PROJET AUTOBLOG


Hashtable

Site original : Hashtable
⇐ retour index

L’Institut de France est mal géré, mais on s’en tamponne.

mardi 5 mai 2015 à 09:00

Tiens, encore un rapport de la Cour des Comptes ! Cette fois-ci, il porte sur l’Institut de France, vénérable institution académique vieille de plusieurs siècles, qui regroupe plusieurs académies et dont l’objet consiste à perfectionner les sciences et les arts. Et cette fois encore, le rapport de la Cour n’est guère tendre avec l’institution qu’elle a étudiée : d’après elle, son fonctionnement « demeure très insatisfaisant »…

Rooh. Voilà qui est fort gênant.

Une institution si tranquille, si respectable, on ne peut qu’être surpris que la Cour des Comptes puisse lui trouver des choses à reprocher, d’autant que les remarques ne sont pas légères et les manquements assez notoires.

La Cour explique ainsi que malgré l’importance du patrimoine immobilier dont cette institution a la charge (plus de 1,5 milliard d’euro tout de même), la gestion de l’immobilier locatif et celle des nombreuses fondations musées « connaissent des insuffisances caractérisées » (fouchtra, des insuffisances !). Celle de six institutions souffre de « nombreuses carences et irrégularités » (sapristi, des irrégularités !), et la gestion du personnel de ce nuage de fondations diverses ne bénéficie quasiment d’aucune mutualisation, avec une politique de rémunération opaque et informelle (saperlipopette, de l’opacité !), le tout dans une austérité qui se traduit par une progression de la masse salariale de l’Institut de 6,5% de 2005 à 2013, et de 10% à 60% pour celle des académies (youpi, une progression !). S’y ajoutent les habituelles facilités et autres avantages accordés à des académiciens et des personnels de l’Institution ou en lien avec elle que la Cour qualifie de « parfois discutables » et en tout cas « insuffisamment encadrés ».

Insuffisances, irrégularités, opacité, défaut d’encadrement, voilà qui fait un beau palmarès pour une honorable institution…

pardon vous disiez - lofty dog is loftyLe croustillant rapport de 211 pages (lisible ici) permet d’apprécier à sa juste valeur les remarques de la Cour formulées sur un ton très poli. Si l’on peut passer sur les indemnités annuelles des académiciens, qui sont franchement modestes, les défraiements sont en revanche particulièrement élastiques et permettent une grande souplesse pour ceux qui en bénéficient. En outre, si l’on lit l’épais chapitre consacré à la gestion du patrimoine immobilier de l’Institut, on constate surtout qu’elle échappe à la déroute totale bien plus par chance que grâce à une rigueur et un contrôle efficaces : la formalisation des procédures laisse pour le moins à désirer, et les latitudes dont disposent les gestionnaires feraient largement bondir dans le cadre d’entreprises privées (qui termineraient probablement avec de lourds contrôles fiscaux sur les reins).

Le plus consternant étant qu’en face de ces dérives et d’une gestion qu’on qualifiera pudiquement de minimaliste, plusieurs des fondations-musées faisant partie de l’Institut de France parviennent non seulement à attirer un public considérable mais réalisent l’exploit d’équilibrer leur exploitation, ce qui montre que le potentiel pour éviter les dérives et valoriser cet extraordinaire patrimoine existe bel et bien.

Des remarques pas tendres, une gestion hasardeuse ou inexistante, des abus, des opacités, voilà qui laisse une impression étrange au lecteur de ce petit manuel de Ce Qu’il Ne Faudrait Pas Faire dans le Privé Mais Qui Est Toléré dans le Public, impression d’autant renforcée par la mollesse évidente des suites qui seront données à ce rapport.

Oh, bien sûr, on peut noter quelques articles de presse ici et qui donnent un peu de corps aux critiques de la Cour. Mais s’en satisfaire en imaginant qu’enfin, quelqu’un va s’occuper de remettre un peu d’ordre là-dedans, ce serait faire preuve d’une belle naïveté qui pourrait vous faire passer de citoyen à … simple contribuable, tiens.

c'est degolas

En effet, on pourrait ressortir, un peu méchamment, ce que le Figaro écrivait il y a plus d’un an, sur le même sujet et qui montre que les dérives ne sont pas neuves. D’autant qu’il y a deux ans, l’Opinion en faisait aussi mention, constatant là encore des manquements de gestion. Du reste, tout ceci n’était que la suite logique de rapports de la Cour des Comptes datant quant à eux de 2009 et 2001, qu’on pourra retrouver assez facilement sur internet.

Si vous voyez émerger comme un tableau d’ensemble déjà vu, c’est parfaitement normal.

En substance, la Cour produit un rapport, histoire de faire croire qu’elle sert effectivement à quelque chose. On pourra à présent attendre les nécessaires sanctions qui ne manqueront pas de remettre de l’ordre dans les dérives de gestion observées et on pourra, dans la foulée, se réjouir que les autorités fassent preuve de courage pour remettre la République dans le droit chemin. Tousse. Tousse. Ahem. Et on oubliera bien vite la récente affaire de l’INA dans laquelle sa directrice aura fait preuve d’une légèreté coupable dans ses notes de frais de taxis (40.000 euros tout de même) en se rassurant de constater qu’elle a heureusement démissionné de son poste. Tousse, tousse à nouveau et ahem.

Tout comme l’ex-directrice de l’INA échappera aux poursuites pour abus de bien social, le remboursement des sommes ne pouvant constituer la seule réparation de la faute constatée, tout comme l’ensemble des malversations d’élus dont la République est la victime répétée et qui ne se traduisent pas par des incarcérations largement méritées, les bidouilles et largesses au sein de l’Institut de France n’entraîneront aucune sanction palpable. Il n’y aura pas dépôt de plaintes, même si la Cour s’en étonne elle-même (p. 99 du rapport).

Ce blog contient maintenant des exemples sur une base quasi-mensuelle des exactions scandaleuses dont la République et le contribuable français sont victimes. La Cour des Comptes ensevelit régulièrement les journalistes, les parlementaires et les citoyens sous d’épais compte-rendus indiquant clairement l’étendue de la catastrophe, ainsi que la marche à suivre pour s’en sortir, mais rien ne change.

Il faut se rendre à l’évidence : si tout le monde s’en fout à ce point, c’est probablement parce que tout le monde est complice. Dès lors, ce qui arrive aux finances publiques du pays n’est que la mise à l’échelle (et quelle échelle !) de cette décontraction complète vis-à-vis de l’argent des autres dans ces multiples cas particuliers.

Et comme la très grande majorité ne semble pas vouloir y mettre un terme, comme, de surcroît, tant en profitent directement ou indirectement, une conclusion s’impose d’elle-même : ce pays est foutu.

cpefassembleezv4.jpg

J'accepte les Bitcoins !

1A96wLGoLEca5WYim1WDdk5QpxcAuhiKHx

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Source : http://h16free.com/2015/05/05/38856-linstitut-de-france-est-mal-gere-mais-on-sen-tamponne


Ouf, en France, le port d’arme est interdit !

lundi 4 mai 2015 à 09:00

Il y a dans le monde des sociétés qui ont un vrai problème avec les armes à feu, où les rues ne sont plus sûres parce que les vilains et les méchants, ne reculant devant aucune interdiction et une prohibition pourtant claire, se sont procurés, trop facilement à l’évidence, des armes et s’en servent à la moindre occasion sans le plus petit discernement. C’est scandaleux.

Bien évidemment, à l’énoncé d’un tel chapelet de poncifs, le lecteur français moyen n’a aucun mal à appeler quelques images hollywoodiennes d’une Amérique fantasmée pour alimenter sa profonde réflexion sur ce terrible fléau moderne que représentent les armes à feu, leur possession et leur utilisation systématique pour résoudre les problèmes de voisinage ou de difficultés scolaires.

Gun Free Zone

Il est vrai qu’en France, au moins, les choses sont claires. La détention d’armes à feu est soumise à une ribambelle de lois bien contraignantes. La vente extrêmement encadrée de ces armes contraint les habitants du pays à s’en passer. D’ailleurs, c’est bien simple, les malfrats, rebutés par la complexité d’obtenir en France ce genre d’ustensiles, se sont tous rabattus sur les couteaux de cuisine et autres outils de bricolage. Bénéfice évident : là où, dans ces pays aux législations laxistes et à la vente d’armes en supermarché, entre les raviolis en boîte et les couches Pampers, les fusillades mortelles se suivent et se ressemblent, au moins en est-on complètement épargnés en France.

Pas de ça chez nous, môssieu : c’est un pays bien tenu, ici, pardi ! La police, la gendarmerie et les douanes veillent !

Bon. Certes, il peut y avoir, à l’occasion, un petit dérapage comme à Marseille (ceci date du 26 avril 2015), où il peut arriver que, parfois, une fusillade se produise et fasse quelques petits trous dans des bedons locaux. Deux morts, un blessé grave. Mais on pourra m’objecter que Marseille n’est plus vraiment la France.

Bon. Certes, il peut aussi y avoir, à l’occasion, un petit grain de folie passagère comme à Nice (ceci date du 27 avril 2015). Mais après tout, le Sud, est-ce vraiment la France, républicaine, citoyenne, festive, et respectueuse de la loi et notamment de cette nécessaire interdiction des armes à feu qui assure à tous et chacun une vie paisible ?

Bon. Certes, on peut tomber, de temps en temps, sur quelques excités qui règlent leurs différents commerciaux de façon un peu hardie, comme à Saint-Ouen en région parisienne (et ceci date du 30 avril 2015). Mais il faut bien comprendre que cela n’a absolument rien à voir avec ce qu’on observe dans ces autres pays où tout part en sucette et en pétarades dangereuses au moindre désaccord. Ici, il s’agit évidemment d’un règlement de comptes, ce qui veut dire que cela reste très rare, très focalisé, et que, partant, le citoyen n’a pas à s’inquiéter si plusieurs personnes sont blessées par balle en région parisienne.

machine_gun_catCertes certes, comme l’explique la police au sujet de cette dernière fusillade, certains quartiers sont considérés comme des supermarchés du trafic de stupéfiants aux portes de la capitale. Et bien sûr, on peut noter que « Cela s’intensifie. Des coups de feu ont été tirés à la Kalachnikov le weekend dernier (25 avril 2015) dans la Cité Soubise » (un autre quartier de Saint-Ouen). Mais bon, rien de vraiment inquiétant dans un pays qui, je le rappelle, a eu la présence d’esprit d’interdire purement et simplement le port d’armes, d’en règlementer lourdement la possession, et, de façon générale, de considérer à juste titre l’honnête citoyen comme un malfrat potentiel tant il est connu que le Français, armé, pourrait bien devenir un citoyen au lieu de rester tranquillement dans la case contribuable qui l’a vu naître et dont il ne doit surtout pas sortir (à moins de devenir élu, bien sûr).

Alors, bon, tout de suite, avec un épisode pareil, on lit des exagérations, comme celle d’Antoinette, 80 ans, qui se formalise bêtement qu’une balle ait récemment traversé une fenêtre pour se loger dans le mur de son appartement et qui, dès lors, estime que la situation est …

« …très très grave. Pour celui qui rentre tranquillement chez lui et qui risque une balle dans la tête. J’envisage de partir parce qu’il me faut ma sécurité en vieillissant. »

Allons, Mamie Antoinette, qu’allez-vous penser-là ! Comme vous le savez, la France n’est pas les États-Unis, il n’y a pas de fusillades sauvages dans le pays, et l’ensemble des forces de l’ordre veille. Vous ne risquez donc rien, voyons !

Bon, certes, vous ne risquez rien mais tout comme je vous encourage à ne pas rester à Saint-Ouen pour vos vieux jours, je vous dissuade en revanche de vous réfugier à Trappes ce 1er mai 2015 où il y a apparemment quelques petits soucis avec les habitants du cru, manifestement pas au courant de la sévérité des lois en vigueur concernant la détention, le port et l’usage d’armes à feu en agglomération.

Encore un gros malentendu civique sur les règles en usage dans notre beau pays, dont on se doute qu’il sera résolu rapidement par l’intervention musclée des forces de polices locales, d’autant qu’un adolescent y a laissé la peau. Il est vrai que les malentendus et les petites tensions s’accumulent (comme à Bobigny), et parfois, comme en ce 3 mai 2015, les esprits s’échauffent. Mais rien que notre service d’ordre ne saura gérer, bien sûr.

Tout comme sera sans aucun doute rappelé aux habitants de l’Oise que la détention d’armes de guerre (Uzi, Kalachnikov et Famas) n’est absolument pas tolérée ni même autorisée pour les particuliers. C’est très mal et en disposer tout un arsenal chez soi constitue tout de même une infraction, ne l’oublions pas. Non mais.

gun control

Si j’étais taquin, je constaterais qu’en une grosse semaine, on recense quasiment une fusillade par jour, avec des morts, des blessés, des cités entières à la solde de trafiquants, des saisies de drogue en quantité … stupéfiante sans que cela donne l’impression de se tarir. J’en profiterais pour noter qu’une telle vague de fusillades n’est, en réalité, même pas exceptionnelle (on se souviendra de cette journée si délicieuse pendant laquelle Manuel Valls, en visite à Marseille, agitait frénétiquement son menton pendant que des petits malins arrosaient généreusement de plombs le chef de la sureté locale).

Je continuerais sans doute de me gausser de ces niais qui commentent sur la moindre fusillade américaine en y voyant le signe d’une société détraquée, prompte à user des armes à feu à la moindre occasion, oubliant dans le même temps ces débordements français maintenant quasi-quotidiens. Enfin, je terminerais en mentionnant que la guerre contre la drogue, en France, n’a jamais marché, que l’interdiction de port d’arme ne sert, concrètement, à rien puisqu’elle n’a en rien dissuadé ces fusillades (ni celles du 7 janvier, au passage), mais que de toute façon, tout ceci n’est pas grave parce que tout ceci n’est qu’un sentiment d’insécurité.

Oh oui, si j’étais taquin, je dirais tout ça, et probablement quelques autres moqueries nécessaires.

Mais ce n’est pas le genre de la maison.

J'accepte les Bitcoins !

17bn1LgdZH1a7waRHGuQzEPAA13scm7B1a

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Source : http://h16free.com/2015/05/04/38858-en-france-heureusement-le-port-darme-est-interdit


Comptons les escargots et les restes humains !

dimanche 3 mai 2015 à 11:00

Le mois de mai est l’occasion de s’offrir du muguet et, la météo aidant, quelques balades dans la nature, pour y découvrir les petites plantes vertes, les petits oiseaux, les insectes rigolos et l’une des façons ludiques dont l’argent du contribuable est joyeusement dépensé. Eh oui, vous ne le saviez pas, mais pendant que certains glanent des clochettes pour arrondir leur fin de mois, d’autres ont trouvé d’intéressantes façons d’occuper leur temps libre, d’autant que c’est financé par vos impôts.

C’est donc il y a un mois que notre inénarrable ministre de l’Écologie Et Des Petits Oiseaux qui Gazouillent a lancé son programme de sciences participatives « 65 Millions d’Observateurs » dans un discours catastrophique à écouter ici, dans une tempête de phrases à rallonges, de subordonnées emberlificotées et de syntaxe approximative qui donnent une idée effroyable de ce qu’a pu donner son oral de l’ENA.

escargot tortue ralentis tu vas nous tuerConcrètement, ce programme a pour objectif de permettre aux Français de compter des espèces animales et végétales, de prendre des photos de petits insectes, d’escargots, de petites curiosités animales ou végétales locales, de se perdre en forêt et de se faire croquer par un loup (en option). Comme c’est participatif, et que chaque citoyen vient donc avec sa bonne humeur, son appareil photo, son calepin, son bic, ses petites bottes vertes en caoutchouc et son GSM pour appeler les secours d’une zone où il n’y a pas de réseau, on pourrait s’imaginer que l’investissement public dans l’organisation de ce gentil bidule bobo-bio-bisou aurait été minimal. Il n’en est rien puisque 4 millions d’euros publics seront dévolus à différentes actions (communication, encadrement, petits-fours ?) qui permettront à la populace de s’égayer joyeusement dans nos vertes contrées.

Et en musique, cela donne des petits e-mails généreusement spammés distribués chez les administrés, entre une traditionnelle demande d’aide pour rapatrier 12 millions de dollars de M. Kwambé (auquel il est arrivé des histoires invraisemblables) et la proposition discrète mais habilement ciblée d’une pilule miracle permettant à la fois de maigrir du ventre et de grossir du sexe. En voilà un exemple :

comptage de papillons

On apprend ainsi que, sous l’égide du Muséum national d’Histoire naturelle et d’associations loi 1901 à la fois citoyennes, festives, non gouvernementales mais presque, et surtout subventionnées, le citoyen va pouvoir participer (volontairement avec ses bottes ou involontairement avec son impôt) à une démarche scientifique de récupération de données afin d’améliorer la connaissance de la biodiversité et ses réponses face aux changements globaux (urbanisation, changement climatique, introduction de bipèdes curieux en milieux humides, etc…).

plante pas si sauvageAttention les enfants, ceci est très sérieux et ne pourra pas être fait n’importe comment puisqu’il s’agira ainsi de compter les papillons de jardin (jusque là, c’est facile), mais aussi de dénombrer les escargots et les limaces. Et là, pas question de se rendre à votre bureau de poste, à votre préfecture ou votre mairie les plus proches puisqu’on se concentre exclusivement sur les plus petits spécimens. On aura aussi à cœur de faire un suivi photographique des insectes pollinisateurs dont le nom, Spipoll, pourrait faire croire qu’il s’agit de ces politiciens toujours fourrés dans les happenings communicationnels desquels ils repartiront la musette chargée et l’assurance que leurs projets seront correctement financés. Notons enfin la démarche qui consistera à faire l’inventaire de la flore sauvage des villes (intitulée « Sauvage de ma rue ») qui promet aussi, de façon parallèle, la découverte de la faune elle aussi sauvage des villes. Ceci promet d’intéressantes interactions en perspectives.

Soyons bien clair : si l’on passe rapidement sur le claquage assez conséquent d’argent public dans cette histoire, l’initiative paraît somme toute bénigne, et on ne peut qu’encourager les citadins à aller trotter un peu dans la Nature, tout en gardant à l’esprit que cette dernière, bien loin des bisournouseries qu’on entend habituellement lorsqu’il s’agit de papillons et d’escargots, est tout sauf sympathique ; s’il faut faire attention à l’environnement, c’est notamment parce qu’il peut vous attaquer de toutes parts.

attention la pollution attaque

Et c’est d’autant plus vrai de nos jours où même les petits coins de nature préservés, pourtant classés Natura 2000, ne sont plus à l’abri d’une insoutenable agression externe. Prenez par exemple le site du crash de Germanwings : au traumatisme humain sur lequel on passera très vite, il faudra ajouter celui subi par les petites bêtes et les petites plantes sur place. Il faut donc dépolluer ce site au plus vite !

Oui, vous avez bien lu : la lutte acharnée contre la méchante pollution et les dégâts humains ne connaît aucun répit et ne s’embarrassera pas de la décence élémentaire même lorsque plus d’une centaines de personnes se sont retrouvées éparpillées à flanc de montagne. Ceci permettra d’écrire que, je cite, consterné :

« les avions de ligne doivent être considérés pour les territoires survolés comme des sources potentielles d’agressions externes. »

… d’autant que, comble de la méchanceté, tout ceci n’a rien de fortuit :

« l’avion de Germanwings a été volontairement écrasé par le copilote dans un environnement naturel »

Non seulement ce con de copilote a pollué avec son gros avion crado, mais en plus l’a-t-il fait exprès ! Franchement, quand on pense que s’il avait eu l’idée écologique d’aller écraser son avion sur une ville (même de taille moyenne), on aurait pu à la fois dépolluer plus vite et s’éviter l’agression d’un environnement naturel, on se dit que l’Humain est vraiment un gros cochon.

À lire ce communiqué sur lequel on cherche, en vain, la moindre trace de décence, on en vient à se demander comment mettre à profit les actions citoyennes de Ségolène et son ministère pour redresser un peu la barre, tiens. Pourquoi ne pas joindre l’utile à l’agréable et envoyer une cohorte de nos valeureux citoyens compter les limaces, les escargots, et les petits bouts de restes humains sur le lieux de la tragédie tant il semble absolument vital pour certaines associations subventionnées de dépolluer le site ?

Finalement, même si on peut regretter que 4 millions d’euros soient éparpillés sur cette initiative plutôt qu’offrir un vrai service public d’assistance dans une ambassade française au Népal, on doit convenir que compter les limaces, les papillons et les plants de cannabis en ville, ça peut mener à tout !

J'accepte les Bitcoins !

1Nkjzk8boPnP9Xvc4PDKmTanLqUsQm4jTq

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Source : http://h16free.com/2015/05/03/38454-comptons-les-escargots-et-les-restes-humains


Cette permanente attaque contre la propriété

vendredi 1 mai 2015 à 09:00

Aujourd’hui, et suite à l’intéressante remarque d’un de mes lecteurs réguliers que je remercie au passage, je voudrais vous parler d’une tendance de fond, de ce qui n’était encore il y a quelques années qu’un petit crin-crin désagréable et qui, au fil du temps et grâce aux efforts redoublés de la Socialie triomphante, s’est mué en fond sonore permanent, de plus en plus fort. Ce crin-crin devenu tapage ne fait plus guère de doute : on assiste à une guerre sans merci contre l’idée même de propriété privée et, en particulier, contre son expression la plus liquide, le capital.

Du reste, dans un pays qui sombre tous les jours un peu plus dans le socialisme le plus débile et le plus débridé, on ne peut pas s’en étonner, et ce n’est donc pas une révélation dont je veux vous faire part, mais plutôt tenter de vous repasser, en condensé, le film de cette asphyxie, en notant l’accélération récente.

Le début du film est difficile à dater, mais on peut, arbitrairement, revenir 70 ans en arrière : pour la retraite des Français, le choix de la répartition sur la capitalisation fut un signal clair et donna une idée assez bonne de ce qui allait se produire ensuite, doucement d’abord puis à un rythme plus soutenu ensuite.

En effet, avec l’impulsion pétainiste et sous couvert d’aider ceux qui n’auraient pas eu les moyens de capitaliser, on a dépossédé toute une partie de la population du fruit de son travail, et on a, implicitement, incité la population à laisser l’État s’occuper de son avenir, quitte à faire la cigale et oublier que ce sont les fourmis qui construisent et laissent une société, une structure viable à leur descendance. Le résultat fut visible à deux niveaux : d’une part, l’idée même que chacun devait faire preuve de prévoyance pour ses vieux jours se dilua rapidement dans l’irresponsabilité générale, l’État s’occupant – croyait-on – de tout. D’autre part, la graine était plantée : puisque l’État permettait de se débarrasser simplement d’un fardeau tout en prétendant s’occuper des pauvres, des nécessiteux, des impécunieux et des insouciants, autant étendre la riche idée à tout ce qu’on pouvait.

Le mouvement général était lancé : sus à l’épargne, haro sur le capital, finissons-en avec la propriété privée.

Évidemment, une telle déclaration, ouvertement faite, aurait provoqué des frictions désagréables dans la population. On procéda donc par petites touches successives, obstinées et permanentes.

L’inflation joua son rôle. En rabotant la monnaie (le franc, puis le nouveau franc, puis l’euro), on incita plus que fortement les individus à dépenser. Thésauriser, mettre des biftons dans le bas de laine devenait une opération idiote, alors qu’acheter, consommer et placer sur des marchés permettait, au moins en partie, d’éviter l’amoindrissement des sommes. Le paradigme dépensier s’implanta. Jamais le keynésianisme, tel qu’interprété par la masse politicarde, ne se porta aussi bien : en période de crise comme en période de croissance, la force publique fut systématiquement mise à contribution. La dette grandit à chaque période faste. Elle devint obèse à chaque ralentissement. Elle explosa à la crise de 2008.

inflation

La guerre est maintenant totale contre le capital, l’épargne et la propriété privée : outre les banques centrales qui n’hésitent plus à parler de taux négatifs, la déflation – pain béni pour les fourmis – est vécue comme une abomination apocalyptique pour les cigales.

Cette déflation marque l’agonie des moyens « conventionnels » de spoliation de l’épargne. On n’hésite plus, dès lors, à envisager des moyens moins habituels : depuis l’expropriation pure et simple (que ce soit pour la Dune du Pilat ou des immeubles parisiens, la spécificité de ces exemples ponctuels ne doit pas faire oublier que ce procédé devrait normalement relever de l’exceptionnel – c’est de moins en moins vrai), en passant par l’utilisation des fonds publics pour évacuer les capitaux privés par nationalisation (larvée ou non), ou la lutte contre l’argent liquide soit disant pour éviter le terrorisme (mais surtout pour en finir une fois pour toute avec ce moyen simple d’échapper à la férule étatique), jusqu’à l’inévitable chyprage à venir des comptes bancaires particuliers, on comprend que tout sera tenté pour qu’enfin le peuple remette absolument toute forme d’épargne, de propriété privée, de richesse et de thésaurisation dans les mains de l’État.

Petit à petit, le capital, cet outil essentiel de liberté, ce concentré liquide de travail, cette forme la plus fluide de propriété privée, est rationné et progressivement retiré aux classes moyennes, celles qui sont les plus nombreuses et dont la somme totale est la plus juteuse.

La réaction est logique. Les transactions « hors du contrôle de l’état » (au noir, donc) augmentent. Puisqu’épargner n’est plus possible ni rentable financièrement, les classes moyennes choisissent de s’appauvrir. Parallèlement, le système D se développe, en parallèle des marchés de consommation traditionnels, devenus progressivement trop coûteux. Mieux encore, la base du commerce fleurit à nouveau : l’économie du troc connaît une embellie. On ne compte plus les petits marchés discrets, les brocantes et autres vide-greniers entre particuliers, de moins en moins amateurs.

Et comme on pouvait s’y attendre, ce petit morceau de liberté, ce moyen parallèle pour à nouveau pouvoir épargner, mettre de côté, capitaliser … est à son tour attaqué. Les lois se multiplient pour « encadrer » ces brocantes plus ou moins sauvages, et la force publique, au départ laxiste, se fait fort d’appliquer des textes jusque là oubliés. Eh oui : même ce dernier moyen, ultra-simple, basique même, de commercer, va disparaître, harassé par un État obèse ne pouvant pas se satisfaire de la moindre parcelle de liberté de ses assujettis.

À force, on en arrive à des systèmes absurdes qui visent à passer d’une économie de capitaux à une économie de flux pour camoufler une destruction consciencieuse du capital et de la propriété privée à une échelle jamais imaginée, puisqu’on en vient même à inscrire dans la loi l’annulation pure et simple de cette dernière sous des prétextes de plus en plus fumeux. Chaque initiative particulière est alors réprimée fermement encadrée par la loi pour éviter tout bénéfice tout abus, exactement comme si votre bien privé n’était plus à vous, si le fait d’engranger un profit était une honte, en laissant toute latitude aux pouvoirs publics pour s’emparer du butin au moindre petit doute.

Et le pire, c’est que non seulement, plus personne ne s’en rend vraiment compte, mais en plus, les générations actuelles souhaitent cette tendance. On trouve normal de débattre sur la nécessité d’encadrer Uber, AirBnb, les brocantes et toute cette économie du troc de petits services. On trouve appétissant d’interdire le cash. On ne tique même pas sur les droits de succession. On se fiche complètement de mettre des propriétaires à la rue. On espère que le capital sera plus taxé que le travail, parce qu’enfin, si l’on veut un pays vraiment égalitaire, tout ceci est indispensable, bien sûr !

La conclusion s’impose : ce mauvais film n’est pas fini. On continuera sur la même lancée, à lutter d’arrache-pied contre la méchante propriété privée, l’encombrante épargne et le vilain capital.

Forcément, cela va bien se passer.

Socialism : making everybody equally poor since 1917

J'accepte les Bitcoins !

1s21VYTaB7GyRESUNEqtCT6x6SCnN4MRf

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Source : http://h16free.com/2015/05/01/38765-cette-permanente-attaque-contre-la-propriete


La vie rêvée de Rebsamen

jeudi 30 avril 2015 à 09:00

Demain, on se reposera pour fêter le travail. Et c’est bien nécessaire tant en avoir est devenu une véritable fête de tous les instants, une chance à laquelle beaucoup aspirent et que de moins en moins connaissent. Et c’est d’autant plus vrai que les derniers chiffres du chômage sont tombés, avec le bruit mat et lourd de ces statistiques qui marquent d’une pierre noire les gamelles les plus habituelles de la Socialie hollandesque.

Le constat est sans appel, l’inversion de la courbe du chômage, pourtant convoquée avec insistance par les danses tribales du clan socialiste, n’arrive toujours pas. Plus d’un an s’est écoulé depuis le premier rituel chamanique invoquant les esprits de Jaurès et Blum, sans succès : le chômage continue de monter, et pas qu’un peu puisqu’on vole de records en records.

LOL-emploi.gouv.fr

Malgré ces chiffres particulièrement crassous en terme de bilan socialiste, deux paradoxes subsistent, obstinément.

Le premier, c’est l’optimisme assez spectaculaire des Français, en regard d’une conjoncture particulièrement défavorable. Il semble en effet que le moral des ménages, à 94, soit en augmentation d’un point en avril par rapport à mars. C’est donc de mieux en mieux même si cela reste reste néanmoins en dessous de sa moyenne depuis 1987 (100), d’après l’INSEE. Apparemment, ce plutôt bon moral tiendrait à une amélioration des finances personnelles des ménages et à des perspectives financières futures jugées bonnes. Un analyste, Diego Iscaro, économiste chez IHS economics, met cette bonne humeur sur le compte de la très faible inflation :

« Cette confiance en hausse laisse penser que les ménages ressentent le bénéfice d’une inflation très basse, qui compense l’impact négatif lié à un marché du travail toujours en difficulté. Nous estimons que la consommation privée sera le principal moteur de croissance en 2015. »

Bah, pourquoi pas…

On peut en tout cas se demander si cet optimisme, qu’on peut difficilement baser sur une hypothèse de reprise de la croissance tant cette dernière semble hardie, ne serait pas le résultat d’un décalage entre la réalité, assez morose pour friser l’euphémisme, et le discours léni(ni)fiant du gouvernement devant l’adversité.

Et justement, c’est le second paradoxe de ces chiffres entêtés dans la médiocrité : alors que le sort s’acharne sur l’exécutif français, un ministre au moins est décidé à voir la vie du bon côté, rejoignant en cela l’optimisme bizarre des ménages sondés et des patrons interrogés. Contre vents et marées, François Rebsamen entretient la flamme.

la vie rêvée de françois rebsamen

Et pour entretenir, il entretient, le François. C’en est même héroïque puisqu’il en vient à analyser la dérivée de la fameuse courbe (celle qui refuse de s’inverser) pour y trouver son bonheur :

Il y a une augmentation sur l’ensemble du trimestre de 9 000 demandeurs d’emploi, 3 000 par mois, c’est la plus faible augmentation depuis 2011. J’y vois un signe encourageant.

Youpi, ça augmente, mais juste un peu moins vite, et encore, à condition de travailler en moyenne et sur les trois derniers mois, et en se contentant de la seule catégorie A de chômeurs. Si la fantaisie vous prenait de prendre les catégories B et C et de regarder, brutalement, le mois de mars, vous constateriez que l’augmentation ne se ralentit pas, et qu’on a amplement dépassé les 5 millions de personnes inemployées. C’est catastrophique.

Le décalage entre la parole gouvernementale (qu’on devrait écrire maintenant gouvernementable, tellement tout ceci est lamentable) et la réalité est tel que le déni grotesque est commenté par tout ce que la presse compte encore comme quotidiens. Autrement dit, même les plus fervents supporters du gouvernement (subventions obligent) se retrouvent à devoir admettre le gouffre béant entre la réalité et le discours du ministre, du Figaro au Monde en passant par les organes plus ou moins officiels. Même Libération, épave journalistique que je me refuse à classer au même endroit que les autres journaux tant sa souffrance est apparente, est obligé d’admettre la déroute du bout du clavier.

Cependant, au contraire du précédent paradoxe qui ne trouvait pas vraiment d’explication satisfaisante, au moins le ministre du chômage fournit-il lui-même la raison pour laquelle il s’astreint à un tel optimisme, même devant des éléments déchaînés et des journalistes éberlués. Pour lui, c’est très simple, admettre un chômage en hausse, concéder à la réalité que la situation, sur le front de l’emploi, est franchement préoccupante et que la bataille engagée ressemble nettement plus à Waterloo qu’à Austerlitz, bref, remettre les pieds sur Terre serait … faire le lit de l’extrême-droite.

Vous avez bien lu, ou bien entendu si vous écoutiez l’interview politique de France Info dans laquelle il a donc sorti cette saillie mémorable :

« On peut toujours se complaire dans une sorte de défaitisme, de déclinisme, de pessimisme… Et faire ainsi – c’est le cas de ceux qui le font, souvent – le lit de l’extrême droite. »

En somme et pour résumer avec la même finesse que le ministre, « Si t’es chômeur, t’es pas Charlie » puisque tu fais preuve de pessimisme et fais ainsi le lit de l’extrême-droite.

cat facepalm

Pas de doute : à l’instar d’un Sapin qui appelait de ses vœux un impôt ludique ou d’un Valls qui émettait récemment le souhait d’instaurer des cours d’improvisation dans l’enseignement français, Rebsamen balance deux ou trois conneries énormes histoire d’occuper la galerie tout en prenant presque ouvertement les Français pour des demeurés.

Quelque part, il a raison : son job, à lui, n’est guère menacé et s’il continue sur sa lancée sans trop faire de vagues, il pourrait tenir suffisamment longtemps pour obtenir ses droits à la retraite. Mieux encore, il n’est pas impensable qu’aussi stupides soient les réflexions du ministre, il ne lui ait pas échappé que la situation pourrait bien trouver un dénouement heureux, totalement fortuit et indépendant de sa volonté, mais heureux tout de même et au timing possiblement bien pratique.

En effet, dans les années à venir, la masse de retraités ne va pas arrêter de grossir, papy-boom oblige, et leurs départs en retraite se traduira par un besoin de 177.000 postes nets par an d’ici à 2022. Oh, bien sûr, on ne résorbera pas ainsi 5 millions de Pas-Charlies, mais le pouvoir socialiste table peut-être sur cette tendance ferme pour afficher enfin un reflux du chômage d’ici à 2017…

Comme Walter Mitty François Rebsamen, on peut rêver. Il n’en restera pas moins vrai que ces départs en retraite ne modifieront pas la donne en mieux du côté des comptes sociaux puisqu’aux chômeurs, payables un minimum, on substituera des retraités dont on pourra assez difficilement diminuer la pension sans déclencher le courroux, électoralement suicidaire. Bref, on peut tortiller les chiffres comme on veut, l’avenir n’apparaît rose que pour les politiciens haut placés, finalement.

A tout prendre, le déni est peut-être leur meilleure option.

J'accepte les Bitcoins !

1LnbxQgeQm33uzHUioA7uGHSmedwW46JUH

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Source : http://h16free.com/2015/04/30/38791-la-vie-revee-de-rebsamen