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Corinne Lepage, détendue du fascisme vert

mercredi 11 novembre 2015 à 09:00

La COP21 se rapproche à petites foulées pas vraiment feutrées, écrasant avec délicatesse tout ce qui pourrait se trouver sur son large chemin chaotique. Profitant du raout présidentiel international, tous les petits ayatollahs du fascisme vert montent au créneau pour accroître encore leur mainmise physique et intellectuelle sur le paysage politique et médiatique français.

Oh, là, « ayatollah », « fascisme », que voilà des termes choisis bien extrêmes pour ces gens tous animés d’une soif de saine verdure, mus par cette joyeuse volonté de rendre la Nature plus belle et plus duveteuse à coup d’anathèmes, de censure, d’interdiction et de taxes carbone ! Ne serait-ce pas aller un peu fort pour désigner ainsi des gens qui ont, à de maintes reprises, montré à quel point ils appartenaient au Camp du Bien et qu’à ce titre, ils étaient aux antipodes de l’extrême, du fascisme et des interdictions tous azimuts ?

En fait, à bien y réfléchir… non.

no-way

Sans reprendre tout l’historique (maintenant fort chargé) des climato-excités, les dernières semaines ont largement prouvé que leur appartenance au Camp du Bien leur avait permis certains débordements qu’il est bien hasardeux de classer dans des démonstrations de tendresse pour la démocratie, la liberté d’expression ou le débat scientifique.

Difficile en effet de trouver cohérente la réaction de la direction de France 2 qui a décidé de débarquer Philippe Verdier, un monsieur-météo trop encombrant au livre en désaccord ouvert avec l’alarmisme climatique officiel : France Télévisions n’est-elle pas censée incarner les principes de liberté d’expression, de soutien sans faille à l’information, à la pluralité des opinions qui forment les piliers d’une rédaction de presse moderne, en démocratie, surtout quand elle appartient officiellement au Camp du Bien ? En tout cas, outre l’effet Streisand provoqué, licencier un salarié pour cause d’opinion déviante, c’est bien faire preuve d’extrémisme.

De la même façon, on pourra trouver assez inquiétante la décision du gouvernement de fermer les frontières françaises pendant la COP21, afin de protéger les dignitaires présents de tous débordements éventuels de méchants activistes (du climat ou d’autre chose, on ne saurait dire tant les dangers s’accumulent sur ce pays), alors que cette fermeture ne garantit absolument rien en termes de sécurité supplémentaire, et représente même une véritable insulte au peuple comme le fait judicieusement remarquer Montabert dans un récent article paru sur Contrepoints. Là encore, les fermetures unilatérales de frontières ne sont pas franchement la marque d’un État confiant dans son avenir et sa capacité à gérer les soucis, mais plutôt celle d’un État qui prolonge son naufrage dans le tout sécuritaire dont on sait qu’il ne mène qu’assez rarement à des champs de roses et de petits oiseaux qui font cui-cui niaisement.

Dès lors, on ne sera pas fondamentalement surpris d’apprendre la derrière lubie de Corinne Lepage. Corinne, pour ceux qui ne s’en souviendraient pas, c’est un mélange subtil d’avocat, de député européen, de ministre de l’environnement et de direction d’une association loi 1901 qui s’est auto-bombardée « Comité de recherche et d’information », qui pond avec une constance assez effarante des rapports consternants sur les OGM et toutes ces méchantes choses qui tuent des bébés communistes par paquets de douze.

Corinne est de tous les combats (écolos), de toutes les luttes (vertes), et de tous les militantismes (éco-conscients), et elle serait assez partante pour un bon petit fichage des familles pour tous ces climato-sceptiques qui l’empêchent de refroidir le climat tranquillement.

Non, vous n’avez pas lu de travers, Lepage, au cours d’un entretien sur France Inter il y a quelques jours, a bel et bien déclaré vouloir établir un joli registre du ramassis de connards climato-sceptiques qui discutaillent les belles théories réchauffistes qu’elle et ses copains propulsent pourtant avec ardeur dans les médias. Abordant avec une hypocrisie assez phénoménale la question de la liberté d’expression (vers 1h28 dans le podcast), la brave dame explique ainsi :

« Moi, je suis un grand défenseur de la liberté d’expression. Dès lors, s’il y a des gens qui ont envie d’être climatosceptiques, c’est leur affaire. Je pense quand même qu’à un moment donné du temps, il va falloir tenir un registre très précis de tous ceux qui se seront prononcés et qui auront agi dans un contexte climatosceptique, pour que, dans quelques années, ils portent la responsabilité au moins morale de ce qu’ils auront fait. »

wwf wtf

Interloqué, le journaliste tente alors d’en savoir plus et notamment si cette responsabilité permettra de condamner les impétrants sceptiques :

« Pas les condamner juridiquement, mais qu’ils portent la responsabilité de leurs propos, parce qu’on dit pas n’importe quoi n’importe comment. Qu’on ait émis des doutes il y a vingt ou vingt-cinq ans, soit. Quand on voit aujourd’hui ce qui se passe en Islande, ce qui se passe dans le Bordelais, ce qui se passe partout sur la planète, et de dire “ben non, il n’y a pas de changement climatique”, il faut arrêter, quand même, à un moment donné du temps. »

corinne lepage veut un registre des climatosceptiques

Ben voyons.

On va tenir un joli registre, qui ne nous rappellera absolument pas les heures les plus sombres de toute l’Humanité, et on y notera scrupuleusement le nom et les coordonnées (GPS, par exemple – c’est pratique pour les frappes par drones) de ceux qui ont proféré une connerie climato-sceptique, histoire qu’un jour, on leur fasse bien ressentir leur responsabilité.

Et leur responsabilité de quoi, au fait ?

De crime environnemental, pardi ! Oui, oui, on parle bien de crime :

« Je pense qu’un jour on y viendra. Dans la déclaration des Droits de l’Humanité, on a pris le choix de ne pas proposer le Tribunal Pénal International de l’Environnement et de la Santé, que personnellement je défends activement. Mais on l’a pas mis, parce qu’on s’est dit que la société n’était pas mûre pour l’accepter – la société internationale. Mais on y viendra. Là, je suis pas dans le juridique. Je suis au moins dans le moral. »

Vous le voyez se profiler, ce joli tribunal pénal international, avec ses juges et ses avocats (Corinne serait de ceux-là, soyez-en sûr), avec ses jurés et ses sentences, avec ses potences et ses bourreau ? Vous le voyez, ce grand registre des déviants ? Et vous la voyez, la belle société que dessine Corinne de ses gros doigts gourds et pleins de bonnes intentions dégoulinantes et de moraline empesée du chaud caramel de collectivisme éco-compatible ?

Et si ceci n’est pas du point de croix, si ce n’est pas l’expression chaleureuse d’une envie de débattre, de respecter l’opinion des autres, qu’est-ce que c’est à part du bon gros fascisme ? Et à tous les suiveurs, à tous les niais opineurs de chef dans le sillage délétère de la Corinne, que vous faut-il exactement pour déciller enfin, pour comprendre le piège qui, lentement, se referme sur toute la société à mesure que l’escroquerie du Réchauffement Climatique Anthropique se fait plus évidente ?

fascism

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Source : http://h16free.com/2015/11/11/42533-corinne-lepage-detendue-du-fascisme-vert


La lutte contre le sexisme met le turbo

mardi 10 novembre 2015 à 09:00

En Socialie, la République est à la fois un terrain d’expérimentation et une vaste plaine de luttes essentielles, permanentes, et homériques. Cependant, tous les combats ne sont pas bruyants, et les plus déterminants sont parfois les plus discrets. Après le combat contre ceux qui polluent et qui réchauffent, après celui contre les pervers polyphobes qui grouillent aux extrêmes, le nouveau combat républicain qui se profile à l’horizon est évidemment celui contre le sexisme. Et il va pulser.

Jusque dans les années 80, le sexisme était cette très mauvaise habitude du gros lourd à considérer qu’une tâche ne pouvait être réalisée que par un homme, ou que par une femme, ou que certaines attitudes et certains comportements ne pouvaient être autorisés que pour un sexe précis, et que tout manquement devait être critiqué le plus vocalement possible. Lutter contre le sexisme équivalait assez bien à réclamer une égalité de droit entre hommes et femmes et à lutter contre les momies desséchées de siècles dépassés, les machos ridicules, les homoncules aux frustrations ou aux problèmes psychologiques évidents, et contre certaines habitudes que la société cautionnait de moins en moins.

Depuis, les choses ont bien changé.

L’égalité en droit des hommes et des femmes étant acquise par les textes de loi, la constitution et les mœurs de la très grande majorité, le combat contre le sexisme s’essouffle un peu et se cantonne souvent à hurler contre des inégalités, notamment salariales, là où, après analyse, la parité régne pourtant déjà.

Cependant, en France, la lutte continue de plus belle. Et avec l’arrivée au pouvoir du Socialisme Officiel, une oreille attentive a été trouvée pour tous les nouveaux problèmes que peut bien poser une société qu’on a décidée résolument sexiste.

peurÀ présent, plus un mois ne s’écoule sans qu’on découvre, effaré, que ce sexisme est mis à toutes les sauces, dans toutes les attitudes, dans toutes les conversations et dans tous les objets du quotidien. Des rasoirs roses aux tampons hygiéniques, l’un ou l’autre collectif monte au créneau pour hurler à l’abominable discrimination sexiste qui fait du mal. Dans ce monde de richesses, on a les combats qu’on peut.

Dès lors, tous les domaines, tous les marchés, tous les objets sont ouverts à la chasse. Prenez n’importe lequel, tortureztriturez-le sous tous les angles, interrogez les bonnes personnes autour de vous, et — c’est magique — il avouera son sexisme dans des spasmes de remords.

petit facepalmCela marche terriblement bien avec le Jeu Vidéo par exemple. Et ce, même si la moitié des joueurs sont en fait des joueuses (eh oui), certains ont décrété que ces jeux sont sinon machistes au moins sexistes, point. Partant de là, qu’attend-on encore pour légiférer contre cette abomination ? Ou, plus exactement et comme le proposent deux députés (évidemment PS), orientons les subventions vers ces jeux qui respectent bien la parité et le vivrensemble sexuel !

jesus petit facepalmDans la communication des administrations aussi, on trouve du bon gros sexisme bien gras ! Oui, même dans les entités d’Etat, il faut batailler pour que chaque terme ne soit pas lourdement chargé de ses moches a-priori sexistes qu’un-e bon-ne féminazi militant-e féministe repèrera tout de suite et qui suffira à jeter l’opprobre sur l’administration fautive ! Heureusement, la République a institué un « Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes », indispensable et très peu coûteux, dont l’essentielle mission permet de produire un petit guide pratique pour éviter les bévues sexistes et porter la pignole intellectuelle au rang d’art millimétré.

Vous l’avez compris, les exemples abondent. C’est même une cataracte si, comme les anti-sexistes de combat, on commence à chercher un peu tous ces domaines où leur lutte va pouvoir s’étendre à coups d’anathèmes, de boycotts, de pétitions, de sonnettes d’alarme tirées et de boucliers levés.

small double facepalmIl serait dommage, cependant, de ne pas profiter de ce petit tour d’horizon pour évoquer rapidement le douloureux problème de la Ville. Car oui, vous ne le saviez pas (encore que vous pouviez vous en douter puisque j’en ai parlé ici), mais la France a mal à ses Villes bien trop masculines et machistes.

Et si la Ville elle-même est bel et bien machiste, la Ville durable l’est encore plus, comme en témoigne une palpitante étude menée par un brillant chercheur du CNRS avec vos sous, et que je vous ferai grâce d’éplucher ici (mais allez y jeter un œil, c’est édifiant).

Maintenant, pour bien prouver le sexisme, voire la méchante domination patriarcale qui le sous-tend, quoi de mieux que tendre quelques pièges ? Par exemple, on pourra essayer de choper l’une ou l’autre célébrité de l’Open Source (Linus Torvalds, par exemple) en flagrant délit d’agression sexuelle, et peu importe si la situation et l’allégation sont montés de toute pièce : le but n’est pas l’observation objective des faits, mais la dénonciation musclée d’une abominable inégalité, véritable agression

feminisme

Tous ces cas ont quelques points saillants en commun. Ainsi, le contribuable paye pour ces « études », ces « recherches », subventionne ces « associations » et ces « collectifs » qui dénoncent, qui trouvent, qui pointent du doigt ce méchant sexisme. Magie de l’État et de la coercition, même lorsqu’on est parfaitement en opposition aux idées des uns ou des autres, que ce soit pour des raisons utilitaires (l’argent serait mieux employé ailleurs) ou des raisons idéologiques (l’argent devrait aller soutenir des recherches opposées), à tort ou à raison, on se doit de les financer, fusil à la tempe oblige. Où est la moralité d’une République qui impose ainsi les vues d’un petit nombre à tous les autres au prétexte que ce petit nombre détient la vérité, dixit lui-même ?

D’autre part, l’État finance ainsi des recherches, des actions et des collectifs dont le résultat permet de justifier plus de dépenses de l’État : ici, on décrète un problème (la ville est sexiste, la ville durable l’est encore plus, les jeux vidéos seraient sexistes, la communication encore plus) en multipliant les exemples plus ou moins habiles pour le confirmer, puis, pour le résoudre, on en appelle à un changement ou une remise en question qui nécessitera évidemment l’implication de tous qui ne s’obtiendra au final que par l’État.

fascism - socialism

La boucle est bouclée : l’État finance pour qu’on invente ou qu’on « découvre » des problèmes qu’il sera à même de résoudre, à la condition commode qu’on augmente ses prérogatives. Dans la foulée, il crée ainsi une multitude d’agressions, d’agresseurs et une foule encore plus grande de victimes, instituant la lutte de tous contre tous et pratiquant avec brio l’adage « diviser pour mieux régner ».

Vous aviez goûté au combat anti-racisme ? Vous aviez aimé la lutte contre les pollueurs ? Vous adorerez la lutte contre ce sexisme niché partout, tout le temps.

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Source : http://h16free.com/2015/11/10/42330-la-lutte-contre-le-sexisme-met-le-turbo


Le jeu malsain de l’État et des hôpitaux

lundi 9 novembre 2015 à 09:00

On le sait : l’État, toujours donneur de leçon, toujours prompt à réclamer son dû, est en revanche fort mauvais payeur. Aujourd’hui, au travers d’un témoignage de lecteur (que je remercie au passage), je vous propose de découvrir un nouvel exemple de cette très mauvaise habitude.

Le contexte qui nous occupe est celui des établissements de soins publics, les hôpitaux donc, et plus particulièrement, les relations qu’ils nouent (ou, comme on va le voir, qu’ils maltraitent) avec les mutuelles et les compagnies d’assurances. Ces dernières, pour des raisons techniques, opérationnelles et de rationalisation de coûts, sous-traitent la gestion des facturations que les hôpitaux leur font parvenir.

En pratique, il n’existe en France que quelques sous-traitants dont le travail consiste donc à gérer, pour le compte des mutuelles et des compagnies d’assurances, les rapports entre les professionnels de santé, les assurés et les assureurs, ainsi qu’à organiser et réaliser les paiements de ces professionnels de santé pour le compte des assureurs. Modernité du siècle oblige, l’ensemble est maintenant largement numérisé et des armées de développeurs informatiques ont réalisés des applications qui automatisent largement ces pénibles transactions.

Cependant, dans le cas spécifique des centres hospitaliers, il y a comme un écart sensible entre la théorie et la pratique.

En théorie, un assuré qui bénéficie des services d’un hôpital peut, à un moment ou un autre, donner sa carte de mutuelle, afin de bénéficier de sa couverture. Dans ce cas, ce n’est pas la mutuelle mais son sous-traitant gestionnaire qui recevra la facture émise par l’hôpital. Toujours en théorie, cette facture est bien évidemment vérifiée avant son paiement, comme pour n’importe quel professionnel de santé. Ensuite, la facture est payée, et tout le monde est content. Ici, les uns tombent dans les bras des autres, des cris de joie sont échangés, c’est magnifique, c’est super. La théorie, ça roxxe.

Le Président Des Bisous

En pratique, les choses prennent une tournure une peu plus distrayante.

En effet, le service public dont peut s’enorgueillir la société française n’est malheureusement pas toujours au plus haut de sa forme. Il lui arrive parfois de faire quelques boulettes et les administrés en savent quelque chose. Avec les facturations de mutuelles, c’est malheureusement aussi le cas : si en théorie, le centre hospitalier envoie une facture correcte pour se faire payer par la mutuelle du patient, il est en pratique extrêmement fréquent que ce centre hospitalier facture alors que la mutuelle de l’assuré n’est pas cliente chez le sous-traitant qui la reçoit, que la prestation n’est pas la bonne ou que le centre hospitalier fraude tente des voies alternatives de facturation (comme facturer systématiquement une chambre double alors qu’il n’y avait qu’une chambre simple – exemple au hasard, et malheureusement sport très prisé, il n’y a pas de petits profits).

La facture reçue, le gestionnaire pour compte d’assureur complémentaire la lit, la vérifie, l’analyse, l’ausculte et comprend qu’il y a comme des petits soucis, et informe alors le centre hospitalier que non, non, non, nous ne paierons pas parce que faut pas pousser, il y a erreur sur la marchandise et reprenez-vous que diable ! (Je brode, je pense que vous saisissez l’idée) Retour à l’envoyeur, donc.

La balle étant revenue dans le camp du service public dont — pour rappel — la société française s’enorgueillit avec moult superlatifs et une bonne louchée d’impôts festifs et citoyens pour faire bonne mesure, on peut logiquement s’attendre à de nouvelles boulettes qui forment pour ainsi dire la colonne vertébrale du travail d’équipe dans ces administrations. Ce qui doit arriver arrive alors inévitablement : l’information du rejet n’est pas traitée par le centre hospitalier, évidemment débordé. Quelques mois s’écoulent alors.

gifa girafe nessy meanwhile

richard gereUn petit matin frais, le trésorier du centre hospitalier — appelons-le Richard, pour faire simple — est tranquillement en train de prendre son café lorsque, soudain, il se rend compte que la facture en question n’a pas été réglée par le méchant gestionnaire. Sapristi de saperlipopette, cela ne se peut pas ! Il en va de la bonne santé financière de l’établissement que Richard gère (séparation des fonctions oblige), et n’écoutant alors que son sens des finances publiques, Richard émet sans plus attendre quelques cris gutturaux et une Opposition à Tiers Détenteur (OTD). Fini de rire : magie des pouvoirs publics et de la coercition dévolue à l’État, ses administrations et ses sbires, cette OTD va permettre à l’État de se payer tout seul comme un grand en prenant directement l’argent sur le compte bancaire du gestionnaire sans qu’il puisse s’y opposer.

Et hop. Facile, la vie, non ?

À l’heure où ces lignes sont écrites, le principal gestionnaire français, le plus gros payeur des hôpitaux en France pour la part complémentaire, qui représente 400 personnes et environ 60M€ de chiffre d’affaires, se retrouve avec un trou de 1,2 millions d’euros, récupérés par des établissements suite à une OTD pour couvrir l’émission d’une facture erronée.

Bien évidemment, le gestionnaire ponctionné tente régulièrement de discuter un peu avec les hôpitaux et les trésoreries et parfois, ça marche. Mais la plupart du temps, ça ne marche pas et sur le plan du droit, le gestionnaire a ensuite toute latitude pour se retourner contre l’établissement indélicat qui finalement s’est payé pour une facture qu’il n’aurait jamais dû émettre. C’est donc la phase « Tribunal administratif », pénible s’il en est. Pour le gestionnaire évoqué au paragraphe précédent, cela représente une vingtaine de procédures engagées depuis deux ans. Au passage, on peut noter que sur les 4 jugements rendus en 2015, les 4 sont en faveur du gestionnaire et condamnant les centres hospitaliers à la restitution des sommes ainsi qu’à des pénalités et frais de justice. On peut en rire, jusqu’au moment où on se rappelle que ces pénalités et ces frais sont payés par l’État, c’est-à-dire… vous.

Au passage, on peut noter cette recrudescence des OTD sur les trois dernières années puisqu’avant les hôpitaux ne faisaient que très rarement des OTD. Or, le cas d’un des plus grands centres hospitaliers du sud est intéressant en ce qu’il est un faiseur de n’importe quoi assez régulier dans son faisage de n’importe quoi, mais qu’il avait jusqu’à présent le bon goût d’assumer son n’importe quoi avec une décontraction toute méridionale, et ne faisait pas délivrer d’OTD.

Les finances étant ce qu’elles sont (ou ne sont plus, disons), son gentil administrateur a cependant changé son fusil d’épaule et c’est ainsi que, pour reprendre le cas maintenant illustratif du principal gestionnaire pour compte d’assureur, ce dernier vient de se faire délivrer pour 250.000€ de telles OTD sur les six dernières semaines. Questionné sur le pourquoi d’une telle avalanche, l’administrateur expliquera :

« J’ai reçu des ordres, il faut faire rentrer de l’argent par tous les moyens, or je dispose de cet outil donc je l’utilise. »

Et paf. Rappelé que ceci entraînera l’assignation en justice de l’hôpital dont il a la charge, avec frais et condamnation aux dépens, il répond toutefois que pendant ce temps là, l’argent est chez lui. Et toc.

Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes socialistes où les finances commencent à s’étioler. Les mesures prises semblent à la fois s’inscrire dans la durée et portées par le bon sens ; entre les frais supplémentaires qu’elles entraînent qui appauvrit encore le contribuable et les trous de trésorerie qui vont, un beau matin, provoquer la faillite des gestionnaires, il semble évident que tout ceci va très bien se terminer.

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Source : http://h16free.com/2015/11/09/42348-le-jeu-malsain-de-letat-et-des-hopitaux


Presse française : subventions, TVA réduite, avantages fiscaux et indépendance bidon

dimanche 8 novembre 2015 à 11:00

Petite panique dans le Landerneau très restreint de la presse en ligne : Mediapart annonce à tout son lectorat abasourdi qu’il subit les coups de boutoir d’une administration fiscale sans frein ni honneur qui fait rien qu’à l’embêter. La situation est gravissime : l’avenir du média en ligne est en jeu !

L’affaire est, il faut bien l’admettre, assez croquignolette : le site d’Edwy Plenel (et pour un montant plus faible, celui de Daniel Schneidermann, Arrêt Sur Images) vient donc de se faire notifier un redressement fiscal salé, car depuis sa création, Mediapart a appliqué une TVA super réduite à 2,1%, qui s’applique normalement à la presse papier. Pour le fisc cependant, il n’y avait aucune base légale pour agir ainsi, ce qui entraîne une sous-déclaration de la TVA qui aurait dû être à taux plein (19,6% puis 20%), et ce jusqu’à fin janvier 2014, le parlement ayant adopté le 27 février 2014 une loi pour abaisser officiellement la TVA sur la presse en ligne à 2,1%, afin de régler le problème.

Bilan, Edwy doit une ardoise de plus de 4 millions d’euros à Bercy pour avoir choisi unilatéralement son taux de TVA, plus vite que la musique.

Pignouferies de presse

Le constat est donc simple : tant que la loi fiscale imposait une TVA à taux plein, il n’y avait pas matière à discussions. Il y a bien eu fraude fiscale, d’ailleurs clairement affichée par le patron de presse qui a donc, après moult recours, perdu dans sa tentative d’échapper à l’impôt. Usant à présent de la relative notoriété de son organe, le preux Edwy fait savoir à tous l’injustice qui lui est faite, et déballe quelques arguments particulièrement croustillants dont certains sont d’ailleurs analysés par Pierre Schweitzer dans un récent article de Contrepoints dont je vous recommande la lecture.

À ces remarques, on se doit d’ajouter que les mélopées lacrymales du Plenel en plein redressement fiscal sur le mode « Nous ne sommes pas subventionnés » sont particulièrement grotesques, l’estimation des émoluments publics reçus par Mediapart étant facilement disponible et détaillés dans l’article de Corto ici : à 700.000 euros d’argent public, peut-on encore parler d’une absence totale (juré craché) de subventions ?

Mais voilà : pour Edwy, pour Daniel, ces petits arrangements fiscaux se justifient amplement puisque, comprenez-vous, « l’information n’est pas une marchandise comme les autres ».

Voilà une position bien étonnante puisqu’elle revient à demander que les entreprises qui traitent de l’information bénéficient d’un taux de TVA plus favorable. Plenel et Schneidermann, en défenseurs d’une fiscalité favorable à Google, voilà qui ne manque pas de sel, vous l’admettrez. Et de façon moins décalée, retrouver nos éternels chevaliers blancs de l’État, du juste impôt et de la nécessaire lutte contre toute optimisation fiscale même légale, ainsi épinglés pour une pratique qu’ils n’auraient pas tolérée d’Apple, d’Amazon ou d’Uber, cela vous pose un patron de presse, fut-il numérique !

Edwy Plenel : heureusement que tu n'as pas tout misé sur le journalisme !

Malgré tout, ce serait aller un peu trop vite en besogne que de conclure en la seule hypocrisie d’un Edwy tout chiffonné par un contrôle fiscal. En effet, cette affaire, démasquant assez bien les tartuffes du siècle, ne doit pas faire oublier que la presse, en France, est systématiquement l’objet de toutes sortes de pressions. Elle est bien lointaine, l’idée même d’une presse totalement libre et non-inféodée d’une façon ou d’une autre au pouvoir en place, de façon indirecte via le capitalisme de connivence ou de façon bien plus directe grâce aux subventions publiques largement distribuées par un ministère trop richement doté.

Pendant qu’Edwy et Daniel pataugent dans leurs comptes d’apothicaires et leurs mauvais arguments fiscaux, on apprend en effet que Fleur Pellerin, celle qui, justement, distribue les subventions par le truchement de son maroquin de la Culture & de la Communication, envisage très sérieusement de sucrer les facilités consenties jusqu’à présent à quelques titres de presse dont Valeurs Actuelles et Minute.

La petite Fleur, décidément très Charlie et jugeant anormal que certains titres ne bénéficient pas des aides à la presse, a lancé une réforme destinée à élargir l’attribution de ces subsides ce qui permettrait à Charlie Hebdo ou Le Monde Diplomatique d’en croquer. Parallèlement, elle en profiterait pour assujettir cette distribution d’argent des autres à « une condition qui est l’absence de condamnation pénale pour incitation à la haine raciale », ce qui permettrait ainsi d’éliminer des bénéficiaires des titres comme Valeurs Actuelles, Minute ou Rivarol.

Coïncidence malheureuse, ces titres ne sont franchement pas favorables au pouvoir socialiste en place. Le hasard ministériel fait bien les choses, parfois. Or, vous noterez que dans cette presse qui n’a pas hésité à relayer les éditos enflammés du brave Edwy n’a guère évoqué cette nouvelle disposition dans les attributions des enveloppes. Personne ne semble en effet s’étonner des déclarations de Fleur Pellerin, et personne n’y dénonce la belle incohérence : d’un côté, on explique distribuer l’argent public pour assurer la pluralité de la presse, de l’autre, on impose des critères qui aboutissent à éliminer tout un pan de cette presse qui ne pense pas comme il faut.

tout ceci est parfaitement normal

Décidément, que ce soit pour la presse ou pour les autres, il est bien difficile d’admettre que les petits arrangements avec l’État sont toujours préjudiciables à ceux qui les passent, l’État ayant au final la raison du plus fort. Chaque subvention crée ainsi une nouvelle laisse entre le subsidié et l’État. Quant aux problèmes de TVA d’Edwy & Daniel, il montre surtout qu’on ne peut pas truander le fisc impunément, même lorsqu’on est dans le Camp du Bien.

Ce qui se passe actuellement est à la fois parfaitement logique et très inquiétant : quoi de plus logique en effet que le levier financier soit utilisé dès que le pouvoir en place se sent menacé ? Quoi de plus inquiétant qu’il le soit sans que toute la presse s’en émeuve ? Du reste, la torpeur de cette presse devant telle nouvelle n’est-elle pas la preuve irréfutable que la gangrène des subventions a déjà atteint tous les organes vitaux et les centres de réflexion ?

Si toutes ces affaires montrent bien une chose, c’est que l’État choisit ses minions, et les paye. Mediapart, Arrêt Sur Images et tous les autres organes, numériques ou non, reçoivent des subventions, vivent d’abonnements généreusement souscrits par des collectivités, bénéficient d’abattements, de TVA rabotée et leurs journalistes ont, eux aussi, leur petite niche fiscale bien douillette. La mauvaise qualité de la presse française, son audience tous les jours plus faible, la nullité permanente de son recul critique vis-à-vis du pouvoir, son aspect consanguin justifient amplement que ces subventions disparaissent, que la TVA soit enfin alignée pour tous les organes (numériques ou non) sur le taux normal, et que les abattements et autres niches journalistiques disparaissent.

Débarrassés de ces prébendes, confrontés à un vrai marché concurrentiel et à la nécessité de fournir une information de qualité pour laquelle les consommateurs seront réellement prêts à payer, les journalistes et les médias de presse ne pourront qu’y gagner en probité, en éthique et en qualité et apureront enfin leur métier de tous les passe-plats et pisse-copies qui y trainent mollement.

Tant que ce ne sera pas le cas, ils s’enfonceront dans la médiocrité et ce sera bien fait pour eux.

subvention presse rsf 2014

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Finances locales 2016, parfum Convoitises & Rancœurs

vendredi 6 novembre 2015 à 09:00

Pendant que François le Pédalomane est tout occupé à tempérer l’échec cuisant de sa conférence COP21 et la déroute inévitable des socialistes aux prochaines élections régionales, le gouvernement tente de faire passer le budget 2016, et avec lui, la réforme de la dotation globale de fonctionnement (DGF). Surprise : c’est, comme l’indique cet article de Libération, encore un naufrage qui s’annonce à l’horizon.

Il faut dire que la question est épineuse. Le budget, à la base, est un sujet un peu délicat puisqu’il s’établit alors que la France continue d’empiler les dettes, et que tout indique que croissance et reprise économique ne seront pas au rendez-vous. À cette donnée déjà peu réjouissante s’ajoute donc la douloureuse question de la DGF. Cette dotation existe depuis 37 ans et, comme tout bricolage budgétaire pour prendre le slip de Pierre afin de s’en servir comme un pull pour Paul, elle n’a cessé de se complexifier au point de générer des migraines instantanées aux meilleurs spécialistes des finances locales… et des élus locaux qui sont confrontés, eux aussi, aux modifications de dotations que tout nouveau tripotage entraîne inévitablement.

Et cette année, de surcroît, l’État n’entend pas continuer à distribuer la manne publique avec la vigueur qui prévalait jusqu’à présent. Entendons-nous bien cependant : il ne s’agit pas ici de la disparition de cette dotation ou d’un coup de rabot violent qui la verrait diminuer de 20, 30 ou 40%. Non. On parle de l’État français, hein, et de socialistes au pouvoir. Soyons réalistes et rappelons que le simple fait de stagner d’une année à l’autre est déjà considéré comme une diminution des dépenses. Il s’agit donc, concrètement, d’une baisse, très modeste, de cette dotation pour un montant de moins de 4 milliards (de 36,6 milliards d’euros en 2015 à 32,93 milliards en 2016).

Une baisse, effective, qui ne soit pas le fait d’un artifice de calcul lamentable comme détaillé ici (accrochez-vous bien), cela signifie immédiatement, pour nos élus et autres baltringues de la dépense collective régionale, une terrible austérité, un rétrécissement dans la distribution de prébendes, et, par voie de conséquence, est immédiatement ressenti par eux comme un affront à leur avenir.

Bien évidemment, le langage avec lequel les élites de la Dépense Tous Azimuts Nation expriment leurs inquiétudes diffère un peu :

«La réforme part d’un bon sentiment mais on ne peut pas la faire en même temps que la baisse des dotations, résume un parlementaire PS : ceux qui gagnent trouvent que ce n’est pas assez et ceux qui perdent hurlent encore plus.»

MOAR

Bon sentiment, mais bien sûr.

Cependant, une fois le décrypteur de xyloglotte mis en fonctionnement, on comprend sans mal que ceux qui gagnent au petit jeu des bidouilles budgétaires veulent malgré tout plus d’argent gratuit — eh oui, il faudrait que ça augmente plus, histoire de ne pas sombrer dans une austérité qui mettrait la ville, la région ou le pays en panne, voyons — et quant à ceux qui perdent, leur sevrage impliqué par cette réduction provoque immédiatement des hurlements et des crises de manque par anticipation.

À ce sujet, l’article de Libération cité plus haut est particulièrement croquignolet : on y apprend notamment que trois cabinets entiers se sont attelés à la pénible tâche de revoir le modèle d’attribution de ces dotations qui répond, on l’a vu, à des critères qu’en définitive, plus personne ne maîtrise vraiment. C’est ainsi que les cabinets de Lebranchu (à la Décentralisation), de Vallini (à la Réforme territoriale) et de Eckert (au Budget) tripotent vigoureusement leurs petits tableurs Excel dans tous les sens… et s’engluent dans la dure réalité :

«Le truc est tellement technique que quand tu bouges une virgule sur un des critères, tout bascule, c’est très bizarre : une ville comme Issy-les-Moulineaux y gagne alors que Fécamp y perd. »

Aargh ! Que c’est dur la vraie vie ! Qu’il est enquiquinant d’être, une fois enfin, confronté à l’énorme bouffissure de merdes bureaucratiques improbables, de règles ridicules et de critères débilissimes lancés jadis par la fine fleur de la pourriture politique qui gangrène notre pays avec ses lubies et ses insupportables petits arrangements permanents en coulisse ! Qu’il doit être pénible pour nos cabinétards d’avoir à tenir compte de contraintes invraisemblables comme celles que la plèbe, confrontée aux insupportables Cerfas illisibles d’une bureaucratie démente, doit remplir régulièrement pour tenter de survivre sous le joug de l’occupant étatique !

gifa stanley - indifference - tell me about it

Et puis, quelque part, un système ultra-complexe mis en place par des socialistes qui provoque des migraines à des socialistes parce qu’il va entraîner des ajustements incompréhensibles sur d’autres socialistes, cela nous a un petit côté savoureux qu’il serait dommage de bouder.

De surcroît, cette nouvelle grogne qui monte dans le rang des députés, c’est encore une nouvelle épreuve pour le petit locataire de l’Élysée, qui sent bien que tout ceci ne joue guère en sa faveur. D’autant qu’il en entend parler en direct, lorsque, faisant fi de son « Moi président de la République, je ne serai pas le chef de la majorité, je ne recevrai pas les parlementaires de la majorité à l’Élysée », il entend les couinements des malheureux perdants de ce Bingo des Dotations lorsqu’il reçoit les parlementaires à ses traditionnels apéros.

Résultat des courses : la réforme pourtant indispensable de cette DGF semble fort mal enquillée. C’est une véritable bataille de procrastination qui s’est engagée chez les différents acteurs, sachant qu’officiellement, François le Réformateur ne peut surtout pas laisser tomber l’affaire. Dans les coulisses, entre deux pets musqués de fesses trop serrées par une violente tension politique, on se résout à évoquer « le scénario d’une réforme en deux temps, en se laissant une année pour réviser et affiner les critères d’attribution ».

gifa jeter l'argent par les fenêtres

C’est grotesque.

Alors que c’est maintenant évident, l’argent vient à manquer, et qu’il est tout aussi évident qu’on doit bien faire des arbitrages, et donc des malheureux, en bons socialistes et comme, du reste, la quasi-intégralité de la population française, tout le monde comprend qu’il y a des sacrifices à faire, mais tout le monde est parfaitement d’accord pour sacrifier le voisin, l’autre, et de préférence celui qui est loin de chez lui et ne pense pas bien droit comme il faut. En clair, absolument personne ne veut lâcher le morceau. Même les microscopiques économies, outrageusement grossies à coups d’artifices comptables et d’approximations caricaturales, ne trouvent grâce auprès de personne.

Cette réforme qui part en quenouille est d’autre part une magnifique illustration qu’avec l’augmentation de la taille et du poids de l’État, la République devient une guerre permanente de tout le monde contre tout le monde. Nos belles âmes socialistes ne démontrent en fait de fraternité et de solidarité qu’une grosse dose de jalousie, de rancœurs, de convoitises et un bel égoïsme.

Ce pays est foutu.

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Source : http://h16free.com/2015/11/06/42327-finances-locales-2016-parfum-convoitises-rancoeurs