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Loi d’Orientation des Mobilités : une lutte ouverte contre les pauvres

mercredi 27 novembre 2019 à 09:00

Voilà, ça y est, c’est dans la boîte, c’est voté, En Marche et en avant toute : l’État s’occupe officiellement de votre mobilité puisqu’enfin, le projet de Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) a été approuvé le mardi 19 novembre sous les vivats d’une foule extatique et dans le bonheur chimiquement pur d’un peuple qui n’attendait que ça.

Il faut dire que la mobilité, en France, c’est primordial et cela peut poser des problèmes : des Français qui se déplacent, dans tous les sens, sans prévenir la préfecture, sans que les pouvoirs publics ne soient directement acteur de ces opérations, ça conduit forcément à des dérives que nos administrations, affûtées précisément pour ce genre de tâches indispensables, iront réguler avec le brio et la finesse qu’on leur connaît.

parcours institutionnel Duflot Jan 2013La Loi d’Orientation des Mobilités a donc subi le long et délicat parcours législatif qui permet la maturation et la distillation lente et méticuleuse des meilleurs textes d’encadrement de toutes les libertés françaises ; nous sommes à présent parvenus au moment crucial où la loi entre en force et sera mise en application avec la précision qu’il sied à ces grands projets qui façonnent de façon durable toute la société française pour de nombreuses décennies (riantes et bondissantes, cela va de soi).

Bien évidemment, cette loi intègre toute la panoplie des nécessaires ajustements de nos comportements de mobilité, de déplacements et d’habitudes de voyages dans notre beau pays pour tenir compte des problématiques environnementales : si, de nos jours, il est bien un but qui passe avant tout le reste (avant les problèmes de sécurité, de chômage, de fins de mois difficiles ou de même de déplacements prohibitifs ou impossibles), c’est bien celui de respirer un air pur dans une nature verte parcourue des petits pépiements joyeux d’oiseaux en bonne santé.

Et grâce à cette loi dont on découvre les impacts dans quelques articles de presse, on comprend qu’enfin, l’État va s’occuper de nous aussi dans nos déplacements.

Ça manquait. Il était temps : tout le monde a bien vu que depuis que l’État ne s’occupe plus du tout ni des transports en commun, ni des carburants, ni des bonus-malus pour les voitures, ni des surtaxes aéroportuaires ou aériennes, ni des limitations de vitesse et de la pléthore de radars saupoudrés sur tous les endroits piégeux du territoire, bref, depuis que l’État a complètement laissé tomber le sujet et comme le remarque avec intelligence le secrétaire d’Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari, « la mobilité est en panne ».

yeah sure why not

Il était donc grand temps d’inverser la tendance pour viser enfin à « des transports du quotidien à la fois plus faciles, moins coûteux et plus propres », but aisé et économique s’il en est.

C’est ainsi qu’une enveloppe de 13,4 milliards d’euros gratuits des autres sera affectée sur la période 2018-2022 au développement des infrastructures, comme des ponts solides, des passages à niveaux qui fonctionnent, des voies ferrées entretenues, une gestion idoine de la neige sur autoroute (en hiver, un comble !), des lignes de TER au top (des coûts ?) et tout le reste qui font de la France un pays merveilleux youpi, tralala et vive le contribuable. En plus, vu l’historique parsemé de succès de la gestion de l’infrastructure par l’État, on renifle le Succès Épique d’ici.

Concrètement, cela se traduit donc par un forfait mobilité pouvant aller jusqu’à 400€ défiscalisés pour les gens qui feront du covoiturage, du vélo ou utiliseront une voiture électrique, c’est-à-dire essentiellement les citadins des grandes villes du pays, les provinciaux ayant des dizaines de kilomètres de déplacements quotidiens devant trouver un autre moyen ou se faire des mollets en béton armé.

Pour le reste, c’est une avalanche d’idées malines comme des zones à émissions limitées (ce qui revient grosso modo à y interdire les véhicules personnels, surtout ceux des plus modestes), comme des voies réservées (ce qui revient là encore à y interdire les véhicules des plus modestes), comme une extension des interdictions de circuler en cas de pollution (ce qui va, on s’en doute, améliorer grandement les capacités de déplacement des plus modestes) ou encore l’obligation pour les sociétés d’autoroutes de proposer des tarifs adaptés aux véhicules à carburants alternatifs (dans l’hypothèse où le citadin aisé en voiturette électrique veut tenter le diable avec son autonomie rikiki).

Chacun comprendra ici que le législateur proute dans la direction générale du provincial peu fortuné qui doit se taper 150 km tous les jours avec sa voiture diesel achetée il y a 10 ans, et ce d’autant plus que l’odeur du pet législatif sera couvert par le nuage de particules fines, polluantes et cancérigènes que le véhicule du gueux rejette salement. Quelque part, c’est bien fait : il n’avait qu’à être riche, citadin et se syntoniser avec Gaïa, comme le font tous les gens sérieux, merde à la fin.

Il faut se rendre à l’évidence : comme prévu depuis le début, cette nouvelle bordée de petits articles législatifs fiévreux n’entend absolument pas régler quelque problème de mobilité que ce soit.

Dès le titre, on comprend qu’il s’agit avant tout d’orienter, aussi lourdement et autoritairement que possible, les choix des Français dans leurs modes de transport. L’élite a ainsi décidé, dans sa schizophrénie de plus en plus lourde et de plus en plus coûteuse, que la voiture individuelle devrait absolument être combattue par tous les moyens, tout en s’acharnant à conserver nos grands constructeurs automobiles français sur le territoire.

Pour les politiciens français, le transport en commun est en effet la vitrine rêvée des gesticulations municipales (les bus), départementales ou régionales (les TER, les TGV) voire nationales (autoroutes, aéroports, LGV), et surtout une voie rêvée pour mobiliser, cramer voire détourner des milliards d’euros gratuits des autres sans lesquels ils ne sont que des guignols dispensables.

La voiture constitue une menace évidente pour des projets pharaoniques dans ce contexte de sprinklers à pognon public grands ouverts. Les récentes hystéries climatiques et environnementales ont donné de nouveaux arguments imparables médiatiquement pour culpabiliser les automobilistes, ponctionner encore les contribuables, et rançonner tant et plus les conducteurs.

S’il y a une orientation dans cette loi, ce n’est pas pour la mobilité, mais bien contre celle des individus, et notamment celle de ceux qui, de toute façon, ne votent pas pour les élites en place et qu’on peut donc mépriser et tabasser à loisir.

Cette loi va forcément très bien passer.

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Source : http://h16free.com/2019/11/27/64892-loi-dorientation-des-mobilites-une-lutte-ouverte-contre-les-pauvres


Amazon, ce succès que certains Français adorent détester

lundi 25 novembre 2019 à 09:00

Alors que les fêtes de fin d’année approchent et avec elles, les achats de cadeaux rituels, c’est avec une synchronicité qui tient quasiment de la magie noire que plusieurs clowns tragiques se réveillent pour dénoncer les méfaits d’Amazon, la cible idéale des apparatchiks français.

Et c’est donc sans surprise qu’on retrouve dans ces derniers un certain Mahjoubi.

Le petit Mounir, c’est cet ex-secrétaire d’État au Numérique et député LREM de Paris qui tente d’exister encore un peu et qui vient de faire fuiter vers la presse une note d’analyse dans laquelle il estime, tous calculs faits, que 7 900 emplois ont été détruits en France en 2018 par Amazon.

Il est comme ça, le Mounir : dès qu’une échéance électorale se rapproche, il saisit son gros crayon, ses petits papiers brouillons, et il se tape une méga-analyse avec des calculs complexes, des règles de trois finement ouvragées et des divisions à un chiffre après la virgule (au moins !) pour aboutir à une conclusion qui, si elle est évidemment complètement fausse, permet de faire un maximum de barouf auprès des journalistes dont la conscience professionnelle rikiki et les connaissances mathématiques encore plus microscopiques autorisent toutes les audaces.

Pour Mounir (et ses équipes – ne nous leurrons pas, la tâche est un peu trop ingrate pour notre seul député), pas de doute, Amazon détruit de l’emploi comme d’autres grignotent des cacahuètes à la buvette de l’Assemblée Nationale : très précisément, « pour un emploi créé chez Amazon, le commerce de proximité a perdu 2,2 emplois ».

Sapristi, voilà qui est choquant ! Outre la précision diabolique (un chiffre après la virgule, qu’on vous dit !), on ne peut s’empêcher de s’interroger sur la méthode de calcul pour parvenir à ce résultat. Heureusement, Mounir l’explique bien vite : tout est une histoire de productivité. En réalité, les employés d’Amazon sont salement productif ! Là où un employé du commerce traditionnel représente un chiffre d’affaire de 270 000 euros en moyenne, celui d’Amazon permet, lui, de réaliser autour de 600 000 euros !

C’est honteux ! C’est scandaleux ! C’est insupportable !

D’autant que, comme Mounir le dit très explicitement, ce chiffre n’est obtenu que grâce à « des pratiques managériales contestées », depuis un minutage de leur temps de travail (comme tous les salariés de toutes les chaînes logistiques, de montage ou d’autres, du reste), jusqu’à l’utilisation extensive et intensive de robots. Oui, vous avez bien lu : Amazon va jusqu’à utiliser des robots partout où ils peuvent l’être, multipliant par un peu plus de deux (2,2 si on s’arrête à un chiffre après la virgule) la productivité de chacun de ses employés, le tout dans le respect strict du droit du travail particulièrement touffu en France, respect qui montre ici une forme d’insolence vicieuse de la firme américaine, c’est évident.

Et ça, en France, pays où le travail est lourdement sanctionné, c’est plus qu’un crime, c’est une faute.

Comment Mounir a-t-il tenu compte de l’exposition de milliers de commerçants au travers de la vitrine d’Amazon et du chiffre d’affaires que ceux-ci ont donc gagné par le site, on ne saura pas. Comment Mounir a-t-il évalué les gains de productivité pour toutes les entreprises qui bénéficient directement ou indirectement, en tant que fournisseurs ou en tant que clients, de la logistique impeccable du géant américain, on n’en saura pas davantage. Comment Mounir a-t-il calculé le nombre d’emplois impactés par le surcroît de livraisons, par l’optimisation et donc la baisse des coûts logistiques qui ont pu être répercutés sur les produits ou sur les salaires, par l’augmentation de richesse directe provoquée par ces améliorations par ailleurs plébiscités par les Français eux-mêmes, gros consommateurs des services Amazon ?

Mystère et boule de gomme.

Mais il n’en reste pas moins que la conclusion est implacable, et écrite avant même que l’étude soit pondue : Amazon a, forcément, détruit de l’emploi, comme la voiture a détruit des milliers d’emplois de maréchal-ferrant ou de palefrenier, comme l’électricité a fait disparaître celui de charbonnier, comme Gutemberg a réduit à portion congrue l’importance des moines-copistes…

Le plus grotesque dans les affirmations de la députaillerie gauchiste qui se vautre encore une fois dans le populisme le plus basique, c’est qu’elle rejoint avec un beau timing les petits couinements aigris de ces indispensables Organisations Non Gouvernables mais Très Subventionnées qui, à la faveur d’un rapport sur l’impact social et environnemental d’Amazon, reviennent à la charge avec leur marronnier, à savoir la méchante optimisation fiscale du géant américain.

Pour faire original, ces groupuscules d’extrême-gauche (ATAC, les « Amis de la Terre » et l’Union syndicale Solidaires ne pouvant décemment pas être classés ni comme neutre, ni comme niaisement socialiste) ont donc évalué l’impact environnemental d’Amazon pour arriver à la conclusion aussi pré-établie que celle du brave Mounir que, catastrophe et fourchette en plastique non recyclable, la firme américaine émet du dioxyde de carbone comme pas deux et que son modèle d’affaire n’est pas viable sur le plan écologique.

À cet angle d’attaque d’une originalité fulgurante (utiliser le message écolo pour distribuer de la moraline frelatée à bas coûts, c’est du jamais vu, n’est-ce pas), on y ajoutera le saupoudrage maintenant traditionnel d’antilogique étatiste selon laquelle toute optimisation fiscale est une fraude, et, mieux encore, entraîne un surcroît d’impôts pour les autres.

Ce monceau d’âneries ne doit sa publicité dans nos médias et sa place prépondérante dans les conversations de machine à café qu’à l’incroyable inculture moyenne des gens qui le relaient ; tout comme Mounir qui se fend de divisions avec des chiffres à virgule mais oublie généreusement la plupart des effets bénéfiques pour ne conserver que les destructions d’emplois visibles et aboutir à sa conclusion moisie, les phalanges gauchistes de l’approximation intellectuelle se gardent bien de tout calcul précis pour aboutir à leur constat frelaté d’une facture carbone explosive.

Combien de trajets longs et pénibles Amazon aura-t-elle évités à des millions de consommateurs pour aller dans ces magasins éparpillés partout sur le territoire ? Combien de tonnes d’hydrocarbures n’ont pas été brûlées pour distribuer dans ces milliers de magasins, puis dans chaque foyer de ces millions de consommateurs, ces milliards d’articles divers et variés ? Combien de litres de carburants ont été économisés par ces livraisons optimisées qui desservent des centaines de points de chute en un trajet, au lieu de centaines de trajets pour chacun de ces clients ?

On n’en saura rien parce que faire ce calcul, outre la difficulté qu’il représente, ruinerait complètement la conclusion de la bande de clowns dont le but n’a jamais été de fournir une étude réaliste, mais bien de trouver un angle pour attaquer Amazon et tout ce qu’il représente, à savoir une entreprise à succès qui rapporte des monceaux d’argent à ceux qui participent à son succès. Dans un pays où la richesse est une tare qu’il convient de cacher, c’est évidemment une faute morale impardonnable. Pire encore, c’est surtout une entreprise américaine, c’est-à-dire parée des mille-et-un vices du capitalisme débridé sans foi ni loi et qui n’aura jamais gain de cause chez ceux qui font de l’anti-américanisme leur fonds de commerce depuis plus de cinquante ans.

En réalité, le populisme du député Mahjoubi et de ces ONG se base entièrement sur la jalousie (ce succès d’Amazon ne pourra jamais être le leur) et l’envie (ces richesses produites et amassées ne pourront pas tomber dans leurs poches), ressentiments poisseux qui ne sont jamais que le credo du socialisme le plus habituel dont l’hypocrisie n’échappera qu’à ceux qui ne veulent pas la voir tant le succès d’Amazon auprès des Français ne fait aucun doute.

Amazon en France, c’est exactement comme McDo : une entreprise que certains Français adorent détester, lui cracher dessus, s’en moquer et la conspuer, ce qui n’empêche personne de se ruer chez elle pour bénéficier de ses services.

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Source : http://h16free.com/2019/11/25/64917-amazon-ce-succes-que-certains-francais-adorent-detester


[Redite] Résistance active à l’État au-delà d’un gilet jaune

dimanche 24 novembre 2019 à 11:00

Article initialement paru le 14.11.2018

Il y a un an, la protestation des Gilets Jaunes commençait et s’annonçait alors d’autant plus virulente qu’au début, les revendications étaient claires : les taxations à gogo des carburants (et du reste) appauvrissent le peuple dont la mobilité, essentielle pour travailler, se trouve fortement entamée.

Je notais cependant qu’en termes de modes d’actions, ceux choisis par ces troupes enjaunies n’étaient probablement pas optimaux : choisissant de saboter l’activité commerciale et industrielle pour forcer le gouvernement à revoir ses plans, le mouvement se tirait en réalité une balle dans le pied là où d’autres idées auraient permis de rapidement faire paniquer les petits marquis poudrés et autres ministres suffisants. Ceux que je préconisais à l’époque restent valable…

C’est décidé : le 17 novembre, ça va barder, des gens vont fermement saisir leur gilet jaune de sécurité routière à pleines mains, l’enfiler vigoureusement et organiser un gros embouteillage à Trifouilly en Gonesse. Et ensuite c’est sûr, le prix du gasoil va baisser.

C’est à peu près ce que certains espèrent des différentes manifestations qui semblent s’organiser par voie de réseaux sociaux à mesure que la taxation délirante des carburants fait sortir de leurs gonds les consommateurs/contribuables brigandés à chaque passage à la pompe.

Et pendant que la presse s’emploie, par tous les moyens possibles (y compris un journalimse débridé), à dénigrer la réalité de l’effarant tabassage fiscal que subissent les Français, pendant que la coterie politique se mure dans un dangereux mépris, une partie du peuple s’organise donc pour tenter de faire passer un message à ceux qu’il a pourtant élus.

Malheureusement, même si l’on peut éprouver une franche sympathie à l’égard de ces mouvements spontanés en ce qu’ils rappellent à certains (journalistes et politiciens d’un Camp du Bien de plus en plus autiste) que la taxation tous azimuts ne peut constituer une réponse à quelque problème que ce soit, l’inculture économique et politique dans lesquelles on a consciencieusement tenu le peuple français jusqu’à présent obligent à tempérer tout espoir d’une sortie positive de ce genre de mouvements.

En effet, cette action offre, outre un mode opérationnel peu efficace (créer des bouchons coûteux en carburant, sérieusement ?), un message brouillé : si l’on comprend bien que la baisse des taxations sur les carburants est un élément clé voire fédérateur, l’absence totale de solution opérationnelle (i.e. une baisse drastique et palpable du train de vie de l’État) voire la présence de « solutions » qui n’en sont pas (i.e. instaurer de nouveaux impôts sur différentes catégories de dindons) pose l’ensemble sur une pente glissante à l’issue dangereuse.

À ce titre et quel que soit le résultat de ce mouvement, il apparaît intéressant de proposer d’autres moyens de résistance à un État qui semble résolument parti pour asservir son peuple, si ce n’est par les armes, au moins par ses finances et ses administrations pléthoriques.

Dans ces autres moyens, citons toujours ceux qui visent à réduire les ressources de l’État, par exemple en diminuant son empreinte fiscale, ce qui peut s’obtenir en diminuant son activité professionnelle, en passant toutes ses options fiscales en revue, en réduisant ses achats à leur portion congrue, en favorisant au maximum le troc et la discrétion, les échanges de bons procédés qui n’appartiennent pas à l’économie courante et visible. De ce point de vue, les « décroissants » sont les ennemis objectifs de l’État et leurs buts sont donc louables tant que cette façon d’opérer n’est imposée à personne.

Bien sûr, l’expatriation pure et simple constitue aussi une excellente option, tout comme le travail au noir qui permet d’échapper aux radars fiscaux et impose à celui qui le pratique le sens de la clientèle : le travailleur au noir est obligé, pour que son activité lui permette d’en vivre, d’offrir un niveau de service décent, loin de toute la paperasserie administrative qui l’empêche souvent. Ceci comporte évidemment des risques d’autant plus que la jalousie et la délation sont des sports nationaux.

Le pays se collectivise et vous tabasse de taxes ? Une idée peut être de monétiser les files d’attente aux caisses de Sécu, aux préfectures, etc. L’uberisation de cette idée est d’ailleurs possible : il existe ainsi une application en Inde qui permet déjà d’embaucher quelqu’un pour faire la queue de façon rémunérée.

À toutes fins utiles et puisque c’est dans le sujet de ce billet, je signale innocemment que bâcher des radars n’est pas les dégrader, de même qu’il me semble utile de rappeler qu’il est extrêmement rare de se faire prendre pour ceux qui empêchent le bon fonctionnement de ces radars. Il faut dire que la maréchaussée est déjà fort débordée avec sa paperasserie administrative et ses effectifs systématiquement déployés à des tâches subalternes, à tel point qu’elle n’a plus de temps à consacrer pour arrêter les malfaisants, qu’ils soient trafiquants d’armes, de drogue, braqueurs de supérettes ou bâcheurs de radars…

Car oui, police et gendarmerie n’échappent pas à la paperasserie débordante que l’État produit, demande et manipule tous les jours de façon croissante.

D’ailleurs, si l’on cherche réellement à encombrer la machine étatique, c’est probablement cet aspect qui constitue le plus sûr chemin d’une réussite flamboyante, bien plus que le port d’un bonnet rouge, d’un gilet jaune ou d’une bouteille de vaseline bleue qui va s’avérer indispensable avec l’avalanche de taxes en cours.

En effet, l’État bénéficie bien trop souvent de la clémence voire de l’insouciance de ses administrés qui oublient largement de réclamer tout ce qu’il leur doit.

On découvre ainsi qu’un nombre affolant d’aides ne sont pas réclamées. Le budget alloué n’est donc pas distribué, au plus grand profit de l’État qui peut alors fanfaronner sur le montant disponible et non effectivement versé. On ne parle pas de petits montants puisqu’on évoque plus de 12 milliards d’euros d’aides qui ne sont finalement pas versées parce que non réclamées. 5 milliards d’euros de RSA ne sont ainsi jamais réclamés alors qu’ils pourraient l’être.

Si l’on ajoute les prestations familiales et logement, l’allocation personnalisée d’autonomie, la CMU-C (très méconnue) et l’Aide au paiement d’une Complémentaire Santé, on a un tableau des six aides que les Français sous-emploient.

Or, s’il venait aux Français qui y ont droit la fantaisie de demander systématiquement ces aides, plus d’une dizaine de milliards d’euros manqueraient subitement au budget de l’État qui compte ardemment sur la capacité de son peuple à oublier de demander son dû.

Si l’on se rappelle que la baisse de quelques milliards de l’une ou l’autre rentrée fiscale met nos gouvernants dans une quasi-panique (il n’y a qu’à regarder les gesticulations actuelles autour des carburants pour bien saisir l’ampleur de la crise réelle sous-jacente), la disparition subite de cette marge de manœuvre méconnue leur provoquerait une crise aiguë.

Notons que ce ne serait probablement pas suffisant pour gripper durablement la machine, mais cela aiderait nettement l’effondrement du système quasi-soviétique dans lequel la France est maintenant plongée sans s’en rendre compte.

Une autre méthode efficace consiste à se rappeler que l’administration elle-même se perd dans ses propres décrets, directives, règlements et autres circulaires foireuses au sabir amphigourique.

Tous, nous avons subi les affres d’un dossier perdu, de pièces administratives soi-disant manquantes, de photocopies prétendûment illisibles, de ce foutu cerfa n°bidule truc dont personne ne nous avait indiqué l’existence et qui s’avère indispensable pour avoir l’autorisation de pisser droit.

Dans tous ces cas, qu’elle soit de Sécurité sociale, de son funeste organe de recouvrement, du fisc, d’une préfecture lambda ou d’une mairie quelconque, l’administration démontre amplement sa parfaite froideur inhumaine, son incapacité à gérer calmement le problème et à en proposer une solution opérationnelle. Là où la société privée fera tout son possible pour garantir malgré tout la satisfaction de son client, oublieux d’un élément d’information ou d’une pièce de dossier, l’administration, elle, préfère amplement mépriser le cloporte qui lui est assujetti et lui fait perdre son temps précieux lorsqu’il a omis (probablement par vice ou méchanceté, c’est évident !) l’un ou l’autre justificatif obscur et non spécifié au départ.

Devant ce constat, pourquoi ne pas retourner contre ces administrations leur fâcheuse tendance à s’emmêler les pinceaux ?

Prenez les paiements divers et variés que vous auriez à faire à l’un de ces organismes qui n’a pour vous que la plus pure aversion. Si rien ne vous oblige à payer en ligne, procédez par chèque. Plusieurs. Agrafez-les. En ligne ou autrement, ne payez jamais la somme demandée, mais payez 0,53€ de plus : entre le différentiel qui provoquera des boutons à toute leur comptabilité et l’obligation pour eux de vous le rembourser, un jour, peut-être, et qui déclenchera toute une série de traitements d’exceptions, on peut garantir que la peine générée sur l’administration ciblée compensera le mépris qu’elle vous déverse habituellement. Bonus : si suffisamment d’assujettis procèdent ainsi, l’entropie augmentera de façon exponentielle (et je ne parle même pas des bourrages de papiers dans les rotatives chargées d’éditer les lettres de suivi de ces trop perçus, ou des frais financiers encourus pour leur gestion, leur annulation ou les affranchissements de courrier).

Puisque la constitution d’un dossier nécessite toujours des pièces farfelues et inventives, n’hésitez plus : constituez vos prochains dossiers en multipliant les pièces justificatives afin de couvrir absolument toute la palette des pièces possibles. Votre imagination est votre limite, soyez créatif !

Mieux encore : puisque votre dossier sera perdu après un temps indéterminable dans les tubulures incompréhensibles du Brazil franchouillard, autant lui permettre de s’en donner à cœur joie. Pondez comme jamais des demandes d’information ou d’aide, des réclamations pour des dossiers qui n’existent pas de la part de gens qui sont inconnus de leur système. Puisque ces administrations vous font perdre, tous les jours, un temps précieux, puisqu’elles sabotent régulièrement vos efforts et votre vie, rendez la pareille : si quelques milliers de Français introduisent quelques douzaines de dossiers à des caisses, administrations ou institutions diverses, pour des motifs ou des demandes crédibles (mais bidons), la nouvelle charge de traitement induite par ces arrivées entraînera mécaniquement l’engourdissement global du mammouth qui doit les gérer.

C’est d’autant plus vrai que le nombre de ces demandes est fort et ciblé. À ce titre, les inévitables erreurs de traitement que provoquera le passage du prélèvement à la source promettent des sueurs froides dans les perceptions.

Comment semblent être les administrations et insitutions gouvernementales, et comment elles sont en réalité.

Ne nous leurrons pas : la résistance active à l’État est une action de longue haleine, semée d’embûches, de difficultés et de risques importants. Mais elle participe d’une absolue nécessité, pour rappeler à tous et à chacun, politiciens en premier, que l’État sert le peuple et non l’inverse, et qu’il doit toujours rester dans la crainte de celui-ci.

C’est lorsque le peuple craint l’État que s’ouvrent les périodes les plus funestes. Elles ne sont pas une fatalité : vous pouvez résister.

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Source : http://h16free.com/2019/11/24/64857-redite-resistance-active-a-letat-au-dela-dun-gilet-jaune


Les petits effets indésirables des politiques écologiques idiotes

vendredi 22 novembre 2019 à 09:00

L’écologie, ce n’est pourtant pas compliqué : dans une grande ville moderne, si on veut lutter contre la pollution, les particules fines, le réchauffement climatique et la perte de lien social, il suffit de prendre les transports en commun, pardi !

C’est donc entendu : pour qu’enfin nos citadins se syntonisent à Gaïa et s’ouvrent à leurs prochains (qu’ils soient leur voisin de rame de métro ou leur arrêt de bus), les politiques urbaines ont fait assaut d’inventivité afin de pousser les urbains trépidants vers les transports en commun et qu’ils laissent enfin leur voiture au garage.

Moyennant quelques (milliers d’) interdictions, quelques (milliers de) taxes ici ou là, quelques (millions de) messages de propag… pardon publicitaires sur toutes les ondes, on a donc convaincu, fleur au fusil contre la nuque, que prendre le métro, le bus ou le tram était à la fois à la mode, écoconscient et financièrement malin pour épargner son petit porte-monnaie.

Le bilan ne s’est pas fait attendre : à mesure que le bilan atmosphérique de l’air des villes n’a pas cessé de s’améliorer (la concentration des particules fines de 10 micromètres ou moins – PM10 – s’est effondrée de plus de 41% et de plus de 48% pour celles de 2,5 micromètres ou moins – PM2,5 – depuis 2000, eh oui), les citadins se sont docilement pressés dans les transports en commun et notamment dans les métros lorsqu’ils existent.

Manque de chance, malheureux concours de circonstances, malentendu fortuit, ironie du sort et fourchette en plastique, la population des souterrains a donc explosé pendant que celle des routes s’est réduite, au point qu’il y a maintenant bien trop de passagers dans ces transports en commun : dans le métro parisien, c’est devenu une véritable bousculade où il est fréquent qu’on s’y retrouve à bien plus de quatre passagers par mètre carré.

Le lien social devient fort étroit.

Ainsi et selon les petits calculs enfiévrés du Parisien qui s’est paluché les données publiques de la RATP, ce sont près de 80 millions de trajets supplémentaires qui ont été comptabilisés sur le réseau sur les cinq dernières années, soit en moyenne une augmentation de plus de 200 000 voyageurs, un peu comme si le métro parisien transportait quotidiennement toute la population de la ville de Rennes en plus de celle déjà transportée en 2013… Le tout avec un réseau qui, lui, n’a pas évolué.

Youpi, tout se passe comme prévu, tout le monde prend le métro… et le métro est saturé !

Mieux encore : non seulement il est saturé, mais c’est aussi l’endroit de la capitale où la pollution y est la plus élevée, de loin.

Eh oui : grâce à l’action finement calibrée des pouvoirs publics, l’air est plus pur partout sauf aux endroits où ces pouvoirs publics ont tout fait pour entasser le maximum de population. C’est malin.

Bref, on a tout fait pour tabasser la bagnole, et avec succès, les gens ne la prennent plus et se rabattent sur des transports en commun qui ne sont plus guère entretenus, et notoirement laissés aux mains de syndicats collectivistes. Or, le collectivisme dans l’industrie, ça a toujours fort bien marché – l’URSS était réputée pour ses voitures luxueuses, ses installations industrielles écologiques et performantes, n’est-ce pas. Le bilan est sans appel avec un résultat identique en petit (RATP) et en grand (SNCF) : réseaux vétustes et en piteux état, trains régulièrement en panne, des grèves saisonnales et quasiment mieux cadencées que les trains qui sont maintenant bondés et chargés de pollutions diverses.

La particule fine ne se trouve plus sur les boulevards parisiens. Rassurez-vous, on la retrouve dans le métro !

Cette consternante péripétie illustre assez bien l’un des innombrables effets de bord idiots de l’écologie politique comme on en observe de plus en plus à mesure que l’hystérie écoloboboïde se répand :

En réalité, on pourrait faire une liste fort longue des effets de bord plus ou moins désastreux des mesures soi-disant écologiques qui n’ont ni sens économique, ni sens écologique et qui aboutissent à des idioties, mais le pompon est largement atteint lorsque ces mesures provoquent, directement, la mort d’individus.

Et c’est une récente étude sur les conséquences de l’accident de Fukushima en 2011 qui illustre le mieux cette tendance mortelle : si une précédente étude médicale de Stanford évaluait une surmortalité putative liée aux radiations dégagées lors de cet incident à 130 morts hypothétiques, l’étude économique réalisée sur ce qui s’est passé directement à la suite de l’arrêt complet du nucléaire dans l’archipel nippon montre que le principe de précaution appliqué a, quant à lui, provoqué une surmortalité pas du tout hypothétique de 1280 individus : la hausse des prix de l’électricité de 38%, provoquée par l’abandon du nucléaire dans le mix japonais et l’import consécutif de charbon et de gaz, a directement poussé des milliers de personnes, dont les plus fragiles, à renoncer à se chauffer ce qui a entraîné une surmortalité claire dans la population.

Comme le détaille un intéressant article de Futura Sciences à ce sujet, l’arrêt de la production nucléaire japonaise par une application bien trop empressée du principe de précaution et une vision écologique un tantinet exagérée a directement contribué à dix fois plus de morts bien réels que les morts hypothétiques provoqués par les rejets radioactifs suite à cet accident qui sont, de l’aveu de toutes les autorités compétentes, extrêmement faibles.

Au demeurant, rappelons une vérité qui est aussi valable en France qu’au Japon, à savoir que le froid cause davantage de morts que le chaud (les canicules sont des phénomènes certes plus médiatiques parce que plus visibles et que les décès provoqués le sont sur une période courte, mais la surmortalité par le froid est bien plus forte, bien que moins visible car sur une période plus longue).

Les politiques écologiques brouillonnes qui favorisent aussi bien les éoliennes (au final très polluantes) que les hausses de tarifs électriques sont directement responsables d’une surmortalité « discrète » mais indéniable en hiver.

Eh oui : l’écologie, c’est un peu plus compliqué que cette purée médiatique à portée d’adolescentes encouettées qu’on nous sert partout, de plateaux télés en tribunes de presse enfiévrées. Pour chaque décision prise à l’emporte-pièce correspond des effets de bord dont beaucoup sont largement indésirables et qui amène pour ces politiques publiques stupides à des bilans globaux catastrophiques tant sur le plan environnemental que sur le plan de la santé publique, du niveau de vie ou du résultat économique.

Mais nous sommes en France : malgré ce mauvais bilan, on ne stoppera pas l’action. Devant l’échec ou les effets indésirables, on se dira simplement qu’elle n’était pas entreprise avec suffisamment de vigueur, pardi !

parabole de l'aspirine (c) Maître Du Monde

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Source : http://h16free.com/2019/11/22/64860-les-petits-effets-indesirables-des-politiques-ecologiques-idiotes


Immobilier : les vieilles idées idiotes refont (encore !) surface

mercredi 20 novembre 2019 à 09:00

En République du Bisounoursland, être propriétaire est à la fois une fierté pour les uns et une source de taxes pour les autres, un vecteur d’enrichissement pour certains et pour d’autres, la voie rêvée d’une redistribution vivifiante. C’est sans doute pour cela que le gouvernement, qui sait mieux que vous ce qui est bon pour vous, entend tondre toujours plus ras le propriétaire immobilier.

Depuis que la France existe, devenir propriétaire était une méthode simple pour se garantir sinon une retraite, au moins un toit pour ses vieux jours. Cependant, ces dernières années, il apparaît qu’un propriétaire, par sa nature même de possédant, est surtout quelqu’un sinon de riche au moins qui aspire à le devenir, une sorte de bourgeois en puissance. Dans le pays de l’égalitarisme, où la lutte des classes est devenue l’opium du peuple, accéder à la propriété est presque un affront jeté à la face des pauvres, des sans domiciles, des mal-logés et des locataires.

Comme c’est une faute, elle doit être expiée, par une jolie taxe généralement. C’est pratique (puisqu’on peut l’enduire d’une bonne couche de moraline) et accessoirement, ça rapporte de l’argent dans les caisses toujours vides d’un État obèse.

On ne s’étonnera donc pas que l’idée d’un loyer fictif refasse surface.

Tout d’abord évoquée en 2013 par le Conseil d’Analyse Économique, énième sinécure improbable d’aigrefins et autres fromagers républicains, cette idée est réapparue à la fin de l’année 2016 via le travail en coulisses de l’un de ces misérables « think-tanks » socialistes, ceux qui s’emploient à trouver les idées les plus progressistes afin de remodeler la société (à coups de pelle dans la nuque s’il le faut) pour correspondre à leurs désirs humides de collectivisme total.

Comme souvent, cette idée de loyer fictif part d’un constat bancal (« le propriétaire immobilier qui a fini de rembourser son prêt n’a plus aucun frais ») pour tenir un raisonnement abrutissant de bêtise (« il s’enrichit donc, mensuellement, du loyer qu’il n’a pas à payer ») et pour enfin aboutir à une conclusion puissamment stupide (« on doit donc pouvoir le taxer sur cette rente« ).

Au-delà même de l’aspect parfaitement inique qui consiste à surempiler des taxes et des ponctions sur des biens déjà largement taxés, et à tenter une nouvelle fois de piquer dans la poche des uns pour faire semblant de distribuer aux autres, dans un monde normal, ceux qui tiennent ce genre de raisonnements sont régulièrement moqués (grassement de préférence) et ceux qui insistent se font un peu taper dessus, jusqu’à comprendre que leurs « propositions » sont nauséabondes, nocives et méritent de solides coups de pied dans les parties génitales.

En République du Bisounoursland, il n’en est rien (bien sûr) et ceux qui reviennent à la charge (pour la troisième ou quatrième fois dans ce cas-ci) ont même le soutien quelque peu humide voire louche d’une presse quasiment acquise à leurs propositions toxiques. Ce qui permet par exemple à Gasgard Panzer, qui cherche actuellement à placer ses divisions sur Paris dans le cadre de sa campagne militaire électorale, de faire le beau sur différents plateaux et dans différents articles en proposant, une fois encore, cette idée méphitique.

Pour lui, c’est évident : on va enfin pouvoir contenir les loyers parisiens en imposant cette taxe aux biens immobiliers qui sont inoccupés. Et ce n’est pas grave si une taxe équivalente (aussi stupide) existe déjà (et, de fait, ne résout absolument rien).

Le journalisme français étant mort depuis bien longtemps, personne ne lui fera la remarque que c’est un raisonnement parfaitement crétin : d’une part, si une taxe savait résoudre les problèmes de loyers trop importants, le reste de la planète l’aurait déjà adoptée partout ailleurs. D’autre part, le contrôle des loyers n’est pas (même de loin) dans les prérogatives de l’État et lorsqu’on regarde, dans l’Histoire, toutes les fois où ce dernier a agi dans le domaine, on constate une suite ininterrompue d’échecs systématiques et catastrophiques à tel point que plus aucun économiste (sauf quelques imbéciles francophones) n’ose faire une suggestion pareille.

Ceci dit, si Gasgard avait comme but de faire parler de lui, c’est réussi et se moquer de lui devient alors indispensable tant ces idées coûtent (et pas seulement de l’argent) à la population : derrière chaque nouvelle taxe se cache des effets indésirables que ces mêmes abrutis tenteront de corriger avec la maestria qui les caractérise (lisez : nouvelle bordée de taxes, qui entraîneront de nouvelles catastrophes). Derrière chaque nouvelle taxe se cache un nouvel appauvrissement, de nouveaux choix de consommation biaisés et de nouvelles petites et grandes misères qui, sur le nombre, finissent par enfoncer le pays dans le marasme qu’il connaît à présent…

C’est probablement pour cela que ces idées refont ainsi surface, encore et encore, à l’instar de cette autre qui consiste à rendre l’État copropriétaire de certains ou de tous les biens fonciers…

Oui, vous avez bien lu : en 2017, on découvrait effaré cette brillante proposition qui consistait à rendre l’État copropriétaire des biens immobiliers, à hauteur d’un petit pourcentage, et à transformer ce petit pourcentage en rente pour l’État ou, si la taxe n’était pas payée par le propriétaire, à ce que la proportion confisquée par l’État grandisse progressivement (jusqu’à atteindre éventuellement 100%).

L’idée, probablement jugée trop avant-gardiste par les politiciens, le gouvernement et l’administration derrière eux, n’avait alors pas abouti et l’État avait dû se contenter de l’habituelle pluie de petites taxes et autres brigandages habituels sur les routes et ailleurs pour boucler ses budgets.

Ceci n’est pas une raison pour ne pas pousser à nouveau cette idée dans les tuyaux et habituer encore un peu les esprits à ce qu’en France, tout, partout, tout le temps soit ainsi rançonné.

C’est ainsi qu’on découvre une nouvelle mouture de cette idée dans une proposition de loi qui sera déposée à la fin novembre par une brochette d’élus du MODEM (ce parti d’élus suffisamment courageux pour détruire la notion même de propriété privée en France mais gonadectomisés au point de n’avoir pas su rallier les godillots officiels de LREM) : au prétexte de vouloir résoudre le problème de la méchante spéculation foncière dans les « zones immobilières tendues », la députaillerie en question envisage de rendre l’État propriétaire des terrains à bâtir pour une durée infinie. Seule la propriété des murs resterait au bâtisseur.

Là encore, on se demande pourquoi on n’avait pas pensé à ça plus tôt, ou plutôt pourquoi, à chaque fois que de similaires tentatives furent faites, partout ailleurs, cela s’est (littéralement) terminé en champs de ruines, le contrôle de l’immobilier par l’État étant réputé comme étant le second meilleur moyen pour détruire une ville après le bombardement en bonne et due forme…

Ce sont, dit-on, dans les vieilles casseroles qu’on fait les meilleures soupes. Apparemment, ce sont dans les vieilles casseroles politiciennes qu’on fait les pires idées taxatoires.

Mais peu importe que le constat soit toujours le même. Peu importe que ces idées stupides aient déjà été tentées ailleurs, aient déjà foiré ailleurs, aient déjà provoqué misère et effets indésirables ailleurs : la France doit montrer le chemin, tenter elle aussi de se brûler avec le feu, de se noyer avec l’eau, de s’appauvrir avec le socialisme et de se déchirer avec le collectivisme, le communautarisme et l’étatisme le plus débridé. Il n’y a pas de raison que ce soit réservé aux Vénézuéliens, aux Boliviens, aux Cubains : nous aussi, nous avons le Droit À Un Pays En Ruine !

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Source : http://h16free.com/2019/11/20/64841-immobilier-les-vieilles-idees-idiotes-refont-encore-surface