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Logement étudiant : les aventuriers de l’ultime caution

mardi 9 septembre 2014 à 09:00

Il n’y a pas à tortiller : le logement, sous toutes ses formes, taraude vraiment les politiciens et les socialistes en particulier. Il ne se passe plus une semaine sans qu’un dispositif, une loi, un décret, une proposition ne soient lancés dans la sphère du débat public afin de montrer à tous que nos gouvernants sont hyper-impliqués par le sujet, totalement à fond sur le dossier, méga-concernés par les problèmes des Français dans la matière et qu’ils entendent bien apporter une, pardon, des solutions, de préférence définitives et indiscutables, pour des lendemains qui sifflotent gaiement en dolby surround.

Ainsi, les péripéties pourtant rocambolesques de la Loi ALUR n’ont pas suffi à refroidir l’ardeur de nos ministres en la matière. Pendant que Ségolène Royal veut du bâtiment public à « énergie positive » (question de chakras, je suppose), c’est le tour de Geneviève Fioraso, la secrétaire d’État à l’Enseignement Supérieur et Aux Petits Studios Étudiants Pas Chers Bien Situés Faire Offre Au Ministère.

genevieve fioraso et les aventuriers de la caution ultimeSacrée Geneviève. Pour elle, le gadin assez fabuleux de Cécile Duflot n’est pas un indicateur suffisant du risque de gamelle mémorable et c’est donc avec assurance qu’elle se lance dans la mise en place d’une caution étatique du loyer étudiant, en remplacement de la garantie universelle contenue dans feu-la loi de Cécile. Quelque part, c’est assez admirable de voir ces braves soldats du socialisme se lancer, une fois encore, à l’assaut de la même colline mortelle où tant de constructivistes se sont tués, déchiquetés par la réalité avec les centaines de milliers de locataires et de propriétaires emberlificotés dans les opérations militaires et autres blitzkriegs violentes « en faveur » du logement et qui firent tant de malheur.

Et comme d’habitude lorsqu’il s’agit de faire le bien à la place des autres, avec l’argent des autres, la propriété des autres et sans se mettre à la place des autres, tout part d’une idée à la fois simple, généreuse et parfaitement conne : comme les étudiants ont du mal à trouver un logement abordable, comme la caution qu’ils doivent déposer, suivant le prix des loyers, est de plus en plus élevée et qu’ils n’ont pas tous la possibilité d’impliquer leurs parents comme cautions solidaires, la ministre propose donc de remplacer ces parents en usant de l’État-papa et du gouvernemaman. Moyennant quoi, tous les étudiants (de moins de 28 ans) vont enfin pouvoir se trouver logement à leur pied, et tout ira très bien. Et quand on dit « tous », c’est assez proche de la réalité puisque cette caution étatique sera possible pour tous ceux qui n’ont pas de garant, quels que soient leurs revenus, leur situation familiale, leur nationalité. Youpi, donc, on ratisse large, la République a les moyens.

Bien sûr, côté propriétaire, ne comptez toujours pas faire ce que vous voulez avec votre propriété privée : il faudra que le loyer soit plafonné, selon des normes et des barèmes précis, fonction de la localisation, du nombre d’occupants et de la couleur du papier peint, à choisir dans un catalogue fourni en début d’année par le Commissariat Général Aux Décorations Estudiantines. On pourrait croire que tout ceci risque de coûter fort cher. Il n’en sera rien, soyez rassuré : tout ce bousin dispositif est financé par l’État (donc, par vous) et la Caisse des Dépôts (donc, par vous), et la garantie grimpe à hauteur de 600.000 euros par loyer. Les étudiants, en contrepartie, paieront une cotisation de 1.5% du loyer (ça fera moins de 10 euros par mois en moyenne).

Du côté des associations étudiantes frémissantes à l’idée d’investir les millions de logements ainsi dégagés par les mesures énergiques de la ministre, on se déclare optimiste :

« C’est positif, mais (…) les prix, en particulier des petits appartements, sont toujours très élevés (…). Nous allons lancer une campagne auprès des grandes villes pour qu’elles demandent toutes l’encadrement des loyers, comme Paris, Lille ou Grenoble viennent de le faire. »

Voilà-t-y-pas que c’est croquignolet comme réflexion : puisque le gouvernement abandonne les idioties de Duflot, les étudiants vont faire pression auprès des maires pour qu’on les fasse quand même, parce que le contrôle des loyers, ça marche toujours, tout le monde sait ça !

À ce point de l’exposé, il est bon de faire une petite pause, pour reprendre son souffle et observer le paysage locatif dévasté sur lequel pleuvent les bombes gouvernementales. Quelques arbres législatifs calcinés lancent leurs branches noires dans un ciel triste. La pluie, grasse et froide, détrempe le sol qui n’est plus qu’une vaste étendue de boue gluante, labourée par les obus ministériels qui ont, les uns après les autres, aplati chacune des courageuses tentatives des locaux de faire fructifier leur patrimoine immobilier dans cette guerre idéologique ouverte et sanglante.

paysage dévasté

Difficile, en effet, de ne pas noter deux choses.

La première est qu’une garantie d’État ne vaudra jamais un état garanti. Autrement dit, absolument rien n’indique que, le cas échéant, l’État (qui a le monopole de la force et du « Tais-Toi J’ai Raison ») paiera effectivement les loyers dus, ou les réparations à faire suite à des locataires indélicats. Pire : ce qui est vrai maintenant est sujet à changement unilatéral impromptu, à tout moment. Si la loi (notamment fiscale) était gravée dans le marbre en France, ça se saurait. De plus, compte tenu de la façon dont l’État gère ses dossiers, tout propriétaire prudent aura même tendance à se tenir le plus éloigné possible d’une garantie apportée par une troupe de brigands qui n’ont de cesse de le voler, et d’incompétents qui n’ont jamais démontré le moindre succès flagrant sur les 40 dernières années (sauf à titres personnels, bien évidemment).

Les loyers possiblement couverts par cette garantie étant plafonnés (500 euros en province, 600 en Île-de-France, et 700 à Paris), on peut donc raisonnablement parier que les propriétaires avec deux sous de bon sens vont se précipiter pour ajuster leurs prétentions juste au-dessus de ces plafonds, éliminant de fait les étudiants concernés, et entraînant inévitablement les loyers à la hausse.

Et c’est là que la seconde remarque prend la première en tenaille et lui administre un petit coup de coude dans les dents, tchak. En effet, grâce aux frétillantes demandes estudiantines, les loyers vont êtres encadrés, ce qui veut dire que la marge de manœuvre pour le propriétaire sera strictement nulle : ou bien il devra baisser son loyer, ce qui diminuera d’autant le rendement locatif de son bien. Mais ce n’est pas grave, parce que le mot « rendement » est destiné à disparaître du vocabulaire. Ou bien ce mot sera rapidement suivi de « location » parce que tout bien considéré, le propriétaire aura tout intérêt à ne plus l’être, ou à ne plus louer du tout. Tant qu’à perdre de l’argent, autant que ce soit de façon contrôlée, et pas soumis à l’aléa des lois locatives, des trêves hivernales, des squats, des changements fiscaux de dernière minute et de la naturelle opprobre qui frappera bientôt les nantis possédants.

Et d’un coup, l’avenir des étudiants sans garantie apparaît plus joyeux. Grâce au travail minutieux du bataillon de sapeurs ministériels, les rares pans de secteur immobilier qui tenaient encore vont enfin s’effondrer. Vive la République. Vive la France.

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Source : http://h16free.com/2014/09/09/33335-logement-etudiant-les-aventuriers-de-lultime-caution


Ivres, les écolos prédisent encore une France plus chaude

lundi 8 septembre 2014 à 09:00

On apprend, entre deux remaniements ministériels, que Jean Jouzel vient de remettre un rapport à Ségolène Royal présentant des prévisions climatiques pour la fin du XXIème siècle et établissant pour la France un fort réchauffement climatique. Jouzel, Royal, réchauffement climatique, prévisions à plus de cinquante ans : tout y est, le déconomètre atteint son score maximal.

bullshit meterDes pluies en hiver sur la façade atlantique, c’est-à-dire comme maintenant mais en plus important, ou beaucoup plus important, ou un peu plus, ou disons avec une probabilité non nulle que ce soit plus… Des périodes de sécheresse sur le quart sud-est, mais plus longues. Un peu ou beaucoup, selon les hypothèses. Avec du soleil qui cogne dur. Peut-être. Ou pas. Selon les experts du GIEC, ce groupe de bricoleurs dont certains ont, parfois, des diplômes scientifiques à proximité du climat, les températures pourraient atteindre cinq degrés de plus en moyenne dans la deuxième partie du XXIe siècle. Ou pas. Ou disons plus précisément, d’ici à 2071 (mettons le 8 avril 2071, vers 16:33), les tendances observées (pas actuellement, hein, mais dans 57 ans) aboutiraient à une hausse des températures moyennes pouvant aller de 2.6°C à 5.3°C, en fonction des scénarios utilisés, et si on appuie ici et là sur les petits boutons du super-calculateur.

gaston-souffleIl faut se résoudre à l’évidence : grâce à toutes ces études pointues et cette prospective fine dans un futur lointain mais pas inatteignable pour nos Grands Calculateurs, le futur, même plein d’avenir, sera tout de même « moins agréable ». Autrement dit : repentez-vous maintenant. Cela ne rendra pas l’issue moins douloureuse, mais au moins, cela habituera maintenant votre corps aux pénuries futures, provoquées par des conditions climatiques pourries qui ne manqueront pas d’arriver, foi de Jouzel. Conditions climatiques auxquelles « nous aurons beaucoup de mal à nous adapter », prévient le Sergent-Chef en Apocalypse Climatique.

Devant ce constat, à l’implacable rigueur scientifique issue de l’utilisation habile de nombres à virgule, d’hypothèse, de scénarios, de conditionnel, de paramétrage, de courbes colorées et de modèles mathématiques (forcément mathématiques), le tout aboutissant à l’un de ces sites web 2.0 colorés, didactiques et choupinets affirmant assez péremptoirement qu’aucun chaton n’a été tué dans sa réalisation (peut-on vraiment en être sûr ?), le lecteur lambda ne peut qu’être affolé à l’idée que son avenir, déjà pas très juteux en termes économiques, soit encore plus sec en termes climatiques. Ce même lecteur, muni de son bon sens légendaire (?), peut alors formuler deux hypothèses. Après tout, il n’y pas de raison que seul le GIEC se lance dans les exercices rigolos de prospectives sur bases fumeuses.

La première hypothèse serait que les prévisions sont, effectivement, correctes. Ce serait une première vraiment remarquable, à plus d’un titre : sur le plan de la durée, longue ici — on parle de plusieurs dizaines d’années — (alors que les prévisions à très long terme ont toutes foiré jusqu’à présent), et sur le plan de notre capacité future d’adaptation, estimée ici et maintenant alors que la futurologie à dix ans semble actuellement des plus risquée. Et puis, question historique de réussite, est-il vraiment utile de revenir sur les 17 années précédentes, que ce même GIEC avaient prévues fort chaudes, et qui se révélèrent … pas chaudes du tout ? Est-on en droit de demander si les « modèles en plastique mathématiques » ont enfin été corrigés pour coller à la réalité observée ?

Finalement, pas de réchauffement

Mais le GIEC peut tout.

Non seulement le GIEC peut prévoir le climat à 50 ans alors qu’il s’est magistralement planté à 20 ans pendant 20 ans (!), incapable qu’il fut de voir l’absence de réchauffement sur les 17 dernières années. Non seulement le GIEC peut expliquer pourquoi l’homme est responsable de la situation même si chacune des explications fournies jusqu’à présent nécessite des containers entiers de conditionnels et de paramètres finement ajustés pour obtenir une vague corrélation, depuis les températures jusqu’au taux de CO2, depuis l’impact du soleil jusqu’à celui des courants marins ou aériens. Non seulement le GIEC peut aussi prédire quelles mesures auront un impact et lesquelles sont à prohiber, quelles technologies représentent un avenir et lesquelles sont à proscrire. Mais en plus, le GIEC peut aussi prévoir ce que la société, la technologie et le savoir humains seront dans 70 ans. Et là, le GIEC SAIT qu’on ne pourra pas s’adapter, ou alors, que ce sera « avec beaucoup de mal ». Tremblez, mortels !

oh noes

On avouera que, muni ou non d’un rasoir d’Occam, tout ceci sent bon la croyance religieuse, mystique même, en une forme de prescience indéboulonnable. Ce serait du socialisme, on pourrait toujours utiliser l’argument ultime du Ta Gueule, C’est Magique™. Mais puisque le GIEC se targue d’être dans le champ de la science et non celui de la politique, on s’étonne de le voir se vautrer avec autant de facilité dans ce second champ après avoir pété bruyamment dans le premier.

L’autre hypothèse serait que le GIEC est, comme le reste des institutions et autres gros bousins administratifs humains, infoutu de voir plus loin qu’à l’horizon du prochain budget dont il dépend. Dans cette hypothèse, le catastrophisme est non pas une conclusion suite à un raisonnement basé sur des faits solides et obtenus par des mesures précises et non contestées (qu’on cherche encore dans leurs rapports mais qu’on ne trouve point), mais bien l’aboutissement d’un raisonnement politique destiné à s’assurer la persistance de fonds et de soutien politique. Et dans cette hypothèse, on explique fort bien le culot assez époustouflant dont font preuve Jouzel et sa clique en essayant de nous faire croire qu’ils sont capables d’apporter des faits solides et argumentés sur ce qui va se passer dans 57 ans, date à laquelle ils savent pertinemment que personne ne leur tiendra rigueur des sottises de leur jeunesse. On n’est plus dans la parfaite cuistrerie ou dans l’ânerie scientifique (pourtant évidente), mais simplement dans l’alarmisme qui sied à l’époque, et qui permet d’assurer un bon retour sur investissement pour le petit groupe de suceurs de subventions publiques.

Et lorsqu’on entend, à la suite de cet exemple magnifique de pignolade pseudo-scientifique à visée prostitutionnelle, que Ségolène Royal veut préparer l’après pétrole, on ne peut qu’affirmer la validité de l’hypothèse d’un bon gros n’importe quoi écologique.

royal : la crisitude

En effet, lorsqu’on voit l’intelligence et la préparation dont ont fait preuve nos politiciens pour préparer l’après-nucléaire, avec le plantage assez catastrophique des marchés photovoltaïques, ou celui des moulins à vent, ou encore, récemment, l’exemple de la Belgique et de ses futures pénuries de courant, on comprend surtout qu’il vaudrait mieux, pour le sort de l’Humanité en général et celui des Français en particulier qu’il n’en soit rien, et que, surtout, pour l’amour des gens, des fleurs, des pandas et des chatons mignons, qu’on tienne éloigné de ce sujet cette bande d’incompétents pour lesquels « climat » rime exclusivement avec « électorat ».

well done old chapTous comptes faits, à force de surtaxations, d’obligations débiles, de « greening » enragé des énergies, le coût de l’électricité, du gaz, de l’essence et du nucléaire est devenu si élevé que les industries européennes en pâtissent sur une base quotidienne, ce qui affaiblit le pouvoir d’achat des consommateurs européens, et abaisse la compétitivité de nos industries. Du reste, si l’on devait s’en tenir aux politiciens pour se préparer à quoi que ce soit (mis à part une pluie de taxes et de vexations fiscales diverses), il est plus que probable que nous n’en serions encore qu’à la chasse et à la cueillette. Quoi d’autre qu’un politicien populiste et magouilleur pouvait imposer à tous l’idée même d’un principe de précaution, dont les dégâts commencent maintenant à se faire sentir fort douloureusement ?

Et l’inclinaison très favorable pour ce rapport d’une politicienne comme Royal, véritable boussole qui a toujours indiqué le Sud avec une obstination et une abnégation presque admirables si elles n’étaient comiques, devrait signaler plus que le reste qu’il faut en finir une fois pour toutes avec les bobards débiles du GIEC. Pire : l’actuelle ministre de l’Écologie veut absolument imposer des bâtiments à « énergie positive », idée consternante qui n’est que l’extension des imbécillités déjà proférées en la matière et qui vient s’ajouter aux contraintes habituelles de la construction, secteur largement sinistré par Duflot, une autre hystérique écologique (et ceci n’est pas une coïncidence).

ikea fail

Il faut se rendre à l’évidence : tous les efforts qui ont été entrepris à la suite des délires réchauffistes ont tous abouti à des problèmes au moins aussi gros que ceux qu’ils étaient censés éviter ; bulles économiques sur des marchés entiers, renchérissement d’énergies pourtant maîtrisées, ralentissement de la Recherche & Développement dans des énergies et des technologies viables (thorium par exemple)… Une quantité affolante d’énergie, de subventions, de capitaux et de cerveaux humains ont été gâchés dans des impasses économiques et énergétiques par la faute de ces ayatollahs écologistes, qui se sont barbouillés de décroissance (ça tombe bien, on y goûte tous maintenant à pleines bouchées, bien joué !) et de prévisions alarmistes et/ou malthusiennes sans arrêt repoussées mais toujours plus sombres.

L’écologie est décidément un domaine trop sérieux pour le laisser dans les mains des politiciens.

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Source : http://h16free.com/2014/09/08/33283-ivres-les-ecolos-predisent-encore-une-france-plus-chaude


Thévenoud, t’as perdou

dimanche 7 septembre 2014 à 11:00

Et voilà que le gouvernement Valls 2, après à peine plus d’une semaine de bons et loyaux services, doit se séparer de l’un de ses vaillants collaborateurs. Thomas Thévenoud, qui venait d’être nommé secrétaire d’État au Commerce extérieur, vient de déposer sa démission. Le politicien, relativement inconnu, sera remplacé, rapidement et sans bavures, par Matthias Fekl, un autre député PS, lui aussi à peu près inconnu des Français. Comme je le notais dans un précédent billet, la rapidité de ces remplacements montre assez bien la valeur ajoutée de ces ministres finalement très interchangeables.

Dans un gouvernement normal, cet accident politique ne pourrait être qu’une péripétie : un événement extérieur empêche un élu de mener à bien sa mission gouvernementale, il démissionne, l’affaire est réglée. Avec ce gouvernement normal, il en va un peu différemment. Et immédiatement, l’image d’une sortie de route par temps pluvieux vient à l’esprit…

D’abord, bien sûr, notre brave élu démissionne après seulement neuf jours en poste. C’est du rapide. On pourrait même parler de « précipitation » sans déforcer le terme. Devant cette rapidité, on est naturellement en droit de se demander ce qui a poussé le Secrétaire à une telle décision.

Et justement, la motivation de cette décision est assez croquignolette : démission au départ pour « des raisons personnelles », on découvre, de fil AFP en fil Reuters & Autres qu’en pratique, l’élu aurait eu quelques soucis au niveau de ses déclarations d’impôts. Plus exactement, il a admis avoir eu « des retards de déclaration et de paiement », oups, zut, et flûte, ce qui gêne un peu au niveau du col de chemise pour un gouvernement dont les membres doivent à présent publier leurs déclarations de patrimoine, transparence oblige. Cela fait évidemment désordre.

thevenoud irréprochable

Et cela fait d’autant plus désordre qu’on apprend donc ses déboires fiscaux — qui n’ont, rassurez vous mes petits amis, « jamais fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire ou fiscale » (au contraire d’un citoyen lambda, n’est-ce pas) — qu’après sa nomination. On se demande dans quelle mesure les ministres et secrétaires ont bien été correctement filtrés avant de se voir proposer leur poste. Cela laisse indéniablement traîner un arrière-petit goût d’amateurisme dans la bouche des Français de la part d’un gouvernement tout neuf qui devait inspirer la confiance.

Un député joue au scrabbleParce qu’après tout, le Thévenoud n’était pas totalement inconnu. Certes, des petits malins se souviendront de ses faits d’armes en Assemblée Nationale où l’impétrant, sur sa tablette, arrivait à placer un magnifique « BRANLEUR » en mot compte-triple au Scrabble, ou quelque chose comme ça. Mais même sans tomber dans ce genre de facilités, difficile d’oublier le parcours … intéressant de notre homme : depuis un rapport très critique de la TVA réduite dans la restauration à l’automne 2012, puis sa tentative de taxe sur les multinationales du tabac, il s’était illustré dans le conflit entre les taxis et les voitures de tourisme avec chauffeur, et avait notamment fait voter, contre l’avis du gouvernement, une mesure interdisant aux Sages d’exercer une activité professionnelle, visant ainsi explicitement Sarkozy. Ces engagements humanistes ont probablement fait de lui un membre rêvé pour la commission Cahuzac dont il fut le vice-président.

Et c’est vrai que cela fait encore plus désordre, un donneur de leçon distributeur de bons et de mauvais points, qui n’hésita pas à siéger dans la Commission Cahuzac, et dont on découvre qu’il n’avait pas lui-même déclaré ses revenus (et donc, payé ses impôts) sur plusieurs années… Au passage, on ne pourra s’empêcher de noter qu’encore une fois, ce sont ces politiciens à la morale en bandoulière, qui sont les plus prompts à monter aux tribunes étaler leurs combats pour que leur conception spécifique de la morale soit respectée, qui se retrouvent emberlificotés dans des affaires à la morale douteuse.

Cependant, on peut aussi se rappeler que ses faits d’armes lui auront ouvert quelques portes, notamment celles d’Arnaud Montebourg, qui ne s’est jamais caché de l’amitié qu’il portait pour le fraîchement débarqué.

Or, dans un tout nouveau gouvernement, normalement débarrassé de ses pitres hauts en couleur, la proximité de Thévenoud avec Montebourg a dû largement jouer en sa défaveur. L’énorme malaise qui avait suivi les révélations de Cahuzac ayant sans aucun doute laissé une trace profonde dans l’esprit du président, et l’actualité lui étant (bien plus que d’habitude) extrêmement défavorable, on comprend que ni l’Élysée, ni Matignon n’ont eu d’état d’âme à se séparer du fautif. Alternativement, on n’aura pas de mal à imaginer que l’un ou l’autre opposant de Valls (et de Hollande, tant qu’on y est) avait tout intérêt à faire connaître les facilités de crédits fiscaux que Thévenoud s’était accordées, mettant ainsi le président et son premier ministre dans l’embarras. Question timing, difficile de faire mieux (ou pire, selon le point de vue). Quelle que soit l’hypothèse, le résultat est le même : le malaise s’installe.

Et le désagréable vertige qui s’empare de l’observateur politique moyen n’est d’ailleurs pas prêt de s’arrêter, puisque le député Thévenoud, attrapé dans ses oublis fiscaux et ne pouvant plus siéger au gouvernement, retourne à l’Assemblée Nationale dont il refuse de démissionner (ce qui, au passage, met en émoi les électeurs de sa circonscription, qui sont aussi des contribuables et n’ont manifestement pas bénéficié des mêmes mansuétudes de la part du Trésor Public local). Ceci s’explique d’autant plus facilement lorsqu’on se rappelle qu’à l’Assemblée, la majorité absolue du Parti des Parangons de Vertu n’est pas assez confortable pour se permettre de perdre aussi facilement du député au champ du déshonneur.

Intéressante configuration où, à mesure que les révélations s’empilent, les électeurs se rendent compte, petit-à-petit, que leurs élus forment surtout une brochette de pendards, d’escrocs, de magouilleurs et de fraudeurs plus ou moins habiles.

Navrance et consternation, l’impression d’avoir des bras cassés, des clowns et des improvisateurs patauds aux commandes du pays s’installe durablement ; la France semble tous les jours un peu plus « ingouvernée ».

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Source : http://h16free.com/2014/09/07/33263-thevenoud-tas-perdou


Qui pour aider la Culture en France ?

vendredi 5 septembre 2014 à 09:00

Il est bien difficile de s’attarder sur l’actualité franco-française parcourue qu’elle est de bourrasques médiatiques provoquées par les « révélations » de l’ex-concubine du président ex-normal. Mais alors même que le pays feint de découvrir l’ampleur du cynisme et de la mesquinerie de Hollande, la vie gouvernementale continue son petit train-train quotidien fait de décisions maladroites et de déclarations confuses. Dernièrement, c’est Fleur Pellerin qui a sacrifié à l’exercice.

le changement c'est sans dent

Parce que maintenant, Fleur Pellerin, c’est la ministre de la Culture, ce qui, normalement, donne à ses paroles un peu plus d’importance que les petites déclarations rigolotes qu’elle faisait jusqu’à présent dans différents domaines. Eh oui, rappelez-vous : elle fut ministre déléguée des PME et du numérique sous Ayrault, puis secrétaire d’état au commerce extérieur sous le premier gouvernement Valls avant de se retrouver ministre de la Culture, à la faveur des propos fracassants de Montebourg qui valurent de se faire débarquer au frétillant impétrant, à l’éternel stagiaire Hamon et à sa copine Filippetti, laissant ainsi une place toute chaude pour l’énarque Fleur. Comme quoi, on peut très bien s’occuper des PME, du numérique, puis du commerce extérieur sans que cela gêne pour récupérer la Culture ou, finalement, n’importe quoi d’autre.

Décidément, nos politiciens sont vraiment remplaçables au pied levé, ce qui donne au passage une assez juste idée de leur valeur ajoutée dans un gouvernement.

Mais bon, comme on parle d’un ministère dont le budget (7,26 milliards d’euros en 2014) est très comparable à celui de la Justice (7,82 milliards d’euros pour 2014), écoutons plus attentivement ce que Fleur nous dit, pendant que les autres ministres, empêtrés dans une communication incompréhensible, vont de pirouettes en renoncements ou se font virer pour impayés fiscaux. Et ça tombe bien, puisqu’elle a pris la parole dans le cadre d’un entretien sur Radio-France où, interrogée par le journaliste sur la (terrible) baisse de budget subie par son ministère, elle a clairement expliqué vouloir se battre pour le conserver au niveau qu’il atteint actuellement.

Et ce budget risque bien de poser des petits soucis. En effet, l’inflation refuse méchamment de gonfler. Ceci entraîne chez Sapin la production nerveuse de grosses gouttes de résine lorsqu’il s’agit d’établir les prévisions de croissance et d’économies, et, mécaniquement, va provoquer un manque à gagner dans les caisses audio-visuelles, abondées notamment par une redevance dont l’assiette et la quotité n’augmentent jamais assez vite. Dilemme : que peut bien faire Pellerin pour résoudre ce résineux problème (qui risque en fait de se reproduire pour tous ses postes de dépenses) ?

pellerin karaoke : money for nothing

Elle peut toujours augmenter la redevance (difficulté:★, impact financier:★★, impopularité:★★★★★), étendre la redevance à tous pleins de supports rigolos, allant de la tablette aux smartphones en passant par l’internet en général (difficulté:★★★★, impact financier:★, impopularité:★★★★★) ou … autoriser le retour de la publicité sur les chaînes publiques (difficulté:★, impact financier:★★, impopularité:★★). Comme on le comprend, le chemin est étroit pour équilibrer ce nom d’une pipe de budget, et il va falloir probablement panacher ces idées, par exemple en faisant sponsoriser les Cerfas de la redevance audiovisuelle par des publicités colorées, ou ajouter une nouvelle taxe amusante sur les supports numériques, qui viendra s’additionner à celle, parfaitement ridicule, pour copie privée. Rappelez-vous : en France, quand on veut taxer, on trouve toujours une bonne raison de le faire et plutôt deux fois qu’une.

oooh filocheEt bien évidemment, la solution un peu fofolle qui consisterait à diminuer les budgets pour coller aux rentrées effectives (difficulté:★★★★★★★★★★, impact financier:★★★★★★, impopularité:★) n’a pas été évoquée dans l’interview et a prudemment été laissée de côté, parce qu’il ne faudrait pas non plus raconter n’importe quoi. Réduire un budget pour l’ajuster aux ressources réellement disponibles, ce serait le début d’un dégonflement de l’enflure administrative qui tient lieu d’État en France, et ça, vous n’y pensez pas, non mais ooOoOh. La piscine culturelle, bien que percée, continuera donc à se remplir de l’argent du contribuable avec un rythme au moins aussi soutenu.

En tout cas, une chose est certaine et Fleur l’a bien expliquée : il est hors de question de remettre en cause le statut des intermittents du spectacle. De la même façon qu’il est impossible d’envisager de diminuer un budget pour s’adapter à une période de vaches maigres (et je ne parle pas spécifiquement de Pellerin, ici), l’idée même d’une réforme d’ampleur pour le statut qui défraye régulièrement la chronique sera bien vite repoussée, reléguant le mot même de réforme dans le coffre-fort des abominations indignes du Parti Socialiste dans lequel on trouve « rigueur », « équilibre budgétaire », « propriété privée » et bien sûr « libéralisme ».

pellerin et le budget serré

Pellerin étant moins dogmatique que l’Onomatopée Orélifilipéti, on peut raisonnablement espérer que son ministère ne sera pas le tremplin d’une énième campagne rabique contre les multinationales culturelles comme ce fut précédemment le cas contre Netflix ou Amazon, avec les résultats comico-consternants qu’on connaît (Netflix est parti s’installer au Luxembourg, et Amazon a finalement facturé ses envois 1 centime d’euros, ridiculisant la pauvre ministre). Cependant, entre les intermittents, les lobbyistes cultureux et les budgets déficitaires de l’audio-visuel, on comprend qu’elle aura fort à faire pour simplement rester à l’abri des tempêtes médiatiques.

Et alors que s’interrogent stupidement certains dinosaures, engoncés dans un goudron idéologique qui les conservera, immobiles et fossilisés, jusqu’à leur exhumation pour des musées dans quelques siècles, pour savoir « qui arrêtera Amazon, le voyou », on peut souhaiter que ce ne sera pas Pellerin qui, peut-être, évitera ainsi les bouffonneries de la précédente ministre, de même qu’on peut aussi souhaiter qu’elle ne se fixe aucun but politique quelconque concernant la Culture en France.

En effet, quoi de mieux, pour cette Culture, que le but, fort modeste mais si difficile à atteindre, de ne plus imposer un art au détriment d’un autre et donc de laisser les individus libres de choisir ce qui est bon pour eux, avec leurs propres moyens ? La Culture ne s’est-elle jamais mieux portée que lorsqu’elle ne souffrait pas de voir les gros doigts du ministère s’occuper de l’arroser de subventions aux mille et un cerfas attachés ? Ne s’est-elle pas révélée au pic de sa créativité alors que le ministère n’était qu’un petit secrétariat, à peine muni de quelques ronds-de-cuir tout juste bons à délivrer quelques médailles et de petits discours pompeux pour flatter quelques égos ? Et puis, en ces temps de disette budgétaire, n’est-il pas franchement temps de rendre au peuple plus de sept milliards d’euros qu’il saura certainement utiliser à bon escient, sauf à le considérer comme – justement – inculte et idiot, ce qui serait tout de même un comble après toutes ces années de folles dépenses et d’investissements dans sa culture, justement, et un terrible aveu d’échec pour les 50 années de politiques publiques culturelles en la matière ?

Et puis finalement, qui peut mieux aider la Culture du peuple français que le peuple français lui-même, débarrassé de la direction autoritaire, contraignante et forcément arbitraire d’un ministère ? Allons, Fleur, faites un geste : privatisez ce qui peut l’être, abandonnez ce qui doit l’être, et rendez tous ces milliards aux Français qui en ont bien besoin actuellement.

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Source : http://h16free.com/2014/09/05/33223-qui-pour-aider-la-culture-en-france


Pirouettes & Renoncements au gouvernement

jeudi 4 septembre 2014 à 09:00

La communication est un art subtil qui demande un doigté particulièrement délicat. Pour être de bonne qualité, la communication nécessite une bonne réception, et une émission également bonne. En France, le gouvernement est assuré, par une presse lourdement subventionnée, d’une excellente réception de ses messages (petits fours et champagne inclus). Tout le monde les reçoit, cinq sur cinq, en pleine tête. En revanche, pour ce qui est de l’émission, des « marges de progression » existent indubitablement.

Et il n’y a même pas besoin de revenir sur les exemples récents que constituent la Loi ALUR ou le principe des 35 heures. Pour ALUR, on constate que cette loi fut poussée de travers par Cécile Duflot dans de rocailleux fossés, pour être ensuite péniblement extirpée par elle-même dans d’épuisants efforts législatifs, ce qui aura conduit un Manuel Valls aux mains de plus en plus moites à l’y repousser rapidement, pendant que les maires socialistes de Lille, Paris ou Grenoble, s’emploient à en récupérer les meilleurs morceaux. Pour un citoyen lambda, savoir si cette loi s’applique ou non devient un exercice pour le moins complexe.

Pour les 35 heures, on observe une même tendance à la confusion paniquée. D’un côté, un énarque, pas encore ministre de l’économie, se fend d’un commentaire qu’on aurait largement pu classifier de bon sens en admettant qu’il faudrait bien, un jour ou l’autre, en finir avec ce concept moisi. De l’autre, le même énarque, devenu ministre, doit clairement rétropédaler pour expliquer qu’aucune renégociation de ces 35 heures n’est au programme. Ni rien d’autre d’ailleurs. Circulez, il n’y aura surtout aucune tentative d’alléger le fardeau.

Mais tout ça, au rythme frénétique de chihuahua cocaïnomane où vont les choses en France, c’est déjà de l’histoire ancienne.

godille et zigzagMaintenant, alors qu’on a déjà oublié Godille & Zigzag, le duo hamono-montebourgeois qui sera parvenu à s’auto-éjecter du gouvernement Valls 1 en l’obligeant à se démettre, nous découvrons le nouveau couple de clowns chargés d’occuper nos soirées d’hiver pendant que la facture énergétique, le chômage et le déficit budgétaire grimperont. J’ai nommé Pirouettes & Renoncements.

Le rôle de Renoncements est très bien rempli par François Rebsamen. Brave petit soldat de la garde hollandiste qu’il a bien fallu récompenser pour sa fidélité à défaut de compétence, le pauvret se débat à présent avec des chiffres du chômage de plus en plus mauvais, noyé par une courbe, pardon, une vague qui a refusé de s’inverser. Il espérait surfer sur une tendance optimiste, le voilà pataugeant dans des eaux sombres et agitées dont on ne voit plus le fond.

Amer constat que celui de chiffres qui gonflent. Deux solutions se présentent à notre bricoleur socialiste : trouver le mistigri, la martingale pour inverser la courbe réduire le chômage, relancer l’activité, bref, redonner de l’emploi aux millions d’individus que la crise semble avoir jetés, par paquets de cent mille, dans les officines Pôle-Emploi de France et de Navarre. Une idée, donc, une vraie. Ce serait une première, surtout au PS. Ou bien … assaisonner les statistiques en réduisant le nombre d’inscrits. Après la découverte, à la fin du mois d’août, que le gouvernement était soluble dans la démondialisation montebourgeoise, on s’aperçoit étonné que les chômeurs sont oxydo-réductibles dans un bain de contrôle anti-fraude.

Tout bien analysé, voilà qui « fait le job » comme on dit de nos jours ! À lui, la réduction du chômage, la baisse de la fraude sociale, et l’inversion de la courbe tant recherchée par ses patrons ! Seul petit souci pour Rebsamen : renforcer les contrôles, traquer le fraudeur, vérifier que les uns et les autres ne touchent rien d’indu, et font bien les efforts attendus d’eux pour retrouver, fissa, un emploi, tout cela, c’est exactement ce que prônait ce qu’en France on appelle sans rire « la Droite », jadis, lorsqu’elle était au pouvoir. Et tout l’appareil socialiste s’était alors levé, comme un seul homme (à commencer par le candidat Hollande lui-même), contre ce genre de pratiques honteuses.

rebsamen et ses bobards sur le chômage

Au passage, la critique d’alors (« Quand Nicolas Sarkozy attaque les chômeurs, François Hollande, lui, veut s’attaquer au chômage ») résonne délicieusement alors que le chômage n’a pas été trop inquiété des redoutables attaques du Roi Solex, et le fond de l’assertion socialiste d’alors reste d’actualité : qu’attendent donc nos fiers politiciens pour réellement affronter les causes du chômage ?

Peut-être … Peut-être ont-ils justement un peu de mal à identifier ces causes. Peut-être leur esprit brumeux et leur conception spéciale de la vie économique entraînent-elles une légère insuffisance à analyser le problème qui se présente ? L’hypothèse serait hardie si elle n’était pas confirmée, malheureusement, par l’obstination mortifère de nos ministres à ne surtout pas remettre en cause l’obésité de l’État. Et c’est là qu’entre en jeu « Pirouettes », anciennement connu sous le nom de Michel Sapin.

no-wayLes petits calculs (au contraire des réformes structurelles) ont été menés. Et ils sont formels : la croissance n’étant pas là (flûte), l’inflation étant anémique (zut), le budget sera un peu plus tendu que prévu (crotte). Comme il était déjà très très tendu, il sera juste super tendu. Ce serait un élastique, il aurait déjà parcouru la moitié de la distance Terre-Lune, mais nos gouvernants ne désespèrent pas de l’étirer bien au-delà, le tout sans qu’il ne claque et leur revienne dans la figure.

Au bilan, le gouvernement va devoir ralentir le rythme des économies. Vous avez bien lu : alors même qu’on n’a pas encore vu le début d’une once d’économie réelle, qu’on a même constaté une augmentation soutenue de la dépense publique, alors même qu’on n’a toujours pas vu le calcul précis des postes affectés par les 50 milliards d’économies soi-disant prévues dans les trois prochaines années et qu’on n’a même pas encore mis en place ni le pacte de compétitivité, ni celui de responsabilité, ni la réforme territoriale censée économiser plein de trucs et de machins, ni tout le reste, alors que cela fait plus de quarante ans que des économies auraient dû être faites, et plus de 20 que la Cour des Comptes les réclame haut et fort, alors que la situation est maintenant plus critique que jamais, Michel Sapin Pirouettes nous explique, la bouche en cœur et le patrimoine même pas bosselé, que les économies, qui se basaient en réalité sur l’augmentation plus faible que l’inflation des prestations diverses et variées, sont remises en cause.

Autrement dit, c’est la fin de la diminution de l’augmentation, et la reprise de l’augmentation de l’accroissement, si vous me suivez bien. Pour ce qui est de la diminution tout court, ou même de l’arrêt de l’augmentation, vous pourrez toujours vous brosser. Encore une fois.

rebsamen et sapin - pirouettes et renoncements

Le souci, bien sûr, c’est que Pirouettes se retrouve à devoir expliquer ça devant des partenaires européens de plus en plus nerveux auxquels il avait été promis, juré, craché, que des réformes étaient en cours, des économies planifiées et des efforts envisagés très fort. De ce point de vue, la communication gouvernementale marque ici encore un point haut dans le n’importe quoi : elle est devenue totalement illisible, confuse et pire que tout, contradictoire d’une semaine ou d’un mois à l’autre.

Cette confusion, ajoutée d’actes, en face, toujours aussi microscopiques, entraîne une perte totale de confiance tant du peuple que du reste des partenaires internationaux du pays. L’étau se referme, doucement mais sûrement, sur l’équipe en place.

À présent, même l’immobilisme devient risqué.

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Source : http://h16free.com/2014/09/04/33199-pirouettes-renoncements-au-gouvernement