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Victimes d’attentats : la double peine de la bureaucratie

mercredi 13 juillet 2016 à 09:00

Il ne faisait pas forcément bon prendre un pot en terrasse, ce soir du 13 novembre 2015, surtout à Paris, dans le 11ème arrondissement, et surtout dans cet État français devenu obèse, de plus en plus rongé par le socialisme, la bureaucratie tatillonne et les histoires kafkaïennes. Ce soir-là, au bar de « la Belle Équipe », Djamel C. aura subi la double peine : celle d’être victime de terroristes et celle d’être victime de l’État dans ce qu’il a de plus froid.

Grièvement blessé de quatre balles, deux dans la cuisse gauche, une dans le bras gauche – aujourd’hui paralysé – et une dernière dans la jambe droite, Djamel C., un entrepreneur de 36 ans, en sera finalement amputé. Sur le plan médical, son calvaire commençait auquel s’ajoutera bien vite celui, tout à fait inique, imposé par l’État qui lui refuse le statut d’invalide.

wtf filoche

Compte-tenu de ses blessures et de la perte de son autonomie, il avait naturellement entamé des démarches pour obtenir une carte d’invalidité et le statut de travailleur handicapé qui facilite l’accès à l’emploi. Normalement, l’obtention de cette carte nécessite de remplir (je vous le donne en mille) deux cerfas, le 13788*01 et le n°13878*01, auxquels il faut joindre une photocopie de pièce d’identité, un justificatif de domicile (parce que les SDF n’ont pas le droit d’être invalides, apparemment) et une photographie d’identité qui sera jointe à la carte demandée.

Apparemment, l’administration juge aussi nécessaire d’avoir un « projet de vie » sur papier libre décrivant les attentes, les besoins ou les aspirations du demandeur, parce qu’une carte d’invalidité impose non pas d’être invalide, mais – probablement ? – d’être motivé. C’est indubitablement indispensable et parfaitement logique de réclamer une petite rédaction pour justifier l’accès à un élément administratif qui devrait être délivré en fonction de critères objectifs (l’invalidité de la personne) et non de critères moraux ou parfaitement subjectifs : s’il n’est pas donné la possibilité à une administration d’exercer un minimum de pression idiote sur les individus, à quoi diable sert le pouvoir ?

Heureusement, rassurez-vous : ce n’est pas à cause d’une rédaction mal rédigée que Djamel C. verra sa demande refusée par deux fois, mais simplement parce qu’il ne rentrait pas dans les bonnes cases ni les bons critères. Monsieur n’étant pas invalide à au moins 80%, il n’aura pas le droit à sa précieuse carte.

Pour rappel, une telle carte permet de révoquer le président de la République ad nutum, de violer le Premier ministre sur une table basse, de toucher le premier gain au loto trois fois de suite et … Ah on me fait savoir que non, en fait, cette carte permet seulement la priorité d’accès aux places assises dans les transports en commun et des places spécifiques dans les salles d’attentes ou les lieux accueillant du public, ainsi qu’une priorité dans les files d’attente. On comprend que, devant un tel passe-droit, la Commission de la Maison départementale des personnes handicapées (CMDPH) soit particulièrement réticente à distribuer le précieux carton, tant les abus pourraient aboutir à des drames évidents, et qu’elle se montre nécessairement pointilleuse sur les critères d’attribution. Dura lex sed lex et « t’es pas dans les critères alors merci au revoir ».

Devant ce double refus, Djamel aura fini par interpeller l’administration (in)compétente, puis, devant le succès flamboyant de la manœuvre, les médias, puis, devant l’évolution extrêmement favorable de son dossier, aura opté pour une petite grève de la faim parce qu’entre deux séances de rééducation, mettre sa santé en danger lui semblait le plus apte à permettre l’obtention de cette véritable clé de trésors innombrables et de privilèges ahurissants.

Au bout du compte, la nouvelle commençant à faire de la mousse dans les médias et quelques réseaux sociaux, la secrétaire d’État chargée de l’Aide aux victimes est finalement sortie de sa léthargie pour venir en aide au futur invalide qui, youpi, aura obtenu gain de cause. Le lundi 4 juillet, en fin de journée, Djamel C. a reçu sa carte. Elle sera valable cinq ans (des fois que sa jambe repousse et qu’il redevienne valide subitement, je présume).

chaton youpi encore une mission réussie

Ah, décidément, il ne fait pas bon tomber sous les balles de terroristes en France, où l’État semble bien plus prompt à faire respecter tous les petits alinéas de tous les petits décrets et circulaires que l’administration produit sans arrêt plutôt que l’ordre et la justice que les citoyens réclament pourtant de façon véhémente.

Qu’il est beau, cet État magnifiquement étanche aux tracas quotidiens de ces petites créatures misérables qui le font vivre ! Qu’il est grand, cet État qui se repaît de cette solidarité forcée sur tous et qui n’en distribue qu’au compte-gouttes et exclusivement à ceux qui ont leurs entrées dans les ministères ! Oublions bien vite l’inhumanité froide du traitement de ces victimes d’attentat qui, malgré un ministère dédié entièrement à leurs cas, pataugent dans les formulaires et les réponses glaçantes d’un système maintenant largement détaché de ses missions de base, aider le citoyen. Oublions ces politiciens, la bouche remplie de solidarité et de fraternité qu’ils ne sont capables de créer nulle part. Oublions ces dérives administratives qui écrabouillent consciencieusement les plus faibles, quitte à les pousser au suicide, sous couvert de redistribution, de solidarité ou d’aide aux défavorisés.

Oublions bien vite ces désagréments, ils pourraient nous rappeler d’autres pays où la collectivisation galopante de toute la société a mené, inexorablement, au désastre. Oublions la bureaucrativite fulgurante qui a durablement retiré toute relation humaine des équations qu’il faut résoudre pour savoir si untel peut recevoir le petit privilège ou la petite carotte que l’État octroie aux miséreux que son système a créé.

Oublions tout cela, on risquerait de se rendre compte que c’est cette collectivisation qui entraîne, tous les jours, un service de plus en plus pourri pour des frais toujours plus grand. C’est ce collectivisme, cette socialisation à outrance, cette normalisation tous azimuts, ces millions de cerfas sclérosants qui produisent une administration tous les jours plus froide et plus inhumaine, incapable de gérer les têtes qui dépassent et les cas exceptionnels.

demotivateur bureaucratie

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Source : http://h16free.com/2016/07/13/54954-victimes-dattentats-la-double-peine-de-la-bureaucratie


Il faut interdire le café à 10€ !

mardi 12 juillet 2016 à 09:00

En France, on oublie trop souvent les bienfaits de notre Grande et Belle République. Ainsi, l’État nous accorde-t-il, dans sa grande magnanimité, d’être propriétaire de notre maison, ou même d’un bar (soyons fou). Mais cette aimable liberté n’est consentie aux petits avortons que nous sommes qu’à certaines conditions, notamment celle de ne pas faire ce qu’on veut avec les biens en notre possession, non mais oh, à la fin.

Ce petit rappel à la réalité est indispensable pour chacun d’entre nous et nous permet de bien nous rappeler que le patron, en France, c’est l’État. C’est lui qui sait, mieux que nous-mêmes, enfants imprudents, ce qui est bon pour nous. C’est lui qui détermine ce qui est juste et bon par le truchement de nos élites que nous avons élues et qui, ointes du saint sacrement du suffrage universel, ne font jamais d’erreur. C’est lui enfin qui autorise ou qui interdit avec équité et finesse d’analyse ce qui se passe en France, pays où tout est a priori soumis à autorisation sauf cas explicitement prévus par La Loi.

Muni de ce rappel et de ce cadre, il nous est alors facile de comprendre la mésaventure tragi-comique survenue à Jean-Michel Bonnus, un citoyen de la République qui a eu l’audace de croire qu’étant propriétaire de son bar, il lui était permis de pratiquer horaires et tarifs à sa guise (l’inconscient).

Pourtant, n’importe qui de sensé aurait expliqué dès le départ que notre barman s’engageait dans une bien mauvaise passe : ce dernier, en commun accord avec lui-même et apparemment sans consulter le Commissariat au Plan dédié à la gestion des Bars et Estaminets de la République, a en effet décidé de consacrer son établissement aux cocktails le soir venu : passé 17 heures, notre entrepreneur ne voulait plus laisser de tables pour la consommation d’un café.

what wtf whaaat

Dans un premier temps, Jean-Michel a décidé de ne plus vendre de cafés après 17 heures, libérant ainsi les tables pour de plus lucratifs cocktails. Sa manœuvre honteuse serait passée inaperçue des valeureux services de l’État pendant plusieurs années si le civisme d’un client mécontent n’avait pas rappelé notre homme à ses devoirs : pour n’avoir pu recevoir de café après 17 heures et à la suite d’une plainte dûment déposée, la DGCCRF est intervenue pour rappeler à l’impétrant qu’il lui est interdit de refuser de vendre du café après une certaine heure. C’est comme ça. Circulez, il n’y a rien à discuter.

Dans un bar, on vend des alcools et du café, depuis l’heure d’ouverture jusqu’à l’heure de fermeture, sans qu’il soit apparemment possible de négocier les produits. Et puis c’est tout. Du reste, on le comprend : un bar qui commencerait à vendre autre chose que de l’alcool (des cigarettes par exemple) deviendrait vite autre chose qu’un simple bar. Et ça, sans les bonnes licences, les bons agréments, obtenus par les formulaires et autres cerfas dûment remplis, auprès des bonnes administrations et des bons services de l’État, c’est parfaitement impensable. Laisser faire, c’est risquer l’anarchie, le chaos, le début de la dangereuse sédition contre-révolutionnaire qui mènera, on peut le parier, à la restauration d’un Roi de France, l’invasion des Maures ou l’occupation des Anglois dans nos contrées chéries !

Le comble n’est pourtant pas atteint.

gifa cat-omg

Malgré la rossée (évidemment méritée !) que l’administration aura distribuée à l’insolent tenancier, ce dernier ne s’avoue pas vaincu et retente le diable d’un façon encore plus fourbe ! Parbleu, ces entrepreneurs français n’ont aucune honte, aucune limite et tentent toujours, par tous les moyens, de prêcher leur capitalisme débridé et leur libéralisme nauséabond à toutes les occasions : devant l’impossibilité de refuser de vendre du café passé 17 heures, le fourbe patron de bar décide alors d’augmenter son prix à des niveaux stratosphériques ! Voilà le petit noir qui passe à 10€ après 17 heures !

C’est un scandale !

La réaction de la clientèle ne se fait pas attendre : prendre une telle liberté avec les clients, c’est un parfait scandale et comme la Loi est malheureusement respectée, il ne reste plus aux consommateurs que la rébellion et la violence pour enfin retrouver le café à 1.50€, droit de l’homme honnête pourtant inaliénable, saperlipopette ! Et si les armes ne sont pas encore prises, au moins les insultes et les lettres de menaces peuvent s’accumuler contre le propriétaire et, pour faire bonne mesure, contre ses enfants.

«On m’a insulté et surtout des gens ont menacé mes enfants sur les réseaux sociaux. Je suis dépité, je ne comprends pas ces réactions aussi virulentes»

Il ne comprend pas, le faquin ! Mais, sacrebleu, en mettant ainsi le café à 10€ après 17 heures, il est évident qu’il contraint les clients à la ruine parce que, tout le monde sait ça, ses clients sont obligés de venir consommer chez lui, tout comme ils sont obligés de consommer un café (et pas une petite menthe à l’eau ou un thé, au prix très démocratique de 2.50€). Le bar se situant à Toulon, tout le monde comprendra aussi aisément qu’il n’y a aucune concurrence et qu’il n’y a aucun produit ni aucun établissement de substitution aux cafés à 10€ proposés par Jean-Michel Bonnus, véritable monopoleur du petit noir !

Et tout le monde sait aussi que pratiquer les prix qu’on veut dans son établissement, aux horaires que l’on veut, c’est faire un affront au client qui non seulement est roi, mais a la Loi pour lui, c’est la DGCCRF qui le dit !

état gère tout forcément

Décidément, magnifique État que celui qui règne en France,  où il se mêle de vous imposer ce que vous pouvez vendre ou non, ce que vous avez le droit de faire ou pas dans votre propriété qui n’est plus privée que par abus de langage.

Décidément, magnifique ambiance que celle qui règne en France où le consommateur se sent le droit d’insulter, de menacer lorsque le fournisseur pratique des prix pour défavoriser certaines consommations, de s’en prendre aux enfants pour faire valoir son point de vue.

Décidément, comment ne pas voir le lien pourtant direct entre cet intervention de l’État dans tous les domaines y compris les plus farfelus, et l’animosité croissante, pour ne pas dire la haine émergente qu’on voit monter entre les individus entre lesquels s’interpose systématiquement la force publique pour régenter toutes leurs interactions ?

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Source : http://h16free.com/2016/07/12/54956-il-faut-interdire-le-cafe-a-10e


L’État continue d’aider les taxis contre votre avis et avec votre argent

lundi 11 juillet 2016 à 09:00

En France, l’État aime passionnément les corporations, surtout lorsqu’elles sont puissantes, comme par exemple celle des taxis et des compagnies de taxis.

On pourrait croire cela paradoxal, mais il n’en est rien : après tout, les politiciens qui dirigent l’État ont bien compris l’intérêt de s’acoquiner avec ces corporations, qui représentent un levier financier dodu souvent doublé d’un pouvoir de nuisance important et présentent un sommet, limité à quelques personnes, faciles à identifier et aisées à pressurer en cas de besoin. On comprend dès lors très bien pourquoi ces corporations sont choyées, protégées même, et pourquoi les politiciens font régulièrement d’énormes efforts pour les contenter : le capitalisme de connivence tient d’abord à ces petits arrangements entre copains et coquins.

Malheureusement, tout ne se passe pas toujours bien dans ce monde décidément encore trop ouvert : ces dernières années, l’arrivée d’entrepreneurs audacieux et surtout très politiquement incorrects aura bouleversé l’ordre établi. Dans le monde du taxi, ce fut Uber et ses véhicules de tourisme avec chauffeur, dont la concurrence directe et implacable avec les taxis se sera rapidement transformée en guerre.

uber vs taxis pas contents

Le chaos n’a jamais gêné l’État sauf lorsqu’il ne peut en tirer profit ; cette situation promettait la disparition d’une corporation, sans l’apparition d’une autre pour compenser. Il devait donc intervenir rapidement pour, au moins, mitiger les effets d’Uber sur la puissante corporation des taxis. Depuis, on observe donc différentes tentatives de l’État et de ses différents bras armés (le législateur et la police notamment) pour mettre des bâtons dans les roues des VTC.

On se souvient par exemple de l’incroyable réalisation d’une application mobile bancale destinée à concurrencer celle d’Uber et ses concurrents. Cette application, réalisée avec l’argent du contribuable mais destinée à venir en aide à des taxis privés n’a semble-t-il défrisé que quelques libéraux. Son usage, finalement sans intérêt, est resté franchement confidentiel (ce n’est pas grave, ce n’est pas l’État qui paye, c’est vous).

dos equis - applications mobiles

Parallèlement, pour ne pas s’arrêter en si bon chemin, l’État s’est aussi dit qu’il faudrait peut-être atténuer les vilains problèmes de licence de taxis qui se profilent maintenant avec insistance. Ces dernières, gratuitement délivrées par les préfectures, sont revendues de particulier à particulier ou, plus exactement, de compagnie de taxis à compagnie de taxis. Leur nombre étant très syndicalement et très manifestement limité par les taxis eux-mêmes, leur pénurie est donc savamment entretenue pour attirer leur prix vers les sommets qu’on a observé ces dernières années.

évolution prix licence de taxiJusqu’à l’arrivée des VTC en nombre… qui ont commencé à faire dégringoler ces prix, concurrence oblige (ah, méchante, méchante concurrence qui fait tomber les prix des licences, des voitures, des télécoms, de l’électricité et des yaourts !). Panique chez les taxis qui n’entendent pas se voir ainsi dépossédés d’une partie de leur patrimoine pourtant exclusivement acquis sur une législation obsolète, sujette à changement (depuis le premier octobre 2014, les licences délivrées sont incessibles, par exemple), et qui interdit explicitement tout rachat (loi Pasqua de 1995) : il faut faire quelque chose, et de préférence, rapidement !

Âprement sollicité (et de plus en plus vocalement à mesure que les prix tombent, la concurrence s’intensifie et le consommateur, tout joyeux à l’idée de la faire jouer, s’adapte sans problème), le gouvernement est pressé de trouver une solution. En France, rappelez-vous que lorsqu’un problème survient, tout le monde se rue dans les jupons de l’État-maman pour obtenir qui un câlin, qui un bonbon, qui une protection.

Première surprise au début du mois de juillet : et si la puissance publique, avec tout son argent gratuit des autres, rachetait les licences ? Oh, bien sûr, on ferait ça discrètement, en limitant le rachat à certains chauffeurs de taxis, les plus valeureux, les plus proches de la retraite, ceux qui ont acquis une licence depuis assez longtemps, bref, à la tête du client et à hauteur des crédits disponibles exclusivement (une centaine de millions, une broutille, oubliez ça), hein, pas de blague…

L’argent ? Alain Vidalies, ministre de tutelle des chauffeurs et auteur de ces propositions, entend le trouver via « une taxe forfaitaire sur les réservations », un « droit forfaitaire » acquitté par les nouveaux entrants ou encore « une taxe sur le chiffre d’affaires » qui serait acquittée par les plateformes de réservation. Oh, oui, une taxe, que voilà une idée lumineuse !

Forcément, ça devrait bien marcher, d’autant qu’on va faire ça bien comme il faut en concertation avec les intéressés, c’est-à-dire les syndicats des taxis, des VTC, mais surtout pas des plateformes qui mettent les clients en relations avec ces VTC et ces taxis.

oh noesBizarrement, l’information, assez scandaleuse lorsqu’on y réfléchit deux minutes — comment justifier auprès du public que des entreprises comme G7, pas particulièrement pauvres, vont brutalement s’enrichir au frais du contribuable ? — a fait comme un petit flop mou auprès de toutes les organisations de chauffeurs, au point de calmer nettement les ardeurs du gouvernement à sortir sa matraque taxatoire :

« Le succès de notre proposition a été mitigé »

…a convenu le pauvre Vidalies, le secrétaire d’État aux transports, dans un euphémisme quasi-hollandesque. En effet, pour ces taxis, l’État-maman est responsable de la baisse de prix à cause de son inertie (ben voyons) et doit donc indemniser les petits chatons qui, bien que souples et pas du tout inertes, n’ont pas pu s’adapter, eux. D’autres n’approuvent pas l’avalanche de taxe à la source du fonds (oh, franchement, c’est étonnant !). Le gouvernement, sentant l’odeur fétide planer sur son projet, a prudemment demandé une consultation écrite de tous les chauffeurs intéressés en espérant que, d’ici le 15 septembre, une tendance se dégage.

À ce stade de l’imbroglio dans lequel s’est empêtré le gouvernement, il apparaît délicat de savoir comment toute cette histoire va se terminer. Plusieurs solutions étaient envisageables : on aurait pu annuler le principe même de licence. On pouvait aussi distribuer progressivement une licence supplémentaire à tout détenteur de licence et ce, régulièrement jusqu’à ce que le marché, redevenu moins tendu, établisse un prix bien plus faible de la licence tout en laissant le temps à chaque détenteur de vendre ses licences surnuméraires. L’État pouvait aussi choisir d’augmenter sensiblement et régulièrement le nombre de licences sur les marchés tendus.

La solution actuelle, proposée par le gouvernement, ressemble tout de même à la plus pourrie possible puisqu’elle mobilise, d’une façon ou d’une autre, l’argent du contribuable ou du consommateur pour payer un bien qui fut distribué gratuitement en premier lieu, que la loi interdit à l’État de racheter, et que ce dernier a lui-même contraint en nombre par simple calcul électoral.

Aucune remise en question de la démarche étatique n’est, semble-t-il, à l’ordre du jour. Aucune remise en question du monopole des taxis non plus, du reste. Pourtant, une autre solution existe pour l’État et le contribuable : ne rien faire, et laisser faire le marché, qui se charge déjà, actuellement, de répondre à la demande des consommateurs avec des solutions pratiques qui entraînent déjà un ajustement des prix de licence, sans frais pour le contribuable.

Oh, bien sûr, certains patrons-taxis, certaines sociétés de taxi qui misaient sur un marché toujours en hausse en seront pour leur frais. Aussi triste cela puisse-t-il paraître, c’est malheureusement le cas pour tout marché, pour tout artisan, sur toute la planète : votre fonds peut se dévaloriser, votre profession peut disparaître, votre métier peut changer.

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Source : http://h16free.com/2016/07/11/54925-letat-continue-daider-les-taxis-contre-votre-avis-et-avec-votre-argent


Vous me mettrez un Brexit et petit vent de panique, merci

dimanche 10 juillet 2016 à 11:00

Ceux qui me lisent régulièrement, ou ceux qui, plus simplement, se tiennent un peu au courant de l’état économique mondial, savent que la situation européenne n’est pas à proprement parler réjouissante. Dans un précédent billet où je notais l’extraordinaire résilience des États devant l’adversité, j’avais en outre mentionné la probabilité non nulle qu’un événement singulier (je pensais au Brexit) pourrait peut-être provoquer un grain boursier tant les tensions accumulées étaient grandes. Dernièrement, les faits semblent me donner raison.

Et bien évidemment, la presse (notamment française) est en première ligne pour se goinfrer de poncifs, de raccourcis et de sous-entendus douteux. Alors qu’on apprend jeudi matin que six fonds de gestion d’actifs immobiliers ont gelé toutes leurs opérations, nos journaux, plein de courage et de fine analyse, n’hésitent plus à titrailler que le Brexit n’en finit plus d’affoler.

Il est vrai qu’il y a matière à se poser des questions : en l’espace d’une semaine, six fonds de gestion immobilière ont été obligés de suspendre les remboursements devant l’afflux des demandes de particuliers, qui ont augmenté de façon sensible après le Brexit. En substance, des milliers d’investisseurs positionnés dans l’immobilier anglais et ayant fait appel à ces fonds pour gérer leurs placements demandent maintenant à en sortir suite au changement possible de fiscalité liée à la sortie britannique de l’Union Européenne. Bien évidemment, l’immobilier étant par nature bien moins liquide que d’autres types de fonds, le manque de liquidités disponibles s’est rapidement fait sentir pour un premier puis un second fonds qui ont été obligés d’arrêter leurs remboursements en attendant de pouvoir liquider certaines de leurs positions.

L’information, rapidement connue de tous, n’a fait qu’encourager les clients d’autres fonds à prendre leurs dispositions pour éviter de se retrouver coincés à leur tour. On est dans un schéma classique de « bank run » sur un marché qui, de surcroît, est particulièrement délicat puisque non seulement peu liquide mais aussi particulièrement profond et très lié au reste de l’activité économique du pays. Les fonds actuellement bloqués représentent ainsi plus de 17 milliards d’euros d’actifs, et pour répondre aux demandes des clients, les gérants de ces fonds doivent à présent … vendre des biens immobiliers. Par ricochet, il n’est pas invraisemblable d’imaginer une baisse sensible de l’immobilier britannique, notamment à Londres où le marché du haut de gamme est particulièrement tendu selon la Banque d’Angleterre et où les prix dépassent de 54% les sommets atteints avant la crise financière de 2008.

Cette situation, propre au marché britannique, intervient alors que d’autres problèmes continuent de se développer sur le continent.

D’une part, on ne peut plus passer sous silence la situation aussi gênante que visible de la Deutsche Bank, dont le cours ne cesse de s’éroder ces derniers mois (avec une chute de 49% depuis le début de l’année – et de 89% depuis son sommet de 2008) et qui s’accélère ces derniers jours puisque son cours a atteint son plus bas historique.

cours deustche bank juillet 2016

draghi whatever it takesLe souci est que cette banque n’est pas une petite banque régionale pépère, qu’elle ne gère pas qu’une poignée d’euros d’un modeste Land, mais qu’elle représente aussi bien sur le plan psychologique que financier une part importante de la puissance allemande : pour le Fonds Monétaire International, le groupe allemand, avec plus de 1 600 milliards d’euros à son bilan et 100.000 salariés, « apparaît comme le plus important contributeur net aux risques systémiques au sein du secteur bancaire international, devant HSBC et Crédit Suisse ». Autrement dit, s’il y a bien une banque qui ne peut pas, ne doit surtout pas faire faillite, c’est bien la Deutsche Bank, et on peut raisonnablement imaginer que tout sera fait pour l’éviter. Maintenant, compte tenu des volants énormes de produits dérivés (on parle de 50.000 milliards d’euros), on se perd un peu en conjectures sur la puissance des expédients que Mario Draghi, à la tête de la BCE, pourrait utiliser pour éviter la catastrophe…

D’autre part, la banque allemande n’est pas seule dans la tourmente, puisque les banques italiennes, de leur côté, accumulent des difficultés : grevées de 360 milliards d’euros de créances douteuses dont elles n’ont pu se séparer depuis la récession de 2011, elles affichent un besoin de capitaux de l’ordre de 40 milliards qu’elles sont bien en peine de trouver. Et si la Deutsche Bank peut prétendre, par son aspect systémique, à une aide bienvenue de la part de la BCE, la plupart des établissements italiens n’auront pas cette chance et devront se diriger vers la faillite (en effet, même avec un petit 20% de pertes, seul Unicredit serait encore solvable). Compte-tenu des dernières règles bancaires, on assisterait à un bail-in, c’est-à-dire un renflouement via les créanciers, les actionnaires … et les déposants de ces banques.

Politiquement, c’est si impopulaire que c’en est quasiment suicidaire. Or, à cette situation financière périlleuse, il faut ajouter le piège dans lequel s’est fourré le gouvernement actuel de Matteo Renzi en proposant un référendum en octobre prochain qui a toutes les chances d’entraîner sa démission et de déclencher des élections législatives. Les sondages actuels montrent que ces dernières amèneraient probablement au pouvoir Beppe Grillo, du mouvement M5S dont l’une des promesses de campagne porte sur … un référendum sur le maintien de l’Italie dans l’euro (toute ressemblance avec un cas précédent n’est pas totalement fortuite).

Ici, je pourrais choisir de m’appesantir sur les taux de rendement des emprunts d’État, tous en territoire négatifs, y compris en Suisse, et sur les attentes de plus en plus pressantes des investisseurs de nouvelles actions de la part des banques centrales sur le mode « faites un truc, n’importe quoi, mais vite », et noter avec un certain désabusement que « n’importe quoi » est tout à fait dans leurs cordes. Mais je me contenterai de fournir un graphique, celui du cours de l’or qui monte gentiment, montrant que certains se retirent à l’abri et que l’ambiance globale n’est plus du tout à l’euphorie.

cours or EUR juillet 2016

Bref, comme j’expliquais en introduction, quelques jours après le Brexit, les problèmes de l’Union européenne font surface avec violence et la sidération politique qui a accompagné le vote britannique laisse maintenant place à un petit vent de panique boursière.

Malgré tout, il serait faux de caractériser ce qui se passe actuellement comme la résultante de ce Brexit, en condamnant au passage la décision des Britanniques, quitte à l’affubler de petits adjectifs acides comme « irresponsable » ou « émotionnelle ». Non, décidément, le Brexit n’est pas la cause des craquements qu’on entend de toute part sur les marchés, et n’est certainement pas la cause des difficultés de la Deustche Bank ou des banques italiennes (ou même françaises), qui couvent depuis bien plus longtemps que le référendum britannique. Ce dernier n’est qu’un élément déclencheur, la petite piqûre de rappel de la réalité à tous ceux qui pensaient qu’on pouvait continuer à faire ainsi léviter les marchés à coup d’injections de monnaie, de bricolages monétaires plus ou moins subtils, d’incantations politiques et de petits mouvements de mentons décidés.

Et surtout, s’il est hasardeux de lancer un pronostic sur ce qui peut se produire maintenant, il est encore plus hasardeux de croire que ces problèmes vont se résoudre tout seuls, sans casse, et a fortiori en augmentant les doses de ce qui a été tenté, sans succès, toutes ces années précédentes, par les mêmes fines équipes qui nous ont fourré là en premier lieu.

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Source : http://h16free.com/2016/07/10/54900-vous-me-mettrez-un-brexit-et-petit-vent-de-panique-merci


Universités d’été du PS reportées : le beau pipeau de Cambadélis

vendredi 8 juillet 2016 à 09:00

Grosse, grosse déception pour tous les fervents supporters du socialisme effervescent ! Cette année, ils ne pourront pas communier tous ensemble dans la ferveur, le recueillement, la joie, la bonne humeur et l’argent des militants à l’Université d’été pourtant régulièrement prévue dans ces mois d’été et qui devait se tenir à Nantes : le Premier secrétaire du Parti socialiste, un blob mou répondant au nom de Jean-Christophe Cambadélis, en a annoncé l’annulation.

Tout avait pourtant bien commencé puisque l’événement était préparé de longue date, à commencer par la ville où se situeraient les réjouissances, Nantes, fief de Jean-Marc Ayrault qui fut son maire et dont une rumeur insisterait qu’il aurait été Premier ministre voire ministre des Affaires étrangères. Les affiches n’étaient pas encore prêtes, mais les organisateurs avaient déjà trouvé un nom, probablement voté à l’animosité l’unanimité suite à sa présentation par Jean-Christophe : plutôt que fêter l’université d’un Parti socialiste dont plus personne ne veut se réclamer, on avait habilement choisi de baptiser l’occasion « Université d’été de la Belle Alliance Populaire ». Des acomptes avaient même déjà été versés aux prestataires du parti pour ce grand rendez-vous. Il y aurait du saucisson, du vin, du camembert, un peu de musique, et l’épais Cambadélis avait même déjà prévu de reprendre deux fois du dessert.

C’est sûr, on allait bien rigoler.

Et là, patatras. Au lieu de se tenir à La Rochelle, comme tous les ans depuis 1933, Jean-Christophe, la mort dans l’âme, a été obligé d’annuler :

« C’est une question à laquelle j’ai réfléchi depuis un moment. Je pense que devant les risques de violence à Nantes, ou dans tout autre endroit où se tiendrait l’université d’été de la Belle Alliance Populaire, il vaut mieux reporter, suspendre l’université d’été. C’est ce que je ferai comme proposition aux acteurs de la BAP. »

Voilà qui laisse pantois et goguenard.

jc cambadélis a réfléchi

Pantois, on peut l’être. Et pas seulement parce qu’après cette annulation, le Parti socialiste devra s’asseoir sur beau montant d’acomptes déjà versés et qui, selon l’Opinion, se monteraient tout de même à 300.000 euros (et Bygmalion n’y est pour rien). On peut l’être aussi parce que ces journées sont traditionnellement l’occasion pour un Parti socialiste – actuellement quelque peu à l’étroit financièrement – d’engranger quelques recettes avec le merchandising, et quelques militants avec la propagande et la publicité liées à la tenue de l’événement. Cette année, il faudra donc faire une croix dessus…

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Mais cette nouvelle rend aussi goguenard (et pas seulement parce que Jean-Christophe a menti avec aplomb en disant avoir réfléchi depuis un moment, chose qui ne lui est sans doute jamais arrivée, même par hasard) : le Premier secrétaire du parti majoritaire en France (selon les dernières élections législatives) se voit contraint d’annuler une rencontre de ses membres devant des risques de violences dans la ville qu’il a choisie. Voilà que la France Apaisée de François Hollande le Pacificateur ne permet plus à la formation majoritaire au gouvernement et à l’Assemblée nationale de rassembler ses membres dans sa grande communion communicationnelle et festive !

Quel constat d’échec ! Diable, mais pourquoi donc ?

Certes, Nantes peut apparaître comme un choix malheureux eu égard à sa proximité de Notre-Dame Des Landes et son aéroport décrié (qui a provoqué des petites éruptions irritantes de zadistes et autres Black-blocs un peu excités). Certes, Nantes fut aussi le terrain de vigoureuses protestations contre la Loi Travail. Certes, le PS a été visé à de multiples reprises sur le territoire français puisque 150 de ses locaux ont été attaqués ou vandalisés depuis le mois de janvier. Certes.

Mais l’état d’urgence dans lequel cette même majorité a plongé le pays il y a neuf mois maintenant ne permet-elle pas de garantir des forces de l’ordre au taquet, prêtes à intervenir au moindre débordement ? Apparemment, cela ne suffit pas au Premier secrétaire.

Le fait que le rassemblement en question se passe dans la ville d’un ministre d’État, dont il fut le maire et qui fut de surcroît Premier ministre, ne semble pas davantage suffire pour justifier cette prise de risque. Pour Cambadélis, c’est acquis : tenir une université socialiste, en France, actuellement, c’est risquer des violences…

valls miniMais qu’est devenue la République, celle du Premier ministre Manuel Valls qui ne rompt ni ne plie devant les menaces, fussent-elles terroristes ou, pire encore, composées de familles traditionnelles armées de poussettes ? Qu’est devenu l’Ordre qui doit régner dans tout pays où règne l’état de droit et que tous ces beaux messieurs nous assurent, à grands renforts de plan Vigipirate et Sentinelle ?

Comment peut-on croire le pipeau endiablé d’un Jean-Christophe Cambadélis dont les lèvres bougent lorsqu’il ment ? Le voilà qui tente de nous faire croire que cette République – que son patron François dirige pourtant – ne saura pas trouver quelques compagnies de policiers pour sécuriser les abords d’un événement dont la seule caractéristique violente jusqu’alors aura été la production ininterrompue d’idées socialistes de taxations révoltantes et d’interdictions scandaleuses.

C’est incroyable. D’ailleurs, on ne le croit pas.

En réalité, on comprend assez bien que la principale violence qu’on observera à Nantes dans le cadre de ces Universités d’été, ce seront les Universités elles-mêmes. Et toute l’actualité pointe bel et bien dans cette direction.

cambadélis - a gauche les voleurs décident de toutDepuis les tensions internes au Parti Socialiste liées aux dissensions entre le gouvernement et Hamon, Filippetti, Montebourg et autres diptères coprophages frondeurs à la sauce Galut ou Berger, jusqu’aux montées de sèves bouillonnantes suite aux dernières lois passées, la Loi Travail n’étant pas la moindre, et qui ont réussi à jeter dans la rue tout ce que la France compte de minorités criardes, tout concourt à ce qu’un rassemblement de toutes les tendances socialistes dans un même espace clos se termine en Bordée d’Assauts et de Pugilats et que la Belle Alliance Populaire tourne à une Branlée d’Anthologie Phénoménale que Cambadélis, ce Bel Arsouille Pipoteur, veut à tout prix éviter.

Outre le fort mauvais tableau que serait une telle empoignade politique ainsi médiatisée, se pose aussi le problème des répercussions des inévitables dérapages que cette manifestation promet : les primaires socialistes ne sont plus loin (janvier 2017) et on sent que l’objectif du fidèle soldat hollandiste est d’éviter à tout prix une multiplication des candidats concurrents à l’actuel président, d’autant qu’avec le porte-voix de l’Université d’été, certains n’auraient probablement pas de mal à paraître crédibles (ou en tout cas, plus crédibles qu’un François Hollande abyssalement bas dans les sondages).

Maintenant, utiliser ce moyen pour faire taire ces dissensions ressemble beaucoup à une tentative désespérée de raccommoder un parti en déliquescence avancée. En outre, que penser d’un parti qui n’a que le mot démocratie à la bouche mais qui n’arrive pas à gérer (voire fait tout pour supprimer) en son sein les multiples opinions qu’une vie démocratique mouvementée finit toujours par produire ?

Bref, encore une fois la sécurité, qui fut l’excuse toute trouvée pour faire pleuvoir restrictions de libertés, lois idiotes et taxes iniques sur le peuple depuis les derniers attentats, a été l’alibi pratique pour tenter d’éviter la honte politique et la déroute électorale.

Avec de tels incompétents à la manœuvre, on peut s’attendre à ce que le Parti socialiste n’évite ni l’une, ni l’autre. Et c’est tant mieux.

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Source : http://h16free.com/2016/07/08/54804-universites-dete-du-ps-reportees-le-beau-pipeau-de-cambadelis