PROJET AUTOBLOG


Hashtable

Site original : Hashtable
⇐ retour index

Un gouvernement Valls en mode coincé

mardi 26 août 2014 à 09:00

Surprise totale ! Avec une rapidité qu’on n’aurait jamais soupçonnée chez Valls, et après avoir probablement acculé Hollande à prendre une vraie décision, la rebuffade et l’opposition matamoresque de Montebourg aboutit à l’impensable : le gouvernement démissionne et voilà Manuel, reconduit dans ses bonnes œuvres, chargé de trouver une nouvelle brochette de winners pour son gouvernement tout neuf.

godille et zigzagHier, je revenais (goguenard) sur les abrutissantes bêtises gauchisantes de Godille & Zigzag pardon Montebourg et Hamon qui, devant l’obstination du premier ministre et du chef de l’État de ne pas infléchir un cap illisible, profitaient d’une petite sauterie en Bresse pour afficher une opposition aussi franche que stérile mais calculée pour se ménager une existence politique au-delà d’un gouvernement qu’on sentait déjà fort mal barré compte tenu d’une conjoncture économique déplorable. Croyant sans doute qu’à la suite de ses déclarations, Montebourg se verrait présenter un choix simple (partir ou fermer sa grande jatte frétillante) par un Hollande indécis et un Valls chiffonné, ce qui lui aurait permis de présenter sa démission avec un certain panache, voilà notre ministre du Dressement Reproductif renvoyé séance tenante ou à peu près. Le résultat, finalement, est le même : Montebourg ne sera bientôt plus dans le gouvernement.

coincéCertains accordent du courage à Valls pour cette décision surprenante et rapide. Peut-être. Force est de constater que, comme je l’écrivais il y a quelques temps, le pauvret était irrémédiablement coincé. Ne rien faire signait, très clairement, son arrêt de mort. Certes, celui-ci est programmé depuis qu’il est premier ministre, Hollande ne l’ayant nommé à cette place que dans le but de faire disparaître un concurrent gênant pour 2017. Mais choisir de laisser couler les remarques acides de Montebourg, c’était passer pour un faible et s’assurer une perte d’électorat et d’autorité mortels. Au moins Valls ménagera-t-il un peu son image en prenant une telle décision.

Cependant, on s’interroge sur la pertinence d’un remaniement global et sur le gain réel de l’opération. En effet, et en imaginant que la situation française ait ici un quelconque intérêt aux yeux de ces cyniques magouilleurs, un remaniement ministériel, si tôt après une petite poignée de mois d’exercice du précédent gouvernement, risque de ne rien changer. Les déficits budgétaires français seront les mêmes après la nomination du nouveau gouvernement. Les perspectives économiques ne vont pas changer d’un cachou. Le chômage va continuer de grimper et la croissance de dégringoler. Pire : les beaux projets de « réformes », packagings colorés de bricolages microscopiques, ne seront plus dans les mains des mêmes ministres et le changement d’équipes va inévitablement provoquer des couacs et des ralentissements. Pour des « changements » qui étaient déjà particulièrement poussifs, on va donc encore ajouter à la viscosité globale.

remaniement valls 2

Et sur le plan politique, là encore, le gain apparaît franchement discutable. Montebourg (probablement suivi de cette tanche humide de Hamon) va retrouver toute sa liberté de parole et va inévitablement passer du mode « Déclarations idiotes et patriotisme de pacotille » qui le caractérisait jusqu’à présent au mode « Populisme & Gauche de Combat » dont les médias vont se repaître comme jamais. Maintenant paré d’une bonne visibilité nationale, pouvant prétendre (à tort ou à raison, peu importe) à une connaissance des dossiers économiques, sa voix portera et permettra évidemment aux « frondeurs » et autres déçus, nombreux, de la politique illisible du Capitaine de Pédalo de trouver dans sa Grande Frétillance un porte-voix commode et écouté. Autrement dit, le petit crincrin de Montebourg qui était jusqu’alors agaçant pour l’Exécutif va devenir un véritable concert de critiques en dolby surround.

Bien sûr, on peut imaginer (soyons fou) que Hollande, ainsi débarrassé des socialistes les plus dogmatiques, va enfin en profiter pour relancer de grands chantiers et travailler, vraiment, dans le bon sens, sans plus craindre la moindre dissension dans un gouvernement qu’on imaginera resserré, bien rangé derrière Valls, en formation de combat pour redresser l’économie française. On peut. C’est, quelque part, un pari fort couillu d’imaginer Valls faisant un travail de fond comme jamais il n’en fut fait en 40 ans. Mais ce n’est pas rigoureusement impossible…

please helpSauf qu’à présent, et avant même que le nouveau gouvernement soit connu, un autre problème va se poser au premier ministre : celui de la majorité parlementaire. En effet, le présent remaniement n’est que la résultante des dissensions au sein du gouvernement et dans le groupe majoritaire à l’assemblée. Actuellement, le PS ne dispose en effet que de la majorité à une voix près, ce qui rendrait tout vote d’un texte assez délicat si, d’aventure, quelques députés socialistes décidaient de jouer autre chose que la discipline de parti. De même, il est de plus en plus difficile d’obtenir l’assentiment des écolos ou des communistes qui n’ont de cesse, ces derniers mois, de conspuer un gouvernement décidément trop turbo-libéral, acquis au dogme néfaste de la méchante austérité et vendu aux intérêts capitalistiques de Bruxelles et gnagnagni lutte des classes et gnagnagna en finir avec l’austérité.

On pourra m’objecter qu’il est peu probable que cette majorité parlementaire saute trop vite, tant une dissolution remettrait en cause le douillet mandat de pas mal de députés socialistes, jeunes et absolument pas certains de pouvoir retrouver une place au chaud en cas d’élections anticipées. C’est exact : le climat politique est actuellement très défavorable au PS et des législatives anticipées seraient probablement douloureuses pour le camp du président. Cependant, si l’on peut raisonnablement penser que cette dissolution n’aura pas lieu tout de suite, difficile d’imaginer qu’on y coupe tout de même.

En effet, il ne faut pas perdre de vue que le but de Hollande n’est pas de conserver une majorité parlementaire, mais bien, à tout prix, de se faire réélire en 2017. S’il faut, pour cela, dissoudre le gouvernement et l’assemblée dans un futur proche, il ne se gênera pas et s’offrira ainsi un beau gouvernement à droite, ce qui lui permettra de carboniser durablement un ou deux opposants qui auraient pu être gênants les présidentielles arrivant. À la limite et dans ce contexte, on comprend nettement mieux l’idée hollandesque de réintroduire une part de proportionnelle à la prochaine élection, ce qui ne manquerait pas de contenter les petits partis à sa gauche (EELV, Front de Gauche, centre divers et (a)variés). Ceci assurerait une bonne dilution du Parti Socialiste qui ressemble de plus en plus à une croix que le chef de l’État n’a plus trop envie de porter (ou supporter), et (gros bonus), une bonne volée de plomb dans les fesses encore trop rebondies de l’UMP et qui pourrait trouver dans cette occasion politique matière à se refaire.

un remaniement comme un chaton mignon

Cette tactique, évidemment inspirée du maître mitterrandien, souffre cependant de quelques problèmes. Au contraire des années 80 où, à vrai dire, la situation française n’était pas extraordinaire mais fort loin de celle qu’on connaît actuellement au plan économique, l’actuel paysage politique est parsemé d’embûches, au premier rang desquelles se trouve le Front National. Une élection (proportionnelle qui plus est) aurait des chances non négligeables de fournir un bon tremplin au parti de Marine Le Pen qui deviendrait, de fait, une candidate redoutable pour 2017. L’assemblée, composée d’un panachage de FN, d’UMP et de PS aucunement majoritaires, deviendrait alors une pétaudière complète, assurant au pays un immobilisme total. Mais on s’en fiche parce que dans l’imaginaire hollandesque, un second tour l’opposant avec Marine Le Pen lui donnerait les clefs du pays pour cinq nouvelles années. Calcul immonde, probabilités favorables, mais le risque existe néanmoins que les Français, excédés de ces bidouillages à leurs frais, se vengent dans l’urne. Caveat emptor.

Comme on le voit, les perspectives sont particulièrement sombres. Le prochain gouvernement est condamné à faire des étincelles et relever le pays, comme jamais auparavant, et la moindre hésitation, la moindre bévue l’entraînera sur un chemin fort douloureux, avec des (gros) bouts de FN dedans. Entre les oppositions des verts, des cocos et de la droite, l’hostilité d’une partie du PS, la montée du FN et un président qui parie trop ostensiblement sur une réélection dans un fauteuil sans sentir l’exaspération du peuple monter, la probabilité que Valls nous sorte de l’ornière est infime.

Et quoi qu’il fasse, ce pays est foutu.

J'accepte les Bitcoins !

1DRnGjzxCSJnGn9JbHwKGogYzqfvCiedUM

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Source : http://h16free.com/2014/08/26/32976-un-gouvernement-valls-en-mode-coince


Un gouvernement en ordre de bataille… interne

lundi 25 août 2014 à 09:00

Décidément, la politique c’est comme une bonne omelette : il faut d’abord commencer par casser des œufs, ça demande du temps pour obtenir des résultats, et une fois qu’on a commencé, impossible de revenir en arrière. Or, en France, si on n’arrête pas de casser les œufs, nombreux, des contribuables, il semble que, bien que les choses soient cuites, la recette ne soit toujours pas arrêtée…

gaston-souffleEn ces temps de disette intellectuelle mais pas médiatique, tout va plus vite. Il y a à peine une semaine, le 17 août dernier, Manuel Valls, le premier ministre — dont la cote de popularité semble réaliser le même parcours qu’un soufflé au fromage mal stabilisé — annonçait, le regard fixe, le menton haut et la mâchoire serrée, que non, non, non, il était hors de question de commencer à changer d’un cap qu’il avait été si compliqué de fixer sur les deux précédentes années. À cette occasion, le brave Manuel, suivant religieusement la ligne insufflée par son chef, expliquait clairement que, je cite :

« La politique que le président de la République a décidé de mettre en œuvre nécessite du temps pour produire des résultats. Mais il est hors de question d’en changer. »

Voilà, c’est dit, n’y revenons plus, emballez c’est pesé, mais n’allez pas trop vite de peur que l’omelette soit mal cuite.

Hollande, capitaine de pédalo CCCPMalheureusement, la sérénité et la détermination affichée par les deux têtes de l’exécutif n’a pas trop bien percolé aux niveaux inférieurs et il semble que ce soit plutôt une certaine fébrilité qui règne tant dans le gouvernement que dans les rangs socialistes actuellement. Au premier rang des petits agités, on retrouve bien sûr Arnaud Montebourg qui a bien compris son intérêt à toujours se démarquer, autant que possible, de Hollande et Valls. Le voilà donc qui profite de sa Fête de la Rose, à Frangy-En-Bresse, pour expliquer sa position qui se résume essentiellement à « Pas Comme François ni Manuel, mais mieux ».

Et il aurait tort de se priver, puisque l’exécutif n’a absolument pas les moyens de se débarrasser de lui actuellement (pour nommer qui, exactement, à sa place ?) et n’a pas non plus l’envie ni l’intérêt d’afficher la moindre dissension au sein de ce que Hollande et Valls font passer pour un gouvernement. En outre, ces deux derniers étant maintenant détestés par l’opinion publique, Montebourg a tout intérêt à afficher une position aussi diamétralement opposée à la leur que possible, d’autant que cette position antagoniste peut potentiellement lui apporter le soutien des « frondeurs », ce groupe de députés socialistes dont les grognements sourds se font entendre de façon plus claire à mesure que la situation, notamment économique, se dégrade plus vite dans le pays.

Tout le reste sera donc rhétorique et consistera à arrondir les angles aigus d’un discours opposé à celui du chef de l’Exécutif par une bonne couche de bobards sucrés :

« Je suis à mon poste pour faire évoluer des politiques qui méritent d’être changées. Les choix politiques ne sont pas figés. »

En gros, il est « hors de question de changer de cap », mais on va tout de même « faire évoluer des politiques » qui « ne sont pas figé(e)s ». Quelque part, dans ce gouvernement, Le Changement, C’Est Subtil, et méritera largement une exégèse pointue par les historiens lorsqu’ils devront expliquer, dans quelques décennies, le foutoir qu’est devenu la politique française dans cette période agitée.

montebourg change de capOn s’amusera ensuite à constater que la manœuvre de Montebourg, motivée à la fois par des considérations purement politiciennes (récupérer les frondeurs, présenter un jour « plus à gauche » à l’opinion publique) et pragmatique (sauver ses miches électorales si jamais tout devait partir en dissolution) a finalement été comprise par le petit Hamon, novice du gouvernement mais pas des appareils politiques où il aura usé ses fonds de culotte depuis qu’il est sorti du lycée, qui aura donc décidé d’emboîter servilement le pas du ministre de l’économie. Si le gouvernement doit se chamailler, autant que ce soit de façon magistrale.

Rassurez-vous. Tout ceci se fait, bien sûr, en bonne intelligence et dans la gentillesse moelleuse à laquelle nos socialistes nous ont toujours habitués ; si Hamon décide d’aller s’opposer au cap ferme et définitif de Valls et Hollande, s’il décide de planter un petit couteau dans le dos de son patron et du patron de son patron, c’est cependant en toute loyauté parce que c’est sacré, ça, la loyauté :

« Il y a aujourd’hui un débat, qui existe en raison de faits nouveaux: l’isolement de Mme Merkel, la menace de la déflation, et ce débat il justifie, comme beaucoup d’économistes le suggèrent, comme beaucoup de chefs de gouvernement le demandent, d’être mené. On le fait en parfaite loyauté »

Voilà, pas de problème, on se contente simplement de dire qu’on va faire autre chose que ce qui a été décidé au plus haut de l’État, mais tout sera fait en toute loyauté : on va balancer de la petite phrase assassine, dans des happenings Vins & Petits Fours au milieu de la Bresse, en toute décontraction, alors même que le capitaine a clairement indiqué qu’il fallait exclure « toute godille ou tout zigzag ». Tout ceci n’est vraiment pas très clair. Au demeurant, dans le couple clownesque formé par Hamon et Montebourg, qui est la godille, qui est le zigzag ? Montebourg le zigzag et Hamon la godille, ou est-ce l’inverse ?

Pendant ce temps, à droite, on note la dissension et on réclame bien sûr des démissions, histoire d’occuper le terrain sur le plan politique, puisqu’elle l’a totalement déserté du plan des idées et des contre-propositions raisonnées. Mais chut, ne le répétez pas : la rentrée de l’UMP n’est pas encore faite ; elle est partie en vacance il y a deux ans et demi, et ne devrait plus tarder à revenir, maintenant. Puisqu’on vous le dit.

le changement est hors de question

En réalité, on assiste surtout à des petites bulles médiatiques d’effervescence montebourgeoise sans intérêt.

Oui, il est probable (et logique) que Matignon savait que Montebourg ne pourrait pas tenir longtemps sa langue, dopée aux amphétamines surdosées, se ferait un plaisir d’émettre des critiques et de prendre une position volontairement opposée à celle, officielle, du chef de l’État et de son premier ministre. C’était non seulement prévisible … mais aussi probablement souhaité. Cela comporte en effet de nombreux avantages.

D’une part, ces manœuvres montebourgeoises et la fidèle léchouille hamonesque permettent de tester le terrain, tant auprès des amis que des ennemis politiques, tant auprès de la classe politique française qu’étrangère. En fonction des réactions qu’on pourra analyser de la presse étrangère, l’exécutif français saura de quelle marge il dispose vraiment pour débiner la fermeté de Merkel, sur quelle latitude il peut compter auprès de la Commission européenne et par extension, auprès de ses partenaires européens qui continuent de grogner en ne voyant toujours s’engager aucune réforme de fond dans le pays. Autrement dit, Montebourg sert en quelque sorte de fusée d’essai. À ce rythme, rien n’interdit d’imaginer qu’il puisse un jour se poser sur Mars (qu’il y reste !) … ou d’exploser en vol (ce qui serait tout aussi possible, voire souhaitable du point de vue de Hollande).

D’autre part, ce ridicule cirque médiatique et ces merdoiements communicationnels épiques au sein du gouvernement ont la bonne fortune d’occuper la galerie. En focalisant la presse et, par voie de conséquence, une partie des Français sur les petites poussées d’urticaire d’un Montebourg frémissant d’aise de passer ainsi sur les ondes, on donne au peuple quelque chose à grignoter en attendant le mois de septembre. Ce dernier sera ensuite rempli avec les petits reportages sur les enfants qui rentrent à l’école, puis la mise en place de la nouvelle Commission, puis l’un ou l’autre sommet épuisant d’ennui et de technicité sans intérêt. Le clown Montebourg joue ici son rôle de bouffon divertissant, et il est parfait pour ça.

Parce que pendant ce temps, une chose est sûre : rien ne change à la situation. Non seulement, les solutions des socialistes sont toujours aussi ineptes, mais il semble qu’en plus, volontairement ou non, ils se chamaillent pour savoir de quelle façon débile ils vont nous enfoncer dans le trou.

Ce pays est foutu.

J'accepte les Bitcoins !

1PFwANoW9FL56HV1GGwiFfPJLRjcmfCmjf

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Source : http://h16free.com/2014/08/25/32951-un-gouvernement-en-ordre-de-bataille-interne


Heureusement, des brouettées de socialisme vont nous sortir de l’ornière !

dimanche 24 août 2014 à 11:00

Magie de l’économie de marché ou simples effets logiques des interconnexions toujours plus fortes entre différents domaines économiques ? Conséquence d’une déflation larvée ou d’une production de plus grandes quantités ? Tensions internationales et interventionnisme d’état mal calibré ? Difficile de doser chaque élément, mais le résultat est là : le marché travaille bien pour les consommateurs français de fruits et de légumes puisqu’en définitive, leur prix diminue.

Le constat est sans appel. Avec les bonnes récoltes de juin et juillet, et le nécessaire ajustement offre/demande, le prix des fruits a baissé de 12% et les légumes de 3% par rapport à l’année dernière. En outre, les maraîchers constatent aussi que le pouvoir d’achat des Français impose de revoir leurs tarifs à la baisse. S’y ajoute la conjoncture internationale : les tensions avec l’Ukraine ont entraîné l’arrêt des importations de fruits et légumes en Russie. Mécaniquement, ce qui partait là-bas se retrouve sur les étals français. Le prix diminue donc pour les Français.

Socialisme, capitalisme ...

Autre effet de bord, toujours aussi savoureux : les sanctions contre la Russie se retournant contre ceux qui les ont prises, il va falloir panser les plaies ce qui se traduit, là encore de façon assez prévisible, par des demandes d’aides d’urgence de la part des producteurs. Demandes qui sont évidemment suivies, puisque l’Europe a finalement débloqué un fonds de 125 millions d’euros pour voler au secours des pêches et des nectarines. Difficile, au passage, de ne de pas imaginer que la crise ukrainienne, fort commode, n’est pas seule totalement responsable des demandes véhémentes d’aides et qu’une petite compensation pour la baisse des prix sera la bienvenue pour améliorer la marge des producteurs.

Décidément, l’économie mondialisée est sans pitié pour les étatistes. D’un côté, le marché semble s’adapter naturellement en alignant les prix des produits au pouvoir d’achat des consommateurs. De l’autre, les structures étatiques interviennent lourdement, ce qui déclenche une série d’effets indésirables qui entraîneront la ponction du contribuable, et le renchérissement des prix des produits pour le consommateur. Le consommateur-contribuable sera donc doublement à l’amende pour avoir choisi des politiques collectivistes. À chaque fois que l’État se mêle d’intervenir sur le marché, ce dernier s’adapte et se rebiffe, entraînant méthodiquement des effets de bord imprévus pour les politiciens qui, par démagogie, ignorance ou un mélange des deux, ont pris les décisions délétères.

Et ce qui est vrai à l’échelle européenne l’est aussi partout ailleurs, comme l’illustre le cas maintenant dramatique du Venezuela. Pendant que le consommateur européen bénéficie de tarifs plus bas pour des quantités de fruits et de légumes plus grandes, le consommateur vénézuélien, lui, expérimente de première main les affres du socialisme et de la planification collectiviste avancée. Les lendemains qui chantent ont laissé place aux surlendemains à gueule de bois et aux frigos vides.

communism party is over

J’avais déjà évoqué la disparition progressive de petites commodités sanitaires (comme le papier toilette) dans ce pays qui dispose pourtant d’une manne pétrolière gigantesque. Au passage et par comparaison, afin d’éviter toute remarque sur le mode « trop de ressources naturelles peuvent nuire », un autre pays richement doté au plan pétrolier, la Norvège, a récemment annoncé l’accroissement de son fonds de pension (déjà le plus gros du monde) de plusieurs dizaines de milliards d’euros, grâce aux gains engrangés.

Mais voilà : la Norvège n’est pas chaviste pour un rond de chapeau, et la gestion du pays, « en bon père de famille », qui respecte la propriété privée et les règles du marché libre, permet de mettre ses habitants confortablement à l’abri. Pendant ce temps, le Venezuela s’entête sur la voie collectiviste et, comme Hollande qui « conserve le cap », Maduro conserve obstinément la direction catastrophique imposée par le révolutionnaire bolivarien avant sa mort.

Le bilan est désastreux : les hôpitaux manquent de matériel et de médicaments, les pénuries, un peu partout, se multiplient au point que les étals se vident, des déodorants aux cercueils en passant par les bouchons de bouteille en plastique ou la farine. Un produit de première nécessité sur quatre est introuvable, dans un contexte de crise économique inquiétante, avec une inflation annuelle de 60%, pas du tout prévisible une fois que le contrôle des changes et des capitaux furent mis en place.

La consternation du lecteur français (habitué à son confort intellectuel moelleux en cuir pleine peau) est à son comble lorsqu’on se rend compte, comme le titre l’AFP elle-même, que le patinage autistique vénézuélien est avant tout dû aux entreprises publiques. Méchant, méchant capitalisme privé ! Eh oui, comme par hasard, les multiples expropriations et les nationalisations à tire-larigot ont amplifié le phénomène de crise, la corruption et la démotivation générale des administrations, au lieu d’améliorer la situation pour les plus pauvres, comme l’indiquaient pourtant les gentils petits dépliants fournis pendant les campagnes électorales…

oh noes

On croirait vivre ici les meilleurs passages du communisme appliqué en Union Soviétique ou à Cuba. Mais cette fois-ci, difficile d’utiliser l’excuse d’un méchant embargo, ou d’un complot de la CIA. Tout comme l’Argentine qui, ayant choisi la voie rose du socialisme, continue de s’enfoncer dans une crise de plus en plus carabinée (sa monnaie s’est complètement effondrée), le peuple vénézuélien fut totalement libre de choisir l’autoroute de la servitude, fichage des populations y compris, et s’y déplace maintenant à vive allure, en direction de ce qui ressemble à un goulag moderne. La France, pas si loin derrière, vitres ouvertes et musique à fond, pédale certes plus calmement (sur la voie de gauche) mais n’a toujours pas pris la sortie et finira inévitablement par passer par les mêmes aires dévastées que le Venezuela aura visitées avant.

Il faut se rendre à l’évidence : tant au Venezuela qu’en Argentine, l’expérience socialiste est encore (ENCORE) un échec.

Je l’ai déjà dit dans un précédent billet, mais je pense indispensable de le redire ici : chaque gouvernement qui se fait libéral dans sa gestion, utilise la subsidiarité et limite son interventionnisme, obtient de façon systématique des effets bénéfiques documentés. Inversement, chaque gouvernement qui s’obstine dans des politiques de relance, de dépense, d’absence de contrôle budgétaire, qui assoit sa légitimité démocratique sur la distribution de prébendes et d’avantages sociaux et qui intervient sur tous les marchés finit systématiquement par conduire le pays à sa ruine. Et le plus beau c’est que si une goutte de libéralisme ne suffit parfois pas à améliorer la situation d’un pays dramatiquement englué dans le collectivisme, une pincée de socialisme l’empire toujours.

Alors quand ce sont des brouettées, comme actuellement en France, on peut s’attendre au pire.

J'accepte les Bitcoins !

1G7vLogRZ2B5RNqxddMt66bHdQaupj8uBp

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Source : http://h16free.com/2014/08/24/32885-heureusement-des-brouettees-de-socialisme-vont-nous-sortir-de-lorniere


Or, dollar et situation économique mondiale

vendredi 22 août 2014 à 09:00

Pendant que tout ce que la presse française est, résolument, décidée à traiter en détail les palpitantes aventures de Nadine à la plage ou Alain dans le grand bain, la situation économique mondiale continue d’évoluer de façon aussi inquiétante qu’intéressante. Et comme il ne me paraît pas trop essentiel de revenir sur les occupations de nos épaves politiciennes en mal de couverture médiatique, je vous propose d’aller voir d’un peu plus près ce que la presse française, justement, ne traite pas des masses : les tendances de fond concernant l’or et le dollar.

Et pourquoi parler de ça maintenant ? Probablement parce que le mot « déflation » est maintenant sur toutes les lèvres. D’abord susurré puis ouvertement prononcé par les élites qui nous gouvernent, sans doute pour justifier leurs dérapages systématiques dans la gestion des finances du pays, la déflation serait en phase d’installation en France et, plus généralement, en Europe ou la récession n’est plus du domaine de l’improbable. Si l’on devait estimer la position générale des pays, on pourrait aboutir au petit graphique suivant qui tente de résumer les différentes évolutions possibles.

croissance et inflation
(Cliquez sur l’image pour l’agrandir – adapté du graphique ici)

Comme on le comprend (et comme le rappelle fort justement Contrepoints dans une série d’articles utiles), si la déflation est bien loin de l’ennemi tant décrié par les keynésiens et les socialistes de tous poils, elle n’en reste pas moins un marqueur clair d’un changement de tendance assez profond dans l’économie mondialisée.

Or, en temps de déflation, « cash is king ». Autrement dit, alors que l’inflation peine à se concrétiser, il est normalement plus intéressant d’avoir peu de dettes et un gros stock d’argent frais. Ceci se traduit, assez logiquement, par une hausse de la monnaie de refuge, le dollar, face à l’euro (nous étions à 1.40 USD/EUR en mai, et nous en sommes à 1.33 USD/EUR actuellement). Toujours de façon assez logique dans ce contexte de déflation, et presque contre-intuitivement en regard des tensions internationales, le prix du baril de pétrole, lui, descend mollement pour venir chatouiller les 90$ le baril (pour le brut) et les 100$ (pour le brent). Le ralentissement économique, nettement sensible dans la baisse de consommation d’énergie, et le développement maintenant soutenu de nouvelles sources de pétrole, qui placent d’ailleurs une nouvelle fois les États-Unis à la première place des producteurs, font finalement plus que compenser les ravages et tensions provoqués par les islamistes au Moyen-Orient.

Jusque là, tout est donc parfaitement normal, même si c’est éminemment désagréable pour les tenants de la croissance à tout prix, y compris et surtout par l’endettement public maniaque ou la relance désespérée des rotatives à billets.

Ce qui l’est moins, en revanche, c’est le comportement des métaux précieux. Normalement, en période de déflation, l’or (et plus généralement les métaux précieux comme l’argent, le platine ou le paladium par exemple) connaît traditionnellement des passages à vide. Puisque c’est de la monnaie dont il faut disposer, en période de déflation les investisseurs malins se délestent d’une partie de leurs métaux pour accroître leur matelas de devise.

Actuellement, pourtant, l’or ne se porte pas mal : ayant progressivement remonté depuis les parages de 1000 dollars l’once de décembre 2013, son cours s’établit actuellement autour de 1300$. Mieux : il monte modestement pendant que le paladium, lui, atteint des records, majoritairement dus à des situations tendues dans les mines sud-africaines qui l’extraient.

imports d'or chinois, sept. 2013Ce qui est d’autant plus intéressant est qu’en parallèle à cette fluctuation fort modeste (et positive) pour l’or alors qu’on se trouve plutôt en période déflationniste, on continue d’observer la tendance déjà évoquée ici et ailleurs, à savoir que des nations persistent obstinément à s’en procurer. Et de façon plus particulière, la Chine ne cache plus trop ses velléités de disposer d’une réserve centrale d’or bien supérieure à celle de l’Allemagne (officiellement 3300 tonnes). Si, officiellement, l’Empire du Milieu prétend disposer d’un gros millier de tonnes d’or, sa frénésie d’achats sur les dernières années permet d’affirmer qu’elle a depuis longtemps largement dépassé les réserves allemandes. Et cette augmentation à marche forcée des réserves chinoises n’est pas prête de s’arrêter puisqu’on apprend que la Banque Centrale Chinoise a récemment autorisé trois nouvelles banques à importer de l’or.

Ce comportement est d’autant plus marquant que les pays émergents ne font plus mystère non plus de vouloir se passer du dollar dans leurs transactions internationales. La récente création d’une banque de développement et d’une réserve de change commune à ces pays (les BRICS pour Brésil – Russie – Inde – Chine et Afrique du Sud) n’est pas une donnée anodine même si son traitement par la presse française fut particulièrement léger. Les fonds de cette banque sont, pour le moment, libellés en dollar, mais sa simple existence montre bien le désir de ces pays de contrebalancer les institutions issues de Bretton-Woods, FMI en tête. Rien n’interdit d’imaginer qu’à terme la devise du fonds change pour quelque chose de plus indépendant de l’économie américaine.

Ceci n’est pas seulement un rêve humide de ces nations, puisqu’on doit maintenant tenir compte des accords bilatéraux permettant à un nombre croissant de pays de s’affranchir de passer par la monnaie américaine. Récemment, la Chine et la Russie ont par exemple signé un accord prévoyant des échanges de devises nationales (swap), sans passer par le dollar.

La Chine dépasse les USA

Petit-à-petit, les différents éléments d’un changement global important se mettent en place. Il y a presqu’un an, j’écrivais un article présentant l’idée que la Chine, en amassant ainsi des tonnes de métal précieux, pourrait un jour adosser son Yuan à l’or. Historiquement, on a déjà observé que les nations qui s’en sortaient le mieux étaient celles qui avaient un budget équilibré et une devise étalonnée. Ce fut le cas pour les États-Unis, l’Angleterre avant eux ou la France encore précédemment. L’année écoulée a montré que la tendance n’a pas varié et que l’idée même d’un changement paradigmatique de monnaie de réserve internationale n’est plus tabou.

Il faudra, sans doute, des années pour la transition d’une économie basée sur le dollar flottant vers une économie basée sur une devise à nouveau attachée à l’or, et de nombreux retournements sont donc possibles. Cependant, d’où nous sommes actuellement, la devise chinoise a de nombreux atouts et constituerait dans le cas d’un étalonnage sur l’or un standard monétaire international d’autant plus stable qu’a contrario, le le dollar est actuellement la devise d’une économie criblée de dettes.

J'accepte les Bitcoins !

1sQ7d8YKFThVhiBQ5iqu7BPWKctpd4Kb6

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Source : http://h16free.com/2014/08/22/32589-or-dollar-et-situation-economique-mondiale


Les bonnes solutions des socialistes

jeudi 21 août 2014 à 09:00

Politiquement, les vacances sont finies. Le premier conseil des ministres de la rentrée vient d’avoir lieu, et l’exécutif s’agite à nouveau pour tenter de présenter comme autre façade une fébrilité peu rassurante aux médias qui tentent d’y comprendre quelque chose dans la direction prise par le chef de l’État. Pour lui, c’est pourtant évident : c’est la crise, certes, mais de courageuses interventions sont en cours.

bullshit meterEt voilà donc notre François qui s’élance dans un long entretien accordé au Monde. Dans celui-ci, outre quelques paragraphes juteux pour expliquer qu’il faut, avec l’argent qui nous manque pour nos propres armées, aider les rebelles pas tous Syriens à tuer des Syriens pour bien faire comprendre que tuer des Syriens, c’est très mal, le chef de l’État a décidé d’annoncer deux nouvelles réformes. L’une visera à rendre plus juste et plus simple le barème de l’impôt sur le revenu, « notamment pour les premières tranches » parce que chacun sait que les tranches suivantes sont déjà simples et justes. L’autre, nous explique-t-il avec sa diction si fluide, fusionnera la prime pour l’emploi avec le RSA activité, histoire de favoriser tagada la reprise du travail et améliorer la rémunération des salariés précaires tsoin-tsoin.

Bien évidemment, on est immédiatement frappé par la précision quasi-chirurgicale de ces réformes, leur ampleur qui, à n’en pas douter, pourra toucher un grand nombre de personnes, et leur profondeur qui va, à l’évidence, donner un coup de fouet magistral à toute l’économie française qui en avait bien besoin. En outre, l’avalanche de détails fournis par le chef de l’État et le calendrier précis qu’il fournit permet immédiatement de se faire une image claire de ce qui va se passer, comment, quand, et d’anticiper les grands effets positifs de ces réformes hardies.

Autrement dit et comme d’habitude, on continue à nager dans une purée épaisse.

Le saupoudrage mal boutiqué de la PPE sera donc sur-bricolé avec celui du RSA activité, l’ensemble aboutissant à un nouvel ensemble gazier à tubulures chromées que Bercy (l’intendance) organisera pour que la production de prouts fiscaux continue sans interruption. On comprend aussi que ces petits bidules ne modifieront pas les grandes tendances du pays, même pas à la marge : l’argent distribué change un peu de forme, et c’est tout ; il est donc toujours prélevé, ce qui veut dire que ceux qui étaient ponctionnés pour abonder le RSA et la PPE continueront donc à l’être. Pour eux, que ce soit pour le RSA-truc, la PPE-machin ou le nouveau bidule hollandiste, le changement sera diaphane.

Histoire d’accentuer l’ampleur de toutes ces réformes, Hollande en a profité pour demander à son premier ministre de présenter (vite, vite) un plan de relance, pour le logement. Relance, parce que c’est un mot à la mode au moins depuis 2008, et qu’elle a montré toute son efficacité à l’époque pour redresser les comptes de la France et montrera, on en est certain, une même réussite dans les prochains mois. Et pour le logement, parce que les dernières lois votées ont largement débroussaillé le terrain. À la dynamite. Ajoutons l’interventionnisme traditionnel pour « inciter davantage » les établissements financiers à prêter aux PME, qui promet là encore de donner des résultats époustouflants, et on comprend que le proche avenir sera manifestement truffé de ces bonnes idées, pas déjà tentées, pas déjà avortées dont les résultats ne sont pas déjà connus. La reprise est au bout, c’est évident.

montebourg conseil

Au milieu, l’envie affichée d’en découdre avec les professions règlementées et la législation du travail dominical laisse extrêmement perplexe. Certes, il faudra, un jour, en passer par là et on se doit d’applaudir l’idée générale de remettre en question des monopoles maintenant devenus largement caducs. Mais Montebourg, désigné pour se cogner le travail entre deux frétillances médiatique, est-il vraiment le ministre adapté ? En outre, le précédent des artisans-taxis et des hôteliers montre à quel point le gouvernement, pleutre, pourrait bien faire marche arrière plus vite même qu’il n’a tenté quelque chose.

Et, là encore, on peine à voir comment ces déverrouillages monopolistiques permettront de redresser rapidement la situation économique en France.

La réalité, c’est qu’il va falloir des mesures autrement plus graves, autrement plus couillues et autrement mieux préparées pour espérer déclencher autre chose qu’un mouvement d’épaules de la part des observateurs attentifs de l’économie française. Ils sont en effet de plus en plus nombreux à juger la situation très préoccupante, et il est probable qu’ils n’accorderont guère d’importance aux propositions hollandistes, tant elles trimballent leur habituel parfum de naphtaline et affichent une taille microscopique.

Et quand on voit les autres solutions balancées sur la table, discrètement, par les habituels bricoleurs de l’improbable comme Jacques Attali, on ne peut que s’inquiéter.

Ce dernier propose (de façon assez détendue du portefeuille d’autant qu’il est, après tout, dans le fameux 1%) une solide augmentation de TVA. Apparemment, il aime tendrement réduire le pouvoir d’achat et le train de vie des Français et préfère très clairement cette solution à celle, diamétralement opposée, qui consisterait à diminuer celui de l’État, auquel on sent fort attaché le philosophe/ écrivain/ économiste/ chef d’orchestre/ destroutoureur d’intemporel officiel de la République.

Et histoire de bien destroutourer, il propose une augmentation de trois points de la TVA. Pour lui, c’est évident : comme nous sommes en déflation, les prix n’augmentent pas et c’est donc « le moment absolument formidable et unique pour augmenter la TVA ». Et même avec trois points de plus, comme il y a une concurrence féroce entre les producteurs, les prix n’augmenteront pas. Garanti sur facture, en quelque sorte.

jattali - nous avons trop de pouvoir d'achat

Peut-être. Mais dans ce cas, cela veut dire que les marges des entreprises se rétréciront encore. Cela veut dire que les salaires n’augmenteront pas. Et cela veut aussi dire que, les individus étant toujours obligés de se nourrir et de se loger, cela se traduira mécaniquement par une baisse de pouvoir d’achat, dans le meilleur des cas. Dans le pire, les marges des entreprises se transformant en pertes, le chômage augmentera.

Pour rappel, il a déjà été montré à de nombreuses reprises qu’une austérité qui se traduit par une augmentation des taxes et des impôts n’aboutit jamais à faire repartir la croissance. La seule austérité qui fonctionne est celle, bien plus douloureuse, qui consiste à diminuer le poids de l’État et des dépenses publiques.

Or, pendant que Hollande bricole des annonces de réformes et des réformes d’annonces, la dette, elle, continue de grimper et dépasse de façon officielle les 2000 milliards d’euros. Le déficit se porte toujours aussi bien et explosera largement les 4% de PIB planifiés, pourtant déjà trop gros. La réforme de l’État n’a toujours pas eu lieu. Les dépenses publiques grossissent toujours. Et puisque l’idée d’augmenter la TVA semble à ce point géniale, simple et presque indolore à mettre en place, elle sera rapidement dans les tuyaux.

Ce pays est foutu.

J'accepte les Bitcoins !

19CZwuxWFRcoT5sgfURAQkkcCFSNA3oFqj

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Source : http://h16free.com/2014/08/21/32841-les-bonnes-solutions-des-socialistes