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Grèce : un non qui ne change rien

lundi 6 juillet 2015 à 09:00

Conformément à ce qu’on pouvait déjà en dire il y a quelques jours, et bien que le référendum soit passé, l’avenir des Grecs n’est jamais apparu aussi délicat : pour eux, rien n’est résolu, et si certains se plaignaient déjà de l’austérité, l’après-référendum ne peut vraiment pas promettre un retour au pays de Cocagne.

En fait, la situation semblait comme suspendue jusqu’au résultat du référendum. Celui-ci connu, les choses peuvent reprendre leur cours inexorable. Et ce cours ne laisse aucun doute : l’État grec est toujours aux abois. Quant aux Grecs, ils multiplient les expédients pour joindre les deux bouts.

C’est ainsi qu’on découvre, dans un article à l’orientation politique délicieusement subtile, que le travail au noir se développe de plus en plus.

Certes, bien avant la crise, l’économie grecque était déjà réputée pour avoir une vision plutôt souple de la légalité et de la fiscalité, cette dernière étant bien souvent l’occasion d’une course d’égo à celui qui frauderait le plus et s’en tirerait avec le moins d’égratignures. Mais avec la fameuse (et longtemps fumeuse) austérité, la pratique du travail au noir a donc explosé pour toucher à peu près tout le monde.

taxer c'est volerL’article du Monde, journal officiel de l’étatisme vigoureux, ne peut s’empêcher de présenter — évidemment en toute objectivité, hein, bien sûr — les abominations habituelles directement associées à ce travail au noir. Et voilà Maria, la pauvre étudiante sans le sous (bien sûr) qui « choisit » donc le travail non déclaré (rassurez-vous, c’est bien son patron qui l’a obligée à cette entorse) pour toucher un meilleur salaire au détriment de son assurance maladie. Patatras, elle fait un malaise et se retrouve non couverte. « On ne m’y reprendra plus. ! » Oubliez l’autre branche de l’alternative où, refusant le diktat de son patron, elle aurait fini par perdre son travail (et où elle n’aurait donc pas été plus couverte). Heureusement, certains résistent, comme Platon, 43 ans … qui depuis 2012 est au chômage et survit parce que sa femme touche encore un salaire décent.

L’évident parti-pris du journaliste qui s’empresse de rapporter plusieurs situations délicates ne permet pas, cependant, de cacher complètement quelques faits qu’il doit retranscrire dans son article, comme celui que les entreprises y ont maintenant très massivement recours, que les contrôles sont rares, ou impossibles, ou les deux, que de l’aveu même des syndicats, le travail au noir est une façon pragmatique de gagner effectivement de quoi se loger, se nourrir et se vêtir, et qu’en définitive, tout le monde en croque de façon plus ou moins régulière (qui doutera que l’incorruptible Platon n’a pas, à l’occasion, dépanné son voisin ou un de ses amis contre un petit billet ou deux, histoire d’arrondir les fins de mois, ou, plus en rapport avec sa morale immaculée, ne s’en sera pas retrouvé rémunéré de l’une ou l’autre denrée dont il venait à avoir besoin, dans un troc bien pratique, mais pas du tout déclaré ?).

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Mais surtout, tout l’article, et toute la situation grecque prouve en réalité que l’échange entre personnes consentantes est ce qui reste une fois qu’on a fait tomber toute la vapeur administrative inutile dans laquelle un pays, plongé la tête la première dans un socialisme bouillonnant, finit par se débattre inéluctablement. Par là même, il prouve encore une fois que ceux qui effectuent un travail, rendent un service, aident à la production d’un bien que quelqu’un est prêt à payer pour l’obtenir peuvent réellement s’en sortir, et montre, en creux, la seule issue favorable au peuple grec : que le travail au noir devienne la norme, autrement dit que chaque Grec se débarrasse de l’épuisante paperasserie, de la bureaucratie incapacitante, de leurs habitudes étatistes et de ce collectivisme qui les a, plus sûrement qu’une catastrophe naturelle, durablement plongés dans la misère.

L’article du Monde prouve d’ailleurs, dans la façon dont sont relatés les faits, que ceux qui n’ont jamais raisonné que par et pour l’État se retrouvent ou bien incapables de s’adapter au nouveau paradigme (celui d’un État effectivement impotent et, pire encore, gênant), ou bien doivent tout simplement renoncer à leur utopie inopérante.

Évidemment, cette explosion du travail au noir a des conséquences directes pour l’État grec. Et si, avec elle, un nombre croissant d’individus peut espérer s’en sortir indépendamment des recettes miracles (et délétères) du gouvernement, plus il y a de travail au noir, plus cet État se retrouve à court de ressources. Voilà d’ailleurs la vraie raison de l’affolement des autorités, et la crainte qui s’empare de notre journaliste et de certains de ces Grecs pour qui point de salut n’existe sans l’aide fournie par l’État (même si c’est à un prix si élevé qu’il jette tout le monde dans l’opprobre).

À présent, face à cette problématique, deux cas se présentent : soit l’État accepte (contraint et forcé) cette nouvelle situation, et réduit sa voilure. Dans ce cas, la catastrophe grecque allume une lumière au bout d’un tunnel de souffrance et de misère : celle d’un État restreint, limité aux domaines pour lesquels les gens sont naturellement prêts à consentir à l’impôt (l’ordre et la justice, en substance).

Soit – hypothèse plus logique avec Tsipras, communiste, au pouvoir – l’État n’accepte pas de voir son gâteau se réduire et se bat donc pied à pied pour retrouver sa part initiale, quoi qu’il puisse en coûter à la population. Dans ce cas, la Grèce montrera une fois encore que plus l’économie est lourdement et massivement administrée, plus l’État s’immisce partout, plus les marchés parallèles, les systèmes D, les entraides et les solidarités individuelles se développent à sa marge.

Bien sûr, plus on observera ces développements parallèles, ce marché noir et cette évasion fiscale, plus l’État réagira en augmentant encore son emprise en administrant non plus seulement l’économie, mais bientôt, la vie privée elle-même. Et là, il parviendra effectivement à détruire ces marchés parallèles et ces solidarités, puisqu’il transformera chacun en futur criminel et en délateur potentiel, comme tant d’autres « paradis » communistes avant lui.

Comparaison socialisme - capitalisme

Notons donc la direction que la Grèce prendra. Et notons la direction d’ores et déjà prise par la France avec sa surveillance maximale, son utilisation parfaitement hypocrite de la loi Renseignement pour espionner les Français et les pister fiscalement, son abandon programmé du cash qui permet, justement, le développement d’une économie parallèle pour compenser la mainmise de l’État.

L’avenir est très incertain pour les Grecs, mais il sera probablement douloureux. En revanche, pour les Français, il est déjà tout tracé. Il n’en sera pas moins douloureux.

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Source : http://h16free.com/2015/07/06/40309-grece-un-non-qui-ne-change-rien


Assurance santé : petite histoire de frontaliers

dimanche 5 juillet 2015 à 11:00

Aujourd’hui, je vous propose l’histoire intéressante des frontaliers confrontés aux tentatives désespérées (et calamiteuses) du gouvernement pour leur passer l’envie d’aller tester un autre système d’assurance santé que la Sécu française. Elle nous est racontée par un de mes lecteurs réguliers, que par commodité nous appellerons JPR et que je remercie.

Tout commence dans les années 50-60. Les travailleurs frontaliers, exclus des systèmes de santé suisses et français, se regroupent et créent leur propre système d’assurance pour eux et leur famille. Ce système proposait des assurances solides parfaitement adaptées à la situation particulière des frontaliers, à des prix honteusement bas, et sans jamais mettre un seul compteur dans le rouge.

Ceci pose évidemment plusieurs problèmes : d’une part, il prouve qu’un système privé d’assurance maladie parvient très bien à fonctionner, n’est pas cher et équilibre sans mal ses comptes. Face à une Sécurité sociale politiquement, comptablement et idéologiquement en déroute, le système des frontaliers est un défi qui nargue violemment les institutions républicaine de solidarité forcée. D’autre part, il ouvre une brèche en proposant une évasion possible aux assurés du système traditionnel français ; après tout, où est le traitement égalitaire des individus si certains (les frontaliers) s’en sortent bien mieux que d’autres, juste pour des raisons géographiques ?

Sécurité sociale

Dès lors, et bien que la satisfaction de ce système était générale, il fallut siffler la fin de la récréation et faire rentrer ces gentils moutontribuables à la bergerie collectiviste.

mst smallCette mission, malgré son aspect délicat, fut confiée à Marisol Touraine, pourtant reine de l’Epic Fail comique. Cette dernière s’empressa donc de pondre deux décrets et une circulaire le 23 mai 2014 avec prise d’effet le 1er juin de la même année. Pour faire simple, les frontaliers devaient alors intégrer la CMU à la fin de leurs contrats en assurance privée, et au plus tard le 31 mai 2015. Côté suisse, l’exercice tacite du droit d’option (choix irrévocable entre un assureur LAMal et un autre assureur) est toujours juridiquement valable, les retours en assurance LAMal sont donc impossibles.

En mai 2014, la Suisse et la France révisent une note conjointe afin d’y spécifier que si l’assurance n’est pas suisse, alors elle doit obligatoirement être française (commode, non ?). N’ayant plus que la CMU comme choix, ceux qui avaient des contrats qui se terminaient au 31 décembre 2014, contraints, forcés et résignés, basculent massivement à la CMU. Ça tombe bien : le meilleur système de santé au monde que le reste de la planète nous envie mollement a justement besoin de gogos d’affiliés solvables.

À cette époque subsiste tout de même de nombreuses questions concernant les remboursements des soins en Suisse et l’éventuel assujettissement à la CSG/CRDS française. Questions auxquelles s’ajoutent les impressions désagréables d’une tonte de plus en plus rase lorsque les frontaliers découvrent, sur le CERFA 2047 (déclaration des revenus perçus à l’étranger), une nouvelle case pour indiquer ses revenus bruts mensuels, alors même que la ponction CSG se fait précisément sur le revenu brut.

L’étau se resserre : les frontaliers français vont, comme les autres Français, passer à l’abattoir.

Mais le 10 mars 2015, rebondissement dramatique : le tribunal fédéral, plus haute instance juridique suisse, juge l’exercice tacite du droit d’option illégal. Autrement dit, les frontaliers doivent avoir signé un contrat et sinon, le retour en LAMal redevient possible. Les deux demi-cantons de Bâle s’alignent très rapidement sur l’arrêt du tribunal fédéral et rouvrent le droit d’option à ceux qui n’ont rien signé (autrement dit, presque tout le monde). Les cantons romands attendent des instructions de Berne, et dans un premier temps, ne donnent des autorisations qu’aux seuls citoyens suisses vivant en France… avant d’emboîter finalement le pas aux cantons de Bâle.

Concrètement, les Alsaciens sont donc les premiers libérés. La CPAM de Colmar croule alors sous les demandes de radiation de la CMU. Sur 34,000 frontaliers environ, 8,000 ne sont jamais rentrés à la bergerie, et des centaines d’autres attendent d’être radiés. Là où le rapport de l’IGAS prévoyait un taux de fuite de 9%, on en observe plus de 24%. Devant telle déconfiture, la Direction générale des Finances publiques se décide enfin, en mai 2015, à expliciter la position française officielle concernant la CSG/CRDS. Pensant calmer l’hémorragie, elle annonce aux frontaliers qu’ils ne seront pas assujettis à ces cotisations. En pratique, la crédibilité et l’impact de la nouvelle seront assez modérés.

Début juin, la France, comme à son habitude dès que les choses commencent à sentir le roussi, bloque toujours les demandes de radiation de la CMU. Ce ne sera qu’en fin de mois que les CPAM reçoivent des instructions de procéder aux radiations de ceux qui se sont inscrits en LAMal, probablement afin d’éviter une volée de bois vert devant la CJUE comme ce fut déjà le cas dans les années 90 à cause d’une sombre histoire de… CSG/CRDS.

pole emploi a qui le tourImmédiatement, pour des milliers de personnes, c’est la délivrance. Pour le système d’assurance collectiviste français, en revanche, ce sont des centaines de millions d’euros qui s’envolent, et qui ne reviendront jamais sous aucune forme (TVA, IR, etc…). À ces mankagagner particulièrement dodus, on doit ajouter ceux provoqués par les anciens assureurs privés, dont l’activité fut interrompue suite aux excitations de Marisol et aux contraintes légales jetées sur leur chemin : beaucoup sont partis, ont fermé leurs portes et pointent maintenant à Paul Employ.

Eh oui, comme prévu, c’est encore un Epic Fail pour Marison : grâce à une analyse faite de travers d’un problème qui ne se posait pas, puis à l’application consciencieuse d’une solution idiote, on aboutit à un décret mal torché aux conséquences dramatiques.

cat-jump-epic-fail

Pour JPR, notre frontalier, l’affaire est entendue : il ne ressent aucune honte à s’être ainsi libéré du système français, décidément solidaire qu’avec ceux qui le dirigent. Pour lui,

« la santé des frontaliers, Marisol Touraine n’en a rien à cirer. Le rapport de l’IGAS est d’ailleurs sans ambiguïté, les scénarii envisagés ne consistaient pas à améliorer nos accès aux soins, mais à optimiser l’assiette de cotisation au maximum afin que la CMU reste compétitive face à la LAMal, dont ils avaient estimé le coût à 600 euros par mois. Ceci est à vomir, pour deux raisons. Première grosse erreur, une assurance LAMal ce n’est pas 600 euros, mais un peu plus de 300. Deuxième grosse erreur, ce n’est pas la France qui est responsable de l’assurance maladie des frontaliers, mais la Suisse. C’est le droit communautaire qui le dit. Je laisse le lecteur mesurer le degré d’amateurisme de ces clowns du ministère de la santé. »

Il termine d’ailleurs en proposant son aide :

Je suis à disposition de tous les frontaliers qui veulent se libérer de ce vieux débris communiste qui n’est plus qu’un trou béant à boucher. Je pense aussi à ces assurés qui sont « emprisonnés » en France, pour qui la situation semble, maintenant, moins facile que celle des frontaliers. Dites-vous que nous avons porté un coup sérieux à la Sécurité sociale. Adieu donc les centaines de millions d’euros attendus par cette tentative de spoliation organisée.

On ne sait bien sûr pas de quoi l’avenir sera fait, et on peut même imaginer sans mal que les institutions françaises continueront vaille que vaille à écrabouiller toute tentative de résistance. Cependant, les petites victoires s’accumulent, et la forteresse d’iniquité et de mauvaise foi de la Sécurité Sociale s’est déjà amplement lézardée. Bien sûr, vous n’entendrez rien dans les médias habituels des combats qui sont actuellement menés.

Ne doutez pas qu’ils existent, et ne doutez pas qu’au bout se trouve une liberté fondamentale, celle de s’assurer où l’on veut.

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Source : http://h16free.com/2015/07/05/40267-assurance-sante-petite-histoire-de-frontaliers


Bartolone, l’Île-de-France et le « 93xit »

vendredi 3 juillet 2015 à 09:15

Cela faisait longtemps qu’on n’avait plus entendu les gémissements plaintifs de l’actuel président de l’Assemblée nationale. Heureusement, l’actualité lui donne enfin l’occasion d’émettre ces petits couinements stridents sans lesquels il n’existerait pas vraiment : en pleine forme, Claude Bartolone revient donc nous entretenir sur la météo, la télé, la politique, la vie, la grande, la belle, celle qu’il mène et qu’il nous fait partager dans un entretien radiophonique pulsant de cuistrerie.

C’est France-Info qui aura eu les bonnes grâces du fier Marquis de Seine-Saint-Denis, et qui nous propose donc une interview à bâtons rompus, cassés, mâchonnés et découpés. Et sur le sujet de l’actuelle canicule estivale, il n’y a pas que l’asphalte et l’air qui soient chauffés à bloc : Claude, à peine le gros micro mou saisi, s’embarque dans l’habituelle propagande climato-réchauffiste, à laquelle il ajoute sa célèbre Magic Touch™ de n’importe quoi aspergé avec vigueur :

« On voit bien que lorsqu’on parle de transition énergétique, eh bien là on voit ce que pourrait redonner ce dérèglement de la planète avec heu des pics de heu chaleur de plus en plus importants, une dérèglementation du climat avec toutes les conséquences que cela peut avoir. »

Et voilà, nous sommes à peine à 30 secondes d’échanges qu’il envoie déjà une bordée de 155mm de son Yamato personnel à l’attention des journalistes et des auditeurs à peine réveillés. Ce type n’a aucune pitié et nous inflige donc une dérèglementation du climat qui l’enquiquine beaucoup et justifie amplement, selon lui, qu’on oblige les véhicules à contourner Paris, voire toute sa banlieue, pour assurer à la métropole une léthargie paisible dans une atmosphère virginale.

confused - wtf - whatLe journaliste en face de lui, passablement amoindri par l’impressionnante salve de conneries débitées à rythme soutenu, ne parvient pas à lui faire comprendre qu’une nouvelle sanction des véhicules polluants revient à pénaliser les moins riches ; Claude, chaud boulette, embraye sur les miyons de réfugiés climatiques (35, mon brave monsieur, 35 !) qu’il y aura inévitablement à la fin de l’année – il tient sans doute ses chiffres de l’ONU – et que ce sont les plus pauvres qui ont des maisons passoires et qu’il faut donc agir contre le réchauffement, voilà voilà, circulez.

Apparemment, l’angle choisi est de les tabasser de taxes et d’interdictions, donc. Subtil. On comprendra surtout qu’en malaxant avec vigueur tous les mots-clés actuels sur le climat, la chaleur et les efforts qu’il faut tous faire pour un avenir riant, Bartolone prête ici allégeance à son patron François dont l’hippopoconférence de fin d’année ne peut surtout pas foirer. C’est un bon soldat, le Claude.

En outre, s’il a daigné venir parler au peuple, ce n’est pas pour s’entretenir de ces broutilles climatiques ni même des enquiquinements passagers de la SNCF avec ses horaires qui se ratent et ses voies qui se dilatent au point d’embrouiller le politicien dans le nom des stations, mais bien de sa campagne électorale pour les régionales, puisqu’il entend bien devenir le prochain patron de la Région Île-De-France.

Petit souci, cette campagne débute avec la parution d’un rapport de la CRC, la Chambre Régionale des Comptes, particulièrement accablant sur sa gestion du département de Seine-Saint-Denis entre 2008 et 2012.

Et lorsqu’on épluche le rapport, on comprend qu’il va être compliqué pour le candidat à la présidence de région de faire oublier sa gestion calamiteuse.

Ainsi, prétextant en 2010 un « budget de révolte » (cf 4:00 dans la palpitante interview) pour rouspéter contre une dotation plus faible de l’État aux fastes de son département, il n’hésite pas à engager les dépenses à hauteur de ce qu’il estime être du et non à celle de ce qu’il a reçu. Comme c’est mignon et tellement dans l’air du temps que de dépenser bien plus que ce qu’on a en se présentant comme un héros de la lutte anti-austérité (qu’on n’aura donc pas subie). En définitive, ne vous inquiétez pas, ce « budget de révolte » ne sera payé que par le contribuable (national ou départemental, Bartolone s’en fout).

bartolone et les emprunts toxiques

Et tant qu’à parler d’austérité, n’oublions pas le petit personnel. Bien qu’un cabinet de président du Conseil ne puisse en théorie excéder 11 personnes, la CRC a découvert à la suite d’une enquête minutieuse (historique des recrutements, fiches de paie, organigramme sur l’intranet, …) que le cabinet a compté jusqu’à 14 personnes. Et cette petite entorse aux règlements au niveau du cabinet se retrouve, sous une autre forme, à tous les étages de l’administratif local : on apprend ainsi que les agents départementaux de la Seine-Saint-Denis ont un temps de travail réduit (28 heures par semaines pour les assistants sociaux, environ 27 h 30 pour les éducateurs, un peu plus de 27 heures pour les agents des collèges). Si Bartolone ne fait, en l’espèce, qu’hériter d’une situation précédente ultrafavorable, il n’a rien fait non plus pour ramener toutes les équipes aux 35 heures légales. Quant à la facture de l’écart représenté aux 35 heures (évaluée à 22 millions d’euros par la CRC), elle restera à la charge de … devinez qui ? Du contribuable, évidemment.

Les exemples s’accumulent dans le rapport, comme celui d’emplois qui, s’ils ne sont pas fictifs, semblent bien douteux et dont la portée effective, en terme de productivité, laissent songeur. En définitive, cette liste de reproches assez longue brosse un tableau bien sombre d’une gestion qui « manque de fiabilité et de transparence » selon la CRC, aux bidouilles comptables qui ont pu altérer « la sincérité des budgets ».

Bartolone, scotché à son téléphonePour un élu comme Claude Bartolone, c’est finalement sans surprise lorsqu’on se rappelle qu’il est directement responsable d’avoir contracté des emprunts toxiques dont le département n’est toujours pas dépatouillé (et loin s’en faut). Faut-il rappeler qu’à ce titre, et malgré les dénégations consternantes de l’élu, le département qui avait attaqué Dexia s’était retrouvé débouté de ses demandes ? Faut-il rappeler que tout montre que les élus qui ont contracté ces emprunts délétères étaient parfaitement au courant des catastrophes potentielles dans lesquelles ils engageaient leurs collectivités territoriales ?

Et tant qu’on y est, comment ne pas dresser un parallèle (que certains trouveront, soyons certain, hardi) entre la situation financière catastrophique dans laquelle il laisse son département, laissé des années aux mains inaptes de communistes pour tomber dans celles, moites et dispendieuses, d’un socialiste sans honte, et la situation d’un pays européen en pleine tourmente, passé de communistes en socialistes divers et qui ont accumulé les déficits et les gabegies ? Alors que le Grexit (la sortie de la Grèce de la zone euro) n’a jamais été aussi proche, comment ne pas voir se profiler comme un « 93xit », ou, au moins, une faillite retentissante d’un département aux abois ? Décidément, cela présage d’un avenir rebondissant pour la région Île-de-France si elle tombait dans l’escarcelle du frétillant Claude.

La réalité n’est décidément pas bisou pour le candidat à l’élection régionale : sa gestion complètement approximative, ses décisions basées sur l’émotionnel et non le rationnel, quitte à tortiller le sens des mots et des lois pour parvenir à ses fins politiques personnelles, tout ceci lui revient maintenant dans le pif avec une vigueur presque réjouissante. Le timing est impitoyable puisqu’on est précisément au moment où le personnage s’élance à l’assaut du niveau de pouvoir supérieur, mais il est aussi nécessaire puisqu’il permettra de rappeler ce que valent vraiment nos « hommes de responsabilité » lorsqu’on leur fournit le pouvoir et les robinets à pognon. On peut raisonnablement douter que ceci aura un effet quelconque dans la mémoire de l’électeur, particulièrement fugace, mais le rappel reste toujours utile.

Notons que pour finir son interview, Bartolone, probablement frappé d’une rare lucidité, explique vouloir sauver « Les Guignols ». Faut-il y voir enfin un désir de reconversion à sa portée ?

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Source : http://h16free.com/2015/07/03/40286-bartolone-lile-de-france-et-le-93xit


La police va mal

jeudi 2 juillet 2015 à 09:00

On peut très bien être syndiqué, de la CGT, de la police, et avoir malgré tout des choses à dire, et, mieux encore, intéressantes. C’est ce que prouve une nouvelle interview Thinkerview de Alexandre Langlois, gardien de la paix et secrétaire général de la CGT Police.

Comme d’habitude, je vous recommande de prendre connaissance de l’intégralité de l’entretien qui permet de mieux saisir toutes les nuances qu’un petit billet d’analyse récapitulatif ne permet pas toujours.

Cette fois-ci, l’entretien se découpe grossièrement en deux parties, l’une sur le thème de la police et de son état actuel, et l’autre sur la loi renseignement. Je commenterai rapidement cette dernière (qui commence à peu près vers 24:40), puisque le gardien de la paix interrogé constate ce qui a finalement été déjà dit ailleurs et notamment dans ces colonnes.

Comme d’autres avant lui, il explique à raison que cette loi, en concentrant les moyens financiers et techniques sur les technologies de l’information et sur des méthodologies très larges, ne permettra encore une fois de ne capturer que les individus les moins bien organisés et les plus mauvais. Langlois rappelle en effet que la surveillance massive d’internet est maintenant largement prise en compte par les réseaux djihadistes et qu’en conséquence, ceux qui ont deux sous de jugeote se passent vite de téléphones portables et de comptes internet facile à espionner.

A contrario, cette Loi Renseignement pompe les moyens affectés précédemment aux méthodes traditionnelles comme le renseignement humain, les infiltrations de terrain qui sont coûteuses, longues, mais nettement plus efficaces. Comme ces moyens sont peu ou pas utilisés, cette Loi Renseignement vient en définitive trop tôt puisqu’ils n’ont pas été employés à hauteur de ce qu’on devrait pour en optimiser les résultats.

Détection des terroristes - cliquez pour agrandir
Détection des terroristes – cliquez pour agrandir

Enfin, Langlois note, là encore avec lucidité et comme l’avait remarqué d’autres intervenants lors d’une précédente interview que cette loi est à la fois d’un coût prohibitif en terme de libertés essentielles, en ce qu’elle ouvre la voie à des dérives potentielles profondes et évidentes, et parce qu’elle est écrite d’une façon particulièrement floue. En fait, non contente de légaliser des pratiques existantes en bordure de la légalité, elle donne un véritable blanc-seing à un contrôle de masse. Ce faisant, elle continue le mouvement général de séparation entre la population et sa police, qui devient de plus en plus dématérialisée pour le citoyen lambda.

Cette scission croissante entre la police et la population qu’elle entend, normalement, servir est ce qui ressort véritablement de l’entretien, et de la première partie notamment, dans laquelle le syndicaliste donne quelques chiffres et quelques éléments de réflexion sur l’état général de la police en France.

Et cet état n’est pas folichon, pour le dire gentiment.

Dès 6:02, Langlois nous rappelle ainsi que la police de renseignement est de plus en plus souvent utilisée à des fins politiques, quand bien même l’éthique personnelle des agents qui y travaillent tend à ralentir cette tendance de fond. Ainsi, il explique assez bien ce qu’on soupçonnait déjà, à savoir que les chiffres fournis par la police sont façonnés, retravaillés pour servir avant tout les desseins politiques, accompagner la politique du gouvernement, plutôt que refléter de façon exacte et précise la situation actuelle.

Si la discussion (vers 7:14) porte sur l’exemple des chiffres de la Manif Pour Tous, quelques éléments, plus tard dans l’interview, permettent de comprendre que ce sont toutes les statistiques policières qui sont ainsi triturées. Celle de la délinquance et de la criminalité ne sont donc pas épargnées. Je vous laisse en tirer les conclusions que vous voulez.

Ces bricolages plus ou moins subtils des statistiques ont un effet direct sur la population qui, lucide, voit un décalage entre ce qu’elle vit et ce qu’on lui fait passer pour la vérité. La confiance avec l’État en général et la police en particulier ne peut s’en trouver qu’amoindrie.

À ceci s’ajoute l’accroissement des traitements automatiques, informatiques et mécanisés (les radars n’étant qu’une partie de ces éléments), s’insérant habilement entre la police et la population. Encore une fois, en retirant la souplesse de l’interprétation humaine, le libre-arbitre du policier et en réduisant ses possibilités de rôle pédagogique, en diminuant le contact humain de la fonction policière, on accroît sensiblement ce divorce entre la société et le corps chargé d’en assurer l’ordre.

On retrouve ce même problème lorsque, vers 21:03, sont évoqués les éventuelles corruptions au sein de la police, et plus particulièrement lorsqu’on découvre toutes les entorses à la légalité dont elle est victime. Ainsi, lorsque le MEDEF demande à « passer au fichier » les temporaires qu’il emploie pour son université d’été (i.e. faire faire des vérifications de casier), c’est parfaitement illégal et un détournement privé d’une institution publique. Ainsi, lorsque des compagnies de CRS, de police ou de gendarmerie interviennent sur des événements privés (le cas du Tour de France est cité vers 23:50), on comprend qu’il y a une dérive de la mission policière, au détriment des contribuables et des citoyens.

police - courage and cowardice

Cette dérive, auxquelles s’ajoutent les politiques du chiffre et la gestion des ressources humaines, quasiment abandonnée aux syndicats, expliquent assez bien le malaise global de la fonction publique policière.

Enfin, à ces éléments déjà lourds, à cette coupure de plus en plus actée et profonde entre police et population, il faut ajouter une gestion des horaires difficile, qui entraîne des complications certaines pour la vie de famille des représentants de l’ordre.

Très concrètement, cela se traduit par des suicides. Langlois nous explique ainsi que depuis 1980, 1450 policiers se sont donné la mort, alors que sur la même période, 490 sont morts dans l’exercice de leur devoir, du fait de criminels. Autrement dit, un policier a trois fois plus de risque de mourir de suicide qu’à cause d’un criminel.

Si, bien sûr, on doit se rappeler que le policier, par nature, est confronté plus souvent que tout autre à ce que l’humanité a de plus noir, et si ceci permet sans doute d’expliquer que le suicide est toujours plus présent dans ce genre de professions qu’ailleurs, cela ne permet pas d’expliquer la tendance à l’augmentation des derniers mois.

En revanche, la perte de vocation, la perte de sens et du contact humain liée à la dématérialisation d’une partie des traitements policiers, la politique du chiffre et la traque de l’automobiliste, l’utilisation croissante des forces de l’ordre afin de soutenir un pouvoir qui apparaît de plus en plus décalé des réalités de terrain et des besoins de la population (le deux-poids, deux-mesures récent entre les chauffeurs Uber et les taxis en est une excellente illustration), tout ceci concourt de façon évidente à alimenter le ressentiment des gens contre les policiers, et poussera sans aucun doute les plus faibles à un acte définitif.

Cet intéressant témoignage donne une bonne idée d’où se trouve maintenant la police : il apparaît clair qu’en son sein, nombreux sont ceux à avoir pris conscience de la dérive possible que représentent les dernières lois, et l’utilisation de plus en plus politique de cette institution, en rupture avec la population. La direction prise est donc connue.

Reste à savoir si l’institution se laissera faire.

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Source : http://h16free.com/2015/07/02/40195-la-police-va-mal


Avec une telle dette, la faillite est-elle évitable ?

mercredi 1 juillet 2015 à 09:00

Comme prévu, la plupart des médias fébriles se bousculent près des fontaines municipales ou dans les maisons de retraite pour suivre l’actualité météo au plus près de la palpitance du moment. Et pendant que ceux-ci sont en train d’interroger une infirmière, broc d’eau à la main, pour bien comprendre l’importance de l’hydratation par 35° à l’ombre, d’autres, plus finauds, se bousculent au Conseil européen pour se tenir au courant de la fièvre grecque qui secoue actuellement l’Europe.

Moyennant quoi, il n’y a plus personne au bastingage pour observer les écueils, ce qui augmente logiquement la probabilité de se les prendre, ni pour évaluer les dégâts causés par ceux qui sont déjà venus s’enficher dans la coque. En clair, pendant qu’on regarde les îles grecques s’enfoncer dans les sables mouvants d’une dette gluante et les dirigeants européens hésiter entre la corde et le billot, deux autres pays semblent presque se bousculer l’un l’autre pour savoir lequel des deux serait le prochain à sauter dans le marigot putride.

Dans ce couple infernal, il y a bien sûr l’Italie.

Avec 60 millions de ressortissants, l’Italie représente plus de cinq fois la Grèce, et même si ce pays dispose d’un PIB rondelet s’établissant à près de 2000 milliards d’euros, il accumule une dette publique inquiétante autour de 132% de son PIB et qui, si l’on prend en compte les dettes des entreprises et de la population, s’élève à 259% du PIB. Avec un déficit budgétaire de 3% et un chômage tournant autour de 12.5% depuis le début de l’année sans vouloir faire mine de baisser, la situation n’est absolument pas folichonne. Si l’on compare à la Grèce, il y a même tout lieu de s’inquiéter, ce qui explique peut-être la prudence diplomatique de Matteo Renzi, le premier ministre Italien, dans ses déclarations vis-à-vis de la situation grecque, se sachant sans doute épié par une Allemagne de plus en plus nerveuse.

La seule donnée un peu rassurante qui joue actuellement en faveur du normalement bouillant pays méditerranéen est son excédent budgétaire primaire (avant service de la dette). Déjà à 1,9% en 2013, il est encore positif en 2014 à 1,6%. Autrement dit, même si c’est de façon modeste, l’Italie rembourse effectivement ses dettes.

Ce qui nous amène à l’autre larron du couple infernal, la France.

Très comparable à l’Italie en ce que le pays compte 65 millions d’habitants, et un PIB tournant autour de 2500 milliards d’euros, sa dette totale grimpe tout de même à 98% de son PIB qui, s’il nous prenait comme pour l’Italie la fantaisie d’inclure les dettes des entreprises et de la population, atteindrait 280% de son PIB… chomage france italie uk janv 2015Ceci n’est guère rassurant, tout comme le déficit budgétaire qui continue de se situer régulièrement bien au-dessus des 3% normalement acceptés (4% en 2014), et comme son taux de chômage, là encore non seulement élevé (à plus de 10%), mais en constante augmentation depuis trois ans, au grand dam d’un Ministre du Chômage parfaitement inutile.

Plus inquiétant encore, là où l’Italie affiche des excédents primaires, la France essaie de cacher assez piteusement des déficits primaires de 1.7% en 2014 (2% en 2013). En 2015, le pays en affichera encore un, d’environ 31,5 milliards d’euros, soit environ 10% de son budget (sachons vivre), ce qui montre assez bien l’étendue de la cavalerie en cours : depuis au moins 1995, on s’endette pour payer des dettes, seule l’année 2006 ayant connu un excédent primaire.

dette en stock

Or, si ce constat pouvait déjà être fait il y a quelques semaines, avec l’actuelle crise grecque, plus personne ne semble regarder les petits voyants de l’économie française qui clignotent tous, et pas en vert. Ce qui explique l’apathie presque totale de la presse nationale lorsqu’on apprend que cette dette publique s’est encore envolée (encore !) au premier trimestre 2015, avec 51,6 milliards d’euros ajoutés au tonneau des Danaïdes libellé « France », dont 37,1 pour la dette de l’État, le reste se répartissant entre les belles œuvres de notre Sécurité Sociale et celles de nos Régions et collectivités territoriales, qui, pour rappel, se plaignent bruyamment du resserrement progressif des gros robinets d’argent public.

Pas de doute : l’austérité continue donc de frapper durement la France par son absence complète. Pire encore : non seulement, la dette augmente, mais encore en plus trouve-t-elle la force de le faire plus rapidement que dans les autres pays de la zone euro. Quand on aime, on ne compte pas, je suppose.

À l’aune de ces chiffres et de cette trajectoire qui montre, au passage, que la France est, bien avant la Googlecar, le premier véhicule réellement sans pilote depuis plusieurs années (comme le prouve du reste un câble diplomatique de 2012), on ne peut qu’être particulièrement inquiets des déclarations tonitruantes du stand-up comique qui nous tient lieu de président. Ainsi, pour lui, « Ranacrindre » de ce qui se passe en Grèce : peu importe qu’à bien y regarder, tout ce qui s’y passe soit une réduction d’un facteur 5, environ, de ce qu’on connaît en France ; même si là-bas, ça se passe mal, chez nous, c’est différent. L’impétrant, pas gêné pour un rond de saucisson, prétend même que « la France est plus robuste qu’il y a quatre ans » avec un aplomb que seul un hypocrite chimiquement pur peut se permettre.

Et le plus beau de toute cette lacrymale histoire, c’est que tant la France que l’Italie parviennent à ces contre-performances alors que la politique monétaire de la BCE est particulièrement accommodante. Si l’on n’oublie pas que tout se déroule actuellement avec des prix énergétiques tirés vers le bas par un pétrole très bon marché, on comprend que le moindre retournement de tendance, même modeste, aura immédiatement un impact désastreux sur ces deux économies en réalité fort fragiles.

Pire encore pour le cas français, les taux extrêmement bas dont elle profite lors de ses émissions d’emprunts ont complètement anesthésié l’ensemble des emprunteurs institutionnels du pays (que ce soit l’État, les collectivités territoriales diverses ou les caisses de sécurité sociale) qui n’ont plus aucune notion de la valeur réelle de ce qu’ils contractent. À la moindre bourrasque, à la moindre remontée un tantinet sensible des taux d’intérêts des OAT françaises, l’addition passera de salée à insoutenable. On a vu que cela peut arriver très vite.

Avec une telle dette, avec une telle trajectoire, franchement, la faillite grecque était courue d’avance. Avec une telle dette, avec une telle trajectoire, que croyez-vous qu’il puisse arriver à la France ?

srsly seriously

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Source : http://h16free.com/2015/07/01/40244-avec-une-telle-dette-la-faillite-est-elle-evitable