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Primaires de droite : le troisième tour commence

lundi 28 novembre 2016 à 09:00

Ce dimanche, Fillon a donc été désigné comme candidat officiel de la primaire de la droite et du centre. Si on peut se réjouir que cette péniblerie médiatique soit passée, on va à présent devoir composer avec l’avalanche continue de niaiseries sur le sujet qui ne manqueront pas d’émailler nos journaux dans les jours qui viennent, en faisant passer tout le reste de l’actualité pertinente au second plan.

juppé tristounetNe boudons pas notre plaisir : le danger Alain Juppé semble écarté et cette désignation permet d’espérer que, d’ici huit jours, il sera autant oublié que Sablosky. Euh, non, Sapristy… Enfin, vous voyez bien de qui je veux parler.

Je dis bien « espérer ». En effet, on peut se rassurer un peu en notant que l’écart important entre les deux candidats du second tour de la primaire est assez grand pour qualifier la défaite de Juppé de branlée mémorable, qui permettra à ce dernier de remettre un peu ses compteurs à zéro et ré-azimuter clairement l’amour réel que le pays porte pour lui.

Cette bonne claque à l’égo de Juppé donne une probabilité raisonnable que notre homme ne se sente pas trop pousser des ailes et aille imaginer se présenter, en solo, à l’élection de 2017. Oh, bien sûr, ce faisant Juppé perdrait certainement une partie de l’électorat de droite s’il lui venait malgré tout cette idée suicidaire. Mais voilà : ce n’est plus cet électorat qu’il chasse, depuis bien longtemps, mais bien l’électorat d’un centre devenu inexistant ou impossible à situer, et l’électorat d’une gauche complètement désemparée, perdue dans ses dogmes de plus en plus fuyants. Or, à gauche, il y a pour le moment assez peu de candidats capables de rassembler plusieurs millions de voix (au contraire, même), ce qui laisse un réservoir électoral très large et désemparé, alors même qu’il est régulièrement cornaqué par des médias largement résignés à perdre aux prochaines élections mais déterminés à limiter la casse.

Bref : est-il réellement possible d’écarter définitivement Juppé du tableau ? Sans factoriser l’hypothèse amusante qu’il se présente à la primaire de gauche, on devrait rester attentif aux décisions du septuagénaire qui pourrait encore nous surprendre, ne serait-ce qu’en fusillant doucement Fillon si l’occasion se présente.

En outre et au passage, rappelons que cette primaire était, selon son intitulé, « de la droite et du centre ». Mais diable, où est ce dernier ?

Peut-on là encore totalement écarter que ce centre, disparu momentanément dans le vote Fillon, ne réapparaisse avec l’ectoplasmique Bayrou que le ridicule n’a, fort malheureusement, jamais réussi à dissoudre ?

Et puis, cette primaire de la droite est-elle parvenue à rassembler toute la droite ?

C’est loin d’être le cas puisqu’on sent déjà poindre des envies irrépressibles du côté de Michèle Alliot-Marie qui se sent probablement tout à fait capable de rassembler deux ou trois pourcents de votes indispensables à gêner un futur candidat et, par voie de conséquence, se placer en bonne position pour un portefeuille ministériel prochain.

On pourrait aussi évoquer Rama Yade, mais même Bayrou l’ectoplasmique semble plus concret. Passons.

On peut aussi compter sur Dupont-Aignan, qui ajoutera sa candidature au flot maintenant tumultueux des autres candidatures déjà identifiées. Reste enfin quelques originaux qui tenteront sûrement la course sans pouvoir prétendre ni aux signatures, ni même à l’indispensable équipe de joyeux colleurs d’affiches, de distributeurs de tracts sur les marchés et autres militants incrustés un peu partout pour faire connaître leur candidat.

Bref, c’est un véritable troisième tour de la primaire qui vient de s’ouvrir pour la droite, dans lequel le candidat Fillon, s’il part favori sur la route de l’Élysée, rencontrera sans aucun doute de nombreuses embûches.

À présent, on peut raisonnablement s’attendre à plusieurs choses.

point-caron-fascisteD’une part, on va commencer à observer un orage dru de la presse sur la droite et son « champion ». Alors qu’il y a trois semaines, Fillon n’était essentiellement qu’un Droopy sans intérêt, le voilà maintenant propulsé représentant officiel de Satan et de ses diableries pour tout l’Hexagone. Même si Fillon ne s’est que très timidement déclaré libéral et s’est en réalité surtout contenté de se revendiquer de l’héritage intellectuel et politique de Thatcher, les médias ont compris tout l’intérêt qu’ils pouvaient tirer de présenter le candidat de la droite comme un ultra-turbo-libéral à la limite fasciste auquel aucune privatisation, aucune suppression massive de postes de fonctionnaire ne fait peur. La tendance, outrageusement démarrée pendant la semaine d’entre deux tours, va donc continuer de plus belle, la mauvaise foi s’y disputant aux pires approximations et autres procédés consternants que les meilleures productions médiatiques vénézuéliennes ne renieraient pas.

D’autre part, on peut aussi s’attendre à ce que cette même presse fasse le nécessaire travail d’aplanissement pour le futur candidat de la gauche. Au contraire de son opposant, on peut raisonnablement parier qu’elle va complètement oublier les casseroles pourtant nombreuses des prochains candidats de cette primaire pour tenter de la faire passer pour digne, a contrario d’une primaire de droite dont le niveau moyen, de l’aveu de ces médias pas du tout biaisés, aura rarement dépassé celui de la ceinture.

Chose déjà amusante alors que la rumeur voudrait que Manuel Valls se dirige vers une démission pour une candidature dans les prochains jours, on peut parier qu’on trouvera au premier ministre d’étonnantes qualités qui, chez Fillon, l’auraient immédiatement qualifié pour une demi-douzaine de points Godwin (au bas mot).

point godwin

Enfin, avec l’approche des primaires de gauche, on peut parier que la confusion va continuer à régner en maître dans les esprits des uns et des autres. Ainsi, des électeurs de gauche se sont empressés de verser environ 2,5 millions d’euros dans les caisses des Républicains, sans parvenir à faire désigner Juppé, avec le risque grandissant pour eux de devoir se retrouver, au second tour, à choisir entre l’abstention ou Fillon, qu’ils honnissent. Ainsi, des conservateurs (Fillon en tête) réclament maintenant des réformes, des progressistes (à la Mélenchon) s’arque-boutent pour que, surtout, rien ne change, des encartés socialistes ou des artisans dans des gouvernements de gauche se retrouvent à goûter et vouloir faire goûter la liberté, Macron en premier, pendant que des encartés de droite voire d’extrême-droite réclament quant à eux que l’ombrelle de l’État s’étende toujours plus loin, que la liberté soit nerveusement et rigoureusement encadrée pour éviter, enfin, toute surprise et toute initiative hors des clous (et ultimement, toute rébellion).

En somme, les messages des uns et des autres deviennent de plus en plus confus, les lignes de démarcation se font de plus en plus floues et nos journalistes / experts / troubadours, généralement fort mal dotés intellectuellement et anesthésiés par des années de subventions trop grasse, se retrouvent bien en peine pour donner un sens à ces vastes mouvements de pensées qui agitent la société française actuellement…

Pendant ce temps, Marine Le Pen, habile, a choisi la discrétion médiatique, et se contente d’avancer son nouveau logo qui aura toutes les peines du monde à faire oublier celui du Parti Socialiste… À moins que, finalement, ce soit ce dernier parti qui finisse par se faire oublier complètement au profit d’un Front National, devenu l’aspirateur à déceptions.

Le deuxième tour de la primaire de droite vient de s’achever. Le troisième commence.

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Source : http://h16free.com/2016/11/28/56515-primaires-de-droite-le-troisieme-tour-commence


[Redite] Hollande à l’Élysée a fait des sudokus

samedi 26 novembre 2016 à 11:00

Billet paru initialement le 20.11.2011

Pour occuper votre dimanche, je vous propose de revenir sur un billet paru quelques années en arrière et qui s’inscrit encore bien dans l’actualité du moment, à savoir une élection… En novembre 2011, je tentais audacieusement d’imaginer ce que serait une « présidence Hollande » alors que la profondeur du personnage était peu connue des Français (mais déjà facile à cerner). Cinq années plus tard, on peut jauger de la valeur du billet à ce qui s’est passé, en vrai. Je crois que le billet souffre bien le passage des années, mais à vous de juger.


Tout le monde le sent maintenant : la France est à un tournant. Les mois qui viennent devront marquer un profond renouvellement dans la vie de ce pays. Et il est parfois nécessaire de faire un exercice prospectif, soit parce que c’est courtoisement demandé (ici, par Val et l’Hérétique), soit parce que tout simplement, on veut réfléchir deux minutes à ce que pourrait donner le pays au cas où …

On se souviendra que j’avais déjà tenté un exercice s’en rapprochant, le 28 septembre dernier, en imaginant les différentes possibilités pour le second tour de ces élections présidentielles, tout en prenant les précautions d’usage.

On est en effet encore assez loin de ce scrutin final, et la situation, notamment économique, de l’ensemble du monde en général et de la France en particulier laisse présager des moments assez rock’n’roll qui empêchent toute certitude.

Pour l’exercice du jour, je vous propose de poser une hypothèse aussi hardie que justement elle est contraire à mon propre pronostic du 28 septembre dernier. Ce jour-là, j’envisageais en effet que Sarkozy serait réélu. Oublions donc ce résultat, et partons du principe que Babar l’autre pays du chômage a décroché la timbale (par exemple à la faveur d’un accord en béton armé avec Europe Eco-lol-gique comme le dit fort bien Gérard Mentor dans son billet à ce sujet).

Partant de cette hypothèse, force est de constater que le nouveau président se retrouve, dans le meilleur des cas, avec un pays au bord de l’asphyxie financière. Dans le pire, c’est un pays exsangue et déjà en défaut de paiement dont il hérite d’un Sarkozy bien trop heureux de lui filer la patate bouillante.

Sur le plan stratégique, du reste, on comprendra que Sarkozy, s’il doit perdre, a tout intérêt à rendre les clefs de l’Elysée alors que le pays peut encore payer ses dépenses courantes. L’échec complet est alors imputable, au moins en partie, au nouvel entrant, si celui-ci est au pouvoir depuis quelques mois lorsque le pire advient. Dans le cas contraire, les socialistes de gauche auront beau jeu d’accuser ceux de droite d’avoir saboté l’économie.

Comme on le comprend à l’évocation de ces événements économiques, je ne crois pas beaucoup à une amélioration sensible de la situation pour les caisses de l’état d’ici à mai 2012 : quand on voit que le FESF, normalement destiné à soutenir les pays membres de la zone euro, est déjà en difficultés et qu’il faut en recourir à de la tuyauterie financière digne d’un plombier de jeu vidéo (coucou Super Mario) pour arriver à lui trouver des fonds, on comprend que l’ensemble de l’opération « Sauvons l’Euro / Tous Ensemble, On Peut Y Arriver » est partie pour rencontrer un platane en descente avec le vent dans le dos au prochain virage.

Et c’est donc sans aucune espèce de surprise qu’on peut l’affirmer : le prochain président n’aura strictement aucune marge de manœuvre. Ou plutôt, les manœuvres qu’il pourra faire n’auront en réalité aucune incidence sur le résultat final, le point de non-retour ayant été dépassé depuis au moins 5 ans.

hollande de dos, un président à la hauteur

Dès lors, les différences entre Sarkozy et Hollande seront purement cosmétiques. De toute façon, aucun des deux n’a d’idées pratiques de ce qui pourrait limiter la casse ; pire : comme ces idées sont toutes issues de la boîte à outil libérale, que l’un comme l’autre se sont employés à tenir aussi loin que possible de toutes les mains du pouvoir, on peut être certain que la catastrophe continuera.

La seule question qui demeure alors est celle de la vitesse.

Sarkozy est au plus mal.Car d’un côté, on a un frétillant crétin à peu près inculte en économie dont la seule prouesse a toujours consisté à brasser de l’air et nous le pomper simultanément, pour un résultat absolument nul ; les dernières gesticulations grecques, assorties d’un G20 aussi inutile que grotesque, sont une illustration limpide de son pouvoir de non-action.

Sarkozy dans un deuxième mandat, c’est l’assurance que l’absence de marge de manœuvre sera camouflée par un de ces nuages d’encre opaque que certains poulpes lâchent pour distraire leurs adversaires. Il n’est donc pas à exclure que la situation empire et que l’ensemble du peuple n’en soit absolument pas tenu au courant. Oh, les individus se rendront bien compte que la situation se dégrade énormément, mais on peut s’attendre à une phase de déni assez longue.

Pour résumer, nous irons très vite à la catastrophe, mais nous ne le saurons jamais clairement.

Vieux Hollande, fruité mais un peu mou.De l’autre côté, on a une aimable amibe, obstinée mais molle, et qui a l’insigne avantage sur son concurrent d’avoir déjà été frotté, même si de façon lointaine, à quelques notions d’économie.

Heureusement, la comparaison redevient d’emblée plus facile lorsqu’on lit ses dernières propositions et qu’on se rend compte que ces notions ne seront jamais mises à profit : comme dans n’importe quelle campagne électorale, le magasin de bonbons fait portes-ouvertes et chacun y trouve son compte à pas cher.

rentrée de hollande, réalisée sans trucagesEt si l’on se replace dans le cadre de notre hypothèse de base, Hollande élu se retrouvera fort en peine de mettre l’une ou l’autre coûteuse lubie en action. Il sera, comme l’autre, cantonné aux décisions d’apparat ou celles sur du très long terme (comme poussoter mollement le retrait du nucléaire à 2050, moyennant la fermeture d’un ou deux réacteurs, et encore, pour faire patienter ses « alliés » verts qui lui claqueront de toute façon dans les doigts dès qu’ils le pourront).

En réalité, on le comprend bien : tant Hollande que Sarkozy sont aussi adaptés à la situation qu’un vélo à un poisson rouge (avec lequel ils entretiennent le même lien étroit concernant la mémoire).

Aucun des deux ne pourra, le moment venu, se retourner vers les Français et appeler, dans un élan rhétorique puissant, à une union nationale ou à taire les querelles intestines.

Sarkozy n’a toujours existé qu’en clivant (aussi stupide le sujet du clivage soit-il), ce qui est exactement aux antipodes de ce qu’on attend d’un leader que tout le monde pourrait suivre en cas d’urgence.

Quant à Hollande, on peine à voir en lui l’homme providentiel. La démonstration de cette semaine en dit suffisamment long sur ses capacités de rassemblement, qui s’apparentent clairement à du petit bricolage politicien, avec en plus cette maestria assez consternante dans le ratage de la bidouille, médiatisation incluse. Tout ce qu’il évoque de façon persistante est un sentiment d’ennui. On ne peut s’empêcher de l’imaginer faisant des sudokus, ronchonnant vaguement pendant que le courant est coupé à l’Élysée pour cause d’impayés massifs.

En tenant compte de tout ça, je ne peux que vous conseiller la même occupation en avril et en mai 2012.

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Source : http://h16free.com/2016/11/26/56491-redite-hollande-a-lelysee-a-fait-des-sudokus


Pendant que la droite tapine, Sapin pipeaute

vendredi 25 novembre 2016 à 09:00

La tempête de la Primaire de la Droite (et du Centre Gauche ?) peut bien arriver, le pays, lui, continue d’être dirigé de main de maître par la fine équipe de jongleurs, cracheurs de feu et autres bateleurs colorés aux multiples talents qui s’empressent de s’assurer que si on doit un jour rencontrer un écueil, cela se fera avec une onctuosité moelleuse qui permettra à tout le monde de garder son calme. C’est d’ailleurs ce que fait le Sapin de Bercy.

Michel est calme, posé. Pondéré, même, si l’on s’en tient à la rotondité de son ample personne et des arguments qu’il déploie lorsqu’il s’agit d’annoncer une triste nouvelle.

Oh, cela ne lui arrive guère souvent, la France est si bien gérée qu’il serait impensable qu’une décision économique d’importance échappe à sa surveillance et lance le pays sur les mauvais rails. Mais parfois, l’automne et ses feuilles mortes aidant peut-être et à l’instar de certaines locomotives de certaine entreprise publique de transports collectifs ferrés, la France patine quelque peu en côte. Et voilà notre bonhomme Michel, la mine sérieuse et les sourcils froncés, nous annoncer un petit incident de parcours.

À l’instar d’un Brejnev de Prisunic (Alain Juppé powa !), le Sapin de Bercy n’hésite pas à manier la litote et le sens de l’ironie en expliquant que « tout va bien » ou quasiment. En effet, on apprend de lui il y a quelques jours que la croissance française, au départ prévue, que dis-je, planifiée à 1,5% par l’intelligentsia en charge de notre économie ne pourra que s’approcher de cet objectif en frôlant gentiment les 1,4%. Dans la bouche du rond Michel, cela donne même ceci :

« La croissance sera quelque part entre 1,3 et 1,5% »

… Oui, quelque part entre un chiffre et un autre, avec une précision pas trop diabolique, et voilà qui devrait le faire. Et en plus, cet abaissement de la croissance sera même neutre sur le reste de l’économie française, puisque, toujours selon le conifère économiste, la baisse du chômage continuera, d’autant « qu’on n’a jamais créé autant d’emplois, d’emplois nets (..) depuis la crise ». Quant à 2017, même pas mal, on obtiendra les mêmes chiffres roses et joyeux avec toujours 1,5% de croissance prévue, et youplaboum.

Puis, son annonce faite, le Commissaire au Plan Quinquennal ministre de l’Économie est reparti dans les hautes sphères étatiques attendre la fin du match Juppé – Fillon. Le peuple a été informé, il n’est plus nécessaire de rien faire d’autre.

Tout ceci serait drôle s’il n’y avait pas cet entêtant parfum de statistiques bidonnées et de gestion de l’économie à la soviétique dans les meilleures années de guerre froide.

on appelle cela du foutage de gueule

Eh oui, les petits jeux de jambe de Sapin n’arrivent pas à camoufler la réalité, toujours aussi catastrophique, des comptes publics français. D’une part, il devient difficile au locataire de Bercy de faire oublier que le consensus des différentes institutions financières internationales à l’égard de la France situe la croissance du pays autour de 1,2% plutôt que les 1,4% (et à plus forte raison, 1,5%) du minustre financier.

Dans les milieux économiques, même vaguement lucides, on est obligé de constater que la timide reprise observée pendant l’automne n’est qu’un phénomène très passager, qui n’a pas été concrétisée plus que ça pour cause d’un manque de plus en plus évident de confiance des acteurs économiques dans le futur français et, afférent à ce manque de confiance, le manque d’investissement.

Bizarrement, le matraquage fiscal permanent que s’emploie à faire pleuvoir Hollande et son équipe semble décourager les entrepreneurs à investir dans notre beau pays.

Étonnamment, un nombre croissant de ménages français diminue sa consommation courante et prépare des noisettes pour des périodes rudes à venir, sentant bien qu’il vaudra mieux en avoir sous le coude que, au contraire de nos élites, derrière la musette.

Curieusement, l’absence presque parfaite de tout programme crédible ou de tout candidat solide dans le camp socialiste (même en comptant Juppé) ne semble pas gêner le gouvernement dont on imagine alors qu’il prend les décisions avec une sérénité d’airain pour les prochaines années.

Tout ceci sent extrêmement bon.

Et le pompon est même atteint lorsqu’on apprend qu’en plus et pour la première fois depuis le début de la Vème République, le Sénat a refusé d’examiner le projet de loi de Finances (PLF) pour 2017 au motif que « son insincérité prive de tout intérêt réel et sérieux le travail » de la Haute-Assemblée : la majorité sénatoriale refuse ainsi de valider une vision économique dont le taux de croissance affiché semble bidon et n’est là que pour permettre de tabler sur des recettes fiscales dont tout indique qu’elles seront bien moindres, même en tenant compte de l’averse drue d’impôts et de vexations taxatoires. Quant au déficit, on le voit mal se réduire (même de loin) dans ces conditions.

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Rassurez-vous, nous ne découvrirons ces petits nuggets de plaisirs fiscaux à venir qu’une fois l’élection présidentielle passée, et ce, pour deux raisons.

D’une part, parce que les lois de finance prennent du temps à être concrétisées et que les votes n’interviendront qu’une fois l’Assemblée nationale renouvelée. On peut imaginer beaucoup de choses, mais difficilement que le rythme va s’accélérer… Au contraire, il n’est pas idiot de penser qu’on va découvrir — avec effroi ? — la catastrophe budgétaire alors que nous serons bien dans l’été 2017.

D’autre part, parce qu’encore une fois, la presse est copieusement en dessous de tout. À l’exception de quelques opuscules spécialisés et du nécessaire entrefilet dans l’un ou l’autre journal, histoire de justifier le coût de l’abonnement à l’AFP, le fait que la croissance française calanche, que le budget est complètement bidonné et que les prévisions de déficit sont parfaitement grotesques ne semble pas du tout atteindre les milieux jacassants. Totalement obnubilés par une campagne présidentielle dont les programmes économiques ont été pour ainsi dire escamotés au profit de frites, de pains au chocolat, de l’avortement, du catholicisme de l’un et surtout pas du casier judiciaire de l’autre, les médias ne s’occupent absolument plus de ce qui peut bien se passer sur le territoire (il aura fallu attendre mercredi pour qu’on commence à voir en Une des informations sur le projet d’attentat, déjoué dimanche).

Dans un monde normal, la presse ne devrait passer qu’un temps fort modéré sur la désignation d’un candidat à la présidentielle par un parti qui n’a, pour le moment, jamais réussir à produire autre chose que des semi-conservateurs mous, des sociaux-démocrates pénibles et des tombereaux de promesses non tenues. Cette même presse devrait en revanche se déchaîner sur l’incurie de l’actuel gouvernement tant en matière de sécurité qu’en matière d’économie.

Dans un monde enfumé par une presse sur-subventionnée, évidemment, c’est un peu une autre musique.

Cette musique qui autorise des présidents graves.

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Impôts : vous prendrez bien un petit pré-lavement à la source ?

jeudi 24 novembre 2016 à 09:00

Mai 2015 : Hollande sent confusément, alors que son mandat est déjà bien entamé, qu’on ne se le remémorera pas comme un retour en fanfare du lait et du miel pour tous. Il se décide donc d’agir et pour cela, rien de tel qu’astiquer asticoter le Sapin en rappelant une de ses promesses de campagne. Le prélèvement de l’impôt à la source refait subitement surface.

C’est donc avec une surprise modérée qu’on apprend que le brave commis aux finances se lance dans l’aventure de transformer un impôt essentiellement assis sur le concept de foyer fiscal, ponctionné de façon discrète dans le temps, en impôt essentiellement assis sur le concept d’individu, ponctionné en amont par l’employeur et de façon continue.

Bien évidemment, l’ensemble de l’opération repose sur l’idée de continuité pour le budget, puisqu’il n’est absolument pas question de basculer d’un système à un autre et que l’État puisse faire une croix sur 72 milliards d’euros alors que, tout compte fait, sa trésorerie est déjà maxi-tendue, sa dette méga-grosse et son culot sans limite connue.

Compte-tenu de la complexité fiscale déjà énorme qui sévit en France, compte-tenu des myriades de cas et de sous-cas que l’administration fiscale traite déjà avec une efficacité qui alimente régulièrement les pages chiens écrasés d’une presse au taquet, compte-tenu de la maîtrise de l’outil informatique au sein des appareils d’État, compte-tenu enfin de la légendaire capacité d’adaptation de nos ministères et de nos fonctionnaires aux changements de tous ordres, il semble d’ores et déjà évident que la réforme envisagée ne pourra que bien se passer. Du velours.

informatique et prélèvement à la source

Quelques mois s’écoulent donc, pendant lesquels des dispositions sont immédiatement mises en œuvre pour faciliter la transi… Ah bah non, rien n’est entrepris nulle part, mais en mars 2016, la décision est poussée dans les nombreuses tubulures législatives.

La magie de l’opération est sans fin puisqu’elle permet, enfin, de faire disparaître l’aspect rébarbatif du paiement de l’impôt en le fondant aux rémunérations. Devenu prélevé par l’entreprise, l’impôt ne sera bientôt plus « payé sur le salaire de l’employé » mais rapidement considéré comme « payé par le salaud de patron ». Les calculs de Bercy pourront se faire aussi hermétiques que possibles, ils seront invisibles pour le contribuable, qui, bien vite, oubliera même qu’il doit, régulièrement, faire un chèque à l’État. Rien de tel pour donner, enfin, toute latitude d’augmenter les impôts sans que ça ne se voie trop !

Mieux encore (et c’est là surtout qu’on comprend l’empressement de Hollande à pousser cet affreux bidule sur la table), la mise en route du prélèvement à la source pour 2018 permet de présenter un véritable cadeau fiscal pendant l’année 2017 puisque celle-ci ne sera, de facto, pas imposée. Oh, bien sûr, cela ne changera rien ni pour les contribuables, ni pour L’État puisqu’en 2017, les premiers paieront normalement leur impôt pour les revenus de 2016, et qu’en 2018, il paieront pour les revenus de 2018 (et paieront donc quelque chose chaque année, de 2016, 2017 et 2018).

Mais vous pouvez tout de même être certain que cette non-imposition des revenus 2017 sera bel et bien présentée comme un beau cadeau du président François à tous ses compatriotes, et bisous à votre maman.

Voilà en tout cas un argument de campagne bien réjouissant. En attendant, il va falloir faire voter la nouvelle loi et, comme on pouvait s’y attendre avec ce gouvernement de clowns et cette assemblée de bouffons tragiques, cela sera encore l’occasion d’une belle pantalonnade.

C’est ainsi que le 17 novembre, lors de l’examen du projet de loi de finances 2017, les députés de l’opposition ont réussi à faire « tomber » temporairement l’article 38, le texte complexe portant justement sur la mise en place du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu. Zut, le prélèvement à la source vient de mourir.

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Bien évidemment, cette passe d’arme aura été vaine puisqu’un deuxième vote (apparemment, la démocratie nécessite toujours d’y revenir plusieurs fois – le peuple est un enfant instable, que voulez-vous), le lendemain, aura rétabli l’article débouté. Youpi, le prélèvement à la source est rétabli, et tout redevient comme avant, c’est-à-dire comme bientôt, et donc en beaucoup plus complisimple.

youpi - loldog

Que c’est beau, une démocratie qui fonctionne bien !

Point n’est besoin de gloser sur la façon grotesque dont les députés se comportent. Après tout, on parle que de l’avenir du pays, de sa fiscalité, et d’une nouvelle loi qui va profondément impacter des millions de contribuables.

Pourtant, des députés, qui sont payés pour ça, ne sont pas là. Seuls une vingtaine d’entre eux soutiennent le texte, et à peine plus sont restés pour le dézinguer. Ce n’est pas comme si l’Assemblée devait normalement en contenir plus de 500… On arguera, comme d’habitude, de l’extensivité des débats jusqu’à des heures indues, de la complexité des débats et du nombre faramineux des amendements pour justifier que les uns et les autres, lassés, soient allés prendre un café, un sandwich, des putes et de la coke, ou que sais-je.

Cependant, ces élus ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes : ce sont bien eux qui jouent les uns contre les autres, qui utilisent la fatigue et ces heures tardives comme des outils pour parvenir à leurs fins (soit pousser des lois iniques en catimini, soit les fusiller). Leur fatigue n’est que le résultat de ces amoncellements de mesquineries de part et d’autres, d’une législhorrée maintenant inextinguible, d’un débat démocratique largement vicié et remplacé par des batailles de procédure. En somme, ils payent pour la misère qu’ils s’infligent et qu’ils nous infligent tous, pour des lustres ensuite.

prelavements-obligatoires

En outre, indépendamment de ce comportement d’écoliers irrespectueux et jean-foutre, on ne peut que constater l’obstination des députés de la majorité à vouloir absolument faire passer cette mesure. Somme toute, c’est logique : l’impact effectif de cette loi, positif ou non, ne sera sensible que bien après les élections.

En outre et surtout, cela fera une réforme de plus, une promesse de campagne supplémentaire dans la besace du candidat Hollande lorsqu’il faudra justifier son bilan devant les Français, en 2017 ; notre onctueux président pourra alors arguer d’une « modernisation » de la fiscalité rien qu’avec ce prélèvement à la source, quand bien même il n’est en réalité pas du tout adapté à la forme de fiscalité (par foyer) en place dans le pays, et quand bien même cette modernisation se traduira, on peut le parier, par des pleurs, des grincements de dents et beaucoup, beaucoup de malheur supplémentaire.

On sait déjà que la réforme sera lourde et pleine de problèmes ; légalement, administrativement, informatiquement, tout pointe dans la direction d’une immense usine à gaz qu’on va placer en sur-régime en ayant tripoté tous les leviers, tous les boutons et toutes les vannes dans un sens à peu près aléatoire en serrant très fort les fesses.

Forcément, ça va bien se passer.

what could possibly go wrong 2 / forcément ça va marcher

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JO 2024 à Paris, au milieu d’un immense bouchon automobile ?

mercredi 23 novembre 2016 à 09:00

Ah, Paris, ville lumière et phare du monde moderne ! Que ferait le reste de la planète si elle n’avait pas cette balise de l’humanisme et de la joie de vivre dans l’océan de tristesse qu’ont déclenché les récents événements ? Et pour conserver son rang à la capitale du bon goût et de la culture, l’équipe d’Anne Hidalgo travaille d’arrache-pied, multipliant les initiatives courageuses, propageant les idées révolutionnaires et gobant les petits-fours à un rythme jamais atteint.

C’est ainsi que Paris ne pouvait pas passer à côté de l’occasion de montrer à tous ses belles infrastructures, sa maîtrise du territoire et son amour du mondialisme, d’autant plus s’il est sportif, citoyen et surtout festif : sa candidature pour les Jeux Olympiques de 2024 va donc de soi. Ayant fort mal digéré de n’avoir pas été sélectionnée en 2008 puis en 2012, au point, d’ailleurs, d’accuser ses concurrents de tricher (ce qui serait vraiment inouï dans le monde des Jeux Olympiques, n’est-ce pas), la mairie de Paris n’a pas hésité à mettre les petits plats en argent dans les moyens et les moyens dans les grands.

Il faut comprendre que l’enjeu est de taille : il n’existe pas tant d’occasion de dépenser ainsi plusieurs milliards d’euros dans des infrastructures et des cérémonies qui laisseront finalement peu de traces au delà des dettes pour le contribuable, sans qu’ensuite ces dépenses somptuaires soit reprochées à leurs responsables. De ce point de vue, les Jeux Olympiques – dont à peu près aucun n’a réussi à générer le moindre euro de bénéfices pour la ville l’organisant – sont une des rares occasions favorables. Et le bonus électoral est évident : si Paris est choisie, la probabilité augmente que l’équipe Hidalgo soit reconduite en 2020, à temps pour qu’elle profite du spectacle.

Bref, on comprend que toute la clique médiatico-politico-sportive française s’auto-excite à l’idée qu’enfin, cette année, la candidature de Paris aux prochains J.O. ait de sérieuses chances de succès. Ceci explique aussi très bien les petits frétillements de la presse à l’idée de relater le premier grand oral de la ville devant ses adversaires dans la course à celui qui pourra creuser la plus belle dette olympique. Bonus additionnel : Los Angeles, l’une des villes concurrentes, semble mal partie suite à l’élection de Trump dont on murmure, dans les milieux informés (les mêmes qui voyaient Clinton élue, je présume), qu’il n’est pas en odeur de sainteté au Comité Olympique International.

Tout ceci s’annonce donc très bien pour Paris qui va pourvoir trouver là de quoi claquer 4,5 milliards d’euros (budget annoncé, vous pouvez doubler pour le budget réel).

Malgré tout, l’équipe qui présentera cette candidature devra travailler à la crédibilité de son dossier. Certes, 2024 semble encore loin et, en matière d’infrastructures, on peut tout imaginer à un horizon de près de 8 ans. Il faudra cependant qu’elle tienne compte d’une réalité bien tangible, touchée du doigt (et du pare-choc) par des millions de Franciliens : Paris, ville lumière et phare du monde moderne, c’est surtout un immense bouchon aux heures de pointes.

Pire : tout indique que les efforts permanents et obstinés de la maire de Paris ne font qu’empirer le tableau, pourtant assez peu réjouissant au départ. Depuis quelques années, il semble en effet que toutes les actions menées au niveau de la voirie et de l’organisation des principaux axes de la capitale le sont pour empêcher l’automobiliste de progresser dans son dédale de rues.

hidal-go-chassez-les-voitures

Dernièrement, la lutte contre les voitures s’était notoirement intensifiée avec la reprise de combats violents au niveau des voies sur berges. Les séparatistes de la phalange armée « Mairie de Paris » sont en effet parvenus à obtenir la fermeture définitive des voies sur berges dont l’objet avait pourtant été, dès leur aménagement, d’aider l’armée régulière des automobilistes et de délester les autres axes alors trop encombrés.

Résultat de la manœuvre : la piétonisation des voies et le piétinement des automobilistes provoque des bouchons en pagaille et de sérieux ralentissements bien au-delà des murs de la capitale. Par ricochet, le trafic est désormais plus dense sur un périphérique déjà saturé et les temps de parcours se sont aggravés sur la rocade plus éloignée de l’A86. Comme prévu, la fermeture de ces voies est un échec complet du point de vue de la fluidification du trafic et des conséquences négatives pudiquement sous-évaluées dans les premières études d’impact avant la prise de décision néfaste. Du point de vue de la mairie, il est en revanche positif puisque l’emmerdement des automobilistes doit atteindre des seuils rarement chatouillés jusqu’à présent, hors périodes de grèves (nombreuses il faut dire).

L’augmentation des bouchons a, on s’en doute, d’agréables conséquences en matière de temps de trajet, notamment pour les urgences qui indiquent mettre une bonne minute supplémentaire à rejoindre les hôpitaux et cliniques, ce qui se traduit assez mécaniquement par une hausse des décès pendant leur prise en charge. Un bouchon automobile peut tuer, surtout s’il se double d’un bouchon artériel. Accessoirement, on ne pourra s’empêcher de noter que ces mêmes bouchons ont un impact évident sur la qualité de l’air, qualité qui a pourtant été l’argument fort de la fermeture des berges en premier lieu. Bref : on va mieux respirer le long des berges, et moins bien partout ailleurs.

Pas de doute, dans ce contexte, la candidature de Paris au J.O. de 2024 s’annonce vraiment très bien.

epic stupid

En tout cas, rassurez-vous, cela n’empêche pas l’Anne de Paris de bien dormir sur ses deux grandes oreilles : même si ses efforts pour obtenir une ville plus verte et à l’air plus pur sont parfaitement contre-productifs et aboutissent à une ville plus grise à l’air chargé de pollution atmosphérique, il se trouvera toujours une frange de personnes pour gober les belles paroles de l’Hidalgo sans les mettre à l’épreuve des faits.

… Ce qui permet à la maire de Paris de décrocher un joli hochet : la petite Annie vient de recevoir le prix « Green Diplomat of the Year » (diplomate verte de l’année) de la part du magazine américain Foreign Policy, au titre de son extraordinaire action écologique dans la capitale française, et de l’action des grandes villes du monde en faveur de l’environnement et pour le climat.

cop21 - un putain de bouchon géantAh, qu’il est bon de savoir Paris sous la responsabilité d’une maire plus verte qui en fait une ville plus écolo et plus câline avec les moyens de transports « doux », ceux qui autorisent les petits bobos à grignoter du quinoa pas loin de chez eux, mais qui dénoncent les gros camions pollueurs qui amènent ce quinoa dans les magasins… Pas de doute, cela va certainement aider Paris à décrocher l’organisation des jeux en 2024, soyons-en sûrs !

Et là, les Franciliens pourront s’écrier, joyeusement : À nous la Capitale des J.O., mais aussi à nous la ville plus grise, à nous les dettes, à nous les bouchons !

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Source : http://h16free.com/2016/11/23/56417-jo-2024-a-paris-au-milieu-dun-immense-bouchon-automobile