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Pendant ce temps, la Chine se dégonfle

lundi 21 avril 2014 à 09:00

Et pendant que la France se lance courageusement sur le chemin des mesurettes et du bricolage budgétaire millimétré pour donner le change aux marchés, à l’Union Européenne et au peuple à l’affût du moindre changement, la Chine découvre le sentier rocailleux et fort pentu du dégonflement économique rapide.

Clairement, la situation chinoise n’est pas au beau fixe, et laisse même perplexe par certains paradoxes.

D’un côté, comme je l’avais noté dans un précédent billet, la Chine monte clairement en puissance en terme d’acteur économique majeur ; ceci va d’ailleurs bien au-delà des simples indicateurs économiques comme son PIB, sa croissance ou la taille de son marché ou de sa population et s’étend aussi sur sa capacité, dans un futur plus ou moins proche, à assurer à sa monnaie une stabilité de monnaie de réserve. Que le Yuan remplace un jour le dollar n’a, sur le papier, rien de farfelu. S’il est pour le moment évident que les Etats-Unis tiennent la dragée haute, force est de constater que de plus en plus de banques centrales tendent à considérer favorablement la monnaie chinoise. Comme le notait un récent article de ZeroHedge, une quarantaine d’entre elles ajoutent actuellement le Yuan dans leur portefeuille.

De l’autre, on ne compte plus les articles qui, recensant les récents soucis rencontrés par les marchés intérieurs et financiers chinois, en concluent que l’économie de l’Empire du Milieu est actuellement dans une fort mauvaise passe, et accumule des signaux spécifiques démontrant une mauvaise allocation massive de capitaux.

En effet, si tout semble s’accélérer actuellement dans l’Empire du Milieu, la situation a commencé nettement à déraper il y a quelques mois ; on se souvient en effet qu’en janvier dernier, un fonds n’avait pas été capable de rembourser ses investisseurs d’un montant de 3 milliards de Yuans, fonds utilisé dans le cadre d’un prêt à une compagnie de charbonnage (Shanxi Zhenfu Energy Group), qui a depuis fait faillite.

this is china !Cette petite gamelle dans le Shadow Banking, bien que passée à peu près inaperçue en Europe et notamment en France où les informations économiques, sorti du Vieux Continent, semblent n’intéresser personne, donnait pourtant le signal clair que la situation économique chinoise n’était pas aussi fabuleuse que ce que les dirigeants du pays communiste tentaient de faire croire. Très manifestement, à une période récente de croissance insolente va succéder une petite phase turbulente d’ajustements ; il ne faut pas perdre de vue que le marché chinois est encore massivement régulé, que la corruption et le capitalisme de connivence y font des ravages et que les orientations économiques imposées par le gouvernement conduisent inévitablement à des allocations douteuses de capital (toute ressemblance avec d’autres gouvernements, d’autres fléchages fiscaux, d’autres excitations dirigistes et d’autres capitalismes de connivence ne sont pas fortuites, malheureusement).

Et l’impression de retournement se précise donc puisqu’après ce problème dans le Shadow Banking, c’est le marché obligataire local qui, à son tour, a encaissé une mauvaise nouvelle : début mars, « The Shanghai Chaori Solar Energy Science and Technology Company », une petite compagnie spécialisée dans les panneaux solaires, annonce à ses investisseurs qu’elle ne sera pas en mesure de rembourser les 90 millions de Renminbi d’intérêts prévus annuellement ce qui, concrètement, la place en situation de faillite.

Parallèlement aux marchés financiers, c’est celui de l’immobilier qui marque maintenant des signes clairs de retournement. Pour Forbes, l’affaire est claire : la bulle immobilière chinoise est en train d’exploser. On peut se demander, au passage, ce qui a pris aussi longtemps tant il était évident que l’écart se creusait entre les capacités de logements et la demande réellement solvable en face. À mesure que les cités fantômes se sont multipliées, la bulle immobilière s’est faite plus visible au point de ne plus pouvoir être niée.

Là encore, toute ressemblance avec d’autres marché immobiliers, en Espagne ou aux États-Unis, n’est malheureusement pas fortuite, les mêmes causes produisant invariablement les mêmes effets. On assiste donc à un dégonflement notable des prix des biens immobiliers, y compris sur les marchés des villes les plus peuplées normalement à l’abri de la volatilité des banlieues et de la campagne.

china-new-home-prices

Comme on le voit, l’Empire est, véritablement, au Milieu … du gué : si sa monnaie et sa stratégie consistant à acheter de l’or par tonnes depuis des années donnent un avenir solide pour sa monnaie, le reste de ses fondamentaux économiques le pousse doucement vers des lendemains qui ne sifflotent pas trop.

Et du reste, ce qu’on voit en Chine, on peut aussi l’observer, à différentes échelles, dans d’autres pays plus ou moins soumis aux mêmes aléas. C’est, du moins, la conclusion que tire William R. White, l’ancien président de la Banque des Règlements Internationaux (la « banque centrale des banques centrales »). Ce dernier, lors d’un récent entretien à un journal suisse financier, a expliqué son inquiétude sur la situation économique mondiale dans laquelle il croit déceler un gros paquet de bulles spéculatives, d’autant plus que la situation actuelle n’a absolument rien de comparable avec les crises précédentes.

Ainsi, pour lui, les actions actuelles de la Fed et des autres grandes banques centrales, qui tentent de relancer la consommation par l’inflation, sont extrêmement dangereuses. En outre, les raisons fondamentales (les excès de dettes, tant privées que publiques) qui ont provoqué la crise de 2008 en premier lieu n’ont toujours pas été résolues ; ces problèmes-là sont d’ordre politique et non financier, du ressort des gouvernements et non des banques centrales, et ce sont pourtant ces dernières qui bricolent des mesures à tout va. Pire : là où, en 2007, la situation concernait surtout les économies développées, les cinq années écoulées ont essentiellement permis d’étaler les problèmes au-delà et d’impliquer directement les pays émergents.

William White, de ce point de vue, rejoint d’autres analystes qui font les mêmes remarques : d’une part, non, le système bancaire n’est pas sauvé du tout, et d’autre part, les taux d’emprunts actuels sont bien trop faibles pour assurer un assainissement des marchés. Comme le rapporte Philippe Herlin, le FMI confirme lui aussi que la situation du secteur bancaire européen se dégrade. Comme le note Alex Korbel, les taux sont bien trop faibles pour être réalistes ; le fait qu’en Europe, les investisseurs tentent de se réfugier dans des obligations d’états italien et espagnol en dit long sur le marasme qui règne actuellement.

Plus proche de nous, la France enregistre actuellement une baisse record de l’emploi à domicile (l’économie interpersonnelle bascule manifestement dans le marché noir, les gens ne pouvant plus subvenir aux ponctions de l’État), pendant que les prix continuent de baisser dans l’immobilier.

Comme prévu, la déflation continue. Deux questions demeurent : combien de temps encore, et éviterons-nous l’hyperinflation ?

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Source : http://h16free.com/2014/04/21/30555-pendant-ce-temps-la-chine-se-degonfle


Bundy Ranch

dimanche 20 avril 2014 à 11:00

Bundy Ranch : ce nom ne doit à peu près rien vous dire si vous vous tenez au courant des informations exclusivement par les canaux habituels de la presse nationale. Pourtant, c’est une affaire riche d’enseignement qui vient de se dérouler aux États-Unis où, du reste, les médias traditionnels ont joué le service minimum.

bundy ranchEn substance, l’affaire débute il y a plus de vingt ans, dans le Nevada. À cette époque, l’administration fédérale demande à un rancher, un certain Bundy, de payer une taxe pour son exploitation d’une partie des champs en pâturages pour ses bêtes. Le problème est que le ranch est installé depuis 1870, et que sa famille y fait brouter ses bœufs sans jamais avoir payé une telle taxe, apparue en 1993, bien après l’arrivée du ranch, et la création du Bureau Of Land Management, office fédéral en charge des terres qui appartiennent à l’Etat fédéral américain et non plus à l’état local (Nevada, en l’occurrence) ou à une personne privée.

Les vingt années qui suivent seront ensuite parsemée de batailles légales pour déterminer si, en définitive, le rancher doit payer ou non une taxe, et si cette taxe doit aller à l’État fédéral ou à l’État du Nevada. La question sera d’ailleurs tranchée, en défaveur du rancher. Tout ceci pourrait donc se résumer à des arguties juridiques obscures, si ce n’était l’action musclée, la semaine dernière, du Bureau fédéral qui, décidé à recouvrer les sommes dues depuis 20 ans, s’est mis en tête de, littéralement, se payer sur la bête en effectuant une ponction sur le cheptel du rancher.

bureaucratie : rien ne pourra plus l'arrêter !

Ponction qui s’est mal passée puisque ce dernier s’y est opposé et a menacé d’utiliser la force à sa disposition, force d’autant plus crédible que le Nevada autorise les milices armées. L’affaire s’est rapidement envenimée : les réseaux sociaux aidant, la bataille du rancher contre l’Etat fédéral a rapidement mobilisé des centaines d’Américains voisins de Bundy qui se sont empressés de s’agglutiner à différents endroits pour exprimer leur mécontentement et montrer qu’à l’instar du Bureau, lourdement armé, les citoyens américains pouvaient eux aussi se regrouper armés jusqu’aux dents et protester très visiblement.

La confrontation aurait pu tourner à la fusillade rangée ; cependant, la médiatisation locale, l’utilisation des réseaux sociaux, et le spectre du siège de Waco, le tout à l’approche d’élections auront largement contribué à refroidir une situation très tendue qui se conclut de façon relativement calme : le Bureau repart bredouille.

L’affaire est fort intéressante à plus d’un titre.

On peut, comme le fait justement remarquer Breitbart, noter que sur le strict plan juridique, la position tenue par les Bundy n’est pas solide. On peut aussi, et c’est l’intérêt de ce qui vient de se passer, largement comprendre qu’un peuple puisse résister à une taxe qu’il juge inique ou indue. Car après tout, comment qualifier une démocratie qui utiliserait son armée contre son propre peuple pour lui extorquer de l’argent ? N’est-il pas écrit, dans la constitution américaine tout comme, d’ailleurs, la constitution française, que l’État, s’il peut prélever des taxes, doit s’assurer du consentement à l’impôt de ses citoyens ?

Ce consentement est tout sauf une simple formule rhétorique puisqu’il fonde véritablement le principe même de la démocratie (le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple). Dès lors qu’un nombre d’individus ne consent plus à un impôt, s’en explique et est prêt à se battre pour le refuser, sans qu’on puisse qualifier le restes de ses activités comme ouvertement criminelles et néfastes au reste de la société, il devient délicat de continuer à parler de consentement, tout comme il est plus compliqué de faire croire à l’équité de la ponction opérée.

cazeneuve consentement a l impot

Cette affaire montre aussi la perception fondamentalement différente des Américains vis-à-vis de leur gouvernement : ce dernier doit rester à leur service ; beaucoup refusent de considérer la relation hiérarchique telle qu’elle est vécue en France avec le gouvernement et les politiciens en haut de la pyramide, et le peuple en bas. Là où beaucoup de citoyens américains se contentent de tolérer le gouvernement comme un moindre mal, le citoyen français est bien plus souvent qu’à son tour considéré comme la piétaille à la merci des administrations. Pour rappel, les ministres, le Président et de façon générale, l’ensemble de l’appareil d’État ne sont en toute logique que les valets du peuple qui les nourrit. Seuls le faste et le luxe insolents dans lesquels ils vivent permettent de camoufler cette réalité qu’ils font, objectivement, tout pour nous faire oublier. De ce point de vue, certains citoyens américains ont conservé la tête sur les épaules et savent qui, au final, paye les factures.

Un autre élément intéressant de cette affaire est, là encore, l’importance des relais internet qui ont permis, bien plus efficacement que les médias traditionnels, de faire connaître les tenants et les aboutissants de l’affaire. Il faut, comme avec toute source d’information, trier le bon grain de l’ivraie et garder une saine distance pour apprécier les différentes positions (du gouvernement fédéral, du gouvernement local et des ranchers impliqués), mais force est de constater que le travail d’information a été, de la part des médias traditionnels américains, assez frustre, et pour les médias français, parfaitement nul.

Bien sûr, les informations locales américaines intéressent en général assez peu les médias français. On peut aussi comprendre qu’il aurait été impossible de parler d’un tel mouvement de protestation de citoyens en France sans immédiatement faire passer les participants pour des enragés anarchistes ou des fascistes rabiques, à la solde d’une extrême-droite xénophobe, poujadiste et pas du tout bisou. Et surtout, montrer qu’un groupe décidé de citoyens peut faire plier un gouvernement sur un sujet aussi sensible que l’impôt aurait été le pas de trop pour la presse française, qui, pour rappel, ne survit que grâce à la ponction fiscale. La façon dont a été traitée la récente révolte des bonnets rouges en dit assez long à ce sujet.

Comme le note Ron Paul avec une certaine sagacité, cette affaire n’est probablement pas terminée. Le gouvernement fédéral a dû laisser tomber pour refroidir les ardeurs des uns et des autres et éviter un dérapage qui aurait probablement conduit à un bain de sang. Mais comme tout gouvernement, il ne peut pas laisser tomber le pouvoir aussi facilement. L’impôt est pour lui un symbole extrêmement puissant qu’il ne peut permettre de laisser piétiner sur de basses considérations philosophiques et laisser s’ancrer dans l’esprit des gens l’idée séditieuse que ce serait bel et bien le peuple qui serait aux commandes.

bonnets rouges - stop au sadisme fiscalIl y a donc de fortes chances que le Bureau recommence, un jour ou l’autre, son harcèlement fiscal. Et il y a aussi de bonnes chances que les médias traditionnels, inféodés au pouvoir, représentent les prochains retournements comme un retour à l’ordre et à la morale (fiscale) supérieure, que des bouseux avaient eu l’impudence de piétiner.

De la même façon que les Bonnets Rouges ont été décriés par une presse très mal à l’aise avec un mouvement qui ne s’inscrivait pas dans les schémas traditionnels, de la même façon que les participants aux Manifs Pour Tous ont subi un traitement de choix par les forces de l’ordre et le pouvoir en place qui ne pouvait laisser la sédition s’installer, on peut imaginer que le Ranch Bundy déclenchera une belle tornade de caricatures et d’approximations dans la presse française si jamais elle venait à s’en occuper.

Ce n’est pas une coïncidence : un peuple libre qui s’affranchit des impôts, pour ces médias et ces politiciens, ce serait une catastrophe.

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Source : http://h16free.com/2014/04/20/30495-bundy-ranch


Les détails flous du plan Valls

vendredi 18 avril 2014 à 09:00

Voilà, ça y est, on a les détails, on a les chiffres, on a le calendrier, on a tout, on sait exactement comment Manuel Valls va redresser le pays, le ramener sur le droit chemin de la croissance et de la rigueur budgétaire.

Cela faisait quelques semaines qu’on chuchotait partout, dans les couloirs de la République, qu’un plan d’économie de 50 milliards (50 miyards, mes enfants, voilà un chiffre qui envoie du steak, n’est-ce pas ?) était dans les tuyaux. La rumeur a enflé au point qu’une date était arrêtée : le 23 avril, on allait faire valser du chaton grillé avec un plan détaillé, chiffré, imparable. C’est dit : le nouveau premier ministre a de la poigne, il bastonne violemment les méchantes dépenses, il aplatit les déficits, il détruit de la dette à la dynamite, et mieux encore, le Manuel construit un avenir en béton et à la truelle.

Et histoire de prendre tout le monde par surprise, c’est donc le 16 avril que Valls décide, au sortir d’un Conseil des Ministres long et manifestement agité, d’annoncer à la face du monde ébahi les grandes et petites lignes de son Plan.

D’habitude, la République Française nous annonce des Plan Quinquennaux, comme jadis une Union Soviétique en pleine forme. Cette fois-ci, ce sera un Plan Triennal, qui permettra, selon les calculs, de faire des économies de 50 milliards en trois ans. Et son détail ne manque pas de sel, c’est même François Hollande qui le dit donc c’est forcément plus que vrai : selon lui, la feuille de route pour faire ces économies est « difficile », « âpre », « rugueuse » mais (bien sûr) « indispensable ».

Thermometer Is Stuck - dogOn ne s’étonnera pas de cette présentation par le Chef de l’Etat : toute démonstration de tiédeur ou de mollesse aurait immédiatement entaché son remaniement ministériel d’un doute persistant sur son utilité, et aurait fait passer les tentatives de Valls pour l’un de ces bricolages auxquels les politiciens nous ont habitués depuis quelques décennies. Le plan est donc forcément audacieux, forcément courageux, forcément difficile à mettre en oeuvre et forcément inédit. Pour tout dire, on dirait un Villepin dans ses œuvres.

Et concrètement, tout ceci donne quoi ?

Justement, c’est un peu la question à 50 milliards.

Il y a bien quelques chiffres, quelques éléments, qui déclenchent d’ailleurs des petites crises d’urticaire tant à droite qu’à gauche. Si l’on s’en tient à la presse, le discours est unanime : jamais pareil effort n’a été demandé aux Français, et variations sur le thème des efforts, de la résignation, de la situation difficile et du sacrifice que chacun doit consentir pour aider la collectivité.

valls hollande 2017Mais dès qu’il s’agit de chiffrer, on ressort toujours les mêmes éléments : 18 milliards pour l’Etat, 11 milliards pour la protection sociale, 10 pour l’assurance maladie et 11 sur les collectivité locales, voilà, c’est là qu’on va économiser, sur trois ans, et puis c’est bon. Ce quadruplet de chiffres est répété à l’envi. Gel de ceci, maîtrise de cela, tout ceci est proprement accolé à ces chiffres. C’est propre, c’est net, … mais c’est très insuffisant.

Oh bien sûr, il suffit d’écouter les miaulements tristes de la gauche pour comprendre qu’il y a bel et bien des éléments qui vont faire mal, au moins psychologiquement : le gel des minimas sociaux fait bondir ; le gel du point d’indice des fonctionnaires hérisse ; le blocage de certaines prestations sociales fait pleurer dans les chaumières et sur les bancs de l’assemblée. Mais voilà : avec une inflation actuellement nulle (voire négative) et une croissance atone, ce gel revient simplement à acter du surplace manifeste de l’économie française. Mieux : pour les fonctionnaires, la conservation de la progression de carrière, quasi-automatique, réduit à peu près à néant l’impact du gel dont il est question. Il n’y a là aucun effort, tout au plus une synchronisation timide avec la réalité. C’est certes gentiment mieux qu’une accélération des dépenses, mais on est fort loin d’une coupe quelconque. Si l’on ajoute certaines dépenses, parfois fort conséquentes et aux implications économiques lourdes dans le futur, comme la conservation des 60.000 recrutements enseignants, on ne voit pas trop bien où, précisément, est l’économie.

Partout, c’est le même constat : promis, juré, craché, l’Etat va rationaliser, il va regrouper (ses achats, ses dépenses, ses services), il va faire des efforts, il va couper un peu ici, tripoter là pour faire rentrer le tout dans une enveloppe budgétaire soi-disant plus étroite. Bref, Valls montre qu’il veut ralentir le rythme du n’importe-quoi / n’importe-comment étatique. Il n’y a pas à dire, le ralentissement des dépenses, c’est modérément couillu.

le changement c'est mollo

Que la gauche, qui voit ici se fermer le robinet à pilules psychotropes, pousse des hauts cris, est finalement normal : on va revenir (très progressivement) à la réalité, ce qui, pour tout junkie, est synonyme d’un douloureux sevrage. Plus amusant, la droite couine aussi en pleurnichant sur l’absence de réformes structurelles, réformes que les clowns et autres tocards qui forment ses rangs n’ont jamais entreprises pendant les longues années qu’ils ont passés à polir de leurs amples fesses les bancs de l’Assemblée.

Et finalement, la réaction de la presse est tout à fait symptomatique : dans un bel ensemble, elle accuse le coup et multiplie les adjectifs pour arriver à faire passer l’idée que ces mesures sont à la fois révolutionnaires et douloureuses, en multipliant les titres qui cognent (« Valls frappe fort » pour les Echos, « Valls fâche à peu près tout le monde » pour Le Monde – ce qui n’est pas une coïncidence, etc…) Pour le lecteur lambda, difficile ensuite de ne pas croire qu’on tient là un vrai plan d’austérité qui pique.

coincéMais voilà. Comme je l’expliquais dans une chronique précédente, le gouvernement est parfaitement et complètement coincé.

D’un côté, il sait pertinemment qu’il ne peut pas continuer à enquiller les dépenses et les déficits ; certes, pour le moment, les marchés sont bonhommes, et les taux accommodants, mais rien ne permet d’affirmer qu’il en sera éternellement ainsi (que du contraire, même). Mais les contribuables n’ont plus aucune marge de manœuvre et la grogne de l’hiver dernier n’a laissé aucun bon souvenir : on ne pourra plus augmenter le tabassage fiscal.

De l’autre, le corps social qui dépend ultimement de l’Etat et de sa capacité à ponctionner les contribuables n’est toujours pas résolu à lâcher l’affaire : les syndicats ont déjà montré leur désaccord du plan de Valls, les administrations, si elles se montrent résignées, savent pertinemment couper là où c’est le plus visible, là où ça fait le plus mal (fini l’essence pour les patrouilles de police, par exemple) pour s’attirer la sympathie d’un public acquis à ce service social que le monde nous envierait suivant la rumeur consacrée, les fonctionnaires accepteront peut-être sans trop grogner le gel de leur salaire (qui est à la situation du chômage en France ce qu’une aquarelle légère est aux peintures torturées d’un H.R Giger).

Et enfin, le reste des Etats européens ne sera pas d’accord pour continuer à payer les factures des dispendieux Français. Certes, l’Europe s’est toujours montrée plus que magnanime avec la France et n’a, en définitive, aucun pouvoir coercitif réel. Mais les tensions diplomatiques n’iront pas en s’améliorant si les efforts consentis, rikikis jusqu’à présent, ne permettent pas de réellement diminuer les dépenses de l’Etat français.

Devant ces éléments, les petits bricolages marginaux de Valls ressemblent à une énième fuite en avant socialiste. On arrange, on chipote, on triture un peu ici ou là pour éviter la catastrophe, trop vite. On peut toujours, par résignation, naïveté ou optimisme indécrottable, accorder 6 ou 9 mois au nouveau premier ministre pour nous montrer la réalité du plan qu’il entend mettre en place. Mais pour ma part, mon avis est déjà formé.

Ce pays est foutu.

valls : c'est pas gagné

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Source : http://h16free.com/2014/04/18/30539-les-details-flous-du-plan-valls


Les animaux sont enfin des humains comme les autres

jeudi 17 avril 2014 à 09:00

Grâce au travail acharné de nos parlementaires, toujours sur la brèche afin de nous tailler à la dynamite un monde toujours plus proche du paradis qu’ils nous ont vendu lors des campagnes électorales, la République du Bisounoursland vient de faire un grand bond en avant : ça y est, les animaux ne sont plus des biens mobiliers !

Egalité, Taxes, Bisous : République du BisounourslandIl était plus que temps qu’enfin, on admette dans la Loi que non, les chiens et les chats ne sont ni des tables, ni des chaises, ni même des petits tabourets qui permettent d’atteindre les étagères les plus élevées, mais bien de petits et de grands « êtres vivants doués de sensibilité ». C’est maintenant chose faite avec une modification législative introduite à la suite d’une pétition lancée il y a près de deux ans par « 30 Millions d’amis », et qui a reçu le soutien de plusieurs intellectuels comme Brigitte Bardot.

Encore mieux, cette récente modification s’inscrit dans le cadre d’un projet de modernisation et de simplification du droit : afin de rendre les choses du droit, et notamment le Code Civil, plus modernes et plus simples, on va donc ajouter un truc-bidule supplémentaire aux trucs-bidules qui existent déjà, c’est-à-dire une nouvelle catégorie de biens corporels meubles, qu’on pourra par exemple appeler « les zanimorigolos » (simple suggestion, bien sûr), dont on se gardera bien de définir ensuite le moindre effet juridique attaché. Et puis, il faut comprendre que comme les autres codes (rural et pénal, notamment) reconnaissaient déjà implicitement ou explicitement que les animaux sont des êtres vivants et sensibles, il n’était que temps que cette précision soit aussi apportée au Code Civil, non mais alors.

À la suite de quoi, les associations de défense des zanimorigolos trépigneront de joie, le crédit de l’institution juridique sera d’autant augmenté, et tout le monde sera content. Il y aura des sourires sur les visages des enfants, de l’émotion dans la voix de vieilles dames donnant un biscuit à leur chien, et le monde sera plus doux.

animal sensible 1

Bien évidemment, après cette « simplification juridique », on va devoir explorer des domaines nouveaux dans lesquels les arguties juridiques promettent d’être remplies d’envolées lyriques sur ces petits êtres, aussi vivants que doués de sensibilités, confrontés aux comportements abominables des humains pour lesquels, au passage, il n’a jamais été spécifié nulle part qu’ils étaient aussi des êtres vivants doués de sensibilité, mais on s’en fiche parce que les humains sont des êtres méprisables qui détruisent la nature et émettent des petits cris stridents très désagréables (tout ceci ayant amplement été prouvé par Cécile Duflot).

Selon nos fiers députés, jamais en retard d’une innovation juridique, l’idée derrière ce changement est de permettre, selon eux, de « concilier la qualification juridique et la valeur affective » de l’animal. C’est mignon.

Je suis cependant dubitatif. Bien que ne doutant absolument pas du caractère généreux et humaniste de la démarche qui vise enfin à reconnaître à l’animal un statut particulier dans le droit, avec des bisous et des petits cœurs, je ne peux m’empêcher de me demander si ce petit changement anodin n’est pas la traduction maladroite d’une vision erronée de la nature, vision erronée qui pourrait bien se trouver être ensuite la source de maux plus gênants encore que la maltraitance animale que cette modification entend combattre.

Par exemple, difficile de ne pas voir un certain spécisme, avatar encore plus large du racisme bien humain celui-là, qui vise clairement à départager les espèces en plusieurs sous-catégories avec d’un côté les animaux mignons et de l’autre, ceux qui grattent, qui piquent et qui sont, disons-le franchement, moches.

animal sensible 2

En effet, si l’on imagine sans mal que cette modification juridique accorde explicitement son quota de protection et de sécurité aux chatons mignons ou aux petits chiens rigolos, qu’en sera-t-il pour le requin qui croque ou la tarentule qui pique ? J’entends d’ici certains qui récriminent, probablement à raison, en me faisant savoir que le changement est fort modeste, d’une part, et que d’autre part, la portée du texte ne va pas aussi loin et se contente très probablement de restreindre cette notion d’être vivant et sensible à nos animaux familiers, ces petits êtres sensibles qui nous apportent le journal, réchauffent les cuisses de mamie, ramènent les joujoux qui couinent quand on les leur lance, bref, partagent chaque instant de notre vie, au plus près de nos activités.

animal sensible 3

Eh oui, il faut se rendre à l’évidence : certains êtres vivants qui vivent à nos côtés, s’ils sont bien sensibles, n’en sont pas moins particulièrement pénibles à supporter (et je ne parle pas ici exclusivement de Cécile Duflot, entendons-nous bien). De façon générale, qui, de nos jours, défend vraiment les requins contre les hordes humaines qui se baignent sur leurs lieux de chasse ? En outre, si on comprend bien que l’amendement fut déposé pour sensibiliser les citoyens à la souffrance des animaux, notamment de ceux qui vont devenir des steaks dans notre assiette, quel sera le courageux végétarien qui défendra la tarentule, la hyène ou le moustique ?

Qu’il est difficile, le chemin juridique pour accorder des droits plus ou moins réalistes à ces animaux qui n’en ont jamais réclamé et n’auront jamais à respecter les devoirs qui sont pourtant le pendant logique de ce qu’on va leur accorder ! Qu’il est compliqué de faire comprendre que le bien-être animal ne dépend pas d’une loi, d’un paquet de textes qu’on ne pourra jamais correctement ficeler ! Qu’il est ardu de voir qu’il s’agit avant tout d’une démarche morale des individus eux-mêmes, que cette démarche dépend de facteurs multiples dont le bien-être humain avant tout !

En effet, vous ne pourrez pas parler de bien-être animal à des ventres affamés qui, dit-on à raison, n’ont pas d’oreille. Vous ne pourrez pas, sous peine d’abandonner cet humanisme qui, justement, a motivé ce bricolage juridique, faire passer le bien-être des animaux avant celui de vos frères humains, d’autant que ces derniers ont eu la force et l’intelligence non seulement de réclamer ouvertement ces droits, mais en plus ont cette capacité (inouïe dans le reste du monde animal) de respecter les devoirs qui y sont attachés.

On ne peut pas être surpris d’apprendre que l’amendement introduit est le fruit d’une poignée de socialistes qui, toute incohérence bue, n’entendent évidemment pas porter sur la place publique les délicats problèmes des combats de coqs et de la corrida. Comme d’habitude, il ne s’agit en réalité pas du tout de bien-être animal, mais bien plus sûrement de bien-être humain, celui des consciences apaisée et des lobbyistes repus.

N’oubliez pas : après tout, eux aussi sont des êtres vivants doués de sensibilité.

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Source : http://h16free.com/2014/04/17/30514-les-animaux-sont-enfin-des-humains-comme-les-autres


L’air français devient irrespirable

mercredi 16 avril 2014 à 09:00

Dans un pays où règnent la bonne humeur, une excellente nourriture, les vins fins et une météo particulièrement clémente, il est globalement assez difficile de mobiliser les uns et les autres, de bouger les foules et de les polariser suffisamment pour les entraîner là où on veut. Heureusement, certains en France ont trouvé la bonne idée.

Il suffira d’utiliser de l’air.

Comme il s’agit essentiellement de politique, on comprend qu’il faudra d’abord en brasser énormément. Au cours des décennies et alors que le pays devenait de plus en plus riche, une petite caste s’est donc employée à se gonfler d’air chaud et à le remuer autant que possible. Les derniers avatars de cette caste, Sarkozy d’un côté et Hollande de l’autre, ont largement démontré qu’on pouvait donner une illusion crédible d’action avec ces petits mouvements de bras éoliens.

Brasser de l’air n’est pas suffisant. Pour beaucoup, nous le pomper est aussi indispensable : rien n’est plus précieux que ce dont on manque soudainement à un moment inattendu. Et là encore, la caste politicienne a franchement pompé, tant qu’elle a pu, montrant à quelle point elle devenait indispensable : comme, d’un côté, les politiciens brassent de l’air, et que de l’autre, ils nous le pompent, beaucoup de citoyens se sont persuadés que toute interruption de leurs actions risquerait de provoquer une asphyxie générale.

Mais tout ceci n’est au final qu’un exercice d’entraînement, une petite mise en jambe indispensable à l’exercice de plus grande ampleur qui a maintenant lieu sur une base pluri-hebdomadaire. Après avoir brassé et pompé de l’air, il devient indispensable de nous le filtrer et de nous l’analyser méticuleusement, pour parvenir à une conclusion sans appel : notre air est pollué, c’est extrêmement dangereux, et il est trop chaud, ce qui est cataclysmique.

Et dans un pays où tout se termine normalement en chanson, on comprend immédiatement qu’avec un air pollué, fini les bons petits plats, terminés les vins fins ! La météo risque bel et bien de tourner au cauchemar durable et permanent à côté duquel les dix plaies d’Égypte auront l’air d’aimables plaisanteries temporaires. Et pour que le peuple soit bien convaincu de l’absolue nécessité d’une intervention massive de la Confrérie des Brasseurs & Pompeurs d’Air, rien n’est plus efficace que de ressortir l’argument massue « Selon Une Etude Scientifique ».

on va tous mourirC’est ainsi que, selon une étude scientifique, on apprend que la pollution de l’air tue plus que le tabac : en substance, l’OMS a regardé les principales causes de mortalité dans le monde et a noté qu’un décès sur huit était lié à des pollutions atmosphériques et des inhalations délétères, pour en conclure que notre air était dangereux. Fait intéressant, cette pollution serait essentiellement intérieure et majoritairement provoquée par les foyers ouverts à l’intérieur des habitations, provoquant de lourdes émissions de particules microscopiques.

Ce qui n’empêchera pas, au passage, les scribouillards franchouilles de noter qu’appliqué à la France, le taux de décès observés dans le monde à cause de ces hideuses PM10, PM5 et PM2.5 aboutit à une grosse brouettée de morts prématurées (20.000, mazette, plus que sur la route !) et coûterait dans les 20 milliards d’euros à la France en frais de santé et en pertes économiques afférentes. Sans doute histoire de faire plus classe et plus crédible, là où le pays émergent toussera sous les PM10 de foyers ouverts, un pays développé comme la France subira les cancers de poumons déclenchés par le tabagisme passif, le radon radioactif et le benzène cancérigène (généreusement respiré dès qu’on manipule des produits de bricolage, des meubles ou encore des isolants). Le détail du mode de calcul, tant par l’OMS (au niveau mondial) que par l’ANSES (au niveau national) vaut son pesant de doigts mouillés.

Et ce n’est pas tout ! Comme nous l’apprennent une brochette de journalistes conscientisés au plus profond de leur fibre éditoriale, pendant que notre air se pollue vilainement, il en profite pour se réchauffer au grand dam de tous nos politiciens / philosophes / écologistes / psychologues qui y voient là un double signe du destin : d’abord, nous allons tous mourir dans une avalanche de problèmes d’ampleur biblique, c’est absolument évident, et ensuite (et surtout), seuls ces politiciens vont pouvoir nous sauver avec leurs bonnes idées.

En effet, à la faveur du dernier rapport du GIEC, les articles se multiplient tant pour mobiliser les troupes de citoyens responsables et éco-conscients que pour marteler l’évidence : le climat va mal, l’air (pollué) n’est plus à la bonne température, et (bien sûr) nous allons tous mourir dans des catastrophes abominables. Pire que tout : les émissions mondiales de gaz à effet de serre atteignent des niveaux sans précédent (eh oui, que voulez-vous, l’Humanité n’a jamais été aussi riche, c’était tellement mieux lorsque la moitié crevait de faim dans un air propre !) et leur croissance n’a jamais été aussi rapide qu’au cours de la dernière décennie, rappellent les experts au ventre plein.

Pas de doute : comme l’explique Laurence Caramel qui écrit de gentils articles dans le Monde, « à ce rythme, le seuil des 2°C sera franchi dès 2030, c’est troporibl ». Pauvre Laurence au nom de confiserie, qu’on sent pleurer à chaudes larmes sur un avenir incertain ! Une telle hausse sera en effet une double catastrophe parce que cela voudra dire a/ qu’on pourra faire pousser de la vigne en Normandie (c’est horrible !) et qu’il y aura moins de SDF à claquer de froid dans les rues de Paris en hiver (c’est abominable !), et surtout b/ que l’actuel non-réchauffement, constaté les 17 dernières années, aura été largement compensé. Zut et flûte, l’Humanité continue à survivre !

des hivers trop doux

Et pour éviter cela, on combattra le nucléaire (parce que s’il ne pollue pas l’air, il est dangereux donc on n’en veut pas), on combattra le charbon (qui n’est pas dangereux mais pollue l’air, donc on n’en veut pas), le pétrole (qui pollue l’air et dont les réserves augmentent, donc on n’en veut pas), le gaz (qui a de méchants effets de serre, donc on n’en veut pas), pour se rabattre sur l’éolien et le photovoltaïque (mais pas les barrages qui défigurent les cuvettes, donc on n’en veut pas). Le monde futur, couvert de panneaux et de moulins à vents, sera indubitablement plus rigolo.

Et peu importe là encore que les calculs du GIEC soient fait avec la même grosse louche que ceux de l’OMS, cette louche si habilement trempée dans les discours partisans de politiciens qui ont bien compris l’intérêt majeur qu’il peut y avoir, sur le plan électoral et financier, à déclencher les sirènes d’alarmisme. Peu importe que le GIEC ait été obligé de notoirement tempérer ses affirmations sur le devenir funeste de l’humanité : le rapport est d’autant plus prudent que le précédent, truffé d’erreurs, avait fini d’achever toute crédibilité du groupement écologiste.

pas assez de gens pauvresTout ceci, finalement, est sans importance. Seule importe l’absolue nécessité d’une révolution climatique qui permettra sans aucun doute possible à la fois de diminuer les températures terrestres, de purifier notre environnement, de réduire notre pouvoir d’achat et d’accroître celui des gens qui obligent à mettre ces mesures en place !

Et qui mieux que les politiciens pour s’assurer de la cosmosynchronicité des citoyens écoconscients ? Qui mieux qu’eux pour continuer à brasser et pomper de l’air ?

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Source : http://h16free.com/2014/04/16/30469-lair-francais-devient-irrespirable