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Pas de gouvernement, pas de problème

mercredi 26 octobre 2016 à 09:00

Dimanche dernier, dans un sursaut défaitiste, les Espagnols ont, comme d’autres avant eux, renoncé à l’absence heureuse de gouvernement et ont replongé avec morosité dans les affres de la politique politicienne : grâce à l’accord des socialistes du cru, Mariano Rajoy devrait finalement prendre la tête d’un nouveau gouvernement en Espagne qui n’en avait plus depuis 10 mois.

Quelle tristesse.

dr-evil-from-government-to-helpTout avait pourtant bien commencé puisqu’en décembre 2015, les élections législatives avaient permis d’aboutir à un parlement très morcelé et tiraillé entre différentes forces, dont aucune ne semblait pouvoir prendre la tête. Le Parti populaire (de Rajoy) perdait une soixantaine de sièges, qui ne sont pas revenus à l’opposition traditionnelle, le Parti socialiste. Ce sont finalement Podemos à l’extrême-gauche et Ciudadanos au centre qui récupèrent la déroute des deux principaux partis avec respectivement 69 et 40 sièges. Avec une telle répartition, difficile de faire s’entendre les différents courants politiques. La situation politique du pays s’en trouvera bloquée pendant 10 mois.

Or, pendant ces dix mois, alors que les politiciens se déchirent et se papouillent pour savoir qui prendra la tête du pays et comment se dépatouiller du bazar démocratique (une seconde élection, en juin, ne règlera pas le problème), la situation économique, elle, évolue nettement plus favorablement. Pendant son second trimestre, l’économie espagnole enregistre ainsi une croissance de 0,8% liée à l’augmentation des dépenses de consommation et de bonnes exportations. À l’année, les prévisions de croissance s’établissent ainsi à 3%, faisant mieux que la France, l’Allemagne ou les USA.

Government Demotivator

Ce regain d’activité économique se traduit d’ailleurs par une nette amélioration des salaires et de l’emploi. Si l’on y ajoute une année touristique exceptionnelle, l’Espagne profitant sans doute des déboires des pays méditerranéens touchés par les soubresauts terroristes, le tableau brossé est au moins aussi positif que la situation politique est, a contrario, tendue.

Y aurait-il un lien de cause à conséquence entre cette absence marquée de gouvernement pendant 10 mois et ces bons chiffres économiques ?

Difficile, dans ce contexte, de ne pas rapprocher le cas espagnol du cas belge, survenu il y a quelques années. On se souvient en effet des déboires du petit royaume lorsqu’en 2010 et 2011, confronté à une crise politique majeure si typiquement belge, le pays n’avait pu se doter de gouvernement pendant 541 jours (ce qui en fit un record homologué au Guinness, soit dit en passant).

from-government-to-helpOr, pendant cette période, le gouvernement sortant, en « affaires courantes », se retrouvait dans l’impossibilité d’engager de nouvelles dépenses, de lancer de nouvelles impulsions politiques et de partir en sucette dépensière comme on en a pourtant l’habitude dans ce genre de cas. Contraint à la sobriété législative, forcé à l’abstinence fiscale, la Belgique avait alors enregistré, exactement comme l’Espagne ces dix derniers mois, une période de prospérité remarquable qui lui avait alors assuré une croissance bien supérieure à 2% (pour 0.2% actuellement alors même qu’aucune crise politique majeure ne la secoue), la plaçant en tête des pays européens à l’époque.

Le schéma est troublant. Certains, nombreux, crieront à la pure coïncidence et se réfugieront dans cette explication hasardophile. Malgré tout, d’autres, plus avisés, noteront que les bons résultats économiques de ces deux pays sans gouvernement sont logiques.

En effet, l’absence de gouvernement signifie avant tout l’absence de budget spécifique voté pour financer les lubies et autres dadas idéologiques des politiciens. L’absence de gouvernement se traduit très concrètement par l’impossibilité pour nos ténors de lancer l’une ou l’autre idée dispendieuse, par l’incapacité de pousser ou de tirer sur l’un des pans économiques du pays, par la disparition des marges de manœuvres créatives en matière de finances publiques.

Ces deux exemples montrent en réalité en grandeur réelle que, dans un pays où règnent déjà des institutions fonctionnelles et un état de droit, lorsque que le gouvernement n’impulse pas, ne dirige pas, ne gouverne pas, n’intervient pas et ne décide pas à la place des individus et des agents de marché livrés à eux-mêmes, tout se déroule nettement mieux.

Autrement dit, si l’on part d’une situation où la société est globalement fonctionnelle, l’absence de gouvernement ou, mieux encore, son évanouissement et son placement en position latérale de sécurité permettent mieux que toute autre politique un retour de la croissance, des emplois et de l’équilibre budgétaire.

Du reste, est-ce si difficile à croire ?

terminator-from-government-to-helpEst-il si impensable d’imaginer que nos politiciens ne font, la plupart du temps, qu’agir en mouche du coche qui ne fait en définitive qu’agacer les marchés, irriter les consommateurs, harceler les contribuables et effrayer entrepreneurs, patrons et commerçants ? N’est-ce pas justement l’art d’un gouvernement efficace que celui de savoir se faire oublier ? N’était-ce pas même le conseil avisé de ces armateurs de Saint-Malo que Louis XIV visitait et auprès desquels il s’était enquis de savoir s’il pouvait faire quelque chose pour les aider dans leur concurrence avec les Anglais, pour les entendre répliquer « Non, Sire. Surtout ne faites rien ! »…

Alors que se rapprochent les élections (présidentielle d’abord, législatives ensuite), et alors même qu’avec le bal des primaires de droite, on assiste à une déferlante de programmes politico-économiques les plus grotesques, la question de la pertinence même d’un gouvernement mérite amplement d’être posée et ces deux exemples concrets et européens, en zone euro, donnent une parfaite illustration du bénéfice qu’on pourrait retirer d’une France politiquement coincée.

En effet, dans 7 mois, nous allons voter pour déterminer quel clown aura le droit d’occuper l’Élysée pour les cinq prochaines années. À l’heure où ces lignes sont écrites, les principales têtes d’andouillesaffiche déclarées se résument à celles-ci : Mélenchon, Montebourg, Hollande, Juppé, Sarkozy, Le Pen. Aucune de celles-ci ne peut prétendre renouveler quoi que ce soit dans la vie politique française puisque tous, sans exception, y traînent leurs guêtres depuis plusieurs décennies. Tous, sans exception, nous promettent d’intervenir massivement avec des gouvernements aussi resserrés qu’hyperactifs, avec des programmes de tripotage de l’économie dans tous les sens possibles (le parfum d’intervention change en fonction de la tête, l’intervention, elle, reste imposée). Petite chance dans ce marasme : tous n’auraient aucune coudée franche, aucune marge de manoeuvres pour leurs délires interventionnistes, à l’exception de Juppé ce qui en fait de loin le candidat le plus dangereux.

Pourtant, la France n’aurait-elle pas plutôt besoin de faire une pause ? Ce pays ne serait-il pas mieux dans une longue crise politique de cinq années pendant laquelle aucune impulsion, aucune intervention, aucune nouvelle dépense pharaonique ne sera lancée, une période pendant laquelle aucune nouveauté catastrophique ne sera essayée au détriment de millions de contribuables, de millions de travailleurs, de millions d’entrepreneurs qui devront tous, au final, payer l’expérience au prix fort ? Ne serait-il pas temps de dire à tous ces aigrefins trop écoutés : « Surtout, ne faites rien » ?

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Source : http://h16free.com/2016/10/26/55986-pas-de-gouvernement-pas-de-probleme


La BPI investit lourdement dans ses frais de fonctionnement

mardi 25 octobre 2016 à 09:00

Le 31 décembre 2012, Ayrault créait la BPI, la Banque Publique d’Investissement, énième avatar des ateliers nationaux. Le 20 février 2013, Ségolène Royal en était nommée vice-présidente et porte-parole. Le 21 février, elle loupait son train pour son premier conseil d’administration. L’histoire de la BPI commençait fort.

Elle a d’ailleurs continué de même.

On se rappelle en effet que, dans les mois qui suivirent, la BPI fut immédiatement sollicitée pour aider l’une ou l’autre entreprise en difficultés. Venant du privé, son directeur, un certain Nicolas Dufourcq, avait assez bêtement imaginé que la Banque Publique d’Investissement aurait pour but d’aider des projets porteurs d’avenir sans comprendre que par « projet d’avenir », les hautes instances gouvernementales désignaient aussi les entreprises publiques ou médiatiques dans la panade qu’il conviendrait de refinancer afin d’éviter la mauvaise presse.

montebourg aime dépenser - photo CCBYSA Benjamin LemaireLorsque Florange capota, lorsque Pétroplus battit de l’aile, on expliqua doctement en haut lieu que la BPI interviendrait. Par « on », j’entends ici la princesse Royal, alors nommée porte-parlote de la BPI, suite à l’enfilade d’échecs électoraux et politiques que la Dame Aux Caméras venait de subir. Jouyet justifiait alors son parachutage dans la hiérarchie de la BPI par la féminitude de la candidate et ses capacité naturelles de communication ; après tout, quoi de mieux pour une structure d’arrosage qu’une cruche communicante ?

Malheureusement, pour Dufourcq, sauver l’aciérie de Florange n’aurait pas été un bon business, on y aurait même perdu beaucoup d’argent, et l’étude du cas Pétroplus révélait qu’il ne rentrait pas dans la définition de la France de 2030 qu’entendait façonner la BPI.

Le directeur de la BPI ne faisait là que reprendre l’idée maîtresse de Jean-Pierre Jouyet lorsque le projet de la Banque n’était encore qu’à son début : « Nous financerons les bons projets, pas les canards boiteux », ce qui avait immédiatement déclenché une tempête ministérielle et un frétillement de niveau 9 sur l’échelle ouverte de Montebourg, la seule mesure scientifique de l’excitation chez les endives frisées.

Le museau claqué et le caquet rabattu, Dufourcq avait donc cédé. La BPI, fer de lance de l’investissement de demain dans des idées innovantes et des entreprises qui envoient du steak se transforma donc, suite à la nouvelle impulsion gouvernementale, en banque publique d’interruption volontaire de faillite. La promotion Voltaire put y trouver un dépotoir confortable à ses rejetons qui purent tranquillement envahir son conseil d’administration, et grenouiller paisiblement les années suivantes.

bpifarce

Quatre années ont passé, ainsi que la Cour des Comptes.

Elle a regardé sous les tapis. Elle a audité les comptes. Elle a épluché les frais de fonctionnement. Surprise totale : le résultat n’est pas joli joli.

Les salaires, par exemple, sont dodus. Obèses, même, si l’on doit tenir compte des résultats (en 2015, le FSI affichait des pertes de 10%) de l’institution qui affiche surtout une capacité remarquable à rémunérer des contre-performances : 28 cadres dirigeants de BPI Investissement, l’une des deux entités du groupe public, ont tout de même bénéficié d’une heureuse augmentation de salaire de 15% en 2014 et de 23% en 2015 (« contestables », selon la Cour), avec un salaire moyen de 245.000 par an. On parle en euros, hein, pas en Francs. Pour BPI Financement, la rémunération de 42 cadres supérieurs est passée de 107.000 à 149.000 euros en quatre ans. Youpi.

À ces jolis salaires, on doit ajouter des frais de fonctionnement assez conséquents : 64.000 euros de frais de taxi pour 10 directeurs, 6,6 millions d’euros d’investissement pour les voitures de fonction de 604 salariés, voilà qui donne une bonne mesure de ce qui est fait des deniers publics dans cette institution.

On pourra objecter (et la BPI le fera) que ces montants sont, finalement, raisonnables lorsqu’ils sont rapportés par tête de pipe et lissés au mois le mois. Ce n’est pas faux. Mais le problème reste, plus fondamentalement, de savoir pourquoi les contribuables se retrouvent à payer une structure bancaire d’investissement, nonobstant les résultats médiocres qu’elle dégage.

Ces frais, ces salaires et les totaux qui y sont attachés sont l’illustration parfaite de la raison pour laquelle l’État ne doit pas, jamais, intervenir directement dans l’économie, l’investissement ou la finance. Dans le meilleur des cas, qu’il n’atteint malheureusement jamais, il fera aussi bien que les structures privées déjà existantes et le contribuable devra malgré tout éponger les frais de fonctionnement. Dans le monde réel (et donc, loin du meilleur des cas), « l’agilité » de la structure étatique ne lui permet pas d’atteindre, même de loin, la rentabilité et l’efficacité des structures privées, et, au pire, enregistre même des pertes… Auxquelles il faudra, de toutes façons, toujours ajouter ces fameux frais de fonctionnement qui se parent, en toute logique, des défauts de ces structures où la connivence joue à fond.

Dès la création de ce nouveau mouroir à finances publiques, dès les premiers jours de son fonctionnement erratique, dès les premiers mois de prises de participations et de saupoudrages d’interventions sur des cas pourtant désespérés, j’avais expliqué que le résultat serait finalement mauvais. Tous les ingrédients étaient en place : népotisme d’un président qui place une ex à une position indue (sans d’ailleurs déclencher la moindre vague de protestation d’une presse pudibonde lorsqu’il s’agissait de Sarkozy et son fils), interventionnisme tous azimuts, consanguinité des intervenants tous issus des mêmes formations, de la même génération, des mêmes institutions et du même moule de pensée (formation Voltaire powa !), robinet à finances grand ouvert sous couvert d’innovation, … Rien ne manquait à la panoplie du petit chimiste des finances publiques en roue libre.

Début 2013, je soupçonnais de grands moments de finance créative pour cet organisme. En 2014, cela commençait déjà à sentir le pâté fermenté. Nous sommes en 2016, l’institution démontre suivre avec application le chemin médiocre qu’elle s’est consciencieusement tracé, dans la discrétion et avec votre argent.

Tout se déroule comme prévu.

nuclear spider - what could possibly go wrong

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Source : http://h16free.com/2016/10/25/56067-la-bpi-investit-lourdement-dans-ses-frais-de-fonctionnement


Crèches dans les mairies : bien sûr, « il y avait urgence à statuer ».

lundi 24 octobre 2016 à 09:00

La France de Hollande, c’est un peu l’autre pays du chômage. C’est aussi le pays des cités émotives, pardon sensibles. C’est ce pays où la police est massivement utilisée pour traquer les automobilistes qui polluent, roulent vite, et oublient leur clignotant dans un sens giratoire, mais pas pour pacifier les endroits un peu trop festifs. C’est le pays dont les industries ferment, les grandes entreprises s’expatrient, l’éducation s’étiole, la misère et l’insécurité s’étendent. Mais surtout, avant tout ça, au-delà de tout clivage partisan et de tous les autres dangers, depuis le terrorisme jusqu’aux crises économiques, la France est confronté à un problème gravissime : celui de la présence des crèches dans les mairies.

Egalité, Taxes, Bisous : République du Bisounoursland

Comment ça, vous ne pensez pas que ce sujet soit d’importance ? Et pourquoi donc ne serait-il pas mis sur le tapis, une nouvelle fois, avec la lourdeur et la balourdise que nos institutions, nos médias subventionnés et nos hommes politiquent affectent dès qu’il s’agit de noyer les Français dans un écran de fumée ? Oui parce qu’après tout, s’il était au menu il y a déjà quelques mois, pourquoi ne pourrait-on pas remettre le couvert ?

En effet, en novembre 2015, la classe politique frétillait déjà à débattre pour savoir s’il fallait ou non interdire les crèches dans les mairies. À l’époque, l’inénarrable François Baroin, président de l’Association des Maires de France, prenait courageusement la parole pour occuper l’espace médiatique avec cette question palpitante avec un à-propos diabolique alors qu’on en était encore à enterrer les morts et recoudre les plaies béantes des blessés de l’attentat du Bataclan, survenu quelques jours avant.

L’idée de l’époque, transie d’émotion devant l’acte barbare, était qu’il y avait une relation évidente entre les prurits djihadistes observés en France cette année-là, et l’affichage quasiment insolent de symboles chrétiens dans nos mairies et nos institutions publiques. En somme, pour l’association des Maires de France, il fallait aller encore plus loin dans leur définition de « laïcité » en interdisant purement et simplement ces crèches.

Probablement effaré qu’un tel sujet puisse à ce point passionner les maires, que de tels questionnements puissent traverser l’esprit d’élus, et, plus précisément, qu’une telle définition de la laïcité soit ainsi retenue pour commencer à pousser du législatif ou du décret dans les moindres anfractuosités de la République Française, une, indivisible et tatillonne, le citoyen lambda pensait néanmoins, arrivé décembre 2015, en avoir fini avec ces calembredaines fumeuses.

Malheureusement, onze mois plus tard, il n’en est rien.

On apprend ainsi que le rapporteur public du Conseil d’État a recommandé d’autoriser l’installation des crèches de Noël dans les bâtiments administratifs sous certaines conditions.

terreur-sur-la-republique-une-creche

C’est qu’on ne dérange pas le Conseil d’État pour des peccadilles, voyez-vous ! Il faut que la question, d’ordre juridique et social, soit d’importance et implique toute la société pour les prochaines décennies. Tel le courageux laboureur traçant obstinément à la force de ses bras puissants des sillons à la fourchette dans sa confiture d’abricots, le Conseil d’État a décidé de laisser une trace durable dans le champ des possibles législatifs français et de bien préciser pourquoi et comment les crèches pouvaient revenir dans les mairies, ainsi que ce qu’il entendait par « laïcité », concept pourtant largement éclairci depuis 1905.

Et les conclusions du Conseil sont claires : c’est bon, ok, on peut mettre des crèches dans les mairies, respirez, tout est prévu, tout est balisé, la loi est enfin claire. On peut, sous conditions, qui pourraient donner lieu à un Cerfa, repère administratif indépassable dans la République du Bisounoursland : il faut que la crèche soit exposée de façon temporaire (parce qu’une crèche 365 jours par an, c’est louche et pas très très laïc, ça, mon bon monsieur), qu’elle ne s’accompagne d’aucune démonstration prosélyte (fini les grandes cérémonies religieuses au milieu de la mairie), et que cette crèche revête le « caractère d’une manifestation culturelle ou au moins festive ».

La France est sauvée. Vous pouvez reprendre le cours normal de vos activités et surtout, surtout, ne pas vous demander pourquoi on s’est embarrassé de ce genre de questionnements dans le contexte actuel, pourquoi toutes ces amusantes polémiques ont ce délicieux parfum de Pépone contre Don Camillo au pays des 400 fromages et pourquoi on essaie à tout prix de monter en mousse ces histoires de laïcité qui, il y a 10, 20 ou 50 ans de cela, après des décennies de fonctionnement correct de la loi de 1905, ne semblaient poser aucun problème.

Surtout, surtout, n’essayez pas de comprendre dans les articles parus ici ou là pourquoi la véhémence des propos s’y affiche à coups de « il y avait urgence à statuer » qui permettent d’insister sur l’absolue nécessité de s’agiter sur le sujet.

Personne ne semble vouloir faire remarquer que ces crèches, dans ces mairies, s’y affichent depuis des lustres, et que si un problème devait avoir eu lieu depuis 1905, il aurait largement dû être signalé avant. Passé la centaine d’année, on peut raisonnablement parler de tradition et envoyer balader les petits excités de l’anticléricalisme de combat, babtous individus ô combien fragiles qui combattent systématiquement tout ce qui peut les choquer.

Au prétexte de laïcité, ils sautent sur l’explication aussi facile que foireuse que seule une République à l’athéisme chimiquement pur saurait éviter les affres d’un terrorisme religieux et s’engagent dans la poursuite de ce qui est, en fait, un ensemble de traditions qui définissent, par leur existence, le tissus même de la société française. Pour ces nigauds insupportables, la République française ne serait pas assez solide pour supporter une crèche dans une mairie. Bel aveu de défiance de leur part.

Du reste, on ne peut s’empêcher de rapprocher le combat de cette engeance, toujours plus irritant de stupidité, du combat tout aussi intolérable des hyper-religieux qui réclament, à chaque fois qu’une occasion se présente, qu’on adapte la République à leurs desiderata. À l’inverse des premiers qui se verraient bien nettoyer les religions à l’acide chlorhydrique et en décaper toute trace d’un pays qui baigna pourtant dedans pendant plus longtemps que la République n’existe, les seconds goûteraient avec un plaisir tout aussi évident qu’on modifie les habitudes, les us et coutumes pour accommoder leurs dogmes. Au milieu, le citoyen qui entend ne se faire déborder ni par les uns, ni par les autres, n’ayant pour tout discours que celui du bon sens et des habitudes fermement installées, a bien du mal à se faire entendre.

Et ce d’autant plus que les institutions, les médias et les politiciens ne font leur beurre qu’en tendant l’oreille aux avatars colorés et frétillants des deux premiers groupes, largement minoritaires, au lieu de sagement les ignorer (voire de les mépriser) et se concentrer sur le troisième, très majoritaire et surtout embarrassé de problèmes autrement plus prégnants que ces conneries périphériques de taille nanométrique.

La France et les Français sont maintenant à ce point englués dans ce genre de questionnements subalternes crétins que plus personne ne semble assez lucide pour se lever et dire « assez ! ». Il n’est plus temps de se regarder le nombril pour trancher dans des questions de laïcité que la force de la coutume et des habitudes ont déjà largement tranché. Ce « débat » et ces avis juridiques de microcosme ne font qu’entretenir la défiance des Français pour leurs institutions, leurs politiciens et leurs médias qui montrent tous les jours leur médiocrité abyssale, et, pire, leur envie renouvelée de s’y vautrer.

Assemblée : CPEF

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Source : http://h16free.com/2016/10/24/56087-creches-dans-les-mairies-bien-sur-il-y-avait-urgence-a-statuer


[Redite] Violence à l’école : des priorités clairement définies

dimanche 23 octobre 2016 à 11:00

Billet paru initialement le 23.10.2014

Pour occuper votre dimanche, je vous propose de revenir sur un billet paru quelques années en arrière et qui s’inscrit encore bien dans l’actualité du moment. Quelques années se sont écoulées depuis celui-ci, ce qui permet de faire un état des lieux. Les choses ont-elles vraiment évolué ? Dans le bon sens ? À vous de juger.


Ainsi donc, l’école n’est pas toujours ce havre de paix et de calme propice à l’enseignement. Ainsi donc, il semble que l’Éducation nationale ait quelques problèmes à faire régner l’ordre et la discipline dans certains de ses établissements. Mais rassurez-vous : le problème à peine mentionné, des solutions opérationnelles efficaces se dessinent déjà.

Bon, certes, ce n’est pas la première fois qu’une école brûle, et plus particulièrement dans ce quartier sensible. Mais regardons le bon côté des choses : ce fut l’occasion pour quelques membres du gouvernement de sortir un peu prendre l’air, d’aller serrer la main de quelques personnes du peuple, de balancer quelques vérités fracassantes avant de repartir bien vite vers le prochain cocktail et le plateau suivant de petits-fours. Najat Vallaud-Belkacem, l’ancienne porte-parlote du gouvernement devenue ministre de l’Éducation Nationale sur un malentendu lors d’un jeu de chaises musicales auquel Benoît Hamon, l’éternel étudiant, perdit jadis avec le panache des cuistres, a profité de sa présence presque fortuite sur les lieux pour lancer, avec une profondeur d’analyse rarement égalée, que (je cite) :

« Les événements d’hier [lundi 20.10.14] sont des événements graves, d’une violence physique et symbolique inouïe destinée à terroriser la population. »

Pour pouvoir ainsi affirmer une chose avec tant de force, elle s’était courageusement adjoint les services de Bernie Cazeneuve, dont l’extraordinaire passage aux Affaires Européennes, puis le frémissant passage au Budget, avant son actuel poste ébouriffant à l’Intérieur, ont laissé une empreinte forte dans l’histoire de la République. Tout de go, le ministre s’est d’ailleurs exclamé, à bon droit (je cite toujours) :

« Nous sommes venus dire notre détermination à faire en sorte que le droit passe »

Il court, il court, le ministre ; le droit est passé par ici, il repassera par là, c’est lui qui vous le dit, nomého ! D’autant que le chef de la police, toujours aussi lucide, a ajouté :

« Le problème à Corbeil-Essonnes est d’abord celui du rétablissement de l’ordre public. »

Ah tiens donc ? Rejoindrait-on le constat effectué dans ces colonnes il y a quelques jours ? Il y aurait donc un petit souci de rétablissement de l’ordre public à certains endroits… Et puisqu’on parle ici d’écoles et de lieux d’éducation, allons plus loin et osons le dire : il y a peut-être un petit souci de rétablissement de l’ordre public au sein même des établissements scolaires. Oh, ce n’est pas moi qui le dis, c’est le simple constat dressé à longueur d’années par le corps enseignant lui-même dans certains lycées, dans certains collèges et – malheureusement – dans certaines écoles primaires aussi.

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Pour essayer de cerner la question, pendant une semaine, France Bleu 107.1 a décidé de recenser les incidents signalés par les équipes éducatives à leur hiérarchie, de la maternelle au lycée, pour la Seine-Saint-Denis. La liste obtenue est consultable ici et il faudra probablement que le ministre de l’Intérieur la lise quelque peu, aidé par sa copine Najat du gouvernement, qui a (dit-on) une part de responsabilité dans la gestion du bousin des établissements concernés.

Cette liste établit une série de faits tous plus « croustillants » les uns que les autres et si elle ne permet sans doute pas de dresser un bilan exact et fidèle de l’enseignement en France (pour lequel on espère, ardemment, qu’il n’en va pas partout pareil), elle permet néanmoins de se rendre compte que l’égalité républicaine dont se gargarisent nos ministres et nos élus semble avoir bien du mal à passer les portes de certains établissements. À l’évidence, certains élèves sont moins bien lotis que d’autres en terme de sécurité, et, par voie de conséquence, en terme d’éducation : difficile de bien lire au tableau avec les deux yeux pochés, je présume, et déclamer distinctement du Ronsard (ou du Cortex, disons) avec des dents en moins relève parfois de la gageure, reconnaissons-le.

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Ceci dit, au-delà des petits phrases outrées et politiciennes de nos ministres en pleine justification de leurs indemnités, il faut bien reconnaître que des actions, vigoureuses, sont en place pour essayer de lutter contre la violence à l’école. Par exemple, grâce à des sous-sous de la popoche du contribuable (en provenance de l’Europe notamment), des programmes à la fois pertinents, bien étudiés et joliment vitaminés sont mis en place pour sensibiliser les jeunes à la violence scolaire (sur stoplaviolence.net pour les ados et vinzetlou.net pour les plus jeunes) parce que, mes petits amis, il y a urgence à agir, fouyaya fouyaya.

On passera rapidement sur le fait que ceux qui sont les plus susceptibles de commettre ou de subir les violences en question ont une probabilité infinitésimale d’aller sur les sites correspondants ou d’en avoir quelque chose à carrer, ce qui nous évitera de nous poser la question de la pertinence réelle de tout ce fatras dégoulinant de niaiserie et d’inefficacité opérationnelle pour retenir que, ouf, quelqu’un semble avoir pris conscience que la violence scolaire, c’est mal, que ce serait assez chouette d’y mettre un terme et ce serait d’autant mieux si les autorités compétentes pouvaient prendre part à l’opération.

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Et ça tombe bien.

Alors que des élèves du primaire tentent de s’énucléer à coup de Bic ou que d’autres, au collège, font vraisemblablement du trafic de sucre en poudre entre deux tournantes, l’Éducation Nationale prend le problème à bras le corps : il faut en finir avec les stéréotypes sexistes.

Eh oui.

petit facepalmSans même parler des abominations qu’on trouve parfois dans certains manuels qui comportent des pages hallucinantes dans lesquelles papa travaille au bureau et maman fait le ménage à la maison (nan mais quelle horreur !), le Haut Conseil à l’Égalité entre les hommes et les femmes a clairement fait savoir que l’Éducation Nationale a un rôle à jouer dans la lutte contre les représentations stéréotypées, merde à la fin. Pour ce Haut Conseil indispensable au bon vivre-ensemble dans nos établissements scolaires, les collectivités et l’Éducation Nationale, qui financent les manuels scolaires, devraient s’équiper d’une grille d’indicateurs (bullshitometer ?) pour prévenir la présence de stéréotypes dans ces manuels, et faire le nécessaire pour former les enseignants à l’égalité hommes-femmes (en plus des cours d’auto-défense, pas mentionnés mais certainement envisagés, on en est sûr, par ce Haut Conseil si puissamment humaniste).

Egalité, Taxes, Bisous : République du Bisounoursland

Autrement dit et pour le poser gentiment, on se fout ouvertement de la gueule du monde avec un cynisme et un détachement que seule une parfaite stupidité doublée d’une complète déconnexion de la réalité permettent avec autant de décontraction. On se moque des élèves en s’occupant du sexisme de leurs manuels alors qu’il faudrait commencer par s’assurer qu’ils seront ouverts et un peu lus (déchiffrés, disons) au cours de l’année. On se moque des parents en leur ponctionnant les impôts correspondant à ce qu’on fait passer pour une scolarité alors que pour certains, « malchanceux », cela ressemble plus à un parcours du combattant qu’autre chose. On se moque des enseignants qui n’ont absolument pas besoin de ce genre de branlette intellectuelle périphérique, ajoutée aux kilotonnes consternantes de contraintes administratives, éducatives et organisationnelles que le ministère leur ajoute tous les ans au prétexte de réformes toutes plus idiotes les unes que les autres.

Parents, enfants, enseignants, réveillez-vous : ces élus, ces décideurs, ces responsables se payent ouvertement votre poire, avec votre argent, votre temps, votre avenir.

Source : http://h16free.com/2016/10/23/56083-redite-violence-a-lecole-des-priorites-clairement-definies


Insécurité : la France apaisée, ce n’est pas encore tout à fait ça

vendredi 21 octobre 2016 à 09:00

Soyons honnête : ce quinquennat, qui devait de toute façon s’achever en fanfare par une élection qu’on peut déjà présager rocambolesque, semble actuellement se déliter à vitesse grand V. Différents éléments se mettent simultanément en place pour ce qui s’apparente de plus en plus à un bouquet final de feu d’artifice ou, plus exactement, à la rupture d’un barrage sur un torrent de boue.

Et quel torrent !

Les petits grognements de la police et de la gendarmerie se sont transformés en protestations puis en manifestations visibles et répétées. Exténués par des mois et maintenant des années de mobilisation anti-terroriste, anti-émeutes, anti-dérapages et accessoirement anti-automobilistes méchants, les forces de l’ordre se retrouvent en première ligne lorsque les exactions, de plus en plus violentes, sont perpétrées contre elles.

Le décalage s’accroît entre ce qu’on leur demande de faire tous les jours et ce qu’elles voudraient ou devraient faire en rapport avec le cœur de leur métier : foin d’ordre et de loi, on les retrouve au mieux à faire du baby-sitting de VIP pour éviter toute rencontre inopinée du peuple (instable par nature) et des dirigeants politiques élus démocratiquement qui le méprisent presque ouvertement entre deux cocktails, et au pire, à distribuer de la contredanse aux feux tricolores, carrefours passants et autoroutes bien droites. Et le doute en la matière n’est plus vraiment possible d’autant que la base parle et s’émeut, sans plus de fards, qu’on leur intime l’ordre d’y aller très mollo sur les quartiers qui auraient pourtant le plus besoin d’une vraie sécurité. Sous couvert de conserver le « vivrensemble » et la bonne humeur primesautière des quartiers dits sensibles, on laisse sciemment des pans entiers du territoire à la merci des crapules, des gangs et des petites frappes.

cazeneuve-bande-de-sauvageons

Or, à ce décalage crucial auquel une réponse politique d’ampleur devrait être apportée, il n’est essentiellement répondu qu’une batterie d’expédients plus ou moins minables, quelques moyens périphériques supplémentaires et un abaissement assez consternant des exigences, ce qui donne au passage des articles touchant de naïveté montrant surtout l’attachement de la prochaine génération de pandores mignons aux licornes et autres tendres Bisournours.

Le torrent de boue ne touche pas que la police. Il éclabousse à présent l’école.

Certes, on peut facilement mettre sur le dos d’une sur-représentation médiatique la récente multiplication des faits divers dans lesquels un établissement, un enseignant ou une classe subit les préjudices d’une bande de sauvageons vermines. Difficile cependant d’imaginer qu’il ne s’agit que d’une simple excitation médiatique. De toute façon, la tendance existait déjà avant et même si on se place dans l’hypothèse où cette tendance n’accélère pas, on ne peut que constater quand même la multiplication des atteintes à l’ordre public dans des établissements de l’Éducation nationale.

Ce n’est pas absurde et le contexte y est favorable : les limites à la violence, disparues avec évidence lors des événements de Viry-Châtillon, n’existent plus non plus contre ces territoires où l’État est encore vaguement présent. On attend avec impatience la réponse gouvernementale qui se traduira probablement par la distribution de gilets pare-balles ignifugés aux profs dans les établissements « défavorisés ».

Alors que ces éléments, à eux seuls, suffiraient largement à mettre en danger tout gouvernement normalement constitué et donneraient des sueurs froides à tout candidat à l’élection présidentielle, on se doit d’ajouter les récents développements dans les révélations maintenant de plus en plus nombreuses sur la façon dont la vie politique française se déroule en coulisse.

valls  : bousculade

Et je ne parle pas ici seulement de Hollande.

Oh, bien sûr, le capitaine de pédalo doit avoir un peu de souci à se faire : notre président a malencontreusement révélé, dans l’ouvrage de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, avoir fait assassiner plusieurs ressortissants français hors du territoire, ce qui, au terme de la loi internationale, pourrait lui valoir quelques petits soucis. Au point, d’ailleurs que s’en sont émus quelques élus de l’opposition qui réclament maintenant sa destitution. En outre, le reste du livre donne d’amples réserves de munitions à qui voudra pour dézinguer l’actuel Chef de l’État qui semble avoir signé ici son suicide politique.

hollande les français ne doivent pas aller dans les zones à risques parce que c'est dangereux

Malheureusement, ce suicide (encore incertain, l’individu ayant le cuir épais) aura du mal à servir les intérêts des opposants tant ces derniers sont, eux aussi, éclaboussés par d’autres révélations qui montrent à tous un nouveau torrent de boues dans lequel à peu près tous les élus d’importance se sont ébroués avec délice. Dans « Nos très chers émirs » de Christian Chesnot et Georges Malbrunot, on découvre ainsi que la quasi-totalité des ténors politiques du pays se sont littéralement vendus, plus ou moins cher, aux Qataris.

Les quelques passages déjà diffusés dans la presse, et les bonnes feuilles à paraître ne laissent aucun doute sur le niveau global de corruption de toute une classe politique, depuis le FN jusqu’au Front de Gauche en passant par tous les autres partis étatistes. Tous ont croqué dans les petits et gros bonbons distribués par un pays dont les liens avec le terrorisme islamiste ne font plus aucun doute depuis les dernières fuites de Wikileaks. Tous ces ténors se sont laissés acheter avec volupté pour ne rien dire et laisser faire un pays dont les intérêts en France sont de plus en plus troubles.

À coté de ces révélations qui montrent bien l’ampleur de la putréfaction rédhibitoire de toute notre classe politique, on pourra presque passer rapidement sur le climat politique, délétère et violent, qui s’est installé : on assiste déjà à l’élimination de têtes de liste (au revoir, Miss Duflot, et bonne chance dans votre nouvelle carrière qu’on espère loin, très loin des électeurs) ainsi qu’à des crispations de plus en plus symptomatiques d’un pays scindé en deux : ceux qui veulent, ardemment, un vrai changement du fond, des hommes et des femmes politiques, un changement complet de paradigme, et les tenants trop médiatiques de la poursuite des tendances actuelles, trop visibles d’un bout à l’autre du spectre politique.

dim1 dim2J’avais noté, dans un précédent billet, cette scission dramatique à la suite des régionales. Ces torrents de boue, ces révélations et la crispation croissante de toute la société française continuent de donner raison à l’observation statistique froide du phénomène.

Non, ce n’est vraiment pas une mauvaise bourrasque passagère : c’est une véritable tempête qui s’installe sur la France, une tempête sécuritaire, sociale et politique qui risque fort de gagner en importante. Face à elle, peut-on avoir confiance, seulement quelques secondes, dans l’équipe de bras cassés qui gouverne depuis des années ? Si on peut largement créditer Hollande et son équipe d’une belle capacité à enfumer leur monde par la maîtrise des médias et l’armée de chiens de garde qui défend, tous crocs sortis, le Camp du Bien, on sera pris d’un gros doute pour ce qui est de faire revenir le calme et la sérénité dans le pays : le peuple devient de plus en plus hermétique aux calembredaines que les politiciens racontent.

Décidément, la France apaisée, ce n’est pas encore tout à fait ça.

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Source : http://h16free.com/2016/10/21/56047-la-france-apaisee-ce-nest-pas-encore-tout-a-fait-ca