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AME, SNCF : nos si chères dérives

lundi 14 octobre 2019 à 09:00

Un des avantages de tenir un blog depuis pas mal d’années est qu’on peut noter la dérive de la société sur les temps longs, ceux qui échappent au fléau de l’instantané, des médias et des politiciens à la vue courte. On peut par exemple revenir un ou deux quinquennats en arrière et faire un petit point de situation, pour constater les améliorations ou, dans le cas français, la dégradation systématique et maintenant rapide de la situation.

L’actualité vient d’offrir, coup sur coup, deux magnifiques illustrations de cette tendance.

Il y a quelques jours, plusieurs articles de presse revenaient – assez timidement il faut le dire – sur le débat engagé à l’Assemblée nationale concernant l’immigration, qui a rapidement abordé la question de l’Aide Médicale d’État (AME) : cette aide permet aux étrangers en situation irrégulière sur le sol français de bénéficier de certaines facilités de soins dans le pays.

En pratique, le budget de cette aide n’a pas cessé d’augmenter ces dernières années : en 2006, 233 millions était consacré à cette AME, alors qu’en 2009, son budget était de 540 millions d’euros et il atteint à présent 800 millions d’euros. Pour une aide rapportée comme « stable », les années prochaines promettent donc de venir chatouiller le milliard d’euros puis de le dépasser dans une stabilité très moelleuse.

Pour le moment, le débat ne porte évidemment pas sur la pertinence de ce dispositif que nul, en France, ne semble vouloir remettre en cause, améliorer, affûter et, a fortiori, supprimer. Même si les cas de fraudes sont nombreux et aussi mal documentés que possible pour éviter tous hurlements médiatiques, même si, d’un autre côté, il ne fait guère de doute que le système social français soit l’un des plus généreux du monde au regard de la multiplication des possibilités d’obtenir des soins gratuits (i.e. payés par les autres) dans le pays, le débat porte essentiellement sur les petites modifications législatives, les arrangements cosmétiques légaux qu’il faudra apporter pour que tout continue exactement comme actuellement.

Pour l’AME, il semble acquis que la trajectoire ne changera donc pas. La France continuera d’éclairer le reste du monde de ses expériences sociales modérément enrichissantes, et se gardera très farouchement d’appliquer les recettes qui, pourtant, fonctionnent dans d’autres pays peu soupçonnables d’être des déroutes sanitaires complètes.

Quelques jours plus tard, à la faveur d’une étude menée par l’ancien magistrat de la Cour des comptes François Ecalle et habilement relayée par l’Opinion, certains Français – en particulier certains journalistes – faisaient mine de découvrir qu’une autre vénérable institution leur assurait, elle aussi, un enrichissement de plus en plus modéré au regard du service rendu : tous calculs faits, chaque Français a ainsi contribué à hauteur de 215 euros au financement de la SNCF en 2018, ou, si l’on se contente de regarder les foyers fiscaux, à hauteur de 379 euros pour les 38 millions de ces derniers, et ce, avant même d’avoir acheté le moindre billet.

Il faut dire que l’entreprise publique cumule les soucis.

Outre une dette colossale que rien ne semble pouvoir contenir, tant cette dernière augmente gentiment d’année en année pour atteindre à présent 54,5 milliards d’euros, l’entreprise doit aussi composer avec des régimes de retraites particulièrement favorables et essentiellement assis sur les efforts des salariés du privé, ainsi qu’une kyrielle de problèmes internes allant d’une fossilisation complète des syndicats jusqu’à un management digne des années 60 en passant par une gestion calamiteuse du personnel et des compétences professionnelles de l’entreprise.

S’y ajoute un service clientèle désastreux, qui oscille régulièrement entre l’absence totale de service (que ce soit par accident, panne, désorganisation ou grève d’une certaine catégorie de personnels) et une médiocrité presque assumée, comprenant des horaires approximatifs, des services à bord des trains aléatoires et une grille tarifaire absolument illisible.

Or, tout comme pour l’AME, peu importe que les sommes dont on parle soient absolument colossales à l’échelle d’un pays comme la France, que les effets de bords soient aussi nombreux que délétères : non seulement, tout ceci semble maintenant considéré comme normal, mais tout indique en plus que personne n’entend réformer réellement ces institutions.

Pour l’AME, il n’y aura pas de discussion parce que toute remise en question sera immédiatement taxée de scandale humaniste insupportable pour la République, puis rapidement habillée par des motifs xénophobes. Réclamer que les deniers du contribuable et de l’assuré social soient employés de façon responsable est rapidement assimilé à une vision étriquée, étroite voire purement comptable de la santé, ce qui est évidemment une tare dans un monde où la dépense se doit toujours d’être humaniste, large, joyeuse et sans limite pour les générations futures qui sont, on le rappelle, éminemment fragiles lorsqu’il s’agit de climat mais corvéable à merci lorsqu’il s’agit de finances.

Pour la SNCF, il n’y aura pas plus débat : d’une part, tout frémissement de réforme entraîne une paralysie du pays systématique qui permet de bien rappeler qu’un monopole, instauré de force, ne saurait se laisser diriger sans réagir. D’autre part, tout le monde comprend, devant les dérives accumulées depuis tant d’années, que ce n’est plus de réforme dont il faudrait parler mais d’un démantèlement complet, d’une remise à plat complète qui ne manquerait pas de provoquer un drame social, politique et médiatique sans précédent dans le pays, précisément parce qu’on a tout fait pour sur les 70 dernières années.

AME, SNCF, autant d’acronymes qui ne parviennent plus à cacher des dérives qui tiennent d’abord de l’idéologie : il n’existe pas d’autre moyen d’aider les étrangers en situation irrégulière que d’asperger le système de santé avec l’argent du contribuable, il n’existe aucun autre moyen que le monopole de droit public pour faire rouler des trains dans un pays, il n’y a pas de meilleur système que notre système d’assurance sociale, seule la collectivisation des transports et de la santé permettent d’améliorer le sort des individus, etc…

Peu importent les exemples nombreux des autres pays qui montrent, tous les jours, que ces dogmes sont faux, que les dérives n’ont rien d’inévitables, que ces déficits n’ont pas à être chroniques, que ces gabegies peuvent être évitées : non seulement, le contribuable ou l’assuré social doit continuer à cracher au bassinet, mais en plus devra-t-il le faire avec le sourire.

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Source : http://h16free.com/2019/10/14/64558-ame-sncf-nos-si-cheres-derives


[Redite] Les chenapans de la République ou ce petit sentiment d’insécurité qui persiste

dimanche 13 octobre 2019 à 11:00

Billet initialement paru le 03.10.2018

Difficile de changer une ligne de ce billet datant d’un an.

Un des quelques avantages de tenir une chronique régulière des événements politiques, économiques et divers du pays depuis de nombreuses années est de pouvoir, même si c’est très imparfaitement, mesurer l’état général du pays.

La rédaction d’un petit billet suit en définitive toujours la même méthode ce qui permet, bon an, mal an, de dégager quelques tendances. Treize années d’existence ne permettent certainement pas de tirer des statistiques quelconques, mais autorisent cependant à remarquer quelques faits saillants.

Le premier, sur lequel je reviens régulièrement, est la nullité de l’action politique : il faut un aplomb phénoménal pour persister à penser que nos politiciens sont d’une aide quelconque dans les problèmes que le citoyen rencontre tous les jours. Au mieux devra-t-on conclure qu’ils jouent le rôle de mouche du coche. Au pire pourrait-on probablement argumenter solidement qu’ils empirent régulièrement les situations dès qu’ils interviennent.

Le second, c’est que la situation économique du pays a clairement empiré. De dirigeant social-démocrate mou en social-démocrate mou, on est passé d’une économie déjà fortement étatisée et vouée au capitalisme de connivence à une économie sous perfusion publique et complètement tabassée d’impôts. Les indicateurs économiques sont sans appel et il faut être d’une niaiserie confondante pour croire aux bobards toujours plus nombreux de nos dirigeants pour imaginer que « ça va mieux » ou que sais-je encore. Dette explosive, dépenses publiques sans frein, fonction publique pléthorique, bureaucratie galopante, pluie de cerfas, de taxes, d’impôts et de ponctions, tout est fait pour gripper définitivement le pays dans un délire kafkaïen proche de l’URSS. Vu notre course, l’avenir qui nous tend les bras est plus sûrement celui de la Grèce ou du Vénézuéla, moins celui de la Corée du Sud ou même de l’Allemagne.

Le troisième, c’est que les faits divers s’y font maintenant plus fréquents et plus violents. Si ces faits sont bien divers, c’est dans la créativité que déploient les crapules et les vomissures qui les commettent.

On pourrait par exemple prendre la moisson d’une courte semaine et comparer à ce qu’on pouvait récolter il y a 10 ou 15 ans, le constat ne serait pas du tout à l’avantage de la période actuelle.

Jugez plutôt.

Dans la catégorie « amusons les réseaux sociaux », on trouvera par exemple ce petit lynchage décontracté du côté de Garge-les-Gonesses. On ne s’étendra pas sur le viol collectif à Toulouse, ni sur le passage à tabac d’un SDF du côté de Nice.

On est bien dans le fait divers. Ce ne sont pas des meurtres, les statistiques d’homicides ne bougeront donc pas d’un iota. Mais le nombre d’occurrences et la désinvolture des agresseurs qui se filment de plus en plus souvent donnent une bonne idée du niveau de peur que la police et la justice du pays leur inspirent.

Mais décidément, des agresseurs qui se filment et fleurent bon l’impunité, ce n’est pas très bon signe.

Dans la même semaine, et si on écarte les faits divers filmés, on peut se concentrer sur les happenings citoyens et festifs : la République du Bisounoursland semble maintenant s’habituer à une certaine régularité dans des exactions menées non par un triplet d’individus dangereux, mais bien par des bandes dont les membres se comptent en dizaines.

Ici, c’est un groupe d’une trentaine de joyeux drilles qui attaquent un bus aux sabres et aux battes de baseball à Angoulême, qu’on connaissait bêtement pour son festival de la BD alors qu’une semaine Combats de Rues aurait probablement un beau succès. Au passage, c’est la deuxième agression de la sorte en une semaine. L’habitude s’installe. Bientôt, ce sera un rite, une coutume et les Angoumoisins seront heureux de compter ce nouvel enrichissement local.

Là, c’est Mantes qui nous propose son festival d’automne Herbe Qui Rit & Guerre des Gangs dans lequel trente-deux (32 !) jeunes termineront la nuit au poste histoire de débriefer un peu les autorités sur les réjouissances pratiquées. S’il y avait de la musique, j’espère que la SACEM enverra un de ses onctueux inspecteurs collecter les droits.

Bien sûr, il ne faudrait pas oublier les villes où il fait bon vivre dealer, comme Grenoble ou Marseille ou tant d’autres. Là encore, de nouvelles traditions s’installent.

Mais décidément, des gangs qui dealent et guerroient à ciel ouvert, ce n’est pas très bon signe.

Et puis, il y a tout le reste de ces petits faits croustillants qui remontent comme des rognures d’ongle dans une soupe pas très appétissante. Par exemple ces pompiers, agressés parce que prenant trop de temps pour intervenir. L’aspect habituel, très habituel, totalement banal même de ce genre d’agressions les pousse d’ailleurs à réclamer des actions concrètes, comme une escorte policière.

On peut les comprendre puisqu’il ne leur est plus du tout occasionnel d’intervenir sur des lieux d’accident au milieu d’une foule carrément hostile, comme en témoigne cet autre fait divers particulièrement sordide à Villetaneuse, où des témoins d’un accident ont jugé intéressant de dépouiller les victimes avant et pendant la présence des secouristes. L’étape suivante sera sans doute, outre l’escorte policière, de correctement militariser l’intervention des secours, à l’instar des casques bleus sur les théâtres d’opérations militaires ; l’idée n’a rien d’absurde puisqu’on voit déjà apparaître des services d’urgence harnachés de gilet pare-balles.

Mais décidément, un pays où les services de secours ne sont plus en sécurité, ce n’est pas très bon signe.

Et pour rappel, ces éléments rassemblés ici ne sont pas issus d’une recherche mesquine et orientée, qui m’aurait poussé à ne sélectionner que certains types de faits divers. Il s’agit bien de ce qu’on retrouve, en haut de page, un peu partout en France, en l’espace de quelques jours seulement. À raison d’un petit dérapage quotidien du vivrensemble, à raison d’une festivité citoyenne un peu trop vivace tous les deux jours, à raison d’une agression sordide par semaine, on brosse rapidement un tableau d’ensemble d’un sentiment d’insécurité particulièrement prenant qui, décidément, n’est pas très bon signe.

Devant ce tableau, il faudrait être de la plus parfaite mauvaise foi pour s’entêter à dire que la situation s’améliore. Il faudrait aussi faire preuve d’un optimisme d’airain pour croire que le gouvernement et nos dirigeants prennent la mesure du problème, et comprennent que toutes leurs agitations ridicules sur des sujets et dans des domaines complètement périphériques ne font que déforcer l’action de l’État là où il est réellement attendu, le régalien.

Si ces chroniques ne montrent qu’une chose au bout de ces quelques années, c’est que l’État, maintenant présent partout, tout le temps, n’est plus capable de rien nulle part ; qu’affublé de missions chaque jour plus variées, plus futiles et plus dispendieuses, ne remplit plus celles qui lui incombent pourtant au premier chef : assurer l’ordre, effectuer le travail de police et de justice sans lequel un pays ne peut pas fonctionner.

Décidément, ce n’est pas très bon signe.

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Source : http://h16free.com/2019/10/13/64579-redite-les-chenapans-de-la-republique-ou-ce-petit-sentiment-dinsecurite-qui-persiste


Méditation, yoga, « extinction rebellion » et on va tout péter

vendredi 11 octobre 2019 à 09:00

Il fait trop chaud, trop froid, trop humide ou trop sec. Il faut donc absolument agir, intervenir, engager des opérations, faire des trucs, passer à l’action, d’autant plus qu’il n’y a ni doute sur la cause de ces vrais problèmes, ni la moindre incertitude sur les solutions à proposer.

Dès lors, de Sydney à Londres en passant par Le Cap, des militants écologistes ont débuté depuis lundi deux semaines d’ « actions coups de poing » dans le monde, avec envahissement et occupation sauvage de plusieurs centres urbains (dont Paris, Londres, Washington et Berlin). Lancé dans cette semaine d’action qui consiste à tout bloquer (un peu comme s’il avait proposé une course de fond de l’immobilisme), le mouvement Extinction Rebellion entend faire parler de lui (l’extinction n’est pas celle de voix), quitte à bloquer la place du Châtelet et un pont de la Seine à Paris.

Et voilà nos petits militants qui installent leurs tentes éco-conscientes en chanvre tressé au milieu de la place, et, entre une séance de méditation collective et une formation à l’acrobatie yoga (véridique – cf tract ci-contre), qui se proposent de refaire le monde, à coups de poing (comme les actions) s’il le faut, le tout dans la non-violence, cela va de soi.

En France, les choses avaient d’ailleurs commencé par l’occupation ce week-end d’un centre commercial du treizième arrondissement de Paris, occupation qui s’était faite dans le même calme, la même pondération et la même non-violence qu’on voit d’habitude déployée par certains groupes gauchistes en mal d’adrénaline. Ceux qui, à cette occasion, auront vu leur stand détruit se réjouiront de savoir qu’heureusement, tout ceci est pour une bonne cause et que cette vigoureuse non-violence va aider à sauver la planète contre le Chat Spatial Géant Rose.

Si ces préludes et la pousse subite de tentes ridicules au milieu d’une place de la capitale vous rappellent 2016 et ses petits moments pouilleux aux odeurs de foin humide où Nuit De Boue avait tenté l’incruste place de la République à Paris, c’est normal : ce sont, peu ou prou, les mêmes populations qui ont été recyclées pour ce nouveau mouvement « spontané », à savoir des jeunes et moins jeunes tendrement collectivistes, toujours délicieusement attachés à un égalitarisme forcené voire total et toujours ultra-favorables à l’action de l’État pour aller obliger les autres (les riches, les pas écolos, les méchants) à se plier à leur vision du monde. État contre lequel, ironie du sort, ils pleureront des rivières de sel lorsqu’il agira effectivement pour les déloger enfin lorsque l’impact économique, intellectuel et sanitaire de leur occupation sera devenu trop important.

En attendant, comme pour les événements gluants de l’époque, des CRS ont été éparpillés autour des importuns, histoire de s’assurer que la non-violence ne déborde pas trop mais tout le monde comprend que le pouvoir politique, en réalité tendrement acquis aux causes mortifères défendues par les hypocondriaques du climat, n’a pas envie de bouger le moindre petit doigt.

Et alors qu’une telle occupation par des Gilets jaunes aurait inévitablement provoqué la nervosité de nos gouvernants, le montage sauvage de tentes (produites de façon écoresponsable par le grand capitalisme) ou la mise en place de plateformes sonores (alimentées par des groupes diesel bio-syntonisés, au passage) laisse les autorités de marbre.

L’usage du gaz, des grenades et des lances à eau semble largement limité aux individus de la classe moyenne qui réclament moins de taxes. Ce n’est jamais ni pour les babosses pleins de poux, bien trop insolvables, ni pour les bobos enfiévrés arborant Che Guevara sur des t-shirts trop larges dont les connexions avec les instances républicaines sont trop nombreuses, que ce soit au travers des classes jacassantes, ou parce qu’il s’agit, finalement, de la fière progéniture de nos élites aux commandes.

Que voulez-vous, si on peut cogner sans problème sur les contribuables, il n’en va pas de même avec les électeurs. Et comme en France, ces deux catégories se recouvrent de moins en moins, on assiste à ce magnifique « Deux poids, deux mesures » que personne ne veut assumer.

Mieux encore, Extinction Rebellion sert, sur un plateau, les intérêts du gouvernement en donnant les meilleures raisons du monde pour accroître encore les vexations taxatoires et l’autoflagellation stupide que subit le pays pour expier une faute qui n’existe pas.

gifa hystérique écolo

Pourtant, le danger, en laissant faire ces hurluberlus, c’est de cautionner la dérive dramatique à laquelle on assiste concernant l’écologie qui s’était déjà muée en pure hystérie ces derniers mois et qui se dirige, inévitablement, vers la violence la plus dure : Extinction Rebellion, c’est l’étape suivante de l’écologie, un véritable « culte de la mort » comme l’explique fort bien Brendan O’Neill dans un récent article, c’est-à-dire le groupement d’individus (éduqués et bourgeois, ici) nous exhortant à abandonner tout progrès, pour parvenir à des buts parfaitement grotesques (le zéro carbone en une poignée d’années) qui signifient très exactement la fin de toute civilisation et le retour à un moyen-âge largement fantasmé, tout ça pour, je le rappelle, des problèmes incertains dont la cause est pour le moment très mal définie, et les solutions éventuellement efficaces purement putatives.

Et même si ces groupes approximatifs de peacekeepers furieux semblent vaguement amusants pour le moment, il faut comprendre qu’ils ne sont qu’un jalon, de plus, vers toujours plus de contraintes et donc de violence physique et morale. Eh oui, l’écologie collective, on la rêve « non punitive » mais – manque de bol – sauf à contraindre les individus, ça marche moyen : les gens n’aiment pas trop revenir à l’état de nature, c’est-à-dire concrètement au dénuement complet avec fesses à l’air, bronchite chronique et mort en bas âge. Le progrès, on peut largement s’en passer jusqu’à la première rage de dents…

La contrainte n’est pas un dérapage malencontreux mais elle est essentielle à cette écologie-là, cette version radicalisée de principes au départ sains d’une lutte raisonnable contre la pollution, récupérés par les épaves collectivistes à la suite de l’échec trop patent du soviétisme.

Pour le moment, pour des individus comme Hulot ou Royal, il vaut mieux contraindre par la taxe et la fiscalité, là où, pour Extinction Rebellion, il faudra en passer par de la « désobéissance » civile, étape juste avant la distribution de pains dans la gueule moyennement non-violents. Il s’agit ici d’une différence de degré, pas de nature. Au passage, l’État n’aimant pas du tout la concurrence lorsqu’il s’agit de violence, on comprend la réaction instinctive de Royal, qui a bien compris que pour plumer efficacement une oie, il fallait éviter de la faire crier…

Ne vous méprenez pas : avec ces nouvelles actions, l’hystérie écologique a franchi une étape. La prochaine sera probablement l’action ouvertement violente. Enfin, la radicalisation sera totale et la suite, logique, sera celle de l’éco-terrorisme.

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Source : http://h16free.com/2019/10/11/64563-meditation-yoga-extinction-rebellion-et-on-va-tout-peter


Bruno Le Maire veut la mort de l’automobile française

mercredi 9 octobre 2019 à 09:00

Maintenant qu’une bonne hystérie climatique est installée, il serait vraiment dommage de ne pas en profiter. C’est probablement ce que se sont dit pas mal de politiciens à commencer par les plus étatistes d’entre eux, français et remontés comme des coucous contre le méchant réchauffement. En tête de cortège, on trouve sans mal Bruno Le Maire.

L’homme joue une partition quasiment écrite pour lui : d’un côté, l’État a toujours un besoin pressant d’entrées fiscales dodues pour des dépenses jamais en diminution. De l’autre, l’ambiance générale autour des questions climatiques en général et de la pollution atmosphérique en particulier fournissent un boulevard, que dis-je, une autoroute sans radar démocratique à toutes les lubies taxatoires possibles et imaginables.

Et dans le domaine, les politiciens sont à la fois intarissables et particulièrement créatifs. Certes, les aventures de l’écotaxe aboutirent à une déconvenue temporaire à base de portiques découpés, brûlés et mis bas, mais cela n’a en rien ralenti la production législative pour enfin essorer au maximum chaque contribuable devenu éco-conscient à force d’aspirateur fiscal.

C’est donc sans surprise qu’on a découvert, il y a quelques jours, les nouvelles dispositions qu’entend mettre en place l’actuel ministre de ce qui reste d’Économie en France : dans un entretien accordé au Grand Jury LCI RTL Le Figaro, il a confirmé l’augmentation du malus auto dès le premier janvier prochain, afin, selon lui, de lutter contre les véhicules les plus polluants…

Partant de ce principe, le malus-auto se déclenchera dès lors que le moteur émettra 110 grammes de CO2 par kilomètre (au lieu de 117 actuellement), et le coût de ce malus augmentera bien sûr, soit-disant « pour les véhicules les plus polluants » (c’est-à-dire les véhicules anciens, ce qui n’est pas la même chose mais ne rentrons pas dans les détails qui dévoileraient la supercherie). Grâce à un exemple habilement choisi, Bruno Le Maire entend faire passer la pilule comme une sorte de mesure de rétorsion contre les gros véhicule « pollueurs » : pour un véhicule tout terrain qui dégagerait 140 grammes de CO2/km, la taxe passera de 690 euros actuellement à 1901 euros.

Dans cette histoire, il faut bien comprendre que le pauvre Bruno est un simple accessoire un peu creux d’intérêts plus grands et plus lourds que lui, essentiellement électoralistes, qui visent à aspirer les voix écologistes vers la nébuleuse macroniste, et rien d’autre.

Aucune cohérence d’ensemble n’est recherchée : peu importe que ces dispositions poussent tous les jours un peu plus l’obsolescence administrative de véhicules pourtant tout à fait opérationnels, en se basant sur une mesure idiote (le taux de CO2), ce dioxyde de carbone n’étant pas un polluant, et dans un but grotesque surtout lorsqu’on se rappelle qu’on se trouve en France…

France qui vient d’être secouée par une crise sociale majeure, celle des Gilets Jaunes, déclenchée par des assauts multiples et inouïs sur le pouvoir d’achat des classes moyennes au travers de taxes iniques sur le carburant. France qui est un pays dont la production de CO2 par habitant est l’un des plus faible du monde. France dans laquelle une minorité réclame des mesures concrètes et palpables contre le méchant réchauffement climatique, mais dans laquelle l’État n’est qu’un être pusillanime lorsqu’il s’agit de faire autre chose que la guerre ou exercer la violence, et qui ne peut guère que proposer de taxer et interdire.

Dans ce contexte, les options sont limitées pour tout individu dont le cerveau n’a jamais été équipé que d’un gros marteau et qui ne voit donc tous les problèmes que comme des clous sur lesquels il faut taper avec acharnement, la voiture étant le dernier clou en date.

En relançant le bastringue du malus automobile, Bruno Le Maire croit envoyer un message écologique. Il n’en est rien (l’impact de la France dans la production de CO2 dans le monde est parfaitement négligeable, représentant moins de 1% des émissions humaines, qui représentent en tout elles-mêmes moins de 5% du CO2 atmosphérique, lui-même ne représentant que 0.04% de l’atmosphère, comme l’illustre le petit graphique suivant, à l’échelle, dans lequel 1 point représente le CO2 humain produit en France).

Non, vraiment, Bruno Le Maire lance ici un message bien clair, le seul qu’un petit commis de l’État sans imagination est capable de pondre : c’est un message de violence et de guerre.

De la violence, en effet, celle qui consiste à tabasser de taxes les plus pauvres et les plus faibles d’entre nous, ceux qui ne pourront pas se passer de voiture et qui paieront donc, chèrement, pour ce privilège d’être à l’écart des transports en commun et des centres villes où Bruno Le Maire se pavane facilement.

Et la guerre, sans doute, celle qui consistera à bouter les voitures hors du territoire, et donc, inévitablement, les constructeurs de ces engins climato-agressifs.

En fait, ce que Le Maire déclare ici, c’est ni plus ni moins que la mise à mort de l’industrie automobile française qui continue de ployer sous les freins que lui et ses sbires s’emploient à placer partout où ils passent.

Ce que Le Maire veut ici, c’est mettre enfin au chômage les milliers d’individus qui vivent de l’automobile et des centaines d’activités qui tournent autour. C’est fort malin, tant la France n’a pas assez de chômeurs.

Ce que Le Maire explique ici, c’est que les ploucs de campagne n’ont pas les mêmes droits que les bobos des villes. C’est drôlement futé, pour une France dont la classe moyenne pète dans la soie et l’opulence.

Peu importe ici la situation pourtant enviable de la France en matière de production carbonée : nous devons tous expier de cette faute impardonnable d’avoir décimé les ours polaires, fait disparaître Tuvalu et Venise sous les eaux et d’avoir affamé toujours plus de monde.

Cependant, après ces beaux discours et ces belles taxations supplémentaires, le petit Bruno risque d’avoir plusieurs problèmes à gérer.

Les chômeurs que ses gesticulations provoquent viendront grossir les mauvaises statistiques et n’apporteront plus la richesse dont la Nation a besoin. Ils viendront aussi s’ajouter aux mécontents déjà fort nombreux des politiques menées dans le pays sur les dernières décennies. Parions que Le Maire ne s’en souciera pas vraiment, mais cela n’empêchera pas le ressentiment à son égard de grandir.

Politiquement, cette impopularité se mariera mal avec l’approche des municipales ou toute augmentation inopinée du prix du pétrole par exemple, qu’une crise (au Moyen-Orient, boursière ou autre, pourrait déclencher).

Après le premier janvier prochain, quelques petits retours de manivelles sont donc possibles.

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Source : http://h16free.com/2019/10/09/64547-bruno-le-maire-veut-la-mort-de-lautomobile-francaise


La France et ses administrations criminelles

lundi 7 octobre 2019 à 09:00

On peut, légitimement, se demander combien de drames il faudra pour que les Français parviennent à une conclusion pourtant simple mais qu’il leur semble culturellement impossible à atteindre : les administrations de l’État français sont criminelles et plus elles sont nombreuses, plus elles ont de pouvoir, plus les dégâts qu’elles provoquent sont importants.

Pourtant, les faits sont têtus et, pour qui se donne la peine de regarder, de plus en plus nombreux. Les derniers jours qui viennent de s’écouler donnent même un pénible aperçu de la tendance générale à la multiplication des cafouillages administratifs qui se terminent par rien moins que des morts d’innocents…

Ainsi, il devient difficile de camoufler le rôle prépondérant de l’administration de l’Éducation nationale dans les suicides, de plus en plus nombreux, d’enseignants soumis à des pressions hiérarchiques, à un environnement de travail de plus en plus dégradé, à la multiplication d’ordres paradoxaux de supérieurs qui veulent à la fois des résultats (ce qui imposerait par exemple une certaine discipline au sein des établissements) et à la fois le minimum de frictions tant avec les rectorats qu’avec les parents d’élèves (ce qui oblige à tant de concessions qu’aucune discipline ne peut plus être mise en place).

J’en veux pour preuve le récent suicide de Christine Renon, une directrice de maternelle, qui s’est suicidée dans le hall de son école de Pantin en Seine-Saint-Denis : le silence épais, compact et gêné de l’institution scolaire, de son ministre et du gouvernement ne changent rien au constat sans équivoque que la victime dresse dans sa lettre de suicide où elle explique être seule face aux problèmes, parfois graves, qui lui sont posés et que l’administration, derrière elle, fera tout pour ignorer en abusant de la doctrine maintenant célèbre du « Pas De Vague »…

« Je n’ai pas confiance au soutien et à la protection que devrait nous apporter notre institution. (…) La cellule de crise, quelle blague ! L’idée est de ne pas faire de vague et de sacrifier les naufragés dans la tempête ! Pourvu que la presse ne s’en mêle pas ! »

Cet exemple, qui n’est connu que parce qu’il fut plus médiatisé que d’autres, pourtant concomitants, a marqué les esprits au point de déclencher un mouvement d’humeur de la part du corps enseignant, excédé de l’absence totale et parfaite de toute réaction et prise de conscience de leur administration et du ministre à sa tête.

Et tant qu’à parler de suicidé dont l’Éducation nationale est directement responsable, comment oublier le cas, sordide et révoltant, de cet instituteur qui s’est suicidé après des accusations portées contre un homonyme dont la lettre de suspension avait été envoyée au mauvais destinataire, parce que quelqu’un, dans cette magnifique administration, avait fait une erreur de copier-coller ?

Malheureusement, ce qui est vrai pour l’Éducation nationale l’est aussi dans bien d’autres administrations.

Devra-t-on revenir en détail sur les nombreux manquements de la DRAC (direction régionale des affaires culturelles) qui ont abouti à l’embrasement de la cathédrale Notre-Dame-De-Paris, comme le pointait le Canard Enchaîné il y a quelques mois ? Certes, il n’y a miraculeusement pas eu mort d’hommes dans cette catastrophe là, mais le puissant symbole de ce joyau en feu, lié à l’incompétence et la désinvolture d’une administration ne peut laisser de marbre.

L’inaction et l’incompétence d’une administration, l’incompétence et les inactions d’une autre ont déjà coûté fort cher à la France.

C’est, malheureusement, routinier dans le pays : il suffit de chercher pour découvrir que ces cas ne sont que les quelques uns que l’écume des jours retient, partie émergée d’un iceberg qui devient chaque mois plus énorme, plus sombre, plus effroyable.

Pendant que les administrations scolaires ou culturelles broient des individus et des monuments avec une décontraction typique du Léviathan, l’incompétence et la désinvolture s’étendent jusque dans les urgences hospitalières, consciencieusement désorganisées et sabotées par des années de laxisme, de paperasserie maintenant meurtrière, et de politique de distribution prodigue de l’argent, du temps et des compétences des autres, à tel point qu’il n’est plus rare d’apprendre que des gens en condition critique mais parfaitement traitable décèdent par abandon, oubli ou série de choix idiots. Tous ne meurent pas, mais tous sont frappés, à tel point que les urgentistes, bien conscients de l’empilement d’incompétences dans leur administration de tutelle – comme les enseignants pour la leur, du reste – enchaînent grèves, arrêts maladie et protestations.

Pour les uns comme pour les autres, il faut cependant bien comprendre que l’État et ses administrations ne sont pas simplement un des facteurs dans ces tristes événements, dans le délitement qu’on observe et, surtout, dans les cadavres qui s’empilent morbidement à mesure que les malaises et les problèmes s’étendent. Non, ici, ces administrations et l’État sont à la fois le contexte et l’agent indispensable sans lesquels ces drames ne seraient jamais advenus.

Comment ne pas voir que ce sont bien dans ces administrations d’État que le taux de suicide grimpe dangereusement ? Peut-on encore penser à une simple coïncidence, à un malaise passager lorsqu’on lit, toutes les semaines, le décompte morbide des suicides de policiers et de gendarmes ? Il y a un an, je constatais que, chez ces derniers, ça ne respirait pas trop la joie de vivre. La situation ne s’est pas vraiment améliorée, au contraire même puisqu’ils en sont arrivés au même point que les autres professions déjà évoquées dans ce billet : des marches, des protestations, une tentative supplémentaire de juguler la bête bureaucratique qui enfouit les individus dans ses démarches ubuesques, paradoxales et contre-productives au moment même où tout le pays a précisément besoin du contraire…

Pire que tout : non seulement ces administrations ne font plus leur travail correctement (l’éducation française n’est plus que l’ombre d’elle-même, l’hôpital français devient un mouroir dangereux, sous-approvisionné en médicaments et surperformant en matière de procédures et de cerfas idiots, la sécurité du territoire n’est plus qu’une vaste blague), mais ces administrations sont, de surcroît, dans la phase la plus délétère de directement produire des éléments toxiques pour le reste de la société : difficile de trouver meilleure illustration de la faillite complète du tout-État français, du délire d’intervention tous azimuts, que cette administration de police qui en vient à offrir un travail de surveillance des islamistes radicalisés à … un islamiste radicalisé, qui parvient même à lui accorder une habilitation secret-défense, qui ne sait même plus gérer en interne les signes pourtant nombreux d’un problème à venir, et qui, lorsque le drame survient, patauge dans les tentatives d’explications stupides pour, au mieux, camoufler son aveuglement, au pire, sa complète incompétence.

Ce dernier drame occupe maintenant les médias et les politiciens qui font des efforts assez amusants à regarder pour n’aboutir à aucune conclusion d’aucune sorte alors que tout le monde comprend sans mal que ces victimes viendront s’ajouter aussi bien à celles des précédents dérapages malencontreux de couteaux déséquilibrés et autres voitures folles qu’à celles directement issues des ratages et autres merdoiements intenses de tout l’appareil d’État…

Il faut pourtant se rendre à l’évidence : l’État français a maintenant dépassé le stade où ses administrations incompétentes causaient simplement du tracas à ses citoyens. Par leur incompétence, leur inaction et leur bureaucratie délirante, ces administrations sont maintenant criminelles.

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Source : http://h16free.com/2019/10/07/63961-la-france-et-ses-administrations-criminelles