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Le socialisme ne marche pas, même en petit

lundi 10 août 2015 à 09:00

Malgré le nombre maintenant élevé de foirades magistrales lié à l’application de l’égalitarisme, on continue quand même à en user avec profusion. Son parfum le plus connu, le Socialisme, a pourtant largement prouvé sa nocivité, mais certains persistent pourtant, obstinément, à l’employer partout.

En Union Soviétique, on avait fait les choses en grand. L’égalitarisme soviétique devait être à la fois massif et toucher toutes les couches de population, et géographiquement très étendu au point de couvrir un nombre considérable de pays et un pourcentage important de la population terrestre. L’application consciencieuse du programme communiste aura bien sûr abouti à des millions de morts par douzaines, des famines, des déportations massives dans des camps de travail ou des génocides. Sans trop bousculer le sens des mots, on peut dire que ce fut un gros échec retentissant.

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De différentes façons, on testa ensuite les mêmes principes sur des zones plus restreintes, sur des populations moins bigarrées. Cuba, la Corée du Nord ou le Vietnam furent autant d’exemples qui montrèrent que les problèmes engendrés par les idées égalitaristes et socialistes ne provenaient pas de la trop grande taille géographique : même pour des plus petits pays, ça foirait lamentablement.

Actuellement, le Venezuela tente l’expérience d’un socialisme un peu plus modéré (si tant est que ça puisse exister, comme un viol modéré ou une gangrène discrète). Celui-ci s’installe plus doucement, avec marginalement moins de violence, et ne prend pied que progressivement dans tous les domaines de la vie locale. Tout indique là encore que c’est un naufrage complet pour un pays qui ne pourra même pas se cacher derrière une absence de ressources pétrolières ou un commode embargo américain. Dans la catégorie « encore moins vite, monsieur le bourreau », d’autres pays tentent aussi ce socialisme en mode « infiltration ninja » à doses plus ou moins légères et obtiennent — comme c’est surprenant — les mêmes déboires catastrophiques. La France en est un excellent exemple, et sa trajectoire actuelle, qui vise à contrer les problèmes issus d’un tsunami d’égalitarisme par une explosion de mesures égalitaristes, promet d’appuyer là où ça fait mal. Et ce sera, bien sûr, un échec épique.

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Et ce qui plante furieusement pour un continent, ce qui foire lamentablement pour un groupe de peuples, ce qui échoue minablement pour un pays seul, eh bien — nouvelle surprise ! — ça rate aussi complètement pour des individus et des entreprises. Le plus récent exemple (mais pas le dernier, rassurez-vous, les gens sont têtus, têtus, têtus) est celui de Dan Price et son entreprise, Gravity Payments.

Tout a commencé il y a trois mois, alors que l’opinion américaine était toute occupée à débattre de l’épineux problème des salaires minimums. Aux États-Unis, ce dernier est fixé au niveau fédéral, ainsi que pour chaque état voire chaque ville, et dernièrement, certains États et certaines villes ont décidé de le revoir à la hausse. À Los Angeles, le salaire minimum va par exemple passer de 9$ à 15$ de l’heure entre le 1er juillet 2016 et le 1er janvier 2021 à la suite d’une disposition municipale adoptée le 19 mai dernier. Et à Seattle, Dan Price a décidé d’apporter une pierre à l’édifice général d’égalitarisme et de bons sentiments en augmentant le salaire minimum en vigueur dans sa société de gestion de paiements par cartes de crédit, Gravity Payment, et en le plaçant au niveau fort élevé de 70.000$ par an (5800$ mensuels).

La presse nationale américaine et bientôt étrangère, toute acquise à l’élan philanthropique du patron de cette société, a largement repris cette information en louant l’initiative visant, comme il se doit, à rendre les gens heureux en diminuant les méchants écarts entre les mieux et les plus mal payés, bref, en renforçant l’égalité de traitement des employés de sa société. À l’époque, si on trouvait bien quelques voix américaines discordantes pointant l’aspect purement socialiste ou maladroit de l’initiative patronale, les médias étrangers et notamment français se contentaient de se réjouir d’une telle information en imaginant, l’œil déjà vaguement humide d’émotion, tous les (a priori cupides) patrons de la Terre, touchés par la grâce, et se décidant enfin à payer royalement tous leurs employés, de préférence autour de 100.000$/an et un Mars.

Malheureusement, patatras, trois mois plus tard, l’expérience tentée à Gravity Payments aboutit à un échec.

gravity : fight back !

Rien ne s’est passé exactement comme prévu (sauf pour les détracteurs de l’initiative) : non seulement, les gens n’ont pas été plus heureux, mais la société est maintenant en difficultés financières. Des clients, estimant soit que cette idée allait accroître les coûts des services soit qu’elle était néfaste sur le plan idéologique, sont partis. Des employés ont posé leur démission, jugeant les augmentations salariales plus du tout en accord avec l’effort qu’ils avaient fournis dans la société ; et bien évidemment, ce ne sont pas les plus mauvais qui sont ainsi partis, mais des employés clés, selon le patron lui-même…

Ce qui est logique. De l’aveu d’un des développeurs qui a quitté ce havre de bonheur socialiste,

« Now the people who were just clocking in and out were making the same as me. It shackles high performers to less motivated team members. »
« Maintenant, les gens qui se contentent de pointer touchent la même chose que moi. Ce système enchaîne les plus performants de l’équipe avec les moins motivés. »

Et pompon de l’affaire, le frère du patron, actionnaire à 30% de cette société, l’attaque en justice au motif que les bénéfices précédemment récoltés n’avaient pas à être utilisés pour les augmentations de salaires accordées. La société, aux finances maintenant extrêmement tendues, se retrouve au milieu d’un imbroglio juridique coûteux qui n’a, bien évidemment, pas été provisionné. Tout ceci sent la faillite.

En oui : le modèle de « récompense salariale » ainsi mis en place par Price ne fonctionne tout simplement pas et entraîne des effets de bords désastreux. En effet, il survalorise les moyens, les médiocres voire les mauvais en leur donnant artificiellement plus que leur valeur de marché. Dans la foulée, il dévalorise les bons en les payant marginalement moins bien (la valeur de leurs heures supplémentaires s’effondre), et aussi en écrasant le différentiel subjectif : non seulement, il devient inutile de faire des heures supplémentaires, mais en plus l’écart entre bon et mauvais n’est plus palpable ce qui n’incitera personne à faire des efforts. En outre, il envoie un message très ambigu aux clients (dont certains prennent peur d’un renchérissement des services, notamment).

Autrement dit : Price a augmenté ses coûts (les salaires), a mis en danger ses entrées (ses clients), et a diminué la productivité par tête de pipe.

well done old chap

Il faut se rendre à l’évidence : certaines idées, à la fois simples et parfaitement idiotes, aboutissent systématiquement à un échec. Et pourtant, loin d’être rapidement abandonnées, elles s’installent dans les esprits et les habitudes au point que, malgré leurs échecs répétés, les individus, les peuples ou les entreprises persistent à les appliquer avec assiduité, renouvelant sans cesse le bestiaire des bides de leurs applications. Ces idées seront systématiquement jugées à leurs intentions, généreuses, mais jamais à leurs résultats, catastrophiques.

Dans ces idées idiotes, l’égalitarisme et son pendant, le socialisme, sont des exemples frappants. Et devinez ce qu’on applique en France ? …

salaire minimum - minimum wage and imagination

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Source : http://h16free.com/2015/08/10/40495-le-socialisme-ne-marche-pas-meme-en-petit


Une vraie chance de médaille d’or

dimanche 9 août 2015 à 10:00

Il a rapidement été entendu qu’en l’échange de votre argent, l’État s’occuperait de votre sécurité par une armée solide et entraînée. Puis on a convenu aussi vite que la justice, la diplomatie, la monnaie, l’éducation, la culture et la santé pourraient bénéficier de ses bons offices. Les impôts ont augmenté en conséquence, et l’État s’est retrouvé propulsé premier intermédiaire dans toutes ces interactions sociales. Comme il est enfin apparu que faire des activités physiques, c’était aussi une bonne façon de conserver la santé, pouf, il fut décidé que l’État s’occuperait aussi du sport.

Mais bon, force est de constater que faire en sorte que l’État s’occupe du sport, c’est un peu comme mettre Marc Dutroux à la tête d’une école maternelle : les effets de bords seront nombreux.

Losing : if at first you can't succeed, failure may be your style.

Ainsi, demander à l’État de s’occuper du sport à l’école, c’est s’exposer à une gangrène intellectuelle de l’activité physique, par exemple via l’explosion de termes alambiqués et ridicules qui imposeront aux jeunes sportifs de « devoir traverser l’eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête dans un milieu aquatique profond standardisé » (nager dans une piscine), de « rechercher le gain d’un duel médié par une balle ou un volant » (jouer au tennis), ou de « vaincre un adversaire en lui imposant une domination corporelle symbolique et codifiée » (i.e. faire de la lutte).

Ainsi, demander à l’État de s’occuper du sport dans la société, c’est s’assurer que le contribuable ne prendra plus jamais plaisir à exercer une activité physique. D’ailleurs, il n’a plus le choix : même en ne faisant rien, il participe un peu à tout et devient au moins sur le plan fiscal un athlète de haut niveau inscrit à toutes les fédérations, tous les sports, toutes les passions avec et sans élasthanne moulante aux couleurs fluo. En effet, toutes les occasions sont bonnes pour qu’enfin, l’argent de tous puisse irriguer les lubies de certains. Magie du sponsoring public, l’État est devenu partie prenante ou plutôt « donnante » de matchs sportifs, de compétitions locales, régionales, nationales ou internationales, au travers de collectivités territoriales toujours plus endettées.

Youpi ! Enfin le contribuable peut participer, si ce n’est en présence ni en adhérant, mais au moins financièrement et volens nolens, aux concours boulistes, aux tournois de pelote, aux compétitions footballistiques qui arborent fièrement l’étendard de la ville, du département ou de la région où il paie ses impôts. Plus joyeux encore, le contribuable frétillera d’aise en apprenant que les fédérations qu’il soutient le plus de ses deniers (en proportion de leur budget) ne sont pas forcément les plus démocratiques ou les plus pratiquées puisqu’on retrouve en tête de liste le pentathlon moderne, la lutte, l’aviron, le ski nautique ou l’escrime. Mais baste, qu’à cela ne tienne puisqu’en application étrange d’un principe olympique, l’important pour les collectivités n’est pas de gagner (en équilibre comptable), mais de participer (financièrement) !

Logiquement, les associations, voyant débouler cette manne quasi-inépuisable dans leurs caisses, ont enflé leurs demandes, grossi leurs dépenses et se sont habituées à flirter dangereusement avec des pratiques comptables douteuses. On ne compte plus les malversations, magouilles et autres coups de force dans certaines associations ou fédérations pour s’assurer un accès privilégié au robinet à subsides, depuis les boulistes méridionaux jusqu’aux fédérations de danse.

epic failOn retrouve bien sûr les mêmes mécanismes plus loin, plus haut et plus fort, au niveau des institutions internationales : quelques décennies ont suffi pour transformer les États en aspirateurs à finances indirectes pour le compte de la Fédération internationale de football association (FIFA) et du Comité International Olympique (CIO), soit lorsqu’il engagent les deniers publics pour aménager les infrastructures des manifestations que ces associations organisent, soit lorsqu’il s’agit de verrouiller à tout prix la tenue de ces manifestations avec des arguments sonnants et trébuchants.

Là encore, on ne doit pas écarter l’aspect bénéfique de cette implication du contribuable aux niveaux les plus élevés du sport mondial puisque cela lui permet d’être réellement concerné par le curling (après tout, cette belle piste lisse et glacée, c’est lui qui l’a payée), le lancer de marteau (après tout, ce joli gazon verdoyant qu’on va trouer à coup de boulets, c’est lui qui l’a payé), ou ces myriades de disciplines qui, si elles n’avaient pas les solides béquilles de la subvention publique, auraient disparu depuis longtemps.

Devant ces constats, on ne peut arriver qu’à une seule conclusion : l’État, systématiquement placé entre les sportifs, les spectateurs, les adhérents et les organisateurs, est devenu l’intermédiaire incontournable de tous les sports, et mécaniquement, le seul sport planétaire qui peut se targuer de rassembler autant de monde, de toutes origines, de tous les sexes et de tous les âges ou à peu près, c’est ce sport magique de La Chasse à l’Argent Public. Il s’agit d’une discipline olympique vieille comme le monde mais devenue récemment professionnelle, et qui consiste à trouver son bonheur et sa richesse dans la poche des autres en prétextant pratiquer l’une ou l’autre activité sportive qui, moyennant un peu de lobbying, pourra prétendre intéresser quelques électeurs, et donc quelques politiciens, et donc tous les contribuables.

On peut croire à une boutade, mais il n’en est rien. Cette discipline n’est pas à négliger : en l’espèce, elle est la seule qui assure à la France une médaille d’or, tant nos équipes de Chasse à l’Argent Public sont extraordinairement encadrées, coachées, surentraînées et superbement motivées. Et en cette période de crise, de doutes et d’interrogations devant un avenir incertain, quel meilleur message envoyer à nos compatriotes que celui d’une fiscalité vigoureuse, d’un lobbying pétulant et d’une dépense publique tonique ?

Corruption : j'en veux moins, ou plus d'opportunité pour en profiter
—-
Ce billet a servi de chronique pour Les Enquêtes du Contribuable.

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Source : http://h16free.com/2015/08/09/39721-une-vraie-chance-de-medaille-dor


Quelques semaines à méditer

dimanche 12 juillet 2015 à 12:00

Et voilà, c’est les vacances. Le rideau se baisse, les lumières s’éteignent avant la reprise, quelque part en août, alors que la chaleur commencera à retomber. Comme à l’accoutumée, ce billet sera l’occasion de faire un petit bilan d’étape de ce blog avant la rentrée.

rideau

Tout d’abord, je tiens à vous remercier pour votre assiduité, tant sur le blog que dans les colonnes de Contrepoints, ou sur les réseaux sociaux, à retweeter mes frasques ou mes exactions sur Facebook. La fréquentation du blog continue à bien se porter, et je soupçonne un treizième lecteur d’être venu rejoindre les douze précédents acharnés dont certains vont jusqu’à poster l’un ou l’autre hardi commentaire en bas des articles.

Encore une fois, vos remarques, vos encouragements, vos partages (Facebook, Twitter, par e-mail même) sont la raison d’existence de ce blog et une excellente motivation pour m’aider à continuer. Et puis, partager mes articles sur Facebook, les retweeter, les ventiler par e-mail, c’est une excellente méthode pour débusquer le socialiste égaré qui se terre parmi vos amis, c’est la méthode garantie pour faire fuir de votre « mur social » Belle-Maman, honteuse communiste, c’est la voie rêvée pour éparpiller façon puzzle du jeune con so-so-solidaire avec l’argent des autres (et de Papa-Maman). Continuez. La chasse aux cons est toujours d’actualité, et comme le disait un certain Charles, c’est un vaste programme qui a besoin de forces vives.

J’en profite aussi pour vous remercier chaudement de l’accueil que vous avez réservé à mon petit opus sur l’écologie, toujours disponible sur le site de l’éditeur, ici ou auprès du grand Satan turbo-capitaliste habituel, Amazon. Pratique à lire à la plage, l’air décontracté et le sourire aux lèvres, il attirera l’attention sur vous, homme ou femme de lettres, et vous permettra de vous placer au dessus de la masse navrante des lecteurs de ces productions littéraires faciles, tirées à des millions d’exemplaires, aussitôt lues et aussitôt oubliées, qu’on distribue pour la plage entre deux chouquettes collantes. Agrémenté d’un cocktail de fruits ou d’un whisky single cask 12 ans d’âge, le Petit Traité d’Anti-Écologie vous permettra de dire Fuck The System avec un détachement et une classe que beaucoup, les doigts gras d’huile solaire et les mains prises par un Guillaume Mussot prévisible, vous envieront. Et puis, je dis ça, hein, je dis rien, mais son prix est extrêmement compétitif, et il existe en version électronique aussi. Pourquoi se priver ?

À présent, il est temps de vous laisser. Quelques semaines à regarder – goguenard mais coi – s’agiter en battant des bras impuissants les imbéciles qui font semblant de diriger la France, ce sera intéressant. Prenez des notes. Gardez des liens sur les meilleures nouvelles. Soyez vigilants : l’État veut votre bien vos biens (et plus encore).

Bonnes vacances !

maldives - CC0 Domaine Public

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Source : http://h16free.com/2015/07/12/40437-quelques-semaines-a-mediter


Petit plan de contingences utile en période agitée

dimanche 12 juillet 2015 à 11:00

Il sera apparu aux lecteurs les plus sagaces que la période actuelle est tout de même assez tendue. Même si l’on fait abstraction du climat qui, obligatoirement, se réchauffe (et obligatoirement par la faute de l’homme, notamment du blanc hétérosexuel occidental), on ne peut plus guère ignorer l’avalanche de signes inquiétants qui s’accumulent autour de nous.

Sur le plan politique, qui peut nier que l’actuelle coterie de dirigeants, qu’ils soient européens, américains, russes, chinois, japonais ou même du Vatican est assez consternante de médiocrité et que leurs petites agitations quotidiennes n’augurent absolument rien de bon alors que la situation globale nécessiterait calme, pondération et réflexion ? De la même façon, les problèmes économiques s’empilent de façon préoccupante. Le Japon n’est toujours pas sorti de l’auberge, la Chine vient de l’y rejoindre en supportant un krach mémorable, le Moyen-Orient n’est plus qu’une vaste pétaudière pétroléo-islamique où les puissances occidentales tentent toutes leurs dernières armes et les stratégies géopolitiques les plus ridicules avec un succès franchement mitigé. En Europe, la Grèce montre le chemin que personne ne veut prendre mais que tout le monde, consciemment ou non, continue pourtant d’emprunter à petits pas cadencés. Aux États-Unis, l’ambiance (qui n’était pas franchement à la rigolade non plus) ne s’est pas améliorée malgré les exhortations de tous les shamans keynésiens et autres socio-démocrates débridés qui sévissent là-bas.

Plus proche de nous, en France, les membres du gouvernement servent essentiellement de tapisserie en attendant d’hypothétiques inversions de courbes que leur bagage scientifique, mathématiquement nul, ne leur permet pas de décrypter de toute façon. Le pays ne tient plus que par la force d’habitudes millénaires que, dans sa puissante stupidité, le bouffon cynique sans vision, culture ou classe qui en a pris la tête tente par toutes ses actions de saboter quotidiennement. La justice, la police, les médias ne sont plus pilotés que par l’idéologie, elle-même progressivement en déroute à mesure que des générations entières d’analphabètes mal dégrossis se hissent dans leurs rangs à force d’examens bâclés, de diplômes en cartons, de médailles en chocolat (industriel) et de nivellement par le bas.

Bref, le moment n’est peut-être pas tout à fait le meilleur pour verser dans l’optimisme le plus débordant. Et si le pire n’est pas certain, il reste fermement possible pour les prochains mois tant on peut constater l’accumulation d’abrutis finis aux postes-clefs du pays.

optimism

Mais bon, oh là, pas de quoi s’effondrer ! Il ne sera pas dit que je clôturerai ce mois de juillet sur un constat aussi catastrophique sans fournir quelques éléments de réflexion, notamment sur l’indispensable petit plan de contingences utile alors que la période s’annonce à l’évidence plutôt agitée.

Pour ceux qui ont compris dans quelle direction va le pays, il existe plusieurs options crédibles et réalisables de préparation.

La première, bien sûr, consiste à aller voir ailleurs si l’herbe ne serait pas plus verte. Choisi avec soin, un pays d’expatriation permet de constater qu’en fait, si, l’herbe est bien plus verte qu’en France. Comme, bien sûr, chacun se fixera des objectifs différents du voisin, il me paraît inutile ici de recommander un pays plus particulièrement aux autres. Notons cependant qu’en piochant dans une liste par exemple composée de l’Irlande, la Nouvelle-Zélande, l’Australie, le Canada, la Suisse, Hong-Kong, Singapour, Danemark, Angleterre, ou, plus simplement, en sélectionnant l’un des pays arrivant plutôt dans le haut du tableau des pays classés par indice de liberté économique, on prend un risque modéré de désappointement, d’autant plus que ce dernier indice est fortement corrélé avec le revenu par habitant et inversement avec le taux de chômage.

Bien évidemment, l’expatriation (ou l’immigration, selon le point de vue) n’est pas chose facile et certains ne pourront s’y résoudre. Soit.

La seconde option consiste alors à se préparer, localement, à l’inévitable « débouclage » des positions hardies que la France a prises dans certains domaines, qu’ils soient économiques, politiques ou sociaux. Que voulez-vous, les 2000 milliards de dette ont bien été contractés. Les payer sera douloureux, les effacer aussi. Dès lors, à titre individuel, il est intelligent de prévoir quelques aménagements dans ses habitudes pour éviter les mauvaises surprises.

Ainsi, au contraire de certains Grecs qui n’ont rien voulu voir venir, disposer d’un confortable montant de liquide permet de se prémunir d’une fermeture brutale des guichets. Lorsque les banques deviennent subitement inaccessibles, c’est rarement pour des raisons techniques, et rarement pour quelques heures. Deux à trois semaines semblent une bonne moyenne. Dès lors, disposer de liquide à hauteur de ce qu’on utilise sous cette forme en un mois paraît raisonnable (le montant dépend de chacun, bien sûr). De la même façon, une pénurie de denrées de bases étant toujours possible en cas de soucis d’approvisionnements, stocker quelques boîtes de conserves, des aliments secs (riz, pâtes, cocaïne) et, pourquoi pas, un peu de matériel de camping (réchaud, petites bouteilles de gaz, mortier de 60 mm) permet de tenir plusieurs jours sans soucis. On pourra y ajouter quelques bricoles toujours utiles dans toutes les situations (chacun pourra se constituer une liste de son choix, allant des piles AAA aux briquets ou à la bouteille de Cognac si le cœur vous en dit).

life : nature's way to keep meat fresh

Notez qu’il ne s’agit pas ici de verser dans le survivalisme, mais de rappeler qu’un peu de prévoyance ne nuit pas : en cas de souci, cela permet souvent de gagner des heures d’autonomie et de garder son calme. Et de la même façon, disposer d’alternatives à la monnaie papier n’est pas un mauvais choix. Si se procurer de l’or est assez simple, dans la problématique qui nous intéresse, on préfèrera se procurer des pièces d’or et d’argent de petite valeur (typiquement, le 10 Francs Or ou le 20 Francs Or de l’Union Latine peuvent faire l’affaire puisque tournant autour de 100 et 200€ pièce, ainsi que les pièces d’une once d’argent, autour de 20€).

En général, rien de tel qu’un peu de plomb pour protéger son or et son argent : tant qu’on le peut, on se procurera facilement des armes à feu soit en allant la chercher dans la Cave À Momo, soit, plus pragmatiquement (et moins risqué) en s’inscrivant dans un club de tir, ou en achetant des armes à poudre noire, légales et tout à fait opérationnelles. Et tant qu’on y est, pourquoi pas une arbalète, diablement efficace à courte et moyenne distance ?

Enfin, pour les plus volontaires, il restera toujours l’option de devenir un résistant de l’intérieur. Cela peut passer par un petit jardin potager qui, sans s’assurer l’autonomie alimentaire (illusoire) permet de s’approvisionner facilement en denrées de base, voire en éléments de troc. Cela peut aussi passer par une diminution de sa « surface administrative » : effectuer un maximum de transactions en liquide, moins ou plus du tout de voiture (ce qui évitera un paquet de papiers en préfecture), ne conserver sur son compte bancaire qu’un solde de roulement à peine positif, le reste étant loin des institutions bancaires (chaque versement d’importance, revenu ou autre, étant rapidement sorti sous forme liquide ou investie dans des biens durables), se passer de téléphone portable, etc… Si une ligne internet est utile, elle doit être protégée (VPN, Tor, j’en ai déjà parlé).

Ne vous y trompez pas : tout ce qui est décrit ici n’est pas un appel à un retour, illusoire et inefficace, à une vie à la campagne, loin de tout, en ermite, pas plus qu’il ne s’agit ici d’expliquer, à mots couverts, que la situation est à ce point grave que tout va bientôt s’effondrer. Non. C’est un simple rappel de précautions des options qui s’offrent à tout individu averti, à tout hasard.

En réalité, la France et ses habitants en ont vu d’autres et s’il y a, dans les prochains mois ou les prochaines années, des périodes troublées, on peut aussi se rappeler de la solidarité réelle qui existe naturellement entre gens de bonne volonté. Le socialisme dégoulinant et pervasif dans lequel le pays est plongé n’a pour le moment pas encore réussi à faire totalement disparaître cette charité naturelle, et ce réel lien social. C’est ceux-là qui permettront au pays de se relever, une fois débarrassé de ses parasites et de son élite néfaste. Misez dessus : c’est une valeur sûre.

Quoi qu’il arrive, l’année n’est pas terminée et elle promet encore plein de joyeux rebondissements. Et gageons en tout cas qu’avec un type comme François Hollande à la tête du pays, entouré d’aussi fines lames que Royal, Valls, Taubira, Cambadélis, Hidalgo, j’en passe et des pires, on ne manquera pas de matière pour se fendre la pipe.

Préparez-vous.

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Source : http://h16free.com/2015/07/12/40222-petit-plan-de-contingences-utile-en-periode-agitee


Comment l’État plie lâchement devant la SNCM

vendredi 10 juillet 2015 à 09:00

Le « dossier » SNCM s’épaissit encore. Encore, parce que pour ceux qui suivent ces colonnes régulièrement et l’actualité en général, il ne sera pas difficile de se souvenir des multiples rebondissements qui se sont déjà accumulés dedans, rebondissements qui ont parsemé la vie, et surtout l’agonie, longue, douloureuse et pleine de violence, de cette société nationale chouchoutée par des syndicats maintenant prêts à tout, y compris le pire.

Et si vous voulez vraiment repasser le film, glauque, de cette compagnie maritime, vous pouvez même le faire grâce à un fort joli montage interactif réalisé par Le Figaro. Depuis la perte de son monopole, en 2000, incapable de se réformer et d’encaisser une concurrence privée et nettement plus rigoureuse dans ses comptes et la qualité de son service client, la SNCM n’a pas cessé de s’enfoncer pour passer progressivement des pages « Tourisme » aux pages « Faits Divers » puis « Économie » en passant par la rubrique « Banditisme », en attendant, l’un de ces prochains jours, la rubrique nécrologique.

Et dans ce nouvel acte, on apprend que la CJUE (Cour de Justice de l’Union Européenne) vient de condamner la France, cette dernière n’ayant pas jugé bon de récupérer les massives subventions larguées illégalement à cette compagnie placée en novembre 2014 en redressement judiciaire et en risque de liquidation. Selon la Commission, ces subventions perturbent la concurrence avec les autres compagnies maritimes, privées et sans aides, elles. Pire : la moitié de ces aides joufflues a été versée de 2007 à 2013 pour assurer les liaisons entre la Corse et le continent, en pleine période de pointe, alors que les voyageurs abondent et que ces aides ne sont donc, a priori, pas nécessaires.

Et si on parle ici de subventions massives, c’est parce que le montant jugé litigieux par la CJUE s’élève à 440 millions d’euros, ce qui représente quand même un sacré paquet d’argent qu’un bon nombre de smicards, dans un bon nombre d’entreprises, aurait sans doute aimé toucher mais qui n’en verront pas la couleur, l’État leur préférant une société en faillite à la qualité de service franchement discutable, sous la coupe d’un syndicat à la souplesse de verre de lampe et décidé à terminer l’affaire à grand coup de barre à mine ou d’explosifs s’il le faut.

Mais le plus beau n’est pas là.

Pour justifier sa molle inaction à récupérer les subventions indues, l’État français a trouvé le courage (et un toupet certain) d’argumenter qu’au vu de la situation de la compagnie à la dérive, en cessation de paiement depuis le 4 novembre 2014, et qui a enfilé les conflits sociaux comme des petites saucisses sur les brochettes d’un barbecue syndical, il ne valait mieux pas enquiquiner la SNCM avec ces délicates questions d’argent au risque de provoquer des petites tensions locales. Autrement dit, l’État s’est déclaré dans l’impossibilité d’exécuter la décision de la Commission à cause de risques de graves troubles à l’ordre public pouvant aller jusqu’au blocage du port de Marseille. En outre, tout tripotage, même de loin (et même avec des pincettes à barbecue syndical) de la convention de délégation de service public en faveur d’un autre opérateur économique risquait de provoquer suffisamment de problèmes pour qu’il n’en soit surtout pas question.

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Oui, vous avez bien lu : l’État ne peut pas aller récupérer les 440 millions d’euros d’aides indues auprès de la CGT-Voyages SNCM tout simplement parce que si jamais il fait juste mine d’essayer, certains des salariés de la compagnie mettront le port à feu et à sang. Vraiment, la réalité n’est pas trop bisou avec l’État français : le voilà qui donne un petit peu d’argent gratuit du contribuable à une aimable société en difficulté, et alors même que cette société montre tous les signes d’une reprise vigoureuse de son chiffre d’affaires et la ferme intention de fournir un service exceptionnel à la Nation reconnaissante, voilà-t-y pas que la méchante Cour de Bruxelles reproche à l’État d’avoir trop prêté main forte au fleuron du transport maritime de voyageurs français, et, pire que tout, voici que la gentille société menace de tout péter si jamais il tente de récupérer son dû. Zut et crotte, la vie est vraiment trop injuste !

on appelle cela du foutage de gueule

L’État de droit français, illustré dans toute sa splendeur, laisse ici fort songeur. Évidemment, des douzaines d’idées devraient traverser l’esprit fertile et aguerri du contribuable français, habitué à trouver toutes les petites combines pour diminuer son impôt dans ce qu’il est maintenant convenu d’appeler l’enfer fiscal républicain. On sait déjà que, plutôt que conserver des dépenses en rapport avec ses revenus, mieux vaut acheter toujours plus et déclarer ces dépenses dans un « Budget de Révolte » en l’estampillant Bartolone. Et plutôt que rembourser des dettes, utilisez l’arme subtile du référendum en famille pour en voter un rejet ferme et définitif. Si ça marche avec les Grecs, ça doit marcher pour vous aussi, y’a pas de raison. La SNCM nous offre une nouvelle méthode de barbotage d’optimisation fiscale : plutôt que payer ses impôts, autant se syndiquer et déclarer que cet argent n’est qu’une subvention au Service National de Contribution Modéré, et menacer de faire sauter l’un ou l’autre monument fiscal si on vient vous réclamer un dû quelconque (pour plus de crédibilité, allez d’abord vous servir en explosifs et en détonateurs auprès de l’armée, il paraît qu’ils bradent actuellement).

Bon, bizarrement, l’argument « Mais madame la Cour, si jamais on va chercher notre argent, ils vont tout péter ! » n’a pas convaincu. La Cour de justice européenne l’a balayé et considéré méchamment que « la France n’était pas dans l’impossibilité de récupérer les aides », non mais dites donc un peu des fois. Et comme en plus, la France a déjà passablement irrité l’exécutif européen en renvoyant à leurs études les éventuels repreneurs de la société nationale de catastrophe maritime, la Commission est passée en mode « sanctions financières » qui ne tarderont plus beaucoup.

Autrement dit, ou bien l’État récupère les 440 millions et déclenche la guerre dans le port de Marseille, pourtant réputé pour son calme, sa fiabilité et la qualité de ses services, ou bien l’État va se prendre une solide amende sur le coin de la figure, alors même qu’il ne baigne pas précisément dans le pognon actuellement (d’autant qu’il est attaqué de toutes part, même par les chevaux de retour). Dans un cas comme dans l’autre, il est probable que le contribuable sera mis à rude épreuve, soit pour réparer les exactions d’un groupe d’olibrius, soit pour payer une sanction qui aurait facilement pu être évitée.

On avait vu avec l’affaire UberPOP à quel point l’État français n’était plus qu’une parodie d’État de droit. Chaque jour qui passe, on découvre un nouveau pan de la veulerie de nos élus, de nos dirigeants, qui laissent tous les jours un peu plus la République se faire piétiner par la syndicratie, virulente mafia dont la gangrène s’est maintenant répandue partout dans le pays. À cet aune, on comprend qu’il n’y aura pas, en France, la moindre réforme, le moindre changement de trajectoire. Ce sera le mur, droit devant, tête première et à fond de train.

Ce pays est foutu.

Assemblée : CPEF

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Source : http://h16free.com/2015/07/10/40397-comment-letat-plie-lachement-devant-la-sncm