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De la bonne grosse réforme qui tache

dimanche 2 novembre 2014 à 11:00

Pas de doute, question réformes, on est servi. Il ne se passe pas une semaine sans que l’exécutif, frétillant dans tous les sens comme un chihuahua cocaïnomane au milieu d’un champ de tir, n’annonce une nouvelle fournée de lois et l’ambitieux projet de réformer ceci ou cela, avec force moulinets, autant pour épater le petit peuple que les médias et, plus importants, le reste du monde, penché sur le cas français comme il le ferait au chevet d’un grand malade. Malheureusement, en réalité, c’est, au sens littéral, un véritable feu d’artifices.

Artifices comptables, artifices politiques, artifices économiques, toute la panoplie d’expédients à la petite semaine est de sortie pour tenter de faire croire que le gouvernement n’est pas en surplace frénétique et agité et qu’il y a bien une direction à la gigue nerveuse qu’il impose au pays.

Et il suffit de revenir sur quelques unes des récentes annonces tonitruantes et de les mettre en face de la réalité pour se rendre compte de l’écart. Je ne reviendrai que très rapidement sur les soi-disant économies que l’État aurait faites. Entre les dépenses publiques de l’État central qui continuent de grimper, et celle des collectivités territoriales qui explosent carrément, on peut se dire que la réduction des achats de trombones, de papier et de cartouches d’encre n’a pas suffi à compenser les milliers d’emplois « aidés » (i.e. subventionnés), les renouvellements enthousiastes de départs à la retraite ou les embauches via tous les types de contrats possibles dans la fonction publique (territoriale ou hospitalière notamment). Bref, l’austérité a durement frappé les fournitures et la papeterie, mais on reste loin du compte.

dépenses publiques - austérité qui dépote

Pour ce qui est des autres réformes, celles claironnées à droite et à gauche, le comique de la situation échappera probablement au contribuable, au consommateur, au citoyen directement impacté. Le choc de simplification n’a pour le moment choqué que par son manque d’ambition. Les petits et gros camouflages de la feuille de paie en sont un exemple flagrant où non seulement, on ne voit pas l’économie que ces changements vont offrir (loin s’en faut), mais où la réforme ressemble surtout à un nouveau cheval de Troie (ici, pour le financement des syndicats). Toujours pour rire, on apprend dernièrement que le gouvernement recule même sur la suppression pourtant aisée des petites taxes, et qu’il ne parvient, toute honte bue et ses gonades manifestement encore en vente sur LeBonCoin, à ne réaliser que 5 millions d’euros d’économies sur cette mesure — 5 millions, alors que le déficit de l’État pour 2013 s’établissait par exemple à 90 milliards d’euros, soit 18.000 fois plus, ce qui permet de toucher du doigt l’infini du moquage de visage à l’œuvre ici.

Ah, il y a aussi la fumeuse réforme territoriale. Je dis fumeuse, parce que, comme prévu, cette réforme devient la marrade la plus grotesque de ce quinquennat à chaque semaine qui passe, ou, à tout le moins, dans le top trois avec la loi ALUR de Duflot et l’écotaxe, qui constituent d’assez bons exemples de ce qu’il ne faut surtout pas faire. Entre le Sénat qui agrandit gentiment le nombre de régions et les conseillers généraux et autres élus locaux qui se battent pour ne surtout pas disparaître, le projet, devenu parfaitement illisible, est en train de se dégonfler lentement, avec le même bruit un peu gras qu’une baudruche produit en fin de course.

vite réformons les régions

Pourtant, il n’aurait pas fallu grand-chose pour apporter un souffle de ce changement qu’on nous avait vendu à tous les meetings hollandesques. Bien sûr, ce « pas grand-chose » nécessite un courage, une détermination qui sont maintenant totalement évaporés du paysage politique français actuel. Bien sûr, il aurait fallu envisager les choses autrement que sous l’angle dogmatique et fossilisé de nos poussiéreux socialistes. Bien sûr, il aurait fallu s’attendre à un débat de fond assez musclé dans la société civile, sur les bancs de l’Assemblée nationale, et partout ailleurs. Certes.

Mais il n’empêche. D’autres pays sont les preuves réalistes et vivantes que c’est possible.

Ainsi, on aurait pu mettre en place la flat tax, mesure parfaitement réaliste qui consisterait à remplacer la myriade de taux de taxation différents par un unique, calculé de façon transparente et simple, sur tous les biens et services. Un seul taux pour les impôts, un seul taux pour la TVA, le même, partout. Avec une flat tax (à 18% par exemple), la France retrouvait rapidement une fiscalité lisible et un attrait commercial pour le reste du monde. Seuls les fervents tenants des petites magouilles, des usines à gaz et des complexifications inutiles de l’administration auraient été perdants.

Ainsi, on aurait pu appliquer en France un code du travail qui a fait ses preuves, par exemple le code suisse, à la fois court et lisible, et qui, jusqu’à preuve du contraire, n’a pas déclenché une paupérisation catastrophique de la population qui lui est assujettie, ni un chômage galopant, ni d’incessants conflits sociaux, ni des faillites par milliers, ni une évaporation de la protection sociale. Seuls les inspecteurs du travail à la sauce Filoche, les milliers de ponctionnaires et de syndicalistes toujours à l’affût de bonnes planques sucrées auraient été perdants.

Ainsi, on aurait pu instaurer une concurrence libre et totale dans les différentes formes d’assurance (maladie, vieillesse, chômage), et ce avant que leurs déficits structurels catastrophiques ne les emportent et laissent sur le carreau, ici et maintenant, des centaines de milliers d’individus qui ont cru à la fable collectiviste leur pipeautant qu’ils étaient couverts alors que l’édifice auquel ils donnent une part toujours croissante de leur salaire n’est plus qu’un vaste champ de ruines et une fumisterie au bénéfice exclusif d’un petit nombre, qui lui, aurait été perdant…

Mais non. La petite paire de testicules du gouvernement, héritée des précédents qui ne s’en sont jamais servi, est sagement restée dans sa boîte en bois laqué, placée aux enchères sur eBay ou en vente sur LeBonCoin sans jamais trouver preneur. À la place de ces trois propositions couillues mais réalisables, qui auraient redonné d’immenses marges de manœuvre au pays, et l’auraient durablement sorti de la crise dans laquelle il s’enfonce maintenant avec une quasi-délectation, nous avons droit à une longue série de petites improvisations amusantes et dilatoires.

Moyennant quoi, le socialisme va jouer sur sa capacité à réenchanter la politique, parce que, rappelez-vous bien : le socialisme, vraiment, c’est magique™.

socialisme magique

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Source : http://h16free.com/2014/11/02/34471-de-la-bonne-grosse-reforme-qui-tache


La France est sauvée : les parlementaires se dressent enfin contre les entrepreneurs !

vendredi 31 octobre 2014 à 09:00

Certes, la France est dans une passe difficile, mais cela n’empêche pas de voir que des hommes et des femmes, courageux, pagaient (ou pédalent, disons) sans relâche pour ramener le bateau républicain dans les eaux calmes de la croissance et de la prospérité. Et au premier rang de ces individus, on trouve bien sûr les parlementaires.

Et pour ce qui est d’aider, les parlementaires savent y faire. Ici, je ne reviendrai pas sur le cas de ceux-là qui, toute honte bue d’une incompétence totale en mathématique et en économie, proposent de taxer des opérations de particulier à particulier, mais je m’attarderai sur la tendance actuelle, bien présente, à étendre l’assiette des ponctions diverses au-delà de toute limite déjà connue.

small facepalmOn a appris en début de semaine, assez effaré, qu’un amendement déposé par les branquignoles socialistes de gauche, dans le cadre du projet de loi 2015 de financement de l’asécurité sociale, entendait soumettre tous les dividendes versés par les SA et les SAS au paiement des cotisations sociales. L’amendement, passé à l’Assemblée discrètement et comme une lettre à la Poste (des années 50, hein, de nos jours, la lettre aurait été perdue), a provoqué la consternation bruyante chez les entrepreneurs et ceux qui ont deux sous de bon sens.

Encore une fois, l’entrepreneur est clairement désigné à la fois comme une vache à lait et comme un fraudeur compulsif dont le montage financier (ici, en SA ou SAS) n’avait pour but que de se soustraite aux charges qu’entendait lui prendre l’État pour avoir osé se lancer dans l’entrepreneuriat et s’être ainsi laissé aller à un goût du lucre un peu trop ostentatoire. J’exagère ? Bah. Ce n’est pas le genre de la maison et il suffit de lire l’exposé des motifs de l’amendement 876 pour s’en convaincre :

« Le présent amendement poursuit le mouvement d’harmonisation des règles d’assujettissement social des dirigeants de sociétés qui tend à renforcer l’équité entre cotisants relevant de régimes distincts et à mettre fin à certaines voies d’optimisation empruntées au détriment des finances sociales. En effet, il est nécessaire que les dispositions adoptées dans les précédentes LFSS s’appliquent à l’ensemble des situations pour ne pas encourager des phénomènes d’optimisation. »

petit facepalmSalauds de patrons qui tentent d’optimiser leur fiscalité ! Voilà bien là le fait de dangereux égoïstes dont il faudra bien vite recadrer les comportements à coup de contraintes à payer envoyées par l’URSSAF. Et puis, en réintégrant les dividendes dans les émoluments soumis à cotisations, les plus optimistes estiment qu’on va facilement engranger 65 millions d’euros supplémentaires dans les caisses de l’URSSAF. Eh oui mes petits amis, avec une telle somme, le fabuleux régime d’assurance que le monde nous envie est sauvé.

Et tant pis si le montage de ces SA et de SAS n’avait pour but que d’alléger la facture pour le patron qui ne vivait que du dividende, en le salariant et en permettant ainsi à l’activité de continuer. Le but n’est pas, contrairement à ce que de belles âmes naïves pourraient encore croire, de chasser quelques déviants, mais bien d’interrompre enfin toute cette vilaine propension des uns et des autres à vouloir dégager du profit. Et tant pis donc si le dividende, souvent seul salaire de l’entrepreneur, d’ailleurs au détriment de sa retraite, se trouve ainsi amputé de plus de 60%. Ce qui reste suffira bien, c’est évident.

congrats bro

En fait, cette histoire navrante est symptomatique : pour nos députés et nos sénateurs (et ici, bien peu importe leur bord politique), gagner sa vie, faire une marge, dégager du profit, c’est, sûrement, tromper des clients, frauder le fisc, échapper aux justes impôts. Normalement, quand tout se passe bien dans la République du Bisounoursland, de l’Égalité, des Taxes et des Bisous, l’entrepreneur ramène dans son foyer exactement ce dont il a besoin pour vivre, lui et sa famille, dans un modeste appartement, avec une petite voiture, deux ou trois semaines de congés, et une poule au pot un week-end sur deux. Le reste, la Providence, pardon, la Solidarité Nationale Collective, y pourvoira, comme elle le montre tous les jours avec efficacité. Mais au-delà, c’est clair, le peuple est volé, les clients sont spoliés, la République est abusée et la représentation nationale se doit d’agir.

Rassurez-vous, le gouvernement, rempli de petits libéraux bon teint (bisous, Manu Macron !), qui aiment les entreprises et ne sont pas en guerre contre la finance et le patronat (hat tip François H.), s’est déclaré en séance totalement favorable à l’amendement du député Bapt. Christian Eckert y avait même déclaré :

Il s’agit d’un sous-amendement de coordination. Si vous voulez que je vous donne plus de précisions, je le ferai. En tout état de cause, si ce sous-amendement était adopté, le Gouvernement serait favorable à l’amendement de M. Bapt.

Un court instant, on se demande ce que serait la politique en France si, en plus, le gouvernement n’aimait pas les entreprises et si notre président avait décidé de partir lutter contre la finance, les patrons, et ces riches qui gagnent plus de 4000€ par mois… Ce ne serait sans doute plus cette vallée de lait et de miel que nous connaissons actuellement.

Malgré tout, reconnaissons à Valls, Sapin, Macron et leur clique le minimum de lucidité qui les empêche de se faire défenestrer par une foule excédée. Sentant la grogne monter d’un coup sur les réseaux sociaux et dans les médias qui ont fini par décortiquer l’amendement et relayer la stupéfaction des chefs d’entreprises, Michel Sapin a finalement convenu que cet amendement était de la crotte qui méritait d’être retirée rapidement de la discussion. Ouf : le gouvernement demandera donc le retrait du texte. On ne peut qu’apprécier à leur juste valeur ces petits rétropédalages nerveux du gouvernement en mode panique, alors même que, par la voix de Eckert, il s’était déclaré favorable lorsque personne ne l’y regardait. Tout ceci fait furieusement penser à un poulet sans tête qui court d’un coin à l’autre de la basse-cour ; c’est très rassurant.

parcours fiscalÀ ce point de mon billet, je pourrais facilement conclure que les socialistes au pouvoir enfilent actuellement des perles si grosses qu’elles vont emporter, tôt ou tard (à un ou deux rétro-pédalage près) toute la trame entrepreneuriale française. Malheureusement, ce qu’on observe n’est qu’une simple accélération de tendance déjà bien ancrée dans les mœurs. Depuis plusieurs années en effet (y compris sous le règne du Camp du Mal de la Droite), la chasse aux entreprises bat son plein.

On se rappellera utilement l’invraisemblable usine à gaz mise en place courant 2012 pour récupérer autant d’argent que possible sur les plus-values réalisées lors d’une vente d’entreprise : elle avait donné lieu à une migraine carabinée pour des milliers de chefs d’entreprises et de petits patrons, qui avaient vite compris que toute prise de risque, dans ce pays, serait lourdement sanctionnée (et le fait que le principe de précaution, érigé en dogme, soit maintenant inscrit dans la Constitution n’est pas fortuit du tout).

L’information a fini par percoler lentement : le risque étant honni, les entrepreneurs, sans faire de bruit, s’en vont. Les entreprises, doucement, ferment. Le chômage, calmement, grimpe.

Le socialisme, vraiment, c’est magique™.

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Source : http://h16free.com/2014/10/31/34665-la-france-est-sauvee-les-parlementaires-se-dressent-enfin-contre-les-entrepreneurs


Règlements de comptes à la CGT

jeudi 30 octobre 2014 à 09:00

Ce mois-ci, on vogue de surprises en surprises. Après avoir découvert avec stupéfaction que les banques françaises, c’est du solide, après avoir poussé un gros « ouf » de soulagement en apprenant que le budget français était accepté par Bruxelles grâce aux efforts de Sapin, on apprend avec la plus grande des stupeurs que le patron de la CGT aurait eu des faiblesses avec l’argent de son syndicat.

oooh filocheOh. Vraiment, là, c’est une surprise de taille, une de celles qui fait vaciller le monde, l’une de ces tristes nouvelles qui emplissent de peine le cœur et de larmes les yeux des citoyens qui ont toujours attendu de leurs leaders, fussent-ils syndicaux, la plus grande probité et la plus haute morale. C’est ce genre de découvertes qui fit pleurer Gérard Filoche quand jadis il apprit, comme frappé par la foudre, que Cahuzac avait menti et fraudé le fisc. C’est ce genre d’information qui laisse les gens pantois comme ils le furent en apprenant que Thévenoud avait oublié de payer ses impôts depuis des lustres. C’est ce genre de nouvelles qui éclaire d’une lumière crue et dérangeante la CGT, un syndicat pourtant irréprochable jusqu’alors, mais si, puisqu’on vous le dit.

Rendez-vous compte : d’après des informations du Canard Enchaîné, journal satirique rarement pris en défaut, Thierry Lepaon, l’actuel secrétaire général du syndicat ouvrier, aurait bénéficié de la remise à neuf de son logement, situé près du château de Vincennes, tous frais payés par son employeur, la CGT. Et quels frais ! La facture initiale s’établissait à 150.000 euros mais aura été réduite par l’humilité du leader syndical qui aura, pour économiser 20.000 euros, renoncé à l’installation d’un home-cinéma et d’une cave à vin. Au final, cette facture de rénovation du domicile s’élève finalement à 130.000 euros pour cet appartement de 120 mètres carrés dans une résidence de standing, qui sera donc payée par les militants de la CGT (ce qui représente 750 adhésions annuelles tout de même).

t lepaon n'a pas un train de vie bling bling

Enfin… Payée par les militants, on s’entend.

En pratique, tout le monde sait que les fonds de la CGT ne proviennent pas exclusivement de ces cotisations ni d’une vente de muguet qui avait, en son temps, permis au parti communiste de durer un peu au-delà de la Chute du Mur de Berlin. La récente condamnation de la même CGT, au sein de laquelle éclate ce nouveau scandale à 130.000 euros, permet de bien resituer l’ambiance générale qui règne dans le syndicalisme français. Entre les financements particulièrement occultes, voire carrément mafieux, les exactions diverses (allant du vol à l’intimidation en passant par la séquestration en bande organisée) et les agissements souvent indépendants de l’intérêt des salariés qu’il est censé représenter, le syndicalisme à la française tient beaucoup plus de la bonne tuyauterie politico-fiscale pour endormir des sommes conséquentes au nez et à la barbe des consommateurs, des entreprises et même de l’État, que d’un système sain destiné à protéger le salarié quand celui-ci est en difficulté avec son employeur.

Bien sûr, comme le remarque avec justesse Eric Verhaeghe dans un article publié sur le Figaro, il ne faut pas douter une seule seconde que si Lepaon est ainsi placé sous les feux de l’actualité, c’est parce qu’opèrent actuellement des luttes intestines au sein de la centrale syndicale et aussi parce que l’actuel leader n’est pas du tout en odeur de sainteté auprès du pouvoir qui fait donc tout pour le dégommer. Un renouvellement des têtes à la CGT est prévisible et même souhaitable, tant pour la CGT que pour l’État. Voilà qui justifie amplement que soient menées quelques opérations de nettoyage à son encontre. Certes.

la cgtMais cependant, se contenter de cette analyse, c’est oublier la forêt pour l’arbre : tout compte fait, il n’en reste pas moins que la CGT dispose apparemment de fonds suffisamment amples pour lancer ce genre d’opérations de revamping sur une résidence « de standing ». Il n’en reste pas moins que sans la fuite vers le Canard Enchaîné, tout ceci serait passé totalement inaperçu, et le moins qu’on puisse dire est qu’il n’est pas dans le mandat de cette organisation syndicale de loger ses représentants, ni d’utiliser les fonds levés auprès des adhérents pour s’occuper d’immobilier (la vie de château, à la CGT, vous connaissiez ?). Il n’en reste pas moins qu’encore une fois, on peut décemment remettre en question la bonne gestion de ce syndicat (et par extension, la gestion de tous les autres, soumis aux mêmes règles fiscales et comptables particulièrement permissives). Il n’en reste pas moins qu’en surcroît, même en imaginant la tenue irréprochable des comptes de la CGT (joli fantasme), la moralité de ces opérations laisse plus qu’un gros doute : il y a comme un décalage notoire entre le train de vie des cadres de l’organisation syndicale et ceux qu’elle entend représenter.

Si l’on se rappelle que d’autres leaders, pour d’autres syndicats (par exemple Blondel, de Force Ouvrière, avec cigares et chauffeur personnel) avaient déjà cette habitude de vivre très au-delà des moyens des ouvriers dont ils ont la représentation officielle, on comprend qu’il ne s’agit pas là d’un petit accident de parcours. En réalité, ce qui arrive à Lepaon, missile tiré pour en finir avec l’actuelle tête de la CGT, n’est qu’un exemple des dérives multiples et répétées du syndicalisme à la française.

Et ce syndicalisme à la française, je ne vois vraiment pas pourquoi on fait tant pour le conserver. Je ne vois pas pourquoi on va même jusqu’à obliger, au premier janvier 2015, chaque salarié à abonder aux fonds versés à ces syndicats, qu’il le veuille ou non. Je ne vois pas pourquoi, compte-tenu des catastrophes que ces syndicats ont provoquées (la SNCM en est un exemple récent très documenté), et compte-tenu de la situation économique désastreuse du pays, on continue d’accorder autant d’importance, autant de crédit et autant de fonds à ces organisations. Je ne comprends pas pourquoi les condamnations de ces syndicats, pour des faits franchement graves, sont aussi clémentes.

syndicate = mafia

Ou plutôt si, je comprends très bien. Je comprends très bien le noyautage que ces syndicats sont parvenus à réaliser, partout, depuis les médias jusqu’à la magistrature, noyautage qui permet à ces condamnations d’être si légères, et les retombées médiatiques d’être si faibles, sauf lorsqu’il s’agit précisément de faire tomber un individu gênant. Je comprends très bien que, parties prenantes (et pour prendre, elles prennent) de « systèmes paritaires » dans lesquels des sommes colossales sont injectées (la Sécurité Sociale en premier), ces syndicats soient rapidement devenus de véritables états dans l’Etat, et qu’ils n’entendront pas lâcher le gâteau sans faire un maximum de dégâts avant. Je comprends très bien que les politiciens, main dans la main avec ces organisations mafieuses, ne bougeront pas le petit doigt pour changer quoi que ce soit à ces situations iniques et corrompues au plus haut point : ils en bénéficient aussi directement et indirectement.

Cette « affaire Lepaon » va, à l’évidence, se terminer en jus de boudin. Si le but poursuivi est atteint, l’actuel dirigeant partira et sera remplacé par une autre marionnette. Sinon, ce ne sera que partie remise. Mais quoi qu’il arrive, les agissements louches, les bidouilles comptables, le train de vie décalé des cadres continueront.

Si les syndicats à la française étaient là pour les syndiqués, à force, ça se serait vu.

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Source : http://h16free.com/2014/10/30/34689-reglements-de-comptes-a-la-cgt


Les Stress tests sont formels : on peut continuer à s’endetter !

mercredi 29 octobre 2014 à 09:00

Ça y est, la Banque Centrale Européenne a fini ses petits calculs, et ils sont formels. Vous pouvez desserrer votre cravate, ouvrir un bouton de culotte, nous sommes entre nous, détendez-vous, tout va bien.

Et à la BCE, le bricolage statistique sur des chiffres financiers de banques européennes, on appelle ça « stress-test ». C’est un nom pratique pour une méthode qui consiste, à partir d’hypothèses plus ou moins crédibles, à établir comment réagira un ensemble de banques. En principe, il s’agit essentiellement de savoir si, en situation de stress (manque de liquidité, augmentation du chômage, crise obligataire par exemple), une banque pourra continuer ses opérations ou non. Et si elle ne le peut pas, quels seront les impacts sur les autres banques et sur le système financier en général.

Ce n’est pas la première fois que la BCE tripote du chiffre financier pour établir une sorte de bilan général des banques européennes. En 2010 et en 2011, elle avait déjà réalisé cette opération, avec une crédibilité douteuse : entre les banques qui avaient passé les tests avec succès et s’étaient retrouvées, quelques mois plus tard, en grandes difficultés, et le bail-in des comptes chypriotes (le « chyprage ») en mars 2013, la réalité et les troubles économiques rencontrés ont clairement montré que les tests pratiqués ne valaient pas tripette.

C’est probablement pour cela que ces tests ont mobilisé d’importantes ressources de la BCE, afin de rendre cet exercice un tantinet plus vraisemblable auprès d’un public (financier) un peu plus averti. L’autre raison évidente du gonflement des moyens (techniques et médiatiques) derrière ces tests est l’union bancaire européenne à venir, dont la première étape au quatre novembre prochain permettra à la BCE de placer directement sous sa supervision plus d’une centaine de banques européennes.

sapristi !Ces tests ont permis de découvrir avec stupeur que les banques de certains pays ne sont pas dans de bonnes positions, non, sans blague, et sapristi. Et ces pays (l’étonnement continue sur sa lancée) sont l’Italie, la Grèce, Chypre et le Portugal. Vraiment, on vole de surprises en surprises : ces pays correspondent de façon étonnante avec ceux dont les finances ont été clairement mises à mal par les mouvements de taux dans les dernières années, qui ont accumulé un paquet de dettes, et dont les banques étaient déjà connues pour avoir pris beaucoup de risques jusqu’à présent. Autrement dit, les imposants calculs de la BCE ont permis de confirmer ce que tout le monde savait déjà, peu ou prou. Reconnaissons à l’organisme bancaire le mérite d’avoir fait une jolie liste propre sur elle, plus simple à manipuler journalistiquement parlant.

Pour la crédibilité, cependant, on pourra continuer à se poser des questions. En effet, pendant ce temps, les banques françaises passent avec succès les mêmes tests, jarret vif et œil pétillant, sourire Pepsodent de mise avant d’aller trottiner loin du stand de contrôle anti-dopage. Et puisque nous nous « étonnions » quelques lignes plus tôt de trouver des banques italiennes, portugaises ou chypriotes dans les banques problématiques, continuons de nous étonner de n’y point trouver de banques françaises lorsqu’on se rappelle leur leverage ratio (qui est le rapport entre leurs actifs et leurs fonds propres). Et dans ce domaine, les petits graphiques de J.P. Chevallier permettent de bien comprendre l’écart entre les ratios souhaitables et ceux observés.

2014.02.24.2.sifisleverage

Comme on le constate, les banques françaises (colonnes rouges, ici) ne sont pas franchement en bonne position. Et même en oubliant commodément ces éléments (pourtant peu rassurants, et plutôt en contradiction avec les résultats claironnés par la BCE), on ne peut pas s’empêcher de noter que les hypothèses retenues par l’institution européenne sont, observées à la loupe, tout à fait crédibles :

Pas étonnant, dès lors, de voir, sur certains sites financiers informés, les hypothèses de Draghi et sa bande tournés en dérision : comment voir comme un vrai stress l’hypothèse à trois ans d’une inflation résolument positive alors qu’elle est déjà dangereusement basse ? Pour rappel, les hypothèses de calcul sont d’une inflation à 1% en 2014, alors qu’elle arrive péniblement à 0.5% actuellement. On se demande si, en 2016 et à ce rythme, elle parviendra vraiment à décrocher les 0.3% pris comme hypothèse basse dans ces exercices.

ECB stress test adverse inflation assumptions

Mais voilà : la BCE ne peut pas se permettre de juger trop sévèrement les banques dont elle doit s’assurer la survie à tout prix. Juge et partie, elle ne peut pas risquer, en établissant des tests rigoureux, de montrer à la face du monde qu’un nombre important de banques sont en grandes difficultés, à commencer par des banques dites systémiques et dont les problèmes seraient par définition de nature à mettre en cause tout l’édifice financier mondial. Parallèlement, cette même BCE a mis en place des mécanismes plus ou moins complexes de rachat des dettes souveraines émises par les États, et des facilités de crédit très larges pour les mêmes banques qu’elle va ensuite juger. On comprend qu’à ce petit jeu, annoncer que des banques majeures sont, tous comptes faits, pourries, revient à dire que la BCE soutient à bout de bras des zombies, ce qui n’est ni souhaitable, ni même dans son mandat.

dupondt nous nous tenonsEt puis, accessoirement, une volée de stress tests catastrophiques enverrait un signal désastreux sur les marchés financiers qui achèveraient la panique induite par les mauvais résultats. Rapidement, ce qui n’était que testé prendrait corps et tout ce petit monde, se tenant par la barbichette en apesanteur à l’instar des deux Dupondt flottants dans la fusée lunaire, retrouverait douloureusement contact avec le sol ferme et dur de la réalité économique indépassable.

Bref, la BCE, en réalisant cette étude, n’a rien démontré du tout et permet essentiellement de fournir quelques arguments boiteux à des médias tous trop heureux de bondir dessus pour relayer la bonne parole : non, il n’y aura pas de problèmes en Europe, et de toute façon, si jamais il devait y en avoir, tout est sous contrôle, tout a été prévu, calibré et bien pensé en amont. Ne vous inquiétez pas.

Et mieux encore, ces excellents résultats (bidons) permettent aux uns et aux autres de claironner dans leurs papiers et sur les ondes que maintenant, fini la bonne excuse des banques d’une délicate situation économique pour refuser des prêts aux entreprises. C’est dit : « Les banques ont les reins assez solides pour accompagner les entreprises dans leur développement, et elles n’ont plus d’excuse pour traîner du chéquier. » Que les dépenses reprennent ! Que les entreprises et les particuliers recommencent à s’endetter, vite !

Il en va de la survie de tout ce bazar à crédit, voyons !

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Source : http://h16free.com/2014/10/29/34614-les-stress-tests-sont-formels-on-peut-continuer-a-sendetter


Sylviane Bulteau nous répond

mardi 28 octobre 2014 à 09:00

Parce que pour Sylviane Bulteau, les sites d’information ou les blogs, c’est compliqué, parce que la zone « commentaires », en bas de ces sites, c’est fort complexe, et parce que les trucs machins numériques, mis à part les taxer, elle ne sait pas trop comment procéder, elle a décidé, conformément au décret n° 2007-1527 du 24 octobre 2007 (fichtre), de nous demander un droit de réponse.

Pour situer, introduisons un peu de contexte. Hier, dans un vent de folie, mon blog et Contrepoints faisaient paraître deux billets, l’excellent du Parisien Libéral, et le second, de votre serviteur. En substance, nous y décrivions la question parlementaire de Sylviane Bulteau, député de la 2ème circonscription de Vendée, qui disait, in extenso, ceci :

Mme Sylviane Bulteau interroge M. le ministre des Finances et des comptes publics sur la concurrence que constituent certains sites d’annonces gratuites, notamment pour les professionnels de l’immobilier qui considèrent que celle-ci s’exerce de façon tout à fait déloyale, et même au détriment de l’État, en laissant s’installer un marché parallèle de l’immobilier. En effet, lorsqu’une transaction immobilière est réalisée par l’intermédiaire d’un professionnel, ce dernier pratique des honoraires qui sont assujettis à l’impôt (TVA). Ce qui n’est naturellement pas le cas dans le cadre d’un arrangement entre particuliers. Le principal site internet d’annonces gratuites en France, accessible sans inscription préalable, propose environ 260 000 annonces. Si l’on considère une somme moyenne de 6 000 euros HT sur ces transactions, à laquelle on applique 20% de TVA, on obtient 312 millions d’euros environ de manque à gagner pour l’État. La vente de particuliers à particuliers s’est donc indéniablement « professionnalisée » grâce aux nouvelles technologies. Aussi, elle lui demande quelle est la position du Gouvernement à ce sujet et s’il envisage de réglementer ces nouveaux usages.

Stupeur : voilà que notre amie Bulteau, parfaitement dans le moule socialiste, demande au gouvernement s’il va faire quelque chose pour règlementer tout ça. Et elle le fait en invoquant un manque hypothétique à gagner de l’État lorsque les particuliers s’organisent entre eux pour s’acheter et se vendre des biens immobiliers. Manifestement, Bastiat (député siégeant pourtant à gauche, Mme Bulteau), est resté lettre morte dans l’hémicycle.

Lisant l’analyse que j’en proposais, Sylviane a bondi (ou, plus précisément, son cabinet). Utilisant promptement l’argent du contribuable, il nous demande donc de publier sa réponse, que voici :

Une question que j’ai adressée au Gouvernement, relative à l’immobilier et à la vente de particulier à particulier, a fait couler beaucoup d’encre ces derniers jours. Voici quelques éléments de réponse que je tenais à apporter à ce sujet.

1°/ Sur la forme. Il s’agit d’une « Question au Gouvernement ». Cette procédure permet d’interpeller le ministre concerné par le sujet afin de connaître sa position ou celle du Gouvernement. Je le précise, car cela semble apparemment nécessaire, une « question au Gouvernement » n’est pas une proposition de loi. Elle n’appelle pas de décisions immédiates. Elle ouvre la porte à un débat et permet de faire « remonter » les préoccupations, les inquiétudes ou les interrogations qui viennent du « terrain », c’est-à-dire des particuliers, des professionnels ou des acteurs du secteur associatif. Oui, j’ai bien été sollicitée par un professionnel indépendant de ma circonscription qui est loin d’être un nanti ou le porte-voix d’un lobby. Ses inquiétudes sont-elles pour autant moins légitimes ?

2°/ En conséquence, et de façon plus générale, la très grande hostilité, voire la violence verbale parfois extrême, qu’a suscitée la publication de cette question démontre bien la sclérose actuelle du débat public. Est-il désormais impossible dans ce pays de susciter un débat ? Est-il désormais impossible de discuter d’une question, même sensible et complexe ? Avons-nous perdu toute capacité à nous parler sans nous lancer des anathèmes en pleine figure ?

3°/ Sur le fond, enfin, car c’est finalement le plus important. L’objet de cette question n’est pas de remettre en cause la vente de particuliers à particuliers. Il s’agit d’alerter sur les abus. Car oui, certains particuliers propriétaires de plusieurs logements, les louent ou les vendent uniquement via ces sites d’annonces. Des exemples de particuliers propriétaires d’appartements, organisés sous le régime de la SCI, qui louent via ces sites d’annonces et pratiquent illégalement des frais de dossier, il en existe désormais beaucoup dans les grandes agglomérations ou les zones touristiques. Ce faisant, ils agissent en agents immobiliers déguisés sans en subir les contraintes réglementaires ni en assumer les coûts. Internet a permis une « professionnalisation » de ces pratiques.

N’en déplaise, il y a donc en la matière un véritable sujet.

Voilà trois points qui méritent amplement quelques réponses.

Or donc, on apprend que l’intuition initiale était correcte : Sylviane, qui au passage ne mentionne nullement qu’elle est aussi administratrice de « Vendée Logement », a bien tendu l’oreille à un agent immobilier qui semble avoir tout compris à son métier et réclame qu’une taxe soit enfin assujettie à la méchante concurrence de sa profession (et sinon, pourquoi diable, ma brave Sylviane, introduire ce ridicule « manque à gagner » dans votre étonnante question ?), ou, à tout le moins, qu’il soit mis bonne fin à ces intempestives pratiques occultes entre particuliers consentants.

Manifestement, le souci n’était donc pas tant un manque à gagner de l’État qu’un groupe d’électeurs à ne pas perdre. Sur le principe, rappelons qu’introduire une taxe de plus entraînera inévitablement différentes distorsions de marché, et qu’elle amoindrira encore un peu le pouvoir d’achat de ses autres électeurs. Quant à une règlementation, on voit très bien que l’idée consiste essentiellement à créer autant de barrières que possible à l’entrée d’une profession, et, par voie de conséquence, à sabrer toute possibilité pour certains particuliers de gagner leur vie honnêtement. Si ce n’est pas du bon gros corporatisme qui tache, je ne sais pas ce que c’est.

Corporatisme

Mais Sylviane n’a pas fait ce calcul et a largement préféré poser une question introduisant à la fois la douloureuse question du « mankagagner », et, plus généralement, de savoir comment on allait bien pouvoir faire pour restreindre la liberté des individus de vendre et d’acheter leurs biens et propriétés privés. Toute cette belle liberté, ça gratouille, n’est-ce pas, m’ame Bulteau ?

Ici, c’est exactement les mêmes questions que posent, par le truchement de leurs députés, des patrons-taxis avec leur licence (« vite, taxons / règlementons Über »), les hôteliers (« Vite, taxons / règlementons AirBnB »), les commerçants divers et variés (« Vite, taxons / règlementons eBay ») et qui se résument toutes à une seule idée générale : la concurrence introduite par les nouvelles technologies est un insupportable affront à notre profession jusqu’alors protégée.

Vite, maman-État, aide-nous ! Protège-nous de toute remise en question ! Fais ce qu’il faut pour que les intermédiaires n’aient pas besoin d’innover, ni d’apporter un vrai plus à leur clientèle ! Vite, maman-État, amoindris tant que tu peux le pouvoir d’achat de ceux qui se passent de nous ! Vite, Sylviane, il faut sauver le soldat Cheval grignoté par la concurrence de la Voiture, ou, plus à-propos, le soldat Concessionnaire bouffé par les ventes de bagnoles entre particuliers ! Vite, Sylviane, aide ton électeur agent-immobilier qui aime tendrement le corporatisme, qui désire ardemment que le gouvernement légifère enfin contre ceux qui se passent de ses services ! En avant, Sylviane, luttons tous en cœur contre les technologies qui rapprochent les gens, les consommateurs des producteurs, les acheteurs des vendeurs, et qui leur permettent de survivre sous la pluie fiscale drue que les gouvernements, ces 40 dernières années, leur imposent !

À ces demandes incessantes des corporatistes, les autres Français, apprenant la question lourdement chargée de l’élue, n’ont pas apprécié la pilule. Habitués, sans doute, que ce genre de débats se terminent rapidement en proposition de lois idiotes puis en lois votées et en décrets scélérats, ils ont vivement réagi. Diantre, les remarques des uns et des autres sont poivrées. Palsambleu, les commentaires n’y vont pas de main morte !

Vertuchou, pour Sylviane, à l’évidence, des gens qui refusent de voir potentiellement leurs libertés amputées et vendues à la décharge la plus proche au prix de gros, qui expriment leur courroux et qui se fendent de billets acidulés, voilà qui est la marque d’une sclérose du débat ! Ventre-Saint-Gris ! D’habitude, lorsque le moutontribuable se fait tondre, lorsqu’on le mène gentiment à l’enclos dont il ne pourra plus sortir, il ne bêle qu’un peu. Pourquoi, d’un coup, ces cris et ces agitations ?

Voilà qui est fort mignon comme interrogation de la part de l’élue, qui découvre ainsi qu’un débat puisse être rude, sans fards, et qui expose vertement les désaccords des uns et des autres. Sylviane, vous êtes choquée par la très grande hostilité de certains Français à ce que l’État se mêle encore une fois de transactions parfaitement légales qui permettent à certains de s’en sortir en période de disettes ? Seriez-vous à ce point déconnectée de la réalité pour avoir oublié que les transactions de particulier à particulier sont déjà largement encadrées par des codes épais largement garnis de ces textes que vous nous pondez à un rythme stakhanoviste, vous et tous vos bruyants camarades, de droite et de gauche ?

Vous êtes délicieuse de naïveté, Sylviane. Pour la peine, je vais vous le dire avec un chaton mignon :

chaton mignon pour sylviane

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Source : http://h16free.com/2014/10/28/34635-sylviane-bulteau-nous-repond