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Youpi, un petit-déj et de la propagande gratuits !

lundi 29 avril 2019 à 09:00

Ouf, enfin, il était temps : le gouvernement s’attaque au problème des pauvres petits écoliers qui arrivent le ventre vide à l’école le matin ! Et pour lutter contre ce fléau, il a une solution particulièrement bien étudiée : un petit-déjeuner gratuit, pardi !

Ah, le petit-déjeuner gratuit ! Quel miracle moderne qui permet de rassasier les corps des petits en calmant les esprits des grands et qui résout efficacement le problème posé avec finesse et discernement des enfants mal nourris par leurs parents ! Vite, sortez les trompettes, sonnez hautbois et résonnez musettes, le gouvernement vient de faire un grand pas en avant vers une augmentation du bonheur global de la population française.

Ou presque. Ou presque pas. Ou pas du tout en fait.

Une fois l’effet d’annonce et le petit soupir de contentement moral passés, force est de constater que, pour un petit-déjeuner gratuit, la facture se monte déjà à 6 millions d’euros pour cette année, et qu’elle est déjà annoncée de plus de 12 millions d’euros pour une année pleine (estimation qui ne manquera pas d’être revue à la hausse dès que le contribuable aura le regard tourné le dos penché en avant).

Tout calcul fait, ces 12 millions d’euros représentent, pour les 100.000 écoliers que la mesure entend cibler, un peu moins de 80 centimes par petit-déjeuner servi sur les 162 jours d’école en moyenne en France. Devant ce montant que certains n’hésiteront pas à qualifier charitablement de « modeste » (en comparaison d’un repas de midi à plus de 2.5€), il n’est pas étonnant que certains élus n’y voient qu’un coup de pure communication.

Mais à ces considérations purement économiques – qu’il est malgré tout nécessaire de rappeler tant il semble acquis pour trop d’élus et de Français que l’argent public semble tomber du ciel – on doit ajouter d’autres considérations plus pragmatiques sur la mise en place d’un tel système.

Avant tout, passons sur les inévitables petits couinements de certains élus qui regrettent la mise en place de cette proposition au motif qu’on ferait mieux de favoriser des cantines sans plastique, bio, éco-conscientes et probablement syntonisées avec Gaïa ; manifestement, il semble plus important pour ceux-là de n’avoir rien à manger plutôt que quelque chose qui aurait touché de vilains pesticides ou du méchant plastique. Chacun ses priorités.

Et lorsqu’on conserve à l’esprit l’aspect purement accessoire de l’emballage, le contenant pose tout de même quelques questions.

Tout d’abord, on ne peut s’empêcher de noter que les recommandations de l’État en matière alimentaire se sont pour le moment surtout traduites par une explosion de l’obésité, du diabète et des maladies cardio-vasculaires. La présence massive de sucre dans notre alimentation n’y est absolument pas étrangère et, pour les petits-déjeuners « gratuits », la règle est conservée : jus de fruits (eau et sucre), pain ou biscottes (sucre), céréales (sucre), salades de fruits (sucre), chocolat (encore du sucre) et des gâteaux (surprise, du sucre), entourés de produits laitiers et parfois de fruits secs (enfin quelques sources de matières grasses) ainsi qu’éventuellement des œufs (enfin des protéines) et … des tranches de jambon (ce qui se passera très bien dans certains quartiers émotifs, n’en doutons pas).

Outre l’indéniable parfum de ces années 50 qui voyaient Pierre-Mendès France écouler la production de lait et – surprise – de sucre auprès des écoliers français (dans ce cas, pour lutter contre la consommation de vin par les jeunes), on ne peut s’empêcher de noter que le petit-déjeuner proposé, bien trop chargé en glucides, n’apportera certainement pas que des bienfaits aux enfants qui le consommeront.

Mais à la limite, ventre affamé n’ayant pas d’oreilles, si la mesure permet de remplir des ventres effectivement vides et qui réclament, pourquoi pas…

Sauf que là encore, des objections légitimes s’imposent : cibler les enfants qui mériteront ce repas « gratuit » promet d’être plaisant et simple. Il semble évident que personne n’ira réclamer de repas « gratuit » là où il ne le mérite pas. Le phénomène de passager clandestin sera forcément négligeable. Forcément.

Quant à ceux qui ont, malgré ce ciblage, déjà mangé, devront-ils tout de même consommer à nouveau (au risque de surconsommer) ou favorisera-t-on le gaspillage ? La dérive évidente sera que, tout calcul économique fait, les parents concernés finiront par envoyer leurs enfants le ventre vide à l’école, certains que Maman-État s’occupera de le remplir sans frais pour eux.

Mais au-delà de ces considérations sanitaires et économiques, peut-on réellement se réjouir de cette philosophie qui pousse les enfants toujours plus dans les bras de l’État ? Comment ne pas voir l’intrusion aussi décontractée qu’extensive du domaine de l’État dans la vie de famille, son ingérence systématique entre l’enfant et ses parents ?

Cette mesure de petit-déjeuner gratuit, alors que l’État n’a pas cessé d’étendre ses prérogatives sur la façon dont on instruit, éduque, élève ou forme nos enfants, cette mesure de petit-déjeuner gratuit est une avancée supplémentaire dans la préparation de petits citoyens modèles chère aux constructivistes et autres socialistes friands d’Hommes Nouveaux totalement déconnectés de tout substrat et toute influence familiales.

Ainsi, au lieu de se cantonner à apprendre à lire, écrire et compter et donner quelques bases saines de culture générale et commune aux enfants qui lui sont confiés, l’État s’est attelé à leur fournir des explications toutes faites pour le réchauffement climatique, la décroissance, l’écologie, le vivre-ensemble et toute la brassée de fadaises vitaminées classées parmi les luttes contre les méchants « ismes » (au sein desquelles le communisme est rigoureusement absent, au passage), au point qu’on en vient maintenant à s’approprier leur régime alimentaire.

Très concrètement, le curseur entre l’apport familial et celui de l’école, qui devrait dans toute société un minimum raisonnable se placer au pire au milieu, au mieux nettement du côté des parents (seuls aptes à savoir vraiment ce qui est bon pour leurs enfants) favorise maintenant de plus en plus l’État au détriment de plus en plus vif des choix personnels des parents (1 et 2, même combat).

Dans ce cadre, les enfants ne servent plus que de réceptacles à cette propagande débridée, ce qui est finalement d’autant plus commode qu’ils seront les futurs citoyens. Et typiquement, tout travail en amont évitera le pénible travail en aval pour leur expliquer comment bien voter, qui il faudra moquer, poursuivre ou pourchasser, qui pourra être désigné coupable et qui sera facilement victime.

Au-delà de l’aspect économique de ces petits-déjeuners tout sauf gratuits, au delà de l’aspect alimentaire de ces petits-déjeuners tout sauf sains, il faut comprendre que ces petits-déjeuners sont une nouvelle façon de déresponsabiliser les parents et un nouveau renoncement des familles pour leur progéniture.

À chacune des décisions de ce genre, ce pays choisit ses abdications, ses forfaitures et ses lâches abandons. C’est aussi pour ça qu’il est foutu.


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Source : http://h16free.com/2019/04/29/63539-youpi-un-petit-dej-et-de-la-propagande-gratuits


[Redite] Cette écologie gouvernementale si bien gérée

dimanche 28 avril 2019 à 11:00

Billet initialement paru le 27.04.2018

Décidément, l’écologie punitive continue de faire des ravages et même si le président a, semble-t-il, été obligé de mettre un peu en sourdine ses velléités de combattre le Grand Méchant Réchauffement qui n’en finit pas de ne pas venir pour cause de restrictions budgétaires de plus en plus gênantes, il n’en reste pas moins que le discours global n’a pas changé d’un pouce. Barbouillé de moraline épaisse à coup de Greta Thunberg, l’écologisme de combat continue d’appauvrir doucement les populations occidentales qui n’en finissent plus de battre leur coulpe imaginaire, quand bien même les prédictions entassées depuis 50 ans se sont *toutes* révélées fausses.


Il y a quelques jours, c’était le Jour de la Terre, une excellente occasion de rappeler à ceux qui en douteraient encore qu’une fois récupérée par les institutions, les politiciens et l’État en général, l’écologie devient une belle fumisterie dont la facture, aussi lourde que handicapante, est constamment adressée au contribuable.

Ce dernier pourra toujours se consoler en se disant qu’ainsi, entre deux ponctions fiscales particulièrement vigoureuses, la morale est sauve et qu’il participe à protéger des petits pingouins, de gros ours mignons et les coraux du Pacifique avec ces tombereaux d’argent déversés dans des mécanismes de plus en plus subtils.

Malheureusement, certaines institutions ne jouent pas vraiment le jeu citoyen, festif et enfumatoire puisqu’elles prennent quasiment un malin plaisir à rappeler, une fois de temps en temps, à quel point tout ceci est fort mal géré et qu’il n’y a pas plus d’écologie dans ces actes fiscaux que de beurre en branche. Si l’on n’est pas complètement de mauvaise foi ou en pleine succion des tétons publics distributeurs de subventions, c’est en tout cas la conclusion qu’on se doit de tirer en lisant le dernier rapport de la Cour des comptes : poussée sous le nez du public à grands renforts d’idées écologiques et de préservation de l’énergie et du climat, la gestion des énergies renouvelables serait en pratique catastrophique.

Oui, catastrophique, le mot n’est pas trop fort puisque le rapport des sages de la rue Cambon ne peut s’empêcher de fustiger les choix politiques réalisés cette dernière décennie, en dépit du bon sens. Pour eux, les objectifs choisis en matière d’énergies renouvelables sont « difficilement atteignable » et ce rapport vient en pratique s’ajouter au précédent d’il y a cinq ans qu’ils avaient déjà pondu, entre deux autres productions bien vite coincées sous une armoire républicaine.

Il faut dire que tout, depuis les interventions de la Reine des NeigesSégolène Royal, indiquait qu’on allait droit au casse-pipe : alors que l’Union européenne fixait un objectif de 27% d’énergies renouvelables à l’horizon 2030, le « gold plating » et l’égo surdimensionné de la ministre aidants, la France a écopé d’une loi de transition énergétique la poussant à 32% pour le même horizon, avec en plus la nécessité de baisser de 75 à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité d’ici à 2025 (sachons garder le sens du défi).

Pour la Cour des Comptes, ceci ne tient pas la route : la baisse de la part du nucléaire dans le mix énergétique français « n’est pas compatible avec la trajectoire d’augmentation des capacités d’énergies renouvelables ». Autrement dit, ces objectifs sont totalement impossibles à atteindre parce que les capacités hydrauliques, éoliennes ou solaires ne seront pas suffisantes et que leur augmentation actuelle ne tient qu’à leur énormes subventions qui finissent par gréver très lourdement les finances publiques : pour la seule année 2016, la somme des dépenses publiques consacrées aux énergies renouvelables s’établit à 5,3 milliards d’euros. À effort constant, en 2023, on atteindra 7,5 milliards.

Cela en fait, des piscines d’argent public…

Les éoliennes, catastrophes écologiquesEt pour quoi, exactement ? Si l’on regarde, par exemple, l’énergie solaire, on constate que l’État paye 2 milliards d’euros pour en produire, ce qui représente 0,7 % du mix électrique français. D’ici 2030, près de 40 milliards d’euros seront ainsi dépensés pour une proportion ridicule d’énergie. Ce n’est pas tenable, et même des carbo-réchauffistes rabiques comme l’inénarrable Sylvestre Huet sont arrivés à cette conclusion consternante.

Aucun doute : l’écologie est devenue un prétexte pour l’État et ses administration pour faire absolument n’importe quoi qui puisse, politiquement, se traduire en suffrages, dans l’assentiment de citoyens pourtant tous les jours plus matraqués par ces décisions hasardeuses.

Cette tendance qui consiste à tout considérer sous l’angle écologique, à tous propos et hors de propos au point d’en devenir carrément contre-productif, est maintenant finement tressée dans tout ce que font ces administrations, sans plus aucun recul. Tel un bulldozer aplanissant tout de façon écoconsciente, l’écologie politique à la sauce étatique décide de tout et son contraire.

De façon très concrète, il suffit d’écumer les petites notules sur le sujet pour découvrir, très régulièrement, des histoires à dormir debout dont nos administrations, appliquant avec un zèle impeccable nos lois invraisemblables, sont largement responsables.

J’avais dans le passé noté par exemple les dérives de l’application des lois anti-gaspillage. Dernièrement, c’est le chapitre « récupération et recyclage » qui déclenche la même avalanche de facepalms bien vigoureux.

Yumi est une jeune entreprise qui fabrique des jus de légumes et qui peut donc immédiatement se placer dans le camp du Bien, vitaminé et plein de ces fibres qui favorisent un transit intestinal que les syndicalistes jalousent. Ne faisant pas les choses à moitié, notre jeune pousse a décidé il y a quelques mois de conditionner ses produits dans des bouteilles en bioplastique, le PLA (acide polylactique), qui présentent l’avantage éco-compatible (et marketing) évident d’être entièrement compostables.

L’application stricte et pointilleuse du Grenelle de l’environnement impose que ces bouteilles, totalement recyclables, soient effectivement recyclées et qu’en conséquence, l’entreprise reverse une partie de sa recette dans le cadre de l’éco-contribution. Manque de bol : c’est bien joli, ces petites bouteilles bio-compatibles truc machin, mais c’est surtout un « perturbateur de recyclage » ce qui entraînera donc un malus de 100% (pourquoi faire les choses à moitié ?) sur l’éco-racket pardon l’éco-contribution. Concrètement, au lieu de reverser un demi-centime par bouteille d’écotaxe à Citéo (anciennement Eco-emballage), la PME se retrouve à lui payer 1 centime.

Eh oui : comme il n’existe aucun moyen de recycler ces bouteilles recyclables, on va « taxbasser » la PME pour faire bonne mesure. Comme incitatif, on aura connu mieux.

Le fait qu’aucune filière n’existe en France, que Citéo soit en situation de monopole et que tout soit ainsi fait pour décourager les initiatives innovantes allant pourtant dans le bon sens ne devrait plus surprendre personne : le recyclage est aussi bien géré que le reste, à l’instar du mix énergétique dont les paramètres seront copieusement manipulés par les politiciens afin de transformer durablement un pays qui s’en sortait très bien en catastrophe industrielle et économique évidente.

Et de la même façon que la Cour des comptes écrit maintenant des rapports aux conclusions navrantes que tout le monde connaissait déjà, on peut parier que, dans cinq ans, la maîtrise du recyclage aboutira au même fiasco.

La loi sur la Transition énergétique prévoit qu’en 2025, plus aucun déchet organique et/ou biodégradable ne finisse enfoui ou incinéré. À l’évidence, d’ici là et vu comme c’est parti, tout sera prêt.

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Source : http://h16free.com/2019/04/28/63541-redite-cette-ecologie-gouvernementale-si-bien-geree


Macron ne fixe pas de cap mais conserve toujours le même, celui de l’étatisme

vendredi 26 avril 2019 à 09:00

Voilà, c’est fait : avec la pénible intervention d’Emmanuel Macron hier soir, les portes du Bricoland Républicain sont de nouveau ouvertes, et on va pouvoir assister au roulement incessant des petits bricolages institutionnels, fiscaux et législatifs pour faire croire au peuple qu’une importante réforme de fond se met en place pour plus de justice sociale, d’égalité, d’inclusivité, de citoyenneté, de festivité et de vivrensemble.

Comme prévu, la presse va aller chercher quelques politiciens chevronnés pour faire mousser les deux ou trois mesurettes qui ont le bonheur de cliver ici ou là la population en mal d’émotions ou les journalistes se forceront un peu à évoquer les astuces médiatiques comme la fermeture de l’ENA ou je ne sais quel autre gadget politique afin d’occuper la galerie. Quelques jours s’écouleront, la poussière républicaine retombera et le pays reprendra sa marche cahotante vers le fossé.

Pourquoi cette assurance que rien ne changera encore ?

Outre l’exemple du passé, constellé de renoncements, d’effets d’annonces creux, de réformettes ridicules et de grands raouts médiatiques suivis par le petit bruit mou du soufflé qui se dégonfle, et qui donne une approximation satisfaisante du futur dans la plupart des cas, un élément supplémentaire permet d’affirmer avec confiance qu’à peu près rien de significatif ne changera dans le bon sens : l’état d’esprit du président.

En effet, si l’on pousse de côté tout le decorum, les paillettes et la fanfreluche médiatiques qui accompagnent immanquablement les envolées lyriques du Président et qu’on observe non ce qui est dit, mais bien ce qui est fait, on constate que ce sont toujours les mêmes mécanismes intellectuels qui sont à l’oeuvre.

De la même façon qu’il n’y a absolument aucune remise en question de la place de l’État en France dans les actions des ministres, des élus et des administrations, il n’y a pas plus l’ombre d’une prise de recul et d’une volonté de remise à plat de cette place, de l’action de l’État, des dépenses publiques et des services offerts en regard dans la tête du président lui-même.

J’en veux pour preuve la proposition, passée relativement inaperçue, d’Emmanuel Macron de créer « un mécanisme de coopération pour le patrimoine européen en péril » dont il a fait part il y a quelques jours en direction des instances européennes à une presse qui l’a mollement relayée.

Ici encore, il s’agit de créer une nouvelle usine à gaz méta-étatique, énième commission ou agence multilatérale à turboencabulateurs chromés et financements évidemment publics, pour favoriser la coopération des États membres de l’Union Européenne pour le patrimoine européen en péril, visant à se prêter assistance, à partager des compétences et des savoir-faire en matière de bureaucratie, de petits formulaires cerfas croquignolets, de tampons encreurs et de papeterie de combat administratif entourant un sujet d’actualité (ici, c’est le patrimoine, mais ça aurait pu être la recherche spatiale, la charcuterie ou le tricot).

Bref, on va donc ici mettre en place une nouvelle structure roulant sur l’argent des autres, exactement à l’instar d’absolument toutes les idées qui passent spontanément par la tête de nos élus, tous plus étatiques, interventionnistes et centralisateurs les uns que les autres, et en contradiction flagrante avec ce qu’on observe pourtant tous les jours où la société civile se débrouille très bien seule, et en particulier en matière de patrimoine où la coercition qui permet d’abonder plus de 7 milliards d’euros dans les caisses de la Culture ne permet même pas de sauvegarder le moindre monument d’importance, là où les fondations et associations privées s’occupent d’à peu près tout.

Cette proposition mi-prévisible, mi-loufoque de Macron démontre fort bien que l’esprit même de réformes salvatrices pour le pays n’habite absolument pas les têtes de nos dirigeants.

Pour eux, tout doit absolument passer par l’État qui va s’occuper de redéfinir, encadrer, limiter ou flécher les comportements, les habitudes, les capitaux, les biens et les services de la République du Bisounoursland, et hors de l’État, point de salut. Dans ce cadre, les réformichettes issues du Grand Débat sont du même bois d’allumette dont on taille les poutres qui soutiennent les politiques du pays et qui crament en quelques minutes.

Pourtant, ce n’est pas comme si des problèmes précis, chiffrés et connus n’existaient pas. Ce n’est pas comme si aucune statistique, aucune information pertinente ne détaillaient pas déjà les domaines où les vraies réformes et la vraie action d’un État régalien s’imposeraient d’évidence, à tous, et rapidement.

Le pays est à cran, la délinquance explose, les actes graves aussi, mais l’accent sera porté sur des ajustements de retraite, des petits bonus fiscaux par-ci, des micro-réduction de taxes par-là.

Le nombre de faillites d’entreprise augmente, mais on continuera à se pencher sur les moyens de les tabasser encore un peu plus afin de redistribuer toute la belle richesse qu’on crée ainsi.

Et puis, ce n’est pas parce que le chômage continue de flirter avec le mauvais côté des 9% de la population active (et ce, malgré les incessantes bidouilles statistiques pour camoufler la triste réalité) qu’il faudrait renoncer à faire encore grossir l’État, n’est-ce pas : non seulement, le nombre de sociétés détenues par l’État ne cesse d’augmenter (tout ce turbo-libéralisme fait mal aux yeux !), mais les chiffres de l’INSEE, même torturés pour leur faire avouer des choses plus politiquement correctes, ne parviennent pas à camoufler l’augmentation continue du nombre de fonctionnaires depuis 1981.

Non, décidément, malgré sa conférence de presse et quoi qu’il en dise, Macron n’a pas fixé un cap mais a bien conservé celui qui prévaut en France depuis plus de 40 ans : celui de l’augmentation de la place de l’État et des dépenses publiques, et donc des impôts et des taxations.

Ce pays est foutu.

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Source : http://h16free.com/2019/04/26/63497-macron-ne-fixe-pas-de-cap-mais-conserve-toujours-le-meme-celui-de-letatisme


Gaspard Glanz, fusible cassé de la liberté de presse

mercredi 24 avril 2019 à 09:00

Catastrophe et panique en République du Bisounoursland : les forces de police sont tombées à bras raccourcis sur un journaliste et l’ont incarcéré ! Horreur, stupéfaction, abomination : la liberté de la presse française est en danger ! C’est atroce !

Malgré une stupeur si puissante qu’elle en fait trembler les doigts au point d’avoir du mal à écrire ces quelques lignes, un peu de recul est indispensable pour mesurer ce qui vient de se passer en France, entre deux ou trois incendies d’églises et deux ou trois déclarations consternantes d’un minustre ou d’un élu quelconque.

D’une part, ce n’est pas comme si le pays, baignant de façon décontractée dans une liberté d’expression de basse intensité, venait de découvrir subitement que ses journalistes n’avaient pas tous l’occasion de s’exprimer librement. Le classement Reporters Sans Frontière, plaçant la France à une peu glorieuse 32ème place, donne d’ailleurs une assez bonne idée de l’état des lieux.

D’autre part, les petits couinements tristes entendus ici ou donnent une petite idée de ce qui s’est réellement passé, un peu loin d’un tableau de David Le Journaliste se défendant contre le Goliath des forces de l’ordre pour y réaliser sa mission quasi-divine d’information du public assoiffé de connaissances et de vérité.

En pratique, les faits sont relativement simples : le journaliste indépendant Gaspard Glanz se trouvait samedi dernier place de la République à Paris, caméra à la main, pour y filmer les événements en lien avec l’énième manifestation de Gilets Jaunes. Alors que les forces de police présentes sur place entament différentes manœuvres pour disperser les manifestants, Glanz, expliquant avoir été visé par une grenade, décide de faire un doigt d’honneur aux policiers devant lui, qui l’arrêtent et le placent en garde à vue de 48 heures, d’une part pour l’outrage, et d’autre part pour une participation à un groupement en vue de commettre des violences ou dégradations.

La justice ne retiendra pas le second motif et ne conservera que le premier, l’outrage, pour lequel notre impétueux journaliste devra répondre lors d’un prochain procès. Il n’en fallait cependant pas plus pour qu’une bonne partie de l’intelligentsia journalistique prenne la plume afin de ne pas laisser impunie cette atteinte à la liberté de la presse.

Si certains prennent des précautions en se gardant bien de faire preuve de tout corporatisme, tous s’accordent quand même à dire que cette garde à vue était véritablement injustifiée, que le second motif, parfaitement bidon, n’aurait été utilisé que pour empêcher Glanz de reprendre le cours de ses activités professionnelles et – pire encore – que l’interdiction de la présence de Gaspard Glanz dans les prochaines manifestations parisiennes revient à une interdiction d’exercer son métier, c’est-à-dire une nouvelle atteinte à cette liberté d’informer si prégnante dans nos principes républicains tsoin-tsoin.

L’affaire est entendue et ne peut en rester là. Des poursuites doivent être engagées, c’est certain. Des policiers doivent être poursuivis, c’est sûr. Castaner doit démissionner, c’est un minimum. Macron doit au moins faire une contrition publique et remettre l’ISF, forcément.

Pourtant, un peu de pondération doit être réintroduite ici.

Tout d’abord, on ne peut s’empêcher de trouver de plus en plus fine la limite entre le journalisme et le pur militantisme. S’il est parfaitement admissible d’avoir des journalistes « engagés » (tant qu’ils se déclarent tels officiellement, au contraire de tant de courageux scribouillards dans ces rédactions subventionnées qui n’oseront jamais l’admettre), il semble délicat d’approuver le militantisme actif en surcroît du journalisme en ce que le second devient vite l’excuse systématique et le passe-droit générique du premier. On a bien du mal à ne pas voir que cette affaire illustre justement assez bien le corporatisme de la profession, maintenant activement occupée à savoir comment faire pour empêcher que ce genre de gardes à vue ne se reproduise.

Pourtant, un principe qu’il serait bon de rappeler est celui d’isonomie, c’est-à-dire de stricte égalité devant la loi. Dans ce cadre, le journaliste engagé / militant voire perturbateur de manifestation ne devrait pas échapper à la règle générale et sa carte de presse ne peut pas être un joker pour le droit commun ou, au contraire, une cible privilégiée.

En fait, tous les fiers éditorialistes analysent la scène en tenant compte de la profession de Gaspard Glanz, alors même que, dans un vrai pays de droit, cela ne devrait même pas faire l’objet d’un débat : soit on considère qu’on ne peut pas mettre en garde à vue des gens sous le prétexte qu’ils sont en réunion, qu’ils pourraient éventuellement intenter des actes violents ou des dégradations, et dans ce cas Glanz n’avait pas à y être placé, nonobstant sa qualité de journaliste. Ou bien on considère qu’on peut effectivement mettre en garde à vue des individus sous ce prétexte, et dans ce cas, Glanz n’avait pas à y échapper au prétexte qu’il est journaliste. Toute autre position consiste à dire que le militant, s’il n’a pas une carte de journaliste, peut se voir embastiller arbitrairement, là où le journaliste doit échapper à ce traitement grâce à sa profession.

Ici, on aura noté toute l’importance de la notion d’isonomie et de celle, encore plus importante, d’état de droit pour lequel on n’aura guère de mal à argumenter que la France ne s’en rapproche plus trop. Pourtant, c’est bien cela que la presse devrait mettre en avant. C’est bien ce combat, celui d’un état de droit, d’une isonomie réelle et mesurable partout, que la presse devrait porter à chaque occasion possible.

Or, tout le problème est là : les journalistes et éditorialistes sont prompts à s’embraser pour ce qui s’apparenterait à une coercition trop méchante sur leur caste, en oubliant qu’elle devrait s’exercer avec la même force sur eux que sur le reste du peuple (ou, disons, que la Loi devrait appliquer la même clémence au peuple que sur leur caste), par stricte application de cette isonomie qui n’existe plus depuis un moment dans le pays et dont, très manifestement, ces journalistes s’accommodaient fort bien.

Autrement dit, plutôt que dénoncer une atteinte à la liberté de la presse, nos éditorialistes de combat devraient plutôt profiter de l’occasion pour rappeler la nécessité d’une vraie isonomie, c’est-à-dire une vraie égalité des citoyens, de tous les citoyens, devant la Loi.

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Source : http://h16free.com/2019/04/24/63494-liberte-de-la-presse-la-non-affaire-gaspard-glanz


Notre-Dame de Paris : le chantier de tous les dangers

lundi 22 avril 2019 à 09:00

Prévoir ce qui va se passer, en France, revient souvent à prévoir le pire (tout en espérant le meilleur, qui arrive de plus en plus rarement). L’incendie de Notre-Dame de Paris en est une nouvelle illustration…

Dès mardi et alors que les cendres fumaient encore, j’évoquais les risques qui pesaient déjà sur l’avenir du monument en notant qu’il ne faudrait pas longtemps pour que la faune politique s’empare du sujet et tire rapidement la couverture à elle, au détriment de toute pudeur et de toute prise de recul qu’un tel événement devrait pourtant imposer.

Cela n’a évidemment pas loupé.

Il y a bien sûr eu la polémique, inévitable, sur les dons des grandes fortunes et des entreprises du CAC40. Pour tout ce que la France compte de gauchistes indécrottables, il ne faisait pas l’ombre d’un doute que les dons de ces personnes et de ces entreprises n’avaient qu’un but exclusivement fiscal. Et une fois qu’on a appris que ces dons ne seraient pas utilisés pour des opérations de réductions fiscales, une fois qu’il fut expliqué que les sommes n’ouvraient en réalité aucun abattement de taxes (les sociétés ayant déjà atteint le plafond), la même engeance ne pouvant plus guère utiliser cet argument, trouva celui du buzz médiatique que ces dons étaient censés représenter : pas de doute, ces dons n’étaient qu’une opération de communication !

Gageons cependant qu’elle trouvera une autre raison d’exécrer les riches lorsque ceux-ci feront leurs prochains dons anonymement.

Pour d’autres encore, ce fut l’occasion de déverser quelques barils de moraline bien grasse à coup de « hiérarchisation des émotions ». On notera la performance de l’ex-footballeur Thuram qui, parallèlement, ne s’est pourtant jamais offusqué des transferts multimillionnaires de coéquipiers célèbres et des contrats juteux qu’il aura signés.

La cohérence globale de ces individus ayant toujours laissé à désirer, on ne s’étonnera pas plus de ceux – officiellement de gauche – qui ont émis de petits couinements sur le mode « on donne trop pour la Cathédrale et pas assez pour nos SDF », argument étonnamment proche d’un « on donne trop pour les migrants et pas assez pour nos SDF » d’autres couineurs – ouvertement de droite et qui montre que l’idée de faire ce qu’on veut de son propre argent est, en France, une idée absolument inouïe, alors même que les Français (ceux qui ne couinent pas) donnent, largement, et ce même alors que leurs impôts augmentent toujours…

Cette cacophonie n’a pourtant pas empêché la popularité du chef de l’État de progresser puisque selon un sondage, elle atteindrait à présent 32% de bonnes opinions, ce qui, au passage, laisse 68% de mécontents dont le sort ne préoccupe que très vaguement l’exécutif français. Il faut dire que pour une majorité de Français, le président Macron a « bien géré » l’incendie de Notre-Dame et a probablement gagné ces quelques points de popularité lorsqu’il a décrété que le chantier de reconstruction serait bouclé en 5 ans.

Après tout, un plan quinquennal dans un pays soviétique ne choque pas, et il sera d’autant plus facile à tenir qu’il sera financé avec l’argent des autres qui – ça tombe bien – coule à flot.

Du reste, les dons déboulent si vite et si fort que, toujours en conformité avec ce qu’on pouvait prévoir de pire, il n’a pas fallu longtemps pour que cette abondance se traduise par un désir renouvelé d’encadrement. Au prétexte d’une fraude pourtant toujours présente dans toutes les catastrophes où des appels aux dons sont lancés, le gouvernement a donc publié un décret visant à détailler ce qu’on allait faire des dons affluant pour restaurer la cathédrale.

Rassurez-vous : il semble en effet qu’une partie de ceux-ci pourraient bien être consacrés, éventuellement, à restaurer l’édifice. L’ensemble des sommes sera tout de même porté au « budget général de l’État » (celui-là même qui est en déficit depuis 40 ans, ce qui rassure tout de suite) et le ministère de la Culture pourrait donc voir ces dons débouler dans son budget propre, moyennant, cela va de soi, une petite loi pour encadrer tout ça ainsi qu’un Comité avec président et membres honoraires et, on le subodore, l’une ou l’autre commission avec des petits rapports annuels et autres joyeusetés qui seront rémunérées en prouts de licorne puisque, c’est Ed le ministre qui le dit, chaque euro destiné à la reconstruction de la cathédrale ira à cette réfection et rien d’autre.

On ne s’interrogera pas, même pas de façon fugace, sur le cadre légal des dons qui existe pourtant déjà, puisqu’on vous dit qu’il en faut un autre, plus solide, plus sûr, plus transparent. Ce sera l’occasion (inespérée, avouons-le) d’ajouter une surcouche de lois et de décrets dodus sur l’épaisse fiscalite granitée déjà présente dans les strates géologiques profondes et qui forme un tablier aussi solide qu’impénétrable pour toute fondation digne de ce nom.

On ne s’interrogera pas plus sur la pertinence de faire encadrer tout cela par les mêmes instances qui furent en charge de l’édifice jusqu’à présent, à commencer par le Ministère de la Culture, ici probablement récompensé par cette excellente gestion qui a abouti à voir une toiture multicentenaire partir en fumée.

Non, décidément, ces interrogations sont inutiles puisque tout est déjà cadré et bien enquillé pour un nouveau succès de l’équipe gouvernementale en place qui pilote finement le pays vers de nouvelles vallées de miel et de lait. C’est décidé : il faudra bien 5 ans et un milliard d’euros pour venir à bout de cet immense chantier dont la réalisation nous laisse déjà deviner qu’on assistera à un feu d’artifice de bon goût, de pertinence et de progrès pour cet édifice religieux.

La Cathédrale avait besoin d’un miracle ; avec Macron et son équipe, elle y aura droit. Il n’y aura ni dérapage dans la durée des travaux, ni dépassement de budget. La reconstruction sera solide, réussie, dans le temps et le budget imparti, dans la plus grande transparence.

Un miracle, je vous dis.

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Source : http://h16free.com/2019/04/22/63483-notre-dame-de-paris-le-chantier-de-tous-les-dangers