PROJET AUTOBLOG


Hashtable

Site original : Hashtable
⇐ retour index

Affaire DSK : l’éléphant qui cache le diplodocus

mardi 3 février 2015 à 09:00

À nouveau, Dominique Strauss-Kahn fait la une des journaux et des gazettes en ligne. L’ex-patron du FMI, le Fonds monétaire international, serait le principal bénéficiaire de soirées libertines à Paris et Washington comptant de nombreuses prostituées, pour lesquelles l’ex-ministre socialiste prétend n’avoir jamais su qu’elles étaient rémunérées et qui lui valent d’être mis en examen pour proxénétisme aggravé avec treize autres prévenus.

On peut regretter de la place prise par cette affaire, mais en réalité, ce n’est pas étonnant.

D’une part, le reste de l’actualité ne fait pas vraiment rêver ou n’intéresse guère. Les élections dans le Doubs sont d’une banalité consternante. Comme prévu, le FN est arrivé en tête, comme prévu, le second en lice (ici, le PS) réclame l’assistance du troisième (l’UMP) dans des jérémiades grotesques, et comme prévu, l’UMP se retrouve coincé par une presse manichéenne qui assimilera toute position neutre à un soutien explicite au FN, histoire de ne laisser personne indemne. En face, cette affaire DSK fait figure de divertissement où au moins l’issue (condamnera-t-on DSK, ou pas ?) est incertaine et qui ne risque pas d’éclabousser le pouvoir en place, le mis-en-examen ayant pour ainsi dire été répudié par son parti.

D’autre part, cette affaire a tout pour plaire à l’œil salace du lecteur moyen. Entre le contexte fait d’hôtels luxueux et de jolies filles, l’aspect graveleux voire pornographique des descriptions nécessaires à l’instruction et que les journalistes s’empressent de relater dans leurs colonnes, et la nature des accusations (proxénétisme) qui pourraient entraîner des peines très lourdes pour un ancien baron de la politique, tout est réuni pour une grande pièce de théâtre médiatique. Ce serait dommage de s’en priver.

Enfin, il ne faut pas perdre de vue que cela mouille une célébrité de la politique avec un milieu interlope. La presse s’est toujours délectée de ces affaires oscillant entre la brigade des mœurs, la brigade des stups ou la brigade financière, et le monde politique qui ne pourrait prospérer sans tremper régulièrement ses petits doigts boudinés dans des mœurs dissolues, des stupéfiants revigorants ou des finances facilement détournées. Bref : du polar à pas cher, là encore, on voit mal comment une presse qui a bien du mal à intéresser des lecteurs passerait à côté d’un si facile gibier.

DSK

On parlera donc amplement de Dodo la Saumure, de son vrai nom Dominique Alderweireld, propriétaire de plusieurs établissements de prostitution en Belgique le long de la frontière française. On abordera, par de sympathiques petites infographies, le rôle de chacun des protagonistes histoire de permettre aux lecteurs, avides d’informations essentielles et pertinentes, de bien situer qui faisait quoi, comment et pour combien, dans cette sombre affaire. On évoquera David Roquet, cet ex-directeur de la société Matériaux enrobés du Nord, une filiale du groupe de BTP Eiffage dans le Pas-de-Calais, ou encore Fabrice Pazskowski, ce responsable de société de matériel médical dans le Pas-de-Calais, et dans la foulée, Virginie Dufour, ancienne compagne de Fabrice Paszkowski, dirigeante d’une société d’événementiels.

On étudiera les interactions des uns et des autres, et d’un article de presse à l’autre, on essaiera de savoir vraiment si l’ex-patron du FMI était au courant que les demoiselles convoquées pour ses bons plaisirs étaient rémunérées. On tentera même (comme cet article du Monde) de savoir si tout ceci ne tournerait pas autour d’une spécification un peu trop large du proxénétisme, dont la définition au sens pénal aurait fort mal vieilli sur les vingt-cinq dernières années.

Tout ceci est bien bon, pas très intéressant, mais cela permet tout de même de couvrir des portions assez considérables de papier (qui sera rapidement recyclé, je rassure l’écolo qui sommeille en vous) et de mobiliser un nombre conséquent d’octets sur le web (qui seront aussi réutilisés, magie du numérique). Et si l’on factorise le fait que cette affaire, en remettant une bonne couche de DSK, de stupre et de luxure au devant des journaux, permettra sans aucun doute d’occuper la population loin du chômage, de la crise grecque et des patouillages artistiques du Président, on comprend que la presse a tout intérêt à s’y attarder.

En revanche, on ne peut que constater, encore une fois, le peu de cas qui est fait sur les motivations réelles, probables et logiques des protagonistes à mettre en place ce genre de parties fines à l’avantage d’un patron du FMI et (à l’époque) d’un très probable futur Président de la République. Pourtant, tenter de trouver ces motivations et expliquer ce contexte-là me semble assez indispensable.

En effet, on doit comprendre que nos loustics faisaient tout ce qu’ils ont fait pour s’attirer les bonnes grâces de DSK. On pourrait jouer le niais et imaginer que ces gens se contentaient de faire des petits cadeaux sympathiques à un ami cher, sans rien en attendre en retour (sachons vivre, bisous, tout ça), mais la réalité est probablement bien plus pragmatique : le potentat était connu pour un appétit libidineux quasiment inextinguible. Il était aussi connu pour avoir le bras long, des appuis dans tous le PS, des réseaux au niveau national puis international grâce à son poste américain, et était de surcroît pressenti pour occuper la plus haute distinction républicaine. Pour ceux qui le pouvaient, être son « ami » et dans ses petits papiers à ce moment-là signifiait à l’évidence obtenir en retour de juteuses prébendes, de beaux marchés publics, de gros avantages ou d’immenses bénéfices pas forcément financiers, un peu plus tard, lorsque la belle position serait débloquée.

hotels 5 étoilesDe ce aspect, de l’évidente corruption dont DSK faisait l’objet, il n’est pas question. Pourtant, difficile de passer à côté des sociétés que ces personnes dirigeaient : une filiale d’un groupe de BTP, qui vit de la commande publique, une société de matériel médical pour laquelle des hôpitaux publics constituent des clients potentiels juteux et évidents, une société d’événementiels comme le fut, par exemple et totalement au hasard, une société comme Bygmalion qui défraya la chronique pour un autre parti.

Cette énième affaire DSK, aussi glauque que la précédente, n’éclaire pas franchement plus son personnage central dont les mœurs sexuelles débridées sont maintenant connues de tous mais sur lesquelles la presse va revenir avec délectation. Elle éclaire en revanche très bien les petits arrangements, les renvois d’ascenseurs, les jeux de pouvoir et d’amitié qu’il y a entre les politiciens et certaines entreprises. Cette affaire est en réalité d’une banalité assez morne pour qui connaît la politique dans ce pays en voie de décomposition avancée, et montre parfaitement la collusion des politiciens avec un certain milieu.

Mais voilà : pour la plupart des journalistes, cet aspect sera oublié. Trop pornographique, sans doute.

J'accepte les Bitcoins !

1JEJoTRiVdN8qoCJNVzEUDuVSiZsHKMANG

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Source : http://h16free.com/2015/02/03/36928-affaire-dsk-lelephant-qui-cache-le-diplodocus


Immobilier : la situation est critique, le gouvernement temporise.

lundi 2 février 2015 à 09:00

Alors que, malgré les agitations frénétiques du gouvernement, la construction de logements neufs s’est gamelée en 2014 à un niveau historiquement bas (297.000 unités), la ministre du Logement (une certaine Sylvia Pinel, aux dernières informations) a rappelé que tout n’était pas complètement plié et que, tant qu’à s’agiter frénétiquement, autant le faire en claquant une solide enveloppe de 5 milliards d’euros supplémentaires.

Eh oui : il faut ce qu’il faut : si une solution essayée à grand frais par un gouvernement ne fait que provoquer un four, l’idée géniale consiste à réessayer, mais en plus fort.

Le PTZ+ (Prêt à Taux Zéro Trop De La Balle) , la soluce !Ainsi, même si les prêts à taux zéro ont largement permis à des familles à peine ou non solvables de s’endetter sur trente à cinquante ans pour un logement loin de tout en carton bouilli, il doit rester encore quelques gogosfamilles à embringuer dans ces affaires pour faire de la France une terre de propriétaires. Et même en maintenant contre tout bon sens une bulle de prix immobiliers bien trop élevés à coup d’aides multiples et diverses, on n’a pas réussi à faire pousser les logements comme on se l’était tout à fait arbitrairement fixé. La conclusion logique est qu’il va falloir encore plus d’aides, encore plus de subventions, encore plus de bricolages législativo-administratifs.

C’est donc logiquement que la ministre propose le gonflement du PTZ+ et la création d’une nouvelle catégorie de logements intermédiaires dont les loyers seront moins chers que dans le secteur privé mais plus chers que dans les HLM. Ce sera à la fois simple à mettre en place, facile à surveiller, et aisé à rentabiliser, comme l’ont prouvé les retombées, nombreuses et réjouissantes, de la loi ALUR de la précédente ministre Duflot.

Bien sûr, tout ceci n’ira pas sans l’ajout d’une subtile pincée de coercition : Pinel entend aussi obliger les maires récalcitrants à respecter leurs contraintes légales sur les HLM à faire bâtir, parce que les manœuvres dilatoires sur le mode « Tout ça risque de coûter fort cher », ça va bien deux minutes. Et tant pis pour ces communes déjà lourdement endettées avec des prêts souscrits n’importe comment et indexés sur un Franc Suisse qui vient d’exploser récemment, les entraînant dans des spirales d’endettements insoutenables. L’argent, on le trouvera, c’est une évidence ; ce n’est pas comme si l’État pouvait faire faillite, hein, non mais oh, à la fin.

D’ailleurs, une piste se dessine déjà à l’horizon : pour trouver des miyards afin de relancer (encore et encore) l’industrie du logement, de la construction et des emprunts bancaires rigolos, il va falloir faire des économies, qui, si elles ne sont décidément pas faciles à faire, n’en existent pas moins. Et plus encore à propos, c’est là qu’intervient un rapport de l’IGF, l’Igas et la CGEDD, sur les aides au logement en France, et dont ces organismes expliquent qu’« au vu des fonds publics engagés, les résultats ne sont aujourd’hui pas à la hauteur des attentes. »

Ces organismes ont passé en revue l’ensemble des petits robinets divers et variés qui concernent justement les aides au logement pour en arriver à la conclusion … qu’il vaudrait mieux les stopper. Par exemple, même une petite modulation des APL (aides personnelles au logement) — qui coûtent tout de même 17 milliards d’euros pour distordre assez violemment le marché via un « effet inflationniste massif » absorbant 50 à 80% de l’aide en question — permettrait d’économiser rapidement des centaines de millions facilement ré-orientables dans l’une ou l’autre tubulure gouvernementale que la ministre s’empressera de trouver pour arroser le secteur de la construction.

affordable housing

Plus amusant, le même rapport préconise aussi la remise à plat des avantages fiscaux destinés aux investissements dans l’immobilier neuf, comme les dispositifs Duflot et Pinel, qui ont le désagréable inconvénient d’introduire des effets inflationnistes sur les prix du foncier. Au passage, on notera que les mêmes causes (aides fiscales, APL) produisent les mêmes effets (inflation des prix) et on ne pourra s’empêcher d’observer que les services de l’État parviennent enfin, des années après, aux mêmes conclusions que les libéraux qui ont toujours dénoncé ces aspersions idiotes d’aides tous azimuts.

Enfin, le rapport propose de supprimer purement et simplement la prime offerte par l’État sur le Plan d’Épargne Logement (PEL), autant apprécié des ménages qu’il est rarement utilisé pour obtenir des crédits immobiliers.

Devant ces révélations, la pauvre ministre est en position délicate : d’un côté, elle est certainement assez heureuse de trouver là une piste sérieuse d’économies lui permettant d’injecter un bon gros paquet d’argent gratuit dans une tubulure qu’on lui a intimé l’ordre de déboucher sous pression. De l’autre, elle sait pertinemment que l’arrêt de ces aides et de ces primes provoquerait une telle vague de mécontentement qu’elle perdrait sa place (au moins).

immobilisation générale pour le logementRassurez-vous pour la brave m’ame Pinel : elle est maintenant rompue aux techniques habituelles de politiciens et a donc déjà, sans se démonter, annoncé la prochaine création d’un magnifique Groupe de Travail Parlementaire, qui est aux projets politiques encombrants ce que sont les six porteurs d’un cercueil officiel.

Quant à une éventuelle réforme des APL, même si ces dernières sont, de l’aveu d’un nombre grandissants d’acteurs, distribuées n’importe comment à n’importe qui et provoquent (on l’a vu) des distorsions de marché néfastes pour tout le monde, la ministre a d’ores et déjà déclaré qu’il était hors de question de les tripoter même avec un bâton tant la question était épineuse.

Dans l’immobilier, il est maintenant parfaitement clair qu’on connaît les problèmes (une croissance anémique, des constructions trop peu nombreuses), on connaît leurs causes (des aides et une fiscalité grossièrement inadaptées) et on a même des pistes sérieuses évoquées dans le rapport pour y remédier.

Bref : tout le monde est au courant du pourquoi et du comment, et la situation est critique. Il est donc urgent de ne rien faire.

Ce pays est foutu.

J'accepte les Bitcoins !

1KpgDtEZbkbSER6FX4ArMrL5JNtecKjkKU

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Source : http://h16free.com/2015/02/02/36885-immobilier-la-situation-est-critique-le-gouvernement-temporise


Et maintenant une bonne surveillance de masse qui ne marche pas !

dimanche 1 février 2015 à 11:00

En matière de lutte contre le méchant terrorisme qui vient jusque dans nos bras égorger nos filles et nos compagnes, il semble évident qu’une action du gouvernement est indispensable et déjà, on sent poindre les débuts d’une forte agitation politique autour du sujet. S’en tenir là serait, cependant, oublier un aspect essentiel de la vie de tous les jours : le hasard.

Et celui-ci fait bien les choses puisque c’est non pas par l’action vigoureuse du premier ministre, du président, du ministre de l’intérieur ou des services de renseignements mais bien par celle des pompiers qu’un terroriste a été récemment arrêté dans ses néfastes projets. L’histoire pourrait prêter à rire si l’avenir républicain du vivrensemble et de la Bisounoursie Démocratique Française n’étaient pas en jeu ici.

Comme le rapporte un RTL tout effaré, tout a commencé le week-end dernier par une intervention des pompiers pour un incendie dans un domicile d’Orléans. Surprise des secouristes qui, en arrivant, découvrent des armes et des drapeaux de l’État islamique. Le feu éteint, ils décident d’appeler la police. Ce coup de fil aboutira au placement en garde à vue de plusieurs suspects par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), et la mise en examen de l’un d’eux le mercredi 28 janvier. L’enquête ne fait, semble-t-il, que débuter.

D’ailleurs, c’est le même hasard qui a fait tomber, l’été dernier, un journaliste d’une agence voisine de la rédaction de Charlie Hebdo sur deux individus, particulièrement menaçants, qui posent des questions sur le siège de l’hebdomadaire, et ce alors même que la surveillance du journal vient d’être allégée. L’anecdote est relatée dans le Canard Enchainé daté du 14 janvier 2015, et l’auteur de l’article précise que les deux hommes sont suffisamment inquiétants pour qu’on relève le numéro d’immatriculation de leur véhicule et qu’un signalement soit effectué dans le commissariat du 11ème arrondissement, signalement qui aboutira à la rédaction d’un procès-verbal.

Apparemment, les bienfaits du hasard s’arrêtent là puisque ce signalement, qui aurait certainement pu mettre la puce à l’oreille de la DGSI et de ses cellules anti-terroristes, n’a déclenché aucune suite concrète. On connaît la suite.

De là à en conclure qu’en matière de surveillance de masse, nos services de renseignement ne font finalement pas mieux voire moins bien, que les pompiers, les journalistes et surtout, le pur hasard, il n’y a qu’un pas qu’on franchira prudemment en se référant par exemple à quelques statistiques simples (mais pas simplistes) et qui montrent assez clairement, comme le note Floyd Rudmin, professeur de psychologie à l’Université de Tromsø en Norvège, qu’une telle surveillance de masse est mathématiquement complètement inefficace à trouver des terroristes.

« Suppose that NSA’s system is more accurate than .40, let’s say, .70, which means that 70% of terrorists in the USA will be found by mass monitoring of phone calls and email messages. Then, by Bayes’ Theorem, the probability that a person is a terrorist if targeted by NSA is still only p=0.0228, which is near zero, far from one, and useless. »
« Si on suppose qu’un système de surveillance de masse comme celui de la NSA est efficace à 70% (ce qui veut dire que 70% des terroristes aux Etats-Unis seront trouvés par ce système), alors en appliquant le théorème de Bayes, la probabilité qu’une personne ciblée par la NSA soit effectivement un terroriste est à peine de 2.28%, ce qui est très proche de 0 et inutile. »

Bref : la surveillance de masse, pour repérer des terroristes peu nombreux au milieu d’une foule, très nombreuse ne marche pas. La surveillance de masse d’internet, des téléphones, des e-mails, des communications interpersonnelles diverses et variées, pour trouver des cellules terroristes, ça ne marche pas. Là où la surveillance ciblée, à partir d’un travail de terrain, d’infiltration, de renseignement bien plus traditionnel, marche de façon raisonnablement fiable, la surveillance de masse de toute une population ne marche pas.

la vie des autres - ne marche pas

Le pire, c’est que tout le monde se doute bien que cette recherche minutieuse d’une aiguille dans une fabrique internationale de bottes de foin se soldera par une écrasante série d’échecs pour une toute petite poignée de réussites médiocres exhibées en trophées d’autant plus merveilleux qu’elles seront rares (et miraculeuses). Mais voilà : même si tout le monde s’en doute, tout le monde s’en fiche. La réalité nue et assez désagréable, c’est que l’écrasante majorité des Français veulent ardemment cette surveillance de masse.

Un article récent de ZDNet revient d’ailleurs sur l’état des lieux en matière de surveillance de masse, et notamment de surveillance sur les réseaux, à commencer par internet, avec les résultats qu’on connaît (c’est-à-dire à peu près nuls), et l’inquiétante montée parallèle et inexorable des demandes de plus en plus bruyante de la part du public pour un accroissement des moyens dans ce domaine, même et en dépit de ces échecs.

Accroissement irréfrénable et empilement d’échecs qui conduisent d’ailleurs Jérémie Zimmerman, cofondateur de la Quadrature du Net, à tenir des propos assez clair devant une Commission du Sénat consacrée à la question.

Pour lui (et on ne peut que lui donner raison), les empilements de lois sécuritaires et les dispositifs qui ont été mis en place ces dernières années n’ont à l’évidence pas empêché les attaques terroristes de début janvier, et on voit mal pourquoi un renforcement et une généralisation de la surveillance d’Internet seraient soudainement plus efficace. Il détaille d’ailleurs le mécanisme qui sera mis en place pour obtenir, en toute tranquillité, un nouvel accroissement de la surveillance de masse, en passant par la case « amalgame » pour le coup bien pratique, qui consistera donc à amalgamer la lutte antiterroriste avec la répression des propos haineux ou moralement douteux, la radicalisation ou que sais-je encore.

La suite, on la devine sans mal : sur-blocage qui affectera par effets de bord des sites nullement répréhensibles mais malheureusement dans la zone de bombardements législatifs, et surtout, multiplication des manœuvres d’évitement des terroristes qui se débarrasseront des technologies risquées pour passer intégralement sous le radar. Autrement dit, le système mis en place surveillera de très près les citoyens honnêtes et loupera complètement les cibles initiales. Encore un Epic Fail en préparation, et avec l’assentiment de la masse, de la majorité démocratique et joyeuse.

Je l’ai déjà dit dans de précédents billets : vous ne voulez pas de cette liberté qui vous fait peur ? Vous ne voulez surtout pas de la responsabilité qui va avec, parce qu’être un enfant qui court dans les jupes d’Etamaman est bien plus douillet ? Eh bien ça tombe très bien : nos politiciens sont justement là exprès pour vous retirer cette liberté qui vous encombre. Vous ne voulez pas du libéralisme ? Ça tombe encore mieux : plus personne ne vous en propose. Et de la surveillance de masse, vous allez en avoir.

Mais ne venez pas vous plaindre ensuite.

valls et la surveillance de masse

J'accepte les Bitcoins !

1KfuutZMUyLTQX9DbnEYtX3j8FBouc85td

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Source : http://h16free.com/2015/02/01/36905-et-maintenant-une-bonne-surveillance-de-masse-qui-ne-marche-pas


Même si « On est à l’os », quelques économies sont possibles

vendredi 30 janvier 2015 à 09:00

L’évidence est impossible à ignorer : l’austérité qui fouette les ministères français depuis un moment provoque une disette de fonds aggravée par une conjoncture très méchante qui refuse de plier ses courbes dans le bon sens. À ceci s’ajoute une politique de Gribouille illisible où les coupes décidées à un moment s’évaporent à la faveur d’une actualité chargée (comme dans nos armées récemment où le passage de vigipirate à l’écarlate aura fait fondre les départs prévus). Bref : le gouvernement a vraiment du mal à faire des économies.

Pourtant, il va bien falloir s’y mettre. C’est qu’il s’y est engagé (50 miyards en trois ans, a-t-il assuré, bravache). Et l’une des méthodes (assez habile, je dois dire) pour y parvenir consistera à intervenir de façon ponctuelle, désordonnée et brouillonne dans les entreprises au gré de l’actualité, des polémiques du moment et des urgences gouvernementales de l’heure.

creations d'emplois - jt 270115C’est ainsi qu’il a été décidé d’intervenir sur les tarifs autoroutiers. Parce que c’est comme ça. Bien sûr, cela va entraîner des frais pour l’état, et assez probablement, en pure perte tant l’aspect juridique de cette intervention laisse à désirer. Et puis cela va mettre un peu de chaos dans l’organisation de chantiers publics, reportés à des dates ultérieures. Le chômage qui s’en suivra (16.000 emplois menacés) sera bien sûr mis au crédit de la crise et de l’ultra-néo-libéralisme des sociétés d’autoroutes.

L’idée de baisser les taxes sur le carburant, en proportion de la baisse constatée des prix du pétrole, n’a pas été émise. Surtout pas. Faire des économies, c’est d’abord s’assurer que l’argent rentre bien, mais ce n’est pas en faire profiter le peuple. Non mais !

Et puis au fait, la plaisanterie Écomouv’ nous coûtera combien ? Rappelons que si l’idée de départ, parfaitement conne, n’avait jamais été émise, il n’y aurait pas eu le montage financier honteux proposé par quelques sociétés adeptes du capitalisme de connivence vorace caractéristique en France. Et, pour ajouter une cerise avariée au-dessus d’un gâteau déjà fort coûteux, le contrat d’exploitation a été particulièrement mal verrouillé par un État jean-foutre qui doit maintenant s’acquitter d’indemnisations pharaoniques. Voilà une économie qu’on aurait pu faire, dès le début, en ne propulsant pas une idée aussi stupide (un petit merci à Sarkozy et son gouvernement de l’époque), et en ne l’entérinant pas mollement (merci Hollande et son gouvernement – après tout, Cazeneuve pouvait ne pas signer).

On n’est d’ailleurs pas très loin des constats équivalents concernant la PAC où les remboursements dus par l’État français à l’Union Européenne se montent maintenant à près d’un milliard et demi d’euros. Encore une fois, l’absence de contrôle, la gabegie et une décontraction totale de la dépense lorsqu’il s’agit des deniers publics sont à blâmer. Ces économies de contrôles sont au demeurant pratiques lorsqu’un copain-coquin est potentiellement concerné ou lorsqu’un épais groupe d’électeurs risque de se retrouver un peu trop scruté. Mais voilà : à force, quelques millions par-ci, quelques millions par-là, et rapidement, on parle milliards… qu’il faut rembourser.

Pour donner le change et éviter que ces tristes & coûteuses péripéties reviennent sur la table, la majorité trouve des expédients. Actuellement, elle a lancé un concours de quéquette sur les dépenses des anciens présidents de la République, concours qui met Giscard en haut de l’affiche, talonné par Sarkozy.

C’est intéressant et oui, très clairement, aucune de ces dépenses n’est justifiée ou justifiable alors que l’État devrait se serrer la ceinture. Avoir été oint par le suffrage universel ne devrait pas donner droit à une rente, et certainement pas aussi confortable. Mais le montage en épingle de ces dépenses cache tous les autres robinets à pognon grands ouverts, à commencer par ceux qui abreuvent à grande goulées gargouillantes et épaisses tous nos élus républicains : moyennant quelques coupes, on pourrait économiser 600 millions par an et faire au moins 65 millions d’heureux dans le pays.

quand valls économise un chaton mignon prend cher

Tout de même, il va bien falloir raboter quelque peu certains postes. Des pistes existent : en diminuant les achats de trombones et de stylos à bille, Bercy compte certainement réaliser de belles économies. Mais comme les grandes masses se comptent en milliards, il va falloir trouver mieux…

Ça tombe bien, des idées, il y en a. Pas au gouvernement, terrorisé à l’idée qu’il faille faire de vraies économies. Mais en voici quelques unes.

Par exemple, on distribue deux milliards d’euros à la presse. Fleur Pellerin a récemment annoncé vouloir modifier les règles de cette distribution. Vu tout le bien qu’elle fait, pourquoi ne pas garder les deux milliards et arrêter cette dépense ? Les Français sont-ils trop stupides pour ne pas savoir qu’une presse de qualité suppose un prix adéquat ? Sont-ils à ce points taillables et corvéables qu’on leur impose de financer des épaves journalistes mourantes et illisibles comme L’Humanité ou Libération ? En ces temps de disette, n’est-il pas temps de recentrer l’État sur ses vraies missions, régaliennes, dans lesquelles ne figure pas l’arrosage des journalistes pour en faire de bons petits soldats ?

budget cutsEt tant qu’à parler milliards d’euros, plus généralement, on se demande pourquoi sept d’entre eux sont consacrés à la « Culture » en France. Certes, si l’on peut admettre aisément conserver en état des fleurons internationaux comme nos principaux musées, théâtres et grands monuments, on a bien du mal à rassembler sous le même vocable de culture les myriades d’associations lucratives sans but dont personne n’entend parler si ce n’est le Trésorier général lorsqu’il s’agit de faire les transferts de fonds une fois de temps en temps, ou, plus à propos encore, les chaînes de France Télévision dont on rappelle qu’elles peinent franchement à conserver leur audience (sans même parler de France Ô, bientôt synonyme de France 0 – zéro, comme sa part de marché de plus en plus fréquente sur les ondes). Un État moderne, recentré sur ses vraies missions, peut-il encore s’encombrer, au 21ème siècle, d’un ORTF aux petits côtés « voix de son maître » que de poussiéreuses dictatures conserveraient de peur de perdre le pouvoir ?

Mine de rien, voilà déjà de solides économies, et on n’a pas vraiment entamé les plus conséquentes…

Pour la plupart de nos ministères, « Nous sommes à l’os » chantent en cœur les ministres (ir)responsables. L’analyse, menée régulièrement par la Cour des Comptes, et les petites saillies de députés malins fins connaisseurs des arcanes budgétaires du pays, montrent d’une part qu’il n’en est rien, et d’autre part que des budgets, conséquents et parfaitement inadéquats, sont régulièrement dilapidés dans des actions dont la République pourrait largement se passer sans même écorner son image, son prestige et la qualité de service envers ses administrés, voire n’y trouverait que bénéfice et retrouverait un peu de noblesse dans son action.

Mais voilà : entre les privilèges des uns, énormes et institués de si longue date qu’ils sont devenus des habitudes mécaniques, et la distribution clientéliste de l’argent des autres ou de l’emprunt, on se rend compte qu’il devient impossible de toucher quoi que ce soit. En réalité, lorsqu’un politicien déclare, l’œil embué de larmes crocodilesques, « je suis à l’os », il veut simplement signifier que toute diminution de ses budgets aura un effet direct sur la clientèle qui tète goulûment à ses robinets, et qu’en définitive, en diminuant son budget, on diminue ses chances électorales de conserver le pouvoir. Intenable.

Il faut se rendre à l’évidence : depuis un moment déjà, nos politiciens ne travaillent plus pour le bien commun, si tant est qu’il existe. Ils ne s’embarrassent plus du collectif et de la chose publique. Ils s’en servent, ils se servent, ils se font servir, mais n’ont plus, pour l’écrasante majorité d’entre eux, d’autres buts que celui de continuer à en profiter allègrement. Les économies, les grosses, leur sont impossibles idéologiquement (« L’austérité ? C’est troporibl ! »). Les petites économies, symboliques mais ô combien indispensables pour restaurer un minimum de confiance dans les institutions, ne sont même pas à leur portée.

Sur les 10 dernières années, les économies n’ont toujours pas eu lieu. Ce pays est foutu.

depenses admin publiques - 2013

J'accepte les Bitcoins !

1G4aq1Ps1CkFRBB2NozkvhvATooCNYo4j3

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Source : http://h16free.com/2015/01/30/36797-meme-si-on-est-a-los-quelques-economies-sont-possibles


Ivre, le gouvernement fait des sites web rigolos

jeudi 29 janvier 2015 à 09:00

Décidément, notre gouvernement, c’est un peu l’ours Baloo de la jungle politique française : il lui en faut peu pour être heureux. Et ce « peu » se traduit, surtout lorsque les moyens manquent cruellement, par de grands moulinets oratoires, des petits cris, et, inévitablement dans ce monde connecté du oueb deux zéro, par l’un ou l’autre sites internets qui marqueront les esprits par leur totale inutilité rigolote.

balooAvant d’aller plus avant, je tiens d’emblée à préciser que l’observation de cette nullité crasse du gouvernement sur les réseaux sociaux n’est pas, très loin s’en faut, réservée à la gauche. La précédente majorité avait amplement démontré une nullité tout aussi exécrable dans le même domaine : il suffira de se remémorer les magnifiques pages en vélin surfin à base d’octets recyclés pour France.fr, qui avaient donné quelques articles croustillants ici même ainsi qu’un clip en noir et blanc du plus lol effet.

La droite avait donc largement entamé le capital-crédibilité des institutions républicaines dans tout ce qui touche aux nouvelles technologies, qui ne sont plus si nouvelles, trente ou quarante ans après leur massification, mais qui semblent rester désespérément hors de portée de nos politiciens.

On pouvait espérer mieux d’une gauche progressiste et pleine de djeunzs qui en veulent. Las. Je passerai pudiquement sur l’épisode Désir d’Avenir que les plus jeunes d’entre nous ne connaissent peut-être pas et qui avait largement prouvé qu’on peut prétendre exercer la plus haute distinction du pays tout en faisant preuve d’un attachement quasi-malsain pour le passé et une méconnaissance totale des technologies modernes.

quand on est fier, on barbouilleLorsqu’enfin, cette gauche de progrès — qui sait tweeter et liker du partage facebook comme pas deux — est parvenue au pouvoir, elle a à son tour montré qu’elle ne valait pas mieux que la droite en matière d’interweb, de sites didactiques et de chatons mignons. Et cette année a commencé sur les chapeaux de modem 56K avec des vœux du gouvernement croustillants de niaiserie (que j’évoque ici par exemple).

Il aurait été dommage de s’arrêter là. Le #Fail n’aurait pas été épique et nos dirigeants, quand ils se gamellent, recherchent toujours à obtenir le plus de dégâts possibles, avec une gourmandise incompréhensible mais absolument indéniable. Si l’affaire doit se terminer piteusement, autant y aller à fond et réclamer du collatéral éclaboussé, de la honte, des hashtags infamants, des trending-topics qui écorchent. Peut-être est-ce pour cela que la communication élyséenne contient régulièrement des fautes d’orthographe ?

epic fail

En tout cas, côté Matignon, on se donne un sacré putain de mal pour passer pour des boulets, notamment lorsqu’il s’agit de bien vendre l’action gouvernementale (qui veut du Kit Repas de Famille ?), et jusqu’à présent, l’objectif est très bien atteint. Trop peut-être puisque dans l’enthousiasme, on apprend qu’en quelques jours, le gouvernement a décidé de lancer deux opérations d’importance.

L’une est consacrée à tordre le cou à quelques mythes sur l’attractivité française, et ne mérite malheureusement pas plus qu’un aller-retour désolé sur l’infographie minimaliste proposée. Au passage, on notera que http://gouvernement.fr n’est pas du tout le même selon qu’on choisit l’anglais ou le français. Manifestement, nos amis anglophones seront donc cajolés avec des explications sur les vilain mythes de la France réelle (vue depuis Matignon, en tout cas), alors que les francophones seront immédiatement plongés dans l’autre France réelle (vue depuis la place Beauvau, apparemment).

Et cette autre opération contraste violemment avec les fadaises sucrées auxquelles il nous avait habitué. Cette fois-ci, avec Stop-Djihadisme, c’est une déclinaison de « Toi Aussi, Stigmatise Un Djihadiste » qui nous est proposée avec force icônes et moult vignettes, le tout agrémenté de textes colorés écrits en gros et d’une vidéo qui a déjà encombré une partie considérable de la bande-passante de leurs serveurs.

Et là, une question lancinante revient dans la tête de l’internaute égaré qui découvre le contenu âprement mis en ligne par les fiers tâcherons des intertubes de Matignon : à qui s’adresse donc ce site ? Selon la presse, toujours bien rencardée dès qu’il s’agit de faire la retape de la main qui la nourrit, ce site s’adresse à des personnes en voie de radicalisation et offre des conseils à leurs proches.

Eh oui, mes petits amis, parce que lorsqu’un djihadiste en herbe s’apprête à se lancer dans le terrorisme ou à plier bagage pour la Syrie ou l’Afghanistan, il commence par tapoter gouvernement.fr dans la barre d’URL de son navigateur personnel. Et là, paf, c’est la surprise : il tombe quasiment nez à nez, ou disons nez-à-site avec une vidéo du site franco-français Daymolition sur le terrible sujet du djihadisme.

surprise

Notez au passage que l’orthographe djihadisme a été préférée à jihadisme ou même giadisme, mais immédiatement affublée d’un # pour, d’une part, faire tendance / web-2.0 / réseau social / swag et d’autre part aiguiller les futurs tweets dans la bonne direction optimisée SEO. Et pour que le message passe bien, outre des mots simples, un numéro de téléphone facile à retenir (et, bien sûr, payé par le contribuable gratuit), et un formatage du site façon plaquette de présentation de lingettes nettoyantes pour machine à café, les concepteurs sont allés jusqu’à inclure une sympathique série de pictogrammes simples à comprendre qui ne dépareilleraient pas la porte d’une toilette publique.

Quelque part, c’est touchant : Gouvernemaman se fait du souci pour ses piou-pious et futurs contribuables auxquels elle explique donc, en détachant bien les mots pour éviter qu’ils s’embrouillent la tête, les signes avant-coureur d’une radicalisation pathologique.

méchant-giadiste

Quand on voit ça, on ne peut que s’écrier : Malheureux ! Arrêtez ! Ne dévoilez donc pas tous les subtils indices qui permettent de repérer le déviant du Français normal qui mange du pain et écoute du Zazie. Si vous continuez, il apparaît évident que pour mieux se fondre dans la foule des Français normaux, le djihadiste, surfant sans vergogne sur les sites gouvernementaux, va dorénavant faire exactement le contraire : il va redoubler d’effort pour ne pas se laisser pousser la barbe, manger des croissants au beurre et écouter du Christophe Maé (et sa radicalisation n’en sera alors que plus compréhensible).

C’est là qu’on commence à percevoir une réponse à la fameuse question lancinante : à bien y réfléchir, ce site a la forme d’un site qui ne s’adresserait pas aux bonnes personnes, il a l’odeur d’un site qui louperait sa cible et la couleur d’un site qui taperait à côté. D’autant que, sur les cas connus, la radicalisation des terroristes n’a pas eu lieu sur le web. Zut alors.

cat jump failÇa sent encore un bel #EpicFail, ça, mes amis.

Bien évidemment, on comprendra que ce site n’est pas destiné aux cibles en question, mais exclusivement à justifier l’existence du service qui l’a pondu, et à communiquer sur les « actions » que le gouvernement entreprend pour lutter contre la terrible menace.

Maintenant, le constat de l’absurde nullité gouvernementale dans le domaine des intertubes impose de se poser la question : et si c’était un symptôme d’un mal plus étendu ? Et si ce que bricole notre gouvernement est si pathétiquement nul sur internet, pourquoi subitement en serait-il autrement dans les autres domaines ?

Les efforts déployés par le gouvernement sont visiblement bien plus mauvais sur ce support spécifique parce que les usages, les codes et les modes opératoires sont mal maîtrisés par l’institution gouvernementale, résolument branchée dans les années 70 ou 80 (au mieux). Mais en réalité, ce qu’il fait ailleurs est exactement du même tonneau. La seule différence est que les communicants et les politiciens se sont bien mieux adaptés au type de communication vertical, du haut vers le bas, que leur offraient la télé ou la radio, qu’au mode horizontal et multipolaire d’internet, qui ne les loupe pas. Autrement dit, le gouvernement est plus habile à camoufler la nullité de ses agitations lorsqu’il s’exprime au travers de canaux qu’il maîtrise.

Mais sur internet, sa nullité se voit. Terriblement. #LOL.

J'accepte les Bitcoins !

1ASZZCiCFb9e8n79mL6YUGaoSpeyNcR7vW

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Source : http://h16free.com/2015/01/29/36810-ivre-le-gouvernement-fait-des-sites-web-rigolos