre le public informé (ou qui se déclare tel) qui conserve un niveau de confiance élevé dans les informations qui lui sont délivrées, et le reste du peuple, qui n’y croit pas.

Pire : l’enquête montre en plus que cette confiance s’érode nettement d’année en année et que l’écart de comportement observé entre le public informé et le reste de la population s’accroît, plaçant même la France dans les pays où le décalage croît le plus.

edelman - accelerating disparityCliquez pour agrandir

Et lorsqu’on regarde la confiance accordée aux institutions gouvernementales ou aux sociétés commerciales, la population globale française montre là encore qu’elle n’accorde guère de crédit à ces dernières (48% de confiance, c’est peu), mais – et c’est encore plus important – que le chiffre s’établit à 24% pour le gouvernement. En somme, les Français ne font guère confiance à leurs entreprises, et font même preuve de défiance vis-à-vis de la parole gouvernementale officielle.

edelman - business vs govt

Enfin, lorsqu’on se penche sur la confiance accordée aux médias (et, par voie de conséquence, aux journalistes), on constate le même état d’esprit : là où le reste du monde tend à accorder une confiance croissante, la France se détache de plus en plus de ses médias.

edelman - media increases

Le constat est sans appel : alors que le reste du monde semble accorder un regard confiant envers ses institutions et ses médias, les Français, au contraire, montrent tous les jours plus de défiance vis-à-vis d’eux. Mais peut-on réellement les blâmer ?

Soyons clairs. Pour les politiciens, il est assez facile de comprendre la position du Français moyen : la promesse non tenue est devenue une marque de fabrique pour l’élu typique, et les mensonges les plus évidents et les plus décontractés sont même la caractéristique essentielle qui distingue le politicien du simple brigand puisque ce dernier, lorsqu’il vous vole, ne prétend au moins pas faire autre chose que ça. Dans ce cadre, les assauts de pipeautage farouche et débridé que nous avons subi ces derniers mois n’ont pu que renforcer la tendance…

De l’autre côté, la perte de crédibilité des journalistes provient probablement d’un mélange de plusieurs facteurs, qu’on peut analyser comme suit.

Bref : décalage des traitements, milieu fermé, ersatz de concurrence, ces éléments jouent très naturellement contre le journalisme traditionnel, et en France particulièrement où la remise en question n’a toujours pas eu lieu, même après les événements de plus en plus marquants dans le pays.

Une presse de plus en plus coupée du peuple, des politiciens qui se nourrissent, à l’ancienne, des analyses de cette presse qu’on sent maintenant bien trop déconnectée… Tout ceci ne peut pas bien se terminer.

this will not end well bike

Source : http://h16free.com/2017/01/29/57142-redite-medias-la-mefiance-grandit-a-qui-la-faute


Ce qu’on aimerait trouver dans un programme présidentiel

vendredi 27 janvier 2017 à 09:00

Aussi incroyable cela puisse être, il y a en France, actuellement, comme une solide envie de changement, un vrai besoin de renouvellement de la vie politique et du système social français.

On l’a vu avec les primaires de la droite et la victoire de Fillon qui s’était alors placé en décalage avec un Sarkozy interventionniste en diable et un Juppé si social-démocrate que sa différence avec un socialiste devenait diaphane. On le voit encore actuellement avec l’ascension fulgurante et quasi-suspecte de Macron qui, lui aussi, se positionne ouvertement (et avec beaucoup d’aplomb pour un blanc-bec de l’ENA) comme « anti-système ». A contrario, on le voit aussi avec la mobilisation mollassonne qu’entraînent les primaires de la gauche et les scores presque rigolos de ses candidats qui affichent, malgré tout, leur désir d’avenir, alors que leurs programmes proposent l’inverse presque mathématique de l’évolution auquel semble aspirer la société française.

Cependant, ni Fillon, ni Macron et, à plus forte raison, ni la brochette de clowns tristes du parti socialiste ne peuvent prétendre apporter ce puissant changement que le peuple semble attendre. Certes, Fillon, une fois élu, apporterait quelques aménagements de telle ou telle législation, dans telle ou telle démarche administrative, et permettrait peut-être la réduction de l’une ou l’autre taxe qui fait braire ceux qui la paient. Certes, Macron, une fois élu, rajeunirait sans mal un échiquier politique jusqu’alors composé de vieux croûtons et d’apparatchiks indéboulonnables, mais ce serait pour l’offrir à toute une clique de néosocialistes inavoués et politiquement sans boussole, dont les idées n’ont aucune différence factuelle avec celles de ceux qu’ils remplaceraient à grands bruits. Quant aux autres agités de l’extrême-droite ou de l’extrême-gauche, l’absence presque totale de toute proposition de libération de la société française, même microscopique, garantit de façon certaine que le changement opéré, s’il existe, serait pour le pire.

Bref, cette fois encore, ceux qui chercheront un gain de liberté à la prochaine élection en seront pour leurs frais. On devra, fort tristement, se contenter d’en limiter la perte. Et si l’on pouvait viser une stabilisation de la situation économique française au lieu d’entretenir sa dégradation comme tous les gouvernements depuis 40 ans, ce serait déjà un progrès.

Pourtant, à proprement parler, sur le papier et en théorie, une réforme n’est pas hors d’atteinte.

En recentrant l’État sur ses fonctions régaliennes (à 2% du PIB par mission de gestion de la Défense, de l’Intérieur, de la Justice, de la Diplomatie et des administrations qui vont autour), en accordant même 10% du PIB à l’État-Providence et ses redistributions plus ou moins heureuses, on passerait de 57% du PIB consacré à l’État et ses minions à un plus décent 20%, libérant par là plus de 35 points de PIB à la société française.

Dans un précédent billet, j’avais ainsi esquissé quelques mesures phares qui transformeraient durablement l’économie puis la dynamique sociale du pays. Bien évidemment, ces mesures sont inenvisageables dans l’état actuel du pays tant les crispations sont devenues grandes, tant l’inculture économique s’est répandue, tant l’État s’est insinué partout qui a transformé tout un peuple jadis attaché à sa liberté en paquets de moutons serviles d’une ferveur religieuse dès qu’il s’agit de ponctionner les autres, et transis d’effroi à l’idée de devoir compter d’abord sur eux-mêmes.

Mais si descendre ainsi la place de l’État français omniprésent à celle qu’il devrait normalement occuper dans un pays non-communiste dans un temps trop court est impossible en pratique, on peut tout de même envisager de diminuer son empattement des 57% actuels à 40%, ce qui redonnerait indéniablement un souffle que l’économie française n’a plus connu depuis des décennies.

Or, pour que la société française puisse regagner ces quelques points de PIB sur un État devenu obèse, étouffant et impotent, quelques mesures simples et de bon sens sont envisageables.

Dans l’ordre, on pourrait par exemple proposer simplement aux jeunes générations, celles qui commencent tout juste à entrer sur le marché du travail, de choisir leur mode de cotisations sociales : rester dans le giron douillet d’une sécurité sociale que le monde nous envie (mais, prudent, ne nous copie jamais), ou, au contraire, opter pour l’une ou l’autre mutuelle intégralement privée. Le système actuel, qui est si bon et si performant, n’aura de toute façon aucune crainte à avoir de cette nouvelle concurrence, qui ne pourra jamais rivaliser avec les tombereaux de bienfaits que seule l’étatisation d’un secteur est capable de produire. De surcroît, on parle bien de ces nouveaux entrants qui, s’ils ne coûtent pas bien cher à la sécu (car tombant peu malades), ne lui rapportent rien non plus (tant ils sont peu payés ou leurs cotisations largement subventionnées par l’État).

On pourrait ensuite continuer en libérant certains secteurs pour lesquels les masses gluantes de législations, de normes et de contraintes (fiscales, environnementales, que sais-je encore) empêchent pour le moment toute création franche d’emplois et de richesse. L’immobilier, l’instruction ou les transports sont autant de domaines où redonner de la marge de manœuvre au privé, aux associations, aux coopératives entraînerait immédiatement une création de richesses : la demande en termes d’éducation est extrêmement forte, celle en termes de logement fait régulièrement la une, et les problèmes de transports occupent une part importante du temps de nos compatriotes.

Laisser les gens s’éduquer comme ils l’entendent (et arrêter de stigmatiser les expériences alternatives), laisser les gens se déplacer comme ils le veulent (et arrêter de freiner ceux qui tentent de se déplacer, en car, en voiture ou en train), laisser les gens construire, acheter et vendre comme ils l’entendent (et arrêter de ponctionner, taxer, verrouiller ceux qui s’y essayent), voilà qui favorise clairement d’énormes marchés pour lesquels les Français sont, d’ores et déjà, prêts à investir, payer et faire fonctionner l’économie.

Ces deux mesures, une fois en place, donneraient en quelques mois des effets positifs sur l’intégralité de la société française qui pourrait alors envisager sereinement une refonte des droits du travail, du droit des contrats, de la fonction publique et quelques unes des autres mesures qui, elles, prendront des années à se formaliser et à être acceptées par une société qui, actuellement, n’est plus composée que d’individus en attente permanente de l’État.

Mais voilà, ces simples propositions rappellent aisément que la prochaine élection présidentielle ne donnera aucun espoir d’amélioration pour le pays : tous les candidats ont à cœur de vouloir aider tout le monde mais aucun n’explique d’où va bien pouvoir venir l’argent nécessaire pour ce faire (pas de leur poche en tout cas !). Pire : la liberté est devenue un gros mot, gentiment chuchoté dans le programme de Fillon mais difficile à traduire dans les faits, et surtout, absent de tous les autres.

L’optimisme ne sera pas chose facile.

optimisme

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Source : http://h16free.com/2017/01/27/56423-ce-quon-aimerait-trouver-dans-un-programme-presidentiel