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L’obsolescence républicaine bat son plein pendant l’été

jeudi 13 août 2015 à 09:00

Les mois de juillet et d’août en France sont facilement synonymes de repos pour le Français moyen, qui goûte sans doute au bonheur de retrouver le fruit de son travail, une fois le jour de libération fiscal atteint. Ce repos ne s’étend malheureusement pas jusqu’au parlement et aux politiciens qui profitent justement de l’éloignement des Français de leurs centres habituels de préoccupations pour accumuler les petits coups en douce.

De ce point de vue, l’année 2015 ne fait pas exception, et se caractérise même par un cru particulièrement fruité, puisque le rythme des stupidités étatiques était déjà soutenu avant et, l’inertie aidant, on a donc conservé une vitesse de croisière stupéfiante dans l’amoncellement de lois, décrets et décisions farfelues. L’actualité récente suffit à s’en convaincre.

small facepalmIl y a eu, bien sûr, la crise agricole qui a rapidement pris des proportions présidentielles dès que François Hollande a décidé de s’en mêler pour transformer, comme à l’accoutumée, une actualité déjà tendue et passablement engluée dans les mauvaises habitudes en situation inextricable, coûteuse pour le contribuable et qui aggrave le problème plutôt que le résoudre : alors que tout indique que l’ensemble de la filière agricole française souffre d’un interventionnisme catastrophique de l’Etat, alors que les solutions sont connues (et décrites par Vincent Bénard ici par exemple), alors même que d’autres pays ont déjà testé ces solutions avec succès, le factotum présidentiel aura décidé d’en remettre une couche (à 600 millions d’euros) qui a le mérite d’être à la fois mal calibrée (l’aide représente à peine plus qu’une aumône pour chaque agriculteur concerné), et parfaitement inutile voire contre-productive en ce qu’elle entretient un système d’assistanat délétère.

Parallèlement, on aura pu halluciner sur les gymnastiques statistiques parfaitement surréalistes qui nous furent offertes à l’occasion de la publication des chiffres du chômage de juin. Ce fut encore une fois l’occasion pour l’exécutif de se payer la tête des Français qui, trop nigauds de l’avoir posté là, doivent maintenant gober ses couleuvres de plus en plus épaisses. On ne peut bien sûr pas se réjouir de ce que ces chiffres camouflent (bien évidemment, le chômage augmente), mais au moins peut-on se satisfaire de la mise en péril de la candidature de Hollande pour 2017 : ce mollasson calculateur a choisi de la conditionner à l’inversion de tendance du chômage, ce qui place une pression énorme sur les frêles épaules d’un Rebsamen absolument pas à la hauteur. D’ailleurs, il se casse et ne plie pas, au contraire des prochaines statistiques, dont on pourra éprouver la souplesse prochainement, justifiant le maintien de la candidature hollandogène. Au pire, le petit François se déclarera indispensable pour lutter contre la bête immonde (qu’il aura tout fait pour faire monter) et le retour de l’excité (qu’il s’escrime pourtant à saboter par voie de justice).

pole emploi a qui le tour

Mais en termes de petites ignominies aux effets catastrophiques, ces précédents exemples parviennent difficilement à la cheville de cette loi discrète passée dans la troisième semaine de juillet concernant l’obsolescence programmée.

Soigneusement évitée par la plupart des rédactions nationales (à l’exception du Figaro notamment), le sujet, effleuré par quelques sites technologiques, n’a semble-t-il pas passionné les foules. Il faut dire que la punition par deux ans de prison et 300.000 euros d’amende des faits d’obsolescence programmée a été habilement camouflé au milieu de l’imbuvable loi sur la transition énergétique, définitivement adoptée dans la semaine du 25 juillet dernier par un Parlement déjà largement en vacance intellectuelle.

jesus petit facepalmPour rappel, l’obsolescence programmée serait cette hideuse technique imputée aux producteurs et autres distributeurs consistant à réduire volontairement la durée de vie d’un produit afin d’inciter le consommateur à en acheter davantage, selon l’adage bien connu que lorsque ça casse rapidement ou que ça ne rend pas le service aussi bien qu’on le souhaite, on en rachète encore (le consommateur, dans cette intéressante vision du marché, est un être à la fois fragile, influençable et borderline idiot). Heureusement, cette technique qui, en réalité, n’existe pas, est maintenant un délit.

En effet, comme je l’expliquais il y a quelques mois dans un précédent billet, cette loi à base de poudre de licornes combat des gremlins et des leprechauns. C’est pratique de condamner sévèrement quelque chose qui n’existe pas : avec une définition suffisamment floue, cela permet de trouver de temps en temps de rares coupables fort pratiques pour une expiation médiatique, et cela assure, le reste du temps, que tout le monde va respecter la loi scrupuleusement.

lolcat zombies licornes nazies

Et si je dis que ça n’existe pas, c’est parce que c’est vrai : il suffira à ceux qui continuent niaisement de croire aux fadaises gouvernementales de se reporter à ces quelques liens pour vérifier l’écart à la réalité et comprendre que cette fumeuse obsolescence, non, ça n’existe pas, du tout.

… Enfin, presque pas du tout puisqu’en réalité, lorsque l’État se mêle de nos vies, l’obsolescence, parfaitement et ouvertement programmée, ne semble gêner personne, ce qui permet d’imposer au citoyen-contribuable de payer pour renouveler son passeport, sa carte d’identité ou tant d’autres papiers administratifs frappés d’une date limite de péremption. Cela permet d’imposer une obsolescence rapide de la voiture dans certaines agglomérations par interdictions successives ; cela autorise la disparition des méchantes ampoules à incandescence (qui ne produisaient, au pire, qu’un peu de CO2) au profit d’ampoules au mercure, terres rares et autres joyeusetés polluantes à des prix très supérieurs ; cela permet le vieillissement accéléré d’un peu tout et n’importe quoi par un incessant changement de normes (pour vot’sécurité, ma brav’dame). Quand c’est l’État, c’est permis, bien sûr.

Mais peu importe : la loi est votée, et tout le monde va s’empresser de l’appliquer, avec le même entrain que le principe de précaution devenu stupidement constitutionnel, et avec les mêmes effets délétères, durables et calcificateurs à moyen et long termes sur la société française.

De ce point de vue, cette loi — qui ne définit même pas 1/ ce que doit être une durée de vie normale d’un produit, 2/ comment on prouve qu’elle a été réduite, et 3/ comment on détermine que ce fut intentionnel — illustre fort bien la mentalité de nos dirigeants et dans une bonne part celle de ceux qui les soutiennent : pour eux, le consommateur est un enfant, niais et impressionnable, régulièrement floué par les producteurs qui, sans les bornes de la loi, s’organiseraient chaque jour pour le détrousser sur tous les chemins nationaux, à chaque commerce, à chaque vente et sur tous les rayonnages de supermarchés.

C’est parfaitement grotesque, mais le flou consternant de cette loi va donner une arme de plus à tous les pourfendeurs de l’entrepreneuriat pour attaquer les producteurs sur tout et n’importe quoi. Forcément, cela va les inciter à venir vendre, produire et embaucher en France. Forcément, cela va améliorer la situation. Forcément, cela aboutira à d’excellents produits d’extraordinaire qualité.

Forcément, cela va bien se passer.

ça va bien marcher

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Source : http://h16free.com/2015/08/13/40466-lobsolescence-republicaine-bat-son-plein-pendant-lete


Ouf, heureusement qu’en France, la santé est collectivisée !

mercredi 12 août 2015 à 09:00

La France — et tout le monde le sait ! — a un système de santé exceptionnel, avec une couverture absolument géniale couplée à un réseau de dispense de soins, de médicaments et d’un suivi sanitaire de la population que le monde nous envie. Pas de doute, au moins dans ce domaine, la force des services publics et du collectivisme donne un résultat étincelant !

Pour ce qui est du système de couverture, je n’y reviendrai pas en détails ici, ce n’est pas vraiment le sujet, mais on peut tout de même assez facilement tirer quelques conclusions assez éclairantes : il marche vraiment très bien, ce qui renforce son caractère exceptionnel puisqu’il n’est copié nulle part. Grâce à la collectivisation de la santé, de la retraite et de la couverture chômage, les malades sont tous bien couverts, les retraités sont tous bien pensionnés et les chômeurs, peu nombreux, sont tous bien protégés du travail. La misère des petites pensions, des urgences bondées ou des allocations minuscules a été amplement évitée en France. Youpi.

Les cotisations, facilement engrangées dans ce pays de cocagne où les contribuables participent gaiement à l’effort national, permettent de couvrir largement les besoins. Les déficits sont inexistants, et en cas de petits problèmes financiers, tout le monde comprend très bien qu’il ne provient ni d’une structure vermoulue, ni d’habitudes catastrophiques, ni de syndicalisme débridé ou ni de gabegies inouïes, mais bien d’un petit souci passager qu’une ordonnance ou un petit texte de loi bien troussé saura résoudre en deux temps, trois mouvements et cinq décennies de législorrhée carabinée.

la secu te taxe

En parallèle à ces magnifiques assurances que les gouvernements d’après-guerre nous mirent en place avec une forte dose de bonne humeur, de détermination et de communisme, on se doit d’évoquer, le temps de quelques paragraphes, l’étourdissant système sanitaire français. Là encore, il est facile de constater avec plaisir le joyeux résultat de décennies d’application consciencieuse d’un mélange subtil de politiquement correct, d’égalitarisme, de réduction du temps de travail, de déresponsabilisation et de capitalisme de connivence (qui est au capitalisme ce que le cuisine anglaise est à la gastronomie).

nb irm par habitants ocde 2011Ainsi, le classement tous les ans meilleur de notre beau pays lui permet, par exemple, de rivaliser avec … la Slovénie pour le nombre d’unité IRM par habitants. En France, le délai avant de pouvoir passer dans ces coûteux appareils grimpe gentiment à plus de 37 jours (ce qui fait un confortable coussin de 17 jours en trop par rapport aux recommandations médicales dans une situation normale). L’organisation, centralisée, étatique et typiquement collectiviste de la santé en France aboutit, comme on pouvait s’y attendre, aux habituelles pénuries et c’est donc sans surprise qu’on découvre des listes d’attente en croissance robuste, garantes d’inégalités territoriales criantes et de difficultés accrues pour les habitants des régions défavorisées. Inégalités qui ne seront pas du tout mises en exergue par les nouvelles technologies, comme, par exemple, l’actuel développement d’un Trip Advisor de la santé, qui permettra bientôt de noter les établissements de santé sur le territoire et qui promet, tout le monde s’en doute, de grands moments festifs d’égalité citoyenne à coup d’interdictions et de hurlements de mandarins outrés.

Bien sûr, une pénurie, comme les crottes de chien et les ministres, n’apparaît jamais seule. Alors que les équipements médicaux de pointe font toujours cruellement défaut, et que les isotopes radioactifs sont toujours aussi difficiles à dénicher, il semble que les petites carences de notre beau système touchent aussi les médicaments et le personnel.

Pour les pilules, poudres, sachets, liquides, crèmes et onguents miraculeux que la science moderne nous offre tous les jours en plus grand nombre, en France, on devra faire ceinture : non seulement, il y a des petites ruptures de stock gênantes dans les pharmacies du pays, mais celles-ci se font tous les ans plus nombreuses et touchent de plus en plus de produits. C’est, là encore, le signe que le système, géré au plus fin par une administration extrêmement rigoureuse, tourne à plein régime : à force d’optimisation, de flux tendus et d’une prévoyance de bon père de famille chevillée au corps de tous les acteurs du système de santé, les approvisionnements — tout le monde le sait ! — sont gérés avec une précision diabolique et des calculs … d’apothicaire.

gepalmoral

Quant à la pénurie de médecins, c’est (à l’évidence) encore un coup de ces Roumains qui ne font rien qu’à nous envahir et qui nous obligent, à l’évidence, à fermer l’un ou l’autre services de maternité, de chirurgie ou que sais-je de ces petits établissements de province que le département n’a, de toute façon, plus les moyens de maintenir. Difficile de voir dans la gestion, là encore centralisée, étatiste, corporatiste et pas du tout concurrentielle un lien avec ces petits soucis en main-d’œuvre qualifiée qui ne nous rappellent absolument pas ce qui se passe actuellement au Venezuela, pays qui a sombré — comme en témoignent ses soubresauts économiques dramatiques — dans l’ultralibéralisme sauvage d’un gouvernement entièrement vendu au capitalisme débridé. Et puis, on ne peut pas comparer : le Venezuela est un pays pauvre, sans ressources et sous embargo américain, tout le monde le sait.

médicament viazacEn tout cas, rassurez-vous : les petits soucis sont notés, les embarras de stocks, de matériels et de personnels ont été remontés en haut lieu, aux instances dirigeantes et au personnel omniscient qui sait, bien mieux que vous et les acteurs de terrain, ce qu’il est nécessaire de faire. Déjà, une riposte intelligente et graduée est élaborée. Ce sont même des sénateurs qui se sont penchés sur la question et qui ont trouvé la solution : comme, à l’évidence, c’est encore une fois le libre marché, le capitalisme et la santé trop libérale qui sont en cause, il va falloir réguler sauvagement tout ça, par exemple en imposant clairement aux médecins leur implantation géographique.

Eh oui, le problème avec la liberté est que — tout le monde le sait ! — si on laisse les individus se débrouiller complètement par eux-mêmes, ils feront vite n’importe quoi, n’importe comment, en dépit du bon sens et parfois même avec méchanceté. Heureusement, en France, on a rapidement mis en place les indispensables contraintes et restrictions de liberté pour éviter tous ces problèmes.

Et le résultat est parfait. Par – fait !

Assemblée : CPEF

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Source : http://h16free.com/2015/08/12/40593-ouf-heureusement-quen-france-la-sante-est-collectivisee


Ecotaxe et Mistral : les coûteux ratages de Hollande

mardi 11 août 2015 à 09:00

Même si le temps passe vite, nous n’avons qu’à peine entamé la deuxième moitié du quinquennat hollandiste. L’avenir nous réserve donc encore plein de surprises, mais quand bien même, on peut constater qu’en trois ans, le Chef de l’Exécutif n’a pas mesuré ses efforts pour laisser une ardoise assez phénoménale. Et sans même se focaliser sur les grands indicateurs économiques du pays, calamiteux, deux feuilletons estivaux illustrent assez bien l’ampleur de la catastrophe.

Le premier est celui de l’écotaxe.

À tout seigneur tout honneur, il faut reconnaître que l’épineux dossier dont a hérité l’équipe socialiste de bras cassés actuellement au pouvoir provient des bidouilles de la précédente équipe de clowns dirigée par Sarkozy : jouant la fibre écologiste et ne reculant devant aucun montage douteux pour racler les fonds de poche des Français, le pouvoir d’alors avait jugé bon de mettre en place, à grands frais, des portiques de contrôle autoroutier à destination des poids-lourds, visant à taxer ces transports en fonction de l’axe emprunté et de la pollution qu’ils provoquent.

ecomouv

Las. Entre un partenariat public-privé assez mal ficelé dont tout indique qu’il était d’abord destiné à rediriger de gros tuyaux d’argent public vers de petites plomberies privées, et les moyens mis en œuvre pour la collecte qui s’apparentent assez furieusement à un nouveau type de flicage, auxquels on doit ajouter les effets de bords des mesures envisagées qui renchérissent assez substantiellement les coûts des transports eux-mêmes, tout le dossier était destiné à partir en sucette.

De ce point de vue, l’actuelle majorité, récupérant un bébé aussi difforme que toxique, pouvait largement arrêter les frais en dénonçant bruyamment et médiatiquement le montage douteux et les évidents effets de bords néfastes que cette écotaxe entraînerait sur le pouvoir d’achat des Français. Il aurait été facile de faire de l’abandon de ce dossier un acte fort de la présidence Hollande, rejetant ainsi le passé trouble du précédent président. Ne rêvons pas : nos socialistes se seraient empressés de mettre un autre bricolage informe en place pour obtenir une forme différente de taxation écologique, mais au moins, les investissements conséquents (notamment l’installation des portiques à partir de 2012) auraient été évités.

Il n’en a rien été. Trop contents de trouver là un nouvel organisme ponctionnaire pour une pompe à phynance toujours demandeuse, nos socialistes emmenés par le fin stratège Hollande se sont empressés de signer l’accord le 18 juillet 2013 (avec Ayrault, c’est même Cazeneuve qui se chargera de barbouiller le contrat au nom des contribuables français), entérinant ainsi les dépenses que la société avait déjà faite depuis mai 2012 et justifiant largement leur extension jusqu’en 2014.

La suite, tout le monde la connaît : à la faveur d’un mouvement que la presse, avec sa puissance d’analyse habituelle, s’empressera de fustiger en toute neutralité, l’ensemble du dispositif est finalement abandonné et le dossier, impossible à régler à l’amiable, se traduira par une faillite retentissante des sociétés emberlificotées dans l’affaire, pour plusieurs milliards d’euros aux frais du contribuable. Pire : la défunte écotaxe serait même remplacée par un bricolage de la CSPE qui, « simplification » administrative oblige, alourdira inévitablement la facture du contribuable. En tout cas, certains socialistes tentent à tout prix de la remettre sur les rails.

En définitive, l’écotaxe se traduit par un scandale de même ampleur que celui du Crédit Lyonnais, même si son traitement médiatique laisserait croire à une simple bévue un peu coûteuse.

Le Président Des BisousMais comme je l’évoquais en introduction, un scandale de cette taille n’est pas suffisant pour un homme d’État de la trempe de Hollande. C’est sans doute pourquoi l’audacieux Président des Bisous a décidé de se prendre aussi les pieds dans le tapis de la géopolitique internationale et, une fois étalé sur toute sa (modeste) longueur, d’envoyer la facture aux inépuisables contribuables français.

Et là encore, reconnaissons à l’actuelle classe dirigeante qu’elle n’est pas l’initiatrice du pataquès phénoménal dans lequel elle s’embourbe avec ce qui, de loin, pourrait sembler être du plaisir. Tout commence en effet en 2011 : le ministre de la Défense d’alors, Alain Juppé, celui qui, premier minustre en 1995, parvint à rester droit dans ses bottes tout en retournant sa veste et en baissant son pantalon, signe le 25 janvier 2011 à Saint-Nazaire avec le vice-premier ministre de la fédération de Russie, Igor Setchine, une lettre d’intention portant sur la construction de quatre navires de classe Mistral, dont deux sont mis en chantier dans la foulée pour une modique somme tournant autour du milliard d’euros.

Jusqu’ici, tout va bien, et même mieux que bien : non seulement, la construction des bateaux se déroule sans accrocs, mais de surcroît, ils sont terminés dans les enveloppes de temps et de budget. Compte-tenu de la qualité générale de ces bâtiments, c’est plutôt un bon produit de la marine et de l’armement français, et pourrait constituer une excellente vitrine mondiale.

Patatras : la crise ukrainienne vient malheureusement tout mettre en péril. Devant l’ostracisation de la Russie par la communauté internationale (à tort ou à raison, la question n’est pas là), le gouvernement français hésite franchement à livrer aux Russes les bateaux, construits, payés et promis. Hollande, pusillanime et hésitant au point d’être parfaitement incapable de prendre la moindre décision courageuse sur le plan de la politique internationale qu’il ne maîtrise absolument pas, tergiverse et patine entre la nécessité de ménager la chèvre américaine et le choux russe.

hollande ceux qui attendent plus rien

Il faut dire que — coïncidence ? — pendant ce temps, les superbes mais trop onéreuses réalisations aéronautiques comme le Rafale peinent franchement à trouver acquéreur, les « amis » américains, qui ont de leur côté leurs propres avions à fourguer, n’hésitant pas à savonner la planche des vendeurs français, dont la collusion avec l’état français n’est d’ailleurs pas que bénéfique, renchérissant notoirement les coûts de fabrication et d’exportation.

L’épineux blocage de la vente des Mistrals prend alors une tournure presque cocasse. À mesure qu’il devient plus évident que leur livraison n’aura pas lieu, pouf, des Rafales (impossibles à vendre jusqu’alors) se trouvent enfin fourgués en Egypte puis en Inde. Le montant des contrats correspondants (5 milliards d’euros pour l’Égypte et presque autant pour les 36 rafales indiens, à 4.3 milliards d’euros) compenserait largement les pertes encourues sur les deux Mistrals russes.

Malheureusement, tout ne se déroule pas toujours comme prévu au Bisounoursland. Au milieu d’une confusion consternante mais maintenant habituelle sous l’ère hollandiste, il est maintenant certain que les bateaux ne seront pas russes et ce dédit va coûter plus d’un milliard d’euros au contribuable français dont la tonte se fait chaque jour plus rase. Et pour ne rien arranger, l’avenir des Rafales est tout sauf verrouillé.

D’une part, le plus gros morceau du contrat indien passe définitivement à la trappe, puisque l’Inde ne veut plus des 126 avions escomptés. D’autre part, la structure même du montage financier égyptien laisse perplexe : sur les 5,2 milliards concernés, dont pour le moment seul un acompte de 500 millions a été versé, la moitié est constitué de prêts négociés par l’état égyptien auprès de banques … françaises.

sovereign CDS world

Autrement dit, un État, endetté jusqu’au cou, actuellement assez instable politiquement et dont la qualité du crédit, si elle n’est certes pas grecque, n’est tout de même pas franchement excellente, emprunte 2,6 milliards d’euros auprès de banques d’un pays lui-même financièrement à la rue, pour acheter des avions coûteux que le grand frère américain regarde d’un mauvais œil, et on est prié de croire que tout va se passer comme sur des roulettes.

En somme, le compromis diplomatique des Rafales contre les Mistrals ressemble à un marché de dupes et le milliard de la rupture du contrat russe va s’ajouter aux montants maintenant colossaux de déficit, de dettes et de dérapages divers à la sauce « écotaxe » que le gouvernement accumule en plus des autres problèmes, encore plus prégnants (chômage en tête) et qu’il ne montre aucune capacité à savoir résoudre, même de loin.

On le comprend : Hollande, en récupérant le pays des mains de Sarkozy, a hérité d’un État qui avait déjà largement loupé le virage de la saine rigueur budgétaire, et entamé une trajectoire cahotante sur des chemins tortueux de la dépense tous azimuts vers le fossé de la faillite complète. Mais là où un président à la hauteur et une équipe compétente auraient minimisé les dégâts et ralenti la course, l’actuel locataire de l’Élysée a appuyé sur le champignon et amplifié la catastrophe par ses non-décisions et ses compromis calamiteux.

Dans ces conditions, les deux ans qui restent du quinquennat s’annoncent fort douloureux.

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Source : http://h16free.com/2015/08/11/40493-ecotaxe-et-mistral-les-couteux-ratages-de-hollande


Le socialisme ne marche pas, même en petit

lundi 10 août 2015 à 09:00

Malgré le nombre maintenant élevé de foirades magistrales lié à l’application de l’égalitarisme, on continue quand même à en user avec profusion. Son parfum le plus connu, le Socialisme, a pourtant largement prouvé sa nocivité, mais certains persistent pourtant, obstinément, à l’employer partout.

En Union Soviétique, on avait fait les choses en grand. L’égalitarisme soviétique devait être à la fois massif et toucher toutes les couches de population, et géographiquement très étendu au point de couvrir un nombre considérable de pays et un pourcentage important de la population terrestre. L’application consciencieuse du programme communiste aura bien sûr abouti à des millions de morts par douzaines, des famines, des déportations massives dans des camps de travail ou des génocides. Sans trop bousculer le sens des mots, on peut dire que ce fut un gros échec retentissant.

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De différentes façons, on testa ensuite les mêmes principes sur des zones plus restreintes, sur des populations moins bigarrées. Cuba, la Corée du Nord ou le Vietnam furent autant d’exemples qui montrèrent que les problèmes engendrés par les idées égalitaristes et socialistes ne provenaient pas de la trop grande taille géographique : même pour des plus petits pays, ça foirait lamentablement.

Actuellement, le Venezuela tente l’expérience d’un socialisme un peu plus modéré (si tant est que ça puisse exister, comme un viol modéré ou une gangrène discrète). Celui-ci s’installe plus doucement, avec marginalement moins de violence, et ne prend pied que progressivement dans tous les domaines de la vie locale. Tout indique là encore que c’est un naufrage complet pour un pays qui ne pourra même pas se cacher derrière une absence de ressources pétrolières ou un commode embargo américain. Dans la catégorie « encore moins vite, monsieur le bourreau », d’autres pays tentent aussi ce socialisme en mode « infiltration ninja » à doses plus ou moins légères et obtiennent — comme c’est surprenant — les mêmes déboires catastrophiques. La France en est un excellent exemple, et sa trajectoire actuelle, qui vise à contrer les problèmes issus d’un tsunami d’égalitarisme par une explosion de mesures égalitaristes, promet d’appuyer là où ça fait mal. Et ce sera, bien sûr, un échec épique.

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Et ce qui plante furieusement pour un continent, ce qui foire lamentablement pour un groupe de peuples, ce qui échoue minablement pour un pays seul, eh bien — nouvelle surprise ! — ça rate aussi complètement pour des individus et des entreprises. Le plus récent exemple (mais pas le dernier, rassurez-vous, les gens sont têtus, têtus, têtus) est celui de Dan Price et son entreprise, Gravity Payments.

Tout a commencé il y a trois mois, alors que l’opinion américaine était toute occupée à débattre de l’épineux problème des salaires minimums. Aux États-Unis, ce dernier est fixé au niveau fédéral, ainsi que pour chaque état voire chaque ville, et dernièrement, certains États et certaines villes ont décidé de le revoir à la hausse. À Los Angeles, le salaire minimum va par exemple passer de 9$ à 15$ de l’heure entre le 1er juillet 2016 et le 1er janvier 2021 à la suite d’une disposition municipale adoptée le 19 mai dernier. Et à Seattle, Dan Price a décidé d’apporter une pierre à l’édifice général d’égalitarisme et de bons sentiments en augmentant le salaire minimum en vigueur dans sa société de gestion de paiements par cartes de crédit, Gravity Payment, et en le plaçant au niveau fort élevé de 70.000$ par an (5800$ mensuels).

La presse nationale américaine et bientôt étrangère, toute acquise à l’élan philanthropique du patron de cette société, a largement repris cette information en louant l’initiative visant, comme il se doit, à rendre les gens heureux en diminuant les méchants écarts entre les mieux et les plus mal payés, bref, en renforçant l’égalité de traitement des employés de sa société. À l’époque, si on trouvait bien quelques voix américaines discordantes pointant l’aspect purement socialiste ou maladroit de l’initiative patronale, les médias étrangers et notamment français se contentaient de se réjouir d’une telle information en imaginant, l’œil déjà vaguement humide d’émotion, tous les (a priori cupides) patrons de la Terre, touchés par la grâce, et se décidant enfin à payer royalement tous leurs employés, de préférence autour de 100.000$/an et un Mars.

Malheureusement, patatras, trois mois plus tard, l’expérience tentée à Gravity Payments aboutit à un échec.

gravity : fight back !

Rien ne s’est passé exactement comme prévu (sauf pour les détracteurs de l’initiative) : non seulement, les gens n’ont pas été plus heureux, mais la société est maintenant en difficultés financières. Des clients, estimant soit que cette idée allait accroître les coûts des services soit qu’elle était néfaste sur le plan idéologique, sont partis. Des employés ont posé leur démission, jugeant les augmentations salariales plus du tout en accord avec l’effort qu’ils avaient fournis dans la société ; et bien évidemment, ce ne sont pas les plus mauvais qui sont ainsi partis, mais des employés clés, selon le patron lui-même…

Ce qui est logique. De l’aveu d’un des développeurs qui a quitté ce havre de bonheur socialiste,

« Now the people who were just clocking in and out were making the same as me. It shackles high performers to less motivated team members. »
« Maintenant, les gens qui se contentent de pointer touchent la même chose que moi. Ce système enchaîne les plus performants de l’équipe avec les moins motivés. »

Et pompon de l’affaire, le frère du patron, actionnaire à 30% de cette société, l’attaque en justice au motif que les bénéfices précédemment récoltés n’avaient pas à être utilisés pour les augmentations de salaires accordées. La société, aux finances maintenant extrêmement tendues, se retrouve au milieu d’un imbroglio juridique coûteux qui n’a, bien évidemment, pas été provisionné. Tout ceci sent la faillite.

En oui : le modèle de « récompense salariale » ainsi mis en place par Price ne fonctionne tout simplement pas et entraîne des effets de bords désastreux. En effet, il survalorise les moyens, les médiocres voire les mauvais en leur donnant artificiellement plus que leur valeur de marché. Dans la foulée, il dévalorise les bons en les payant marginalement moins bien (la valeur de leurs heures supplémentaires s’effondre), et aussi en écrasant le différentiel subjectif : non seulement, il devient inutile de faire des heures supplémentaires, mais en plus l’écart entre bon et mauvais n’est plus palpable ce qui n’incitera personne à faire des efforts. En outre, il envoie un message très ambigu aux clients (dont certains prennent peur d’un renchérissement des services, notamment).

Autrement dit : Price a augmenté ses coûts (les salaires), a mis en danger ses entrées (ses clients), et a diminué la productivité par tête de pipe.

well done old chap

Il faut se rendre à l’évidence : certaines idées, à la fois simples et parfaitement idiotes, aboutissent systématiquement à un échec. Et pourtant, loin d’être rapidement abandonnées, elles s’installent dans les esprits et les habitudes au point que, malgré leurs échecs répétés, les individus, les peuples ou les entreprises persistent à les appliquer avec assiduité, renouvelant sans cesse le bestiaire des bides de leurs applications. Ces idées seront systématiquement jugées à leurs intentions, généreuses, mais jamais à leurs résultats, catastrophiques.

Dans ces idées idiotes, l’égalitarisme et son pendant, le socialisme, sont des exemples frappants. Et devinez ce qu’on applique en France ? …

salaire minimum - minimum wage and imagination

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Source : http://h16free.com/2015/08/10/40495-le-socialisme-ne-marche-pas-meme-en-petit


Une vraie chance de médaille d’or

dimanche 9 août 2015 à 10:00

Il a rapidement été entendu qu’en l’échange de votre argent, l’État s’occuperait de votre sécurité par une armée solide et entraînée. Puis on a convenu aussi vite que la justice, la diplomatie, la monnaie, l’éducation, la culture et la santé pourraient bénéficier de ses bons offices. Les impôts ont augmenté en conséquence, et l’État s’est retrouvé propulsé premier intermédiaire dans toutes ces interactions sociales. Comme il est enfin apparu que faire des activités physiques, c’était aussi une bonne façon de conserver la santé, pouf, il fut décidé que l’État s’occuperait aussi du sport.

Mais bon, force est de constater que faire en sorte que l’État s’occupe du sport, c’est un peu comme mettre Marc Dutroux à la tête d’une école maternelle : les effets de bords seront nombreux.

Losing : if at first you can't succeed, failure may be your style.

Ainsi, demander à l’État de s’occuper du sport à l’école, c’est s’exposer à une gangrène intellectuelle de l’activité physique, par exemple via l’explosion de termes alambiqués et ridicules qui imposeront aux jeunes sportifs de « devoir traverser l’eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête dans un milieu aquatique profond standardisé » (nager dans une piscine), de « rechercher le gain d’un duel médié par une balle ou un volant » (jouer au tennis), ou de « vaincre un adversaire en lui imposant une domination corporelle symbolique et codifiée » (i.e. faire de la lutte).

Ainsi, demander à l’État de s’occuper du sport dans la société, c’est s’assurer que le contribuable ne prendra plus jamais plaisir à exercer une activité physique. D’ailleurs, il n’a plus le choix : même en ne faisant rien, il participe un peu à tout et devient au moins sur le plan fiscal un athlète de haut niveau inscrit à toutes les fédérations, tous les sports, toutes les passions avec et sans élasthanne moulante aux couleurs fluo. En effet, toutes les occasions sont bonnes pour qu’enfin, l’argent de tous puisse irriguer les lubies de certains. Magie du sponsoring public, l’État est devenu partie prenante ou plutôt « donnante » de matchs sportifs, de compétitions locales, régionales, nationales ou internationales, au travers de collectivités territoriales toujours plus endettées.

Youpi ! Enfin le contribuable peut participer, si ce n’est en présence ni en adhérant, mais au moins financièrement et volens nolens, aux concours boulistes, aux tournois de pelote, aux compétitions footballistiques qui arborent fièrement l’étendard de la ville, du département ou de la région où il paie ses impôts. Plus joyeux encore, le contribuable frétillera d’aise en apprenant que les fédérations qu’il soutient le plus de ses deniers (en proportion de leur budget) ne sont pas forcément les plus démocratiques ou les plus pratiquées puisqu’on retrouve en tête de liste le pentathlon moderne, la lutte, l’aviron, le ski nautique ou l’escrime. Mais baste, qu’à cela ne tienne puisqu’en application étrange d’un principe olympique, l’important pour les collectivités n’est pas de gagner (en équilibre comptable), mais de participer (financièrement) !

Logiquement, les associations, voyant débouler cette manne quasi-inépuisable dans leurs caisses, ont enflé leurs demandes, grossi leurs dépenses et se sont habituées à flirter dangereusement avec des pratiques comptables douteuses. On ne compte plus les malversations, magouilles et autres coups de force dans certaines associations ou fédérations pour s’assurer un accès privilégié au robinet à subsides, depuis les boulistes méridionaux jusqu’aux fédérations de danse.

epic failOn retrouve bien sûr les mêmes mécanismes plus loin, plus haut et plus fort, au niveau des institutions internationales : quelques décennies ont suffi pour transformer les États en aspirateurs à finances indirectes pour le compte de la Fédération internationale de football association (FIFA) et du Comité International Olympique (CIO), soit lorsqu’il engagent les deniers publics pour aménager les infrastructures des manifestations que ces associations organisent, soit lorsqu’il s’agit de verrouiller à tout prix la tenue de ces manifestations avec des arguments sonnants et trébuchants.

Là encore, on ne doit pas écarter l’aspect bénéfique de cette implication du contribuable aux niveaux les plus élevés du sport mondial puisque cela lui permet d’être réellement concerné par le curling (après tout, cette belle piste lisse et glacée, c’est lui qui l’a payée), le lancer de marteau (après tout, ce joli gazon verdoyant qu’on va trouer à coup de boulets, c’est lui qui l’a payé), ou ces myriades de disciplines qui, si elles n’avaient pas les solides béquilles de la subvention publique, auraient disparu depuis longtemps.

Devant ces constats, on ne peut arriver qu’à une seule conclusion : l’État, systématiquement placé entre les sportifs, les spectateurs, les adhérents et les organisateurs, est devenu l’intermédiaire incontournable de tous les sports, et mécaniquement, le seul sport planétaire qui peut se targuer de rassembler autant de monde, de toutes origines, de tous les sexes et de tous les âges ou à peu près, c’est ce sport magique de La Chasse à l’Argent Public. Il s’agit d’une discipline olympique vieille comme le monde mais devenue récemment professionnelle, et qui consiste à trouver son bonheur et sa richesse dans la poche des autres en prétextant pratiquer l’une ou l’autre activité sportive qui, moyennant un peu de lobbying, pourra prétendre intéresser quelques électeurs, et donc quelques politiciens, et donc tous les contribuables.

On peut croire à une boutade, mais il n’en est rien. Cette discipline n’est pas à négliger : en l’espèce, elle est la seule qui assure à la France une médaille d’or, tant nos équipes de Chasse à l’Argent Public sont extraordinairement encadrées, coachées, surentraînées et superbement motivées. Et en cette période de crise, de doutes et d’interrogations devant un avenir incertain, quel meilleur message envoyer à nos compatriotes que celui d’une fiscalité vigoureuse, d’un lobbying pétulant et d’une dépense publique tonique ?

Corruption : j'en veux moins, ou plus d'opportunité pour en profiter
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Ce billet a servi de chronique pour Les Enquêtes du Contribuable.

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Source : http://h16free.com/2015/08/09/39721-une-vraie-chance-de-medaille-dor