PROJET AUTOBLOG


Hashtable

Site original : Hashtable
⇐ retour index

Mise à jour

Mise à jour de la base de données, veuillez patienter...

Le sénateur Marini tente encore une fois de taxer Google

lundi 14 avril 2014 à 09:00

Alors même qu’ils ne sont pourtant plus aux commandes du pays, et bien que les taxes dégringolent avec la même vigueur que lorsqu’ils y étaient, les sicaires de l’UMP continuent à fomenter de sombres projets afin d’accélérer la mise en coupe réglée du pays pour leur retour triomphal au pouvoir dans quelques mois, à la faveur de l’une ou l’autre dissolution. C’est donc sans surprise qu’on apprend que le sénateur de l’Oise, un certain Philippe Marini, veut introduire une nouvelle ponction, et de préférence, par un truchement parfaitement ridicule.

Que voulez-vous, c’est l’UMP, c’est-à-dire du socialisme mal assumé enrobé dans une lutte âpre et mesquine pour la conservation de prébendes en attendant des jours meilleurs (là où, par opposition, le PS est un socialisme aussi revendiqué que formolisé enrobé dans une lutte rigolote et minable pour la conservation de prébendes en préparant des jours douloureux). Toute proposition d’une nouvelle taxe n’a donc, en soi, rien de vraiment choquant puisque, il faut le rappeler, ces gens ne savent à peu près faire que ça : ce sont des sénateurs et des députés, après tout, pas des personnes réelles issues de la société civile confrontées aux réalités de terrain et à la dure nécessité d’efficience.

seriously dogs

Et cette fois-ci, comme je l’évoquais plus haut, le sénateur désœuvré mais pas sans imagination a décidé, tel un Don Quichotte moderne shooté au viagra partant à l’assaut de moulins numériques, de s’attaquer aux fourbes indexeurs et perfides moteurs de recherche qui ont l’impudence de référencer des images en catimini mais pour de basses raisons commerciales. En effet, comme le rapportent Reuteurs et PCInpact, Marini, qui n’y va pas à la petite cuillère, ni au shaker, explique

« avoir constaté que les moteurs de recherche, dont Google, s’approprient, sans autorisation et sans contrepartie en matière de droits d’auteur, les images diffusées sur Internet pour les mettre à disposition du public dans des conditions qui permettent leur reproduction et leur réutilisation. »

jesus petit facepalmC’est, bien évidemment, assez majoritairement faux et totalement con. Google ne fait que présenter, au travers de liens, les ressources disponibles sur d’autres serveurs, ressources qui s’y trouvaient et qui ont été rendues publiques par leurs auteurs ou leurs ayant-droits, souvent volontairement ou parfois par incompétence, lorsqu’ils ne comprennent pas ce que « protection d’un répertoire » peut vouloir dire dans ce monde de l’internet. Cela est tellement vrai que vous pouvez aller directement, sans passer par Google, sur cette adresse et vous tomberez sur une image de ma composition, qui ne sera référencée sur Google que parce que je le veux. En substance, Google ne joue que le rôle de vitrine, mais ne s’occupe pas de ce qui est affiché qui reste la propriété des ayants-droits.

Dans l’esprit de Marini, tout cela est fort confus. D’une part, la notion de droit d’auteur n’est pas à proprement parler simple à appréhender pour le commun des mortels. On imagine sans mal que pour un sénateur ou un député, c’est donc un concept intellectuellement équivalent à l’escalade de l’Everest en espadrilles.

S’y ajoute d’autre part le fait que présenter une information sur internet implique qu’il y a eu reproduction à de multiples endroits de cette informations, par nature même de la technologie employée. Là encore, l’idée même que ceci puisse un jour percoler dans l’esprit des individus qui écrivent les lois revient à s’imaginer pouvoir gagner le gros lot au Loto trois fois de suite. Sans jouer.

On le comprend : tous ces machins techniques, ces liens, ces informations qui se copient sans déposséder quiconque de l’information initiale, c’est complexe à comprendre pour un monomaniaque qui tente depuis plusieurs années de faire plier les interwebs avec une taxe sur l’orditernet. Et cette compulsion le pousse encore une fois à tenter la pirouette taxatoire puisqu’il propose, dans sa nouvelle loi, d’instaurer une rémunération payée par les moteurs de recherche qui référencent des images trouvées sur les sites, sur un mode de fonctionnement finalement similaire aux abominations déjà en place pour les radios et télévisions lorsqu’il s’agit de musique et de films.

ultimate facepalm

Autrement dit : je publie une image, elle est référencée par Google, quelqu’un la voit au travers de ce moteur, pouf, Google paye alors forfaitairement à une société d’auteurs qui me reversera, après ponction pour frais de fonctionnement, de putes et de champagne, un petit quelque chose de symbolique. La vie promet d’être d’un coup plus sucrée en Socialie Française. Bien évidemment, le passage par de telles sociétés serait rendu obligatoire, et la rémunération par Google assise sur le degré de popularité de l’image (il va y avoir une déferlante de lolcats, ça va mousser !) et les revenus que Google génère avec son moteur de recherches d’images (c’est-à-dire 0, puisque Google n’a aucune publicité sur cette partie).

Tout ceci sent le solidement ficelé et écrit à la pointe d’un stylo législatif trempé dans la haute technologie du WTF quintessential, pas de doute.

D’autant qu’on sait déjà ce que tout ce bricolage débile va pouvoir donner : rien du tout.

gabelle de l'orditernetEn effet, ce n’est pas la première fois qu’on tente d’impliquer la responsabilité de Google en terme de droits dans cette histoire de reproduction d’images diverses et variées. Il y a eu des précédents, des gens ont tenté des trucs, et ils ont eu des problèmes : la Société des Auteurs des arts visuels et de l’Image Fixe (SAIF) avait en effet déjà attaqué Google et avait été déboutée de ses demandes farfelues. Il est donc probable que la proposition ridicule d’un Marini intellectuellement on the rocks se retrouve bloquée par le Conseil Constitutionnel. Et c’est tant mieux puisqu’une telle loi, si elle venait à entrer réellement en application, condamnerait le territoire français à une version particulière d’internet dans laquelle les moteurs de recherche (et plus généralement, les sites d’indexation) ne pourraient présenter d’images (on les voit mal rétribuer quelque chose qui est gratuit partout ailleurs). Et comme il y aura inévitablement des Français qui auront l’idée d’accéder aux services habituels au travers de proxies ou via leur version étrangère, je n’ose imaginer le casse-tête juridique qui ne manquera pas de s’abattre sur tout le monde sauf le sénateur qui, dans sa douteuse lucidité, se sera bien vite tenu à l’écart du résultat navrant de ses compulsions législatives.

Tout ceci n’a, cependant, rien de réellement étonnant. Pour le sénateur, il ne s’agit pas, en réalité, d’aboutir à une loi efficace effectivement votée, mais tout simplement de montrer qu’il agit dans le cadre des pressions de lobbies qu’il a très certainement reçues (pressions qui sont, n’en doutez pas, amicales et intéressantes). Non seulement, Marini n’en est pas à son coup d’essai (j’ai évoqué tout à l’heure ses précédentes tentatives), mais on a une idée assez précise des acteurs qui ont déclenché la production de cette proposition : il y a quelques années, certaines agences de photojournalisme et de banques d’images avaient en effet déjà tenté le coup de taxer et réguler ce terrible no man’s land d’internet (sans y parvenir, la technologie étant ce qu’elle est).

Les législateurs fous à la sauce Marini n’obtiennent qu’assez rarement ce qu’ils veulent du premier coup et comme les enfants malpolis et trop gâtés qu’ils sont tous, retentent inlassablement leur forfaiture, autant de fois que nécessaire, jusqu’à obtenir gain de cause, de guerre lasse ou à la faveur d’une actualité bien travaillée.

Dès lors, il faudra continuer à surveiller ce genre d’olibrius. Ils sont dangereux.

J'accepte les Bitcoins !

1K5f2dwp6V9kjhGmr6Cv9DKzRd42riYmpL

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Source : http://h16free.com/2014/04/14/30362-le-senateur-marini-tente-encore-une-fois-de-taxer-google


La santé n’a plus de prix

dimanche 13 avril 2014 à 11:00

Lorsque le Président Hollande a renouvelé son gouvernement, il a clairement expliqué qu’un des piliers de ses prochaines actions en faveur du bon peuple qui l’a mis à cette place serait de s’assurer de la bonne santé des uns et des autres, ou, à tout le moins, que la Sécurité Sociale, cet exemple mondial de réussite du collectivisme en matière de soins, serait préservée. Et on comprend, lorsqu’on voit les dérives actuelles des dépenses de santé, que la question préoccupe notre petit Roi Solex.

Enfin, je dis « préoccupe », je veux dire « sur le plan électoral » seulement : les toussotements de la Sécurité Sociale ont en effet cette capacité à rendre malade tout gouvernement qui n’y prendrait garde tant l’institution est devenue une forteresse, bastion de syndicalistes et de fonctionnaires prêts à toutes les journées d’inaction possibles pour faire perdurer le mastodonte. Et lorsqu’on voit les comptes actuels, on comprend que les toussotements ont un petit côté cancéreux qui ne laissent rien présager de bon : la Sécu a tout ce qu’il faut, à glavioter ainsi, pour se transformer en un Walter White français, sombrer dans le trafic de drogue, la violence et le racket pur et simple… (Oh, wait !) … ou disons, plus vite qu’actuellement.

valls hollande 2017

Autrement dit, Hollande a tout intérêt à surveiller de près l’état général des comptes de la Sécurité Sociale s’il veut espérer limiter la casse à chaque échéance électorale. Or, il y a fort à faire : déjà, l’institution continue d’enregistrer des résultats moins que brillants en termes de comptes, et empile des déficits franchement préoccupants au point que Valls ait dû en faire mention dans son programme politique présenté ce 8 avril. Et malgré cela, elle devra faire des efforts notoires : une partie (au moins 10 milliards d’euros) des économies prévues au fameux plan de 50 milliards sur trois ans porteront justement sur l’assurance maladie.

De façon intéressante, il faut se rappeler que la Sécurité Sociale, institution officiellement paritaire, ne dépend pas à proprement parler de l’État ; toute économie réalisée ne le sera normalement que par la volonté de ses dirigeants, volonté issue d’un compromis entre différentes organisations syndicales au milieu desquelles l’État n’a — sur le papier — qu’un rôle d’arbitre. Il faudra donc jouer finement pour faire changer les mauvaises habitudes dispendieuses des Français et la gestion approximative des caisses par ces syndicats qui y trouvent, c’est évident, une partie de leur financement, et de leur puissance.

Il sera indéniablement plus facile pour l’État de jouer sur la partie de la santé qui est directement à sa charge (ou disons, plus exactement, à la charge du contribuable), notamment l’Aide Médicale aux Étrangers. Là encore, il y a de quoi faire puisqu’un récent rapport sur le projet de loi de finances pour 2014 relatif à la santé laisse entrevoir une réalité assez douloureuse : le système est à bout de souffle (non ? si !) et la facture déjà fort conséquente de 800 millions d’euros pourrait bien passer le milliard dans la prochaine année.

Au passage, on ne peut s’empêcher de noter que pour pondre le rapport, le député Goasguen aura dû batailler contre l’opacité savamment entretenue du Ministère de la Santé, ce qui a donc placé le parlementaire dans l’une des positions pourtant rituelles du Français moyen lorsqu’il s’adresse à cette entité. Quelque part, ça lui fera les pieds. Au-delà de ce camouflage des chiffres pour éviter de dévoiler l’ampleur du désastre aux contribuables effarés, le rapport dénombre plus de 250.000 sans-papiers pris en charge, et note la prise de retard dans le remboursement de l’État aux organismes sociaux (40 millions encore en souffrance).

Bref : la santé directement « gérée » par l’État, c’est la foire totale, l’absence de contrôle et les sprinklers à pognon ouverts en grand pour arroser un peu tout le monde dans la bonne humeur. Le lecteur régulier de ces colonnes n’est pas surpris, l’irrégulier tiquera mais reprendra fermement le cours normal de ses activités en croyant avoir cauchemardé, moyennant quoi tout ceci continuera sans aucun changement.

Oui, je sais, Valls a dit des trucs et des machins comme quoi il allait faire faire des économies. Certes. Même si l’on passe rapidement sur ce genre de promesse de politiciens (qui ont encore moins de valeurs que celles d’alcooliques), on ne peut oublier la situation actuelle : comme d’une part les Français, dans leur grande majorité, ne veulent surtout pas changer quoi que ce soit de ce système-là, et que d’autre part, les acteurs mêmes du système ont déjà plus ou moins décidé sa totale et inévitable nationalisation à moyen terme, croyez-moi, rien ne changera, les dépenses et les déficits continueront d’augmenter.

valls la baffeEt je ne m’avance pas en disant cela : mardi dernier, alors que le Président sortait enfin son Manuel pour apprendre à se servir de sa boîte à outils, on apprenait que le Conseil d’analyse économique (CAE), qui dépend de Matignon, publiait des propositions particulièrement généreuses sur la santé. Pour lui, c’est évident, il faut revoir de fond en comble la façon dont est facturé l’accès à la santé en France et il préconise que les patients paient leurs consultations chez le médecin jusqu’à atteindre un plafond fixé selon leurs revenus, quitte, en échange, à ce que les soins hospitaliers soient entièrement gratuits. Parallèlement, il envisage aussi la disparition complète des mutuelles, englobées ou absorbées par l’entité publique.

Oui, vous avez bien lu : une assurance en fonction des revenus, des soins hospitaliers totalement « gratuits » (i.e. payés par tous), une disparition de toute branche privée, c’est bel et bien d’une nationalisation et d’une collectivisation complètes de la santé dont on parle ici, alors même que les déficits s’accumulent et que chaque nationalisation, que ce soit dans ce pays ou dans n’importe quel autre, s’est toujours traduite par une déroute fracassante.

Tout comme récemment je notais qu’en terme d’éducation, on avait soigneusement évité d’envisager la moindre solution libérale, en donnant aux responsables d’établissement une véritable autonomie garante à la fois de créativité, d’adaptation et d’économie, je ne peux m’empêcher de voir qu’ici encore, pour combattre le fléau des déficits et d’une gestion calamiteuse, d’une déconnexion complète de ceux qui dépensent avec ceux qui payent, de ceux qui produisent du soin et ceux qui en consomment, les seules idées en rayon sont des bricolages marginaux et l’antienne communiste habituelle de la nationalisation.

Sécurité sociale

Nulle part n’est imaginé le fait de rendre à nouveau les Français responsables de leurs dépenses, par exemple en transformant l’actuel gloubiboulga d’institutions en véritables assurances. Plus perversement, comme chacun des bénéficiaires de ce système pourtant pourri jusqu’à l’os sait pertinemment qu’une concurrence officielle et acceptée avec des organismes privés signerait immédiatement la fin du vieux débris communiste de 1945, aucun, des politiciens jusqu’aux syndicalistes et une partie non négligeable des professionnels de santé eux-mêmes, ne veut prendre le risque de remettre à plat le système.

Coincée entre l’impensable réforme, trop polémique pour être autorisée, l’impossible augmentation des recettes par des cotisations déjà mortellement élevées, et l’inenvisageable baisse des dépenses pour des raisons idéologiques, la Sécurité Sociale s’achemine doucement vers un destin inévitablement funeste.

coincé

J'accepte les Bitcoins !

1BScU45XTvJybaaAYCrPRvaYthaj7E4KXt

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Source : http://h16free.com/2014/04/13/30274-la-sante-na-plus-de-prix


Made in France, E11 : « Le petit chat est mort »

vendredi 11 avril 2014 à 09:00

Tranches de vie ordinaires en République Démocratique (et Populaire) Française, imaginées mais pas dénuées de réalité – Épisode 11 : « Le petit chat est mort. »

Par h16 et Baptiste Créteur.

L’administration française, c’est ce savant équilibre de normes, règlements et circulaires qui garantit un homéostat propre à l’harmonie citoyenne et au vivre-ensemble festif et pour assurer la tranquillité des citoyens, elle réclame obéissance et application stricte de consignes méticuleusement écrites. Malheureusement, un grain de sable peut toujours se glisser dans la belle mécanique bureaucratique qui la fait alors toussoter gravement. Ce grain de sable, quelque part, c’est un peu Laurent.

Laurent était un jeune désœuvré jusqu’au moment d’obtenir son premier CDI à durée déterminée sous la forme d’un contrat de désir d’avenir. Maintenant, grâce à ce sésame magique fruit d’une régulation étatique finement ajustée, Laurent aura, pendant trois ans, la tâche citoyenne, nécessaire, et aussi peu festive que peu valorisante de vider les poubelles de chaque bureau du conseil général. Et Laurent, réaliste, a le mérite de considérer que « c’est quand même mieux que d’être au chômage ».

En quelques semaines, Laurent prend ses habitudes. Il passe entre les bureaux, ses écouteurs dans les oreilles lui permettant d’écouter les morceaux de rap estampillés « Culture Française », et vide les petites poubelles dans de plus grandes conformément à la circulaire C56-3 et aux règlements idoines appris lors d’une passionnante formation au tri sélectif qu’il a reçue dans un institut commodément géré par le beau-frère du président du conseil général.

cat gtfo stupid mouseChaque jour, il s’amuse d’entendre de petits pas feutrés au-dessus du faux plafond : un chat semble avoir décidé d’y passer son temps, appréciant sans doute la quiétude de l’endroit et les petits rongeurs que certains fonctionnaires auraient aperçus de temps à autre, courant derrière la machine à café ou se délectant de petits gâteaux abandonnés sur un bureau. D’ailleurs, Laurent a noté quelques toutes petites crottes derrière certains meubles et ceci ne laisse aucun doute : l’arrière de certains bureaux est autant infesté de parasites que peut l’être l’espace entre la chaise et la table aux heures d’ouverture…

Un chat n’est donc pas de trop dans cet environnement propice à sa chasse… Jusqu’au jour où les pas ne se font plus entendre.

Laurent imaginera au début que le chat est parti. Au bout d’une semaine cependant, les effluves qui s’échappent d’un local technique écartent tout départ du félin : le petit chat est mort, reposant probablement pour l’éternité au-dessus d’un paquet de câbles.

Enfin, « pour l’éternité » ou presque. Les nuisances olfactives de plus en plus musclées attirent d’abord quelques nuisibles peu ragoûtants, avant de déclencher la grogne des individus alentour. À l’évidence, il faut agir pour arrêter enfin cette puanteur.

Mais voilà : le local technique est normalement sous la férule des services de l’infrastructure technique. Et le nettoyage des locaux, ainsi que leur propreté et leur indispensable hygiène conforme aux normes NF et ISO-trucmachin sont assurés par les services d’entretien. Immédiatement, la situation, déjà passablement puante, passe à méphitique : entre ceux « qui ne sont pas là pour nettoyer la merde » et ceux « qui n’ont aucun mandat à bricoler du câblage dangereux », la lutte s’installe.

cat smells badElle s’installe tant et si bien qu’au bout de quelques jours, le couloir dans lequel donne le local infesté est à peu près invivable, puis, tout le quatrième étage du conseil général est alors évité par ceux qui le peuvent. Laurent, lui-même, ne s’attarde pas pour les poubelles périphériques. Les autres, plus proches de l’épicentre de la puanteur, sont de toute façon vides puisque personne ne s’en sert plus. Mécaniquement, les absences se multiplient dans le personnel victime de rhumes de foins, de légère fatigue et généralement tout démotivé par cette odeur alternative qu’on leur impose.

C’est lorsqu’un dossier urgent, mis en souffrance entre deux hauts-le-cœur, finit par exploser au nez d’un ponte des étages supérieurs que des décisions fermes sont finalement prises. Alors que le problème n’a pour le moment pas réussi à mobiliser plus qu’une paire de chefs de section (l’un à l’infrastructure et l’autre à l’hygiène), le dossier mis en souffrance par les odeurs insupportables propulse pour ainsi dire comme une fusée le matou crevé au plus hautes sphères de la hiérarchie du Conseil et devient ainsi l’objet d’une discorde entre la Direction Générale de l’Infrastructure et la Direction Générale de l’Entretien, le tout immédiatement placé sous l’œil attentif (et paniqué) de la Direction Juridique et de la Direction Générale des Ressources Humaines.

Le Comité de direction approche ? Fort bien ! Le point « Chat crevé au 4ème » est ajouté à son agenda, et plutôt dans les premiers éléments que les derniers (avec cependant l’indispensable reformulation en « Dispositions à prendre pour la résolution du problème sanitaire relatif au local technique E4-7F », restons sérieux, hein).

On prend doctement note du blocage. Évidemment, la décomposition de l’animal et les risques sanitaires inhérents sont rapportés. Une expertise sur les risques courus par d’éventuels dégagements gazeux toxiques est envisagée. Quoi qu’il en soit, une décision sera prise lors du prochain comité de direction, en concertation avec la Direction Juridique et la Direction Générale de la Sécurité, qui sont tenues d’informer le groupe de travail formé pour l’occasion, et supervisé par la Direction Générale des Ressources Humaines.

La semaine suivante est décisive : le comité de direction, attendu avec impatience, prend fermement en note le fait que le groupe de travail a rendu un verdict clair demandant l’intervention d’un équarrisseur. Tout le monde salue vivement la décision. Décision qui pose cependant un souci : le local technique est situé en zone sensible et ne peut être rendu accessible à l’équarrisseur.

oh noes

Et puis au fait, la Direction Générale de l’Environnement doit absolument s’impliquer : après tout, si la collecte des déchets est du ressort de la Direction Générale de l’Entretien, leur enlèvement est en revanche du ressort de la Direction Général de l’Environnement, eh oui, c’est comme ça.

Parallèlement, le problème des odeurs semble se résoudre de lui-même, le cadavre étant à présent réduit à l’état d’ossements.

L’équarrisseur contacté n’a heureusement pas tout misé sur le contrat avec le Conseil Général pour survivre. Entre la demande d’intervention qui lui est faite et les différents obstacles rencontrés, tout indique que cette affaire va tourner en jus de boudin tant elle évoque pour lui l’image d’une poule se noyant dans un verre d’eau.

Ce qui n’empêche pas, du reste, la Direction Financière d’examiner son devis avec le plus grand sérieux, et ce d’autant plus qu’aucune direction ni aucun service n’accepte que les frais de cette intervention ne soit prélevés de son budget de fonctionnement. Et lorsque le troisième Comité de Direction à propos du chat du quatrième arrive, il est surtout constaté qu’en réalité, aucune décision n’a été prise.

Laurent n’en peut plus. Depuis toujours amoureux des chats et déplorant le sort du félin, il décide de prendre les choses en main. Attrapant François,de la maintenance, dans un couloir, il lui demande les clés du local technique. François refuse mais accepte de l’accompagner. Courageusement armé de son seul sac poubelle, Laurent enlève alors le chat et lui offre une sépulture décente près d’un géranium.

Le comité de direction ne connaîtra jamais le fin mot de l’histoire, ni sa morale : poussière, nous ne sommes que poussière, capables de bloquer les rouages de l’infernale machine étatique.

Vous vous reconnaissez dans cette histoire ? Vous pensez qu’elle ressemble à des douzaines de cas relatés par la presse ? Vous lui trouvez une résonance particulière dans votre vie ? N’hésitez pas à en faire part dans les commentaires ci-dessous !

lawyer lolcat

J'accepte les Bitcoins !

14yickENKfo86SbiM7bdRnEtjdLVtLDiQ6

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Source : http://h16free.com/2014/04/11/30383-made-in-france-e11-le-petit-chat-est-mort


Les salariés sont trop rustres ? Filippetti injecte de l’art dans les entreprises !

jeudi 10 avril 2014 à 09:00

« Voyons voir, voyons voir : qu’est-ce qui pourrait enquiquiner un maximum les entreprises, qu’on imposerait sans trop de douleur par une excuse à la fois bidon et culpabilisante, et qui permettrait de faire parler de moi médiatiquement ? » C’est probablement avec cette question qu’Aurélie Filippetti, la désormais inamovible onomatopée en charge du Ministère de la Culture, s’est lancée dans l’un de ces projets mousseux qui animent les journées des politiciens inutiles et de leur staff pléthorique au ministère.

wtf dogsEt la réponse à cette question à la pertinence fort douteuse en ces temps de disette financière est, pour ne pas changer, un magnifique feu d’artifice de dépenses et de WTF pétaradant qui vont, on n’en doute pas, accroître d’autant le BIB de la France (Bonheur Intérieur Brut, seule mesure vraiment d’actualité dans cette économie atone). Youpi, dès le mois d’octobre, on va pouvoir découvrir trois nouveaux dispositifs tubulaires chromés qui relieront ces grosses cuves pleines d’argent dont le Ministère dispose à loisir à ces petits ventres d’artistes vides qui gargouillent piteusement. Moyennant quoi, en ouvrant ce petit robinet-ci et en allant actionner cette pompe-là, l’opération sera une vraie réussite : des artistes seront payés, des entreprises seront mises à contributions, le Ministère sera médiatiquement évoqué et le contribuable sera ponctionné.

Et il n’est qu’à voir la nature des trois dispositifs pour comprendre qui sont encore une fois les grands gagnants de cette invention bio-cosmogonique de spandrelles bitumeux à pénétration toroïdale. Pour le premier en effet, il s’agit de faciliter l’accès à l’art pour les salariés d’entreprises par la signature d’une convention. Le hasard faisant furieusement bien les choses, ce sont des entreprises éminemment représentatives du capitalisme et du secteur privé qui ont signé des deux mains les papelards tendus par la minustre : la RATP, la SNCF, la SNECMA, la Caisse centrale d’activités sociales des industries électriques et gazières et des regroupements divers et variés de comités d’entreprises. Et en quoi consiste la convention, quel est donc son but ? Aurélie frétille d’impatience et prend la parole sans plus attendre pour nous l’expliquer :

Nous voulons amener la culture à ceux qui en sont éloignés, du fait des contraintes de la vie professionnelle. Des parcours seront co-construits avec chaque CE et les PME ne seront pas oubliées grâce aux fédérations de comités d’entreprise avec lesquelles nous avons contracté. Mon ambition est résolument ancrée dans l’esprit de l’éducation populaire et s’inscrit dans les enjeux qu’impose la RSE.

wtf jackie chan

Car comprenez-la bien : le salarié actuel, forçat des temps moderne occupé toute la journée à boulonner et déboulonner, n’a pas le temps d’aller à la Culture. C’est un rustre, mal dégrossi, généralement pauvre avec de la crasse et de l’huile de moteur sur les pommettes et les avant-bras, qui n’a pas le temps d’aller flâner, un dimanche alors qu’il pleut, dans un musée ou dans l’une de ces nombreuses salles polyvalentes Pablo Neruda où l’artiste local réalise pourtant une performance poignante, par exemple en moulant des cendriers dans ses excréments ou en vivant dans un ours empaillé pendant plusieurs jours. Ce gros plouc béotien gentil mais un peu bourru a simplement besoin d’un cadre où on pourra l’amener à découvrir le beau et co-construire avec lui du parcours qui roxxe ; Aurélie, toujours partante pour claquer des thunes qu’elle n’a pas à gagner, s’y engage donc fermement.

WTF ?J’ai parlé de trois dispositifs, parce qu’un seul n’était à l’évidence pas suffisant pour arroser tout le monde pénétrer suffisamment d’âmes sensibles. Le second dispositif sera composé de résidences d’artistes qui s’implanteront sur des sites industriels pour emmerder l’entreprise interagir avec les salariés ; bien évidemment, il fallait un peu d’argent pour faire tourner ces magnifiques idées que, bizarrement, des milliers de mécènes n’ont pas choisi de financer directement, et que, donc, le ministère de l’Économie, du Redressement productif et du Numérique, se chargera d’abonder, pour le moment à hauteur de cinq artistes, dans cinq résidences dans cinq régions différentes. On palpite déjà d’imaginer l’interaction vibrante qui va avoir lieu entre d’un côté, les salariés, petits êtres frustres et grossiers, et l’artiste, de l’autre, véritable elfe féerique qui apportera son gramme de finesse dans un monde de brute. Par exemple, la plasticienne Maeva Barrière, designer culinaire (« cuisinière » était bien trop banal), s’est installée chez le fabricant de biscuits Poult (Tarn-et-Garonne), ce qui a permis aux salariés de participer (un peu, de loin, faut pas déconner) à la création d’une œuvre (dont on ne saura pas grand-chose parce que bon, hein voilà, et tant pis si c’est un collier de nouilles colorées).

Enfin, le dernier dispositif (parce que jamais deux sans trois, n’est-ce pas) est un événement prévu en octobre prochain, que la ministre, en pleine frétillance transcendantale, imagine déjà aussi populaire que « La Fête de la musique » dans quelques années. Il s’agira de micro-expositions des collections nationales dans des entreprises sur tout le territoire durant quelques jours. Le déplacement des œuvres ne coûtera rien, leur sécurisation non plus. Leur petit emménagement puis déménagement dans les entreprises sera indolore. Les salariés qui se déplaceront pour voir tout ça ne provoqueront aucune baisse de productivité (notez qu’à la SNCF, la RATP, ce mot a depuis longtemps été banni de toutes façon). Bref : ça va être génial.

petit facepalmRassurez-vous, ce n’est pas tout. Trois dispositifs, certes, mais toujours des idées à revendre, l’Aurélie nous expliquera ensuite qu’il va y avoir aussi l’organisation d’un séminaire « Art & entreprise » associant artistes, patrons, syndicats, universitaires, penseurs, philosophes, clowns, troubadours et ménestrels, dans la création de « capsules du design », espaces itinérants avec des ballons, des animaux chamarrés et des orchestres joyeux dans lesquels les designers auront carte blanche pour sensibiliser à cette discipline, parce que le design, en France, on ne connaît pas. Ou pas assez. Ou qu’on est nul et pas assez sensible. Allez savoir.

Bien sûr, tout ce programme est, comme la ministre l’avoue, « cofinancé par le public et le privé ». Souriez : comme le public est financé par le privé, ceci est donc cofinancé par le privé et le privé. Et puis, ce n’est pas cher, c’est carrément donné ! Comme l’explique Romane Sarfati, conseillère en charge de la pâte à modeler de la ministre, pardon des arts plastiques,

« C’est une économie serrée – quelques dizaines de milliers d’euros par opération – mais une offre de qualité. Et nous adapterons le travail de médiation au cas par cas »

Des esprits chafouins rétorqueraient qu’il ne manquerait plus qu’en plus, ce soit une offre merdique, mais je ne suis pas de ceux-là : enfin, la France va se lancer dans des « capsules du design », et va forcément s’en retrouver toute ragaillardie. D’ailleurs, l’Onomatopée ne fait pas mystère de son ambition :

« C’est le redressement créatif au service du redressement productif ! »

orelifilipeti

J'accepte les Bitcoins !

1DNKhDXSKyRP5syb6vdsPNFj6pgsyJTCzN

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Source : http://h16free.com/2014/04/10/30345-les-salaries-sont-trop-rustres-filippetti-injecte-de-lart-dans-les-entreprises


Hamon, éducation, hésitation

mercredi 9 avril 2014 à 09:00

Grosse grosse promotion pour le cancre des réformes Devaquet : lui qui défilait jadis en se battant pour garantir une université sans sélection, sans compétition, ni trop sucrée, ni trop salée, le voilà maintenant à cornaquer le Mammouth qu’il combattait. Bien plus facile à dire qu’à faire d’autant que les marges de manœuvres, déjà pas bien larges lorsqu’il battait le pavé en 1986, se sont encore considérablement réduites.

C’est Le Monde, organe flaccide et officiel du gouvernement, qui nous explique toute la morosité de la situation dans laquelle va devoir évoluer le petit Benoît. En effet, le nouveau stagiaire de la rue de Grenelle est confronté à un choix plus que délicat : d’un côté, il ne peut décemment pas marquer de rupture trop franche avec la politique qu’avait mené Peillon, son prédécesseur, et risque de froisser son fan club, cette frange mousseuse et réactive des réformistes et autres progressistes endiablés qui ont de grands projets pour nos petites têtes blondes. De l’autre, il a tout intérêt à faire comprendre qu’il n’y a pas besoin de se précipiter pour appliquer les rythmes scolaires et les peillonades qui, à bien y réfléchir, enquiquinent aussi une part importante tant des enseignants que des parents d’élèves. Tout ceci n’est pas simple.

mammoth.jpg

C’est même, à vrai dire, de la fine dentelle pour un type qui n’a jamais exercé la moindre responsabilité d’importance et dont le précédent ministère n’a laissé absolument aucune trace dans l’inconscient et le conscient collectif. Seuls quelques commentateurs de la vie politique française sont capables de se rappeler ce qu’il fabricolait à l’Économie Solidaire, ce ministère dont l’intitulé fleurait bon la blague du même tonneau que celui d’Arnaud Montebourg. Autrement dit, tout comme pour le ministre du Redressement Productif qui s’est essentiellement contenté de faire frétiller sa crinière dans les vents médiatiques et se sera retrouvé propulsé, pour le remercier de sa nullité servile, à la tête du ministère le plus décisif de ce quinquennat à la période la plus délicate, Hamon aura réussi ce tour de force douteux de n’avoir à peu près rien fait de bon à son ministère-croupion et se retrouve maintenant à la tête d’un véritable état dans l’État, au budget gargantuesque et aux luttes intestines dévastatrices. La encore, on supposera que c’est en gratification de son comportement général et non pour ses résultats transparents.

fuck it im going homeIl faut, véritablement, avoir la foi pour croire que notre gentil Benoît va tenter la moindre chose un peu périlleuse. S’il a une once de lucidité, il se contentera de pousser les affaires courantes en retenant l’ensemble de ses sphincters pour éviter le moindre chuintement inapproprié.

Malgré tout, cette immobilité est un pari osé sur l’égo mesuré, l’intelligence politique et l’instinct de préservation de Benoît Hamon…

Un autre, moins risqué, consiste à imaginer le locataire du Ministère en train de ménager la chèvre et le chou, pour faire avancer quelques petits dossiers histoire de dire « J’y étais » dans les réunions de familles, dans 20 ans, quand tout le monde aura oublié son nom, son travail et sa bobine en dehors du cercle familial. Partant, Hamon va donc probablement se retrouver à devoir appliquer la réforme Peillon, malgré tout, vaille que vaille, petit à petit.

Et c’est là que les choses vont devenir intéressantes.

Tout d’abord, l’application de cette réforme impose, de façon plus ou moins indirecte, des frais parfois significatifs pour les communes qui réclament donc des défraiements de la part de l’État. Ainsi, le coût des trois heures d’ateliers périscolaires (poterie, pâte-à-modeler, macramé, arts culinaires et autres bricolages citoyens) est partiellement compensé par un « fonds d’amorçage » versé par l’État (à hauteur de 370 millions d’euros en 2014, souriez, vous payez) et les aides des caisses d’allocations familiales (50 euros par enfant environ, souriez, c’est encore vous qui payez). Alors que Valls et Laurel & Hardy Montebourg & Sapin cherchent désespérément 50 milliards à économiser (enfin, 16 pour 2014), ces petites dépenses discrètes sont les bienvenues, ne trouvez-vous pas ?

Ensuite, il faudra bien tenir compte de ces communes qui sont, définitivement, trop pauvres ou trop têtues pour appliquer la réforme. Bricolage et procrastination, Hamon devra donc aménager des dérogations et aménager des délais, sachant qu’il y en a déjà eu fin 2012 alors que la grogne des maires se faisait lourdement sentir. Là encore, on se demande comment tout ceci ne va pas simplement rendre le message gouvernemental encore plus confus : d’un côté, il faut cette réforme, de l’autre, pas trop vite, et surtout, pas pour tout le monde, attendez, on va trouver à s’arranger, et puis zut.

confiance

Non, décidément, placer le petit Benoît à cette place-là sent un peu l’erreur de casting, ou, disons, l’absence de choix. Toutes proportions gardées, Hamon à l’Education Nationale, c’est un peu comme le garagiste de Trifouilly qui débarque en bleu de travail dans un rallye de Neuilly sur Seine ou de Paris XVIème, sur un gros malentendu. Forcément, ça détone.

Pourtant, la solution qui ravirait plus d’un maire, plus d’un directeur d’établissement, et certainement plus d’un parent d’élève, est connue. Elle est appliquée dans d’autres pays, et permet une excellente adaptation aux besoins du marché de l’emploi de l’instruction dispensée aux élèves. Cette solution, c’est l’autonomie maximale des établissements : dans leurs horaires, dans leurs programmes, dans leurs recrutements et dans l’organisation de leurs cursus. C’est, finalement, la fin du collège unique qui aura tué l’éducation en France en la baignant dans un premier bain de formol centralisateur, avant de la plonger dans un second bain de normes toujours plus strictes et d’objectifs toujours plus mouvants.

Benoît Hamon, un socialiste pur. Très pur.Entre la carte scolaire (toujours d’application malgré les dénégations ridicules de syndicats et de l’appareil administratif), la méthode globale (toujours d’application malgré les dénégations têtues de certains enseignants, des académies et des pédagogos), le collège unique, la culture de l’excuse, le combat permanent contre la professionnalisation des enseignements, le biais anti-capitaliste consternant des manuels, il est particulièrement symptomatique que le précédent minustre ait choisi la réforme des horaires (que personne ne demandait) pour laisser une marque (grasse, colorée et fétide) dans l’histoire : c’est, véritablement, une loi subtile d’emmerdement maximal et d’efficacité minimale qui a été appliquée.

Dès lors, devant l’ampleur des réformes possibles, des tâches à mener et des plaies à refermer, et devant la veulerie dont font preuve les ministres qui se sont succédé à ce poste, ne comptez surtout pas sur Hamon pour changer quoi que ce soit.

J'accepte les Bitcoins !

1PM5k3u1BjkvB3Zqj7VjycrgsaMKjRu6wj

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Source : http://h16free.com/2014/04/09/30317-hamon-education-hesitation