PROJET AUTOBLOG


Hashtable

Site original : Hashtable
⇐ retour index

2016 : une année économique cataclysmique ?

mercredi 20 janvier 2016 à 09:00

Pendant que François Hollande, le chef de l’Organisation État Universel Français en occident, continue de s’agiter pour s’assurer un emploi en 2017, le monde continue d’avancer. Malheureusement pour François qui résonne raisonne à économie constante (voire figée), la direction générale n’est pas forcément réjouissante et montre clairement que si quelque chose ne sera pas constant en 2016, ce sera bien l’économie.

déflation - quand les prix baissentEt les signes inquiétants s’accumulent. Le rythme d’accrétion de ces signes au tableau global d’une crise qui grossit s’est d’ailleurs accéléré récemment. Si, pendant les années passées, des points de tension se sont accumulés, laissant parfois croire à une proche explosion des cours de bourse, des dettes souveraines ou de l’inflation (ou un mélange de tout cela), les mois se sont écoulés pour finalement prouver que les banques centrales, les États, les politiciens et les différents acteurs des marchés, plus ou moins de connivence, trouvaient des moyens de faire perdurer les procédés mis en place.

Les « Quantitative Easings » se sont succédé, les mesures hétérodoxes ou inhabituelles des banques centrales aussi, les abréviations amusantes (ZIRP, NIRP ou autre LTRO) ont fleuri et, de fil en aiguille, le dévissage qui eu lieu en 2008 a été comme oublié, noyé dans les vapeurs liquoreuses de cours de bourse élevés, d’effets de leviers de plus en plus forts et de produits dérivés de plus en plus astucieux. Dans tout ce fatras d’innovations financières, difficile pour les politiciens, les banquiers, les journalistes et une partie du peuple de comprendre que les racines du mal (surendettement, irresponsabilité, dogmes économiques catastrogènes) n’avaient toujours pas été extirpées, et ce, d’autant plus que leur gagne-pain dépendait directement de leur capacité à ne surtout pas comprendre.

Lorsque toute l’économie est surdopée par les bidouillages inflationnistes des banques centrales, qui compensent à peine des poussées déflationnistes de plus en plus violentes, quand les chiffres (du chômage, de la croissance, des ratios bancaires, j’en passe et des meilleurs) sont tous plus que sujets à caution, regarder la réalité en face est compliqué, voire pénible.

Malgré tout, qu’on veuille ou pas comprendre, qu’on veuille regarder ou non, les faits sont têtus : non, tout ne va pas bien, et loin s’en faut.

Ainsi, que dire du ratio Pétrole/Or, qui permet de calculer combien de barils de pétrole achète une once d’or ? Lorsque, comme actuellement, le prix du baril s’effondre en dollars, et qu’il s’effondre encore plus vite en or, le coup d’oeil en arrière laisse assez peu de marge d’interprétation. En substance, à chaque fois que ce ratio a fait un pic violent, une crise majeure a secoué la finance et l’économie mondiale.

oil gold ratio jan 2016

D’autre part, ce pic s’explique bien plus par la chute des cours que par l’augmentation des prix du métal précieux. Or, si un pétrole à prix bas signifie certes une énergie pas chère, il signifie aussi soit un problème d’approvisionnement trop important, soit un problème de demande trop faible. En termes d’approvisionnement, on est encore loin des pleines capacités de production : l’Iran, l’Irak, la Libye, le Venezuela ne sont pas à proprement parler au maximum de leurs capacités, loin s’en faut. En revanche, la demande, elle, décroît.

Cette baisse de la demande signifie clairement un ralentissement global de l’économie mondiale, et entraîne directement, en surcroît, des tensions internationales plus importantes. Du point de vue des producteurs seulement rentables pour un baril bien plus haut (80, 90, 100 ou 110$ le baril), c’est une véritable catastrophe. Si l’on peut imaginer sans mal que cette baisse fut entretenue, au départ, par une Arabie Saoudite trop contente de gêner les Américains (et leur fracking), les Iraniens et les Russes, on peut commencer à voir que le contrecoup leur revient fort cher. La bourse saoudienne a en effet perdu à ce jour (20%) plus en l’espace de 3 semaines que pendant toute l’année 2015.

Tout comme les banques centrales ont un mal de chien à contrôler les poussées déflationnistes, les producteurs de pétrole subissent à leur tour la déflation générale.

Ce qui est vrai au niveau du pétrole l’est aussi… partout ailleurs. Le Dow Transport, précurseur habituel des tendances économiques, continue de s’enfoncer doucement après une année 2015 que certains, baignant dans les euphémismes achetés à Prisunic, pourraient qualifier de « pas rose » (plus de 20% de perte). Dans la foulée, le Baltic Dry Index continue lui aussi de marquer des points bas. Cet indice, qui permet d’évaluer le coût de transport en cargos, est un bon indicateur de l’adéquation entre l’offre de transport et la demande. Des hausses et des baisses importantes montrent les habituelles variations dans le commerce international, mais si l’effondrement récent indique bien une surcapacité assez énorme, il indique aussi une demande complètement en berne tant les chiffres actuels sont bas. En outre, les chiffres des exportations chinoises, américaines, sud-coréennes ou d’autres grands pays exportateurs sont très faibles eux aussi, confirmant bien que le commerce mondial se contracte très fort actuellement.

La situation est la suivante : les biens et produits ne bougent plus, le chômage grimpe un peu partout, et les prix des matières premières ont dégringolé à des niveaux jamais vu sur plus de dix ans.

gifa cat surprised

À ce tableau déjà sombre s’ajoutent les petits cris stridents de certains analystes.

On retrouve notamment quelques figures connues, comme Art Cashin, un professionnel de Wall Street depuis plus de 50 ans, qui prévoit une panique boursière colossale. Moins anecdotique, notons aussi le dernier rapport de la Royal Bank of Scotland (RBS) qui a doctement expliqué qu’il valait mieux, maintenant, tout vendre et se préparer à une année 2016 « cataclysmique ». En France, on pourra citer Philippe Béchade de la Chronique Agora qui ne laisse aucun doute dans une récente interview sur BFM Business :

« Cela fait six ans qu’on gonfle artificiellement les cours de tout. On a gonflé le cours des obligations, celui des actions, et pour quel résultat ? Pas de croissance, beaucoup plus de dettes globalement et surtout beaucoup plus de spéculation sur les dérivés. »

Bref, il semble maintenant acquis que la question n’est plus de savoir si un prochain krach va arriver, mais plutôt de savoir quand et, pour envisager de répondre à cette question, d’où partira la prochaine crise. Pour rappel, ce furent les subprimes qui avaient ouvert le bal en 2007 en provoquant la fermeture de petites puis de moyennes banques, jusqu’à Lehman Brothers en 2008.

L’année 2016 verra-t-elle un schéma équivalent se reproduire, mais cette fois-ci sur les petites compagnies pétrolières, puis les moyennes, comme semble le laisser entendre un récent article de Zéro Hedge, qui note le changement abrupt bien que très discret de politique de la Fed de Dallas à leur sujet ce qui, comme l’explique Lupus sur son blog, revient à dissimuler les pertes de ces compagnies ? Ou y aura-t-il un défaut de trop sur le marché des dettes de sociétés mal notées, comme l’évoque un article de l’Expansion ?

Dans ce contexte, et alors que même le FMI se montre gentiment moins optimiste, les agitations du chef de l’État français gagnent une saveur toute particulière, ne trouvez-vous pas ?

hollande optimiste encore 1,5 an

J'accepte les Bitcoins !

12LYufkHUcMUTAVWsfZCXsF14cy4owTvRL

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Source : http://h16free.com/2016/01/20/43887-2016-une-annee-economique-cataclysmique


Chômage : le pari déjà gagné de Hollande

mardi 19 janvier 2016 à 09:00

Urgence. C’est le maître-mot de cette pitoyable fin de quinquennat hollandesque. Après un « état d’urgence » de plus en plus discutable, voilà maintenant le « plan d’urgence » contre le chômage. Il fallait au moins ça pour sauver ce qu’il restait à sauver de l’emploi en France… et de la candidature de Hollande en 2017.

C’est donc en grande pompe et dans ses petits souliers que le président français a dévoilé ce lundi son nouveau plan d’urgence inédit tout neuf pour l’emploi, à l’occasion des vœux aux « forces vives » de la Nation. C’est un grand changement depuis les années passées. Rappelez-vous, en 2013, François nous avait infligé son « pacte de compétitivité » (dont personne ne se souvient et dont les effets sont restés invisibles) en plaçant l’emploi comme priorité. En 2014, il nous vendait le « pacte de responsabilité » avec l’emploi en ligne de mire. Et en 2015, il avait surpris tout le monde en réclamant une mobilisation nationale pour l’emploi via l’apprentissage. Le plan d’urgence pour l’emploi de 2016 apparaît donc comme un vrai changement, dans la droite ligne de ce qui fut fait jusqu’à présent avec le brio qu’on a pu constater.

Que trouve-t-on dans ce nouveau plan d’urgence tout neuf inédit qui change tout ? Va-t-on assouplir le marché du travail, le plus rigide d’Europe et qui vaut à la France d’être le seul pays de l’Union à voir son chômage augmenter actuellement ? Eh bien que nenni, ce n’est pas à l’ordre du jour. Bon. Soit.

Mais alors, va-t-on remettre en cause le paritarisme, trop souvent synonyme de parasitisme, qui régule et étouffe toute la vie sociale et économique en France, qui impose les gabegies des syndicats, les traitements iniques de l’assurance santé ou de la gestion calamiteuse des retraites ? Va-t-on remettre à leur place les syndicats actuels, plus du tout représentatifs voire carrément délétères, et ramener enfin le contrat de travail à sa dimension réelle d’un acte signé entre deux parties adultes et responsables de leurs actes, comme tant d’autres pays l’ont déjà fait avec bonheur et baisse du chômage à la clé ? Oh, là, vous n’y pensez pas, mon brave !

Non, tout ça est bien trop complexe. Le Président François de l’Organisation État Universel Français n’est pas décidé à modifier aussi drastiquement le fonctionnement de l’usine à gaz dont il peut encore toucher directement les bénéfices. Comme à l’accoutumée, il procédera par petites touches extrêmement délicates, et ce d’autant plus que ses buts affichés ne coïncident que très peu avec ses buts personnels réels.

président françois de l'oeuf

C’est ainsi que pour son « plan d’urgence » qui va créer de l’emploi comme jamais, François mise cette année tout… sur la formation. Et il n’y va pas avec le dos de la cuillère, puisqu’il estime son Plan d’Urgence à deux milliards d’euros (ça tombe bien, on a plein de sous actuellement, il semblerait), dont un milliard entier consacré à la formation de 500.000 personnes.

Aaaah, la formation ! Quelle idée lumineuse ! Et surtout, qui n’a jamais été tentée auparavant ! Et de surcroît, dont les volants financiers n’ont jamais été plus ou moins directement pompés par les syndicats et les formations politiques divers et variés !

Dans ce contexte, un bon gros milliard d’euros bien joufflu (soit 2000 € par « formé »), cela donne immédiatement le ♩ La ♩ aux différents protagonistes, qui ont bien humé le fumet délicat de la grosse piscine d’argent public prête à recevoir leurs ébats.

Ne nous leurrons pas.

Ce plan d’urgence pour sauver la candidature de Hollande ressemble à une belle tentative de s’assurer une fin de quinquennat tranquille. Ici, le père François achète les syndicats et, de cette façon, semble vouloir signifier qu’il ne veut surtout pas de grèves ou d’opposition frontale pour le reste de son mandat. Ceci peut vouloir dire deux choses : ou bien (et c’est très peu probable), qu’il a dans sa besace quelques réformes peu populaires qu’il doit faire passer. Ce serait une première pour un président qui a toujours montré, jusqu’à présent, ne faire que le strict minimum pour assurer son second mandat. Plus probablement, il sent, confusément peut-être, mais suffisamment que la situation va empirer et achète donc une paix sociale qui lui permettra de se placer dans un contexte syndicalo-politique pas complètement pourri.

Enfin, et c’est le plus important, c’est un calcul politicien lucide : 500.000 personnes en formation, c’est un demi-million de chômeurs qui disparaissent des statistiques, pouf, d’un trait de plume. Pour un petit milliard d’euros, ce n’est même pas cher. Si on y ajoute, d’ici à la fin de l’année, la création de milliers d’emplois aidés ou directement publics, le tableau général ne fait guère de doute : Hollande aura enfin son inversion de courbe. Artificielle, purement statistique et totalement bricolée à force d’argent public, d’endettement et de distribution de prébendes, mais inversion il y aura, et candidature il renouvellera serein.

Bref : à moins bien sûr qu’un effondrement des marchés boursiers et une crise majeure dans le domaine bancaire ou sur les dettes souveraines ne changent radicalement la donne, le pari de Hollande est donc déjà gagné. Bien évidemment, vous aurez la gentillesse d’oublier tous les précédents paris de Hollande qui se sont tous soldés par un échec. Du reste, les signes économiques actuels ne semblent pas trop favorables

Et les chômeurs, le chômage, la vraie création d’emplois dans tout ça ? Allons, ne soyez pas naïfs : nos dirigeants s’en foutent. Au-delà de 2017, il n’existe rien.

(Et pour de vraies solutions, on pourra relire cet excellent billet de Vincent Bénard)

hollande chômage plan d'urgence

J'accepte les Bitcoins !

12gm1UpFvkftwPjZQap6aRpztgqUKRkufM

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Source : http://h16free.com/2016/01/19/43891-chomage-le-pari-deja-gagne-de-hollande


Netflix et le guichet unique

lundi 18 janvier 2016 à 09:00

Je vais en choquer plus d’un, mais force est de constater que parfois, le fait d’être Français peut être un inconvénient. Et histoire d’éviter les trolls, précisons tout de suite que je ne parle pas de port d’arme, de liberté d’expression ou même de fiscalité, mais, de façon plus étonnante, de cinéma et plus généralement, de produits audio-visuels.

Eh oui, si vous êtes un gros consommateur de films, de documentaires ou de séries, être Français pose un problème notoire, et pas seulement parce que la production franco-française laisserait à désirer ou verserait dans un militantisme délicieusement suranné, mais essentiellement parce que ce qui est disponible — légalement, j’entends — ne représente en réalité qu’une modeste partie de ce qui existe à d’autres endroits.

Je m’explique.

En tant que Français, respectueux de la loi et pointilleux à la fois sur les conventions sociales qui font de vous une référence en matière de bienséance et sur un fonctionnement harmonieux de l’économie reposant sur une juste rétribution de tous les maillons de la chaîne productive, vous n’envisagez pas, même de loin, de décharger un film ou une série en utilisant autre chose qu’une offre légale. Vous savez, de toute façon, que la HADOPI veille sur vous, et ne laissera pas la moindre transaction frauduleuse s’opérer sans sanctionner les coupables contrefacteurs.

Bref, vous avez par exemple souscrit à un abonnement à Netflix ce qui vous permet de dévorer les produits audio-visuels de votre choix dans le confort douillet de votre foyer, avec délectation et l’indispensable verre de Single Malt dans une main. Ou un bol de céréales ou des knacki-balls. Ça marche aussi.

Seulement voilà : votre soif cinéphile ne peut s’arrêter aux « nouveautés » proposées par le service en question. Arrivant en France avec un décalage parfois conséquent de plusieurs mois, les séries ou les films ont un petit côté défraîchi pour qui se tient au courant de l’actualité. En réalité, le catalogue offert, s’il est intéressant, n’en est pas moins incomplet. Sapristi, vous payez un abonnement mais ne disposez en réalité pas de tout le catalogue de la firme, seulement de cette sous-partie qui est réservée aux bestiaux clients français.

Jusqu’à présent, il existe une « solution », qui consiste à utiliser un « VPN » (un système de « réseau privé ») ou un « proxy » (un ordinateur intermédiaire placé à l’étranger) pour faire croire aux serveurs de Netflix que vous êtes américain, allemand, italien, etc… en fonction du catalogue auquel vous voulez accéder. Il y a même des applications spécifiquement construites pour vous aider dans les démarches techniques ; citons par exemple Smartflix.

La situation est alors la suivante : d’un côté, Netflix vous vend un abonnement à ses services. Vous le payez, l’entreprise est contente, encaisse l’argent et distribue les vidéos que vous voulez, et elle rétribue ensuite les ayants-droits honnêtement au pro-rata précis des distributions réellement effectuées. À la limite, qu’un film américain soit vu par un français ou un italien n’inquiète ni Netflix (dont la transaction commerciale est préservée), ni le producteur du film, ses acteurs et son équipe, dont les droits sont aussi préservés.

netflix week end alone

Un marché qui fonctionne, des producteurs et des consommateurs heureux ? C’en est trop pour les intermédiaires d’une économie mourante qui se sentent un peu exclus de ces transactions juteuses, qui se roulent par terre en tapant du poing et finissent par réclamer un dû de plus en plus hypothétique. En substance, les actuels distributeurs, qui se chargent de négocier les droits de ces producteurs de contenu auprès des différents canaux de distribution, n’entendent pas laisser aux acteurs internet distribuer sur toute la planète alors qu’ils peuvent de leur côté négocier point par point sur chaque réseau de distribution traditionnel (radio, télévision hertzienne ou câblée). Ils ont donc fait pression sur Netflix pour qu’il mette des barrières, c’est-à-dire empêche complètement les utilisateurs de services VPN ou proxy d’accéder aux catalogues de leurs choix.

De leur point de vue, la démarche est logique.

Un distributeur lambda tire ses sources de revenus des multiples accords qu’il va prendre avec les différents réseaux de distribution physique comme les télévisions ou les radios, au niveau de chaque pays. Un film américain, distribué par un tel distributeur, va donc voir ses droits négociés pour la France pour tel réseau de salles de cinémas, tel réseau de télévision, tel réseau de vidéoclubs. Les droits seront aussi négociés en Angleterre, en Italie ou partout ailleurs dans le monde pour d’autres réseaux.

Il y a trente ans de cela, l’idée était viable : le principe même d’un guichet unique était impraticable tant les législations différaient d’un pays à un autre. Pire encore, le cinéphile italien devait attendre que le film arrive dans son pays pour le voir tout simplement parce qu’il n’y avait guère d’autres moyens pratiques et commercialement viables.

L’arrivée d’internet a bien évidemment tout chamboulé. Un internaute allemand n’a plus aucune difficulté technique pour obtenir un film américain sorti la veille, le temps d’acheminement de ce film comptant en minutes et non plus en mois ou en semaine comme auparavant.

Dès lors, la récente restriction de Netflix apparaît pour ce qu’elle est vraiment : un nouveau combat d’arrière garde qui vise à ralentir autant que possible la disparition pourtant inéluctable des distributeurs traditionnels. Je dis inéluctable parce que, même si beaucoup ne veulent pas y croire, les modes de distribution des médias (que ce soit d’information ou de loisir) ont été complètement bouleversés par l’arrivée du numérique.

netflix k7

D’une part, la télévision telle qu’on la concevait encore au début des années 2000 est mourante.

Devant batailler contre un médium qui permet de voir ce qu’on veut, quand on le veut, et sur le support qu’on veut, la télévision de papa tente bien sûr de s’adapter en proposant des « replays » ou d’autres formats de disponibilité, mais on sent nettement le décrochage des générations. De plus en plus souvent, l’écran de télévision est devenu d’abord un moniteur pour l’ordinateur ou la console. Dans ce contexte, la notion de bien culturel limité à une zone géographique perd rapidement son sens, et imposer des barrières rendues artificielles par la technique ne fait que frustrer le client.

Sur le long terme, ce n’est jamais une bonne idée. De ce point de vue, la négociation des droits de diffusion auprès de ces grands réseaux de chaînes va devenir de moins en moins intéressante pour les distributeurs.

D’autre part, la valeur ajoutée des distributeurs traditionnels est en train de s’effondrer.

Si, auparavant, le distributeur pouvait arguer de sa connaissance des milieux et des spécificités culturelles pour apporter dans son offre une plus-value évidente au producteur de contenu, cet aspect tend à disparaître à mesure que le numérique s’étend. Comme pour d’autres domaines, la désintermédiation joue ici un rôle de plus en plus important et même si c’est embryonnaire, il apparaît assez évident que seront gagnantes à long terme ces sociétés qui se placent dans le monde numérique (Netflix en fait partie, mais on peut aussi citer Amazon) et produisent directement le contenu pour le distribuer elle-même.

Autrement dit, on se dirige droit dans un monde où la production cinématographique, de films ou de série, se passera complètement de distributeurs spécifiques. Soit les producteurs utiliseront les médiums spécialisés comme Youtube ou Dailymotion, soit le trajet inverse sera fait, i.e. un distributeur numérique deviendra son propre producteur. En tout cas, le principe actuel, où le consommateur est traité différemment selon sa localisation géographique, ne pourra perdurer devant l’attente toujours plus grande d’obtenir un service unifié, indépendant du lieu. Le consommateur, très clairement, réclame un guichet unique.

Les actuelles multinationales du multimédia ont le choix de s’adapter ou de se battre contre cette tendance. Pour le moment, elles semblent avoir choisi de frustrer le consommateur et de se battre contre ceux qui, in fine, les rémunèrent.

Je ne gage pas cher de cette stratégie de court terme.

J'accepte les Bitcoins !

1FYChfLhApWuhJoE91CUj5HZK7t6zJZqtt

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Source : http://h16free.com/2016/01/18/43861-netflix-et-le-guichet-unique


OS, backdoors, hoax, wikipedia : l’internet, c’est vraiment pas pour les politiques

dimanche 17 janvier 2016 à 11:00

Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. Dès lors, qu’y a-t-il de plus terrible qu’un grand pouvoir donné à des personnes complètement irresponsables et, pire encore, incompétentes ? La question n’a malheureusement rien de rhétorique quand il s’agit d’évaluer les dégâts que font nos chers (très chers) politiciens lorsqu’ils se mêlent de nouvelles technologies.

Ces colonnes sont régulièrement l’occasion de se pencher sur l’une ou l’autre déclarations tonitruantes d’un ministre ou d’un député qui croit se grandir en tentant une nouvelle proposition de loi, un nouvel amendement ou une simple remarque sur l’un des nombreux sujets qu’il ne maîtrise pas, au premier rang desquels, bien avant l’économie, se trouvent les technologies numériques et tout ce qui a trait à l’Internet de façon générale. Du reste, à l’exception notable d’un certain Tardy, aucun ne peut réellement prétendre y comprendre quelque chose et une partie se repose sur les élucubrations plus ou moins justes de leur cabinets, quand l’autre improvise carrément.

C’est lors de ces petites parties de campagne en roue libre, élastiques pétés et chemise débraillée, que nos politiciens sont les plus drôles puisqu’ils produisent alors d’intéressantes séries d’âneries comme d’autres les chapelets de saucisses industrielles. Notez que c’est à notre dépens puisqu’au final, leurs lubies sont nos factures.

Dernièrement, à la faveur des discussions entourant le projet de Loi Numérique d’Axelle Lemaire, la secrétaire d’État en charge du numérique et des petits appareils qui font pouic et qui ont des petites diodes colorées, c’est une averse de bêtises qui s’est abattue sur l’hémicycle. Comme à l’accoutumée, on retrouve aux premiers rangs des producteurs de saucisses législatives les habituels politiciens en mal de grande épopée ou de gestes forts, l’ego en bandoulière, toujours sur la brèche pour laisser enfin une empreinte durable dans la loi française. Et c’est l’inénarrable NKM — Nathalie Kosciusko-Morizet pour les plus acharnés de la typographie — qui mène l’avant-garde de cette phalange de dangereux excités toujours prêts à tripoter les technologies numériques de toutes les façons possibles.

Cette fois-ci, NKM a jugé intelligent de proposer un amendement à cette loi Numérique pour obliger les concepteurs de systèmes de communication à fournir à la police judiciaire un moyen de déchiffrer les messages. C’est bien évidemment complètement grotesque, tant sur le plan pratique que technique. Sur le plan technique, cela revient à construire des solutions pas tout-à-fait assez robustes, ce qui ne manquera pas d’attiser l’appétit des hackers qui ne seront pas tous bienveillants. C’est un premier Fail assez misérable. Sur le plan pratique, dès qu’il sera connu qu’un système de communication dispose d’une telle backdoor, les utilisateurs se précipiteront sur les systèmes concurrents, ou s’empresseront de trouver des parades (il y en a toujours). Ce sera un second Fail qui, en plus d’être technique, sera économique puisque le fabriquant ou le concepteur pourra dire au revoir à ses contrats.

Au passage, la récente actualité sur les routeurs Juniper aurait du percoler jusqu’à NKM, qui se montre comme prévu complètement à la ramasse. Le seul avantage qu’on peut trouver à notre acronyme député est qu’étant de droite et la proposition de loi de gauche, il a été aisé à Lemaire de faire retoquer ce consternant amendement.

La France l’a échappé belle ?

Malheureusement, ce serait sans compter sur les autres producteurs de saucisses, dont Delphine Batho n’est pas la dernière. Rapidement rejointe par (encore elle) une NKM en pleine forme — la saucisse législative, ça l’attire irrésitiblement — Delphine se sentait bien de déposer une jolie proposition demandant la création à terme d’un Commissariat à la souveraineté numérique pour que ce dernier entame les travaux de conception d’un « système d’exploitation souverain ».

gifa facepalm de funes

Pendant que l’effroi s’empare de ceux qui s’y connaissent un peu, tentons d’expliquer succinctement de quoi il s’agit.

Pour nos frétillants députés, la souveraineté française impose que nous nous départissions de tous ces systèmes d’exploitations (OS) qui nous viennent des États-Unis où, comme chacun le sait, se fomentent sans arrêt les pires complots, les plus sordides écoutes et se creusent les plus cachées des backdoors. Utiliser les productions Microsoft ou Apple, c’est laisser nos machines ouvertes à tous les vents du hacking commercial, terroriste ou mafieux. La grandeur de la République ne peut supporter tel affront. On imagine alors sans mal une équipe d’experts du nouveau Commissariat à la Souveraineté-bidule, se jetant sur des claviers ergonomiques et pondant, en quelques mois voire en quelques semaines, un OS prêt à bondir sur toutes les plateformes, depuis les téléphones portables jusqu’aux mainframes en passant par les tablettes et autres portables.

Las. Outre la collision de cette proposition avec un système d’exploitation déjà existant spécifiquement construit pour les opérations sensibles des administrations françaises, on ne peut s’empêcher de noter l’étrange absence d’un tel OS dans les autres pays. Attention, je ne parle pas ici des versions spécifiques développées par l’un ou l’autre services de renseignement de tous les pays de la planète, qui existent à foison et qui sont des versions « durcies » de systèmes déjà robustes (OpenBSD, typiquement), mais bien de ce qu’envisagent nos gentils députés, à savoir une version Grand Public, qui permettra à tous les petits Français de se sécuriser les octets.

Peut-être est-ce parce que c’est finalement très complexe, très coûteux, et pas à la portée d’une administration qui a déjà largement prouvé ses talents en matière informatique ? Peut-être que les très rares exemples dans d’autres pays sont un excellent indicateur de ce que vaut l’idée ? Pour rappel, le Brésil s’y est essayé et ce fut un fiasco. Quant à la Chine et la Corée du Nord, est-il utile de prendre encore une fois exemple sur des dictatures communistes ?

Et sur le principe, un OS souverain, c’est un peu comme un Web souverain (garanti sur facture au rythme où vont les députés) : on voit bien comment le vendre aux citoyens, on voit assez mal comment le réaliser et le maintenir, on voit en revanche fort bien qui sera facturé et qui touchera la cagnotte en fin de course. Quant à l’usage réel, je vous laisse imaginer le pire, puisqu’il est, là encore, évident et quasi-inévitable.

lemaire - backdoor et os souverain

En imaginant ce pire-là, vous me taxerez d’exagérateur. Pourtant, lorsqu’on prend connaissance d’encore un autre amendement, on comprend qu’il n’en est rien. La réalité dépasse l’affliction initiale : le pire, en France, devient certain. En effet, on apprend que, toujours dans ce cadre guilleret des discussions autour de la Loi Lemaire Numérique, un autre paquet de députés compte, dans un autre amendement, alourdir les sanctions pénales contre la diffusion de fausses informations lorsqu’elles génèrent du buzz sur Internet et notamment quand il s’agit de rumeurs à caractère politique.

Cet amendement a été, pour le moment, rejeté. Et pour le moment donc, le monstre n’a pas vu le jour. Mais le fait que cet amendement ait existé, et qu’il soit né dans la tête étroite de ces députés en dit très long sur la volonté systématique du Parlement à contrôler tous les moyens d’expression, à commencer par Internet. La situation précédente, il y a trente ans, où l’information était fort bien contrôlée, leur plaisait délicieusement. À l’évidence, malgré leurs exhortations, malgré leur maîtrise indirecte des médias à coups de subvention, les citoyens refusent de plus en plus souvent de les croire. Le fait que la réalité puisse filtrer jusqu’aux citoyens semble les turlupiner si gravement que tous les amendements sont bons pour venir se mêler des affaires des autres : backdoors pour lire et écouter sans que le citoyen puisse s’en protéger, OS souverain (puis Web souverain) qui sera à la merci d’un gouvernement et d’un « kill switch » facile à camoufler, restrictions toujours plus fortes sur la liberté d’expression pour tuer dans l’œuf toute velléité de faire voyager une information…

Orwell's 1984 was not supposed to be an instruction manual

De ce noir constat, on ne peut guère en tirer d’enseignement optimiste sur l’avenir qui se profile. Un bon point surnage cependant : les administrations qui auront la charge de produire ces bricolages souverains ou d’espionner les internautes sont les mêmes que celles qui tentent, fort maladroitement, de pipeauter sur Wikipédia… et se font gauler.

Néanmoins, je ne suis pas sûr que tout miser sur la médiocrité de l’État soit une démarche saine pour la protection de nos libertés.

J'accepte les Bitcoins !

1LUbNdQNAGC6SseK6ftD1WvEx5X1aTfKbd

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Source : http://h16free.com/2016/01/17/43810-os-backdoors-hoax-wikipedia-linternet-cest-pas-pour-les-politiques


Heureusement, le syndicalisme… Non. Rien.

vendredi 15 janvier 2016 à 09:00

Certes, la situation n’est pas bonne en France et le gouvernement semble comme tétanisé à l’idée d’entreprendre la moindre réforme d’importance. Tout indique que pour nos dirigeants, penser le changement (et, à plus forte raison, le planifier) est une tâche bien trop douloureuse. Heureusement, pour transformer cette situation de blocage intellectuel en situation de blocage tout court, nous avons tout ce qu’il faut dans le pays : les syndicats viennent à la rescousse.

Tenez, prenez par exemple Marseille.

La ville fournit, assez régulièrement, la matière pour de truculents articles relatant toutes les bonnes idées que les dockers syndicalisés du cru mettent en œuvre pour accroître la renommée internationale de la ville en matière d’excellents services portuaires. D’années en années, les ports de Rotterdam ou Anvers doivent remercier chaleureusement leurs collègues et néanmoins concurrents de Marseille de leur envoyer ainsi une importante clientèle, à la force du poignet, littéralement.

syndicate = mafia

Et quand ce ne sont pas les dockers étrangers qui remercient le syndicalisme portuaire à la française, ce sont les concurrents italiens de nos lignes de ferries qui doivent se frotter les mains du corporatisme assez consternant dont font preuve les marins français, notamment ces derniers jours. On apprend en effet que le Stena Carrier, cargo battant pavillon danois, d’une nouvelle compagnie, la Corsica Linea qui entend concurrencer l’ex-SNCM, a été bloqué par des marins grévistes et n’a pas pu entrer dans le port de Marseille malgré ses multiples tentatives.

De façon tout à fait symptomatique, il faut savoir en plus que cette fermeture du port avait lieu alors que le principal responsable de la CGT, Frédéric Alpozzo, avait pourtant appelé à respecter une décision de justice rendue vendredi et ordonnant aux marins CGT de l’ex-SNCM de libérer les accès du port, sous astreinte de 30 000 euros par infraction constatée. Peine perdue donc : la grève prime apparemment sur la justice. Quant à l’astreinte, on peut s’attendre à ce qu’elle ne soit payée ni par les grévistes, ni par la centrale syndicale et donc, par personne, montrant à la fois le pouvoir de nuisance des uns et l’impuissance complète de l’état régalien dans ce genre de cas.

Cette mésaventure grotesque n’est, malheureusement, absolument pas singulière. Il s’agit en réalité d’une représentation assez fidèle de l’état du dialogue social et du syndicalisme en France, qui représente essentiellement un levier pratique utilisé par certaines corporations pour faire plier l’État républicain, et, derrière, la société française toute entière, afin de s’assurer qui un monopole, qui une rente de situation, qui des protections plus ou moins importantes contre une réalité épineuse et un monde réel trop méchant.

La gangrène est partout.

On l’avait vue avec Uber et les mouvements hystériques des taxis, qui s’étaient concrètement terminés en affrontements avec voitures retournées et brûlées, chauffeurs VTC ou particuliers agressés. Encore une fois, une corporation (ici, celle des taxis) avait utilisé la violence et un grand pouvoir de nuisance pour obliger les autorités à prendre fait et cause pour elle, en dépit de tout processus démocratique, et pire encore, en parfaite opposition à ce que choisissent les individus au travers du marché, et même ce que dit finalement la loi.

Et les taxis comme les dockers ou les marins CGT du port de Marseille, en utilisant la force, imposent à tous une protection de plus en plus coûteuse de leur mode de vie, de leurs avantages, monopoles ou prébendes, et imaginent ainsi pouvoir se protéger des évolutions de la société. De façon assez incroyable, ces taxis, ces dockers, ces marins semblent se focaliser sur le bénéfice immédiat que leurs actions leur permettent d’obtenir et oublient (de façon tragique) leurs effets à moyen et long terme : le port de Marseille périclite et, faute de client, ne pourra bientôt plus prétendre à un quelconque statut ; les taxis parisiens sont de moins en moins fréquentés par une clientèle lassée d’un service médiocre et bien trop cher. Par attrition naturelle de clients, de dockers, de marins, et de taxis, en imposant un tel immobilisme, ces syndicalistes très futés ont signé l’arrêt de mort de leur profession… et de leurs syndicats.

marseille 2022 - merci la cgt

Taxis, dockers, marins… Et aussi facteurs : on ne change pas une recette qui merdouille depuis tant d’années, et risquer une évolution positive serait un risque que la France ne supporterait pas. Ainsi la Poste, ayant décidé de moderniser l’attirail de ses facteurs, leur avait distribué un smartphone destiné à aider les préposés à la distribution du courrier dans leurs différentes tâches : organisation des tournées, accusés de réception, réexpéditions, scan de colis, signatures, avec même une extension future vers d’autres services comme la relève de compteurs ou la visite des personnes isolées. Tout ceci n’est pas gratuit et 100 millions d’euros ont donc été investis afin de faire bénéficier 90.000 facteurs de cette nouvelle technologie.

Bien évidemment, les syndicats n’entendent pas évoluer ainsi sans couiner. Dès le départ, ils se sont empressés de dénoncer « une technologie mise au service de la réduction d’emplois » (les gains de productivité permettant de supprimer des postes sédentaires). Apparemment, le but des syndicats serait donc la défense d’une productivité aussi faible que possible afin de conserver un niveau d’emploi artificiellement élevé.

Et si, avec ce genre de couinements, les syndicats ne sont pas parvenus à freiner la Poste dans son abominable dessein de rendre les facteurs plus efficaces et proches des demandes de leurs clients, c’est le CHSCT, avec la CGT, qui a trouvé la bonne méthode pour faire plier le vilain patronat, en déposant une plainte sur « les conditions de sécurité et de santé physique et mentale des personnels concernés ». On est ici dans un cas de figure proche de ce qui vient de se passer avec Renault chez qui la CGT, encore elle, a provoqué une véritable panique boursière en laissant entendre, dans un communiqué de presse, que le constructeur aurait des choses à se reprocher en matière de pollution.

Ces exemples pourraient presque suffire pour illustrer mon propos. Mais je m’en voudrais de passer sous silence le suivant, qui montre que non seulement, les syndicats coûtent cher à la société française en l’immobilisant, non seulement ils coûtent un pont au contribuable avec leurs exactions, mais ils leur arrive de coûter aussi fort cher à ceux-là même dont ils sont mandataires.

la cgtLa mésaventure de 101 ex-salariés de PSA d’Aulnay laisse pantois : emmenés par SUD devant les prud’hommes pour contester le motif économique de leur licenciement en mai 2013, les 101 ex-salariés de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois ont obtenu gain de cause.

Le 15 décembre dernier, le conseil des prud’hommes de Bobigny leur a en effet donné raison, et ils verront leur licenciement économique requalifié en « licenciement sans cause réelle ni sérieuse »… Youpi. Sauf que concrètement, le groupe PSA Peugeot Citroën (les constructeurs automobiles sont bien soignés par les syndicats) est condamné à verser une nouvelle indemnité de licenciement, entraînant un remboursement des sommes, plus élevées, déjà perçues lors de leur départ dans le cadre de transactions individuelles.

Autrement dit, grâce à l’action déterminante des syndicats, les licenciés vont… perdre de l’argent. Bien joué.

Décidément, si ce syndicalisme n’existait pas, en vrai, personne n’y croirait. Un film qui retracerait l’une ou l’autre des (ex)actions de ces organisations serait taxé de fiction rocambolesque et le scénariste serait pris pour un fou sans crédibilité. En attendant, en France, cette fiction est une réalité de tous les jours.

Avec un tel syndicalisme, ce pays est foutu.

J'accepte les Bitcoins !

1MU4ECwg4CpCsT7y5eY9k946M6wSG28k8y

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Source : http://h16free.com/2016/01/15/43750-heureusement-le-syndicalisme