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Et maintenant, un plan « permis de conduire »

lundi 6 mai 2019 à 09:00

Mai 2019 : le pays somnole. La croissance affiche un chiffre rikiki. Les faillites d’entreprises augmentent. L’État semble s’ankyloser doucement dans son renoncement à toute réforme de fond et continue avec la même indolence à dépenser bien plus qu’il ne gagne sous les applaudissements de la majorité des assujettis fiscaux qui croient, dur comme fer, que ce sont « les autres » qui paient pour ces frasques inutiles…

Devant ce constat, le gouvernement d’Edouard Philippe a décidé de prendre le taureau par les cornes et, droit dans la tempête et les yeux rivés sur l’horizon dont on sait qu’il s’éclaircira forcément, a déclaré de puissantes mesures pour … faire baisser de 30% de prix du permis de conduire.

Après le plan vélo (indispensable pour lutter contre le chômage, l’insécurité, le terrorisme et la pauvreté), le plan chaudières (impérieux pour lutter contre le chômage, l’insécurité, le terrorisme et la pauvreté), le plan petit-déjeuner (incontournable pour lutter contre le chômage, l’insécurité, le terrorisme et la pauvreté), le pan cabines de douches (inévitable pour lutter contre le chômage, l’insécurité, le terrorisme et la pauvreté), il était plus que temps de lancer un plan permis de conduire abordable.

Il est vrai qu’en France, le permis de conduire est plus qu’un besoin, c’est une véritable industrie à la fois du côté administratif (rappelez-vous des fortunes judicieusement investies par l’Etat pour moderniser cet aspect, avec le lancement de Faeton pour plus de 40 millions d’euros… tous cramés pour rien) et du côté de l’artisanat de la conduite où de nombreuses auto-écoles se portent volontaires moyennant finance pour aider toute une population à saisir l’opportunité d’enfin conduire ces belles réalisations techniques automobiles, dont certaines sont françaises – cocoricaut les coeurs ! – et pas du tout sabotées par l’avalanche de normes, de lois, de répressions et d’interdictions qu’on déverse sur le secteur automobile dans le même temps.

Or donc, grâce à une batterie de mesures aussi efficaces que bien étudiées, le permis de conduire va enfin devenir abordable ! Il n’est qu’à voir toute la pertinence du rapport parlementaire à ce sujet (et lisible consultable ici) pour déceler les efforts olympiques qui furent déployés pour aboutir aux propositions avancées : « continuum éducatif », « code des mobilités », « fluidifier le parcours d’acquisition du permis de conduire », « transformer le candidat en pivot du système d’éducation au code des mobilités », rien qu’à lire les titres de sections et de chapitres, on sent pulser toute l’énarchie et le pipotron administrativo-branquignolesque que nos élus déploient à chaque fois qu’il s’agit de noyer le canard dans un bain d’acide.

On propose ainsi de favoriser l’inscription en ligne, le passage du permis sur boîtes automatiques, d’anticiper le passage en autorisant l’épreuve dès 17 ans (parce qu’à 18 ans et plus, on est plus pauvre qu’à 17, sans doute) ou de permettre l’examen du code gratuitement pour ceux qui font leur service universel, toutes mesures qui, tout bien considéré, permettront de faire baisser le coût total dans des proportions vagues et difficilement calculables même au doigt mouillé, avec le nez et vu de loin.

Cette tempête de pertinence est quelque peu modérée par les auto-écoles, qui concentrent l’essentiel des postes de coûts pour la formation au permis de conduire, et qui ont bien sûr été interrogées sur la question. Bizarrement, elles mettent en avant des solutions qui n’ont absolument rien à voir avec les propositions parlementaires ou gouvernementales : selon elles, le coût du permis semble surtout lié aux charges payées par les auto-écoles, essentiellement sur le personnel – vraiment, la surprise est totale ! – et proposent surtout une baisse de la TVA (de 20% à 5.5% par exemple).

On se demande au passage qui ponctionne tant ces écoles (au travers de la TVA et des charges sociales) et s’il ne serait pas possible de mettre ce ponctionnaire zélé en rapport avec ce gouvernement plein de courage et d’idées pour diminuer les coûts…

En outre, l’apprentissage du code est d’autant plus long et complexe que les règles routières le sont. D’ailleurs, à bien y regarder, on n’apprend plus seulement à conduire mais à « éco-conduire », c’est-à-dire qu’en plus d’avoir les yeux rivés sur le compteur de vitesse pour éviter de se faire flasher puis méticuleusement pruner, on devrait en toute logique et selon les dernières directives, ainsi que la nouvelle fournée de « diapositives permis de conduire », conserver un régime moteur totalement idoine, c’est-à-dire sans surrégime – qui signifie consommation accrue et dépenses inconsidérées d’énergie non renouvelable – ni sous-régime, ennemi de l’air pur et des asthmatiques. Le regard du conducteur moderne, oscillant entre le compte-tours et le tachymètre, n’est plus qu’occasionnellement sur la route qui n’est de toute façon plus guère entretenue et dont, il faut bien le dire, l’ensemble des politiciens se contrefout en riant.

Mais alors, n’y aurait-il pas un lien entre ceux qui nous ont pondu avec un tel entrain ce monceau de règles et ce code trop dodu et ceux qui ponctionnent comme des fous ? Le lien serait-il extensible avec ceux qui entendent abaisser le coût du permis ?

L’apprentissage sur simulateur, proposition officielle, pourra-t-il réellement concurrencer les offres en ligne et offrir un avenir plus serein aux auto-écoles ? Ce simulateur sera-t-il agréé par l’État, avec tout ce que cela suppose de finesse d’analyse et de réussite logicielle auxquelles il nous a par ailleurs largement habitués ? Autant de questions palpitantes qui ne seront pas abordées parce que le Plan Permis de Conduire Pas Cher est déjà joliment bouclé et qu’on roule à l’évidence vers de nouvelles vallées de miel et de lait, en voiture électrique (et non diesel) limitée à 50 km/h et donc sans permis…

De la même façon, on ne cherchera pas à savoir comment font les autres pays, dont un paquet affiche des coûts de permis bien inférieurs (on pourra relire l’exemple du Canada, de celui des États-Unis ou des pays européens) sans pour autant utiliser les niaiseries vitaminées proposées par le gouvernement français…

Décidément, ce plan se présente sous les meilleurs auspices. Il me tarde de voir le prochain plan. Portera-t-il sur le vestimentaire (des tickets pour toujours rester à la mode ?), l’alimentaire (le bio et l’équitable à portée des nécessiteux ?) ou l’hygiène (un plan quinquennal de production de papier hygiénique carbone-neutre) ? Le suspense est terrible !

Source : http://h16free.com/2019/05/06/63612-et-maintenant-un-plan-permis-de-conduire


[Redite] Le syndicalisme est-il soluble dans le macronisme ?

dimanche 5 mai 2019 à 11:00

Article initialement paru le 02.05.2018

Un an de cela, je faisais un petit bilan d’un premier mai particulièrement médiocre où les syndicats défilaient sans ordre, leurs borborygmes mêlés d’odeurs charcutières traditionnelles à ces mouvements ne parvenant pas à devenir audibles et compréhensibles. Je notais que « la convergence des luttes » était encore un ratage aussi rigolo que peu mémorable… Et après un an de présidence Macron, je me réjouissais de la tendance à la dissolution des syndicats dans leur propre nullité en émettant des doutes sur la capacité du petit président à trouver le moindre courage pour lancer des réformes quelconques dans le pays.

Mon précédent billet sur le 1er mai 2019 en confirme chacun des grands points : la «  »convergence patine heureusement toujours avec un brio indéniable, les syndicats sont toujours aussi dispersés, et encore un peu plus insignifiants. Malheureusement, il se confirme aussi le constat d’il y a un an : les réformes de fond ne sont toujours pas là.

Avec les partis traditionnels, la Macronie a bel et bien dissout les syndicats mais n’a toujours cristallisé aucun courage, aucune réforme : les dépenses publiques explosent, avec les impôts… Ce pays est décidément foutu.

♩ Joli, joli mois de mai, ♬ il faut être content ♩ car c’est la fête du printemps ♬, tralalilalère et ne pas oublier entre deux galères ♫ que c’est toujours la grève à la SNCF… Ou presque.

Le premier mai vient de passer et avec lui, les indéboulonnables défilés de syndicalistes et autres partis politiques plus ou moins vivants. Cependant, cette année aura été l’occasion d’une petite surprise.

Ici, je ne parle pas de l’absence renouvelée de cette convergence des luttes qui n’a existé que dans les rêves humides des collectivistes les plus aveugles : les luttes intersectionnelles antidiscriminatoires contre le sexisme et les phobies générationnelles, ça va deux minutes mais ça ne permet vraiment pas de déterminer sereinement qui va s’occuper des banderoles, des pancartes, des stands capitalistes de t-shirts floqués d’un Guevera romantique, de la buvette ou des grillades véganes inclusives de merguez à base de tofu.

Non, ici, je veux évoquer le constat dressé par une presse aussi unanime que lorsqu’il s’est agi de parler du dentifrice aux croquettes du couple Macron (aux goûts décidément bizarres) : très clairement, les traditionnelles manifestations de ce 1er mai 2018 ne furent pas aussi imposantes qu’on aurait pu s’y attendre après un mois de grève perlée à la SNCF.

À tel point que les commentateurs en ont été réduits à noter la divergence des luttes, pendant que Jean-Luc Mélenchon postulait une « jonction des forces » partout où on pouvait l’entendre. Manifestement, le quinoa, mal nettoyé, ne provoque pas seulement des troubles intestinaux.

Et plus qu’une divergence, c’est bel et bien la faiblesse de la mobilisation qui ressort de ces défilés qui motivent de moins en moins de monde. Même pour les organes officiels du Peupledegoche comme Libération, il devient compliqué de cacher les rangs clairsemés des manifestants et on oscille entre une titraille hardie à plusieurs milliers de manifestants et un corps d’article à quelques centaines tout en devant concéder des chiffres policiers autour de 4.200 pendant que le parti de Jean-Luc en annonce crânement six fois plus.

Du reste, au sein même des syndicats, on sent des dissensions comme par exemple à FO, entre les réformistes et les inoxydables « trotsko-anarchistes », ce qui n’aide évidemment pas à former des rangs serrés lorsqu’il s’agit de faire des démonstrations musclées pour réclamer de nouveaux avantages ici ou là.

… Si l’on ajoute ces problèmes internes aux problèmes externes, plus importants, que subissent ces syndicats, on comprend que la tendance générale n’est pas au renforcement de ces organisations de désorganisation du travail en France.

Eh oui : entre les réseaux sociaux qui permettent aux Français d’exprimer leur ras-le-bol des blocages et autres scléroses mortifères que le pays subit, la présence de nombreux ponts dans ce mois d’avril et de mai qui ont été copieusement sabotés par les mouvements d’humeur d’une certaine catégorie de personnels ni volant ni roulant, et la difficile addition des jours de congés concomitants aux jours de grève qui ne seront pas payés, tout ceci finit par peser quelque peu négativement sur le moral de ceux qui avaient choisi de ne pas travailler.

Petit-à-petit, la grève s’essouffle. N’ayant jamais eu le soutien populaire et ne bénéficiant guère d’une propagande favorable des médias, le trafic ferroviaire semble retrouver des couleurs au point de recommencer à lire des titres comme « trafic quasi-normal » (ce qui, en France, se traduit par un retour aux pannes habituelles, des trains normalement annulés et des retards largement dans les clous). Côté Air France, ce sont les syndicats de la compagnie-sœur, KLM, qui commencent à montrer les crocs ce qui donne une bonne idée du niveau d’agacement qui règne à ce sujet.

Bref, il semble bien que la donne ait changé : peut-être le pays pourrait ne plus être à la solde des syndicalistes !

Oh, bien sûr, ne nous avançons pas trop : on ne sait vraiment pas ce que vont donner les prochains mouvements syndicaux, ni la suite de la grève perlée que continuent d’organiser les phalanges de grille-merguez enragés de la SNCF. Tout juste peut-on espérer que perdurera la tendance actuelle, qui marque réellement un affaiblissement sensible des paléo-collectivistes et anarcho-syndicalistes obstinément coincés dans un autre siècle. Ceci serait une excellente nouvelle pour un pays qui n’a toujours pas compris que le marxisme est une ruine de l’âme et du portefeuille, que le communisme n’a jamais réussi à produire autre chose que du sang et des larmes dans des quantités affolantes et que nos syndicats n’ont jamais réussi à dépasser l’une et l’autre idéologies.

Et si cela devait se confirmer, on devrait alors accorder à Macron d’avoir pu sinon dissoudre au moins rendre soluble dans la République le syndicalisme complètement calcifié dont nous avons hérité depuis mai 1968, justement.

Cependant, avant d’accorder ce point mémorable à l’actuel président, il lui faudra pour réformer durablement le pays plus qu’une baisse de régime dans la gréviculture compulsive du pays : après les syndicats, le second blocage du pays qu’il devra affronter est celui, bien plus dur, de l’État profond, conglomérat caché composé de l’administration et de toute la ribambelle de fromages républicains formés en strates depuis des décennies et qui constituent le système nerveux réel de l’État républicain. Si cet État profond refuse de bouger, il sait y faire lorsqu’il déploie force mauvaise foi, excès de zèle ou flemmite paralysante que chaque citoyen aura pu expérimenter au moins une fois dans sa vie.

En clair, sans l’assentiment de cette composante ou, à défaut, si Macron ne parvient pas à en briser les résistances, la victoire potentiellement obtenue sur les syndicats ne servira à rien.

Enfin, si l’on ne peut que se réjouir d’une diminution de l’influence néfaste des syndicats dans le pays, on devra constater que ça ne semble pas suffire à Macron pour engager des réformes structurelles et profondes. L’actuelle réforme de la SNCF semble extrêmement timide. Les reculades sur la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes inquiètent sur son manque criant de détermination.

Mais surtout, tout indique que les façons de penser, le paradigme même dans lequel le président et son gouvernement s’inscrivent résolument n’ont, eux, absolument pas changé : comme en témoigne avec une précision terrifiante les petits jeux comptables déjà sur les rails concernant la gestion du passif monstrueux de la SNCF, il n’est pas encore acté que l’État, ce n’est pas autre chose que tous les citoyens, que la richesse n’est pas créée par les diktats gouvernementaux et qu’une dette finira toujours sur le contribuable.

Décidément, il y a encore du méga-pain sur la giga-planche.

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Source : http://h16free.com/2019/05/05/63607-redite-le-syndicalisme-est-il-soluble-dans-le-macronisme


Un premier mai pour rien ?

vendredi 3 mai 2019 à 09:00

Comme d’habitude en France, ce mois de mai commence avec l’odeur caractéristique et délicate du muguet, tabassée par celle des merguez, des lacrymogènes et des pneus qui brûlent. C’est aussi ça, la République française : un mélange en proportions égales de noir, de jaune et de rouge…

Le noir, des black-blocs, le jaunes des Gilets et le rouge des syndicalistes, ce joli drapeau belge des forces en présence se sera-t-il traduit par une belle « convergence des luttes » comme on l’entend régulièrement dans les fantasmes humides des gauchistes ?

À vrai dire et pour l’exprimer gentiment : pas vraiment.

Il n’y a en fait rien eu de commun entre les trois groupes qui, s’ils se réclament tous d’une façon ou d’une autre, à demi-mots, par action ou par omission, d’une gauche plus ou moins extrême et en tout cas, franchement anticapitaliste, n’ont apparemment rien eu à se dire lors des défilés. Et les vagues reportages montrant l’un ou l’autre Gilet Jaune embrassant son « frère » syndicaliste dans un cortège n’étaient qu’une simple mise en exergue d’un phénomène qui ne s’est pas franchement reproduit pour le reste de la masse des groupes en présence.

On peut surtout retenir l’agaçant mais très réel bordel incompréhensible qui a régné dans la capitale (et dans les villes de province, dans une moindre mesure). Au final, le discours des syndicats fut inaudible, pendant que celui des Gilets Jaunes, essentiellement désarticulé, se sera fondu aux meuglements pas trop fins des Black-blocs lorsqu’ils cassent.

Bref, on a surtout entendu beaucoup de cris sans thème (ceux qu’on offre pour les deuils – hasard ? je ne crois pas !). Comme prévu, on a pu voir quelques Jaunes récupérés par quelques Rouges, et quelques uns défilant à peu près en même temps que les autres et c’est tout. Au final, la police a chargé essentiellement tout le monde poussant même à l’exfiltration du syndicaliste Ramirez pardon Martinez.

En somme, après une petite trentaine de semaines (!) de manifestations (parfois très violentes), les Giles Jaunes sont toujours là. Leurs revendications initiales (qui étaient, je le rappelle, une baisse des taxes et des impôts) sont complètement passées au second plan au profit de gadgets typiques de l’extrême-gauche (sur le mode « il faut taxer les riches »), avec en point de mire le sort funeste qu’on peut imaginer au pays qui s’obstinera dans cette voie.

Apparemment, le Grand Débat, passé par là, a habilement dégonflé toute crédibilité au mouvement initial, et rendu les agitateurs restants plus embarrassants que pertinents.

Quant aux syndicats, ils ont essentiellement défilé en ordre dispersé (et pas seulement à cause des lacrymogènes), voire pas défilé du tout ; la FSU, la Fédération des syndicats de fonctionnaires, a abandonné la manifestation tandis que FO restait fort discret et que la CFDT n’était même pas présente… Le tout, pour ne représenter, au mieux, que 200.000 manifestants dans la France entière. Si c’est un score notable, il l’est par sa médiocrité.

A-t-on assisté à un premier mai pour rien ?

Pas tout à fait, voyons !

En effet, parallèlement aux manifestations, les exactions de certains de ces agitateurs (jaunes, rouges ou noirs) ont encore provoqué des débordements, des déprédations et, accessoirement, le début d’une petite polémique médiatique : y a-t-il eu invasion de la Pitié-Salpêtrière, oui ou non ?

Pour certains (comme Christophe C. ou Agnès B.), des hordes barbaresques ont envahi l’hôpital pour y semer le chaos et la désolation dans une véritable attaque. Pour d’autres, les manifestants ne se trouvaient dans l’enceinte de l’hôpital que parce qu’ils avaient été repoussés par une charge un peu trop vive de CRS. Le gouvernement, lui, n’y a vu que la horde prête à tout détruire, donnant immédiatement le « la » aux radios et organes de presse du pays dont certains ont rapidement abandonné toute velléité d’indépendance et de prise de recul…

Ceci donne lieu à de croustillants articles sur FranceInfo dont l’exégèse par Libération donne un assez bon aperçu du niveau de pignouferie de presse auquel sont confrontés les Français de façon maintenant routinière, coincés entre différents types de pure propagande ou de choix de photos gentiment orientés.

Pignouferies de presse

Il n’en demeure pas moins que ces débordements auront été l’occasion, comme précédemment, de multiples dommages matériels. Et là, c’est la réjouissance chez certains : toute cette casse, tous ces dommages, c’est autant de vitrines à refaire, d’abribus à reconstruire, de nouvelle voiture à fournir pour ces propriétaires lésés, pardi !

Youpi ! Que Paul Krugman et tous les Keynésiens se trémoussent ensemble ! Voilà une économie qui, à force de vitres cassées, va forcément repartir du Tonnerre de Brest ! Et s’il est parfois dommage de constater qu’il faille, quelque peu, amoindrir la transparence de ces vitres ou la roulabilité de certains véhicules pour obtenir des choses du pouvoir, force est de constater que nos jolies troupes multicolores sont finalement parvenues, au fil des manifestations, à tout obtenir de l’État qui, lui, ne l’a jamais obtenu qu’en ponctionnant tout le monde.

Ainsi, les Rouges, de revendications en grèves et de grèves en exactions diverses, ont obtenu ce climat salarial délétère si spécifique à la France avec son code du travail gigantesque, tentaculaire et paralysant, ses charges sociales délirantes et son industrie mourante. Sans aucun doute, un vrai plus pour l’économie française !

Les Jaunes, de semaine en semaine, ont fini grâce à une violence « savamment dosée », à obtenir du chef de l’État qu’il ouvre sa hotte à malice, pleine de bricolages sociétaux, de cadeaux fiscaux et de taxations rigolotes dont la facture globale, déjà estimée à 17 milliards d’euros, sera évidemment dépassée avec brio. Là encore, on subodore un vrai boos pour l’économie française !

Quant aux Noirs, trop souvent impunis, trop facilement écoutés et tendrement relayés par une presse qui a bien du mal à cacher ses penchants idéologiques anti-capitalistes parfaitement raccord avec eux, ils ont maintenant l’assurance qu’ils seront aux premières loges de ces inévitables mouvements séditieux qui ne manqueront pas d’arriver lorsque les robinets à redistribution commenceront à se tarir (ce qui pourrait arriver plus tôt que prévu, le niveau général d’exaspération de ceux qui payent atteignant bientôt celui des prélèvements obligatoires).

Oui, à bien y réfléchir, ce premier mai ne fut pas un fiasco pour tous. Et pour le pays, il confirme le diagnostic déjà posé : il est foutu.

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Source : http://h16free.com/2019/05/03/63589-un-premier-mai-pour-rien


L’Etat plombier, c’est maintenant

mercredi 1 mai 2019 à 09:00

« Vite et bien » : c’est avec ces termes que l’actuel gouvernement a qualifié les prochaines actions qu’il entend mener pour amener fièrement l’État dans tous les interstices possibles de la société civile et n’en laisser aucun libre.

Et si j’évoquais – quelque peu consterné – l’immixtion récente de la gangrène française dans le petit-déjeuner de nos enfants à l’école, je n’imaginais pas qu’il n’aurait fallu qu’un triplet de jours supplémentaires pour voir un nouveau domaine offert en pâture à l’État, ses administrations et tous les ruminants pétogènes qui gravitent autour et dedans.

Après notre poubelle qui, il y a quelques années, devenait la cible des analyses foireuses et des décisions tout aussi pertinentes du gouvernement (rappelez-vous les humoristiques lois anti-gaspi), après notre frigo et notre cheminée qui subissaient à leur tour les pénibles assiduités de la classe politique, voilà venu le temps de … la salle de bain.

Oui, vous avez bien lu et bien compris : le gouvernement va s’atteler à visiter nos salles de bains par voie de décrets et autres lois illisibles pour enfin la remodeler plus à son goût. C’est ce qu’a indiqué en substance le brave Julien Denormandie, dont la rumeur voudrait avec insistance qu’il soit effectivement l’actuel Ministre du Logement (il semble y avoir un ministre pour tout, depuis le logement jusqu’aux charnières de portes, qui sont des espèces de gonds – je parle des charnières, pas des ministres, suivez un peu).

Pour rendre les choses encore plus croustillantes, il va doter l’opération d’un joli budget : 1 milliard d’euros. C’est comme pour Notre-Dame, mais en version Leroy Merlin et pour seulement 200.000 foyers, histoire d’asperger un nombre ciblé d’électeurs humides.

Cependant, rassurez-vous.

Cette somme, que certains esprits simples et modestes pourraient considérer comme colossale, n’en est pas moins la part congrue d’un montant bien plus important de 9 milliards d’euros dédié tout entier à un audacieux plan d’investissement, pondu par le groupe « Action logement », cette association « loi 1901 » chargée de gérer le fameux « 1% logement » versé de force par les entreprises pour que l’action publique puisse joyeusement dilapider orienter/flécher l’investissement immobilier en France.

L’idée est, comme d’habitude, que la société civile est bien trop bête pour savoir ce qui est bon pour elle, et bien trop molle pour s’atteler à améliorer son propre sort. En vertu de quoi, il va falloir l’aiguillonner dans la bonne direction. Dans ce contexte, quoi de plus éco-compatible qu’adapter les logements « au vieillissement et à la dépendance » en commençant bien sûr par les sanitaires dont tout le monde sait que les Français ne savent pas se servir ?

Et pour bien comprendre pourquoi tout ceci sera tendrement écologique, il suffit de noter que le but consiste à faire changer, dans 200.000 foyers, les baignoires par des douches ! En substance et moyennant une grille de critères qu’on pressent déjà particulièrement pointus et assortis d’un ou deux formulaires Cerfa correctement remplis, 200.000 ménages français (forcément modestes) pourront donc faire modifier leur salle de bain afin d’en remplacer la baignoire par une douche dernier cri (celui du contribuable devant la facture je présume).

Outre l’évidente économie d’eau qu’une douche représente face à une baignoire (mais si, puisqu’on vous le dit !), l’opération sera aussi l’occasion de faire installer des équipements adaptés aux seniors. Eh oui : par un curieux raisonnement, l’État semble se soucier à la fois de l’environnement en nous faisant économiser de l’eau sans économiser ses fonds, tout en choyant les plus âgés dont, pourtant, les coûts de retraite et de santé ne font que croître.

Et ce, alors même que dans la bouche du Ministre des Douches à la place des Baignoires, « le nombre de morts est plus important dans les salles de bain que sur les routes ». On frémit à l’idée qu’il aurait pu proposer, alternativement et avec la même décontraction intellectuelle, de remplacer les salles de bain de nos seniors par des départementales et réduire ainsi leurs risques…

Si les sommes n’étaient pas conséquentes, si tout ceci ne participait pas de l’appauvrissement et de la déresponsabilisation générale des Français, on pourrait en rire.

Mais à bien y regarder, ces histoires de remplacement des baignoires par des douches ressemblent à s’y méprendre à une nouvelle tentative d’organiser une pénurie. Ici, un peu à l’instar des pays du tiers-monde (ou de ceux qui, comme le Venezuela, appliquant soigneusement le socialisme, y retournent « vite et bien »), on tente de pallier les problèmes d’économies d’eau, plutôt que la solution de fond qui consisterait plutôt à rendre l’eau facilement recyclable, en améliorer la collecte, la distribution et le nettoyage.

Et encore une fois, on tente de protéger les Français à leurs frais, plutôt que les laisser s’occuper eux-mêmes de leur sécurité en augmentant leur pouvoir d’achat, en leur diminuant la pression fiscale et les prélèvements obligatoires qui financent des services étatiques toujours plus médiocres.

Bref, on continue à fond de train dans le paradigme de la redistribution. Après des petits pains, du lait et des céréales, l’État redistribue maintenant des cabines de douche. L’étape suivante sera probablement le rationnement, via un « ticket-douche » vendu avec force propagande comme Gaïa-compatible et indispensable à la survie de notre espèce sur cette planète que nous détruisons tous en respirant trop fort…

On notera que ceci s’inscrit après la prime à la conversion pour les chaudières au fioul qui marque elle aussi ce désir obstiné de voir la consommation réduire partout, les économies d’énergie et de ressources entièrement pilotées par la force publique, indispensable pour prendre des décisions éclairées (à la bougie, l’électricité devenant chère), un peu comme si le peuple devait se préparer, autant physiquement que mentalement, à des périodes de vaches maigres…

Finalement, on ne peut qu’admirer la cohérence d’ensemble : en passant des chaudières aux douches, l’État fait maintenant dans la plomberie au plus près de l’électeur. Compte tenu de la médiocrité qui le caractérise, on redoute déjà le moment où il s’occupera de nos WC, « vite et bien ».

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Source : http://h16free.com/2019/05/01/63560-letat-plombier-cest-maintenant


Youpi, un petit-déj et de la propagande gratuits !

lundi 29 avril 2019 à 09:00

Ouf, enfin, il était temps : le gouvernement s’attaque au problème des pauvres petits écoliers qui arrivent le ventre vide à l’école le matin ! Et pour lutter contre ce fléau, il a une solution particulièrement bien étudiée : un petit-déjeuner gratuit, pardi !

Ah, le petit-déjeuner gratuit ! Quel miracle moderne qui permet de rassasier les corps des petits en calmant les esprits des grands et qui résout efficacement le problème posé avec finesse et discernement des enfants mal nourris par leurs parents ! Vite, sortez les trompettes, sonnez hautbois et résonnez musettes, le gouvernement vient de faire un grand pas en avant vers une augmentation du bonheur global de la population française.

Ou presque. Ou presque pas. Ou pas du tout en fait.

Une fois l’effet d’annonce et le petit soupir de contentement moral passés, force est de constater que, pour un petit-déjeuner gratuit, la facture se monte déjà à 6 millions d’euros pour cette année, et qu’elle est déjà annoncée de plus de 12 millions d’euros pour une année pleine (estimation qui ne manquera pas d’être revue à la hausse dès que le contribuable aura le regard tourné le dos penché en avant).

Tout calcul fait, ces 12 millions d’euros représentent, pour les 100.000 écoliers que la mesure entend cibler, un peu moins de 80 centimes par petit-déjeuner servi sur les 162 jours d’école en moyenne en France. Devant ce montant que certains n’hésiteront pas à qualifier charitablement de « modeste » (en comparaison d’un repas de midi à plus de 2.5€), il n’est pas étonnant que certains élus n’y voient qu’un coup de pure communication.

Mais à ces considérations purement économiques – qu’il est malgré tout nécessaire de rappeler tant il semble acquis pour trop d’élus et de Français que l’argent public semble tomber du ciel – on doit ajouter d’autres considérations plus pragmatiques sur la mise en place d’un tel système.

Avant tout, passons sur les inévitables petits couinements de certains élus qui regrettent la mise en place de cette proposition au motif qu’on ferait mieux de favoriser des cantines sans plastique, bio, éco-conscientes et probablement syntonisées avec Gaïa ; manifestement, il semble plus important pour ceux-là de n’avoir rien à manger plutôt que quelque chose qui aurait touché de vilains pesticides ou du méchant plastique. Chacun ses priorités.

Et lorsqu’on conserve à l’esprit l’aspect purement accessoire de l’emballage, le contenant pose tout de même quelques questions.

Tout d’abord, on ne peut s’empêcher de noter que les recommandations de l’État en matière alimentaire se sont pour le moment surtout traduites par une explosion de l’obésité, du diabète et des maladies cardio-vasculaires. La présence massive de sucre dans notre alimentation n’y est absolument pas étrangère et, pour les petits-déjeuners « gratuits », la règle est conservée : jus de fruits (eau et sucre), pain ou biscottes (sucre), céréales (sucre), salades de fruits (sucre), chocolat (encore du sucre) et des gâteaux (surprise, du sucre), entourés de produits laitiers et parfois de fruits secs (enfin quelques sources de matières grasses) ainsi qu’éventuellement des œufs (enfin des protéines) et … des tranches de jambon (ce qui se passera très bien dans certains quartiers émotifs, n’en doutons pas).

Outre l’indéniable parfum de ces années 50 qui voyaient Pierre-Mendès France écouler la production de lait et – surprise – de sucre auprès des écoliers français (dans ce cas, pour lutter contre la consommation de vin par les jeunes), on ne peut s’empêcher de noter que le petit-déjeuner proposé, bien trop chargé en glucides, n’apportera certainement pas que des bienfaits aux enfants qui le consommeront.

Mais à la limite, ventre affamé n’ayant pas d’oreilles, si la mesure permet de remplir des ventres effectivement vides et qui réclament, pourquoi pas…

Sauf que là encore, des objections légitimes s’imposent : cibler les enfants qui mériteront ce repas « gratuit » promet d’être plaisant et simple. Il semble évident que personne n’ira réclamer de repas « gratuit » là où il ne le mérite pas. Le phénomène de passager clandestin sera forcément négligeable. Forcément.

Quant à ceux qui ont, malgré ce ciblage, déjà mangé, devront-ils tout de même consommer à nouveau (au risque de surconsommer) ou favorisera-t-on le gaspillage ? La dérive évidente sera que, tout calcul économique fait, les parents concernés finiront par envoyer leurs enfants le ventre vide à l’école, certains que Maman-État s’occupera de le remplir sans frais pour eux.

Mais au-delà de ces considérations sanitaires et économiques, peut-on réellement se réjouir de cette philosophie qui pousse les enfants toujours plus dans les bras de l’État ? Comment ne pas voir l’intrusion aussi décontractée qu’extensive du domaine de l’État dans la vie de famille, son ingérence systématique entre l’enfant et ses parents ?

Cette mesure de petit-déjeuner gratuit, alors que l’État n’a pas cessé d’étendre ses prérogatives sur la façon dont on instruit, éduque, élève ou forme nos enfants, cette mesure de petit-déjeuner gratuit est une avancée supplémentaire dans la préparation de petits citoyens modèles chère aux constructivistes et autres socialistes friands d’Hommes Nouveaux totalement déconnectés de tout substrat et toute influence familiales.

Ainsi, au lieu de se cantonner à apprendre à lire, écrire et compter et donner quelques bases saines de culture générale et commune aux enfants qui lui sont confiés, l’État s’est attelé à leur fournir des explications toutes faites pour le réchauffement climatique, la décroissance, l’écologie, le vivre-ensemble et toute la brassée de fadaises vitaminées classées parmi les luttes contre les méchants « ismes » (au sein desquelles le communisme est rigoureusement absent, au passage), au point qu’on en vient maintenant à s’approprier leur régime alimentaire.

Très concrètement, le curseur entre l’apport familial et celui de l’école, qui devrait dans toute société un minimum raisonnable se placer au pire au milieu, au mieux nettement du côté des parents (seuls aptes à savoir vraiment ce qui est bon pour leurs enfants) favorise maintenant de plus en plus l’État au détriment de plus en plus vif des choix personnels des parents (1 et 2, même combat).

Dans ce cadre, les enfants ne servent plus que de réceptacles à cette propagande débridée, ce qui est finalement d’autant plus commode qu’ils seront les futurs citoyens. Et typiquement, tout travail en amont évitera le pénible travail en aval pour leur expliquer comment bien voter, qui il faudra moquer, poursuivre ou pourchasser, qui pourra être désigné coupable et qui sera facilement victime.

Au-delà de l’aspect économique de ces petits-déjeuners tout sauf gratuits, au delà de l’aspect alimentaire de ces petits-déjeuners tout sauf sains, il faut comprendre que ces petits-déjeuners sont une nouvelle façon de déresponsabiliser les parents et un nouveau renoncement des familles pour leur progéniture.

À chacune des décisions de ce genre, ce pays choisit ses abdications, ses forfaitures et ses lâches abandons. C’est aussi pour ça qu’il est foutu.


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Source : http://h16free.com/2019/04/29/63539-youpi-un-petit-dej-et-de-la-propagande-gratuits