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Abaissement des vitesses routières : parce que l’automobiliste est un délinquant qui s’ignore

mercredi 10 décembre 2014 à 09:00

En Socialie française, la marche vers le progrès est parfois malaisée, mais elle n’en persiste pas moins. Et comme le progrès implique que tout le monde arrive à bon port sans la moindre égratignure, épargné par tous les bobos de la vie, y compris et surtout ceux qui lui donnent son intérêt, on évitera donc de s’y précipiter. C’est pourquoi le gouvernement a décidé de réduire les vitesses maximum autorisées sur le réseau secondaire.

Oh, pour le moment, il s’agit simplement, comme l’explique le Ministère, d’un test, limité à quelques routes et puis c’est tout. Bernard Cazeneuve, le chips mou qui sert de prétexte au maroquin de l’Intérieur, l’a confirmé mercredi dernier. C’est important pour lui, cette notion de test, parce que cette mesure est très impopulaire même si des « experts » (toujours les mêmes) prétendent qu’une telle réduction permettrait d’épargner de 350 à 400 vies par an.

En effet, Hollande s’est trompé de courbe puisque la seule à s’être inversée récemment est celle de la baisse de la mortalité routière. Ceci a entraîné une augmentation assez sensible de la pression des pouvoirs publics sur les routes de France, pression largement entretenue par les habituels lobbies d’acharnement anti-automobilistes au premier rang desquels on trouve une Sécurité Routière pour laquelle tant qu’un véhicule roule, un danger existe.

La lutte contre le conducteur automobile continue donc, sans relâche. Et pendant qu’on continuera à l’espionner, le traquer, en mesurer la vitesse et le nombre de points sur son permis, on en profitera aussi pour le poursuivre de taxations et de malus à l’achat pour avoir eu l’impudence de choisir un véhicule diesel, sachant que le véhicule essence sera, lui, tabassé de ponctions au moment du passage à la pompe. L’interdiction du diesel est pour bientôt.

Moyennant quoi, l’ex-automobiliste, échappant à l’opprobre et à la ruine que constitue une voiture (hideux engin d’individualisme pollueur !), pourra se jeter joyeusement sur les vélos que les municipalités lui mettront à disposition, pour profiter de l’affabilité des agents de police locaux qui lui remonteront les bretelles et lui grignoteront le portefeuille par le truchement d’amendes spéciales, amplement méritées pour avoir voulu, encore une fois, se rendre du point A au point B en toute indépendance.

Voyons le bon côté des choses : la marche vers le progrès, déjà fort chaotique, se fera dorénavant sur des vélos, non polluants, ultimement respectueux des codes routiers qu’il sera d’autant plus facile à honorer qu’il n’y aura plus de voitures.

cat deal with it

Tout ceci est bel et bon, et on voit d’emblée qu’une fois le diesel interdit, les routes limitées à 0 km/h (seule limitation en mesure de garantir que plus personne ne mourra par la vitesse en voiture) et les vélos apprivoisés, le monde en sera plus calme, plus serein et plus apte à fournir cette sécurité qui semble tant manquer à cette frange de la population qui a décidé pour tous ce qui est bon pour nous.

Pourtant, comme le rappelle un récent article paru sur Contrepoints, d’autres pays ont déjà testé des mesures sensiblement différentes. Ainsi, l’Angleterre et l’Allemagne, dont les vitesses maximales autorisées sur l’infrastructure routière secondaire sont supérieures à 80 km/h (60 mph pour l’Angleterre, et 100 km/h pour l’Allemagne), montrent tous les jours qu’une vitesse supérieure n’est pas synonyme d’accidents plus nombreux (d’ailleurs, en Allemagne, 66% du réseau autoroutier est sans limite de vitesse). Ainsi, le Danemark a choisi d’augmenter la limitation de vitesse sur son réseau principal sans pour autant constater un désastre humain. Du contraire, même : ce pays a divisé par deux la mortalité de ses routes.

Pourtant, à part cogner sur l’automobiliste en le pourchassant avec des radars, des forces de l’ordre certainement plus utiles ailleurs, et des ponctions qui abondent au tonneau public des Danaïdes, il existe probablement d’autres méthodes, d’autres solutions pour obtenir le résultat affiché officiellement. Tiens, par exemple, et si on faisait un peu confiance aux conducteurs pour se responsabiliser, une fois de temps en temps ?

no-way

Bien sûr, il semble absolument évident que sans bornes, sans limites, sans signalisation pléthorique, sans interdictions multiples et décrites dans d’épais textes de loi, chaque individu, mis au volant d’une voiture ou à bord de son vélib bi-turbo jantes alliage, va immédiatement se transformer en monstre homicide aux instincts psychopathologiques débridés ! C’est d’ailleurs ce qui s’est passé dans certaines villes (comme ici, aux Pays-Bas) où on a choisi d’abolir la signalisation routière et où le massacre routier a pris des proportions inouïes. Ou encore, dans les pays où, précisément, on n’a pas trop les moyens de dilapider de l’argent public en infrastructure de signalisation coûteuse et où les conducteurs sont livrés à eux-mêmes pour décider de la marche à suivre et de la sécurité à respecter. Et là, c’est le drame (évidemment !) …

En outre, on ne peut pas s’empêcher de penser que l’infrastructure elle-même, soigneusement mise à l’écart de toute discussion de fond concernant la sécurité routière, a tout de même un petit rôle à jouer. Comment ne pas constater que nombre de passages à niveau sont encore mal ou peu protégés en France et qu’ils sont la cause d’accidents fréquents, souvent mortels ? On n’entend pas trop la Sécurité Routière se plaindre de la vitesse des trains qui viennent pourtant méchamment heurter les cyclistes, voitures et autres camions coincés à ces points noirs… Et puis tant qu’on y pense, difficile de ne pas noter que la mortalité au kilomètre parcouru est bien inférieure sur les infrastructures autoroutières que sur les autres, ce qui montre de façon pourtant limpide que la vitesse n’est pas le facteur principal dans la mortalité routière.

À tout prendre, la baisse de vitesse sur l’infrastructure à dépendance de l’État aurait tendance à indiquer surtout que ce dernier n’ose plus laisser les gens rouler à une vitesse normale, celle observée dans les autres pays en tout cas, car il n’aurait plus confiance dans son infrastructure. Et comme c’est à lui que revient la responsabilité de l’entretenir, on peut supposer sans mal qu’elle se dégrade suffisamment pour qu’il ait trouvé cette solution, assez médiocre, pour contourner le problème : grâce à l’application de la sécurité routière, pouf, c’est magique, on roulera moins vite sur une infrastructure dégradée qu’on pourra conserver en état médiocre plus longtemps.

Bonus non négligeable : les amendes ainsi provoquées par les abaissements ridicules de vitesse permettront de renflouer un peu les caisses de l’État, et de faire pourchasser les affreux délinquants routiers par une police et une gendarmerie qui n’a pas prouvé toute son efficacité au contact d’autres types de gentils délinquants (très jeunes et/ou turbo-récidivistes).

Efficacité avant tout !

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Source : http://h16free.com/2014/12/10/35708-abaissement-des-vitesses-routieres-parce-que-lautomobiliste-est-un-delinquant-qui-signore


Ça préempte à tout va. L’hiver approche.

mardi 9 décembre 2014 à 09:00

Le fond de l’air est peut-être de plus en plus frais, ce qui peut poser des problèmes lorsqu’on n’a pas de logement, mais il ne sera pas dit qu’on n’y puisse rien faire. Et comme la France manque de propriétaires, nos gouvernants, finauds, ont trouvé LA solution : ce sera l’utilisation habile de la préemption. Comme les élections sont passées, comme l’hiver approche, ça préempte même de plus en plus, dans cette France Terre de liberté et de respect des droits de l’Homme parmi lesquels figurait, jadis, celui de propriété.

Par exemple, on pourrait évoquer rapidement les changements introduits dernièrement dans la gestion des terres agricoles par la Loi d’Avenir Pour L’Agriculture, nouvelle bordée de purée législative passée à peu près inaperçue dans une presse bien plus intéressée par les frasques présidentielles et les déclarations gouvernementales navrantes que par les changements, loin d’être toujours subtils, introduits à la pelleteuse dans les lois de la République.

Il est ainsi intéressant de voir que, derrière une myriade d’aspects divers (contrôle des pesticides, par exemple), la loi en question modifie substantiellement la façon dont les SAFER (les sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural) pourront préempter un terrain agricole lorsqu’il est mis en vente. Si, jusqu’à présent, il était ainsi possible pour ces sociétés de récupérer auprès des propriétaires des terrains mis en vente sous couvert de sauvegarder le tissus agricole local (ce qui a mené, assez régulièrement, à des affaires plus ou moins louches), les changements récents accroissent encore la difficulté pour le vendeur et l’acheteur de terrains agricoles de faire une transaction sans déclencher une préemption par la SAFER locale. Rassurez-vous, tout ceci est fait pour « faire rempart contre la (méchante) financiarisation de l’agriculture« .

pawel kuczynski - boeuf a table

Autrement dit, on veut lutter contre la financiarisation des terrains agricoles, mais en pratique, on aboutit essentiellement à limiter autant que possible l’adaptation de l’offre agricole à la demande réelle dans le pays. Encore une fois, on choisit l’immobilisme et une vision bien particulière de la France, en utilisant l’image des terroirs et de l’agriculture familiale pour mieux verrouiller le marché au profit d’une clique bien spécifique. Et encore une fois, quand cela a l’odeur du capitalisme de connivence et la couleur du capitalisme de connivence, c’est peut-être bien exactement ça…

Et bien évidemment, ce qui est vrai pour les terres agricoles l’est encore plus pour les terrains constructibles ou construits. Le récent exemple de Paris saute aux yeux.

Vendredi dernier, on apprenait que la mairie de Paris compte s’octroyer le droit de préempter n’importe quel appartement de la capitale lorsque celui-ci fera l’objet d’une promesse de vente, et compte débattre de ce projet lors du prochain Conseil, du 15 au 17 décembre prochain. Ceci représente un changement là où, jusqu’à présent, la mairie ne pouvait préempter que des blocs d’immeubles entiers. L’objectif affiché est, comme d’habitude, confit de bons sentiments et nappé de moraline épaisse. Pour le service de presse de la mairie,

« l’objectif est de développer le logement social, en favorisant la mixité de palier. C’est un outil supplémentaire afin d’atteindre l’objectif de construction de plus de 7.000 logements sociaux par an. »

Ah, le logement social, que dis-je, mieux encore, la mixité de palier ! On avait tant besoin de ça ! Au passage, notez la tendance sociétale intéressante qui veut qu’on passe de la mixité dans la société, plus ou moins obligatoire, à la mixité dans les quartiers, là encore imposée, puis, maintenant, à la mixité de palier, préemptée par la mairie. L’étape suivante, la mixité dans les foyers, promet quelques amusants débats à l’Assemblée.

Bref : la mairie va préempter des douzaines de logements, et le monde (parisien) s’en trouvera d’autant meilleur. L’onctueuse volée de bisous socialistes va s’abattre sans pitié et avec générosité sur des quartiers entiers, permettant à ces derniers de goûter à la joie d’une mixité sociale évidemment désirée. Les éventuels vendeurs de biens à proximité de ces nouveaux logements sociaux se trouveront dans la délicieuse situation de devoir vendre alors que le quartier change drastiquement de population, ce qui ne manquera pas de raffermir un marché immobilier local vacillant.

ps ensemble la préemption

Il faut en outre noter qu’au lieu de laisser tranquille le marché immobilier (déjà passablement tabassé de toutes parts, fiscalement et légalement), la mairie a décidé d’intervenir parce qu’elle sait mieux ce qu’il convient de faire que des dizaines d’individus qui ont pour souci d’optimiser leurs richesses. Pas de doute, Hidaglo a un super-pouvoir. En attendant, on voit mal comment préempter plus de 8000 logements va augmenter le nombre de propriétaires en France.

On peut aussi s’interroger sur l’amélioration de la gestion de ces biens ainsi obtenue. Si, comme la mairie le laisse supposer, ces biens n’étaient pas assez bien gérés (puisque ne répondant pas à la nouvelle contrainte de mixité de pallier), on est en droit d’en attendre une amélioration notoire une fois qu’ils seront passés dans le giron municipal. Cependant, les incessantes affaires de logements trop généreusement attribués à certains, ainsi que les nombreuses affaires louches entourant les offices HLM, laissent présager d’une issue pour le moins chahutée. Difficile de croire que la nouvelle mairie, avec ces 8000 biens supplémentaires, va subitement s’en tirer beaucoup mieux.

Mais une chose est sûre : tant dans le foncier parisien que dans l’agricole français en général, on peut s’attendre à un petit ralentissement du marché et des transactions, voire un gentil gel de celles-ci grâce à l’intervention judicieuse de l’État, dont les gros doigts boudinés auront poussé un agenda spécifique, une vision bien particulière de ce qu’il entend faire de Paris, de la France et du peuple qui l’occupe. Ces enquiquinements, ces préemptions et ces contraintes, en période de déflation, et au moment où le marché de l’immobilier est particulièrement tendu, sont-ils si judicieux ?

hidalgo lamaÀ ces préemptions, il faut bien sûr ajouter la notion de taxe foncière, qui ne diminue pas, et ne risque pas de diminuer tant les finances des collectivités locales sont à sec. Petit-à-petit, vivre « chez soi » va coûter aussi cher que vivre « chez un autre ». Peut-être, finalement, les individus se rendront-ils compte que le « chez soi » auquel ils aspirent est, en pratique, un « chez l’État » qui tolère, moyennant une taxe annuelle, qu’on appelle « propriété privée » un petit lopin de terre et quelques briques mais qui, si l’envie lui en prend, retournera bien vite dans son giron au détriment du faux-propriétaire, réel-locataire mis à la rue.

Ne vous y trompez pas. Cette tendance où l’État décide en dernier recours ce que vous faites de ce que vous avez acquis (ou, plus exactement, ce que vous avez cru acquérir), cette tendance où d’autres décident pour vous ce qui est bon pour vous, ou, au moins, ce qui est bon pour la collectivité dont vous ne faites alors plus partie, cette tendance-là n’est ni fortuite, ni passagère.

Chaque jour qui passe, le pays choisit un peu plus l’option collectiviste. Chaque jour qui passe, son peuple décide, soit par dépit, soit par ignorance, soit, pire encore, sciemment, par jalousie, de s’en remettre un peu plus à la foule, à la collectivité, à l’État. L’issue, évidente, est connue de tous et maintenant désirée par ceux qui obtiennent, de façon magique mais répétitive, l’assentiment d’une majorité de congénères. L’Histoire a déjà, maintes fois, montré ce qu’elle donnait.

Ce pays est foutu.

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Source : http://h16free.com/2014/12/09/35710-ca-preempte-a-tout-va-lhiver-approche


Emprunts toxiques, élus nocifs

lundi 8 décembre 2014 à 09:00

La Seine Saint-Denis est un charmant département français situé au nord-est de l’agglomération parisienne, réputé pour ses charmantes bourgades mêlant la campagne, la ville et les zones de commerces alternatifs, sa flore poivrée et sa faune pimentée, et son déficit public abyssal créé par la souscription d’emprunts invraisemblables propulsés par un Conseil général de branquignoles effervescents.

Ces emprunts, rapidement qualifiés de toxiques par l’équipe d’irresponsables en place au moment de leur signature alors que la conjoncture partait en sucette, ont accru dans d’énormes proportions les difficultés déjà particulièrement étendues dans lesquelles baignait le département suite à des années de gestion socialiste débridée. Heureusement, une issue semble au bout du tunnel de dettes.

Un petit rappel des faits s’impose cependant si l’on ne veut pas perdre pied.

Nous sommes dans les années 2000 et les communes et départements cherchent à bénéficier de l’euphorie des marchés qui règne alors. Après tout, il n’y a pas de raison que les banques et les particuliers jouent au casino boursier et s’en mettent plein les poches sans que les collectivités territoriales y participent. C’est d’autant plus facile que les banques ont, justement, des produits plus ou moins complexes à proposer et qui offrent des taux, variables certes, mais faibles et dont le mode de calcul est basé sur des indices et des parités (franc suisse contre euro par exemple) dont l’évolution, sage jusqu’alors, permet d’envisager l’avenir avec un sourire bienveillant.

dexia galereArrive le krach de 2008, et la panique boursière qui provoque des remous notoires sur les devises. Les taux de ces prêts explosent (passant de moins de 3% à plus de 15%). Les communes, généralement déjà endettées, se retrouvent dans un bourbier indescriptible. En Seine Saint-Denis, la souscription de prêts complexes est devenue un sport local prisé. Le département est dans le caca, les communes aussi (comme Sevran, dont le kmaire vert, Stéphane Gatignon, avait eu, en son temps, l’honneur de ces colonnes).

De son côté, Claude Bartolone, alors président du Conseil général, émettait de longues plaintes stridentes et comiques. Ses couinements étaient d’autant plus drôles qu’il s’était lui même jeté dans ce genre de marécage putride, tout seul comme un grand, et n’avait guère eu besoin d’aide ou de conseils pour arriver à sa pitoyable situation. Eût-il demandé aide et assistance, il en aurait probablement reçu des services de l’État qui lui auraient indiqué la nature éminemment dangereuse du montage, et n’auraient pas manqué de pointer la déconcertante facilité avec laquelle on peut arriver à ces conclusions à condition de savoir faire une petite règle de trois. La lecture d’un précédent billet, démontant le mécanisme de ces prêts, soi-disant complexes, par un exemple concret, permet de s’en convaincre assez simplement.

Acculés à devoir payer des sommes de plus en plus rondelettes, le département avait alors attaqué Dexia, la banque émettrice, afin de gagner du temps. Tombant – coup de bol – sur un vice de forme minime, Bartolone en avait profité pour fanfaronner sur une très hypothétique victoire en Justice bien que le jugement ne laissait aucun doute sur l’entière responsabilité du département (et donc, de son équipe dirigeante dont il était alors le président), en le déboutant de toutes ses demandes. Les médias, toujours aussi affûtés, avaient bien évidemment relayé les foutaises du politicien.

Les emprunts n’étant donc pas annulés, et les collectivités devant finalement les payer, l’État s’est rapidement rendu compte que tout ceci risquait de partir en sucette grave car si, sur le papier, une commune ne peut pas faire faillite, il arrive tout de même un moment où, même avec la force du socialisme qui plie la réalité à volonté comme Uri Geller les petites cuillères, on finit par manquer d’argent gratuit des autres et où, pouf, c’est la cata. Une solution fut donc trouvée : on allait (surprise !) faire payer le contribuable.

La dernière étape du feuilleton sordide joué à grands frais avec votre argent vient de se dérouler dernièrement : la Seine Saint-Denis a annoncé être parvenue à renégocier un total de 331 millions d’euros de créances risquées (tout en s’abstenant au passage de communiquer le coût de sortie de ces emprunts toxiques souscrits entre 1995 et 2009, et qu’on imagine pas du tout gratuit). En substance, les dettes ont été ré-échelonnées et leurs taux recalculés, mais il reste entre 10 et 12% de titres à risques (150 millions d’euros). Rassurez-vous : le département bénéficiera du fonds de soutien spécifique mis en place par l’État.

Et devinez quoi ? Ce fonds est financé à 60% par une taxe payée par les banques françaises (et donc, au final, leurs clients, c’est-à-dire vous), le reste provenant de l’État (c’est-à-dire le contribuable, i.e. vous). Bien joué !

bartolone et les emprunts toxiques

À présent, on peut – et même, on doit – se demander ce qui a bien pu pousser des élus (dont on connaît les capacités intellectuelles réelles en matière de finances) à se lancer dans ce genre d’aventures catastrophiques. Eh bien c’est justement l’objet d’un papier que m’a pointé Acrithène (que je remercie au passage) et qui nous apprend en substance que ces emprunts ont été utilisés plus fréquemment parmi les collectivités locales les plus endettées, pour cacher le coût réel de la dette souscrite. En outre, plus un élu est politiquement contesté et plus une élection approche, plus il aura eu tendance à utiliser ce genre de montages, et ce, d’autant plus que ses voisins l’ont déjà fait eux aussi, montrant l’aspect particulièrement moutonnier de ces personnes.

Je vous recommande la lecture de cette étude, « Political Incentives and Financial Innovation: The Strategic Use of Toxic Loans by Local Governments », riche d’enseignements sur ce que valent vraiment nos élus, parce qu’en définitive, l’emprunt toxique n’est pas le marqueur d’un système bancaire devenu fou, pour lequel l’appât du gain justifierait toutes les bassesses et toutes les vilénies auprès d’élus aussi innocents que naïfs.

Oh, bien sûr, les montages étaient extrêmement risqués, mais bien sûr, les maires étaient au courant des risques encourus dès le départ. Leur attitude actuelle est alimentée par une hypocrisie sans limite et facilitée par une hontectomie pratiquée jeune pour ne pas s’encombrer de principes moraux de toute façon désuets.

politics, before & after elections...

Mais en réalité, l’emprunt toxique montre bien plus l’absence totale de scrupules et le calcul politique de court terme de ces élus qui s’imaginaient n’avoir pas à vivre les conséquences de leurs actes. Les institutions bancaires ont proposé ces montages précisément parce qu’elles savaient, dès le départ, que ces maires utiliseraient ce produit qui répondait, par essence, à tous leurs désirs : l’apparence d’une bonne affaire, le fait de pouvoir utiliser des concepts un peu alambiqués pour camoufler la dette et pour se cacher en cas de pépin, et surtout la remise à plus tard, bien plus tard, d’un éventuel problème de trésorerie possible, qu’on pourrait toujours, le cas échéant, laisser à ses adversaires politiques.

L’absence de responsabilité et l’opacité de leur gestion calamiteuse permet toutes les latitudes. Pire : lorsqu’enfin, la vérité fait jour, la manipulation des foules par l’appel au pathos suffit à réduire tout risque personnel. La dénonciation du bouc-émissaire facile de la vilaine banque permet ensuite de faire monter au créneau l’État et les journalistes, tout acquis à sa cause et avides de présenter la gentille force publique prise en sandwich entre les intérêts du méchant marché et la nécessité d’offrir des services publics payés par l’emprunt. Et lorsqu’enfin la justice s’en mêle, tout le monde a déjà une idée précise du coupable.

Emballez, c’est pesé : les maires impécunieux, les présidents de Conseils généraux jean-foutres, irresponsables et immatures seront épargnés. Bisous à tous. Le contribuable paiera.

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Source : http://h16free.com/2014/12/08/35678-emprunts-toxiques-elus-nocifs


Subventionnez mon association !

dimanche 7 décembre 2014 à 11:00

J’y ai bien réfléchi et ma décision est prise : moi aussi, je monte mon association Loi 1901. Il est plus que temps pour moi de fédérer les bonnes volontés, de regrouper les motivés sous une même bannière, et puis aussi, ne l’oublions pas, de toucher un bon gros paquet d’argent gratuit des autres. Après tout, il n’y a pas de raisons que ce soient toujours les mêmes qui en profitent.

Et pour que cette opération réussisse à la hauteur de ce que d’autres ont montré possible, il faudra que cette association remplisse les critères habituels qui lui assureront publicité, complaisance des puissants et financements généreux.

Pour commencer, le nom sera choisi avec soin. Il devra déclencher la sympathie sans être trop ostentatoire, ni trop spécifique (ce qui écarte les Associations d’Aide aux Acrobates Anonymes Accidentés Tétraplégiques, par exemple), et permettre ainsi, avec une couverture sémantique large, de multiplier les activités associatives lucratives sans but impliquant directement ou pas le citoyen français. Je propose donc de la nommer « Association du Poing Levé Pour Une Main Tendue », dont l’objet sera l’établissement d’un monde meilleur par une plus grande répartition de toutes les richesses, culturelles, politiques, intellectuelles, mais pas financières parce que cette association, farouchement anti-capitaliste, évidemment prolétarienne et collectiviste, honnira publiquement et comme il se doit les questions d’argent, qui sont sales.

alsb poing levé pour main tendu

Afin de s’assurer à la fois une bonne visibilité médiatique et par voie de conséquence, de bons financements publics, cette association proposera dans son catalogue de services (pour les membres et ceux qui souhaitent le devenir) différents ateliers et autres activités associatives ludiques. Le premier atelier, en importance, sera celui de Formation des Élus Politiques à la Gestion de Collectivités. Grâce à des séances intensives sur une semaine de cours de management, de gestion publique au plus fin, et d’explications détaillées sur la façon dont il faut dépenser les sous du contribuable, l’Association assurera l’apprentissage des cadres de tous les partis, et les conscientisera aux besoins indispensables de formation et donc, de subvention, des associations qui les dispensent. Ici, si vous entendez le bruit d’un tiroir-caisse qui s’ouvre, c’est normal.

moneyPour accompagner ces formations, l’association assurera l’édition annuelle d’un palmarès des élus en fonction de critères subtilement choisis. Ainsi, des classements d’élus les plus vigoureux, à la rhétorique la mieux huilée, les mieux habillés ou les plus en phase avec l’actualité seront proposés tous les ans à la même époque, et permettront de récompenser ceux de nos élus-adhérents qui, ayant participé à nos Formations, les auront correctement mises en pratique avec brio. Moyennant quelques entrées dans la presse, le succès est assuré, et la pompe (entre la formation et le palmarès) sera amorcée. Encore une fois, le petit tintement des pièces qui dégringolent dans le tiroir-caisse n’est pas fortuit.

Une association, ce n’est pas qu’une longue série de formations ardues, et il faut aussi compter avec l’indispensable élévation culturelle de tous les citoyens républicains et surtout festifs. C’est pourquoi l’association proposera des spectacles réguliers, des happenings et des découvertes culturelles permettant par exemple à tous les acteurs de la société civile de s’interroger sur la place des objets d’intromission personnelle dans les théories du genre, dans les inégalités sexuelles et de réfléchir sur la nécessaire prise de conscience de son corps dès le plus jeune âge. Avec ces thèmes, et par le truchement de performances artistiques un tantinet provocantes (pour susciter le débat, n’est-ce pas), on permettra ainsi de s’exprimer bruyamment à toute un catégorie de population, honteusement stigmatisée par un vivrensemble malheureusement pas encore assez abouti. Nul doute, d’ailleurs, que ces catégories discriminées sauront se montrer reconnaissantes envers l’association, soit via les élus qui auront l’oreille attentive à leurs remarques, soit en adhérent directement. Quant au petit bruit métallique, dans le fond, provoqué par de nouvelles pièces dans notre tire-lire associative, il s’ajoute simplement aux précédents tintements. Tout va bien.

tiroir caisse - cc regis corbetL’important, finalement, dans cette opération de création d’association aussi discrètement lucrative qu’elle est modestement sans but, est de conserver une saine distance avec tout ce qui pourrait se rapporter à une concurrence directe contre l’État et ses affidés, ses thuriféraires et ses prosélytes.

En effet, combien d’associations loi 1901, croyant rester dans le cadre de la loi en offrant qui des soirées bingo, qui organisant des cercles de jeux légaux, se sont retrouvés pilonnés par des contrôles divers et variés parce que dans l’histoire, l’État n’y trouvait pas son compte ? Combien d’associations loi 1901, cherchant à réduire le train de vie de l’État, croyant faire œuvre utile en rappelant l’abrogation de certains monopoles, se sont retrouvées inutilement en difficulté alors qu’en allant dans le sens du courant, celui qui amène naturellement l’argent des poches des contribuables vers celles des élus et de leurs associations discrètes, on ne s’en porte que mieux, et pour longtemps ?

Et lorsque l’heure de la retraite a sonné, rien n’empêche de créer une nouvelle association, destinée cette fois à subvenir aux besoins des personnes retraitées à revenus modestes, dont on assurera la délicate survie par l’obtention, auprès d’édiles conscientisés au problème, d’une généreuse subvention de l’un ou l’autre conseil général ou régional, ou d’une dotation bienvenue de l’un des élus qui, un jour, aura lui aussi à se retirer de la vie active.

Vous voyez, créer une association qui équilibre rapidement ses budgets n’est finalement pas très compliqué. Bien sûr, il faut faire quelques concessions au bon goût, ne pas hésiter à ranger au placard, sur les étagères du haut, toute velléité de morale irréprochable, mais une fois ces prérequis correctement remplis, on peut s’assurer une vie fort décente sur ce principe.
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Ce billet a servi de chronique pour les Enquêtes du Contribuable

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Source : http://h16free.com/2014/12/07/34400-subventionnez-mon-association


C’en est fini du mauvais cinéma français, flou et mal (en)cadré ?

vendredi 5 décembre 2014 à 09:00

Deux années se sont écoulées depuis la mémorable tempête dans le petit monde du cinéma français, déclenchée par Vincent Maraval qui avait eu l’audace de dire ce que tout le monde savait sans vouloir l’admettre : le cinéma français produit une quantité invraisemblable de merdes soporifiques et distribue pourtant des cachets stratosphériques à des acteurs en récompense d’une prestation rarement à la hauteur. Heureusement, tel le guépard sur sa proie, le Centre National du Cinéma a fondu en moins de 24 heures mois sur l’épineuse question des cachets de stars, et sa réponse n’en manque pas (de cachet).

cat jump fail

Basant en partie ses judicieuses propositions sur le rapport René Bonnell, lui même « fraîchement » sorti il y a pas loin d’un an, notre Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) a donc pris la résolution d’encadrer les rémunérations des stars de cinéma. Voilà, c’est dit, à partir de maintenant, la carrière de star française répondra à une échelle bien définie. À quand une grille, des indices et un avancement en fonction de l’âge ?

Mais je vais trop vite.

Avant d’aller plus loin, il faut comprendre l’ampleur et la nature du douloureux problème qui se pose au CNC, notamment par le fait que ce Centre distribue une manne fort importante collectée directement lors de la vente des tickets, et une autre venant directement des poches de l’État, c’est-à-dire les vôtres. Comme l’explique assez bien cet article, une partie de cette montagne d’argent (plus de 700 millions d’euros par an) est automatiquement reversée pour les films français, ce qui permet aux blockbusters américains, largement méprisés par l’intelligentsia française, de financer ses navets. En outre, ces versements sont complétés par une avance sur recettes, dont la « sélectivité » d’attribution a laissé pantoise la Cour des Comptes dans un récent rapport tant elle est relative.

Ce système, mis en place dans les années 50, à la fois généreux et favorisant les petites ententes entre amis dans un milieu où, à la fin, tout le monde se connaît, se congratule et se renvoie l’ascenseur, a fini par aboutir à ce qu’on connaît à présent où des films médiocres obtiennent des financements abondants qui permettent de rémunérer royalement (mieux, même, qu’Hollywood pour ses stars) des vedettes françaises à la notoriété et au talent ouverts à débat, pendant que le reste de l’équipe de réalisation — les petites mains, surtout — se contente souvent de miettes. Et la thèse de Maraval est que les films français sont très majoritairement non rentables (ce qui est vrai – en 2010, seuls trois films avaient sorti leur épingle du jeu, et en 2013, les chiffres ne sont guère meilleurs) précisément à cause de ces émoluments obèses de quelques stars françaises. Tout se déroule comme si le CNC n’était plus qu’une grosse usine à gaz destinée à enrichir quelques nababs bien connus.

C’est donc pour tenter de corriger ce travers que le CNC modifie sa politique d’arrosage : si la rémunération proposée à une star dépasse un certain pourcentage du devis du film ou, comme le dit pudiquement le Centre, si le film atteint un « coût artistique disproportionné », le producteur ne pourra pas avoir accès ni à son compte de soutien automatique, ni aux aides sélectives. Autrement dit, pour des rémunérations jugées trop importantes (lisez : trop outrageusement élevées pour que le contribuable, qui finance, gobe sans broncher), le producteur devra aller chercher ses financements ailleurs qu’au CNC. La grille proposée est croquignolette :

Cinéma : the end ?Ah ah, c’en est fini de l’inflation des cachets ! Terminé la distribution de pognon gratuit ! En période de Disette Pour Tous, voilà qui sonne presque comme une revanche et le début d’une victoire, celle du Socialisme Triomphant qui parvient, malgré l’adversité, à répandre l’égalitarisme et les grilles finement ouvragées même dans les lieux de paillettes et de strass !

Bon, je le reconnais : il n’y a pas vraiment de quoi pleurer sur le sort des vedettes qui continueront, on en est sûr, de toucher une copieuse indemnisation de leur temps de présence sur les plateaux. Mais il est particulièrement piquant de lire, ici ou là, que le CNC introduirait ainsi quelques règles élémentaires qui permettront enfin d’encadrer et réguler ce cinéma français qui faisait n’importe quoi.

D’une part, on ne pourra s’empêcher de penser que cette « grille », bricolage technocratique assez navrant de naïveté, risque d’introduire une myriade d’effets indésirables, à commencer par les effets de seuils. Il va y avoir bousculade de films avec des budgets étrangement proches des bornes puisque, par exemple, pour un film de 6.999.900 euros de budget, la vedette peut repartir avec un cachet de 559.992€, alors que pour un budget de 100€ de plus, le pauvret ne touchera que 350.000€, soit un peu plus de la moitié. L’imagination humaine étant sans limites, les bornes introduites ici avec un arbitraire assez stupéfiant vont assez sûrement se retourner contre le CNC. Même si l’on peut regretter qu’encore une fois, le contribuable sera le dindon de cette farce grotesque, on pourra se consoler en se disant que les gratte-papiers, qui ont pondu cette « solution » aussi médiocre que la production cinématographique française actuelle, seront montrés pour les clowns qu’ils sont vraiment.

Pansements "Hello Kitty"D’autre part, on voit mal ce que ces bonnes résolutions pourront résoudre au problème de fond sachant qu’il a été assez mal analysé. La proposition, pleine de bons sentiments mais détachée de toute envie réelle de réforme d’un système essentiellement basé sur l’argent public, revient à ne résoudre que la partie gênante de la gangrène qui s’est répandue dans le système, en posant un petit sparadrap Hello Kitty dessus. Le problème n’est pas la hauteur du cachet des stars, mais qu’il se fasse au détriment du reste de l’équipe, et qu’il soit essentiellement le fruit de l’argent public, c’est-à-dire de personnes qui n’ont pas eu l’occasion de choisir ce pour quoi elles paient. Et tout le nœud du problème provient de là : le public, lorsqu’il est consulté par la voie la plus efficace, c’est-à-dire le marché (ici, les places au cinéma), adoube largement un certain type de cinéma, qui n’est d’ailleurs que rarement celui massivement subventionné.

Et c’est parce qu’il y a totale déconnexion entre ceux qui financent et ceux qui payent que le cinéma français dilapide outrageusement ses moyens sur des productions dont l’unique intérêt est de faire s’écrier au génie quelques pénibles critiques et autres bobos du milieu, et de servir de puissant somnifère pour la faible population qui se cognera le résultat, vers 23:30 un soir de semaine sur Arte dans le meilleur des cas. Le tout sera comme d’habitude camouflé derrière le paravent pudique de l’« exception culturelle française » qui permettra de faire passer n’importe quelle daube consternante en « production artistique », barbouillée d’un petit « Et l’emploi des intermittents, vous y pensez ? » qui achèvera de fermer le clapet à toute demande d’un peu de sérieux dans les subventions.

boredom - ennui

Le bilan est connu : je remarquais il y a presque deux ans, à la suite de l’intervention de Maraval, que la culture française en général et son cinéma en particulier vivent à présent dans une bulle. On a soit des grosses productions consternantes de médiocrité (avec une ou deux exceptions par an, ratio ridicule lié au hasard), soit des micro-productions chiantes comme la pluie à Dunkerque un mardi midi de février, et plus rien au milieu. Or, la solution proposée par le CNC ne s’attaque qu’à l’effet le plus visible, les cachets pharaoniques, et absolument pas à la cause. La solution efficace, qui consiste à retourner au plus vite aux fondamentaux du marché, celui qui existait dans le cinéma dans les années 50 et avant lorsque la production française était alors renommée par sa qualité, n’entre même pas dans les considérations du Centre, gentiment perdu dans ses petits tableaux comiques.

Partant de là, la situation, déjà franchement pas brillante, ne s’améliorera même pas marginalement.

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Source : http://h16free.com/2014/12/05/35614-cen-est-fini-du-mauvais-cinema-francais-flou-et-mal-encadre