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Coronavirus : on teste bien les chats

vendredi 15 mai 2020 à 09:00

Les choses sont maintenant claires et le gouvernement français, droit et sérieux comme jamais, l’a fort bien compris : outre quelques décrets habiles permettant aux citoyens de produire plein de petits cerfas auto-signés finement ouvragés, outre même une nouvelle loi contre la haine et la méchanceté, ce qui nous permettra de nous sortir de cette crise d’ampleur historique, ce sont avant tout des tests, des tests et encore des tests.

Bien sûr, on testera d’une part la capacité des citoyens à se conformer aux décisions arbitraires de l’exécutif. Il suffira pour cela d’édicter quelques truculentes propositions, préférablement idiotes, et de mesurer si elles sont ou non suivies par les moutontribuables français.

De même, on aura eu l’occasion, pendant deux mois, de tester les plus belles pages du civisme français grâce aux dispositions prises sur tout le territoire qui auront permis une belle envolée des délations de ces comportements déviants qui mettent en danger le vivrensemble républicain sans lequel la République du Bisounoursland est impossible. Notons que l’effort vichyste de mouchardage citoyen trouve un nécessaire prolongement grâce à l’Éducation Nationale et l’endoc… pardon la propag… heu la modération des propos des enfants, clairement mentionnée dans une petite fiche adressée aux professeurs.

Est-il besoin d’évoquer aussi les tests qui ont été menés en matière de nouvelles thérapies pour lutter contre le virus et dont l’essai phare, Discovery, s’est tellement bien … ahem. Bon. Bref.

Enfin, la période se prête tout à fait aux nombreux tests de conformité de l’esprit citoyen français aux thèses collectivistes les plus en vogue, depuis une collapsologie délicieusement optimiste jusqu’au revenu universel dans lequel sont maintenant plongés, de facto, plus de 12 millions de Français par le truchement douteux d’un chômage partiel intégralement payé par l’État, c’est-à-dire tout le monde, c’est-à-dire ceux qui finalement ne bossent plus, dans un montage économique dont on peut déjà pressentir la fragilité à mesure que les richesses du pays, déjà bien dilapidées par 40 ans d’incuries, sont maintenant cramées à un rythme accéléré.

Ah et puis on aurait presque oublié qu’il va falloir tester médicalement tout le monde, c’est-à-dire s’assurer enfin que ceux qui ont le virus restent chez eux, déterminer ceux qui sont encore à risque de ceux qui sont maintenant immunisés pour avoir contracté la maladie.

Et pour cela, là encore, le gouvernement a bien compris la mesure de l’enjeu : vite, vite, testons !

En commençant par des chats par exemple.

Certes, certes, on n’est pas encore tout à fait sûr de pouvoir tester les humains en nombre ; les retards se sont accumulés, et on est pour le moment assez loin des 700.000 tests à la semaine claironnés par notre gouvernement partout sur les ondes (on est heureux lorsqu’on arrive à 35% de ce chiffre), et l’utilisation des moyens des laboratoires vétérinaires fut longue à se mettre en place (pour le dire gentiment).

Mais au moins avons-nous le temps de nous assurer que nos animaux de compagnie ne seront pas trop touchés par la maladie. C’est déjà ça et cela donne donc l’occasion à la presse de nous entretenir sur les palpitantes aventures de Poupinette (le prénom a été changé pour conserver l’anonymat), le second chat testé positif au covid-19 ce mardi dernier par l’École nationale vétérinaire de Toulouse (ENVT).

Apparemment, le petit mammifère poilu qui « était atteint de troubles respiratoires » et dont « la toux persistait malgré le traitement anti-infectieux et antiinflammatoire » a chopé son virus en vivant « avec des personnes fortement suspectées d’avoir contracté le Covid-19 ».

Ouf, nous voilà rassurés : Poupinette a survécu à son virus, et grâce aux tests menés, nous savons ce qu’elle avait.

On appréciera d’ailleurs le petit passage journalistique rappelant que ce n’est pas parce qu’on trouve du coronavirus chez nos animaux de compagnie qu’ils seraient vecteurs de cette maladie (à moins bien sûr d’avoir des chauves-souris ou des communistes de Wuhan comme animal de compagnie, je présume).

En revanche, notons cependant que les propriétaires de Poupinette n’ont pas eu la chance d’un test : bien que malades, ils ne sont que fortement suspects d’avoir contracté le covid, mais c’est tout. On ne les a pas testés : pas assez poilus, pas assez poupinets, allez savoir, en tout cas, ils n’ont pas fait partie des 700.000 200.000 tests hebdomadaires que le gouvernement prétend réaliser pour traquer la population et maîtriser l’épidémie.

C’est ballot.

En fait, c’est surtout parfaitement symptomatique de la façon dont aura été traitée par le gouvernement cette crise sanitaire où il semble plus facile de savoir si son chat a chopé le virus que d’en savoir aussi long pour soi-même.

On pourrait croire que ce problème des tests est anecdotique et que les actuels soucis de mise en place ne sont qu’un petit incident de parcours. Malheureusement, l’examen des faits passés ne laisse guère place au moindre doute sur l’incurie et l’incompétence de toute la chaîne administrative qui a présidé au phénoménal ratage observé en France (et dans d’autres pays européens au demeurant).

Il n’a pas fallu longtemps pour que toutes les autorités médicales, depuis les instances internationales jusqu’aux épidémiologues et autres spécialistes franco-français, expliquent clairement que la seule façon d’endiguer l’épidémie consistait à tester, tester et tester encore puisque dès janvier, ce message émanait clairement de l’OMS.

Le temps qu’il a fallu pour que le gouvernement français prenne la mesure de l’épidémie puis organise des tests massifs donne une assez bonne idée de son incompétence totale : nous sommes en mai et c’est toujours la foire.

Il aura fallu un mois pour qu’enfin, les laboratoires compétents (y compris vétérinaires) soient effectivement mis à profit, timidement, après plusieurs semaines de bataille paperassière dont le caractère ubuesque n’aura échappé à personne, sauf aux ronds-de-cuir directement chargés de la mener.

Alors que l’épidémie se répand depuis le mois de janvier, la France semble toujours patauger dans ses incapacités pendant que d’autres pays ont amplement passé la même période à tester, tester, tester ce qui leur aura évité de confiner, confiner, confiner et, au final, de ruiner, ruiner, ruiner leur économie.

Mais au moins, Poupinette est hors de danger.

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Source : http://h16free.com/2020/05/15/66038-coronavirus-on-teste-bien-les-chats


Loi Avia, ou le mûrissement du royaume de l’arbitraire et de la censure administrative

mercredi 13 mai 2020 à 09:00

C’est aujourd’hui que devrait avoir lieu l’adoption de la loi Avia qui va enfin donner un cadre clair, nuancé, adapté et intelligent à la liberté d’expression sur internet : c’en est enfin fini de ce far-west dangereux et d’un ultra-libéralisme débridé où n’importe qui peut écrire n’importe quoi sur n’importe qui d’autre sans en subir la moindre conséquence ! Ouf ! Il était temps !

Avant d’aller plus loin et histoire de situer le calibre de l’auteur de cette loi, on pourra se rappeler qu’elle n’est autre que la député LREM adepte du croque-monsieur et qui se sera brillamment illustrée en plein confinement en tentant de faire revenir de force une de ses esclaves collaboratrices au mépris de la plus élémentaire sécurité.

Placée sous un tel patronage, cette loi ne pouvait avoir qu’un parcours législatif particulièrement exemplaire : applaudie en première lecture, encensée au sénat, elle revient donc en seconde lecture pour une adoption sous les vivats de la foule et de la députaillerie qui adorera redéfinir ainsi la responsabilité des plateformes de contenu puisqu’en substance, le texte modifie leur régime de responsabilité, en forçant ces plateformes à retirer des contenus « haineux » en 24 heures maximum (voire sous une heure seulement dans certains cas !), sous peine d’une lourde amende de 250 000 euros par oubli…

Ah, ça urgeait vraiment, tant tout le monde avait noté l’échec des douzaines trop rares lois précédentes visant à museler encadrer l’expression d’opinions sur les réseaux : non seulement les gens disent des choses sur internet, mais il apparaît de plus en plus qu’elles ne sont pas toujours raccord avec la parole autorisée du gouvernement, avec la vision officielle de l’Histoire ou pire encore, avec le vivrensemble inclusif éco-conscient que la société sociale-démocrate entend promouvoir, à coups de pelle dans la nuque propagande s’il le faut.

Et ça, ce n’est plus possible : les récents événements ont amplement montré qu’ébruiter des demi-vérités (sur le prétendu manque de masques de protection, sur la soi-disant impréparation du gouvernement, etc.) pouvait coûter très cher ! Combien de discours de ministres totalement ruinés par d’insolentes vidéos satiriques, combien de décrets moqués par leur impraticabilité, combien de responsables politiques raillés pour leur attitude ridicule ?

Tout cela pouvait être évité puisqu’à chaque fois se trouve, à la base, un détournement honteux de la liberté d’expression sur les intertubes pour aller toujours plus loin – et même trop loin à présent – dans la haine, depuis le beaucoup trop douloureux rappel des engagements passés jusqu’au rétablissement de la vérité devant d’énormes bobards gouvernementaux pourtant tendrement confectionnés afin de protéger un maximum de petits culs étatiques. Et puis, il faut se résoudre à l’évidence : on ne peut pas conduire un pays au chaos si, pour un oui ou pour un non, des voix dissidentes se font entendre.

Cette loi arrive donc à point nommé pour prestement « déplateformer » les petits haineux de tout poil, notamment ceux qui ne pensent pas droit.

J’exagère ? Ce n’est malheureusement pas le genre de la maison, comme la lecture attentive du texte ou de ses exégèses permet de le vérifier ; en fait, quasiment toute expression d’une opinion non neutre échoit finalement dans l’une des catégories couvertes par ce texte et tout dépend de l’interprétation, gracieusement laissée à l’administration et pas à la Justice : la moindre blague pourra être qualifiée de sexiste, de provocation à la haine de toute catégorie spécifique de personnes ou de comportements, de harcèlement ou que sais-je etc.

Gravant dans le marbre les lois mémorielles déjà existantes et, par conséquence, l’impossibilité de remettre en cause l’interprétation de l’Histoire, on continue donc d’édicter ce qu’il est permis de dire ou non dans les discours officiels, dans la parole publique. Les dérives sont aussi évidentes que nombreuses et si les lois Gayssot et suivantes furent une catastrophe majeure pour la liberté d’expression en France, la loi Avia représente l’échelon suivant, cataclysmique, qui va achever d’ériger le politiquement correct en pensée unique, seule autorisée.

Le fait que le vote final de cette loi intervienne en ce moment n’a rien de fortuit : l’actuelle période de confinement, avec un maximum de Français occupés à regarder ailleurs, sera l’occasion de la faire passer vite fait pour en finir une fois pour toutes avec la dissidence d’opinion sur internet. En utilisant une définition de plus en plus large, inclusive, extensive et englobante du concept de discours de haine au point que finalement, à peu près tout puisse tomber dans cette définition si vaste, on donne une arme redoutable au pouvoir pour faire taire tous ceux qui le gênent, en autorisant de fait toutes les censures et intimidations juridiques possibles.

Au moins pourra-t-on se consoler en se disant qu’il n’y a pas eu besoin d’un pouvoir ouvertement populiste ou fasciste pour arriver à ce résultat…

Le pompon étant bien sûr l’aspect purement automatique, administratif de la sanction que la loi compte mettre en place, et qui ne passe pas par un juge : d’une part, on est encore une fois dans le purement administratif, le domaine du cerfa, de la circulaire et des tâcherons à ronds-de-cuir et à coups de tampons un peu trop vif et on sait maintenant, après deux mois de confinement, ce que peuvent donner les Forces Administratives de l’Occupant Intérieur lorsqu’elles sont débridées.

D’autre part, les plateformes internet, devant les risques énormes qu’elles courront à chaque publication de contenu, s’empresseront donc de rapidement déplateformer tout quidam un tant soit peu piquant. Twitter, Facebook et tous les autres sites, dont la souplesse vis-à-vis de la liberté d’expression était déjà légendaire, promettent donc de se surpasser…

En fait, nous assistons au mûrissement du royaume de l’arbitraire et de la pure censure bureaucratique qui eût été difficile à croire avant l’épisode Covid-19 mais que le développement du flicage bureaucratique de ces dernières semaines montre non seulement possible, mais quasiment désiré par une partie des Français qui ne semblent pas comprendre le piège dans lequel ils veulent s’engouffrer avec gourmandise.

Le pire n’est jamais certain, mais avec l’équipe actuelle, il devient plus que probable.

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Source : http://h16free.com/2020/05/13/66011-loi-avia-ou-le-murissement-du-royaume-de-larbitraire-et-de-la-censure-administrative


Le Monde d’Après sera un Monde d’Avant en pire

lundi 11 mai 2020 à 09:00

Voilà, c’est officiel : le déconfinement français a commencé ! Franchement, quel bonheur de retrouver une vie normale, faite de ces petits riens simples et faciles comme remplir des cerfas d’attestation ou multiplier les protections sanitaires ou juridiques pour s’éviter les inévitables procès qui ne manqueront pas de déferler dans les semaines à venir !

Eh oui : on déconfine, mais dans l’ordre, la mesure et le formulaire 27B-6 sans lequel la civilisation manquerait de s’effondrer complètement entraînant avec elle famine, désolation et arrêt complet d’application des décrets covid parus au Journal Officiel ces dernières semaines, ce qui serait une perte probablement irréparable pour toute l’Humanité.

Maintenant, n’exagérons rien : même si toute l’administration est résolument occupée à protéger ses petites miches du torrent d’insultes, de procès et de pendaisons en place publique qu’elle mérite pourtant amplement, même si les médias travaillent d’arrache-pied pour bien faire comprendre que la menace existe toujours, prête à bondir au moindre relâchement, le reste de la société a bien compris l’impérieuse nécessité de reprendre une activité économique pour survivre.

C’est pour cela qu’en France, absolument tout est fait pour qu’il n’en soit rien.

Et fort logiquement, tout ce qui dépendra peu ou prou de l’État sera donc largement bardé de contraintes pour que, si ouverture il y a, elle soit aussi retardée, partielle, lente et mesurée que possible : les écoles, par exemple, sont devenues de vastes champs d’expérimentation de doctrines sanitaires plus ou moins loufoques, appuyées par les discours parfaitement consternants d’un Jean-Michel Toutvabien qui semble se satisfaire de buts d’une modestie de pays du tiers-monde : apparemment, si chaque enfant se contente de retourner une fois (seulement) à l’école d’ici fin mai, c’est bon, ça le fait.

Pour ce qui ne dépend pas directement ou indirectement de l’État, il en ira de même : les sicaires para-étatiques se chargeront de faire fermer boutique à la moindre occasion.

Utilisant toutes les armes, trop nombreuses, d’une justice bien trop complaisante avec eux, d’effervescents syndicalistes ont par exemple réussi à faire fermer de nombreuses usines, de nombreux commerces, depuis Amazon jusqu’au site de Sandouville de Renault, à chaque fois pour des prétextes plus ou moins ridicules (la sécurité sanitaire des salariés n’étant dans l’écrasante majorité des cas jamais directement en cause).

Même les municipalités feront assaut d’inventivité pour mettre d’épais bâtons dans les roues de toute reprise qui n’irait pas dans le sens électoralement favorable aux brochettes de politiciens en place.

Ainsi et de façon tristement prévisible, en plus de la tempête de cerfas sur les patrons, les administrations et les citoyens, la guerre contre l’automobiliste a repris de plus belle dans toutes les villes de France, peu importe leur taille : toutes les municipalités ont en effet largement compris que ce virus et la crise sanitaire qui l’a suivi offraient un argument extrêmement solide en faveur des automobilistes et de leur moyen de transport favori : le confinement a montré que l’impact de l’automobile sur la pollution était sinon négligeable, au moins largement exagéré (on pourra relire ceci à profit) mais de surcroît, les transports individuels constituent une vraie solution pour diminuer les interactions sociales là où les transports collectifs multiplient ces interactions, diminuent évidemment les distances interpersonnelles et obligent les usagers à se côtoyer de longues minutes accroissant le risque de contamination…

Or, cette réalité scientifique pour le moment impossible à escamoter est plus qu’une épine dans le pied de nos politiciens qui ont fait leur beurre électoral (et parfois, plus qu’électoral) sur le transport en commun et les solutions prétendument vertes à base de bidules électriques hyper-polluants ou de vélo-partage aussi coûteux que peu pratique.

Dans ce cadre, la voiture étant à la fois une solution pratique et opérationnelle pour lutter contre l’épidémie, et en même temps une abomination individualiste que les collectivistes et autres ayatollahs écologistes ne peuvent supporter, on assiste donc à une multiplication des vexations anti-voitures comme jamais auparavant : transformations massives de rues en piétonniers, multiplication des pistes cyclables aussi dangereuses pour les pratiquants qu’encombrantes pour la circulation routière et handicapante pour les artisans, tout est mis en place pour que la voiture, chassée des villes par interdiction autoritaire à l’arrivée du virus, ne puisse surtout pas revenir, quitte, pour certaines municipalités, à envisager sans rire de vastes plans de circulation alternée.

Tout ceci semble avoir été pensé pour que soit fusillée dans l’œuf toute reprise d’activité économique, c’est-à-dire la remise en route de ce qui permet aux individus de se nourrir par leur travail et leurs productions de richesses en dehors des subsides de l’État.

À la suite de ce confinement, il apparaît pour l’État, les politiciens et les administrations à sa solde qu’un bon individu est un individu totalement dépendant de leur bon vouloir, de leur autorisation expresse et formalisée (sur papier à entête de préférence), qui passe exclusivement par les solutions que l’État préconise, point.

Tout est fait pour que non seulement, le « Monde d’Après » soit autant que possible dans la continuité minable des pesanteurs, des vexations et des contraintes délirantes du « Monde d’Avant », mais en plus l’Occupant intérieur français, ses administrations et son aréopage de politiciens vont y ajouter de nouvelles interdictions, de nouvelles punitions hypocrites… En plus, bien sûr, d’un lot considérable d’idées loufoques condensées dans les discours d’une vacuité insolente de la petite élite bobo dégoulinante de moraline que les médias grand public s’empresseront de relayer putassièrement.

Le « Monde d’Après » se dessine déjà, sous vos yeux, et de façon fort prévisible, il est encore plus rempli de peur des lendemains, de mépris des laborieux, de cette haine de soi qui signe les fins douloureuses d’époques décadentes.

Ce pays est foutu.

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Source : http://h16free.com/2020/05/11/65996-le-monde-dapres-sera-un-monde-davant-en-pire


Et maintenant, une tempête de cerfas

vendredi 8 mai 2020 à 09:00

Snif, snif ? Vous la sentez, cette odeur douceâtre de déconfinement progressif ? Car oui, il est là, il arrive : dans quelques jours, on assistera au déconfinement d’une partie du territoire, d’une partie des activités, d’une partie des Français. Et tout se met gentiment en place pour que cette nouvelle épopée se passe dans le calme, la joie, la bonne humeur et, surtout, une sacrée bonne ventrée de formulaires joufflus et de procédures dodues !

Car il ne faudrait pas que ce déconfinement tourne à la déconfiture : l’administration du pays, son gouvernement et ses responsables politiques sont en effet en charge de gérer la bonne fin de cet épisode complexe. Ceci suppose une excellente organisation, que tout le monde soit bien au courant de ce qu’il doit faire, de ce qu’il peut faire, de ce qu’il faut éviter et de ce qu’il est indispensable d’interdire, afin qu’aucun détail ne soit oublié.

En plus, ça tombe bien, cette administration, son gouvernement et ses responsables politiques ont déjà amplement prouvé leur maestria lors de la gestion du confinement ; dès lors, le déconfinement s’annonce sous les meilleurs hospices EHPAD auspices.

Maintenant, il faut bien comprendre que régler la vie des Français, de normaliser chaque activité, chaque interaction interpersonnelle de plus de 60 millions d’individus un peu foufous, de fiers Gaulois qui n’en font qu’à leur tête ne peut pas s’envisager autrement qu’avec un dosage subtil de carottes et de coups de bâton.

Pour les carottes, il s’agira essentiellement de distribuer l’argent des autres (qu’on récoltera des dons spontanés obtenus avec quelques coups de bâton). Et pour les coups de bâtons, il suffira de vidanger la machine à diarrhée législative et ça ira tout seul.

Moyennant suffisamment de papier et de députés travaillant d’arrache-pied, à côté d’administrations jappant des contraintes comme des teckels sous cocaïne, on arrivera sans problème à définir absolument tout ce que chacun peut ou ne peut pas faire dans le cadre de ce déconfinement.

Chaque jour grossit la liste des délires encadrements légaux des activités les plus banales : ainsi, même la machine à café de l’entreprise, de facto lieu de tous les dangers viraux, bénéficiera de ses normes et de l’édiction précises de règles pour les allées et venues des collaborateurs. Si le contenu des discussions qui s’y tiennent est libre (pour le moment), il n’en va plus de même pour le petit bazar social de gens qui se tiennent les uns devant les autres et se postillonnent dessus leur médiocre café bourré de miasmes tueurs.

Et ce qui est vrai de la machine à café l’est bien évidemment de toutes les activités purement professionnelles en entreprises.

Rassurez-vous : la complexité d’organiser les postes de travail dans les myriades d’activités industrielles, commerciales et marchandes du pays n’a pas échappé à notre Grande et Belle Administration qui s’est donc démenée pour pondre quelques petits guides de bonnes pratiques. En seulement 48 petits guides (!) de quelques pages chacun, tous rassemblés sur un site d’une redoutable efficacité et d’une lisibilité quasi-romantique, on y découvre tout ce qu’il faut faire et ne pas faire pour ne pas encovider son voisin de travail et – surtout, surtout ! – pour que le patron ne soit pas immédiatement poursuivi pour mise en danger de la santé de ses salariés.

Les grandes administrations de l’État n’ont pas été oubliées non plus : l’Éducation Nationale a relevé le défi d’aller à l’essentiel pour que professeurs, élèves et équipes administratives et de soutien des établissements scolaires travaillent tous en harmonie non-contaminante (et Gaïa compatible, hein, n’oublions pas l’essentiel). Ainsi, en seulement 53 pages (!) et plusieurs douzaines de « fiches thématiques » du sabir habituel qui sent bon la protection d’arrière-train d’un bout à l’autre, le ministère de Jean-Michel Toutvabien donne les clés indispensables pour que tout le monde survive à cette épreuve.

On le comprend : tout a été couvert. L’administration française est toujours au top lorsqu’il s’agit de faire du formulaire, de pondre de la procédure, de mettre en place des décrets et d’affûter de la circulaire finement ouvragée comme de la dentelle législative pour rond-de-cuir tatillon.

Et donc, bien évidemment, les transports en commun ont aussi été entièrement couverts, détaillés et minutieusement préparés à la reprise d’activité normale dans les prochains jours. Franchement, on est heureux d’avoir des transports collectifs aux normes, parfaitement entretenus et très confortables pour les besoins réels : avant la crise, si ceux-ci avaient été bondés, mal entretenus voire dangereux, régulièrement en panne ou en grève, on aurait largement pu craindre des dérapages sanitaires gênants.

Heureusement, il n’en est rien et tout se passera donc très bien. Ce qui n’empêche pas certains élus de planifier pour les scénarios les plus épineux – on reconnaît bien là, au passage, leur formidable propension à toujours très bien prévoir ce qui pourrait mal se passer et à se préparer en conséquence avec un professionnalisme remarquable, comme en a d’ailleurs témoigné la rigueur de tenue des stocks de masques et de protections indispensables pour les soignants et la population en cas de pandémie, qui nous aura largement évité les psychodrames que certains pays ont vécu (quel nuls !).

Dans ces politiciens à la hauteur de la noblesse de leur charge, signalons Valérie Pécresse, présidente de la région Île-De-France, qui réclame plus de sécurité dans les gares (comme si ces lieux devenaient soudain des coupe-gorges dangereux – pff, en France, en région parisienne, voyons !). Fort logiquement aussi, la patronne de la région en profite pour demander aussi de « rendre obligatoire l’attestation des employeurs, que les salariés devront avoir sur eux dans les transports sous peine d’amende » : il serait en effet inconcevable que les individus commencent à prendre les transports en commun payés de force sur leurs salaires et avec leurs impôts pour vaquer à leurs occupations !

Imaginez le tableau : des individus qui vont, qui viennent librement et font ce qu’ils veulent de leur temps, sans en référer ni à la région, ni à l’État, sans informer une administration et sans pouvoir prouver qu’ils ne sont pas animés d’intentions néfastes, depuis voyager d’un point A à un point B jusqu’à – horreur – tenter de gagner sa croûte de la façon la plus bassement matérialiste (voire, disons-le tout net, capitaliste !).

On comprend, devant cette vision d’apocalypse de gens allant et venant de tous côté sans le moindre petit cerfa sur eux que Mme Pécresse ait pris les devants. Ouf, au moins cet aspect sera-t-il couvert comme chacun des métiers et des cas complexes des petites brochures conseils et autres fiches techniques déjà pondues par les administrations en effervescence.

Enfin, signalons la mise en place des Brigades Sanitaires du Peuple dont la mission consistera à obtenir les aveux identifier les personnes atteintes par le coronavirus et éviter l’apparition de nouveaux foyers d’infection. Ces Brigades seront fièrement secondées par le réseau des médecins de ville qui ont reçu les instructions claires, précises et bien pensées pour permettre un suivi efficace des patients. Jugez plutôt :

  1. Lorsqu’un patient est suspecté, le médecin l’arrête 48 heures et lui fait faire un test de dépistage. si ce dernier est négatif, le patient reprend le travail, youkaïdi, youkaïda.
  2. En revanche, un test positif entraîne une seconde consultation, tarifée à 55€ cette fois-ci, une prolongation de l’arrêt de travail et le médecin traitant doit alors saisir les données du patient sur le site administratif Amelimélo Amélipro, administration redoutablement efficace qui se chargera ensuite, entre deux plantages serveur, de faire le dépistage de tous les contacts de notre malheureux pestiféré contaminé.

Simple et efficace : non seulement, il n’y aura aucune incitation à dépister pour encaisser de la consultation majorée à 55€ (après deux mois de disette), mais en plus les données confidentielles seront jalousement conservées par l’assureur qui garantira qu’elles ne seront jamais utilisées à des fins louches et douteuses.

Tout ceci sent déjà une franche réussite à tous les points de vue et l’Ordre des médecin, garant des droits des uns et des autres, nous assure par son silence compact que tout ceci est à la fois carré et porteur d’espoir.

Ce déconfinement s’annonce grandiose.

Cette crise mondiale d’ampleur historique était, probablement, l’occasion pour des réformateurs et des politiciens courageux de simplifier le pays, de le nettoyer de ses lourdeurs et de ses mauvaises habitudes.

Non seulement, il n’en fut rien mais toute la brochette de clowns actuellement au pouvoir a consciencieusement choisi l’exact contraire, avec une calcification complète par imposition de cerfas par millions. On pouvait choisir la subsidiarité, la responsabilité personnelle et le bon sens. On a résolument choisi le micro-management de tout et de n’importe quoi, n’importe comment, l’édiction de règles au niveau capillaire le plus fin, la noyade par paperasse à des niveaux bureaucratiques de stupidité probablement jamais atteints auparavant.

Pire : on introduit petit-à-petit ce qu’on peut trouver de pire en terme de surveillance généralisée, de délation, de pistage « citoyen » et manipulation de données personnelles.

Forcément, ça va bien se passer.

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Source : http://h16free.com/2020/05/08/65983-et-maintenant-une-tempete-de-cerfas


Bruno Le Maire va aider Air France. RIP.

mercredi 6 mai 2020 à 09:00

Pendant que le pays va reprendre, très doucement, le chemin du travail, un homme au moins se dressera fièrement sur sa route pour le contraindre vers les pentes les plus raides et les trajets les plus sinueux. Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie, va encore une fois relever ce défi.

Il faut dire que sont actuellement rassemblés tous les ingrédients d’une recette de cafouillage olympique pour ce ministre déjà dans les starting-blocks du Monde de l’À-Peu-Près Covid.

Jugez plutôt : suite à une pandémie, l’État décide de mettre tout le monde aux arrêts avec assignation à résidence. Cet arrêt total entraîne une évaporation instantanée du commerce et des revenus afférents. Cet argent qui ne rentre plus entraîne à son tour l’impérieux besoin pour l’État et ses sbires de distribuer de l’argent gratuit à droite et à gauche.

Or, cet argent distribué, ce sont des dettes pour les générations futures (qu’on ne protège que lorsqu’il s’agit du climat et des trucs vagues pour dans 50 ans, jamais pour des questions économiques tangibles). Ce sont aussi des contraintes et de nouveaux problèmes que nos ministres, frétillant d’aise d’enfin servir à s’agiter martialement devant des pupitres en plexiglas aux armes de la République, entendent rappeler à toutes et à tous, dans la plus parfaite illustration de l’adage « Si vous comptez sur l’État pour résoudre votre problème, vous avez deux problèmes ».

Government Demotivator

L’assignation à résidence de tout un peuple signifie notamment, outre une production assez phénoménale de petits cerfas auto-signés, une disparition complète des vols aériens et, par voie de conséquence, de grosses difficultés pour la compagnie aérienne nationale : Air France, dont les avions sont tous cloués au sol, se retrouve à quémander de l’argent que le gouvernement semble fort heureux de trouver.

Ce qui se traduit par un chèque de sept petits milliards d’euros. Cela peut paraître joufflu, mais lorsqu’on en ponctionne plus de 1000 tous les ans sur le dos des Français en échange de pas-de-santé, pas-de-sécurité et pas-de-travail, et que ceux-ci en redemandent, sept de plus ne sont pas un fardeau.

Cependant, cette distribution facile d’argent des autres n’est pas une raison pour ne pas se mettre en avant ; c’est pourquoi Bruno Le Maire entre en jeu en criant (en substance) « oh là, pas si vite ! » immédiatement suivi d’un « Ce n’est pas un chèque en blanc » (véridique). Le gouvernement va bien donner de l’argent des Français à Air France qui, en contrepartie, s’engagera bien sûr à « être plus rentable et plus compétitive ».

Dans le langage courant, ceci veut dire qu’il va falloir, pour la compagnie nationale, offrir des tarifs plus étudiés, des marges plus serrées, des services plus adaptés aux besoins des voyageurs pour concurrencer efficacement les autres compagnies aériennes qui ne manqueront pas de faire des efforts équivalents dans la période prochaine qu’on pressent fort difficile…

À ceci, Bruno Le Maire, jamais en mal d’une bonne blague pas drôle, a ajouté « Air France doit devenir la compagnie aérienne la plus respectueuse de l’environnement », ce qui veut dire aussi, en langage courant, imposer des tarifs plus élevés, des marges payant pour le carbone et le pétrole cracra (50% de baisse du volume de CO2 sur ses vols métropolitains d’ici 4 ans, les enfants !) et des services limités pour des voyageurs moins gourmands…

Eh oui, il va falloir être plus rentable et plus compétitifs en étant moins rentable et moins compétitif, notamment en s’engageant à « revoir la mobilité sur le territoire français ». En effet, « dès lors qu’il y a une alternative ferroviaire à des vols intérieurs avec une durée de moins de 2h30, ces vols intérieurs devront être drastiquement réduits et limités simplement aux transferts vers un hub ».

Eh oui mes petits amis, le chèque de Bruno, il vient attaché avec une bible idéologique bien lourde, bien compacte et bien contraignante. Car oui, c’est évident, le meilleur moyen de courir dans une compétition internationale où aucun concurrent ne fera le moindre cadeau à Air France consiste à corseter cette compagnie et la contraindre à trotter avec quelques gros boulets aux pattes :

« L’avion ne doit plus être un moyen de faire en 1h ou 1h15 des transports qui pourraient se faire à moindre coût de CO2 par train en 2h ou 2h30. Ce doit être la règle et nous la ferons respecter »

Quelle idée phénoménale !

Qui n’a pas envie de troquer 1h15 d’avion contre 2h30 de train lorsqu’il n’est pas en panne, en grève ou en faillite ? Qui n’échangerait pas une heure dans une place d’avion low-cost à grignoter des biscuits douteux contre deux heures à une place de train plus cher à ne rien grignoter du tout ? Et lorsqu’on est une compagnie concurrente, comment ne pas applaudir à l’idée que l’État va fourrer ses gros doigts dans une compagnie déjà agonisante ?

Après la destruction créatrice chère à Schumpeter, voici à présent la destruction destructrice de Bruno Le Maire, le Juan Romano Chucalescu de l’économie qui va nous destructurer l’intemporel d’Air France à grand coup d’idées géniales.

On sent que Bruno, jamais en retard d’une solide formation économique, a bien compris les prochains enjeux. De surcroît, après s’être brillamment occupé du gel hydro-alcoolique et des masques sanitaires, on ne pouvait que compter sur lui pour s’occuper du transport aérien.

Comme avec ces premiers produits, ça s’est remarquablement bien passé – au point qu’à présent, les politiciens en sont à monter ouvertement les Français contre la grande distribution, c’est-à-dire tout un pan de leur propre économie qui les fait vivre depuis deux mois – on peut raisonnablement imaginer que Bruno va parvenir à faire calancher à la fois le train et l’aérien en France.

Comme quoi, Bruno ne vient pas d’Agen mais il va faciliter le transit intestinal de millions de contribuables français qui vont non seulement devoir renflouer Air France à hauteur de 7 milliards d’euros, mais peuvent d’ores et déjà s’attendre à des pertes, des licenciements et une catastrophe industrielle en plus qui garantissent que ces sept milliards ne sont qu’un début.

Et il se murmure que ce mammifère à poil dru pourrait prochainement devenir premier ministre…

Forcément ça va bien se passer

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Source : http://h16free.com/2020/05/06/65960-bruno-le-maire-va-aider-air-france-rip