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Abomination : l’austérité frappe même nos parlementaires !

mardi 10 janvier 2017 à 09:00

Il y a six mois, je relatais, à la suite de la parution d’un ouvrage d’Yvan Stefanovitch, intitulé « Le Sénat, un paradis fiscal pour des parlementaires fantômes », les déboires du Palais du Luxembourg et, plus généralement, de nos Assemblées un peu trop généreuses avec leurs membres et leurs équipes. Mais voilà : six mois sont passés, et l’austérité est arrivée. Boum. D’un coup.

Ou en tout cas, c’est ce qu’on doit penser si l’on s’en tient aux discours de certains de nos élus concernés par des mesures d’économies particulièrement drastiques.

Prenez Henri Guaino (avec des pincettes, ça tache, ces petites choses-là) : relançant avec véhémence une complainte pourtant déjà entendue en 2013 dans laquelle il nous expliquait, à environ 80 mètres au-dessus du sol et les yeux rivés vers les nuages, qu’il estimait que les députés étaient mal payés (un peu plus de 5.100 euros net auxquels on ajoutera 5.900 euros net d’indemnité représentative de frais de mandat), voilà notre Henri encore une fois tout remonté qui, invité de LCI Matin, a remis le couvert en déclarant, les yeux tremblants d’émotion, qu’avec 5100 euros net par mois, il ne parvenait à « rien pouvoir mettre de côté ».

Il faut le comprendre : à 59 ans, pépère a des charges importantes et un train de vie qu’il convient de ne pas trop bousculer. Et comme il est élu de Paris, il semble impossible pour lui de trouver un petit appartement plus dans ses capacités réelles.

Sans surprise, cette déclaration a quelque peu défrisé les réseaux sociaux et une bonne partie de ces Français qui aimeraient sans doute échanger leur place avec la sienne. Il faut dire qu’avec son salaire, Henri se situe douillettement dans les 4% des Français les mieux payés. Et dans son cas, on peut affirmer sans exagérer qu’en plus, c’est une bonne partie des 96% restants qui payent son salaire ce qui devrait l’inciter à plus de prudence dans ses petits gémissements hors-sol.

En introduction, j’évoquais le Sénat dans lequel continuent de s’ébattre mollement quelques gros mammifères dodus dont les borborygmes parviennent parfois jusqu’à nous.

Si l’austérité qui frappe l’Assemblée Nationale a déclenché les couinements de Guaino (qui, après, ne pourra pas s’étonner du score microscopique qu’il fera à la prochaine élection dont il sera candidat), cette même austérité semble s’être abattue avec une violence au moins aussi spectaculaire du côté du palais du Luxembourg où nous retrouvons Gérard Collomb qui, éberlué, se rend compte qu’il va lui falloir vivre les prochains mois avec seulement 4000€ d’indemnité sénatoriale au lieu des 5500€ nets habituels (sans parler des frais de représentation qui se montent à 6000€).

Il faut le comprendre : il n’avait absolument pas prévu de se serrer ainsi la ceinture, et voilà que, pour des économies de bout de chandelle n’en doutons pas, la Haute Chambre n’a rien trouvé de mieux qu’à sanctionner son absentéisme un peu trop voyant. Eh oui : si le brave Gérard ne touche pas la somme totale, ce n’est pas parce que des coupes claires ont été prévues au budget du Palais du Luxembourg (ne rêvez pas), mais bien parce que le sénateur du Rhône, maire de Lyon et président de Métropole Lyon, cumule … les mandats absences.

Sanctionné pour ne pas avoir été assez présent en commission et lors des séances de questions au gouvernement, ses indemnités ont été rabotées. Le pauvre, tout meurtri, s’en est ouvert à qui voulait l’entendre : tout ceci est un vrai cauchemar (financier, bien sûr), et cela risque même d’impacter négativement le sort des Assemblées, ma brave dame !

« Dans ces conditions, on n’aura bientôt plus comme sénateurs que des mauvais, des apparatchiks de partis et des retraités »

Ah, que ce serait catastrophique d’avoir des gens du troisième âge à l’Assemblée Nationale ou au Sénat ! Collomb, 69 ans et toujours pas en retraite au plus grand désarroi de tous ses seconds couteaux qui n’attendent que ça, en sait quelque chose ! Mais pire que ça, imaginez si l’Assemblée ou le Sénat se retrouvaient peuplés de mauvais ou d’apparatchiks de partis ? On se retrouverait immédiatement plongé dans une France moisie, remplie de types qu’on voit tourner depuis les années 90, qui ressassent les mêmes explications éculées sur « pourquoi on a tout tenté » mais « pourquoi ça n’a pas marché » et « pourquoi, cette fois, c’est sûr, avec moi, c’est différent ». Ce serait une France avec des partis de droite et de gauche qu’on confondrait, remplie de types qui voyagent d’un bord à l’autre, qui diraient tantôt qu’il n’y a pas assez d’État dans le pays, tantôt qu’il n’est pas assez fort, et tantôt qu’il en faudrait plus. Ce serait… ce serait… La France de 2017, en somme.

Et ça, on comprend que ça défriserait Gérard Collomb qui, en attendant, vit un calvaire avec ses 4000 misérables petits euros par mois dans un pays où le salaire médian n’est même pas de la moitié de cette somme (1.772 euros net par mois en 2015).

Que les gros salaires lèvent le doigt !Pourtant, j’ai tendance à penser que si la condition subie de Gérard Collomb était subitement étendue à tous les parlementaires, on ravirait un paquet de Français d’un coup. On ferait, très certainement, quelques centaines de malheureux, mais on rendrait instantanément 65 millions d’autres bien plus contents. En poussant le raisonnement, j’avais même montré, dans un précédent billet, qu’on pouvait ainsi faire 600 millions d’économies par an. Et ce serait sans commencer à éplucher les comptes de l’Assemblée Nationale ou du Sénat… Au fait, monsieur Bernard Saugey, Premier Questeur du Sénat, vous avez une remarque peut-être ?

« Ce n’est pas la peine que tous les gens regardent des choses qu’ils ne seront pas capables de commenter ; ils auront certainement des réflexions idiotes. »

Ah oui, vous avez raison, concluons vite sans plus attendre.

Les petits couinements de Collomb ou de Guaino, outre l’insupportable toupet de ces fats inconséquents, rappellent fort nécessairement de temps en temps de quel bois nos élus sont faits. C’est un bois tendre, qui n’aime pas les petites misères du quotidien des Français qu’ils entendent pourtant représenter, régenter et surtout ponctionner. C’est aussi une excellente illustration du problème de nos élites et de ceux qui dirigent les finances du pays, de près ou de loin : les réactions idiotes de ces deux nantis de la République montrent que tant que l’argent provient de la poche des autres, il n’est jamais dur à gagner et toujours temps de s’augmenter, jamais de se restreindre.

D’autre part, comme l’État qui décide d’adapter ses entrées fiscales à ses grands projets et à ses grandes distributions sociales mais ne tente jamais l’inverse (adapter ses distributions à ses entrées effectives), pour nos deux compères, c’est leur salaire qui doit monter ou se maintenir, vaille que vaille. Ce n’est surtout pas leur train de vie qui doit s’ajuster.

Enfin, une fois élu, il n’y a pas de responsabilité qui tienne : on a décroché la timbale, on a gagné le gros lot ! Pas question qu’en face de ce droit d’indemnités généreuses corresponde une devoir de probité, de qualité et de quantité de travail.

Et puis quoi encore ? Pourquoi pas faire de la politique pour servir gratuitement son pays, tant qu’on y est ?!

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Source : http://h16free.com/2017/01/10/56951-abomination-lausterite-frappe-meme-nos-parlementaires


Temps de travail : l’écart se creuse entre public et privé

lundi 9 janvier 2017 à 09:00

Comme le notait Disraeli, il y a trois sortes de mensonges : les petits, les grands et les statistiques. Cependant, on ne peut torturer les chiffres que jusqu’à un certain point, au-delà duquel, ça finit par se voir. Prenez ceux du temps de travail comparé entre la fonction publique et le secteur privé en France : même avec la meilleure volonté du monde, il devient délicat d’oublier de jolies différences.

Que voulez-vous : dans nos époques où tout n’est plus qu’information disponible du bout d’un clavier ou d’un téléphone, il devient difficile de cacher certaines réalités dérangeantes, même à coup d’euphémismes de gros calibre et aussi puissantes les gesticulations soient-elles pour les camoufler. Ainsi et comme nous l’apprend un article de Capital paru il y a quelques jours, le service statistique du ministère de l’Emploi – la Dares – a publié le 21 décembre le détail du temps de travail entre entreprises privées et administrations publiques et ses résultats piquent un peu.

Bien sûr, on s’empressera de préciser que les chiffres collectés se basent sur les déclarations des travailleurs, que la fiabilité n’est donc pas totale, mais même en tenant compte des petites approximations, le résultat de cette première compilation n’est guère ambigu : les salariés du privé affirmaient en 2015 avoir travaillé 1688 heures, contre 1526 pour les fonctionnaires, ce qui représente une différence de 10% de temps de travail en plus pour le privé.

D’autre part, il semble aussi que cet écart, déjà important en soi, n’a pas cessé d’augmenter depuis ces dernières années, avec même une tendance à l’accélération : l’écart du temps de travail entre salariés du privé et fonctionnaires atteignait 5% en 2012, 6,5% en 2013 et 2014 avant de grimper à ces 10% constatés en 2015. En moyenne, cela veut simplement dire que lorsque les salariés du privés travaillent 215 jours par an, les fonctionnaires, eux, n’en travaillent que 195.

Dans une économie florissante, dans un pays en pleine santé et dans lequel les institutions républicaines et les services publics seraient au top, cette constatation n’aboutirait probablement qu’à un petit haussement d’épaule. Malheureusement, la France de 2017 n’est pas exactement ce moteur finement huilé où chaque petit engrenage, chaque pignon ou chaque piston participe joyeusement à faire marcher une machine taillée pour la réussite : ce « petit » décalage entre privé et public pose quelques soucis.

D’une part, il y a bien sûr la douloureuse question du salaire.

Sans même s’attarder sur les différences objectives du montant des salaires moyens dans le privé et dans le public, force est d’admettre qu’à salaire égal, si un salarié du public produit 10% d’heures en moins que son équivalent du privé, il est alors 10% plus coûteux pour celui qui l’emploie.

Autrement dit, avec 10% d’heures en moins en moyenne, les titulaires de la fonction publique (d’état, hospitalière ou territoriale) sont de fait 10% plus cher que les salariés du privé à salaire égal. Si l’on se rappelle qu’en termes de salaires nets moyens, le public est aussi mieux loti que le privé, cela rend cette différence d’autant plus criante.

Formulaire 27b-6Cependant, faisons fi de ces considérations bassement matérialistes, laissons filer cet argument pour revenir à l’essentiel : un salarié du public qui effectue 10% d’heures en moins, cela veut surtout dire, mécaniquement, que le service public auquel il participe est assuré 10% moins longtemps que le service équivalent ou comparable dans le privé. Très concrètement, cela veut dire qu’en face d’une clinique qui offre une heure de travail pour un montant donné, l’hôpital public n’en fournira que 54 minutes (et idem pour les autres services transposables dans le privé). A fortiori, cela explique sans doute les horaires minimalistes de certaines préfectures ou sous-préfectures, consulats et autres institutions locales que les usagers doivent prendre d’assaut le plus tôt possible tant il devient complexe de slalomer entre les guichets fermés, les services indisponibles pour cause de maladie et les tampons impossibles à obtenir pour motifs brumeux à base de Cerfa rose 27b-6.

Or, il sera difficile d’oublier que d’une part et depuis des années, les impôts n’ont cessé d’augmenter et que d’autre part, depuis autant d’années, la fonction publique n’a cessé d’embaucher à un rythme que certains pourraient gentiment qualifier de soutenu sans passer pour des loufoques.

À bien y réfléchir, voilà qui ne peut que surprendre : les coûts de nos services publics n’ont cesser d’augmenter, les effectifs aussi, et voilà que non seulement, l’horaire moyen du fonctionnaire est plus faible que celui du salarié du privé, mais en plus diminue-t-il avec insistance.

Le pompon reste cependant qu’en plus de ces constatations déjà passablement irritantes, le régalien, ce pourquoi l’État prétend exister et tirer sa raison d’être, n’a jamais été aussi mal géré, au point que le quinquennat hollandesque marquera un point haut dans le n’importe quoi chimiquement pur, comme je le notais dans un précédent billet.

Ainsi, les fonctions régaliennes sont toutes à cran à divers degrés.

Nos armées, sans arrêt tiraillées entre les demandes idiotes de plans de sécurisation du territoire national et les opérations extérieures frôlant parfois le publicitaire ou la fumisterie, sont maintenant exténuées par des années de gesticulations stériles que les péripéties au niveau de la solde, des matériels ou des cadres n’améliorent absolument pas.

La police, devenue lentement mais sûrement une force d’occupation intérieure destinée à traquer de l’automobiliste solvable en lieu et place d’assurer l’ordre et le respect de la loi, n’est plus guère qu’une immense institution papivore que l’actuelle législorrhée a mis sur les rotules.

La justice, généreusement manipulée par toute la classe politique, patauge entre les réformes de plus en plus mal boutiquées, la croissance d’un dogmatisme assez délétère et un manque de moyen qui serait comique si, parfois, des gens n’atterrissaient pas en prison à tort ou en étaient relâchés (à tort aussi).

J’éviterais ici d’évoquer la fonction publique territoriale, pléthorique et dont l’impact se sent surtout sur les finances et les impôts locaux, ni de l’hospitalière qui accumule le stress et la gestion erratique (urgences débordées, grèves et mécontentement visible partout, service dégradé, médecine à N vitesses souvent négatives ou nulles).

Quant au non-régalien, c’est un désastre depuis la gestion des infrastructures devenue un marigot entièrement voué aux gémonies du capitalisme de connivence le plus rabique en passant par la corruption franche et gaillarde, jusqu’à l’Éducation nationale maintenant totalement aux mains d’idéologues psychologiquement désastreux.

Tout cela, je vous le rappelle, pour des impôts en hausse et, donc, un temps de travail en baisse. C’est-y pas merveilleux ?

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Source : http://h16free.com/2017/01/09/56914-temps-de-travail-lecart-se-creuse-entre-public-et-prive


[Redite] La France et son trop plein de capitalisme

dimanche 8 janvier 2017 à 11:00

Billet paru initialement le 26.01.2011

Pour occuper votre dimanche, je vous propose de revenir sur un billet paru il y a six ans et qui s’inscrit encore bien dans l’actualité du moment : j’y commentais le résultat d’un sondage IFOP sur les Français, assez peu enthousiastes devant le capitalisme. Six années plus tard, les remarques du billet tiennent encore la route. Ce qui était alors tendances esquissées se sont, depuis, affirmées : à l’orée d’une élection présidentielle qu’on soupçonne déjà déplorable, la lutte contre le capitalisme bat son plein en France. À vous de juger.


Le capitalisme, c’est cette engeance, cette manie humaine lamentable, cette pluie qui provoque la sécheresse partout où elle ne tombe pas. Et en Fraônce, on l’a bien compris puisqu’un tiers du peuple, consulté par un de ces sondages dont l’Ifop a le secret, se déclare favorable à l’abandon pur et simple du capitalisme.

Le plus drôle, c’est que nos amis Chinois, qui sortent lentement et péniblement de plusieurs décennies dans l’alternative concrète au capitalisme, le communisme, avec toutes les options (jantes alliages, pot chromé, laogaïs, répression, torture et petits fours), se disent, eux, parfaitement contents, à 97%, de ce fichu et vilain capitalisme qui ne fait rien qu’à embêter ces Français dont on nous explique pourtant qu’ils forment le phare de la pensée philosophique, de la culture et de la liberté d’expression.

On nous explique qu’en réalité, les pays émergents adorent le capitalisme là où les pays émergés le sentent nettement moins. Il faut dire qu’on aura tout fait pour accorder une place exemplaire aux doctrines libérales autant que capitalistes : ces mots sont devenus de véritables insultes en France, et sont caricaturés à tels points que plus aucun Français n’a une idée réelle des sens qu’ils recouvrent partout ailleurs dans le monde. Bastiat est inconnu, les Autrichiens honnis, et seule surnage une indignation générique roulée sous l’Hessel.

Moyennant quoi, au Brésil, en Chine, en Inde, le capitalisme file la patate et permet de sortir, concrètement, des millions de personnes de la pauvreté. Et dans le même temps, en Europe et en France tout particulièrement, c’est ce même capitalisme qui est décrié comme le responsable de la crise.

Le même ? Vraiment ?

Peut-on, de toute façon, comparer les économies de pays qui ont misé sur la production et la mondialisation avec celles qui ont tout sacrifié pour la construction d’un modèle social dont la survie ne tient que par la production industrielle de dettes ? Peut-on réellement comparer un pays comme la Chine où le poids de l’État dans le PIB se réduit tous les jours avec un pays comme la France où le poids de l’État dans le PIB est de plus en plus fort ?

En réalité, ce sondage permet de mesurer le décalage perçu par les populations entre les efforts qu’elles font et les richesses qu’elles récupèrent en retour. Pour parler économiquement, les sondés font simplement l’évaluation du retour sur investissement de leurs efforts, … et ils ne sont pas contents.

Et c’est parfaitement logique : pour ces derniers, le capitalisme se traduit effectivement par des gains concrets de niveau de vie. Les Chinois ont vu, voient et verront de plus en plus d’entre eux sortir de la misère, manger à leur faim et commencer, rêve de fou, à posséder des biens. Partant de très bas, l’augmentation est visible, palpable.

Pour les Français, le capitalisme ne se traduit plus par aucun gain, mais plutôt par une perte : Et là encore, c’est logique puisque tout bénéfice d’un effort individuel est immédiatement sucé par l’État pour faire fonctionner la machine bureaucratique, rembourser des dettes abyssales, sauver des banques qui sont culs et chemises avec les politiciens, ou financer des travaux grandiose aussi ridicules qu’inutiles.

Il suffit de voir le succès … flamboyant de l’Auto-Entrepreneur, invention magnifique qui aura permis de saboter l’esprit d’entreprendre chez un nombre grandissant de contribuables citoyens, en les assommant sans aucun scrupule de taxes et de kinder fiscaux dont le jouet d’un diamètre hors gabarit s’insère dans des orifices normalement pas conçus pour ça.

Chaque jour qui passe agrandit encore le divorce des Français avec le capitalisme tel qu’il est présenté, partout, sur les radios (subventionnées par l’État), dans la presse (subventionnée par l’État), sur les télévisions publiques (subventionnées par l’État) ou privées (dont les capitaux sont détenus par des grands amis de l’État) ; tout est fait pour qu’on réalise le vœu humide des soixante-huitards qui, après avoir réclamé une société différente, en ont rapidement pris les rênes et s’ingénient à accoupler la machine étatique avec tout ce qui peut, de près ou de loin, rapporter des thunes pour faire survivre leur modèle, … et après eux le déluge.

En présentant le capitalisme comme une putain dont l’unique but serait de servir d’autoroute aux désirs et lubies des politiciens, en favorisant l’idée que dans ce capitalisme, les profits doivent être personnels mais les pertes collectives, on a tout fait pour obérer l’avenir en ne proposant que l’unique choix : toujours plus d’État.

A présent, non seulement les Français ont un retour sur investissement minable, mais ils vont, maugréant, demander encore plus de cette « solution » qui plombe leurs résultats, grignote leurs bénéfices, et répartit la misère à grands moulinets oratoires.

Le capitalisme, c’est tout pourri ? Ça tombe bien : vous en aurez de moins en moins.

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Source : http://h16free.com/2017/01/08/56928-redite-la-france-et-son-trop-plein-de-capitalisme


Paris : la lutte contre les automobilistes commence à coûter cher

vendredi 6 janvier 2017 à 09:00

À Paris, le mois de décembre fut l’occasion de redécouvrir toute la pertinence des pouvoirs publics en matière de circulation et de gestion de la qualité de l’air. Ce dernier, devenu franchement irrespirable depuis 2001 à l’arrivée des socialoïdes à la Mairie de Paris, n’a cependant été déclaré toxique qu’au cours du mois de décembre 2016 où fut mise en place la circulation alternée.

Magie de celle-ci : seules les voitures ayant une plaque paire (ou impaire, selon le jour) ont le droit de circuler, à l’exception bien sûr de toute une pléthore de cas particuliers dont les journalistes et les politiciens dûment accrédités qui, eux, peuvent continuer à sillonner la capitale en cramant du mazout en toute impunité, l’importance inaltérable de leurs fonctions autorisant ces écarts écologiques. Et grâce à cette mesure énergique frappée au coin du bon sens écoloboboïde, la circulation parisienne a largement diminué de moit 10%. Ouf. Il était temps.

En tout cas, éclaircissons tout de suite la situation : cette pollution n’est en rien entretenue et aggravée par les dernières innovations routières d’Anne Hidalgo qui a jugé nécessaire de fermer les voies sur berge. La piétaille francilienne et leurs bourgmestres criards peuvent bien tempêter dans l’une ou l’autre lettre ouverte, les voies sur berge seront fermées, elle le resteront et la Mairie de Paris ferait bien des prouts sonores dans la direction générale de ces importuns si l’air n’était pas déjà trop chargé d’émanations puantes.

D’autre part, pour que les nuisances prennent fin, il convient d’en arrêter la source : les pauvres. Chacun sait en effet que le pauvre, incapable qu’il est de payer une carte Navigo (ou trop près de ses sous pour comprendre son intérêt écologique à le faire), voyage par ses propres moyens. Par nature, il est sale et négligé, et entre deux glaviots rejetés dans une toux de catarrheux, il parcourt les routes franciliennes dans sa vieille voiture polluante même pas aux normes « Euro 4 ». Tout le monde sait ça, notamment Annie de la mairie.

Ce sont donc ces pauvres qui ont été ostensiblement pris pour cible par la Maire qui a décidé d’imposer la prise en compte de vignettes « antipollution » sur les véhicules passant par Paris. Comme son nom ne l’indique absolument pas, cette vignette ne combat en rien la pollution mais se contente simplement de stigmatiser les voitures les plus anciennes (très majoritairement conduites par les automobilistes n’ayant pas la bonne fortune de renouveler leur voiture tous les trois ans). À l’approche de leur mise en place officielle le 16 janvier prochain, 950.000 Français se sont donc mollement résolus à porter l’étoile jaune du pollueur sur le pare-brise de leur voiture. Sur les 30 millions de véhicules français, la démarche d’auto-dénonciation prendra encore un peu de temps, mais à 4,18 € pièce, l’État se frotte déjà les mains.

En outre, la mairie parisienne n’est pas restée les bras ballants pour aider la populace abattue dans cette nouvelle épreuve puisqu’elle a décidé de rendre les transports en commun gratuits pendant la période de circulation alternée. Bien lui en a pris puisque des millions de nouveaux usagers se sont rués sur l’enthousiasmante possibilité de bénéficier des métros et des RER de la capitale qui sont, je le rappelle, à la fois propres et ponctuels.

Bilan de l’opération ? Joie et bonheur, avec une facture de plus d’un million d’euros supplémentaires par jour, la régie de transports parisien nous a donc concocté un joli déficit pour le mois de décembre que – réjouissez-vous tout de suite – le contribuable francilien pourra prendre en charge : qu’on se le dise, il a les poches profondes et l’esprit partageur, le Francilien.

D’autant plus qu’aux petits dérapages incontrôlés de la RATP en période de pollution, on devra ajouter ceux, au moins aussi incontrôlés mais fondamentalement beaucoup plus rigolos de Autolib’, la société du groupe Bolloré, qui permet à ces Franciliens de se déplacer au moyen de voitures électriques partagées. La voiture électrique, c’est évidemment très choupinesque puisque non polluant (ou plus précisément, polluant autrement, l’électricité n’étant pas encore produite par des hamsters dans une roue), mais cela a un coût : en l’espèce, 179 millions d’ici 2023, soit 25 millions d’euros par an qui seront à la charge… des Franciliens encore une fois. Un peu comme pour les vélos, pondus par Decaux via Vélib, et dont les résultats sont – coïncidence troublante – aussi déficitaires avec 16 millions d’euros sur l’ardoise francilienne.

Voilà donc des expériences de transports alternatifs rigolos de la mairie de Paris qui se soldent par 41 millions d’euros de déficit (pour cette année seulement, petits veinards, on remet au moins ça les prochaines années), alors même que les finances de la ville ne sont pas exactement au beau fixe et que, coquinerie du sort, d’autres petits soucis apparaissent dans la Ville Lumière : les rats pullulent, et pas seulement au conseil municipal, ce qui impose aux « autorités » de fermer progressivement les parcs où les amusants petits gros rongeurs font leur apparition.

Les touristes apprécieront sans doute, tout comme ils apprécieront les efforts déployés dans les transports et ailleurs alors que l’insécurité n’a jamais été aussi forte dans la ville.

Déficits, pollution, insécurité, rats, … En somme, en prétendant lutter contre la pollution, la Mairie de Paris a relevé le défi de l’aggraver dans des proportions notables. Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, après avoir intoxiqué le poumon des Franciliens, la voilà qui les ponctionne lourdement au portefeuille pour mettre en place des aménagements qu’ils n’avaient pas demandés, qui créent encore plus de nuisances atmosphériques et financières, et qui – dans une ironie sans limite – réduisent les rentrées fiscales de la Mairie. La pollution s’accroît, la fraude explose, les déficits s’accumulent, et les problèmes d’insalubrité et d’insécurité dans la ville Lumière, bien palpables et bien réels ceux-là, ne sont pas traités, ce qui entraîne une désaffection touristique qui aggrave encore les déficits et les problèmes de gestion de l’ensemble de la ville. En terme de gestion, si on n’était pas à Paris, on se croirait presque à Caracas, au Venezuela…

Quelle extraordinaire réussite ! On dirait vraiment de la bonne grosse politique socialiste !

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Source : http://h16free.com/2017/01/06/56686-paris-la-lutte-contre-les-automobilistes-commence-a-couter-cher


À la demande générale, l’État lutte bravement contre la famille

jeudi 5 janvier 2017 à 09:00

L’année 2017 commence donc dans le bruit feutré d’une fessée qu’on n’administre pas. Eh oui, ça y est, la fessée n’a plus le droit de cité en République Démocratique Populaire du Bisou Universel. L’État vient une nouvelle fois de faire progresser son territoire qui s’étend maintenant jusqu’aux fesses des citoyens.

Le terrain, il est vrai, avait été tripoté préparé depuis un moment.

Rappelez-vous qu’en 2009, France 2 avait décidé de nous culpabiliser un bon coup en se scandalisant, à la suite d’un sondage mal fichu de surcroît interprété n’importe comment par le scribouillard de permanence à ce moment-là, que les Français seraient pour la fessée et les châtiments corporels.

En 2011, les médias, notamment bien-pensants et a fortiori les médias publics, remettaient hardiment le couvert pour bien nous faire comprendre que la fessée est une abomination d’un autre âge. Avec force slogans ridicules, amalgames stupides (mais autorisés, ceux-là) et vidéos d’une insondable bêtise, ils entreprenaient de travailler l’opinion dans le sens du progrès, à savoir l’interdiction pure et simple de ce sévice corporel insupportable.

Évidemment, cela n’a pas suffi puisqu’en 2012, une nouvelle fournée de petits débats croustillants sur le même thème refit son apparition. Bien sûr, 2013 connut aussi son lot d’aberrations sur le sujet.

Le peuple, chauffé sur la question toutes ces années (et les suivantes encore), entendant partout le même son de cloches aux raisonnrésonnements creux, ses protestations, de plus en plus faibles, étouffées par les ligues de vertu, finit par sentir que l’abandonnait son bon sens qui lui avait pourtant permis de produire jusqu’à présent des générations d’êtres civilisés à la culture riche et reconnue de par le monde.

Déjà lassé par les nombreux combats qu’il devait mener contre ses insupportables élites pontifiantes, le peuple a abdiqué et laissé le champ libre aux habituelles racailles des couloirs dorés de la République. Les députés ont pu voter, en toute décontraction, l’interdiction officielle de la fessée.

Au passage, vous noterez l’intéressante progression du sujet qui, d’une vague crétinerie journaleuse en 2009, s’est faufilée, à force d’être débattue, jusqu’aux rangs de l’Assemblée pour avoir droit à son petit morceau de loi. On dirait vraiment la même progression politique et sociale que celle qu’emprunte actuellement le fameux « loyer fictif » qui n’existe pas mais qui revient gentiment, régulièrement.

Peu importe que les Français, dans leur écrasante majorité, ne comprennent pas cette interdiction : au final, la fessée est donc interdite, et étend très concrètement la judiciarisation de la société. Youpi ! Des parents vont enfin pouvoir se retourner contre leur conjoint (à tort ou à raison, peu importe) en l’accusant de pratiquer l’ignoble sévice ! Youpi ! Des enfants vont trouver là de nouveaux motifs de faire chanter leurs parents en les menaçant de les accuser de ces châtiments interdits. Youpi ! De nombreux cas tordus vont s’offrir à nous !

Pourtant, rappelons-le, les vrais sévices corporels, déjà largement interdits et largement couverts depuis des douzaines d’années, ne seront toujours pas mieux gérés ni par les tribunaux, ni par les institutions de placement et de veille dont les échecs pourraient à eux seuls remplir des milliers de pages d’articles médiatiques abominables.

Peut-être l’incompréhension des Français provient justement du fait qu’ils savent déjà que tout, absolument tout existe dans l’arsenal juridique actuel pour lutter contre la maltraitance et les abus sur les enfants. Et peut-être les Français sentent-ils, confusément, que ce genre de lois purement médiatiques (et aux effets indésirables évidents) ne fait que masquer le manque de courage d’appliquer cet arsenal ?

On peut soupçonner la simple recherche d’une victoire facile pour contenter certains « progressistes », idiots inutiles lamentablement persuadés qu’une nouvelle plâtrée de petits paragraphes serrés dans un Dalloz déjà fort épais permettra d’éviter de vrais drames, même si le bon sens laisse plutôt présager une belle tempête de facepalm…

Malheureusement, le soupçon d’une simple mesurette électoraliste facile ne résiste pas à l’analyse de la tendance de fond dans laquelle elle s’inscrit justement : oui, c’est bien d’une tendance lourde qu’il s’agit, celle qui consiste pour l’État à s’insinuer partout, et notamment dans le noyau familial.

Tenez, prenez le divorce : en 2017, celui-ci ne devient plus qu’une petite formalité faiblement facturée (50€). On pourrait s’en réjouir, on pourrait même éventuellement apprécier de voir que le mariage n’est plus qu’un contrat entre deux personnes adultes consentantes, mais on se demande alors exactement pourquoi, dans ce cas, l’État y intervient en premier lieu en insistant (par la loi) sur sa présence dès le début.

S’il fait tout pour que la contraction de ce contrat soit simple et que l’abandon dudit contrat le soit encore plus, quelle est alors sa valeur ajoutée ? On en viendrait à croire que se marier n’est qu’une basse affaire fiscale (oh, allons donc !), dans laquelle l’éventualité d’enfants est à peine plus qu’un accident de parcours, pour le moment encouragé par les autorités qui y voient surtout la survenue d’un nouveau contribuable potentiel.

Ici, les habituels thuriféraires de la société toujours plus collectiviste dans laquelle nous nous enfonçons oublieront commodément de dénoncer un tel rabaissement de l’essence même de l’institution matrimoniale, qui ne sert plus du tout à assurer l’avenir des enfants (l’arrivée du mariage homosexuel permettant d’appuyer encore sur l’aspect avant tout fiscal de l’opération), et qui donne à l’action de l’État dans ce domaine un parfum de cynisme intéressé difficile à cacher.

Avec ces derniers éléments, l’offensive de l’État contre le couple, la famille et l’apport essentiel qu’elle permet pour l’édification des générations futures est bien lancée, et toujours présenté sous les meilleures intentions du monde. D’ailleurs, c’est assez régulièrement qu’on en trouve des traces dans des émissions radios ou des articles de « journaux » qui alimentent le petit murmure permanent de cette lutte maintenant presque officielle des institutions républicaines, des médias et d’une certaine « intelligentsia » contre ce qui a fondé l’Humanité sur (à la louche) le dernier million d’années.

Difficile de ne pas voir dans ces différents éléments la volonté claire d’insinuer d’abord puis d’imposer lourdement ensuite l’État partout entre les individus, même où l’intimité existait jusqu’alors (dans le couple, dans la famille et même dans la relation entre les parents et les enfants), cette intimité qui permet de séparer de façon essentielle ce qui fait partie de la vie privée de ce qui est vie publique, la vie personnelle d’un côté et la vie en communauté de l’autre.

Or, c’est cette différence qui permet à chaque individu d’être à la fois complet et complexe, de ne pas être qu’un insecte dans un collectif social. C’est le noyau familial, restreint, qui lui permet de se construire les bases essentielles du « soi ». Et si c’est éventuellement le collectif qui pourra lui donner un but plus grand que lui-même, c’est bien le cadre familial ou celui du couple qui lui permet de développer et conserver son autonomie et sa dissidence intellectuelle par rapport au reste de la société, cette dissidence sans laquelle il n’existe ni génie, ni opposition, ni révolte.

Mais soyons clair : l’État n’aime pas l’opposition, et la révolte, encore moins.

Qu’il la combatte dans sa racine familiale n’étonnera plus que les naïfs.

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Source : http://h16free.com/2017/01/05/56850-a-la-demande-generale-letat-lutte-bravement-contre-la-famille