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Dépakine, ligne expresse CDG : en France, la taxe est la réponse ultime à tous les problèmes

mardi 30 août 2016 à 09:00

En France, à chaque fois qu’un problème apparaît, une solution unique, pratique et simple est appliquée : celle de la taxe. Cette solution, généralement proposée par un élu d’un bord ou l’autre, permet alors de montrer qu’on agit, de ponctionner les Français, d’amasser du pognon qu’on dépensera en agitation périphérique à la résolution du problème. Ensuite, on constatera que ça ne marche pas et on pourra augmenter la taxe.

C’est simple, ne trouvez-vous pas ?

Évidemment, pour que l’affaire prenne un tour encore plus rocambolesque, il faut et il suffit que le problème soit lui-même créé de toute pièce par l’État, ce qui permet à la taxe créée non seulement de ne pas résoudre le problème, mais — encore mieux — de l’aggraver.

Je prendrai deux exemples de l’actualité récente pour illustrer cette odieuse mécanique traditionnelle en France.

Pour le premier exemple, je vous propose de regarder, rapidement, ce qui va se passer à l’aéroport de Roissy Charles De Gaulle. Le problème est ainsi posé : il faut absolument une ligne ferroviaire reliant l’aéroport à la capitale afin d’amener le flot de touristes de la plate-forme aérienne vers tous ces commerçants et tous ces beaux musées, pour que de touristes ils se transforment en consommateurs et rapportent plein de bons gros euros à une municipalité par ailleurs exsangue. Et puis, au moins, cette belle ligne de transport représente un gros investissement, avec beaucoup de partenaires, d’entreprises plus ou moins privées et plus ou moins acoquinées avec l’État, pleines de petits copains des politiciens locaux qui ont besoin de travailler. Tout ceci sent la bonne opportunité d’autant qu’ainsi, on ne pourra plus dire que la ville et la région ne font rien pour améliorer la situation touristique.

Or, pour financer tout ça, on se rend compte que le ticket de transport (prévu autour de 24€) ne suffira pas. Le problème est posé, le manque de financement est évident, la solution s’impose d’elle-même : taxons les billets d’avions pour financer cette ligne, pardi !

Les plus aguerris d’entre vous comprennent tout de suite le piège : tout se met en place pour faire comprendre à tout le monde que cette nouvelle ligne est la réponse au problème de transport, et que la taxe est la réponse au problème de financement.

impots et taxes

Il ne semble pas venir à l’esprit de nos élites que si l’on veut vraiment financer cette nouvelle ligne, peut-être le faire au travers de tickets plus chers serait logique : payent alors ceux qui s’en servent, et non les passagers de Roissy qui paieront plein pot pour un train que beaucoup ne verront jamais. Bien sûr, le prix du ticket aura, dans cette configuration, tendance à exploser, rendant le projet économiquement périlleux. Qui pourra en effet se permettre un ticket à 48€ pour faire 30 km après un vol low-cost à 10€ pour en faire 1000 ? Dans ce cas, on est en droit de se poser la question de la viabilité de cette nouvelle lubie. Le problème n’est plus de savoir comment financer cette ligne, mais surtout, pourquoi.

De même, il ne semble pas plus venir à l’esprit de personne de remettre à niveau les infrastructures déjà existantes ; le RER B, épave puante et omnibus, qui dessert pourtant déjà et la capitale et l’aéroport, n’a semble-t-il d’autre destin que de continuer à aller cahin-caha, entre deux pannes, feuilles mortes ou caténaires en goguette, en parallèle de la nouvelle ligne qu’on s’apprête à construire à grands frais. Améliorer la propreté, la sécurité, la ponctualité, la vitesse, bref, le service rendu d’une ligne qui existe déjà, qui rend déjà le service demandé sur le papier, tout ceci semble impossible à concevoir. Il faut dire qu’implémenter cette stratégie ne représente aucune possibilité de toucher des pots-de-vin, de surfacturer les petits copains, de faire du trafic d’influence ou toute autre pratique maintenant habituelle en France…

Bref, vous l’aurez compris : non seulement, vous aurez votre ligne expresse sur-coûteuse et mal financée, mais vous aurez aussi votre taxe aéroportuaire supplémentaire.

Cet exemple pourrait suffire à lui seul à démontrer la nocivité de l’État et de nos élus lorsqu’il s’agit de subvenir aux besoins des personnes sous leur responsabilité. Rassurez-vous, on peut aussi sortir un autre exemple où à l’incompétence coûteuse, on doit ajouter des atteintes graves à la santé d’autres individus.

Ici, je veux bien sûr parler de la Dépakine dont tout indique qu’il s’agit maintenant d’un scandale d’État qui sera, comme il convient en pareil cas, largement étouffé, minimisé et reporté sur les (grands méchants) laboratoires privés qui font rien qu’à être grands, méchants et privés. Insistera-t-on sur le fait que les autorités ont été mises au courant dès 2004 des effets secondaires dramatiques du traitement sur les femmes enceintes ? Y aura-t-il un journaliste honnête pour rappeler que ce sont les autorités étatiques qui décident de la mise sur le marché ou non d’un produit, et que si le laboratoire indique que la posologie et les contre-indications changent, c’est aux autorités étatiques de faire suivre cette information auprès des médecins et pharmaciens, et ce, dès qu’elles sont au courant ?

Ou au contraire, assistera-t-on comme d’habitude à l’évaporation complète de toutes responsabilités (des médecins, qui ne pouvaient pas savoir, des pharmaciens, pas au courant, des autorités sanitaires, trop occupées, du laboratoire, qui prévient trop tard, du patient, qui ne lira jamais la notice parce que ce n’est que sa santé, après tout), le tout enduit de cette épaisse couche de moraline destinée avant tout à blâmer le seul coupable valable, l’ultracapitalisme sans foi ni loi du méchant laboratoire, cible facile car prospère et multinationale ?

En tout cas, le problème est évident : non, ce n’est pas le fait qu’une mise sur le marché, par multiplication de contraintes légales et administratives délirantes, coûte littéralement des centaines de millions d’euros, que tout changement dans la notice revient à retirer le produit du marché en attendant sa revalidation, qui peut durer des mois (efficacité du service public oblige), laissant potentiellement sur le carreau des dizaines de milliers de patients traités normalement. Non, ce n’est pas le fait que les autorités sanitaires ne seront jamais reconnues coupables de n’avoir pas fait leur travail. Elles sont impeccables, toujours. Et quand bien même la notice mentionnait explicitement dès 2006 des risques de malformations congénitales, personne n’ira dire aux prescripteurs qu’ils ont quelque peu pu riper ici ou là. Non. Impossible.

Non, le vrai problème est que le médicament a continué à être distribué sans tenir compte de ces changements, que tout le monde ou presque s’en tamponnait le coquillard, et qu’il faut maintenant indemniser ceux qui ont subi les conséquence de cette incurie.

Et quoi de mieux pour indemniser que de taxer ? Magie du collectivisme qui concentre les succès dans les mains de certains et distribue les échecs sur les joues de tous : c’est à la fois simple, facile et cela permet de faire cracher tout le monde au bassinet, même ceux qui n’ont rien à voir avec l’affaire.

Sympathique, non ?

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Source : http://h16free.com/2016/08/30/55394-depakine-ligne-expresse-cdg-en-france-la-taxe-est-la-reponse-ultime-a-tous-les-problemes


Législatives 2017 : le Parti Socialiste tente l’égalité homme-femme encore plus égale pour les femmes

lundi 29 août 2016 à 09:00

L’année 2016 n’est même pas au trois quarts entamée que déjà se bousculent les candidatures pour l’année prochaine. Bien sûr, on trouvera celles de mai 2017, pour la présidentielle, Graal ridicule qu’une coterie de sociopathes hontectomisés tente à tout prix de dérober. Il y a aussi les élections législatives du mois suivant, qui promettent au moins autant de bousculades et de petits moments de consternation triste. Apparemment, cette fois-ci, c’est le Parti officiellement socialiste qui ouvre le bal.

Et question consternation, le Parti a décidé de mettre les bouchées doubles : pour bien s’assurer de l’égalité homme-femme dans leurs candidatures aux législatives, ses instances dirigeantes ont décidé de « présenter plus de femmes que d’hommes ». En effet, dans une circulaire nationale transmise en interne le 13 juillet dernier, le parti esquisse les « modalités de désignation des candidat-e-s socialistes », en utilisant bien les tirets un peu partout pour ne froisser aucun-e militant-e conscientisé-e et orthographosensible. Très officiellement donc, l’objectif fixé nationalement est de, je cite avec des guillemets, « présenter plus de femmes que d’hommes aux prochaines élections législatives ».

wwf wtf

Eh oui : dura lex, sed lex, et comme cette lex-là dit qu’il faut une égalité entre les candidats et les candidates, il a été jugé indispensable de présenter plus de femmes que d’hommes.

Pour que l’on se comprenne bien, je vais réécrire tout ça : pour avoir autant de femmes que d’hommes dans les candidatures aux législatives, le Parti Socialiste va présenter plus de candidatures féminines que masculines.

Concept intéressant et déclinable assez facilement pour un peu tout et n’importe quoi : pour avoir autant de gâteau entre Alice et Bob, le Parti Socialiste va découper une part de gâteau plus grande pour Alice que pour Bob, et tout sera parfait dans le meilleur des mondes. Vous ne saisissez toujours pas la subtilité ? C’est normal, il n’y en a pas et l’idée est surtout d’éviter l’amende salée qui pourrait advenir si l’égalité de candidatures entre les hommes et les femmes n’était pas respectée (en mettant plus de femmes que d’hommes, donc).

En effet, la législation s’est quelque peu durcie puisque l’amende prévue en cas d’inégalité (trop d’hommes et pas assez de femmes), qui atteignait 4 millions d’euros en 2012, en atteint maintenant 8, et les finances du Parti ne permettent pas trop l’extravagance (d’autant que le nombre d’élus cotisants, et de militants, continue de dégringoler). Il restera à bien regarder si l’amende est appliquée en cas d’inégalité flagrante en faveur des femmes, ce qui pourrait donner une situation croquignolette, on en conviendra.

well done old chap

Mais baste, passons, le combat ne fait que commencer et on peut, pardon, on doit aller plus loin !

mineurs éboueurs égoutiers égalité des sexesLa vraie égalité ne sera atteinte que lorsqu’enfin l’Assemblée Nationale pourra se targuer de représenter la diversité française dans toute sa richesse, et tout le tremblement. Ceci implique donc des quotas de candidats obèses, blonds, fumeurs ou unijambistes roux, c’est une absolue évidence. Bien évidemment, aucun quota d’entrepreneur ou d’artisan ne sera imposé, ces dernières catégories, se vautrant lamentablement dans la classe patronale, ne méritent absolument aucune représentation nationale. L’égalité, oui, la représentativité, passe encore, mais il ne faudrait surtout pas que la France commence à s’ouvrir aux réalités du marché et de l’entreprise, non mais alors.

Et de façon plus pragmatique, on devrait aussi réclamer quelques critères plus opérationnels pour la gestion de la République française.

Par exemple, imposer un quota de gens compétents, ce qui, outre l’aspect « défi rigolo » dès qu’on touche à la politique, amènerait un vent drastique de renouvellement dans toutes les circonscriptions ; on peut ainsi imaginer des sanctions pas du tout symboliques pour les candidats qui démontreraient leur totale incompétence, allant de l’inéligibilité jusqu’à la perte de nationalité (certains la méritent largement et la Nation ne peut pas s’encombrer de trop d’imbéciles à ses manettes, n’est-ce pas), en passant bien sûr par une bonne grosse amende financière directement ponctionnée sur le compte du candidat ou de l’élu. N’en doutez pas, cette dernière ponction inciterait plus que toute autre vexation nos futurs élus à fermer plus souvent leur mouille, nous évitant ainsi la consternation récurrente qu’ils provoquent avec leurs déclarations, tweets et autres vidéos dont ils affligent le paysage politique français avec obstination.

Plus méchant mais certainement plus facile et plus objectif à mettre en place qu’un simple quota sur les candidats compétents serait l’imposition d’un contingent important de prétendants honnêtes, ceci étant vérifié par la présence d’un casier judiciaire vierge et, pour les plus puristes, par l’absence de tout passage devant un tribunal, même suivi de non lieu.

Là encore, ceci aurait immédiatement pour effet de modifier fondamentalement la représentation parlementaire française. D’illustres figures (trop « favorablement » connues des services de police et de justice) disparaîtraient alors pour prendre une retraite depuis trop longtemps repoussée. Plein de petits nouveaux et de sémillantes nouvelles arriveraient pour occuper les bancs de l’Assemblée. On peut parier sur leur jeunesse, l’âge et l’expérience dans la politique se traduisant très généralement par un casier judiciaire et plusieurs douzaines de casseroles en fonction des échelons (locaux, régionaux, nationaux) parcourus.

repris de justice de la république

Et quand on y réfléchit, demander de tels quotas au Parti qui a toujours les droits de l’Homme, l’égalité, la probité, la transparence et les grands principes humanistes à la bouche s’impose comme une évidence, d’autant que les autres partis, devant l’exemple ainsi affiché, suivraient goulûment pour ne pas paraître moins compétents, moins honnêtes, moins irréprochables et moins égalitaristes.

Ahem.

Foin de rêveries : bien évidemment, ces demandes de quotas ne rencontreront jamais que le plus profond mépris de la classe politique.

Bien avant d’essayer d’obtenir un hémicycle dépourvu de fraudeurs, de condamnés ou de repris de justices, les partis politiques, les élus et les candidats préfèrent se battre pour une parité sexuelle aussi artificielle que simple à contourner. Bien avant de demander aux candidats des marques tangibles de compétences, du sens du devoir et, tout simplement, d’honnêteté mesurable, ce qui ferait fuir les candidats, les militants et les élus, on va leur demander de tomber dans la bonne catégorie sexuelle parce que c’est la mode du moment ; et lorsque la mode sera remplacée par celle de quotas d’homosexuels, de handicapés ou de tout autre minorité qui permettra de racoler de façon plus ou moins putassière une frange de la population, les élus, les partis et l’assemblée obtempéreront avec avidité.

L’honnêteté, la transparence, le non-cumul des mandats, l’abnégation ou le sens du service public… pour un parti politique ? Qu’allez-vous imaginer ?!

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Source : http://h16free.com/2016/08/29/55344-legislatives-2017-le-parti-socialiste-tente-legalite-homme-femme-encore-plus-egale-pour-les-femmes


Netflix s’en va, la France tremble à nouveau

vendredi 26 août 2016 à 09:00

Mars 2014, un géant arrive en France et vient faire trembler les productions locales. Comme le titre avec courage le sur-subventionné Figaro à l’époque, Netflix débarque et ça va dépoter sévère, z’allez voir ce que vous allez voir ! Un peu plus de deux ans après, on peut déjà faire un bilan : Netflix s’en va.

netflix k7

On assiste donc à une nouvelle réussite industrielle flamboyante du terroir français : pour des raisons grassement fiscales et deux ans après s’être installée en France, Netflix, la plate-forme de vidéo à la demande sur internet, quitte ses bureaux parisiens pour les transférer aux Pays-Bas. Zut alors.

Quel dommage ! Quel dommage pour le ministère de la Culture qui avait, par Netflix, essayé de montrer ses muscles en imposant à la plate-forme de s’installer en France pour qu’elle y paye ses impôts. Voilà un revers qui ne pourra pas venir au crédit d’Orélifilipéti, l’onomatopée qui fut en charge de ce ministère au moment où la firme américaine débarquait sur l’internet français, et qui avait âprement bataillé pour que l’entreprise soit aussi fraîchement accueillie que possible.

aurelie filippetti netflixLas : malgré les alléchantes dispositions que le pays avait prises pour la plate-forme, voilà donc qu’elle quitte ce pays aux 400 fromages et autant de taxes. Parce que c’est bien de taxation dont on parle ici, et goulûment même lorsqu’on épluche les articles consacrés à l’épineux départ : tout montre après analyse que la société, dont le siège européen est déjà installé aux Pays-Bas, ne se serait installée en France que pour calmer les autorités françaises (Orélifilipéti rapidement suivie de Fleur Pellerin) qui réclamaient leur part du gâteau. Pire : ces méchants capitalistes auraient tout fait pour limiter leurs impôts sur place. Comme le disent tous les folliculaires : entre 2014 et 2016, la société n’aurait ainsi versé que 600.000 euros aux impôts français.

Quel scandale ! Quel scandale qu’une entreprise qui fait des profits et qui marche si bien, qui répond tant et mieux à la demande des consommateurs et en tire, n’en doutons pas, une marge substantielle, quel scandale que cette entreprise fasse ainsi tout son possible pour ne pas participer à la saine redistribution de la manne ainsi collectée ! Quel scandale que ses actionnaires cherchent ainsi à faire du profit pour eux et non pour tout le monde ! Quel scandale, surtout, que cette entreprise, en voyant ce que se prennent comme redressements fiscaux Google ou Booking en France, décide de se retirer bien vite de ce petit jeu de dupe où celui qui s’installe et investit finit toujours par se faire plumer par l’Etat socialiste… On dirait vraiment, à bien lire, les mêmes réactions outrées et le même appel au juste courroux fiscal qu’on pouvait lire il n’y a pas un mois concernant AirBnB qui, salaud parmi les salauds, ne déclarait que 70.000 euros d’impôts l’année passée.

En attendant qu’AirBnB en fasse autant, Netflix se barre donc, évaporant ainsi le rêve de profits juteux et d’impôts dodus tombant sans mal dans l’escarcelle de Bercy. Adieu, veaux, vaches, cochons, couvées et surtout …

Redevance et quotas, car l’évasion fiscale qui se joue ici devant nos yeux ébahis se double d’une félonie culturelle sans limite : Netflix, en s’installant ainsi en terre étrangère, ne devra plus supporter les petites avanies spécifiquement franco-françaises. Théoriquement, l’entreprise pourra échapper au reversement d’une partie de son chiffre d’affaire pour la création européenne, l’obligation de financer des créations françaises (quel dommage, on ne verra plus de joyaux comme la série Marseille !), ou pourra probablement s’affranchir de la chronologie des médias française, celle qui impose par exemple que les films ne puissent trouver leur contrepartie en DVD que quatre mois après leur sortie en salle, ou 48 mois (oui, vous avez bien lu, 48 mois) pour la vidéo à la demande (Netflix et ses concurrents équivalents, donc).

netflix week end alone

Et ça, mes petits amis, c’est proprement impensable.

Par ces manœuvres honteuses, si Netflix parvient ainsi à s’affranchir des carcans fiscaux et surtout réglementaires français, où va le monde, je vous le demande, où va le monde ? Parce qu’à l’évidence, on commence ainsi, et on se retrouve rapidement, quelques mois plus tard, avec un consommateur français qui désire regarder un film étranger, voire américain ou même indien, qui paye la plate-forme directement, sans même passer par un service français ou un 3615 MaBanque, qui peut choisir son film dans un catalogue bien fourni, le regarde et finit même par en tirer satisfaction, et ce, sans que les pouvoirs publics soient intervenus à quelque bout de la chaîne de production que ce soit.

Non seulement, ce serait admettre que ces pouvoirs publics n’ont été jusque là qu’une encombrante mouche du coche, mais en plus, tout ceci risque de provoquer une augmentation sensible du producteur, du consommateur et du distributeur sans le contrôle avisé de l’État et de ses sbires, et sans la ponction fiscale afférente. À l’évidence, bien au-delà de la brochette de chatons mignons, c’est bien la fin de la civilisation telle qu’on la connaît qu’on évoque ici. On ne s’étonnera donc pas des petits articles apeurés et outrés qu’on peut lire dans la presse française, qui regrettent à mots couverts que la ponction fiscale ne se soit pas faite plus violente, tout comme on sait que nos autorités, blessées dans leur ego et flairant la jurisprudence dangereuse, n’en resteront pas là pour tomber sur le râble de l’infortunée plate-forme.

Apparemment, aucune leçon ne sera tirée de ce magnifique camouflet. Personne n’osera dire à Filippetti qu’en passant servilement les plats des lobbies de production et de distribution français afin de faire plier Netflix, elle n’a fait qu’empirer une situation qui aurait largement mérité son assouplissement. Personne n’osera expliquer au Ministère de la Culture qu’à force de subventionner, orienter, corseter de quotas la production audiovisuelle française, on en a fait un être débile et chétif, aux productions oscillant régulièrement entre le médiocre et chiantissime que de rares exceptions peinent fort à remettre sur pied.

Partant, personne ne conviendra ouvertement qu’il vaudrait mieux copier les Pays-Bas et inciter Netflix à revenir, plutôt que vexer ceux qui restent et les inciter à partir.

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Source : http://h16free.com/2016/08/26/55330-netflix-sen-va-la-france-tremble-a-nouveau


Anne Hidalgo continue sa lutte impitoyable contre les automobilistes parisiens

jeudi 25 août 2016 à 09:00

À Paris, décidément, tous les moyens sont bons pour se débarrasser de l’engeance automobile. On savait déjà qu’Anne Hidalgo, l’actuelle mairesse, entendait limiter à leur plus strict minimum les allées et venues des Parisiens et, à plus forte raison, des individus en transit dans la capitale, le tout sous des prétextes d’air pur, d’atmosphère plus propre et de petits oiseaux préservés. On sait à présent que cette préférence municipale pour le transport en commun devient une véritable obsession. Et quoi de mieux qu’une idée fixe pour enfin immobiliser Paris ?

Car c’est bien de compulsion impossible à calmer qu’il s’agit ici.

Ainsi, on pourrait croire presque inoffensive cette proposition récemment lancée par la municipalité, qui consiste à lancer un défi à 20 pigeons cobayes volontaires parisiens de se passer complètement de voiture pendant 7 jours, du 19 au 25 septembre, pour clore sur l’opération de propagande « La journée sans voiture » prévue le 25 septembre 2016.

attention la pollution attaque

La présentation de l’opération-défi ne laisse aucun doute sur la direction idéologique prise par la Mairie vis-à-vis des transports individuels (et, question doute, en introduit quelques uns sur la bonne santé mentale de ceux qui ont pondu telle idée et produit tel communiqué de presse). Rendez-vous compte : outre l’usage agressivement débile de qualificatifs comme « douce » pour cette mobilité permise par les transports en commun ou le vélo (rien de tel qu’avoir son aimable Vélib’ se faire doucement écraser par un gentil bus RATP – le vélo, c’est 4% du trafic mais 10% des accidents), l’idée est de sensibiliser les Parisiens aux solutions alternatives à la voiture, hors temps de grève, de panne ou d’incidents voyageurs indépendant de la volonté de la régie. Notons que la Mairie veut aussi analyser et impulser tout plein, ce qui semble indispensable dans tout plan de lavage de cerveau propagande actuel.

amélioration de l'air parisienÉvidemment, si vous êtes artisan (serrurier, plombier, électricien, que sais-je…), vous pourrez analyser et impulser tout plein mais prendre les transports en commun (ou votre vélo) avec tout votre matériel promet un délicieux moment « ludique et éco-citoyen ». Bah. Après tout, la qualité de l’air parisien est à ce prix. Même si les transports jouent un rôle mineur dans sa pollution. Même si l’air s’améliore depuis des années. Même si ces histoires coûtent une blinde à mettre en place et ont des effets de bords délétères. Même.

Dès lors, l’aspect ludique s’affadit nettement lorsqu’on comprend que ce « défi » n’est qu’une répétition pour mieux préparer les esprits aux interdictions pures et simples. Et peu importe la réalité qui se traduit par une augmentation des bouchons parisiens et des gaspillages énergétiques correspondant : la voiture devra être boutée hors de la capitale, un point c’est tout.

D’ailleurs, les voies sur berge seront fermées aux encombrants engins polluants, aux méchantes voitures et à leurs insupportables conducteurs. C’est décidé. Même si la commission d’enquête publique sur la piétonisation de la rive droite à Paris a rendu un avis défavorable sur ce projet. Même si l’étude d’impact ne permet pas d’établir la réalité de la réduction de la pollution automobile avec cette mesure. Même si l’enquête publique n’a pas permis aux personnes directement intéressées par les conséquences positives ou négatives du projet de faire valoir leurs observations. Même.

Car enfin, après tout, allez-vous finir par comprendre, bandes de larves autotractées qui proutent du diesel cancérigène, que vos déplacements résonnent aux oreilles de l’Anne de Paris « comme un déni complet de l’urgence climatique » ? Ne voyez-vous pas qu’à chaque kilomètre que vous parcourez dans vos engins fumants, vous roulez sur autant de générations futures qui tousseront comme des catarrheux par votre faute inexpiable ? Et pire que tout, ne vous rendez-vous pas compte que vous osez contrevenir, frontalement, aux motifs « environnementaux, sanitaires, urbains et culturels » de ce projet de piétonisation (les motifs diplomatiques et géostratégiques n’étant pas cités pour leur évidente importance) ?

C’est décidé, retournez chez vous, y’a rien à discuter : fermez les bans et les voies sur berges côté rive droite.

Seulement voilà, au bilan, toutes ces petites méchancetés empilées contre les automobilistes finissent par coûter cher, et les petites rivières de vexations font des fleuves de misère et de déficits.

On se rend compte en effet que les déficits parisiens ne font que se creuser, et alors que les budgets sont déjà particulièrement tendus, la saison touristique s’annonce d’ores et déjà catastrophique au point de faire grincer des dents dans toute la région : les recettes touristiques de la ville sont déjà inférieures de 1 milliard d’euros par rapport à 2015.

Oh, bien sûr, on se devra d’imputer cette baisse drastique des recettes aux récents attentats terroristes qui ont eu un impact indéniable sur la fréquentation de la capitale. Cependant, cette baisse de fréquentation touristique en Île-de-France (évaluée à plus d’un million de visiteurs) n’est pas seulement due à cet aspect, selon différents observateurs au premier rang desquels la présidente de région, Valérie Pécresse, qui constate que les touristes restent moins longtemps à Paris qu’à Londres et y dépensent moins qu’ailleurs.

Prenant l’exemple des touristes asiatiques, elle note ainsi que, bien qu’étant venus malgré cette menace terroriste, leur taux de satisfaction en terme de sécurité ne dépasse pas 50% (je suppose qu’à Aubervilliers, ce taux doit même être encore plus faible). Autrement dit, un touriste sur deux n’est pas satisfait de la sécurité parisienne, alors même qu’on peut voir des policiers et des militaires partout dans les arrondissements de la capitale. À ceci, on se doit d’ajouter les mouvements sociaux ainsi que les inondations qui ont largement entamé la saison touristique parisienne.

Sachant qu’il y a eu l’Euro de football, les tendances observées sont donc tout sauf rassurantes.

Et dans ce contexte, comment ne pas comprendre que la chasse ouverte par la mairie contre les locations de type AirBnB aggrave le problème ? Comment ne pas comprendre que les vexations permanentes subies par les automobilistes (parmi lesquels, mécaniquement, se trouvent des touristes) viennent s’empiler en plus des difficultés touristiques de la capitale ? Comment ne pas voir que l’accident industriel que Paris subit actuellement sur le plan touristique ne pourra pas être rattrapé par une amélioration sensible de son trafic commercial, ses déplacements intra- et extra-muros, et, pire encore, qu’en faisant absolument tout pour congestionner les rues de la ville, Anne Hidalgo ajoute donc une palette de nouveaux problèmes à ceux déjà rencontrés ?

Depuis plus d’un an (comme en témoignent de précédents billets ici ou ), je notais la stratégie économique illisible du Maire de Paris, ce conflit maintenant institutionnalisé contre les habitants, les entrepreneurs, les automobilistes, le tout pour des raisons strictement idéologiques, et je prédisais que ces comportements catastrophiques entraîneraient plus de problèmes, plus de déficits et, en réponse, toujours plus de dogmatisme de la mairesse bafouée.

Eh bien nous y sommes : la lutte contre les automobilistes bat son plein alors que la ville s’enfonce dans les dettes.

Bien joué, Anne Hidalgo.

hidalgo lama

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Source : http://h16free.com/2016/08/25/55300-anne-hidalgo-continue-sa-lutte-impitoyable-contre-les-automobilistes-parisiens


Quelles prochaines étapes pour l’uberisation de la société ?

mercredi 24 août 2016 à 09:00

J’en parle régulièrement, et je continuerai assez logiquement à le faire à mesure que les progrès se feront plus palpables, mais il semble évident que la société traverse actuellement un profond changement avec la disparition progressive d’un certain nombre d’intermédiaires, ce qu’on surnomme souvent « l’uberisation » de la société.

En pratique, cette disparition est surtout la modification des formes d’intermédiaires, et Uber elle-même, la société dont le néologisme est tiré, aura plus que probablement à subir, elle aussi, l’uberisation de la société, comme je l’évoquais ici. Petit-à-petit, par la force des réseaux sociaux ou spécialisés, via des applications dédiées ou au travers de plate-formes généralistes, chacun va pouvoir directement commercer avec tout le monde directement, en éliminant la part des intermédiaires dont la valeur ajoutée ne consistait essentiellement qu’à permettre aux individus de se mettre en relation.

uber nuit debout

Au niveau sociétal, cela veut dire une remise en cause profonde du salariat par exemple, avec, pour beaucoup de secteurs (celui des services notamment), sa disparition pure et simple au profit du travailleur indépendant.

Cette profonde modification de toute la société va complètement saper les bases sur lesquelles reposent beaucoup de modèles sociaux et politiques actuels, à commencer par le système français qui, comme l’explique bien Verhaeghe dans un récent article de Contrepoints, se nourrit essentiellement de salariés.

À titre d’illustration, on pourra prendre la récente annonce par Uber – justement – que seront déployées aux États-Unis, à Pittsburgh et d’ici la fin du mois d’août, une flotte de « taxis » autonomes pour le compte de la société. Cette annonce survient alors que plusieurs constructeurs automobiles centenaires (ou quasi) comme Audi, BMW, Mercedes ou Nissan-Renault ont eux-mêmes annoncé la disponibilité prochaine de leurs voitures autonomes pour le grand public d’ici à 2021. Si l’on y ajoute les velléités pour ce même Uber de se positionner aussi sur le transport de marchandises suite à son rachat d’Otto, une startup spécialisée dans les camions autonomes, on comprend que l’autonomisation des transports routiers n’en est qu’à ses débuts et que ce secteur va devoir affronter un changement paradigmatique fondamental et profond dans les prochaines années.

Bien sûr, par changement, on comprend assez bien l’impact que ces véhicules autonomes pourront avoir pour ceux qui y sont confrontés. Que ce soit les chauffeurs de taxi ou de camions, l’avenir semble incertain quant à leur profession. Mais le choc promet en réalité d’être bien plus grand, et notamment parce qu’il n’est absolument pas compris ni, à plus forte raison, anticipé par ceux qui servent actuellement de dirigeants dans les pays concernés (évidemment, en France, avec la brochette d’indigents intellectuels qu’on se cogne, la situation est encore plus critique).

la rentrée d'hollande

Ainsi, on ne peut s’empêcher de noter que les politiciens, jamais en retard d’une ânerie, se sont régulièrement manifestés pour tenter de s’opposer à ce mouvement de fond qui agite la société, et cette évolution qui modifie profondément le rapport entre les producteurs et les consommateurs, entre ceux qui offrent et ceux qui consomment des services en particulier. Toujours sur la brèche pour justifier leurs émoluments, les politiciens ont par exemple systématiquement tenté de mettre des bâtons dans les roues d’Uber. Ne pouvant s’attaquer à la partie purement technique de l’application, ils ont ainsi accumulé les vexations légales, normatives ou fiscales sur les chauffeurs.

Ce qui devait arriver arriva : la société a donc déployé des trésors d’imagination et de financement pour hâter la disparition de ces chauffeurs dans son modèle d’affaire.

Autrement dit, non seulement les politiciens ne comprennent rien à la révolution qui se met en place, mais en plus trouvent-ils le moyen d’être contre-productifs au point de souvent accélérer les effets qu’ils entendent combattre avec leurs petits bras et leur cerveau tout mou : croyant protéger les salariés et un monopole destiné à s’effondrer, ils forcent les nouveaux arrivants à contourner de façon innovante les obstacles artificiellement posés là.

Lorsque je dis que le choc sera rude, et l’impact énorme, je n’exagère pas.

Rien qu’avec ce changement fondamental lié à la disparition des conducteurs et à l’autonomisation des transports, des pans entiers de nos politiques deviendront purement et simplement caducs, comme par exemple les politiques municipales dans lesquelles prennent une grande place la gestion du trafic et la bonne entente entre les différents modes de transports.

Et lorsqu’on agrandit l’angle d’analyse au-delà des seuls transports, le constat reste le même, et l’impact d’autant plus fort. La possibilité qui existe maintenant, via les technologies modernes, pour tout un chacun de se mettre directement en relation avec des dizaines ou des centaines d’individus motivés par les mêmes envies permet des adaptations, des réalisations ou des formations de groupes d’intérêts extrêmement rapides, bien plus que tout ce que les cycles législatifs permettent de suivre, et encore plus que ce qu’un politicien, habitué à raisonner dans ses habitudes d’un autre siècle, n’est à même de couvrir.

En France, le constat est encore plus cruel : tellement aveuglée par son nombril, sa volonté farouche d’inaction pour éviter tout bouleversement d’un statu-quo si délicieusement bénéfique pour elle, la classe politique française ne voit absolument rien venir, dans absolument aucun domaine. De même qu’ils ont assisté niaisement, les bras ballant, sans comprendre, au débarquement de nouveaux modèles comme Uber, que ce soit dans les transport, le crédit, le logement touristique ou ailleurs, nos politicards — ayant consciencieusement fuit depuis belle lurette les missions régaliennes et oublié la notion même de service au peuple — vont prendre en pleine poire ces nouveaux changements paradigmatiques.

Or, tout comme avec Uber où ils ont eux-mêmes été les instruments de ces changements à leur corps défendant, par leur propre contre-productivité, que croyez-vous qu’il va bien pouvoir se passer lorsqu’il s’agira pour les individus d’assurer leur propre sécurité, alors même que ces politiciens démontrent, tous les jours, qu’ils sont d’une incompétence chimiquement pure ? Comment ne pas voir que quasiment toutes leurs déclarations, tous leurs petits mouvements de mentons stériles, toutes leurs agitations des membres supérieurs (sourcils inclus) ne font qu’accélérer la prise de conscience de leur totale impéritie et qu’ils vont donc pousser les citoyens à trouver des solutions radicalement nouvelles aux problèmes qui les préoccupent ?

En tout cas, les prochaines années seront décisives, et ne comptez sur aucun de ces guignols pour vous y préparer.

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Source : http://h16free.com/2016/08/24/55259-quelles-prochaines-etapes-pour-luberisation-de-la-societe