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Ce que l’interdiction d’UberPOP montre de la calcification française

lundi 15 décembre 2014 à 09:00

Ouh là, il n’y a pas à tortiller : la situation du transport automobile de particuliers, en France, devient fort complexe. D’un côté, les taxis s’occupent de transporter des clients, sous conditions. D’un autre, les VTC font ça aussi, mais sous des conditions précises. Quant aux particuliers qui veulent s’arranger entre eux, ils le peuvent aussi, sous certaines conditions. Et bien évidemment, grâce à la clarté d’action de l’État, tout ce petit monde se chamaille.

Et c’est ainsi qu’Uber s’est retrouvé traîné en justice par les taxis et les VTC. UberPOP, une plate-forme électronique disponible sur smartphone, permet à des particuliers de s’organiser pour offrir un service de covoiturage rémunéré. Ce service, offert par Uber, a été rajouté à ses offres commerciales existantes en février, pour la région parisienne. Ceci a eu le don d’irriter assez vigoureusement les taxis, déjà passablement échaudés par la brutale rencontre de leurs pépères habitudes monopolistiques avec un réel nettement plus rugueux, tout en agaçant aussi pleinement les VTC qui ont assez vite compris que l’application mise en place par Uber leur taillait de généreuses croupières.

Et pif, et paf, deux sociétés du groupe Transdev (oui, cette odeur de capitalisme de connivence entêtante n’est pas fortuite), ainsi que la société de VTC LeCab, s’estimant victimes d’une « concurrence déloyale », ont alors saisi le tribunal de commerce de Paris en référé. Pour rappel, la « concurrence déloyale », c’est lorsqu’un concurrent fait preuve d’innovation et peut se placer en premier opérateur sur un marché qu’il a lui-même créé, et dans lequel vous ne souhaitez pas investir parce que le risque est plus grand que celui d’aller en justice.

Las. Les juges n’ont pas suivi les petits couinements des VTC et les plaintes lugubres des taxis et finalement, Uber obtient en partie gain de cause : le tribunal a refusé vendredi d’interdire le service controversé. Zut, flûte, caca boudin. Cerise sur le gâteau : le tribunal a décidé de transmettre à la Cour de cassation deux questions prioritaires de constitutionnalité, au motif que des dispositions de la loi Thévenoud pourraient porter atteinte à la liberté d’entreprendre et au principe d’égalité. On frémit d’avance de savoir qu’une loi votée par de si pétulants députés pourrait comporter quelques petits vices, chose inouïe au sein d’une république irréprochable.

Taxis démotivants

Nous sommes en France et comme d’habitude, tout se termine au choix par une chanson, une grève, ou les deux. Cette fois-ci, ce sera grève seulement, les chansons n’étant plus trop dans l’air du temps, décidément morose. Cette grève montre, encore une fois, à quel point détenir un monopole de droit peut nuire à la collectivité et aux individus : notez en effet comment les VTC, dont la position est nettement plus concurrentielle que celle des taxis, rouspètent mais ne font pas grève, là où les taxis, en position de force et de monopole, n’hésiteront pas à tenter le blocage de Paris pour obtenir gain de cause.

Cette attitude néfaste, résultat d’un lobbying féroce auxquels les autorités et les politiciens ont cédé avec d’autant plus de facilité et de veulerie que les liens entre G7 et le pouvoir actuel sont étroits, n’est finalement que la représentation légale d’une force, plus physique et cette fois-ci parfaitement illégale, qu’ils emploient sans tergiverser lorsqu’ils en ont l’occasion (on se souviendra à bon escient de VTC agressés par des taxis lors d’un précédent mouvement de « protestation » franchement musclé, ou même de blessures infligées à des clients par ces mêmes taxis, qui montrent bien l’écart qu’il peut y avoir entre ceux qui sont censés fournir un service et ceux qui pourraient, à l’occasion, décider de s’en passer définitivement).

En réalité, nous assistons aux soubresauts de combattants qui savent avoir déjà perdu. Petit-à-petit, le prix des licences, ou des médaillons comme à New-York ou Chicago, chute. Même en imaginant que ceux qui ont actuellement un taxi et la licence correspondante parviennent à faire interdire l’utilisation officielle d’Uber et ses concurrents directs, ce ne sera qu’un petit répit. D’une part, les particuliers trouveront toujours un moyen de s’organiser en dehors des contraintes administratives, parce que le jeu en vaut la chandelle. Et d’autre part, parce que, progressivement, les consommateurs se font à l’idée qu’ils peuvent avoir le même service pour beaucoup moins cher, les licences vont continuer à baisser. Jusqu’au moment où elles ne seront plus vendues, faute d’acheteurs : qui irait, maintenant, acheter (fort cher ou même bon marché) une licence de taxi alors que l’avenir est déjà visible et se passe très bien de ce colifichet administratif encombrant ?

La bataille à laquelle on assiste est bel et bien celle d’une arrière-garde. Ceux qui comprennent, ici et maintenant, qu’ils vendent un service de transport et non l’exclusivité de celui-ci au travers d’une licence s’adapteront aux désirs de leur clientèle. Ceux-là survivront. Les autres, qui continueront de toujours s’appuyer sur un monopole artificiel entretenu par l’État, ne feront au mieux que retarder l’échéance. Et au pire, ils se mettront durablement à dos leurs clients, ceux qui les font vivre, mécontents de ne pas les voir s’adapter en tarifs et en prestations à leurs demandes de plus en plus claires.

taxis retour vers le passé

Et si l’on peut noter autre chose, c’est aussi que personne ne leur a expliqué que cette adaptation était non seulement souhaitable, mais indispensable pour survivre. Personne n’a fait l’effort d’expliquer que la disparition du métier de taxi tel qu’il existe actuellement est inéluctable, et personne ne semble même vouloir faire mine de le faire. Personne n’a, semble-t-il, compris que les déplacements par covoiturage sont directement concurrents de ces taxis, mais aussi des Macron-bus et de la SNCF et que ces modes de déplacements vont devoir s’adapter dans des proportions qui semblent échapper complètement aux pouvoirs publics et, pire, aux politiciens dont les Français continuent d’attendre des solutions.

Ici, ce qui est vrai pour les taxis l’est aussi pour toutes les professions dont l’exercice dépend, ultimement, d’un droit accordé par l’État. En pratique, on a engoncé les Français dans l’idée que l’État pouvait accompagner les transitions économiques et technologiques, alors que, d’une part, il a tout fait pour les ralentir, et d’autre part, pour cocooner les gens, qui n’ont alors plus les messages essentiels de la réalité leur parvenant à temps. Prévenus trop tard, ils se retrouvent à réagir alors qu’il n’y a plus de choix, plus de temps, plus de latitudes d’adaptations. La réaction brutale, bien que parfaitement inutile et contre-productive, s’explique assez bien dans ce cas-là. Et les pouvoirs publics, au lieu d’encourager les professions à une saine remise en question, en fonction des besoins du siècle dans lequel elles s’inscrivent, font absolument tout pour retarder les échéances, brosser dans le sens d’un poil lustré par des monopoles de papier des organismes incapables, par dressage, de voir plus loin que le bout de leur nez.

Bien évidemment, la réponse politique, qui consiste à trouver des compromis, à tenter — encore une fois — par tous les moyens de supprimer les messages douloureux que la réalité envoie de plus en plus massivement, cette réponse ne fera qu’accroître la déconnexion du réel, et au final, la frustration, puis, évidemment, la colère.

On voit mal comment cela peut se terminer sur du velours…

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Source : http://h16free.com/2014/12/15/35907-ce-quuberpop-montre-de-la-calcification-francaise


Fitch dégrade la note de la dette souveraine française, parce que tout va supayr bien

dimanche 14 décembre 2014 à 11:00

Ce vendredi soir, Fitch, l’une des trois agences qui notent la dette souveraine française, l’a officiellement dégradée de AA+ à AA. Alors que, sous Sarkozy, certains journaux n’hésitaient pas à titrer l’infamie sur cinq colonnes à la une, sous Hollande, la nouvelle a pris un tel caractère habituel qu’elle a peiné à faire un entrefilet sur les sites web de ces journaux. La France dégradée ? Même pas mal.

une libé hollande degradéOfficiellement, Paris a donc « pris note », ce qui équivaut à un petit haussement d’épaule, à tout casser. François Hollande a repris deux fois des frites pendant son repas. De son côté, le gouvernement n’a marqué aucun signe de préoccupation. Michel Sapin, en bon baratineur décontracté, a expliqué que « la politique menée commence à porter ses fruits » assurant même que « les entreprises bénéficient des premiers effets des baisses de prélèvements, qui se poursuivront durant les prochaines années. » D’ailleurs, Bercy adore rappeler que sa dette part comme des petits pains et que les institutions financières (qui, légalement, sont tout de même tenues de l’acheter) la négocient à des taux ridiculement bas, ce qui est forcément bon signe.

On se demande même, à lire les communiqués du ministère des finances, pourquoi ces imbéciles de Fitch ont rejoint les analystes de Moodys, de S&P, de la Commission, et d’à peu près tout le monde pour dire que la situation française est mauvaise alors que les taux de sa dette sont si bas, et que des « efforts budgétaires » énormes ont été consentis permettant de ramener le prochain déficit de 4.3% à 4.1%, et tant pis si c’est bien au-dessus des 3% promis il y a des lustres.

sapin france dégradée

Quant à Valls, ces derniers jours, il a clairement expliqué où il entendait diriger la France : on va réformer dans l’égalité, ça va roxxer, c’est super. Et pour que le discours ait l’air de changer un peu, le premier ministre a décidé d’introduire la notion de pré-distribution en remplacement de la redistribution. Le principe est simple : au lieu de corriger les inégalités, on va les prévenir. C’est, bien évidemment, parfaitement con puisque ces inégalités ne sont pas toutes forcément nuisibles et, surtout, le plus souvent issues de l’action de l’État lui-même, action pour laquelle rien n’indique que le gouvernement entend y mettre un terme. Ce qui veut dire que toute action supplémentaire de l’État risque d’accroître le problème plutôt que le résoudre. Comme d’habitude. Et puis, tout le monde sait qu’utiliser de l’argent public pour réduire les inégalités (réelles, fantasmées, utiles ou néfastes, peu importe), ça marche : on fait ça depuis 40 ans et la France ne s’est jamais aussi bien sentie, toute égale de tous les côtés…

Pendant ce temps, les faits, têtus, s’amassent.

petit sapin pas grave 1Les défaillances d’entreprises marquent un nouveau record en 2014. Peut-être ceci aurait-il un lien avec cette dégradation des perspectives économiques en France, qui justifieraient (allez savoir) la nouvelle note accordée par Fitch ?

Les destructions de postes au troisième trimestre sont toujours aussi importantes, et le quatrième trimestre, quasiment terminé, ne montre aucun signe d’amélioration. Peut-être ces résultats franchement mauvais justifient-ils un peu la note de Fitch, non ?

petit sapin pas grave 2Le pouvoir d’achat des Français continue de s’éroder, et notamment dans l’immobilier qui subit actuellement un retournement de tendance marqué. Là encore, on peut supposer que ces éléments renforcent plus la position de Fitch que celle de Sapin, Valls ou Hollande et leurs épaules toutes haussées…

Et alors que la baisse des prix du pétrole pourrait s’avérer bénéfique pour une balance des paiements pas spécialement folichonne en France, le résultat concret de cette décrue, ainsi que la situation globale d’apurement des crédits de toute part aboutit tout de même à une véritable déflation : l’économie française rentre véritablement en stagnation, et les excitations keynésiennes de l’équipe en place n’ont manifestement servi à rien. Là encore, difficile de mettre ça au crédit du gouvernement, et là encore, difficile de ne pas y voir un renforcement de l’analyse de Fitch…

petit sapin pas grave 3Il y a, réellement, quelque chose d’encore plus préoccupant que l’état général de l’économie française.

Aussi mal en point soit-elle, la France dispose cependant d’atouts évidents, connus de tous : son climat, sa population éduquée, son infrastructure de bonne qualité, sa localisation centrale en Europe, son attrait touristique, de brillants esprits et une réelle culture de l’innovation. Si l’on ajoutait à ceux-ci un allègement des codes du travail, de la fiscalité, un souffle de liberté sur l’entrepreneuriat et si, en somme, on faisait en sorte que l’État et ses affidés arrêtent d’emmerder les Français, nul doute que cette situation économique catastrophique serait surmontable.

Mais lorsqu’on analyse, calmement, les discours et les postures de nos dirigeants en face des réalités économiques qui leur sont jetées à la face tous les jours, on ne constate qu’un épais déni : « demain, ça ira mieux », « des efforts sont entrepris, et on va redresser la barre », là où chaque indicateur montre que demain, ce sera pire, et que les efforts, microscopiques ou, pire, contre-productifs, vont accroître le problème, directement ou indirectement par effets de bords néfastes. À ce déni, s’ajoutent un refus dogmatique de lâcher du lest, un atavisme pathologique et létal pour l’interventionnisme d’État.

Chaque « réforme » sera consciencieusement passée à la moulinette des compromis les plus sibyllins et minimalistes, les rendant ridicules et passablement inopérantes. Prenez, par exemple, les propositions de libéralisation des trajets en car : c’est, sur le papier, une bonne idée, mais qui ne représente qu’un modeste pourcentage des déplacements en France, qu’une opportunité réduite de créations d’emplois et qui ne devrait être que le résultat d’une libéralisation poussée et massive du transport en France, pas l’objet principal d’une loi. On voit mal cette petite amélioration transformer profondément le pays. À ce titre, la loi Macron devrait alors porter sur des pans entiers de l’économie française, ce qu’elle ne fait pas. On fait du pointillisme avec un pinceau triple-zéro là où on devrait repeindre au rouleau.

macron droiteEnfin, le rythme même de ces micro-réformes, que la situation commanderait d’être aussi court, aussi cadencé et rapide que possible, inscrit ce gouvernement de clowns tristes dans des temps longs, sur plusieurs années. Les bricolages de Macron n’auront de portée qu’en 2016, au mieux, alors que des changements auraient été nécessaires … en 2013.

Si la récente dégradation de la dette souveraine illustre bien quelque chose, c’est ça : les retards accumulés, le piétinement frénétique mais inutile du gouvernement, ses bricolages microscopiques et son épais déni de réalité. Tout ceci n’est encore qu’une méthode hollandiste pour gagner du temps alors qu’il n’y en a plus à gagner, et plus en réserve.

Ce pays est foutu.

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Source : http://h16free.com/2014/12/14/35878-fitch-degrade-la-note-de-la-dette-souveraine-francaise-parce-que-tout-va-supayr-bien


La Nuit à Paris, les Brigades de Mimes reviennent en force !

vendredi 12 décembre 2014 à 09:00

Il y a quatre ans, Bertrand Delanoë, le maire d’alors de Paris, lançait en fanfare les États Généraux de la Nuit. Son but était à l’époque de trouver une solution pour faire vivre harmonieusement les Parisiens du jour avec ceux de la nuit, ceux qui se lèvent tôt pour travailler, et ceux qui boivent, chantent, et se couchent tard. À l’époque déjà, j’avais noté, assez consterné, les solutions mises en place. Heureusement, Anne Hidalgo, la remplaçante de Bertrand, va mettre à tout ça un petit coup de booster (ou de bambou, selon le point de vue).

Avant d’aller plus loin, il est assez impératif de bien resituer le contexte. Dans un vibrant appel à la cohabitation pacifique des fêtards et des riverains s’étaient donc ouverts en novembre 2010 les États Généraux de la Nuit auxquels on fit participer une psychosociologue spécialiste des mobilités nocturnes, un philosophe, un médecin urgentiste, et le président de SOS Racisme parce que … heu, parce que bon les fêtes nocturnes à Paris ne doivent pas être racistes, je suppose. Ah oui, et aussi, en apparition rapide, le président de la Chambre syndicale des cabarets et discothèques, dont les activités auraient – dit-on – un lien avec le sujet.

WTF ?Si on peut comprendre l’utilité d’un médecin urgentiste dans ce patchwork rigolo, on reste interdit devant la présence à l’époque d’une psychosociologue spécialiste des mobilités nocturnes, d’un philosophe ou le représentant du commerce équitable de bons sentiments anti-racistes. On regrette d’ailleurs l’absence d’un plâtrier ou d’un sexeur de bigorneaux qui auraient sans aucun doute donné un authentique cachet de n’importe quoi musclé à ce panel déjà fort bien membré.

En définitive et comme souvent en France, cette montagne grandiloquente avait accouché d’une souris nanoscopique avec, tout de même, l’idée géniale de faire intervenir des brigades de mimes chargées de semer le silence, ainsi qu’une saine consternation chez ceux qui paient pour ces conneries. L’année qui suivit fut quand même l’occasion pour certains de savoir si ces mêmes mimes couinent lorsqu’on les cogne.

Moyennant quoi, nous voilà quatre ans plus tard, et, à la faveur du changement de tête à la municipalité, ce qui devait n’être qu’une amusante péripétie se mue progressivement en institution au nom ronflant : le Conseil parisien de la nuit vient de naître.

Bien sûr, ce Conseil ne pourrait pas survivre s’il n’était immédiatement emplâtré de formalisme qui prendra la forme de cinq collèges, qui représenteront les institutions (qui ont fait jusqu’à présent tant de bien à la Ville Lumière), les Conseils généraux (parce que, parce que bon, voilà, les Conseils généraux, quoi), les associations de riverains, d’étudiants, de médiation, lucratives sans but (les « usual suspects »), les organismes dédiés à la fête à Paris la grève à Paris des trucs et des machins en rapport (comme la RATP ou Bruitparif) et un petit paquet de personnes hétéroclites mais qualifiées (forcément qualifiées). Cette liste à la Prévert ne doit pas vous effaroucher. C’est, finalement, la même déclinaison, en version turbo, de ce qu’on trouvait dans les précédents États Généraux de novembre 2010.

Quant à la mairie, au milieu de tout ça, elle se contentera de servir d’intermédiaire pour permettre aux uns et aux autres de papoter entre eux (avec ou sans brigade de mimes pour transmettre les messages, la question n’est pas tranchée). Parce que, comprenez-vous, comme l’explique l’article du Figaro, (je cite) :

Le maire de Paris a mis en exergue le rôle de « médiateur », de « conciliateur » qu’elle entendait jouer, entre « ceux qui veulent faire la fête » et « ceux qui veulent dormir », et qui sont « d’ailleurs souvent les mêmes. »

Oui, vous avez bien lu : l’analyse du Bulotron 2000 en fonction dans le bureau du Maire de Paris est formelle : ceux qui font le bordel la nuit sont souvent ceux qui veulent dormir. Sapristi. Il serait temps d’en prendre conscience pour qu’enfin, leur condition psychiatrique soit reconnue et qu’on passe à autre chose à base de neuroleptiques puissants.

brigade bruno julliardUn malheur n’arrivant jamais seul et les abrutis volant souvent (par mesure de précaution, sans doute) en escadrille, Bruno Julliard est de la partie, puisqu’il souligne « la spécificité de la capitale, beaucoup plus petite et dense que Berlin ou Londres ».

S’il apparaît exact que la densité d’habitants est supérieure à Paris qu’à Londres ou Berlin (dans un rapport de 4 à 5, en fait), on comprend cependant très mal pourquoi ce qui ne posait pas de problèmes en 1970 ou en 1980 devient subitement problématique en 2014, d’autant que cette fumeuse densité utilisée par Julliard pour passer, encore une fois et avec brio, pour une andouille, n’a pas beaucoup varié depuis des décennies à Paris. Bref, le pauvret a mal calibré son Bulotron.

Mais rassurez-vous. Ces erreurs de paramétrages d’une machine complexe n’auront pas de conséquences graves : lorsqu’on voit l’agenda de ce Conseil, on sait que la partie est déjà gagnée, forcément, puisqu’il va devoir réfléchir à de nouveaux espaces pour les nuits à Paris, ce qui, une fois l’aspect fumigène gentiment évaporé, ne manquera certainement ni de charme ni d’imagination (et pour le côté spontané qui va généralement avec la notion de fête, on repassera, mais la paix sociale est à ce prix). Bien évidemment, tout ce délire festif ne pourrait être citoyen sans inclure les inévitables pilules de bonheur socialiste, sous la forme de Préventex 200, de Discriminafon 325, de Mobilys 500 et de Tagueulcémagique™ en suppositoires.

Concrètement, cela se traduira via une posologie au moins mensuelle par d’abondantes démarches pour :

haddock.jpgRien qu’à la lecture de ce programme, on se sent tout revigoré et l’idée s’impose que les brigades de mimes devraient peut-être intervenir lourdement au sein de l’équipe municipale. Une bataille de mimes contre des clowns serait même probablement très touristique.

En tout cas, pas de doute : après avoir englué les commerces dans des règles débiles, après avoir pourchassé les tenanciers de bars, de discothèques, de cercles de jeu, après avoir fait fuir les banlieusards automobilistes en transformant la circulation parisienne en enfer, les édiles se sont progressivement rendus compte que, peut-être, ils étaient en train de saboter ce qui donnait son charme à la Ville Lumière qui se rapproche chaque jour un peu plus d’une Ville Dortoir, d’un gros village mou, aux vieilles pierres pittoresques mais au rythme savamment cadencé, et si paisible qu’on peut y mourir sagement d’endormissement.

Dès lors, il est franchement amusant de constater l’ampleur du travail déployé par l’actuelle équipe municipale pour tenter de faire retrouver son lustre d’antan à une ville qui fut, jadis, considérée comme un des hauts lieux mondiaux de la fête et de la vie nocturne. Il faut en effet mettre ces tentatives et le lancement du Conseil de la Nuit en face des travaux dogmatiques lancés depuis plus d’une décennie à Paris par les mêmes équipes, efforts tous concentrés dans le même sens : faire fuir le pauvre, le petit peuple et les vilains automobilistes pollueurs de la capitale, afin de le remplacer par cette population bien plus socialo-compatible du bobo parisien, du cadre moyen supérieur à la mode, et des familles bio-compatibles qui n’hésiteront pas à pédaler du Vélib ou utiliser les superbes bus au gaz naturel ou à l’électricité pour se déplacer dans une capitale qu’ils souhaitent ardemment vitrifier quelque part à la fin du vingtième siècle (après désinfection populaire cela va de soi).

À l’aune de ce but sur lequel les élus sont toujours ouvertement engagés, on comprend donc que les petites attentions lancées en direction de la vie festive et nocturne parisienne ne sont que des petits airs de flutiau lancés pour calmer les esprits. La ville, tenue d’une main de fer dans un gant de spandex aux couleurs d’arc-en-ciel, continuera donc sa lente descente vers une muséification terminale.

Bonne nuit.

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Source : http://h16free.com/2014/12/12/35796-la-nuit-a-paris-les-brigades-de-mimes-reviennent-en-force


Aéroport Bâle-Mulhouse – Episode IV : A New Joke

jeudi 11 décembre 2014 à 09:00

La Galaxie est à nouveau en conflit social. L’Empire, toujours aux abois financièrement, s’est rendu compte qu’un petit aéroport en Alsace, bénéficiant d’un statut international, avait un traitement fiscal particulier. Le trouble dans le Monopole de la Force est trop grand, il faut donc agir.

Au sein de cet aéroport travaillent des entreprises de l’Alliance Libérale et, surtout, des compagnies suisses, réputées pour leur absence de scrupules fiscaux et leur opposition à l’Empire. En outre, la région, fort proche des forces obscures teutonnes, n’est pas du goût de l’Empire qui entend ramener l’ordre fiscal partout dans la Galaxie, par l’emploi de la Force s’il le faut. Positionnant à proximité de l’aéroport son arme redoutable, Le Bercy Noir, l’Empire s’apprête à utiliser son arme de destruction fiscale massive afin de réduire l’Alliance au silence en massacrant 6000 emplois. Et alors que se rapprochent les terribles Collecteurs d’Impôts, qui, alignés vers le petit aéroport, pourront le détruire d’un seul trait de plume, la fuite de l’Alliance s’organise.

star wars a new joke

C’est ainsi qu’on apprend que la compagnie aérienne suisse Swiss, une filiale de la compagnie allemande Lufthansa, a confirmé lundi 8 décembre dans un communiqué publié à Zurich qu’elle supprimera, à partir de fin mai 2015, ses vols au départ de Bâle-Mulhouse. Les explications de la société liées à cette annonce ne laissent planer aucun doute :

« Les mutations intervenues sur le marché et la conjoncture politique défavorable n’offrent à une compagnie premium telle que Swiss aucune perspective d’opérer de façon rentable à Bâle/Mulhouse. (…) L’incertitude juridique concernant l’introduction de la législation fiscale en France a également pesé dans la décision. »

Saprizut, le Consentement à l’Impôt n’est pas passé par la Swiss !

sapin et le consentement à l'impôt

Pourtant, tout avait bien commencé : depuis 1949, l’aéroport de Bâle-Mulhouse bénéficiait d’une fiscalité largement aménagée et favorable aux entreprises suisses qui, employant des salariés français, ne se retrouvaient pas soumises aux exactions habituelles sur le territoire et pouvaient donc développer une activité normale avec de vraies perspectives de croissance. Perspectives d’ailleurs optimistes, le trafic étant passé de 2,5 millions de passagers en 2003 à près de 6 millions l’an dernier.

Mais voilà : en juillet, avec la finesse qui caractérise autant Bercy que son actuel patron, Michel Sapin (et probablement devant le manque criant de sous-sous dans la po-poche de l’État), la France avait informé la Confédération qu’elle allait appliquer la fiscalité française sur la zone suisse de l’aéroport de Bâle à partir de 2015. Ceci n’avait pas manqué de déclencher des réactions ulcérées, tant des entreprises implantées sur place que des élus locaux qui ont rapidement senti la catastrophe (notamment sociale) se dessiner. Et c’est donc logiquement que, suite à l’échec de la renégociation de cet accord fiscal favorable et qui devait se boucler au courant du mois de novembre, les entreprises suisses ont commencé à marquer leur grande méfiance sur l’avenir de l’aéroport depuis qu’il est revenu au centre des préoccupations fiscales de Bercy.

Si l’annonce du départ de Swiss peut s’expliquer par des raisons économiques en partie indépendantes de cet échec (la compagnie n’est pas low-cost et doit subir des coûts que la petite infrastructure de l’EuroAirport n’est pas en mesure de réduire significativement), l’explication fournie insiste bien sur l’insécurité fiscale qui règne en France. Encore une fois, les changements incessants de politique économique et fiscale française vont coûter emplois et richesse au pays.

Parce que la suite est connue : ou bien Bercy recule finalement dans ses caprices ridicules, et l’aéroport peut continuer à croître tranquillement, en conservant l’emploi de milliers d’Alsaciens (6000 ici). Ou bien le gouvernement estime que le traitement fiscal particulier a assez duré et décide de tuer, une fois de plus, la poule aux œufs d’or. Cela pourrait paraître incroyable si cela ne s’était pas déjà produit, à différentes échelles, dans tout le pays, à chaque fois qu’il s’est agi de récupérer rapidement de l’argent sur le dos du contribuable.

Il y a aussi, malheureusement, une question de principe : l’aéroport Bâle-Mulhouse est une démonstration flagrante de l’efficacité des recettes libérales, basées sur un impôt faible, des règles simples et un droit du travail souple (comme le suisse en l’occurrence). C’est un camouflet dans la face du socialisme triomphant qui veut s’installer partout en France, et entend montrer à la face du monde combien il est efficace pour égaliser la misère pour tous en édictant des multitudes de règles, des myriades de taxes, des monceaux de codes et de droits spécifiques. Du point de vue de Bercy et des politiciens dogmatiques, l’EuroAirport est la « preuve par opposition » que leurs techniques et leurs méthodes ne marchent pas, font fuir les bonnes volontés, détruisent de la richesse et de l’emploi. On comprend alors la nécessité de la disparition d’un tel chancre libéral dans la Socialie triomphante…

stanley

La fin d’année sera rude. Du côté de l’État, boucler le mois de décembre et payer ceux qui doivent l’être ne sera pas simple : les caisses sont vides. Et parce que ces caisses peinent tant à se remplir, le Léviathan n’hésitera pas à aller chercher la richesse où elle se trouve, c’est-à-dire partout en dehors de lui. Du côté de l’aéroport Bâle-Mulhouse, les agitations fiscales de l’État se traduiront mécaniquement pour certains salariés par une perte d’emploi, l’inscription chez Paul Emploi.

Eh oui : cet État que tous, vous avez appelé de vos vœux, ardemment, qui devait être la Maman ultime, protectrice contre tous les bobos de la vie, est maintenant là et bien là. Il a grand appétit et ne peut se contenter des miettes de plus en plus copieuses que vous lui donnez partout, tout le temps, en tous lieux. Il parasite vos activités, il parasite les relations entre vous et tous les autres (depuis votre famille jusqu’à vos relations commerciales). Et comme tout parasite, il tuera son hôte plutôt qu’abandonner ses caprices. Il préférera vous voir couler, vous jeter dans l’insécurité (économique, sociale, juridique, fiscale) plutôt que réduire sa taille et se mettre, vraiment, au régime.

Ô ironie : cet État qui devait vous protéger de tout va maintenant vous étouffer dans une tendresse sans pitié.

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Source : http://h16free.com/2014/12/11/35763-aeroport-bale-mulhouse-episode-iv-a-new-joke


Abaissement des vitesses routières : parce que l’automobiliste est un délinquant qui s’ignore

mercredi 10 décembre 2014 à 09:00

En Socialie française, la marche vers le progrès est parfois malaisée, mais elle n’en persiste pas moins. Et comme le progrès implique que tout le monde arrive à bon port sans la moindre égratignure, épargné par tous les bobos de la vie, y compris et surtout ceux qui lui donnent son intérêt, on évitera donc de s’y précipiter. C’est pourquoi le gouvernement a décidé de réduire les vitesses maximum autorisées sur le réseau secondaire.

Oh, pour le moment, il s’agit simplement, comme l’explique le Ministère, d’un test, limité à quelques routes et puis c’est tout. Bernard Cazeneuve, le chips mou qui sert de prétexte au maroquin de l’Intérieur, l’a confirmé mercredi dernier. C’est important pour lui, cette notion de test, parce que cette mesure est très impopulaire même si des « experts » (toujours les mêmes) prétendent qu’une telle réduction permettrait d’épargner de 350 à 400 vies par an.

En effet, Hollande s’est trompé de courbe puisque la seule à s’être inversée récemment est celle de la baisse de la mortalité routière. Ceci a entraîné une augmentation assez sensible de la pression des pouvoirs publics sur les routes de France, pression largement entretenue par les habituels lobbies d’acharnement anti-automobilistes au premier rang desquels on trouve une Sécurité Routière pour laquelle tant qu’un véhicule roule, un danger existe.

La lutte contre le conducteur automobile continue donc, sans relâche. Et pendant qu’on continuera à l’espionner, le traquer, en mesurer la vitesse et le nombre de points sur son permis, on en profitera aussi pour le poursuivre de taxations et de malus à l’achat pour avoir eu l’impudence de choisir un véhicule diesel, sachant que le véhicule essence sera, lui, tabassé de ponctions au moment du passage à la pompe. L’interdiction du diesel est pour bientôt.

Moyennant quoi, l’ex-automobiliste, échappant à l’opprobre et à la ruine que constitue une voiture (hideux engin d’individualisme pollueur !), pourra se jeter joyeusement sur les vélos que les municipalités lui mettront à disposition, pour profiter de l’affabilité des agents de police locaux qui lui remonteront les bretelles et lui grignoteront le portefeuille par le truchement d’amendes spéciales, amplement méritées pour avoir voulu, encore une fois, se rendre du point A au point B en toute indépendance.

Voyons le bon côté des choses : la marche vers le progrès, déjà fort chaotique, se fera dorénavant sur des vélos, non polluants, ultimement respectueux des codes routiers qu’il sera d’autant plus facile à honorer qu’il n’y aura plus de voitures.

cat deal with it

Tout ceci est bel et bon, et on voit d’emblée qu’une fois le diesel interdit, les routes limitées à 0 km/h (seule limitation en mesure de garantir que plus personne ne mourra par la vitesse en voiture) et les vélos apprivoisés, le monde en sera plus calme, plus serein et plus apte à fournir cette sécurité qui semble tant manquer à cette frange de la population qui a décidé pour tous ce qui est bon pour nous.

Pourtant, comme le rappelle un récent article paru sur Contrepoints, d’autres pays ont déjà testé des mesures sensiblement différentes. Ainsi, l’Angleterre et l’Allemagne, dont les vitesses maximales autorisées sur l’infrastructure routière secondaire sont supérieures à 80 km/h (60 mph pour l’Angleterre, et 100 km/h pour l’Allemagne), montrent tous les jours qu’une vitesse supérieure n’est pas synonyme d’accidents plus nombreux (d’ailleurs, en Allemagne, 66% du réseau autoroutier est sans limite de vitesse). Ainsi, le Danemark a choisi d’augmenter la limitation de vitesse sur son réseau principal sans pour autant constater un désastre humain. Du contraire, même : ce pays a divisé par deux la mortalité de ses routes.

Pourtant, à part cogner sur l’automobiliste en le pourchassant avec des radars, des forces de l’ordre certainement plus utiles ailleurs, et des ponctions qui abondent au tonneau public des Danaïdes, il existe probablement d’autres méthodes, d’autres solutions pour obtenir le résultat affiché officiellement. Tiens, par exemple, et si on faisait un peu confiance aux conducteurs pour se responsabiliser, une fois de temps en temps ?

no-way

Bien sûr, il semble absolument évident que sans bornes, sans limites, sans signalisation pléthorique, sans interdictions multiples et décrites dans d’épais textes de loi, chaque individu, mis au volant d’une voiture ou à bord de son vélib bi-turbo jantes alliage, va immédiatement se transformer en monstre homicide aux instincts psychopathologiques débridés ! C’est d’ailleurs ce qui s’est passé dans certaines villes (comme ici, aux Pays-Bas) où on a choisi d’abolir la signalisation routière et où le massacre routier a pris des proportions inouïes. Ou encore, dans les pays où, précisément, on n’a pas trop les moyens de dilapider de l’argent public en infrastructure de signalisation coûteuse et où les conducteurs sont livrés à eux-mêmes pour décider de la marche à suivre et de la sécurité à respecter. Et là, c’est le drame (évidemment !) …

En outre, on ne peut pas s’empêcher de penser que l’infrastructure elle-même, soigneusement mise à l’écart de toute discussion de fond concernant la sécurité routière, a tout de même un petit rôle à jouer. Comment ne pas constater que nombre de passages à niveau sont encore mal ou peu protégés en France et qu’ils sont la cause d’accidents fréquents, souvent mortels ? On n’entend pas trop la Sécurité Routière se plaindre de la vitesse des trains qui viennent pourtant méchamment heurter les cyclistes, voitures et autres camions coincés à ces points noirs… Et puis tant qu’on y pense, difficile de ne pas noter que la mortalité au kilomètre parcouru est bien inférieure sur les infrastructures autoroutières que sur les autres, ce qui montre de façon pourtant limpide que la vitesse n’est pas le facteur principal dans la mortalité routière.

À tout prendre, la baisse de vitesse sur l’infrastructure à dépendance de l’État aurait tendance à indiquer surtout que ce dernier n’ose plus laisser les gens rouler à une vitesse normale, celle observée dans les autres pays en tout cas, car il n’aurait plus confiance dans son infrastructure. Et comme c’est à lui que revient la responsabilité de l’entretenir, on peut supposer sans mal qu’elle se dégrade suffisamment pour qu’il ait trouvé cette solution, assez médiocre, pour contourner le problème : grâce à l’application de la sécurité routière, pouf, c’est magique, on roulera moins vite sur une infrastructure dégradée qu’on pourra conserver en état médiocre plus longtemps.

Bonus non négligeable : les amendes ainsi provoquées par les abaissements ridicules de vitesse permettront de renflouer un peu les caisses de l’État, et de faire pourchasser les affreux délinquants routiers par une police et une gendarmerie qui n’a pas prouvé toute son efficacité au contact d’autres types de gentils délinquants (très jeunes et/ou turbo-récidivistes).

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Source : http://h16free.com/2014/12/10/35708-abaissement-des-vitesses-routieres-parce-que-lautomobiliste-est-un-delinquant-qui-signore