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La Nuit à Paris, les Brigades de Mimes reviennent en force !

vendredi 12 décembre 2014 à 09:00

Il y a quatre ans, Bertrand Delanoë, le maire d’alors de Paris, lançait en fanfare les États Généraux de la Nuit. Son but était à l’époque de trouver une solution pour faire vivre harmonieusement les Parisiens du jour avec ceux de la nuit, ceux qui se lèvent tôt pour travailler, et ceux qui boivent, chantent, et se couchent tard. À l’époque déjà, j’avais noté, assez consterné, les solutions mises en place. Heureusement, Anne Hidalgo, la remplaçante de Bertrand, va mettre à tout ça un petit coup de booster (ou de bambou, selon le point de vue).

Avant d’aller plus loin, il est assez impératif de bien resituer le contexte. Dans un vibrant appel à la cohabitation pacifique des fêtards et des riverains s’étaient donc ouverts en novembre 2010 les États Généraux de la Nuit auxquels on fit participer une psychosociologue spécialiste des mobilités nocturnes, un philosophe, un médecin urgentiste, et le président de SOS Racisme parce que … heu, parce que bon les fêtes nocturnes à Paris ne doivent pas être racistes, je suppose. Ah oui, et aussi, en apparition rapide, le président de la Chambre syndicale des cabarets et discothèques, dont les activités auraient – dit-on – un lien avec le sujet.

WTF ?Si on peut comprendre l’utilité d’un médecin urgentiste dans ce patchwork rigolo, on reste interdit devant la présence à l’époque d’une psychosociologue spécialiste des mobilités nocturnes, d’un philosophe ou le représentant du commerce équitable de bons sentiments anti-racistes. On regrette d’ailleurs l’absence d’un plâtrier ou d’un sexeur de bigorneaux qui auraient sans aucun doute donné un authentique cachet de n’importe quoi musclé à ce panel déjà fort bien membré.

En définitive et comme souvent en France, cette montagne grandiloquente avait accouché d’une souris nanoscopique avec, tout de même, l’idée géniale de faire intervenir des brigades de mimes chargées de semer le silence, ainsi qu’une saine consternation chez ceux qui paient pour ces conneries. L’année qui suivit fut quand même l’occasion pour certains de savoir si ces mêmes mimes couinent lorsqu’on les cogne.

Moyennant quoi, nous voilà quatre ans plus tard, et, à la faveur du changement de tête à la municipalité, ce qui devait n’être qu’une amusante péripétie se mue progressivement en institution au nom ronflant : le Conseil parisien de la nuit vient de naître.

Bien sûr, ce Conseil ne pourrait pas survivre s’il n’était immédiatement emplâtré de formalisme qui prendra la forme de cinq collèges, qui représenteront les institutions (qui ont fait jusqu’à présent tant de bien à la Ville Lumière), les Conseils généraux (parce que, parce que bon, voilà, les Conseils généraux, quoi), les associations de riverains, d’étudiants, de médiation, lucratives sans but (les « usual suspects »), les organismes dédiés à la fête à Paris la grève à Paris des trucs et des machins en rapport (comme la RATP ou Bruitparif) et un petit paquet de personnes hétéroclites mais qualifiées (forcément qualifiées). Cette liste à la Prévert ne doit pas vous effaroucher. C’est, finalement, la même déclinaison, en version turbo, de ce qu’on trouvait dans les précédents États Généraux de novembre 2010.

Quant à la mairie, au milieu de tout ça, elle se contentera de servir d’intermédiaire pour permettre aux uns et aux autres de papoter entre eux (avec ou sans brigade de mimes pour transmettre les messages, la question n’est pas tranchée). Parce que, comprenez-vous, comme l’explique l’article du Figaro, (je cite) :

Le maire de Paris a mis en exergue le rôle de « médiateur », de « conciliateur » qu’elle entendait jouer, entre « ceux qui veulent faire la fête » et « ceux qui veulent dormir », et qui sont « d’ailleurs souvent les mêmes. »

Oui, vous avez bien lu : l’analyse du Bulotron 2000 en fonction dans le bureau du Maire de Paris est formelle : ceux qui font le bordel la nuit sont souvent ceux qui veulent dormir. Sapristi. Il serait temps d’en prendre conscience pour qu’enfin, leur condition psychiatrique soit reconnue et qu’on passe à autre chose à base de neuroleptiques puissants.

brigade bruno julliardUn malheur n’arrivant jamais seul et les abrutis volant souvent (par mesure de précaution, sans doute) en escadrille, Bruno Julliard est de la partie, puisqu’il souligne « la spécificité de la capitale, beaucoup plus petite et dense que Berlin ou Londres ».

S’il apparaît exact que la densité d’habitants est supérieure à Paris qu’à Londres ou Berlin (dans un rapport de 4 à 5, en fait), on comprend cependant très mal pourquoi ce qui ne posait pas de problèmes en 1970 ou en 1980 devient subitement problématique en 2014, d’autant que cette fumeuse densité utilisée par Julliard pour passer, encore une fois et avec brio, pour une andouille, n’a pas beaucoup varié depuis des décennies à Paris. Bref, le pauvret a mal calibré son Bulotron.

Mais rassurez-vous. Ces erreurs de paramétrages d’une machine complexe n’auront pas de conséquences graves : lorsqu’on voit l’agenda de ce Conseil, on sait que la partie est déjà gagnée, forcément, puisqu’il va devoir réfléchir à de nouveaux espaces pour les nuits à Paris, ce qui, une fois l’aspect fumigène gentiment évaporé, ne manquera certainement ni de charme ni d’imagination (et pour le côté spontané qui va généralement avec la notion de fête, on repassera, mais la paix sociale est à ce prix). Bien évidemment, tout ce délire festif ne pourrait être citoyen sans inclure les inévitables pilules de bonheur socialiste, sous la forme de Préventex 200, de Discriminafon 325, de Mobilys 500 et de Tagueulcémagique™ en suppositoires.

Concrètement, cela se traduira via une posologie au moins mensuelle par d’abondantes démarches pour :

haddock.jpgRien qu’à la lecture de ce programme, on se sent tout revigoré et l’idée s’impose que les brigades de mimes devraient peut-être intervenir lourdement au sein de l’équipe municipale. Une bataille de mimes contre des clowns serait même probablement très touristique.

En tout cas, pas de doute : après avoir englué les commerces dans des règles débiles, après avoir pourchassé les tenanciers de bars, de discothèques, de cercles de jeu, après avoir fait fuir les banlieusards automobilistes en transformant la circulation parisienne en enfer, les édiles se sont progressivement rendus compte que, peut-être, ils étaient en train de saboter ce qui donnait son charme à la Ville Lumière qui se rapproche chaque jour un peu plus d’une Ville Dortoir, d’un gros village mou, aux vieilles pierres pittoresques mais au rythme savamment cadencé, et si paisible qu’on peut y mourir sagement d’endormissement.

Dès lors, il est franchement amusant de constater l’ampleur du travail déployé par l’actuelle équipe municipale pour tenter de faire retrouver son lustre d’antan à une ville qui fut, jadis, considérée comme un des hauts lieux mondiaux de la fête et de la vie nocturne. Il faut en effet mettre ces tentatives et le lancement du Conseil de la Nuit en face des travaux dogmatiques lancés depuis plus d’une décennie à Paris par les mêmes équipes, efforts tous concentrés dans le même sens : faire fuir le pauvre, le petit peuple et les vilains automobilistes pollueurs de la capitale, afin de le remplacer par cette population bien plus socialo-compatible du bobo parisien, du cadre moyen supérieur à la mode, et des familles bio-compatibles qui n’hésiteront pas à pédaler du Vélib ou utiliser les superbes bus au gaz naturel ou à l’électricité pour se déplacer dans une capitale qu’ils souhaitent ardemment vitrifier quelque part à la fin du vingtième siècle (après désinfection populaire cela va de soi).

À l’aune de ce but sur lequel les élus sont toujours ouvertement engagés, on comprend donc que les petites attentions lancées en direction de la vie festive et nocturne parisienne ne sont que des petits airs de flutiau lancés pour calmer les esprits. La ville, tenue d’une main de fer dans un gant de spandex aux couleurs d’arc-en-ciel, continuera donc sa lente descente vers une muséification terminale.

Bonne nuit.

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Source : http://h16free.com/2014/12/12/35796-la-nuit-a-paris-les-brigades-de-mimes-reviennent-en-force


Aéroport Bâle-Mulhouse – Episode IV : A New Joke

jeudi 11 décembre 2014 à 09:00

La Galaxie est à nouveau en conflit social. L’Empire, toujours aux abois financièrement, s’est rendu compte qu’un petit aéroport en Alsace, bénéficiant d’un statut international, avait un traitement fiscal particulier. Le trouble dans le Monopole de la Force est trop grand, il faut donc agir.

Au sein de cet aéroport travaillent des entreprises de l’Alliance Libérale et, surtout, des compagnies suisses, réputées pour leur absence de scrupules fiscaux et leur opposition à l’Empire. En outre, la région, fort proche des forces obscures teutonnes, n’est pas du goût de l’Empire qui entend ramener l’ordre fiscal partout dans la Galaxie, par l’emploi de la Force s’il le faut. Positionnant à proximité de l’aéroport son arme redoutable, Le Bercy Noir, l’Empire s’apprête à utiliser son arme de destruction fiscale massive afin de réduire l’Alliance au silence en massacrant 6000 emplois. Et alors que se rapprochent les terribles Collecteurs d’Impôts, qui, alignés vers le petit aéroport, pourront le détruire d’un seul trait de plume, la fuite de l’Alliance s’organise.

star wars a new joke

C’est ainsi qu’on apprend que la compagnie aérienne suisse Swiss, une filiale de la compagnie allemande Lufthansa, a confirmé lundi 8 décembre dans un communiqué publié à Zurich qu’elle supprimera, à partir de fin mai 2015, ses vols au départ de Bâle-Mulhouse. Les explications de la société liées à cette annonce ne laissent planer aucun doute :

« Les mutations intervenues sur le marché et la conjoncture politique défavorable n’offrent à une compagnie premium telle que Swiss aucune perspective d’opérer de façon rentable à Bâle/Mulhouse. (…) L’incertitude juridique concernant l’introduction de la législation fiscale en France a également pesé dans la décision. »

Saprizut, le Consentement à l’Impôt n’est pas passé par la Swiss !

sapin et le consentement à l'impôt

Pourtant, tout avait bien commencé : depuis 1949, l’aéroport de Bâle-Mulhouse bénéficiait d’une fiscalité largement aménagée et favorable aux entreprises suisses qui, employant des salariés français, ne se retrouvaient pas soumises aux exactions habituelles sur le territoire et pouvaient donc développer une activité normale avec de vraies perspectives de croissance. Perspectives d’ailleurs optimistes, le trafic étant passé de 2,5 millions de passagers en 2003 à près de 6 millions l’an dernier.

Mais voilà : en juillet, avec la finesse qui caractérise autant Bercy que son actuel patron, Michel Sapin (et probablement devant le manque criant de sous-sous dans la po-poche de l’État), la France avait informé la Confédération qu’elle allait appliquer la fiscalité française sur la zone suisse de l’aéroport de Bâle à partir de 2015. Ceci n’avait pas manqué de déclencher des réactions ulcérées, tant des entreprises implantées sur place que des élus locaux qui ont rapidement senti la catastrophe (notamment sociale) se dessiner. Et c’est donc logiquement que, suite à l’échec de la renégociation de cet accord fiscal favorable et qui devait se boucler au courant du mois de novembre, les entreprises suisses ont commencé à marquer leur grande méfiance sur l’avenir de l’aéroport depuis qu’il est revenu au centre des préoccupations fiscales de Bercy.

Si l’annonce du départ de Swiss peut s’expliquer par des raisons économiques en partie indépendantes de cet échec (la compagnie n’est pas low-cost et doit subir des coûts que la petite infrastructure de l’EuroAirport n’est pas en mesure de réduire significativement), l’explication fournie insiste bien sur l’insécurité fiscale qui règne en France. Encore une fois, les changements incessants de politique économique et fiscale française vont coûter emplois et richesse au pays.

Parce que la suite est connue : ou bien Bercy recule finalement dans ses caprices ridicules, et l’aéroport peut continuer à croître tranquillement, en conservant l’emploi de milliers d’Alsaciens (6000 ici). Ou bien le gouvernement estime que le traitement fiscal particulier a assez duré et décide de tuer, une fois de plus, la poule aux œufs d’or. Cela pourrait paraître incroyable si cela ne s’était pas déjà produit, à différentes échelles, dans tout le pays, à chaque fois qu’il s’est agi de récupérer rapidement de l’argent sur le dos du contribuable.

Il y a aussi, malheureusement, une question de principe : l’aéroport Bâle-Mulhouse est une démonstration flagrante de l’efficacité des recettes libérales, basées sur un impôt faible, des règles simples et un droit du travail souple (comme le suisse en l’occurrence). C’est un camouflet dans la face du socialisme triomphant qui veut s’installer partout en France, et entend montrer à la face du monde combien il est efficace pour égaliser la misère pour tous en édictant des multitudes de règles, des myriades de taxes, des monceaux de codes et de droits spécifiques. Du point de vue de Bercy et des politiciens dogmatiques, l’EuroAirport est la « preuve par opposition » que leurs techniques et leurs méthodes ne marchent pas, font fuir les bonnes volontés, détruisent de la richesse et de l’emploi. On comprend alors la nécessité de la disparition d’un tel chancre libéral dans la Socialie triomphante…

stanley

La fin d’année sera rude. Du côté de l’État, boucler le mois de décembre et payer ceux qui doivent l’être ne sera pas simple : les caisses sont vides. Et parce que ces caisses peinent tant à se remplir, le Léviathan n’hésitera pas à aller chercher la richesse où elle se trouve, c’est-à-dire partout en dehors de lui. Du côté de l’aéroport Bâle-Mulhouse, les agitations fiscales de l’État se traduiront mécaniquement pour certains salariés par une perte d’emploi, l’inscription chez Paul Emploi.

Eh oui : cet État que tous, vous avez appelé de vos vœux, ardemment, qui devait être la Maman ultime, protectrice contre tous les bobos de la vie, est maintenant là et bien là. Il a grand appétit et ne peut se contenter des miettes de plus en plus copieuses que vous lui donnez partout, tout le temps, en tous lieux. Il parasite vos activités, il parasite les relations entre vous et tous les autres (depuis votre famille jusqu’à vos relations commerciales). Et comme tout parasite, il tuera son hôte plutôt qu’abandonner ses caprices. Il préférera vous voir couler, vous jeter dans l’insécurité (économique, sociale, juridique, fiscale) plutôt que réduire sa taille et se mettre, vraiment, au régime.

Ô ironie : cet État qui devait vous protéger de tout va maintenant vous étouffer dans une tendresse sans pitié.

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Source : http://h16free.com/2014/12/11/35763-aeroport-bale-mulhouse-episode-iv-a-new-joke


Abaissement des vitesses routières : parce que l’automobiliste est un délinquant qui s’ignore

mercredi 10 décembre 2014 à 09:00

En Socialie française, la marche vers le progrès est parfois malaisée, mais elle n’en persiste pas moins. Et comme le progrès implique que tout le monde arrive à bon port sans la moindre égratignure, épargné par tous les bobos de la vie, y compris et surtout ceux qui lui donnent son intérêt, on évitera donc de s’y précipiter. C’est pourquoi le gouvernement a décidé de réduire les vitesses maximum autorisées sur le réseau secondaire.

Oh, pour le moment, il s’agit simplement, comme l’explique le Ministère, d’un test, limité à quelques routes et puis c’est tout. Bernard Cazeneuve, le chips mou qui sert de prétexte au maroquin de l’Intérieur, l’a confirmé mercredi dernier. C’est important pour lui, cette notion de test, parce que cette mesure est très impopulaire même si des « experts » (toujours les mêmes) prétendent qu’une telle réduction permettrait d’épargner de 350 à 400 vies par an.

En effet, Hollande s’est trompé de courbe puisque la seule à s’être inversée récemment est celle de la baisse de la mortalité routière. Ceci a entraîné une augmentation assez sensible de la pression des pouvoirs publics sur les routes de France, pression largement entretenue par les habituels lobbies d’acharnement anti-automobilistes au premier rang desquels on trouve une Sécurité Routière pour laquelle tant qu’un véhicule roule, un danger existe.

La lutte contre le conducteur automobile continue donc, sans relâche. Et pendant qu’on continuera à l’espionner, le traquer, en mesurer la vitesse et le nombre de points sur son permis, on en profitera aussi pour le poursuivre de taxations et de malus à l’achat pour avoir eu l’impudence de choisir un véhicule diesel, sachant que le véhicule essence sera, lui, tabassé de ponctions au moment du passage à la pompe. L’interdiction du diesel est pour bientôt.

Moyennant quoi, l’ex-automobiliste, échappant à l’opprobre et à la ruine que constitue une voiture (hideux engin d’individualisme pollueur !), pourra se jeter joyeusement sur les vélos que les municipalités lui mettront à disposition, pour profiter de l’affabilité des agents de police locaux qui lui remonteront les bretelles et lui grignoteront le portefeuille par le truchement d’amendes spéciales, amplement méritées pour avoir voulu, encore une fois, se rendre du point A au point B en toute indépendance.

Voyons le bon côté des choses : la marche vers le progrès, déjà fort chaotique, se fera dorénavant sur des vélos, non polluants, ultimement respectueux des codes routiers qu’il sera d’autant plus facile à honorer qu’il n’y aura plus de voitures.

cat deal with it

Tout ceci est bel et bon, et on voit d’emblée qu’une fois le diesel interdit, les routes limitées à 0 km/h (seule limitation en mesure de garantir que plus personne ne mourra par la vitesse en voiture) et les vélos apprivoisés, le monde en sera plus calme, plus serein et plus apte à fournir cette sécurité qui semble tant manquer à cette frange de la population qui a décidé pour tous ce qui est bon pour nous.

Pourtant, comme le rappelle un récent article paru sur Contrepoints, d’autres pays ont déjà testé des mesures sensiblement différentes. Ainsi, l’Angleterre et l’Allemagne, dont les vitesses maximales autorisées sur l’infrastructure routière secondaire sont supérieures à 80 km/h (60 mph pour l’Angleterre, et 100 km/h pour l’Allemagne), montrent tous les jours qu’une vitesse supérieure n’est pas synonyme d’accidents plus nombreux (d’ailleurs, en Allemagne, 66% du réseau autoroutier est sans limite de vitesse). Ainsi, le Danemark a choisi d’augmenter la limitation de vitesse sur son réseau principal sans pour autant constater un désastre humain. Du contraire, même : ce pays a divisé par deux la mortalité de ses routes.

Pourtant, à part cogner sur l’automobiliste en le pourchassant avec des radars, des forces de l’ordre certainement plus utiles ailleurs, et des ponctions qui abondent au tonneau public des Danaïdes, il existe probablement d’autres méthodes, d’autres solutions pour obtenir le résultat affiché officiellement. Tiens, par exemple, et si on faisait un peu confiance aux conducteurs pour se responsabiliser, une fois de temps en temps ?

no-way

Bien sûr, il semble absolument évident que sans bornes, sans limites, sans signalisation pléthorique, sans interdictions multiples et décrites dans d’épais textes de loi, chaque individu, mis au volant d’une voiture ou à bord de son vélib bi-turbo jantes alliage, va immédiatement se transformer en monstre homicide aux instincts psychopathologiques débridés ! C’est d’ailleurs ce qui s’est passé dans certaines villes (comme ici, aux Pays-Bas) où on a choisi d’abolir la signalisation routière et où le massacre routier a pris des proportions inouïes. Ou encore, dans les pays où, précisément, on n’a pas trop les moyens de dilapider de l’argent public en infrastructure de signalisation coûteuse et où les conducteurs sont livrés à eux-mêmes pour décider de la marche à suivre et de la sécurité à respecter. Et là, c’est le drame (évidemment !) …

En outre, on ne peut pas s’empêcher de penser que l’infrastructure elle-même, soigneusement mise à l’écart de toute discussion de fond concernant la sécurité routière, a tout de même un petit rôle à jouer. Comment ne pas constater que nombre de passages à niveau sont encore mal ou peu protégés en France et qu’ils sont la cause d’accidents fréquents, souvent mortels ? On n’entend pas trop la Sécurité Routière se plaindre de la vitesse des trains qui viennent pourtant méchamment heurter les cyclistes, voitures et autres camions coincés à ces points noirs… Et puis tant qu’on y pense, difficile de ne pas noter que la mortalité au kilomètre parcouru est bien inférieure sur les infrastructures autoroutières que sur les autres, ce qui montre de façon pourtant limpide que la vitesse n’est pas le facteur principal dans la mortalité routière.

À tout prendre, la baisse de vitesse sur l’infrastructure à dépendance de l’État aurait tendance à indiquer surtout que ce dernier n’ose plus laisser les gens rouler à une vitesse normale, celle observée dans les autres pays en tout cas, car il n’aurait plus confiance dans son infrastructure. Et comme c’est à lui que revient la responsabilité de l’entretenir, on peut supposer sans mal qu’elle se dégrade suffisamment pour qu’il ait trouvé cette solution, assez médiocre, pour contourner le problème : grâce à l’application de la sécurité routière, pouf, c’est magique, on roulera moins vite sur une infrastructure dégradée qu’on pourra conserver en état médiocre plus longtemps.

Bonus non négligeable : les amendes ainsi provoquées par les abaissements ridicules de vitesse permettront de renflouer un peu les caisses de l’État, et de faire pourchasser les affreux délinquants routiers par une police et une gendarmerie qui n’a pas prouvé toute son efficacité au contact d’autres types de gentils délinquants (très jeunes et/ou turbo-récidivistes).

Efficacité avant tout !

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Source : http://h16free.com/2014/12/10/35708-abaissement-des-vitesses-routieres-parce-que-lautomobiliste-est-un-delinquant-qui-signore


Ça préempte à tout va. L’hiver approche.

mardi 9 décembre 2014 à 09:00

Le fond de l’air est peut-être de plus en plus frais, ce qui peut poser des problèmes lorsqu’on n’a pas de logement, mais il ne sera pas dit qu’on n’y puisse rien faire. Et comme la France manque de propriétaires, nos gouvernants, finauds, ont trouvé LA solution : ce sera l’utilisation habile de la préemption. Comme les élections sont passées, comme l’hiver approche, ça préempte même de plus en plus, dans cette France Terre de liberté et de respect des droits de l’Homme parmi lesquels figurait, jadis, celui de propriété.

Par exemple, on pourrait évoquer rapidement les changements introduits dernièrement dans la gestion des terres agricoles par la Loi d’Avenir Pour L’Agriculture, nouvelle bordée de purée législative passée à peu près inaperçue dans une presse bien plus intéressée par les frasques présidentielles et les déclarations gouvernementales navrantes que par les changements, loin d’être toujours subtils, introduits à la pelleteuse dans les lois de la République.

Il est ainsi intéressant de voir que, derrière une myriade d’aspects divers (contrôle des pesticides, par exemple), la loi en question modifie substantiellement la façon dont les SAFER (les sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural) pourront préempter un terrain agricole lorsqu’il est mis en vente. Si, jusqu’à présent, il était ainsi possible pour ces sociétés de récupérer auprès des propriétaires des terrains mis en vente sous couvert de sauvegarder le tissus agricole local (ce qui a mené, assez régulièrement, à des affaires plus ou moins louches), les changements récents accroissent encore la difficulté pour le vendeur et l’acheteur de terrains agricoles de faire une transaction sans déclencher une préemption par la SAFER locale. Rassurez-vous, tout ceci est fait pour « faire rempart contre la (méchante) financiarisation de l’agriculture« .

pawel kuczynski - boeuf a table

Autrement dit, on veut lutter contre la financiarisation des terrains agricoles, mais en pratique, on aboutit essentiellement à limiter autant que possible l’adaptation de l’offre agricole à la demande réelle dans le pays. Encore une fois, on choisit l’immobilisme et une vision bien particulière de la France, en utilisant l’image des terroirs et de l’agriculture familiale pour mieux verrouiller le marché au profit d’une clique bien spécifique. Et encore une fois, quand cela a l’odeur du capitalisme de connivence et la couleur du capitalisme de connivence, c’est peut-être bien exactement ça…

Et bien évidemment, ce qui est vrai pour les terres agricoles l’est encore plus pour les terrains constructibles ou construits. Le récent exemple de Paris saute aux yeux.

Vendredi dernier, on apprenait que la mairie de Paris compte s’octroyer le droit de préempter n’importe quel appartement de la capitale lorsque celui-ci fera l’objet d’une promesse de vente, et compte débattre de ce projet lors du prochain Conseil, du 15 au 17 décembre prochain. Ceci représente un changement là où, jusqu’à présent, la mairie ne pouvait préempter que des blocs d’immeubles entiers. L’objectif affiché est, comme d’habitude, confit de bons sentiments et nappé de moraline épaisse. Pour le service de presse de la mairie,

« l’objectif est de développer le logement social, en favorisant la mixité de palier. C’est un outil supplémentaire afin d’atteindre l’objectif de construction de plus de 7.000 logements sociaux par an. »

Ah, le logement social, que dis-je, mieux encore, la mixité de palier ! On avait tant besoin de ça ! Au passage, notez la tendance sociétale intéressante qui veut qu’on passe de la mixité dans la société, plus ou moins obligatoire, à la mixité dans les quartiers, là encore imposée, puis, maintenant, à la mixité de palier, préemptée par la mairie. L’étape suivante, la mixité dans les foyers, promet quelques amusants débats à l’Assemblée.

Bref : la mairie va préempter des douzaines de logements, et le monde (parisien) s’en trouvera d’autant meilleur. L’onctueuse volée de bisous socialistes va s’abattre sans pitié et avec générosité sur des quartiers entiers, permettant à ces derniers de goûter à la joie d’une mixité sociale évidemment désirée. Les éventuels vendeurs de biens à proximité de ces nouveaux logements sociaux se trouveront dans la délicieuse situation de devoir vendre alors que le quartier change drastiquement de population, ce qui ne manquera pas de raffermir un marché immobilier local vacillant.

ps ensemble la préemption

Il faut en outre noter qu’au lieu de laisser tranquille le marché immobilier (déjà passablement tabassé de toutes parts, fiscalement et légalement), la mairie a décidé d’intervenir parce qu’elle sait mieux ce qu’il convient de faire que des dizaines d’individus qui ont pour souci d’optimiser leurs richesses. Pas de doute, Hidaglo a un super-pouvoir. En attendant, on voit mal comment préempter plus de 8000 logements va augmenter le nombre de propriétaires en France.

On peut aussi s’interroger sur l’amélioration de la gestion de ces biens ainsi obtenue. Si, comme la mairie le laisse supposer, ces biens n’étaient pas assez bien gérés (puisque ne répondant pas à la nouvelle contrainte de mixité de pallier), on est en droit d’en attendre une amélioration notoire une fois qu’ils seront passés dans le giron municipal. Cependant, les incessantes affaires de logements trop généreusement attribués à certains, ainsi que les nombreuses affaires louches entourant les offices HLM, laissent présager d’une issue pour le moins chahutée. Difficile de croire que la nouvelle mairie, avec ces 8000 biens supplémentaires, va subitement s’en tirer beaucoup mieux.

Mais une chose est sûre : tant dans le foncier parisien que dans l’agricole français en général, on peut s’attendre à un petit ralentissement du marché et des transactions, voire un gentil gel de celles-ci grâce à l’intervention judicieuse de l’État, dont les gros doigts boudinés auront poussé un agenda spécifique, une vision bien particulière de ce qu’il entend faire de Paris, de la France et du peuple qui l’occupe. Ces enquiquinements, ces préemptions et ces contraintes, en période de déflation, et au moment où le marché de l’immobilier est particulièrement tendu, sont-ils si judicieux ?

hidalgo lamaÀ ces préemptions, il faut bien sûr ajouter la notion de taxe foncière, qui ne diminue pas, et ne risque pas de diminuer tant les finances des collectivités locales sont à sec. Petit-à-petit, vivre « chez soi » va coûter aussi cher que vivre « chez un autre ». Peut-être, finalement, les individus se rendront-ils compte que le « chez soi » auquel ils aspirent est, en pratique, un « chez l’État » qui tolère, moyennant une taxe annuelle, qu’on appelle « propriété privée » un petit lopin de terre et quelques briques mais qui, si l’envie lui en prend, retournera bien vite dans son giron au détriment du faux-propriétaire, réel-locataire mis à la rue.

Ne vous y trompez pas. Cette tendance où l’État décide en dernier recours ce que vous faites de ce que vous avez acquis (ou, plus exactement, ce que vous avez cru acquérir), cette tendance où d’autres décident pour vous ce qui est bon pour vous, ou, au moins, ce qui est bon pour la collectivité dont vous ne faites alors plus partie, cette tendance-là n’est ni fortuite, ni passagère.

Chaque jour qui passe, le pays choisit un peu plus l’option collectiviste. Chaque jour qui passe, son peuple décide, soit par dépit, soit par ignorance, soit, pire encore, sciemment, par jalousie, de s’en remettre un peu plus à la foule, à la collectivité, à l’État. L’issue, évidente, est connue de tous et maintenant désirée par ceux qui obtiennent, de façon magique mais répétitive, l’assentiment d’une majorité de congénères. L’Histoire a déjà, maintes fois, montré ce qu’elle donnait.

Ce pays est foutu.

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Source : http://h16free.com/2014/12/09/35710-ca-preempte-a-tout-va-lhiver-approche


Emprunts toxiques, élus nocifs

lundi 8 décembre 2014 à 09:00

La Seine Saint-Denis est un charmant département français situé au nord-est de l’agglomération parisienne, réputé pour ses charmantes bourgades mêlant la campagne, la ville et les zones de commerces alternatifs, sa flore poivrée et sa faune pimentée, et son déficit public abyssal créé par la souscription d’emprunts invraisemblables propulsés par un Conseil général de branquignoles effervescents.

Ces emprunts, rapidement qualifiés de toxiques par l’équipe d’irresponsables en place au moment de leur signature alors que la conjoncture partait en sucette, ont accru dans d’énormes proportions les difficultés déjà particulièrement étendues dans lesquelles baignait le département suite à des années de gestion socialiste débridée. Heureusement, une issue semble au bout du tunnel de dettes.

Un petit rappel des faits s’impose cependant si l’on ne veut pas perdre pied.

Nous sommes dans les années 2000 et les communes et départements cherchent à bénéficier de l’euphorie des marchés qui règne alors. Après tout, il n’y a pas de raison que les banques et les particuliers jouent au casino boursier et s’en mettent plein les poches sans que les collectivités territoriales y participent. C’est d’autant plus facile que les banques ont, justement, des produits plus ou moins complexes à proposer et qui offrent des taux, variables certes, mais faibles et dont le mode de calcul est basé sur des indices et des parités (franc suisse contre euro par exemple) dont l’évolution, sage jusqu’alors, permet d’envisager l’avenir avec un sourire bienveillant.

dexia galereArrive le krach de 2008, et la panique boursière qui provoque des remous notoires sur les devises. Les taux de ces prêts explosent (passant de moins de 3% à plus de 15%). Les communes, généralement déjà endettées, se retrouvent dans un bourbier indescriptible. En Seine Saint-Denis, la souscription de prêts complexes est devenue un sport local prisé. Le département est dans le caca, les communes aussi (comme Sevran, dont le kmaire vert, Stéphane Gatignon, avait eu, en son temps, l’honneur de ces colonnes).

De son côté, Claude Bartolone, alors président du Conseil général, émettait de longues plaintes stridentes et comiques. Ses couinements étaient d’autant plus drôles qu’il s’était lui même jeté dans ce genre de marécage putride, tout seul comme un grand, et n’avait guère eu besoin d’aide ou de conseils pour arriver à sa pitoyable situation. Eût-il demandé aide et assistance, il en aurait probablement reçu des services de l’État qui lui auraient indiqué la nature éminemment dangereuse du montage, et n’auraient pas manqué de pointer la déconcertante facilité avec laquelle on peut arriver à ces conclusions à condition de savoir faire une petite règle de trois. La lecture d’un précédent billet, démontant le mécanisme de ces prêts, soi-disant complexes, par un exemple concret, permet de s’en convaincre assez simplement.

Acculés à devoir payer des sommes de plus en plus rondelettes, le département avait alors attaqué Dexia, la banque émettrice, afin de gagner du temps. Tombant – coup de bol – sur un vice de forme minime, Bartolone en avait profité pour fanfaronner sur une très hypothétique victoire en Justice bien que le jugement ne laissait aucun doute sur l’entière responsabilité du département (et donc, de son équipe dirigeante dont il était alors le président), en le déboutant de toutes ses demandes. Les médias, toujours aussi affûtés, avaient bien évidemment relayé les foutaises du politicien.

Les emprunts n’étant donc pas annulés, et les collectivités devant finalement les payer, l’État s’est rapidement rendu compte que tout ceci risquait de partir en sucette grave car si, sur le papier, une commune ne peut pas faire faillite, il arrive tout de même un moment où, même avec la force du socialisme qui plie la réalité à volonté comme Uri Geller les petites cuillères, on finit par manquer d’argent gratuit des autres et où, pouf, c’est la cata. Une solution fut donc trouvée : on allait (surprise !) faire payer le contribuable.

La dernière étape du feuilleton sordide joué à grands frais avec votre argent vient de se dérouler dernièrement : la Seine Saint-Denis a annoncé être parvenue à renégocier un total de 331 millions d’euros de créances risquées (tout en s’abstenant au passage de communiquer le coût de sortie de ces emprunts toxiques souscrits entre 1995 et 2009, et qu’on imagine pas du tout gratuit). En substance, les dettes ont été ré-échelonnées et leurs taux recalculés, mais il reste entre 10 et 12% de titres à risques (150 millions d’euros). Rassurez-vous : le département bénéficiera du fonds de soutien spécifique mis en place par l’État.

Et devinez quoi ? Ce fonds est financé à 60% par une taxe payée par les banques françaises (et donc, au final, leurs clients, c’est-à-dire vous), le reste provenant de l’État (c’est-à-dire le contribuable, i.e. vous). Bien joué !

bartolone et les emprunts toxiques

À présent, on peut – et même, on doit – se demander ce qui a bien pu pousser des élus (dont on connaît les capacités intellectuelles réelles en matière de finances) à se lancer dans ce genre d’aventures catastrophiques. Eh bien c’est justement l’objet d’un papier que m’a pointé Acrithène (que je remercie au passage) et qui nous apprend en substance que ces emprunts ont été utilisés plus fréquemment parmi les collectivités locales les plus endettées, pour cacher le coût réel de la dette souscrite. En outre, plus un élu est politiquement contesté et plus une élection approche, plus il aura eu tendance à utiliser ce genre de montages, et ce, d’autant plus que ses voisins l’ont déjà fait eux aussi, montrant l’aspect particulièrement moutonnier de ces personnes.

Je vous recommande la lecture de cette étude, « Political Incentives and Financial Innovation: The Strategic Use of Toxic Loans by Local Governments », riche d’enseignements sur ce que valent vraiment nos élus, parce qu’en définitive, l’emprunt toxique n’est pas le marqueur d’un système bancaire devenu fou, pour lequel l’appât du gain justifierait toutes les bassesses et toutes les vilénies auprès d’élus aussi innocents que naïfs.

Oh, bien sûr, les montages étaient extrêmement risqués, mais bien sûr, les maires étaient au courant des risques encourus dès le départ. Leur attitude actuelle est alimentée par une hypocrisie sans limite et facilitée par une hontectomie pratiquée jeune pour ne pas s’encombrer de principes moraux de toute façon désuets.

politics, before & after elections...

Mais en réalité, l’emprunt toxique montre bien plus l’absence totale de scrupules et le calcul politique de court terme de ces élus qui s’imaginaient n’avoir pas à vivre les conséquences de leurs actes. Les institutions bancaires ont proposé ces montages précisément parce qu’elles savaient, dès le départ, que ces maires utiliseraient ce produit qui répondait, par essence, à tous leurs désirs : l’apparence d’une bonne affaire, le fait de pouvoir utiliser des concepts un peu alambiqués pour camoufler la dette et pour se cacher en cas de pépin, et surtout la remise à plus tard, bien plus tard, d’un éventuel problème de trésorerie possible, qu’on pourrait toujours, le cas échéant, laisser à ses adversaires politiques.

L’absence de responsabilité et l’opacité de leur gestion calamiteuse permet toutes les latitudes. Pire : lorsqu’enfin, la vérité fait jour, la manipulation des foules par l’appel au pathos suffit à réduire tout risque personnel. La dénonciation du bouc-émissaire facile de la vilaine banque permet ensuite de faire monter au créneau l’État et les journalistes, tout acquis à sa cause et avides de présenter la gentille force publique prise en sandwich entre les intérêts du méchant marché et la nécessité d’offrir des services publics payés par l’emprunt. Et lorsqu’enfin la justice s’en mêle, tout le monde a déjà une idée précise du coupable.

Emballez, c’est pesé : les maires impécunieux, les présidents de Conseils généraux jean-foutres, irresponsables et immatures seront épargnés. Bisous à tous. Le contribuable paiera.

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Source : http://h16free.com/2014/12/08/35678-emprunts-toxiques-elus-nocifs