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Cette permanente attaque contre la propriété

vendredi 1 mai 2015 à 09:00

Aujourd’hui, et suite à l’intéressante remarque d’un de mes lecteurs réguliers que je remercie au passage, je voudrais vous parler d’une tendance de fond, de ce qui n’était encore il y a quelques années qu’un petit crin-crin désagréable et qui, au fil du temps et grâce aux efforts redoublés de la Socialie triomphante, s’est mué en fond sonore permanent, de plus en plus fort. Ce crin-crin devenu tapage ne fait plus guère de doute : on assiste à une guerre sans merci contre l’idée même de propriété privée et, en particulier, contre son expression la plus liquide, le capital.

Du reste, dans un pays qui sombre tous les jours un peu plus dans le socialisme le plus débile et le plus débridé, on ne peut pas s’en étonner, et ce n’est donc pas une révélation dont je veux vous faire part, mais plutôt tenter de vous repasser, en condensé, le film de cette asphyxie, en notant l’accélération récente.

Le début du film est difficile à dater, mais on peut, arbitrairement, revenir 70 ans en arrière : pour la retraite des Français, le choix de la répartition sur la capitalisation fut un signal clair et donna une idée assez bonne de ce qui allait se produire ensuite, doucement d’abord puis à un rythme plus soutenu ensuite.

En effet, avec l’impulsion pétainiste et sous couvert d’aider ceux qui n’auraient pas eu les moyens de capitaliser, on a dépossédé toute une partie de la population du fruit de son travail, et on a, implicitement, incité la population à laisser l’État s’occuper de son avenir, quitte à faire la cigale et oublier que ce sont les fourmis qui construisent et laissent une société, une structure viable à leur descendance. Le résultat fut visible à deux niveaux : d’une part, l’idée même que chacun devait faire preuve de prévoyance pour ses vieux jours se dilua rapidement dans l’irresponsabilité générale, l’État s’occupant – croyait-on – de tout. D’autre part, la graine était plantée : puisque l’État permettait de se débarrasser simplement d’un fardeau tout en prétendant s’occuper des pauvres, des nécessiteux, des impécunieux et des insouciants, autant étendre la riche idée à tout ce qu’on pouvait.

Le mouvement général était lancé : sus à l’épargne, haro sur le capital, finissons-en avec la propriété privée.

Évidemment, une telle déclaration, ouvertement faite, aurait provoqué des frictions désagréables dans la population. On procéda donc par petites touches successives, obstinées et permanentes.

L’inflation joua son rôle. En rabotant la monnaie (le franc, puis le nouveau franc, puis l’euro), on incita plus que fortement les individus à dépenser. Thésauriser, mettre des biftons dans le bas de laine devenait une opération idiote, alors qu’acheter, consommer et placer sur des marchés permettait, au moins en partie, d’éviter l’amoindrissement des sommes. Le paradigme dépensier s’implanta. Jamais le keynésianisme, tel qu’interprété par la masse politicarde, ne se porta aussi bien : en période de crise comme en période de croissance, la force publique fut systématiquement mise à contribution. La dette grandit à chaque période faste. Elle devint obèse à chaque ralentissement. Elle explosa à la crise de 2008.

inflation

La guerre est maintenant totale contre le capital, l’épargne et la propriété privée : outre les banques centrales qui n’hésitent plus à parler de taux négatifs, la déflation – pain béni pour les fourmis – est vécue comme une abomination apocalyptique pour les cigales.

Cette déflation marque l’agonie des moyens « conventionnels » de spoliation de l’épargne. On n’hésite plus, dès lors, à envisager des moyens moins habituels : depuis l’expropriation pure et simple (que ce soit pour la Dune du Pilat ou des immeubles parisiens, la spécificité de ces exemples ponctuels ne doit pas faire oublier que ce procédé devrait normalement relever de l’exceptionnel – c’est de moins en moins vrai), en passant par l’utilisation des fonds publics pour évacuer les capitaux privés par nationalisation (larvée ou non), ou la lutte contre l’argent liquide soit disant pour éviter le terrorisme (mais surtout pour en finir une fois pour toute avec ce moyen simple d’échapper à la férule étatique), jusqu’à l’inévitable chyprage à venir des comptes bancaires particuliers, on comprend que tout sera tenté pour qu’enfin le peuple remette absolument toute forme d’épargne, de propriété privée, de richesse et de thésaurisation dans les mains de l’État.

Petit à petit, le capital, cet outil essentiel de liberté, ce concentré liquide de travail, cette forme la plus fluide de propriété privée, est rationné et progressivement retiré aux classes moyennes, celles qui sont les plus nombreuses et dont la somme totale est la plus juteuse.

La réaction est logique. Les transactions « hors du contrôle de l’état » (au noir, donc) augmentent. Puisqu’épargner n’est plus possible ni rentable financièrement, les classes moyennes choisissent de s’appauvrir. Parallèlement, le système D se développe, en parallèle des marchés de consommation traditionnels, devenus progressivement trop coûteux. Mieux encore, la base du commerce fleurit à nouveau : l’économie du troc connaît une embellie. On ne compte plus les petits marchés discrets, les brocantes et autres vide-greniers entre particuliers, de moins en moins amateurs.

Et comme on pouvait s’y attendre, ce petit morceau de liberté, ce moyen parallèle pour à nouveau pouvoir épargner, mettre de côté, capitaliser … est à son tour attaqué. Les lois se multiplient pour « encadrer » ces brocantes plus ou moins sauvages, et la force publique, au départ laxiste, se fait fort d’appliquer des textes jusque là oubliés. Eh oui : même ce dernier moyen, ultra-simple, basique même, de commercer, va disparaître, harassé par un État obèse ne pouvant pas se satisfaire de la moindre parcelle de liberté de ses assujettis.

À force, on en arrive à des systèmes absurdes qui visent à passer d’une économie de capitaux à une économie de flux pour camoufler une destruction consciencieuse du capital et de la propriété privée à une échelle jamais imaginée, puisqu’on en vient même à inscrire dans la loi l’annulation pure et simple de cette dernière sous des prétextes de plus en plus fumeux. Chaque initiative particulière est alors réprimée fermement encadrée par la loi pour éviter tout bénéfice tout abus, exactement comme si votre bien privé n’était plus à vous, si le fait d’engranger un profit était une honte, en laissant toute latitude aux pouvoirs publics pour s’emparer du butin au moindre petit doute.

Et le pire, c’est que non seulement, plus personne ne s’en rend vraiment compte, mais en plus, les générations actuelles souhaitent cette tendance. On trouve normal de débattre sur la nécessité d’encadrer Uber, AirBnb, les brocantes et toute cette économie du troc de petits services. On trouve appétissant d’interdire le cash. On ne tique même pas sur les droits de succession. On se fiche complètement de mettre des propriétaires à la rue. On espère que le capital sera plus taxé que le travail, parce qu’enfin, si l’on veut un pays vraiment égalitaire, tout ceci est indispensable, bien sûr !

La conclusion s’impose : ce mauvais film n’est pas fini. On continuera sur la même lancée, à lutter d’arrache-pied contre la méchante propriété privée, l’encombrante épargne et le vilain capital.

Forcément, cela va bien se passer.

Socialism : making everybody equally poor since 1917

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Source : http://h16free.com/2015/05/01/38765-cette-permanente-attaque-contre-la-propriete


La vie rêvée de Rebsamen

jeudi 30 avril 2015 à 09:00

Demain, on se reposera pour fêter le travail. Et c’est bien nécessaire tant en avoir est devenu une véritable fête de tous les instants, une chance à laquelle beaucoup aspirent et que de moins en moins connaissent. Et c’est d’autant plus vrai que les derniers chiffres du chômage sont tombés, avec le bruit mat et lourd de ces statistiques qui marquent d’une pierre noire les gamelles les plus habituelles de la Socialie hollandesque.

Le constat est sans appel, l’inversion de la courbe du chômage, pourtant convoquée avec insistance par les danses tribales du clan socialiste, n’arrive toujours pas. Plus d’un an s’est écoulé depuis le premier rituel chamanique invoquant les esprits de Jaurès et Blum, sans succès : le chômage continue de monter, et pas qu’un peu puisqu’on vole de records en records.

LOL-emploi.gouv.fr

Malgré ces chiffres particulièrement crassous en terme de bilan socialiste, deux paradoxes subsistent, obstinément.

Le premier, c’est l’optimisme assez spectaculaire des Français, en regard d’une conjoncture particulièrement défavorable. Il semble en effet que le moral des ménages, à 94, soit en augmentation d’un point en avril par rapport à mars. C’est donc de mieux en mieux même si cela reste reste néanmoins en dessous de sa moyenne depuis 1987 (100), d’après l’INSEE. Apparemment, ce plutôt bon moral tiendrait à une amélioration des finances personnelles des ménages et à des perspectives financières futures jugées bonnes. Un analyste, Diego Iscaro, économiste chez IHS economics, met cette bonne humeur sur le compte de la très faible inflation :

« Cette confiance en hausse laisse penser que les ménages ressentent le bénéfice d’une inflation très basse, qui compense l’impact négatif lié à un marché du travail toujours en difficulté. Nous estimons que la consommation privée sera le principal moteur de croissance en 2015. »

Bah, pourquoi pas…

On peut en tout cas se demander si cet optimisme, qu’on peut difficilement baser sur une hypothèse de reprise de la croissance tant cette dernière semble hardie, ne serait pas le résultat d’un décalage entre la réalité, assez morose pour friser l’euphémisme, et le discours léni(ni)fiant du gouvernement devant l’adversité.

Et justement, c’est le second paradoxe de ces chiffres entêtés dans la médiocrité : alors que le sort s’acharne sur l’exécutif français, un ministre au moins est décidé à voir la vie du bon côté, rejoignant en cela l’optimisme bizarre des ménages sondés et des patrons interrogés. Contre vents et marées, François Rebsamen entretient la flamme.

la vie rêvée de françois rebsamen

Et pour entretenir, il entretient, le François. C’en est même héroïque puisqu’il en vient à analyser la dérivée de la fameuse courbe (celle qui refuse de s’inverser) pour y trouver son bonheur :

Il y a une augmentation sur l’ensemble du trimestre de 9 000 demandeurs d’emploi, 3 000 par mois, c’est la plus faible augmentation depuis 2011. J’y vois un signe encourageant.

Youpi, ça augmente, mais juste un peu moins vite, et encore, à condition de travailler en moyenne et sur les trois derniers mois, et en se contentant de la seule catégorie A de chômeurs. Si la fantaisie vous prenait de prendre les catégories B et C et de regarder, brutalement, le mois de mars, vous constateriez que l’augmentation ne se ralentit pas, et qu’on a amplement dépassé les 5 millions de personnes inemployées. C’est catastrophique.

Le décalage entre la parole gouvernementale (qu’on devrait écrire maintenant gouvernementable, tellement tout ceci est lamentable) et la réalité est tel que le déni grotesque est commenté par tout ce que la presse compte encore comme quotidiens. Autrement dit, même les plus fervents supporters du gouvernement (subventions obligent) se retrouvent à devoir admettre le gouffre béant entre la réalité et le discours du ministre, du Figaro au Monde en passant par les organes plus ou moins officiels. Même Libération, épave journalistique que je me refuse à classer au même endroit que les autres journaux tant sa souffrance est apparente, est obligé d’admettre la déroute du bout du clavier.

Cependant, au contraire du précédent paradoxe qui ne trouvait pas vraiment d’explication satisfaisante, au moins le ministre du chômage fournit-il lui-même la raison pour laquelle il s’astreint à un tel optimisme, même devant des éléments déchaînés et des journalistes éberlués. Pour lui, c’est très simple, admettre un chômage en hausse, concéder à la réalité que la situation, sur le front de l’emploi, est franchement préoccupante et que la bataille engagée ressemble nettement plus à Waterloo qu’à Austerlitz, bref, remettre les pieds sur Terre serait … faire le lit de l’extrême-droite.

Vous avez bien lu, ou bien entendu si vous écoutiez l’interview politique de France Info dans laquelle il a donc sorti cette saillie mémorable :

« On peut toujours se complaire dans une sorte de défaitisme, de déclinisme, de pessimisme… Et faire ainsi – c’est le cas de ceux qui le font, souvent – le lit de l’extrême droite. »

En somme et pour résumer avec la même finesse que le ministre, « Si t’es chômeur, t’es pas Charlie » puisque tu fais preuve de pessimisme et fais ainsi le lit de l’extrême-droite.

cat facepalm

Pas de doute : à l’instar d’un Sapin qui appelait de ses vœux un impôt ludique ou d’un Valls qui émettait récemment le souhait d’instaurer des cours d’improvisation dans l’enseignement français, Rebsamen balance deux ou trois conneries énormes histoire d’occuper la galerie tout en prenant presque ouvertement les Français pour des demeurés.

Quelque part, il a raison : son job, à lui, n’est guère menacé et s’il continue sur sa lancée sans trop faire de vagues, il pourrait tenir suffisamment longtemps pour obtenir ses droits à la retraite. Mieux encore, il n’est pas impensable qu’aussi stupides soient les réflexions du ministre, il ne lui ait pas échappé que la situation pourrait bien trouver un dénouement heureux, totalement fortuit et indépendant de sa volonté, mais heureux tout de même et au timing possiblement bien pratique.

En effet, dans les années à venir, la masse de retraités ne va pas arrêter de grossir, papy-boom oblige, et leurs départs en retraite se traduira par un besoin de 177.000 postes nets par an d’ici à 2022. Oh, bien sûr, on ne résorbera pas ainsi 5 millions de Pas-Charlies, mais le pouvoir socialiste table peut-être sur cette tendance ferme pour afficher enfin un reflux du chômage d’ici à 2017…

Comme Walter Mitty François Rebsamen, on peut rêver. Il n’en restera pas moins vrai que ces départs en retraite ne modifieront pas la donne en mieux du côté des comptes sociaux puisqu’aux chômeurs, payables un minimum, on substituera des retraités dont on pourra assez difficilement diminuer la pension sans déclencher le courroux, électoralement suicidaire. Bref, on peut tortiller les chiffres comme on veut, l’avenir n’apparaît rose que pour les politiciens haut placés, finalement.

A tout prendre, le déni est peut-être leur meilleure option.

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Source : http://h16free.com/2015/04/30/38791-la-vie-revee-de-rebsamen


AmazingFrenchDech contre SuperSubzid et Cap’ McCrony !

jeudi 30 avril 2015 à 08:55

Le gouvernement n’a pas la solution pour tout, loin s’en faut. Mais en matière de communication, il a trouvé un filon : taper dans la pop-culture en faisant consciencieusement n’importe quoi, ce qui lui permet de transformer des sujets sérieux en motifs de rigolade à ses dépens.

Dernier exemple en date : Amazing French Tech, dans lequel le SIG (service d’information du gouvernement) essaie de nous faire croire que le nouveau super-héros franchouille n’aura pas de mal à combattre ses deux némésis les plus puissantes, SuperSubzid et Cap McCrony, aidés de leurs habituels minions Bloated Laws, URSSaf et autres Cerfa Factory…

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Source : http://h16free.com/2015/04/30/38816-amazingfrenchdech-contre-supersubzid-et-cap-mccrony


Changement climatique : ouf, Ségolène Royal est sur le pont !

mercredi 29 avril 2015 à 09:00

Oui, bien sûr, certes, il y a effectivement des terroristes qui rôdent parmi nous et qui vont tout faire péter, ou tuer des innocents par douzaines. Certes. Mais ce danger n’est rien, finalement, comparé à celui qui plane au-dessus de nos têtes, toujours plus proche : quand le terroriste de base emporte une poignée de caricaturistes avec lui, le refroid réchau changement climatique, lui, peut faire des millions de morts. Et puisqu’on fait déjà beaucoup pour la lutte contre le terrorisme, il paraît indispensable de faire encore plus contre ce changement climatique catastrophique !

D’ailleurs, ce n’est pas le premier venu qui répète à l’envi ce message limpide, mais nul autre que le président américain Obama, qui, comme chacun le sait, est au réchauffement climatique ce que le prix Nobel de la Paix est au déploiement de drones et aux bombardements humanitaires. Dans la bouche de Barack, cela donne même ceci :

« il n’y a pas de plus grande menace pour notre planète que le changement climatique. (…) Le changement climatique ne peut plus être nié. On ne peut plus le cacher. »

Non, on ne peut plus, on ne doit plus le cacher comme tentèrent de le faire certains petits malins avec l’échec des modèles climatiques numériques utilisés par le GIEC. Et ce, d’autant plus que tous ces petits changements (dans un sens, dans l’autre, un peu plus, un peu moins, sachons vivre), ça finirait par coûter une blinde.

Pour la Banque Mondiale, le changement climatique serait même une menace pour le développement, ce qui se traduit assez clairement en manque à gagner, en pertes, en économie amoindrie, en consommateurs flapis et en entreprises déprimées. Rassurez-vous, la Banque mondiale a une solution toute prête : pour éviter d’avoir à dépenser de l’argent à cause de ces problèmes, dépensons de l’argent !

« Cette année, la communauté internationale peut et doit trouver les moyens de financer des politiques contre le changement climatique »

C’est probablement devant l’urgence absolue de la situation que la France s’est fendue de l’organisation d’un prochain sommet, en fin d’année, consacré au thème cher (si cher) aux écolos. Et peu importe que le pays soit exsangue, que la dette flirte langoureusement avec les 100% de PIB et que le déficit fasse du trampoline bien au dessus des 3% devenus proverbiaux : on va organiser un raout géant, vous allez voir, ça va roxxer.

Et en attendant ce sommet, il faut absolument préparer le terrain, il faut absolument rappeler que, d’une part, le climat se refroidit ah non pardon il se réchauffe pardon non bien sûr il se détraque grandement, que d’autre part, c’est par la faute de l’activité humaine, et qu’enfin, il existe bien un chemin pour se prémunir de la catastrophe à venir.

Et ce chemin, Ségolène Royal l’a emprunté. Il sent la noisette et, dans le fond, la graisse qu’on met sur les chaînes à vélo, ces vélos qu’on enfourche en soufflant sifflotant joyeusement pour aller à son travail, même quand il pleut ou qu’il gèle à pierre fendre, youkaïdi, youlqaïda. Plus subtilement encore, il sent l’odeur plus âcre de l’acide qu’on met dans les batteries de voitures électriques, celles que l’État ou l’une ou l’autre administration quelconque et superfétatoire achètent parfois à grand coup d’argent des autres, justifiant une belle communication tonitruante sur les bienfaits des renouvelables.

Et cette belle tendance à introduire des voitures électriques un peu partout, et notamment en milieu urbain, ne risque pas de s’arrêter. Ségolène a été très claire à ce sujet :

« Dans 5 ans, tous les transports dans les villes doivent être électriques »

tesla mia victoire franceQue voilà une nouvelle roborative ! Pas de doute, l’avenir est tout tracé et je vois déjà les routes françaises décorées de moult Teslas glissant élégamment sur l’asphalte, ou, alternativement, plein de petites Mia, cette voiturette de golf améliorée, que la même Ségolène avait tout fait pour propulser en Poitou-Charente, avec leur fabricant Heuliez qui, une fois touché par la grâce royale, avait calanché dans un petit couic triste.

Bref, c’est décidé, en ville, en 2020, tout le monde roule électrique. Au passage, cela veut donc dire qu’il va falloir s’assurer que la production d’électricité française suivra bien l’augmentation notable de la demande. Eh oui, tous ces transports électriques, ça bouffe du courant, mine de rien !

Là encore, rassurez-vous, tout est prévu : l’objectif de réduire la part de nucléaire en France de 75% (actuellement) à 50% sera bel et bien inscrit dans la prochaine loi, ce qui veut mécaniquement dire que les autres énergies (pétrole, gaz de schiste, hydro-électrique, éolien, photovoltaïque, petits hamsters qui courent dans leur roue) devront augmenter leur part et leur production dans des proportions très importantes, le tout, en tenant compte de cet affreux refroid réchauf changement climatique qui élimine d’emblée quelques sources efficaces mais par trop cradingues.

Et à l’évidence, le pays s’y prépare déjà, et Ségolène n’a rien laissé au hasard (vous savez, celui qui permet de choper des terroristes qui, comme le gouvernement, se tirent des balles dans le pied) : elle a d’ores et déjà annoncé une bonne grosse revalorisation du tarif photovoltaïque, vous savez, ce petit truc fiscalo-rigolo qui permet à des consommateurs qui n’ont pas de panneaux solaires de payer pour ceux qui en ont et qui produisent une électricité dont personne ne se sert puisqu’elle est produite au moment où on en a déjà trop.

royal : la crisitude

Décidément, tout ceci sent la préparation finement calculée et la communication habilement cadencée, pour assurer une exposition maximale à la patronne du Ministère des Petits Oiseaux, du Développement Régressif et de l’Énergie Câline. C’est que ce changement climatique, c’est du violent, qu’on vous dit. Et même si les températures ne montent plus depuis 17 ans, même si les modèles numériques sont tous faux, même si l’Arctique et les ours polaires n’ont disparu ni l’un ni les autres (au contraire !), même si absolument aucune preuve n’a jamais été fournie liant le taux de CO2 et l’activité humaine, même si tout ça, eh bien … le changement climatique est en marche, il faut faire quelque chose, et ça tombe bien, il y aura un grand sommet à Paris en décembre, signez ici.

Ah, y’a pas à dire ! Payer avec l’argent qu’on n’a pas pour une manifestation inutile sur un problème bidon qui permet à une ministre idiote de mettre en exergue des solutions catastrophiques qui vont aggraver la situation économique du pays, ça donne tout son sel au mot « contribuable français ».

Bon. C’est pas tout ça, mais je vous laisse. Je dois retourner travailler à mon projet sur le thème de l’abeille.

project B

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Source : http://h16free.com/2015/04/29/38678-changement-climatique-ouf-segolene-royal-est-sur-le-pont


Réforme des collèges : les profs sont-ils encore indispensables ?

mardi 28 avril 2015 à 09:00

Si, en matière économique, les réformes gouvernementales sont pour le moins timides en France, il en va tout autrement en matière sociale depuis l’accession au pouvoir de François Hollande où le turbo a été enclenché à tel point qu’on se demande même maintenant s’il n’est pas coincé à mort. Et dans le domaine de l’éducation, ce turbo encloué provoque une véritable avalanche de bricolages de plus en plus hardis, pour ne pas dire fous.

Et ce sont donc deux gros bouts de réforme massive qui s’insèrent avec la grâce d’un hippopotame blessé dans un goûter d’enfants, gros bouts qui s’ajoutent au nombre déjà élevé d’altérations que le ministère de l’Éducation Nationale a fait subir à l’enseignement en France en comparaison desquelles les pires tunings automobiles paraissent presque conservateurs.

bout-du-rouleau

La première « réforme » vise à supprimer le latin, le grec et, tant qu’on est dans les langues mortes, l’allemand (qui l’est bien assez au yeux de certains), au motif qu’elles seraient élitistes. Élitiste : l’anathème est puissant, dévastateur et en Socialie médiocrophile, carrément psychopompe. Devant l’énormité de l’atteinte, il aura fallu plusieurs jours pour que, sonnés, les opposants à un si néfaste projet s’organisent et fassent part de leur désaccord total. Vu la bronca tant à droite qu’à gauche, il n’est même pas impensable d’imaginer que Najat Vallaud-Belkacem, l’ingénue ministricule en charge de l’Éducation Nationale, recule sur ce point.

La seconde « réforme », aussi joyeuse que hardie, entend pour sa part modifier les priorités des programmes d’Histoire à coup de pelle dans la nuque. J’avais évoqué cette question il y a quelques jours lorsqu’on apprenait que ces programmes n’imposeraient plus un ensemble de savoirs pourtant indispensables (les guerres de religions, les Lumières) au profit d’autres éléments devenus, eux, obligatoires (l’Islam ou les traites négrières, par exemple). Ceci, allié à l’idée de Manuel Valls, aussi stupide qu’accidentelle, de proposer des cours de comédie et d’improvisation, finissait de brosser un tableau particulièrement pittoresque de l’enseignement version 2016, dans lequel, en substance, le piètre, le mou et le fadasse n’étaient plus seulement un but accepté par défaut, mais en devenaient comme ouvertement recherché, avec gourmandise.

On le comprend, c’est du lourd, du costaud, du quasi-magique : le niveau, d’années en années, s’effritait. Il va maintenant s’effondrer avec les merveilleuses idées-boutoir de nos apprentis-ministres dont tout indique qu’ils sont en roue libre. Normal, du reste : ni Valls, ni Vallaud-Belkacem, ni, bien sûr, Hollande n’ont le moindre pouvoir sur les questions économiques. La France ne va pas bien, son État exsangue n’a plus un rond et il lui faut maintenant recourir aux expédients les plus miséreux avant la tonte massive du peuple pour faire encore illusion. Seul levier possible et même rigolo pour nos gouvernants : le social, le bricolage au niveau des normes de société, de l’embrigadement des têtes blondes, des éléments de langage dont il faudra farcir le téléspectateur pour qu’il s’accommode du vivrensemble qu’on lui promet génial, un jour futur.

Moyennant quoi, c’est l’hystérie réformatrice tous azimuts.

Comme Hollande n’a pas le courage de s’attaquer aux réformes de fond de l’État français, comme aucun de ses ministres n’a jamais retrouvé l’unique gonade gouvernementale qu’ils avaient eu en leasing en début de mandat, laissée en partage par un vieux général qui n’en avait plus l’usage et qui fut égarée au cours des années 70 ou 80 par un des blaireaux qui lui succédèrent, comme il faut, de nos jours, s’agiter tant et plus quitte à raconter d’énormes bêtises pour ne pas disparaître au milieu de la gigantesque soirée mousse en laquelle s’est muée l’actualité, comme tout s’y prête trop bien, le collège s’est transformé en champ de bataille des idéologues débridés.

évaluation scolaire à base de gommettes

Et c’est ainsi qu’on se pose des questions essentielles. Les rythmes de travail bousculent les petits chatons ? Allégeons les horaires. Modifions-les, ici, là et là. Introduisons des matières fumeuses et des transversalités grotesques. Vive les mercredis matin pâte-à-modeler ! C’est si utile, pour savoir lire, écrire et compter, pour comprendre notre monde, pour trouver un job plus tard !

Et si la grammaire était sexiste ? Réformons-là, changeons ces règles qui enquiquinent tout le monde. D’ailleurs, la société s’y prépare doucement qui réclame, à force de pétitions, qu’on revienne enfin sur l’abominable machisme de la langue française qui tolère bien trop les sentinelles viriles, l’absence de grenouil et de sages-hommes ou même les mots épicènes !

Et si les notes ou le redoublement, c’était trop dur pour nos frêles élèves ? La vie est déjà dure pour eux, notamment lorsqu’ils sont issus de milieux pauvres, rebaptisés avec beaucoup d’à-propos en « défavorisés ». Et si on favorisait les défavorisés ? Il suffirait de diluer le redoublement parce qu’il n’est pas adapté, que c’est méchant et que de toute façon, un chômeur bachelier n’en sera pas moins ni chômeur, ni bachelier s’il sait écrire, voyons ! Quant à les noter, c’est encore plus cruel puisque ça discrimine, ça sépare, ça casse le vivrensemble ! Basta les notes, vive les gommettes !

Et enfin, si un discours trop clair, trop simple, empreint d’humilité et transparent pour qui sait lire ne permettait pas de convoyer à la crédule populace toute la substantifique morgue qu’on éprouve pour elle ? Qu’à cela ne tienne, on ouvrira bien vite les robinets à novlangue, comme jamais.

De réformes en réformes, à force d’aplanir un peu tout (dans la joie et la bonne humeur, attention !) on finira bien par avoir un collège et, plus largement, un enseignement capable de fournir à tous le minimum requis pour bien démarrer dans la vie. Comme ce minimum demande des efforts, des moyens et des exigences, on abaissera simplement son niveau jusqu’au plus petit dénominateur commun des élèves. En plus, c’est facile puisque ce minimum doit probablement ne pas être plus large que le consensus des horaires de cours matinaux. Le collège, comme l’école il y a quelques années, deviendra à son tour une simple garderie dans laquelle quelques activités ludico-éducatives seront proposées, de façon souvent optionnelle, en marge de longue récréations.

fascism - socialism

Et pour le coup, on est sûr de la réussite de cet ultime programme, de cette prochaine réforme.

Parce que ne vous leurrez pas : après les notes, après le redoublement, après Louis XIV ou les Lumières, après le genre, après la grammaire, le calcul, le latin, le grec ou l’allemand, ce qu’il faudra bien « adoucir » à grand coup de réformes, ce seront les enseignants eux-mêmes : trop contraignants pour les élèves, trop coûteux pour l’État, trop difficile à gérer électoralement parce qu’ils font un travail maintenant trop pénible pour une société qui n’en peut plus, il sera aisé de les rendre à leur tour optionnels. Et ils seront d’autant plus faciles à dissoudre dans un grand rien moelleux qu’on ne les a même pas entendus se rebeller devant la brochette de débilités outrancières des dernières années.

Alors, oui, forcément, ça va bien marcher.

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Source : http://h16free.com/2015/04/28/38682-reforme-des-colleges-les-profs-sont-ils-encore-indispensables