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Les palpitantes aventures des chambres de bonne parisiennes

vendredi 4 décembre 2015 à 09:00

Les politiciens sont des êtres merveilleux qui, à l’instar des leprechauns, des korrigans et des farfadets, bousillent toutes vos solutions en y apportant un problème inventif et rapidement inextricable. Les exemples abondent, mais je vous propose aujourd’hui de regarder l’immobilier.

parcours institutionnel - étape finaleIci, je pourrais bien sûr m’étaler sur les aventures rocambolesques de la Loi ALUR, malencontreuse production législative d’une Cécile Duflot au top de sa méforme et qui fut l’occasion d’illustrer de façon légendaire le parcours institutionnel moyen dans notre beau pays. On sait maintenant tous, après quelques mois de pratique, les effets tout simplement catastrophiques que l’entrée en vigueur même progressive de cette loi aura provoqué sur l’immobilier français (et l’environnement forestier, la charge de papiers administratifs divers liés à la cession immobilière ayant explosé).

Cependant, c’est d’un autre (nouveau) rebondissement dans ce domaine que je voudrais évoquer le temps d’un billet. Pour cela, je vous invite à revenir un peu dans le temps, dans ces années bénies où la France allait si bien et où la majorité d’alors, intelligente et pragmatique, faisait passer des lois bien conçues et drôlement pratiques, et plus précisément en 2002, cette année qui vit un président pourtant parfaitement incompétent se faire réélire avec un score de république bananière grâce à l’élimination du candidat socialiste bien trop falot par le patron du Front National d’alors. Et au début de cette année pendant laquelle la France découvrait l’euro, le gouvernement, toujours aussi finaud, faisait joyeusement passer le décret d’application de la Loi SRU dont les effets, plus de 10 ans après, se font encore douloureusement sentir.

Cette loi, rappelez-vous, pose la notion d’habitat décent. On le sait : l’État sait mieux que vous ce qui est décent ou non, et il peut donc, à loisir, le définir et l’imposer à tous. Et le décret d’application de la Loi SRU du 30 janvier 2002 fut justement l’occasion de bien préciser tout cela en imposant notamment que la surface de ce logement ne soit pas inférieure à 9m², et que son volume ne puisse être en dessous de 20m³.

Immédiatement, les chambres de bonne, typiques des grandes villes françaises à commencer par Paris, deviennent insalubres de jure, parce que, parce que, parce que bon et puis c’est tout. Ceci n’est évidemment pas sans conséquence : outre l’immédiate indisponibilité de toutes ces chambres de bonne ce qui accroît un tantinet les petites tensions sur le marché de l’immobilier locatif, notamment à Paris, la perte subite de revenus liés à ces chambres de bonne n’incitent pas des masses les propriétaires, capitalistes veules à l’ultralibéralisme chevillé au corps, à les entretenir. Rapidement, ces ex-logements se dégradent.

Le problème de la lutte contre les méchants propriétaires qui louent des logements trop petits, finement géré par l’État, se transforme en une nouvelle lutte contre les méchants propriétaires qui ne louent pas, donc ne rentrent pas dans leur frais, donc n’entretiennent pas. Rassurez-vous, l’État a des solutions pleins les bottes.

À Paris, la force publique, très maligne, crée donc la SIEMP (Société immobilière d’économie mixte de la Ville de Paris) qui se verra chargée de l’éradication de l’habitat indigne, vilain et cracra. La convention publique d’aménagement, conclue en 2002 avec cette SIEMP, s’achevant fin 2010, une société publique locale d’aménagement, la Société de Requalification des Quartiers Anciens (Soreqa), est créée dans la foulée en mai 2010. L’immobilier parisien continue donc de nager dans le bonheur car, comme l’explique alors Céline Brodovitch, sa nouvelle directrice, « L’enjeu est d’assurer la relève et de poursuivre le travail de résorption de l’insalubrité accompli depuis huit ans par la Ville de Paris ». Et en avant, ♪♬ fiers administrateurs de la Soreqa, ♩ en avant tagada sur vos petits poneys tagada ♪♬ de la résorption de l’insalubrité tsoin-tsoin ♩♩ !

putin_cat

Cette Soreqa, dont la notoriété et le succès immense ne sont plus à discuter, se charge donc depuis 2011 de claquer les thunes du contribuable de lutter contre cette insalubrité, et utilise pour cela toutes les armes légales à sa disposition. Fini de rire, les méchants propriétaires vont trinquer : en effet, la société publique locale d’aménagement foncier (SPLAf !), outre les préemptions et les expropriations (splaf dans le nez), n’hésite pas à user de la gestion intercalaire (splaf dans les dents) et peut même se lancer, sans sourciller, dans des chantiers divers et variés (c’est dit ici) répondant à des stratégies de la ville de Paris (splaf dans le portefeuille), car, oui oui, la ville de Paris, contrairement à ce que toutes les observations laissent croire, a bel et bien une stratégie concernant l’habitation, le logement, la salubrité et la festivité des quais par temps estivaux.

En parallèle et de façon totalement fortuite (parce qu’en Socialie, le hasard fait tout simplement assez bien les choses), l’article 87 de la loi Macron récemment votée modifie quelque peu le droit de préemption. C’est fort pratique puisque, comme je l’avais montré dans un précédent article, cette modification permet de donner de nouvelles facilités d’action de la force publique en matière de préemption en donnant notamment la possibilité à cette dernière de déléguer ses actions sur le terrain à des sociétés d’économie mixte qui ont alors de bonnes latitudes pour agir prestement.

Youpi. Bien sûr, pendant ce temps et du côté des petits logements parisiens, tout se déroule comme prévu. Les chambres de bonne redeviennent salubres et…

soyons vigilants lol dog

Ah tiens non, ça ne marche toujours pas, il y a toujours autant de chambres de bonne inoccupées. Mais qu’à cela ne tienne : moyennant une belle impulsion politique, la ville de Paris va pouvoir lancer une nouvelle stratégie qui permettra de les remettre rapidement sur le marché, ce qui se traduit par un joli petit site web. Pour être précis (parce que les termes sont importants), les chambres de bonne inoccupées sont « un vivier de logements dont la Ville va s’emparer ». Pour situer, rappelons que les synonymes de « s’emparer » sont entre autres : approprier, attraper, capter, confisquer, dérober, faucher, intercepter, prélever, saisir ou soustraire. Réjouissant, non ?

Et comme « une étude de l’Atelier Parisien d’Urbanisme (l’APUR) l’indique dans une étude » (sic), ce sont plus d’un million de mètres carrés qui dorment dans ce vivier de logements exigus mais inexploités, et, en plus, plus de la moitié « dans des arrondissements déficitaires en logement social », donc méchants. Ces chiffres sont bien sûr tout à fait crédibles.

Tous ces logements, toute cette place, toutes ces opportunités de s’immiscer dans la propriété privée des autres, d’imposer du logement social aux communes et aux propriétaires déviants, ce serait vraiment dommage de passer à côté. Il faut agir, et ça tombe bien : la loi le permet aux autorités publiques. Et comme en Socialie, le hasard fait franchement assez bien les choses, on va confier à la Soreqa la réalisation d’une étude d’ingénierie sur le sujet.

Je résume.

Grâce à la loi, des logements qui remplissaient une fonction, modeste mais bien précise, sont déclarés impropres à la location. Ces logements, devenus indisponibles, provoquent des tensions sur le marché de l’immobilier, et deviennent plus ou moins insalubres. Grâce à la loi, la préemption par la force publique est privatisée. Grâce à la loi, une société d’économie mixte va pouvoir s’occuper de recenser ces biens, probablement de les préempter (le moment venu) et de les louer pour combler le vide de leur disparition.

C’est beau.

socialisme magique

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Source : http://h16free.com/2015/12/04/42954-les-palpitantes-aventures-des-chambres-de-bonne-parisiennes


Les Papys Bingo font de la résistance

jeudi 3 décembre 2015 à 13:00

J’en ai parlé plusieurs fois : l’État n’aime absolument pas la concurrence et alors que certains loto-bingos régulièrement organisés par les douanes ne souffrent d’aucun empêchement, il en va tout différemment pour ceux d’associations locales dont les présidents sont systématiquement traînés en justice, condamnés et ruinés par ces mêmes douanes, le fisc et tout ce que la République compte de preux chevaliers du vivrensemble.

On se souviendra des histoires d’Annie, 62 ans, qui fut arrêtée pour ses bingos échevelés à l’instar d’une trafiquante internationale de schnouffe, par des autorités bien trop heureuses de lui tomber dessus plutôt que sur les bandes organisées de Marseille ou Grenoble, ou encore la tragique aventure de Yvette, une « Mamie-Loto » qui fut ruinée parce que non encartée, elle était bien plus facile à choper qu’un Guérini ou une Andrieux.

On trouve malheureusement de plus en plus de cas similaires.

Cette fois-ci, cependant, les accusés font de la résistance : c’est ainsi qu’Henri Diez-Pomares et André Baudet, 84 et 75 ans, ont annoncé le lancement ce jeudi d’une campagne sur la plateforme WeJustice.com visant à réunir des fonds pour payer leurs frais de justice. Ils souhaitent faire valoir leur droit après le rejet de leur pourvoi par la Cour de cassation le 20 mai dernier. Les deux infâmes bandits ont aidé – sans en tirer de bénéfices – des dizaines d’associations de village à organiser des soirées de loto, ce qui est ignoble quand on y réfléchit deux secondes : tout ce vivrensemble non déclaré, non taxé, non autorisé, c’est une honte. Sans vergogne, ils fournissaient la salle, le matériel, l’animateur et surtout leur savoir faire, ce qui, au pays de l’incompétence érigée en loi, est insupportable. Bien évidemment, ni Henri ni André n’ont perçu les recettes de ces lotos et se contentaient de prélever une cotisation aux associations de village pour couvrir leurs frais et laissaient les associations de village gérer elles-mêmes la caisse des lotos.

Ce qui n’a pas empêché l’administration de réclamer son dû, calculé sur une base totalement arbitraire, et à la Justice de la suivre. L’État a besoin d’argent et les retraités sont nombreux, sans doute. Selon leur avocat,

“Les taxes sur les jeux doivent être calculées sur la base des recettes de ceux qui les encaissent. Or, Henri et André n’ont jamais perçu les recettes des lotos de village qu’ils aidaient à organiser. C’étaient les associations villageoises qui touchaient les recettes et les utilisaient pour acheter des lots. Les douanes le savaient mais elles l’ont volontairement ignoré.”

Les douanes seraient la mauvaise foi ? Oh. Comme ce serait surprenant !

Malgré tout, Henri et André souhaitent déposer une plainte au pénal contre ces dernières, puisque selon eux, ces services se sont rendus coupables de concussion (le fait, pour une personne dépositaire de l’autorité publique de percevoir une somme qu’elle sait ne pas être due ou excéder ce qui est dû). Compte-tenu du nombre de cas fréquents dans ce pays, cette action représente aussi un espoir pour la centaine d’autres organisateurs bénévoles également condamnés.

En définitive, une campagne de crowdfunding souhaite réunir la somme de 4.000€.

Je vous encourage à faire connaitre leur initiative, ne serait-ce que pour poser la question de l’accès au droit des contribuables lambda, loin de tout politicien introduit et du milieu médiatique parisien, dans ces situations où les rapports de forces sont si évidemment déséquilibrés.

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Source : http://h16free.com/2015/12/03/43015-les-papys-bingo-font-de-la-resistance


Écologie positive – Les bonnes ondes

jeudi 3 décembre 2015 à 09:00

Par Nathalie MP et h16

Si le terroriste, l’inspecteur du fisc ou l’homme politique qui « vient aider » déclenchent très logiquement la terreur chez l’homme de la rue normalement constitué, le progrès technique peut parfois lui aussi instiller la peur lorsqu’il s’appuie sur des connaissances et des pratiques scientifiques inédites, sophistiquées et mal connues.

On l’a vu jadis, au milieu du XIXème siècle, lorsque le chemin de fer était taxé de « bête humaine » crachante et mugissante. Soupçonné de provoquer des fluxions de poitrine, la tuberculose, le décollement de la rétine ou l’épilepsie, le train fut longtemps accusé des pires maux (l’astronome François Arago s’était même ridiculisé à son sujet). En 2015, le chemin de fer est toujours là, et sa vitesse, sans cesse croissante à l’exception des jours de grève, n’a pas provoqué les délires sanitaires qu’on lui prédisait.

De nos jours, on le voit avec les OGM malgré leurs applications extrêmement positives pour la santé et l’environnement. Et on constate le même schéma avec les ondes émises par tous les appareillages électromagnétiques et tous les systèmes sans-fil, qui sont rapidement devenus des objets courants de notre vie quotidienne (radars, téléviseurs, antennes relais, téléphones portables, bracelet électronique pour peine aménagée, fours à micro-ondes, plaques de cuisson à induction, wifi, bluetooth, ampoules à basse consommation, ceintures d’explosifs, le nouveau compteur intelligent Linky d’ERDF, etc…), à cette différence près que des symptômes pathologiques existent réellement.

Des technologies nouvelles et certainement mal maîtrisées puisque nouvelles, du mammifère mou, humide et gentil plongé dans des bains incessants d’ondes multiples, des symptômes étranges et nombreux ? Tout est rassemblé pour qu’immédiatement, une question se pose : ces manifestations ne seraient-elles pas la conséquence directe d’une exposition aux ondes ?

Cette question de l’hypersensibilité électromagnétique (HSEM) se pose avec d’autant plus d’insistance que ses symptômes sont tout de même partagés par beaucoup d’autres maladies, et qu’ils affectent finalement peu de monde par rapport à la population exposée (puisqu’on parle, après tout, de milliards d’individus sur toute la planète). Et au passage, n’oublions pas de noter qu’elle comporte un intéressant volet financier puisque si dommage il y a, indemnisation il devra y avoir aussi.

wificat.jpgPour répondre à cette question, tournons-nous rapidement vers la littérature. Ça tombe bien, il y en a ! Pléthore même. Son seul souci est que, sur les trente dernières années par exemple, son appréciation des ondes électromagnétiques a fortement varié. C’est ainsi qu’on trouve des entrelacs chronologiques assez comiques de thèses fermement favorables et d’argumentations résolument opposées.

En 1985, le livre The Body Electric, co-écrit par un médecin américain, chantait les bienfaits des ondes pour notre corps et insistait sur leur rôle réparateur. Youpi, donc. Puis en 1989, changement de pied : dans The Currents of Life, l’auteur Paul Brodeur dénonce le rôle néfaste des ondes sur notre santé. Heureusement, autour des années 2000, les thérapies à base d’ondes électromagnétiques reviennent en grâce avec des ouvrages tels que Magnetic Healing ou Magnet Therapy Illustrated. La gigue joyeuse ne durera pas puisqu’en 2007, les ondes sont à nouveau néfastes et on doit s’en protéger (Electromagnetic Fields). Pour contrebalancer cette triste révélation, 2014 amène un vibrant témoignage sur ces « ondes qui m’ont sauvé la vie ». Rassurez-vous : après cette déferlante d’optimisme, un médecin remet les pendules à l’heure avec un ouvrage qui incrimine la pollution électromagnétique dans les causes de la sclérose en plaque, maladie qui reste cependant « très mystérieuse » pour la grande majorité du corps médical.

Et comme c’est vraiment très simple, peut-être ferions-nous mieux de nous tourner vers l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ? Ca tombe encore très bien, elle a justement des choses à dire au sujet de l’HSEM :

La HSEM est caractérisée par divers symptômes que les individus touchés attribuent à l’exposition aux champs électro- magnétiques. Parmi les symptômes les plus fréquemment présentés, on peut mentionner des symptômes dermatologiques (rougeurs, picotements et sensations de brûlure), des symptômes neurasthéniques et végétatifs (fatigue, lassitude, difficultés de concentration, étourdissements, nausées, palpitations cardiaques et troubles digestifs). Cet ensemble de symptômes ne fait partie d’aucun syndrome reconnu.

On ne pourra pas accuser l’OMS d’y aller à l’emporte-pièce tant l’organisation fait preuve de prudence, jusqu’à laisser l’attribution des symptômes à l’exposition électromagnétique aux individus qui s’en plaignent. Quant à la prévalence, l’OMS signale la grande variabilité des estimations tant dans la population générale qu’au titre géographique et ne retient qu’un taux de quelques individus pour un million. Surprise : les associations militant pour une reconnaissance médicale de la HSEM aboutissent à des chiffres plus élevés. Enfin, l’OMS fait part de tests menés en double aveugle sur des personnes se plaignant de HSEM. Ses conclusions sont sans ambiguïté : ces symptômes ne sont pas corrélés avec l’exposition aux champs électro-magnétiques. Le rapport ajoute même que ces symptômes pourraient provenir de facteurs environnementaux sans rapport avec les champs électro-magnétiques :

par exemple des papillotements provenant de lampes à fluorescence, des reflets et autres problèmes visuels associés aux écrans de visualisation, ainsi qu’une mauvaise conception ergonomique des stations de travail informatisées. D’autres facteurs, comme la mauvaise qualité de l’air des locaux ou le stress dans l’environnement de travail ou de vie, peuvent jouer un rôle.

Pour l’OMS, oui, les symptômes sont réels, mais « il n’existe ni critères diagnostiques clairs pour ce problème sanitaire, ni base scientifique permettant de relier les symptômes de la HSEM à une exposition aux champs électro-magnétiques. En outre, la HSEM ne constitue pas un diagnostic médical ». L’organisation recommande d’ailleurs aux gouvernements de fournir une information ciblée sur la question incluant « une déclaration claire spécifiant qu’il n’existe actuellement aucune base scientifique permettant d’établir une relation entre HSEM et exposition aux champs électro-magnétiques. »

Enfin, concernant plus spécialement les téléphones portables (d’ailleurs très prudemment classés par le Centre international de Recherche sur le Cancer dans la catégorie des cancérogènes possibles – au même titre que le café ou le diesel), l’OMS indique (octobre 2014) qu’un grand nombre d’études ont été menées depuis vingt ans et qu’à ce jour, il n’a jamais été établi que le téléphone portable puisse être à l’origine d’un effet nocif pour la santé. 

Flûte et zut, le brouillard s’épaissit : des gens sont malades, ils accusent les ondes mais les études en double-aveugle et la science bêtement moderne ne trouvent aucun lien de rien du tout.

C’est donc forcément qu’on nous cache quelque chose ! Heureusement, des associations lucratives sans but militantes, Robin des Toits en tête, armées du merveilleux Principe de précaution constitutionnel (depuis 2005), s’empressent de faire pression sans aucune base scientifique pour s’opposer a priori à tout développement technologique. Pour elles, aucun doute : toutes ces ondes, symptômes ou pas, ont le visage de la finance (celle des grands opérateurs de téléphonie mobile, capitalistes apatrides, rôtisseurs de chatons à coups de pylônes de téléphonie mobile).

Et à force, ça marche : un premier cas de HSEM a été reconnu cet été par le Tribunal du contentieux de l’incapacité de Toulouse. La plaignante, Marine Richard, auto-désignée « réfugiée environnementale » dans les montagnes de l’Ariège, est membre de plusieurs associations de défense des personnes électro-sensibles et milite pour l’instauration de zones blanches, libres de toute couverture de téléphonie ou de télévision. Elle a obtenu de la justice une allocation pour adulte handicapé pour trois ans, éventuellement renouvelable, assortie d’une aide technique et une aide pour l’aménagement de son logement.

wifi at the max - demotivator

Pour une pathologie qui n’est reconnue officiellement nulle part, c’est une belle performance, et le jugement, dans la façon dont il est présenté au public, n’est pas sans soulever quelques questions. Ainsi, avec l’aplomb que seuls les cuistres peuvent se permettre, le tribunal déclare que la plaignante souffre du syndrome d’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques dont « la description des signes cliniques est irréfutable », alors même que (nous l’avons vu), pour l’OMS, la HSEM ne constitue pas un diagnostic médical. Quant à l’expert médical, il avoue benoîtement que pour lui, même si tout ça est sans lien avec les ondes, la prise en charge et l’indemnisation s’imposent (et comme ce n’est pas lui qui paye, ça tombe encore mieux) :

J’ai bien conscience qu’il n’y a pas de consensus scientifique sur la question. Ma position, ça a été de ne pas trancher, ni dans un sens ni dans l’autre. Car à l’heure actuelle, il n’y a pas de données acquises, avérées. Mais le handicap dont souffre Marine Richard ne peut pas être nié. Et quand bien même il serait psychiatrique – ce que je ne crois pas – il s’agit toujours d’un handicap qui, de fait, mérite d’être pris en charge.

Pas psychiatrique, ni même un tantinet psychosomatique ? Ce n’est pas l’avis de tout le corps médical. Tout d’abord, les personnes souffrantes « sont rarement capables de déterminer quand elles sont effectivement exposées à de telles ondes, et quand elles ne le sont pas. » C’est ballot. D’autre part, l’Académie nationale de médecine a mis en avant l’effet nocebo dans les troubles HSEM et rappelle :

Aucune étude ne montre que l’électrohypersensibilité est due aux ondes magnétiques (…) Les études réalisées suggèrent un effet nocebo et des facteurs neuro-psychiques individuels.

Et la même Académie de souligner dans la foulée l’importance de la forte médiatisation de ces procédures légales, qui accroissent les déclarations de maladies, en s’étonnant que des fonds publics soient utilisés dans l’achat de dispositifs anti-ondes avec pour seul effet d’encourager « une croyance dans la réalité de l’effet des ondes sur l’organisme » et craint que :

le battage médiatique mené autour d’une décision administrative isolée, scientifiquement infondée et médicalement contre-productive, n’accentue encore les troubles de ces personnes et ne suscite la survenue d’autres cas.

Bien évidemment, Robin des Toits salue en revanche ce jugement comme une grande victoire et espère qu’il fera jurisprudence. « Souvent la justice est plus humaine que les politiques, qui protègent les industriels » a déclaré son représentant au journal Le Monde, montrant que la lutte anti-capitaliste peut faire feu de tout bois, même si l’assurance maladie a fait appel de ce jugement.

Conclusion

wont somebody please think of the children« Et les ondes ? Que faut-il en penser ? Faut-il s’en protéger ? Faut-il éloigner les téléviseurs et les portables ? Que dit la recherche médicale ? Avez-vous pensé aux enfants ? »

dr house ondes homeopathieEh bien en réalité, les symptômes invoqués existent bien, mais sont renforcés et amplifiés par effet nocebo à mesure que s’installe la « croyance » (terme de l’Académie de médecine) dans la réalité des effets négatifs des ondes sur l’organisme… et, plus pragmatiquement, à mesure que s’accroît la probabilité d’obtenir une réparation financière publique. Et une fois de plus, des associations auto-proclamées de « défense » des personnes ou des consommateurs poursuivent des objectifs idéologiques de refus du progrès à propos desquels elles ne s’embarrassent d’aucune considération pour les résultats scientifiques. Dans leur démarche, loin d’apporter un soulagement aux personnes en souffrance, elles contribuent à augmenter leur mal-être en ne proposant que des solutions (indemnisations, zones blanches) sans aucun rapport avec les véritables causes qui devraient pourtant faire l’objet d’études et de soins adéquats.

Reste une très bonne nouvelle : aucune étude n’a démontré que ces champs électro-magnétiques affectaient notre santé, ni venant de l’OMS, organisme des Nations unies consacré à la santé publique, ni venant de nos instances nationales, à commencer par l’Académie nationale de médecine.

Et quelque part, c’est le principal.

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Source : http://h16free.com/2015/12/03/42958-ecologie-positive-les-bonnes-ondes


Relevons le point d’indice de l’occupant intérieur

mercredi 2 décembre 2015 à 09:00

Dans un précédent billet, je notais les actions régulières de l’actuelle administration contre les citoyens et contribuables français, à leur détriment et pour un bien-être collectif impossible à trouver, et je faisais la comparaison entre cette administration et une force d’occupation intérieure. Cette comparaison pouvait paraître hardie. Chaque jour qui passe montre pourtant qu’elle n’est guère exagérée.

J’en veux pour preuve la revalorisation du point d’indice de la fonction publique.

On apprend en effet, dans un récent article du Figaro, que Marylise Lebranchu, l’actuelle et très discrète ministre de la Fonction publique, a laissé entendre qu’il serait question lors des prochaines négociations avec les syndicats prévues en février 2016 de « revaloriser le point d’indice des agents de la fonction publique », gelé depuis plus de cinq ans. Dans le langage du commun des mortels, il ne s’agit ni plus ni moins que de mettre sur la table l’augmentation des salaires des fonctionnaires, et donc, par voie de conséquence, d’alourdir encore un peu la masse salariale de l’État, probablement parce que c’est le moment ou jamais.

Et c’est d’autant plus le moment que des élections approchent. Impossible en effet de ne pas remarquer que la saillie optimiste de Lebranchu intervient alors que la France rentre dans une période électorale, jusqu’ici particulièrement bousculée par la survenue d’attentats qui auront commodément rassemblé les Français autour du chef de l’État jusqu’alors minuscule dans les sondages d’opinion. Dans ce cadre, l’opportunité de prévenir qu’une revalorisation est à l’ordre du jour ressemble encore un peu trop à une de ces petites manœuvres politico-politiciennes même pas à moitié putassière dont le pouvoir actuel est un habitué.

Il n’en reste pas moins que cette revalorisation laisse perplexe.

Car si, pour être honnête, le salaire moyen dans la fonction publique territoriale n’est pas franchement folichon, il reste néanmoins décent ; il est même tout ce qu’il y a de plus correct ailleurs (fonction publique hospitalière et celle d’État) et en tout cas notablement supérieur à celui qu’on observe dans le privé, vous savez, ces salariés qui justement payent par leur travail la masse salariale de ces différentes fonctions publiques.

salaires privé public

Elle laisse aussi perplexe dans ses effets évidents sur un budget particulièrement stressé actuellement, une augmentation de 1% de ce point d’indice grevant le budget du seul État de 1,5 milliard d’euros par an, à un moment où des dires même de son président, il va guerroyant contre une hydre vicieuse, multiforme et passablement éloignée du territoire… et donc fort coûteuse.

Au passage, on ne pourra s’empêcher de noter l’obséquiosité des médias qui relatent les tergiversations gouvernementales autour de ce point d’indice, lorsque, sirupeux, ils soulignent que « l’actuelle majorité s’était montrée assez rigoureuse dans la gestion de la fonction publique », ayant fermement gelé ce point d’indice depuis des années.

Oh oui, c’est gentiment exact, l’État a su se tenir calme à ce niveau, sentant probablement de près le vent des boulets lancés par les institutions financières et la Commission Européenne, affolées de voir les déficits se creuser et les réformes continuer à ne ressembler à rien.

Mais il aurait été judicieux, pour contrebalancer un tantinet cette observation, de rappeler qu’en revanche, l’État n’a jamais réussi à se montrer particulièrement économe lorsqu’il s’agit d’embauches qui ont continué, vaille que vaille. En 2013, ces embauches avaient même progressé à un rythme cinq fois supérieur à 2012, et si ce rythme s’est heureusement ralenti depuis, il n’est toujours pas négatif. Autrement dit : l’État continue encore et encore de grossir.

Dans cette optique, Lebranchu propose donc simplement de passer le turbo : non seulement, embauches aidant, l’État grossira en nombre d’agents, mais il grossira aussi en masse salariale par revalorisation de ce point d’indice.

lebranchu - élections et sprinklers à pognon

C’est génial, d’autant qu’à bien y réfléchir, rien, absolument rien ne justifie vraiment cet état de fait.

Outre un poids affolant de la richesse nationale dévolue à ces administrations maintenant pléthoriques, obèses et exorbitantes, les performances comparées avec les autres pays de l’OCDE et de l’Union Européenne ne sont vraiment pas à l’avantage français : pour la Cour des comptes comme pour les observateurs extérieurs, qu’ils soient officiels, publics ou privés, les services rendus ne sont plus depuis longtemps à la hauteur du prix payé par le contribuable.

Mieux : on doit se souvenir d’un autre temps, vraiment très éloigné, dans les années 80 ou 90, où cette fonction publique occupait nettement moins d’agents et où, pourtant, la population française n’a pas spécialement souffert d’un manque cruel. On doit aussi noter que si cette population a augmenté, c’est avec un rythme inférieur à celui de sa fonction publique qui semble devenue indispensable pour faire tenir le pays.

D’années en années, on a donc favorisé le fonctionnariat à tel point qu’il occupe une place énorme dans le paysage français, et qu’il est devenu indéboulonnable, le problème venant du fait que la France a plutôt besoin de patrons, d’entrepreneurs et d’entreprises, les ronds-de-cuir ne manquant vraiment pas.

Dès lors, comment s’étonner du nombre croissant de chômeurs alors que chaque fonctionnaire supplémentaire, chaque hausse de son salaire entraînent mécaniquement une ponction supérieure sur ceux qui ne sont pas dans la fonction publique ? Comment s’étonner d’un chômage croissant alors qu’on fait absolument tout pour faire croître les postes de dépenses et à peu près rien pour faire croître les créations de richesses pour y abonder ?

Non seulement, les déclarations de Lebranchu sont économiquement stupides, mais elles sont politiquement révoltantes alors que le pays s’enfonce dans la dette, le déficit budgétaire et un marasme économique dramatique. Elles sont de surcroît méprisantes pour les efforts, bien réels et bien palpables, que font actuellement les salariés du privé, les artisans, les commerçants, les professions libérales et tous ceux qui n’ont pas eu d’augmentation de salaire ces dernières années, à cause d’une situation économique défavorable. Pour ceux-là, pas de point d’indice, pas de décret ni de négociation possible puisque seul le marché décide, et actuellement, ce n’est pas spécialement folichon.

Cet appel du pied à une caste bien précise montre un manque assez consternant de considération pour l’autre caste, celle qui paye pour ces fastes, voire un certain mépris, comme on pouvait le lire sous la plume du candidat Hollande en 2012 :

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Et effectivement : après trois ans et demi de quinquennat, l’arrogance et la suffisance de Hollande l’ont soigneusement tenu à l’écart de toute leçon, avec le résultat qu’on peut constater.

En réalité, quand Lebranchu envisage de remonter le point d’indice, c’est bien l’appareil d’État qui parle à l’appareil d’État. C’est le colonisateur qui parle aux colons, et qui explique doctement que les colonisés peuvent bien faire un effort, après tout, puisque cela fait plusieurs années que les colons n’ont pas eu de petit coup de pouce (quand bien même leur nombre grandit, car ça, on s’en fiche).

Quant aux colonisés, on ne leur demande pas leur avis. Ou plutôt si, de temps en temps, mais comme ils sont maintenant moins nombreux que les colons, leurs affidés et ceux qui n’ont pas voix au chapitre, cela revient au même.

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Source : http://h16free.com/2015/12/02/42883-relevons-le-point-dindice-de-loccupant-interieur


France, décembre 2015 : une situation catastrophique

mardi 1 décembre 2015 à 09:00

Même si notre président fait à peu près tout pour faire durer la stupeur des Français suite aux attentats du 13 novembre, la gravité de la situation économique commence malgré tout à percoler doucement dans les esprits. Il faut dire qu’encore une fois, les derniers chiffres du chômage sont particulièrement mauvais…

Et c’est avec des circonlocutions alambiquées que l’actuelle ministre du Chômage, Myriam El Khomri, a annoncé les dernières statistiques. Les chiffres venant bousculer avec une certaine vigueur tous les précédents records, on comprend qu’aussi à l’aise avec son maroquin qu’un poisson avec une bicyclette, la pauvrette ait déployé des trésors d’inventivité linguistique pour trouver matière à tempérer niaisement les statistiques en choisissant d’en appeler à la prudence.

el khomrigoleMalheureusement, cette prudence sera cependant délicate à faire valoir lorsqu’on commence à éplucher les données fournies par le ministère : 42.000 nouveaux demandeurs d’emploi, ce n’est pas franchement réjouissant.

Et même avec la plus grande des prudences, force est de constater que ce chiffre représente bien une quantité affolante de nouveaux chômeurs, la plus forte hausse depuis 2013, ce qui place le nombre total de personnes sans travail à un record historique, et ce, malgré les bidouilles incessantes des différents gouvernements et des différents ministres pour modifier les méthodes de calcul et les définitions de chômeurs. Autrement dit, même avec prudence, on assiste à la reprise de la tendance lourde du quinquennat hollandesque de destruction d’emplois. C’est bien un gros échec.

pole emploi a qui le tour

Au passage, on ne peut même pas s’empêcher de penser que la récente démission du précédent ministre, François Rebsamen, s’apparente à l’aune de ces chiffres pitoyables à une véritable désertion, le maroquin devenu patate chaude ayant été refilé à une pauvre stagiaire qui passait par là, rapidement bombardée cheffe à la place du partant pour couvrir ses arrières.

Cette impression est d’autant renforcée lorsqu’on se rend compte que ce sont maintenant les licenciements économiques qui tirent ces chiffres à la hausse. Concrètement, cela veut dire que ce ne sont pas des fins de contrats (CDD, intérimaires) qui viennent majoritairement grossir les rangs des chômeurs, mais les CDI. Ce n’est évidemment pas bon signe du tout. D’autant que les collectes de nouvelles offres par Pôle Emploi ne cessent de chuter.

Non seulement, la situation est bien plus mauvaise que ce qu’espéraient nos fins stratèges du gouvernement, mais tout indique qu’elle se dégradera encore les mois qui viennent (et difficile de voir dans les récentes annonces du président pédaloflambyste et son nouveau pacte de sécurité la moindre parcelle d’amélioration, les finances du pays déjà maltraitées étant maintenant complètement oubliées).

Epic Fail

Heureusement, pendant que nos politiciens s’agitent et se tordent les doigts en invocations inutiles, espérant sans doute appeler à eux les faveurs des dieux de l’emploi et relancer ainsi la machine économique, de son côté la machine administrative continue son âpre bataille contre les affres du chômage.

Dans une étude de la Direction de la recherche du ministère du Travail parue récemment et faisant justement le détail des différentes mesures mises en place, on découvre en effet, assez effaré, que pour l’année 2013 les différentes politiques de l’emploi (ou de non-emploi, devrait-on dire) ont coûté plus de 96 milliards d’euros.

Jolie somme, n’est-ce pas ? D’autant que ce chiffre posé, on ne peut s’empêcher de le diviser par le nombre estimé de chômeurs, disons 5 millions (ne chipotons pas). On constate que cette dépense revient à leur verser, l’année durant et directement, un montant d’environ 19500 euros, soit 1625€ par mois, net de toute ponction (l’argent provenant exclusivement d’une précédente ponction dans l’économie française, pas la peine de la retaxer).

Il n’y a pas besoin de gamberger beaucoup pour comprendre que cette somme serait probablement supérieure à la moyenne des versements effectivement distribués par les différents organismes. En somme, l’État pourrait nettement gagner en efficacité en ponctionnant strictement les mêmes sommes, mais en les distribuant directement aux demandeurs d’emploi sans s’embarrasser de toute l’infrastructure actuelle dont l’utilité, compte tenu des résultats obtenus, laisse très largement à désirer : le service rendu à la société ne serait pas plus mauvais, et il n’est même pas dit que la satisfaction globale des chômeurs serait moins bonne.

Shipment of fail !

Cette situation, franchement alarmante en France, ne doit cependant pas faire oublier que le reste du monde continue à tourner, lui. Malgré tout, il faut le dire vite, surtout actuellement où des signes quelque peu inquiétants s’accumulent.

Ainsi, l’indice Baltic Dry Index, un indice de prix pour le transport maritime de vrac sec (principalement de minerais, de charbon et de céréales) et plutôt bon indicateur de l’état général de l’économie, s’est effondré pour atteindre un niveau très bas.

Ainsi, les prix du pétrole continuent de flirter avec des niveaux qui n’ont plus été vus depuis janvier 2009 (42$ le baril). Si cela est plutôt providentiel pour l’économie française fort dépendante de ses importations, cela signifie surtout que la consommation mondiale est au plus bas. À vrai dire, le pétrole est actuellement en super-contango, c’est-à-dire que les acheteurs préfèrent avoir la livraison dans le futur plutôt qu’actuellement et payer les coûts de stockage et d’acheminement, ce qui est la marque assez claire d’une surproduction.

Ainsi, les autres matières premières suivent globalement les mêmes tendances que le pétrole, là encore marquant le signe clair que la fameuse reprise économique tant attendue et louangée par nos gouvernants n’en finit pas de ne pas arriver.

Enfin, le dollar continue de monter (le cours EUR/USD dégringole).

Ces différents éléments, tous déjà présents pendant les derniers mois de 2008, laissent penser que la situation économique est tout sauf saine et qu’en fait de reprise économique, on se dirige droit vers une récession carabinée. En clair, il semblerait bien que les six prochains mois seront agités.

Et je ne suis pas sûr que Hollande et sa fine équipe y soient préparés. Et je doute que l’état d’urgence suffise à détourner l’attention.

Ce pays est foutu.

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Source : http://h16free.com/2015/12/01/42881-france-decembre-2015-une-situation-catastrophique