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Réforme des collèges : les profs sont-ils encore indispensables ?

mardi 28 avril 2015 à 09:00

Si, en matière économique, les réformes gouvernementales sont pour le moins timides en France, il en va tout autrement en matière sociale depuis l’accession au pouvoir de François Hollande où le turbo a été enclenché à tel point qu’on se demande même maintenant s’il n’est pas coincé à mort. Et dans le domaine de l’éducation, ce turbo encloué provoque une véritable avalanche de bricolages de plus en plus hardis, pour ne pas dire fous.

Et ce sont donc deux gros bouts de réforme massive qui s’insèrent avec la grâce d’un hippopotame blessé dans un goûter d’enfants, gros bouts qui s’ajoutent au nombre déjà élevé d’altérations que le ministère de l’Éducation Nationale a fait subir à l’enseignement en France en comparaison desquelles les pires tunings automobiles paraissent presque conservateurs.

bout-du-rouleau

La première « réforme » vise à supprimer le latin, le grec et, tant qu’on est dans les langues mortes, l’allemand (qui l’est bien assez au yeux de certains), au motif qu’elles seraient élitistes. Élitiste : l’anathème est puissant, dévastateur et en Socialie médiocrophile, carrément psychopompe. Devant l’énormité de l’atteinte, il aura fallu plusieurs jours pour que, sonnés, les opposants à un si néfaste projet s’organisent et fassent part de leur désaccord total. Vu la bronca tant à droite qu’à gauche, il n’est même pas impensable d’imaginer que Najat Vallaud-Belkacem, l’ingénue ministricule en charge de l’Éducation Nationale, recule sur ce point.

La seconde « réforme », aussi joyeuse que hardie, entend pour sa part modifier les priorités des programmes d’Histoire à coup de pelle dans la nuque. J’avais évoqué cette question il y a quelques jours lorsqu’on apprenait que ces programmes n’imposeraient plus un ensemble de savoirs pourtant indispensables (les guerres de religions, les Lumières) au profit d’autres éléments devenus, eux, obligatoires (l’Islam ou les traites négrières, par exemple). Ceci, allié à l’idée de Manuel Valls, aussi stupide qu’accidentelle, de proposer des cours de comédie et d’improvisation, finissait de brosser un tableau particulièrement pittoresque de l’enseignement version 2016, dans lequel, en substance, le piètre, le mou et le fadasse n’étaient plus seulement un but accepté par défaut, mais en devenaient comme ouvertement recherché, avec gourmandise.

On le comprend, c’est du lourd, du costaud, du quasi-magique : le niveau, d’années en années, s’effritait. Il va maintenant s’effondrer avec les merveilleuses idées-boutoir de nos apprentis-ministres dont tout indique qu’ils sont en roue libre. Normal, du reste : ni Valls, ni Vallaud-Belkacem, ni, bien sûr, Hollande n’ont le moindre pouvoir sur les questions économiques. La France ne va pas bien, son État exsangue n’a plus un rond et il lui faut maintenant recourir aux expédients les plus miséreux avant la tonte massive du peuple pour faire encore illusion. Seul levier possible et même rigolo pour nos gouvernants : le social, le bricolage au niveau des normes de société, de l’embrigadement des têtes blondes, des éléments de langage dont il faudra farcir le téléspectateur pour qu’il s’accommode du vivrensemble qu’on lui promet génial, un jour futur.

Moyennant quoi, c’est l’hystérie réformatrice tous azimuts.

Comme Hollande n’a pas le courage de s’attaquer aux réformes de fond de l’État français, comme aucun de ses ministres n’a jamais retrouvé l’unique gonade gouvernementale qu’ils avaient eu en leasing en début de mandat, laissée en partage par un vieux général qui n’en avait plus l’usage et qui fut égarée au cours des années 70 ou 80 par un des blaireaux qui lui succédèrent, comme il faut, de nos jours, s’agiter tant et plus quitte à raconter d’énormes bêtises pour ne pas disparaître au milieu de la gigantesque soirée mousse en laquelle s’est muée l’actualité, comme tout s’y prête trop bien, le collège s’est transformé en champ de bataille des idéologues débridés.

évaluation scolaire à base de gommettes

Et c’est ainsi qu’on se pose des questions essentielles. Les rythmes de travail bousculent les petits chatons ? Allégeons les horaires. Modifions-les, ici, là et là. Introduisons des matières fumeuses et des transversalités grotesques. Vive les mercredis matin pâte-à-modeler ! C’est si utile, pour savoir lire, écrire et compter, pour comprendre notre monde, pour trouver un job plus tard !

Et si la grammaire était sexiste ? Réformons-là, changeons ces règles qui enquiquinent tout le monde. D’ailleurs, la société s’y prépare doucement qui réclame, à force de pétitions, qu’on revienne enfin sur l’abominable machisme de la langue française qui tolère bien trop les sentinelles viriles, l’absence de grenouil et de sages-hommes ou même les mots épicènes !

Et si les notes ou le redoublement, c’était trop dur pour nos frêles élèves ? La vie est déjà dure pour eux, notamment lorsqu’ils sont issus de milieux pauvres, rebaptisés avec beaucoup d’à-propos en « défavorisés ». Et si on favorisait les défavorisés ? Il suffirait de diluer le redoublement parce qu’il n’est pas adapté, que c’est méchant et que de toute façon, un chômeur bachelier n’en sera pas moins ni chômeur, ni bachelier s’il sait écrire, voyons ! Quant à les noter, c’est encore plus cruel puisque ça discrimine, ça sépare, ça casse le vivrensemble ! Basta les notes, vive les gommettes !

Et enfin, si un discours trop clair, trop simple, empreint d’humilité et transparent pour qui sait lire ne permettait pas de convoyer à la crédule populace toute la substantifique morgue qu’on éprouve pour elle ? Qu’à cela ne tienne, on ouvrira bien vite les robinets à novlangue, comme jamais.

De réformes en réformes, à force d’aplanir un peu tout (dans la joie et la bonne humeur, attention !) on finira bien par avoir un collège et, plus largement, un enseignement capable de fournir à tous le minimum requis pour bien démarrer dans la vie. Comme ce minimum demande des efforts, des moyens et des exigences, on abaissera simplement son niveau jusqu’au plus petit dénominateur commun des élèves. En plus, c’est facile puisque ce minimum doit probablement ne pas être plus large que le consensus des horaires de cours matinaux. Le collège, comme l’école il y a quelques années, deviendra à son tour une simple garderie dans laquelle quelques activités ludico-éducatives seront proposées, de façon souvent optionnelle, en marge de longue récréations.

fascism - socialism

Et pour le coup, on est sûr de la réussite de cet ultime programme, de cette prochaine réforme.

Parce que ne vous leurrez pas : après les notes, après le redoublement, après Louis XIV ou les Lumières, après le genre, après la grammaire, le calcul, le latin, le grec ou l’allemand, ce qu’il faudra bien « adoucir » à grand coup de réformes, ce seront les enseignants eux-mêmes : trop contraignants pour les élèves, trop coûteux pour l’État, trop difficile à gérer électoralement parce qu’ils font un travail maintenant trop pénible pour une société qui n’en peut plus, il sera aisé de les rendre à leur tour optionnels. Et ils seront d’autant plus faciles à dissoudre dans un grand rien moelleux qu’on ne les a même pas entendus se rebeller devant la brochette de débilités outrancières des dernières années.

Alors, oui, forcément, ça va bien marcher.

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Source : http://h16free.com/2015/04/28/38682-reforme-des-colleges-les-profs-sont-ils-encore-indispensables


Universités : déshabiller Pierre et oublier d’habiller Paul

lundi 27 avril 2015 à 09:00

Tout va bien, il n’y a aucun problème et la situation économique française se redresse lentement… MAIS l’État va devoir faire quelques petites ponctions ici et là pour compenser les inévitables inégalités que le méchant capitalisme et le turbo-libéralisme ont introduites un peu partout au détriment du vivrensemble et du bonheur global. Et puisqu’il faut bien commencer quelque part, pourquoi pas par les Universités ?

Vous allez voir, c’est très simple.

L’affaire trainait depuis décembre, date à laquelle on découvrait, un peu étonné, que la loi de finances pour 2015 prévoyait une participation des établissements d’enseignement supérieur aux économies du pays à hauteur de 100 millions d’euros. Depuis, le ministère attendait un rapport des inspections générales sur la situation des établissements avant de prendre une décision.

Rapidement, la participation aux économies du pays s’est transformée en autre chose d’un peu plus savoureux : pour boucler le financement des dotations 2015 versées à l’ensemble des établissements de l’enseignement supérieur, le gouvernement a décidé de prélever 100 millions dans le fonds que s’est constitué une cinquantaine de facultés économes. En pratique, cela veut dire que, par exemple, l’université d’Artois à Arras va « donner » 24 millions d’euros (soit un petit quart de la somme totale) patiemment mis de côté ces dernières années, ou que l’université de Lille II devra « se séparer » de 8,75 millions, pendant que Grenoble II devra « faire le deuil » de 6,68 millions, le tout au profit de quelques établissements qui remercieront, on en est sûr, leurs confrères de cette belle entraide spontanée.

steal from riches give to bitches

Concrètement, dans la joie, la bonne humeur et la fraternité financière bourgeonnante de ce joli printemps ensoleillé, 11 des 76 universités, 25 des 36 écoles d’ingénieurs et une dizaine de grands établissements verront leurs fonds de roulement mis à contribution. Pour faire passer la pilule, on appellera ça un « exercice de solidarité ». Et comme c’était des sommes mises de côté et pas du budget courant, rassurez-vous mes petits amis, c’est le ministère de l’Édulcoration Nationale et de l’Ensaignement supérieur qui l’affirme, d’abord cela n’affectera pas les projets d’investissement des établissements concernés, et ensuite, leurs réserves en fonds de roulement dépasseront encore 65 jours de fonctionnement, ce qui est amplement supérieur aux 30 jours décrétés suffisants par les élites du ministère.

Tout va donc très bien d’autant qu’on apprend en parallèle que cette ponction inopinée se double d’une augmentation de 200 millions d’euros des dotations aux établissements d’enseignement supérieur. Encore une fois, la tempête d’austérité s’abat sur le service public et permet d’illustrer avec brio l’extraordinaire décontraction de nos gouvernants à tabasser les prévoyants et les économes pour donner aux impécunieux et autres dépensiers, en faisant passer ça pour une saine redistribution solidaire dans laquelle les « riches » donnent aux « pauvres ».

austérité : dépenses administrations publiques - 2013

Magnifique application du principe socialiste, d’une centralisation extrême et d’un égalitarisme à l’emporte-pièce, la solidarité forcée ainsi mise en place permet de déshabiller Pierre en prétendant rhabiller un Paul nu comme un ver, qui finira avec un petit mouchoir en guise de slip.

Mais cela va plus loin. En effet, outre la démonstration qu’encore une fois, la gestion financière n’est absolument pas le fort de nos gouvernants, cette redistribution n’est pas une erreur, ou même la tentative maladroite de la correction d’une erreur. Ces petits mouvements de fonds ne sont pas là, oups, pour essayer d’éponger, oups, une petite bavouserie comptable, oups, commise par quelques établissements supérieurs, oups. De la même façon, ce n’est pas une procédure habituelle, tout le monde en convient déjà, mais tout le monde sent que ce n’est pas non plus un arrangement temporaire ou une bidouille fugace qui ne se reproduira pas.

En fait, ce n’est pas seulement une prime aux mauvais, un bingo-bonus du déficit ou une généreuse gratification du trou de gestion élevé en art de vivre, mais c’est bel et bien … une véritable méthode de gestion socialiste. Pour le ministère, pour nos gouvernants, pour les académies concernées (surtout celles qui bénéficient de la mesure), tout ceci est certes un peu inhabituel, mais cela reste normal, prévisible et même souhaitable (ne serait-ce que pour éviter que la situation ne dégénère).

deficits comblés épargnants volésJ’exagère ? Que nenni. Regardez ce qui s’est passé et se passe encore pour les emprunts toxiques : des élus ont fait, littéralement, n’importe quoi, tout en sachant pertinemment ce qu’ils faisaient et avaient sciemment calculé leur échec. Dans un pays normal, ces élus auraient été démis, disgraciés et ruinés par la force publique, honteuse de leur avoir filé les clés du coffre à confitures pour s’apercevoir qu’ils ont tapé dedans. En Socialie, on encourage, on comprend, on pardonne et on soutient. En Socialie, on en rajoute même.

Et ce qui est vrai là est aussi vrai ici : on va réaliser une ponction, à l’échelle des universités, sur celles qui ont été responsables, pour celles qui ne l’ont pas été.

Or ce schéma, où l’on prend de force aux fourmis pour aider la « pauvre » cigale, ne vous rappelle rien ? Serait-ce la première fois qu’on le retrouve en République Démocratique Populaire Française ? Oh, on dirait ce petit moment douloureux où l’on força le contribuable à se porter garant de banques qui firent n’importe quoi. On dirait aussi ce moment peu agréable où la force publique fut utilisée pour éponger les myriades de chantiers publics foireux ou sauver les entreprises en faillite que l’intérêt électoral bien calculé de certains politiciens commandait de ne surtout pas laisser tomber, quand bien même elles calanchèrent plus tard. On dirait ce grand moment républicain de solidarité où, d’un trait de plume, le maréchal Pétain liquida par la force les retraites par capitalisation pour, prétendument, créer un système par répartition qui spoliera les épargnants d’alors, obérera complètement tout espoir de retraite pour nos générations et ruinera petit-à-petit les retraités actuels.

Et ce schéma se reproduira encore plus tard, à une autre échelle, sur tous les Français en général, lorsqu’il s’agira une fois encore de sauver Ce Modèle Social Que Le Monde Entier Nous Envie. Ceux qui ont épargné, mis de côté, seront mis à contribution lors d’un bon gros chyprage de leurs comptes.

De même que Chypre n’était qu’une répétition, la ponction forcée des universités françaises les plus économes au profit des établissements mal gérés est une excellente illustration de ce qui attend tous les Français.

Vous êtes prévenus.

cat and sausages

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Source : http://h16free.com/2015/04/27/38704-universites-deshabiller-pierre-et-oublier-dhabiller-paul


Tempête de méchanceté sur des chatons théâtreux

dimanche 26 avril 2015 à 11:00

On l’a vu, l’austérité se traduit essentiellement par des augmentations d’impôts musclées au niveau des collectivités territoriales. Pour la diminution des dépenses, on en est encore loin, et la seule évocation d’un gel des budgets a entraîné de nombreuses crises de nerfs notamment dans les domaines de la Culture où la réaction épidermique est de rigueur.

Mais ces petits prurits agaçants ne sont pas les seuls effets étranges que provoque la fermeture, ô combien progressive, des robinets d’argent public. On découvre même, au hasard de petits pamphlets internautiques au bourrichon tout remonté, que l’obligation pour certaines institutions publiques de recourir à des méthodes inventives pour trouver des fonds de fonctionnement provoque un courroux bruyant de la part d’une population d’habitude fort discrète.

Tout part semble-t-il d’un projet d’éducation artistique, le programme Génération(s) Odéon, qui vise à accompagner sur deux ans des élèves de quatrième, et en particulier des jeunes scolarisés en réseau d’éducation prioritaire, dans un parcours de découverte et de pratique théâtrale. Et comme ce programme semble bien marcher (deux classes de quatrième du Collège Jules Ferry de Maisons Alfort et du Collège Saint Vincent de Paris en font déjà partie), la direction de l’Odéon-Théâtre de l’Europe (établissement public inauguré en 1782) souhaite l’étendre à deux nouvelles classes chaque année. Pour cela, le théâtre pouvait

Stupéfaction abominable dans les rangs des artistes du théâtre public : ce n’est pas la dernière solution, pourtant évidente, qui a été retenue, mais la seconde, l’appel aux sous du public. Et faire ainsi appel au mécénat participatif, cela les choque. Profondément.

shocked lolcat

En effet, pour nos choqués, le théâtre national aurait une obligation en terme d’éducation artistique et d’accès à la culture, et cette obligation ne peut pas, ne doit pas passer par un tel financement. Pour eux, le public, c’est-à-dire les gens qui sont directement intéressés dans l’affaire, ne peut absolument pas se substituer au public, c’est-à-dire le contribuable. Impensable, d’autant qu’on fait appel à cette générosité du public pour « une somme qui, rapportée aux 17,6 millions d’euros du budget 2013 de l’Odéon, est dérisoire » (bien évidemment, le dérisoire s’arrête aux portes de nos choqués puisqu’aucun d’entre eux ne semble prêt à mettre 30.000 euros de sa poche).

Pour eux, pas de doute, cette nouvelle expérience du crowdfunding dans le monde feutré et balisé de la Culture est une hérésie insupportable, puisqu’il est, je cite, « le signe du désengagement des tutelles auprès de la création la plus fragile ». AAaah, la création la plus fragile, vous savez, ce petit fétu de paille précieux mais qui ne résiste jamais au moindre souffle de vent, à la moindre brise légère, à la moindre contrainte du réel et qui aurait besoin de toutes les attentions, toutes les bonnes grosses tutelles étatiques, parce que sans leur indispensable ouate moelleuse de financement, elle ne pourra jamais s’exprimer comme l’ont si bien montré les déserts culturels arides des siècles passés dans lesquels même le mécénat était malingre ! Aaaah, cette fragile création, alibi récurrent à la ponction publique de tous ceux qui n’ont jamais réussi à vivre de leur art parce que, … parce que … eh bien parce que le public n’a rien à carrer de leurs productions douteuses.

cat-omg

Et puis, il faut bien le dire : ce crowdfunding pue du bec, il porte l’odeur lourde et méphitique de ce public qui ne passe pas par l’État comme intermédiaire désodorisant. Pouah, que c’est laid, puisqu’on dirait que « cette idée s’apparente en fin de compte à de la charité », cette vertu humaniste qui n’attend rien au retour, au contraire de la belle solidarité, validée par l’État, obligatoire, micro-managée, mesurée et pré-empaquetée pour une distribution facile. C’est insupportable, cette « condescendance à vouloir permettre aux nouvelles générations d’acquérir un bagage culturel » ! Des gens, du public, qui donneraient des sous, directement, pour que des gamins puissent suivre des cours de théâtre, c’est évidemment gluant de dédain et de mépris pour les petits pauvres ! S’il n’y a pas la saine ponction fiscale et la juste redistribution collective, le don est quelque chose d’assez cra-cra, quand on y pense.

Et puis, on ne la leur fait pas, hein : nos grands brûlés du théâtre post-austérité comprennent bien que ce crowfunding truc machin, introduit-là par un directeur de théâtre au salaire sulfureux, n’est que le début d’un délitement gravissime de leurs modes de financement habituels. Les robinets publics se tarissent les uns après les autres, et ils ont bien vu qu’on leur demandait de diversifier leurs ressources. Horreur des horreurs, de fil en aiguille, il va falloir s’adapter aux demandes du public (celui qui vient, qui regarde, qui écoute, qui critique, et qui décide ou non de payer, le cuistre !).

Abomination supplémentaire lorsqu’on apprend qu’en plus, « L’entreprise est désormais la bienvenue dans tous les théâtres publics » et qu’elle en devient donc un mécène acceptable. Le Grand Capital sur nos planches ? Autant se jeter tout de suite dans les bras d’Hollywood, de risquer les succès planétaires ou un retour à ces heures les plus sombres où la Culture française, sans ministère ni subventions, rayonnait sur toute la planète. L’entreprise ??!! Mais vous n’y pensez pas, pauvre fou !!

cat shock shock shock

austérité : dépenses administrations publiques - 2013Mais ce qui emporte le pompon, ce qui brise le vase de Soissons, ce qui fait péter les câbles, les fusibles, les bretelles et les élastiques de nos petits chatons théâtreux, c’est l’ultime affront, la claque inouïe, l’indécence ignominieuse que peuvent représenter la défiscalisation (partielle) les dons effectués dans le cadre du crowdfunding. C’est tabominable, thonteux, thorrible, et pire, c’est tobscène « cette manière de « valoriser » la défiscalisation des dons. ». À l’heure où l’austérité frappe de plein fouet les théâtres, où les impôts baissent si fortement, il est impensable d’accorder encore plus de latitude au contribuable en lui permettant ainsi d’échapper à une partie de son devoir par l’utilisation de ce don. Normalement, le bon sens redistributif et collectiviste voudrait au contraire que tout don soit accompagné d’une réduction d’impôt de -100%, autrement dit que chaque don de 100€ soit accompagné d’une augmentation d’impôt de 100€, l’État partant du principe que qui peut donner 100 peut donner 200, merde à la fin, cette austérité a assez duré.

ils défiscalisent les dons

Non, vraiment, on ne peut que comprendre le cri du cœur de nos petits minous effarouchés pour qui « le véritable financement participatif, c’est l’impôt ! », le seul à même de les dégager de toute trace de responsabilité, de toute exposition un peu rude aux contraintes du réel (produire pour un vrai public qui paye, par exemple), et de toute contingence matérielle totalement impropre à l’exercice de leur art. Parce que s’il y a bien une chose de certaine avec l’impôt, c’est son petit côté magique™, même quand il n’y a plus une thune.

socialisme magique

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Source : http://h16free.com/2015/04/26/38494-tempete-de-mechancete-sur-des-chatons-theatreux


Les sénateurs s’occupent du méchant Google. Du LOL s’ensuit.

vendredi 24 avril 2015 à 09:00

Pendant que le gouvernement tabasse du chaton à coup de lois sécuritaires, les bricolages législatifs périphériques à la loi Macron continuent de plus belle. Il serait dommage de laisser refroidir une telle avancée qui va permettre aux gens de prendre un peu le car ou d’ouvrir un petit dimanche sur quatre. Alors les sénateurs ont adopté un amendement visant à encadrer les pratiques des moteurs de recherche.

Parce que voilà bon maintenant ça suffit à la fin, y’en a marre, et la France en a assez de se faire marcher sur les platebandes souveraines, et puis zut, il était temps ! La cible d’un tel courroux ? Même si elle n’est pas nommée, elle ne fait aucun doute : Google, le méchant moteur de recherche de tous les intertubes réunis, sur lequel il fallait cogner fort. Pour Catherine Morin-Desailly,

« Nous avons la conviction que Google favorise ses propres services et nous estimons qu’il faut réguler cette situation, sinon les autres entreprises ne peuvent se développer »

juncker omfg ohnoes no way

Sapristilipopette. Google favorise ses propres services.

Il va falloir développer un peu, cependant, parce qu’à première vue, que Google, ou même BNP Paribas ou la SNCF favorisent leurs propres services, c’est un peu ce à quoi on pourrait s’attendre. L’alternative serait en effet qu’ils ne favorisent pas leurs propres services, ou mieux encore, favorisent les services des autres. Bizarre, voire contre-productif, non ?

En pratique, et si l’on met de côté deux minutes les explications embrouillées (volontairement pour éviter de désigner explicitement la cible, et involontairement parce que nos sénateurs, question intertubes, lolcat et moteurs de recherche, ne touchent pas une bille), le problème apparaît être le suivant : dans les recherches lancées sur Google, l’outil américain afficherait en première page les résultats concernant ses propres produits, au détriment des produits concurrents. Typiquement, la recherche cartographique favorisera Maps de Google (et la version ViaMichelin sera présentée plus bas dans les résultats) ou la recherche sur un outil de gestion d’e-mails affichera GMail en premier, alors qu’une recherche présente normalement le résultat le plus populaire ou le plus pertinent du point de vue de l’utilisateur (ou de l’idée que s’en fait l’algorithme de Google).

Autrement dit, Google renverrait un résultat pertinent ou correspondant au souhait de l’utilisateur la plupart du temps, sauf (le gros méchant) lorsqu’il s’agit d’un produit ou d’un service de Google. Dans ce cas, le produit ou service concurrent est « abaissé » autant que nécessaire. Parfois, le fourbe moteur se débrouille pour ne faire apparaître les fâcheux concurrents qu’à partir de la page deux de ses résultats, ce qui revient à l’oublier purement et simplement, l’utilisateur n’ayant que rarement l’habitude d’aller fouiller dans ce quasi no-click’s-land. (Notez que ce n’est pas le cas pour la recherche, pour laquelle Google ne renvoie pas son moteur en premier – super fair-play, pour le coup, non ?).

google vintage publicity

Pour les concurrents, c’est un véritable scandale puisque, de fait, ils ne sont pas traités équitablement, scrogneugneu. Il faut absolument agir, il faut que la justice, l’équité et tout ça soient bien vite remis en place, par la force s’il le faut. Ce qui se traduit donc par un petit texte de loi ad hoc :

« Tout exploitant d’un moteur de recherche susceptible, compte tenu de son audience, d’avoir un effet structurant sur le fonctionnement de l’économie numérique (…) met à disposition de l’utilisateur, sur la page d’accueil dudit moteur, un moyen de consulter au moins trois autres moteurs de recherche sans lien juridique avec cet exploitant »

long facepalm

Y’a pas à dire, on assiste encore une fois à une fine idée superbement mise en musique par nos géniaux sénateurs qui permettra encore une fois à la France d’être la risée du monde entier. En effet, que risque-t-il de se passer si, à tout jamais, une telle absurdité devait être mise en place ?

Google pourrait commencer par céder, exposant ainsi le ridicule de la situation au yeux du monde entier, puisque la plupart des utilisateurs ne changeront pas leurs habitudes. En outre, Google pourrait pousser jusqu’à fermer ses locaux et infrastructures françaises… laissant sa recherche intouchée et parfaitement disponible depuis la France (sauf à bloquer, on ne sait trop comment, tout Google — Gmail et Youtube compris — ce qui ne manquerait pas de poser quelques soucis). Tout ceci sent déjà assez mauvais.

Mais on se doit de pousser le raisonnement plus loin, par exemple en imaginant un système d’amendes bien solides. Ça tombe bien, parce qu’en matière d’abus de position dominante, tant la France que la Commission Européenne ont une expérience concrète de l’application du concept. En 2004, par exemple, après cinq (bien trop longues) années d’enquêtes, la Commission concluait que Microsoft Corporation avait enfreint les règles de concurrence communautaires en abusant de sa position archi-dominante sur le marché des systèmes d’exploitation pour PC, lui infligeait une amende carabinée et diverses contraintes sur ses produits… Qui ne changèrent absolument rien à la position de Microsoft dans les années qui suivirent.

Bref, on sent déjà un nouveau cargo de FAIL arriver aux portes du Sénat.

Shipment of fail !

En réalité, l’analyse des sénateurs repose sur le principe qu’un produit doit pouvoir bénéficier de la même publicité que les autres au sein de Google. Or, absolument aucun contrat, aucune obligation ne lie Google vis-à-vis de ces produits, de ces services ou même des sociétés qui les proposent. Aucun. Google propose un outil dont l’unique préoccupation est de répondre à ses impératifs à lui, qui recouvrent en partie la nécessité de fournir un résultat aussi pertinent que possible à l’utilisateur. Et c’est tout.

Non, ne tortillez pas le truc dans tous les sens : Google n’est pas un Service Public de recherche, pas plus qu’il existerait un Droit À Apparaître Bien Placé dans les résultats Google, même si on fournit soi-même le meilleur service possible. Surtout s’il s’agit d’un service d’indexation d’un type particulier, ce service n’étant, en définitive, qu’une version spécifique d’un moteur de recherche, autrement dit un concurrent direct de Google pour lequel on comprend mal pourquoi il devrait, subitement, lui faire des faveurs.

Non, messieurs-dames les sénateurs, messieurs-dames les lobbyistes derrière, Google n’a jamais garanti votre « publicité gratuite » sur son moteur (en vous affichant à une bonne place). Non, il n’a jamais garanti la moindre équité, justice, ou que sais-je dans son service. Du reste, non, vous n’êtes même pas interdit de publicité sur son site, ou partout ailleurs. Ce n’est plus gratuit, c’est peut-être plus difficile financièrement, mais la vie est ainsi faite, avec des entreprises qui n’ont aucune raison de se faire des cadeaux entre elles.

Oui, Google peut fort bien choisir d’afficher, ou non, un résultat. Il en a tout à fait le droit parce que nulle part il ne s’est engagé à fournir un annuaire complet, un ranking spécifique ou une qualité fixée de prestation. Google peut ainsi passer aux oubliettes un commerçant ou une société dont le produit ou le service éclipserait par ses qualités son propre produit ou service, ou même parce qu’il jugerait ça utile à sa propre stratégie commerciale.

Mais voilà : la réalité tangible est qu’une position dominante ne dure jamais éternellement, ni ici ni ailleurs. Ainsi, même si Microsoft n’a pas pâti de l’amende record de la Commission, il s’est tout de même fait tailler des croupières, sans s’en rendre compte, non par des alternatives frontales (linux et autres Unix, ou MacOs à l’époque) mais par d’autres systèmes pas envisagés à l’époque (Android et iOs, typiquement). De la même façon, vous pouvez parier que Google perdra la main dans d’autres domaines. Par exemple, si Facebook installe un comparateur de prix dans son application, Google n’y pourra absolument rien, même avec son actuelle position dominante. Du reste, ne pas pouvoir imaginer, ici et maintenant, ce qui fera flancher Google n’est en tout cas pas une excuse pour agir de façon préventive sur le mode « C’est fichu, on ne sortira jamais de la situation actuelle sans légiférer ! » Parce qu’une loi, c’est bel et bon, mais on ne sait jamais comment elle va s’inscrire dans le temps, et, quand, inévitablement, ses effets délétères s’infiltreront partout.

L’autre réalité, c’est que tous ceux qui se plaignent de la position dominante actuelle de Google ont été les premiers à en bénéficier et ont, de fait, alimenté cette position : ils ont été fort heureux de trouver un moteur simple, couronné de succès, qui leur donnait à la fois accès à des données de qualité et une publicité gratuite pour autant qu’ils arrivaient en haut du palmarès du moteur. Mais voilà, ceci a un coût, même pas caché : celui d’une dépendance énorme à ce moteur, totalement asymétrique. Autrement dit et si vous me passez la trivialité, ces concurrents ont placé leurs couilles dans les mains du géant en échange de ses services, et pleurent lorsqu’il décide de serrer.

Pour toutes ces raisons, l’amendement des sénateurs est destiné à l’échec. Il y aura des larmes, des poings et des couilles dents serrées. Oui, c’est terrible de ne pas pouvoir forcer une entreprise privée, au succès retentissant, à faire ce que vous, vous voulez ardemment. Mais voilà : ça s’appelle le respect de la liberté et la propriété privée. Et parfois, ça pique.

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Source : http://h16free.com/2015/04/24/38532-les-senateurs-soccupent-du-mechant-google-du-lol-sensuit


#PJLRenseignement : ne nous laissons pas faire

jeudi 23 avril 2015 à 09:00

Bien, la Loi Renseignement est votée. Comme c’était en première lecture, il y aura, espérons-le, quelques rebondissements ridicules (notre gouvernement de bras cassés nous assure quasiment cette éventualité). Néanmoins, à voir les trésors d’inventivité déployés (vrai/faux gouvernemental dédié, petites explications de textes de Cazeneuve lui-même, trémolos de Valls, vote en pleine nuit, par une toute petite poignée de godillots du gouvernement), vous pouvez être absolument certains qu’une surveillance, discrète mais massive, sera mise en place en France.

Fini les pedonazis grâce à la loppsiCe n’est pas surprenant. Cela fait des années que le pays s’y prépare, les gouvernements précédents aplanissant largement le terrain législatif à coup de LOPPSI, LOPPSI 2, LCEN et HADOPI. On pouvait vaguement hausser des épaules, en notant qu’après tout, tant que Youporn et Facebook restaient disponibles, tout ça, c’était très théorique et réservé aux méchants. Mais maintenant on y est, tout le monde sera concerné d’une façon ou d’une autre.

Pour ceux qui n’y croient pas, ne vous inquiétez pas, votre tour viendra. Ne venez pas pleurer. Après tout, vous faites sans doute partie de ceux qui l’ont réclamé puisqu’ils sont majoritaires, dit-on…

cat and sausages

Pour les autres, que pouvons-nous faire ? Doit-on attendre sans réagir ? C’est, tristement, une option. Une autre consiste à ne laisser aucune espèce de facilité au gouvernement et ses sbires. Comme le terrorisme n’est ici qu’un prétexte ridicule, éviter que les gros yeux de l’État n’aille regarder par dessus votre épaule n’est qu’une forme, tout à fait légitime, de défense.

Une première méthode radicale consiste à … plier bagages. Ce n’est pas simple, ni bon marché. C’est pourtant ce qu’ont décidé de faire quelques hébergeurs qui sentent déjà le vent du boulet. Au passage, encore une loi dont un des effets sera de favoriser l’emploi en France. Mesdames, messieurs du gouvernement, bravo.

Une autre méthode consiste bien sûr à chiffrer l’intégralité de vos échanges entre votre machine d’accès à internet et votre fournisseur. Pour cela, abonnez-vous à un VPN (virtual private network). Dit comme ça, cela paraît complexe, mais c’est en réalité très simple puisqu’en général, les fournisseurs de VPN proposent un logiciel qui, une fois installé, s’occupe de tout.

Il existe des services gratuits et payants. Les gratuits offrent souvent une bonne anonymisation de votre trafic internet, mais leur bande-passante est faible, ce qui ralentira notoirement votre navigation. On trouvera par exemple Freedom-Ip. Cela peut suffire pour quelques utilisations spécifiques, mais, pour rappel, les « boîtes noires » gouvernementales se basent sur l’étude statistique de votre comportement global, et (normalement) pas sur votre contenu. Dès lors, je recommande un chiffrement permanent de votre connexion. Et là, malheureusement, il vaut mieux payer un peu pour conserver une connexion de bon débit. Citons dans ces catégories HideMyAss, NordVPN ou Cyberghost (Full disclosure : il en existe plein d’autres, et je n’ai pas été payé par ces fournisseurs spécifiques).

Alternativement, on peut se contenter de sécuriser seulement certains de ses usages, comme l’e-mail ou la navigation sur certains sites seulement.

Pour l’e-mail, Enigmail vous offre un cryptage assez fort, est relativement simple à utiliser, et existe en module pour Thunderbird par exemple. Là encore, l’anonymat et la sécurisation demandent un peu de temps et de lecture du mode d’emploi, mais rien d’insurmontable, et le jeu en vaut la chandelle.

Pour la navigation, on ne présente plus guère TOR, l’outil d’excellence pour protéger vos communications. Certes, il n’est pas parfait, mais il suffira amplement à rendre extrêmement pénible la récolte de méta-données sur vos connexions, au travers d’un browser dédié – rappelons qu’il est suffisamment enquiquinant pour la NSA elle-même, qui dispose de moyens autrement plus importants que les services français d’espionnage.

nsa cloud computing

Et peu importe ici que vous ne soyez pas un terroriste ou un hacktiviste chevronné : le fait d’utiliser ces moyens, légaux, constitue en soi un message politique clair que non, vous n’êtes pas prêt à vous laisser espionner, à lâcher un pan entier de vos libertés pour calmer les excitations maladives de nos dirigeants et les aider dans leur appétit de pouvoir toujours plus grand.

Ces quelques éléments ne constituent bien sûr que des pistes pour vous inciter à vous protéger contre un État qui devient inquiétant d’omniprésence. On trouvera d’autres ressources, comme ici et , ou encore par exemple. Et au passage, profitons-en pour saluer une démarche intéressante, la Brique Internet, de Lorraine Data Network. Elle mérite d’être connue puisqu’elle propose un kit « tout en un », un boîtier physique qui se charge de sécuriser votre connexion via un VPN et permet aussi de s’auto-héberger. Je vous recommande la petite vidéo disponible sur le site qui explique très bien tout ça.

Enfin, rappelons pour mémoire le nom des cinq députés, les seuls, qui ont voté CONTRE cette loi. Pour une fois qu’on peut en remercier quelques uns …

Le gouvernement français a décidé de mettre les internautes sous surveillance. Le parlement, à cinq députés près, en usant à la fois de la pire des tactiques (faire voter en pleine nuit une loi inique), la pire des excuses (celle d’un terrorisme qui n’utilise plus internet pour s’organiser) et la pire des méthodes (l’appel à l’émotion pour manipuler l’opinion), a lamentablement suivi comme un bon soldat.

Rien, cependant, ne vous oblige à faire pareil. Rien ne vous interdit — pour le moment — de vous opposer.

Profitons-en, ça ne durera pas.

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Source : http://h16free.com/2015/04/23/38553-pjlrenseignement-ne-nous-laissons-pas-faire