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Au Vénézuela, tout va bien

dimanche 23 février 2014 à 11:30

Entre les manifestations nantaises et les bouleversements politiques en Ukraine, les journalistes ne savent plus où donner de la tête. Cependant, on peut se demander pourquoi les événements qui se déroulent au Venezuela semblent recueillir aussi peu d’attention de leur part…

Comme je l’ai noté il y a quelques jours, la situation vénézuélienne n’a pourtant rien de calme ou de rassurante, et géopolitiquement parlant, le pays ne peut pas être négligé tant ses réserves en ressources pétrolières sont grandes. Pourtant, si l’on s’en tient au traitement médiatique qui est réservé aux émeutes et très violentes manifestations qui secouent le pays actuellement, force est de conclure que tout ne va pas si mal.

Certes, il y a bien eu quelques échauffourées, certes l’intervention des forces de l’ordre aura entraîné quelques petits dommages collatéraux, certes le pays semble un peu mal enquillé. Mais il n’est qu’à lire les articles délicieusement pondérés du Monde ou de Libération pour écarter toute éventualité d’un pays au bord de la guerre civile : tout ceci est un petit mauvais moment à passer, voilà tout.

Pignouferies de presse

Ainsi, le Monde titre-t-il sans trembler que  » les deux camps mobilisent en masse mais dans le calme », calme qui a jusqu’à présent fait 10 morts et plusieurs dizaines de blessés (chiffre officiel, les chiffres officieux étant à la fois bien supérieurs et surtout à la solde de l’impérialisme américain ce qui les discrédite immédiatement). À l’aune de ce « calme » là, on peut dire que le jour où les Vénézuéliens vont vraiment s’énerver, ça va faire dans l’humanisme à coup de gros calibres. En tout cas, pour les journalistes du quotidien national français pas du tout acquis à la cause chaviste et toujours aussi neutre politiquement, tout ceci serait simplement

la plus importante vague de contestation depuis (l’)élection (de Maduro) de justesse en avril

… Vague qui aurait été déclenchée par une tentative de viol d’une étudiante sur le campus à San Cristobal, oups, ça arrive allons allons, protestations qui auraient dérivé « des revendications sur l’insécurité » à « la critique plus générale de la situation du pays ».

journalism - demorand keep fakingPour Libération, dont la qualité journalistique se mesure maintenant avec un microscope à effet tunnel (comme les nouveaux abonnements, du reste), on assiste aussi à des « contestations » (diable, que c’est bien trouvé – miracle de l’AFP et du copier-coller, la vraie valeur ajoutée du journalisme à la française), et puis le déploiement de parachutistes serait une conséquence de l’arrivée de paramilitaires colombiens, pas de quoi fouetter un petit félin sud-américain. Étonnement feutré (suivi d’une totale absence d’enquête) de nos journalistes en culotte courte lorsqu’ils nous apprennent que, je cite,

Dans les manifestations, il y a beaucoup de groupes armés qui ne semblent pas appartenir aux corps de sécurité de l’État.

Bah. Des citoyens vigilants qui organisent des petites patrouilles pour calmer les contestations un peu trop vigoureuses, il n’y a pas de raisons de vouloir y voir à mal. De toute façon, tout le monde sait que Maduro, le successeur du Cha’, est un Membre Officiel de La Ligue Du Bien Humaniste, et on le voit mal déclencher une répression sanglante ou laisser son pays à la solde de groupes armés plus ou moins anarchiques.

Pour le Figaro, tentative amusante de faire croire à un journal de droite en France, la question vénézuélienne doit être bien piquante puisque sa rédaction a choisi d’aborder le sujet sous l’angle du pas d’angle du tout, cachons ça dans les brèves et les « flash-actu » rédigés un sandwiche à la main, entre les fines analyses de Sotchi et les palpitantes resucées d’AFP sur l’Ukraine et les échauffourées nantaises.

Problème d’une source unique (AFP) et diablement pondérée, pour le dire gentiment ? Souci lié à une réduction drastique des effectifs de fin de semaine dans les rédactions des quotidiens nationaux ? Trop de stagiaires et pas assez de rédacteurs aguerris ? Volonté manifeste de conserver une saine distance aux événements, histoire de ne pas surjouer les problèmes vénézuéliens ? Détachement lié à l’éloignement du pays (après tout, Caracas, Maduro, l’Amérique du Sud, tout ça, c’est bien loin et il faut bien traiter les petits enquiquinements d’Ayrault Le Bâtisseur à Nantes, hein !)  ?

Allez savoir. En tout cas, il semblerait que le pays soit en proie à une insécurité galopante, une inflation vitaminée, des pénuries grandioses et des troubles sociaux et économiques pétillants, bref toute la panoplie de ces lendemains qui chantent promis régulièrement aux citoyens trop heureux de voter pour le socialisme triomphant.

che vador

On ne peut tout de même pas s’empêcher de noter que tout ceci cadre assez mal avec la présentation du pays que les mêmes journalistes des mêmes organes de presse subventionnée nous ont fait les mois et les années précédentes. Oh, ne leur retirons pas le fait qu’ils ont bien relaté les petits soucis économiques du pays, mais à chaque fois, les euphémismes furent de sortie, les modérations habilement introduites et, pour le coup, toutes les avancées sociales entraînées par Chavez ne furent jamais oubliées. Tant lors de sa première élection, qui leur permit de dresser le portrait d’un populiste, certes, mais humaniste et décidé, que lors de sa réélection et de sa mort, il fut toujours présenté dans des demi-teintes appliquées avec une précision louable si elle était d’actualité pour tous les autres politiciens de tous les autres pays. Et on ne compte pas les billets plus ou moins enfiévrés de chavistas européens louangeant le nouveau révolutionnaire, dont les Libération, Rue89 et autre NouvelObs se firent les porte-voix joyeux.

Comme d’habitude cependant, le crépi de la réalité est venu frotter sur les fesses des socialistes et des communistes qui doivent maintenant composer avec le résultat sanglant. Pourtant, il était visible depuis longtemps que le pays courrait à sa perte ; à la mort de Chavez, Contrepoints synthétisait fort bien l’état général du pays, son bilan économique désastreux, son bilan social très mitigé (les disparités sont toujours énormes), son inflation, ses pénuries multiples, et se posait déjà la question de savoir ce qu’il resterait des années Chavez devant un tel désastre. Et alors que les journaux français se lancent dans une tornade de copiers-collers vigoureux de nouvelles d’agence AFP insipides, c’est encore dans les médias non-subventionnés qu’on devra chercher pour trouver une analyse claire et sans concession de la situation, analyse qui laisse apparaître que la menace principale n’est pas l’opposition dont Maduro pourra toujours s’occuper en augmentant la répression et la violence, mais bien les forces militaires alliées au président de l’Assemblée Nationale, Diosdado Cabello, que le moindre signe de faiblesse de la part de l’actuel président pourraient amener à agir, et plonger ainsi durablement le pays dans une bonne vieille dictature communiste comme on en trouve encore quelques unes.

De façon ironique, Maduro s’était récemment déclaré solidaire de son homologue ukrainien, Viktor Ianoukovitch. La question est à présent de savoir jusqu’à quel point le président vénézuélien suivra les traces de l’Ukrainien.

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Source : http://h16free.com/2014/02/23/29312-au-venezuela-tout-va-bien


Made in France, E4 : « Aurélie, de mal en pis »

vendredi 21 février 2014 à 09:00

Tranches de vie ordinaires en République Démocratique (et Populaire) Française, imaginées mais pas dénuées de réalité – Épisode 4 : « Aurélie, de mal en pis. »

Par h16 et Baptiste Créteur.

Le monde est une jungle pleine de pièges et de dangers. Heureusement en France, on s’en est rendu compte et l’État a donc multiplié les associations, les syndicats et les institutions aptes à défendre la veuve, l’orphelin et le salarié contre toutes les exactions du monde moderne. Grâce à ces garde-fous patiemment mis en place, les citoyens français sont protégés d’absolument tout risque.

C’est le cas d’Aurélie.

aurélieIl y a encore quelques mois de cela, Aurélie était employée par une société de pompes funèbres. C’était certes un emploi inhabituel pour une fille dont ses amis se plaisaient à dire, sans grande imagination mais avec beaucoup de franchise, qu’elle était un « rayon de soleil » et une « boule d’énergie », mais Aurélie avait eu à choisir entre un poste de vendeuse chez un marchand de chaussures gay et cette entreprise moins primesautière et son cœur n’avait pas balancé très longtemps : après la douloureuse mort de ses parents dans un accident de voiture alors qu’elle n’avait que huit ans, Aurélie avait décidé qu’elle voulait rendre le deuil des autres plus supportable en fournissant un service mortuaire plus professionnel. Et puis, une vocation, ça vient parfois sans prévenir et c’est tout naturellement qu’elle avait postulé. Sa fraîcheur et sa personnalité enjouée mais discrète avaient convaincu le patron calme et pondéré de l’entreprise.

Cependant, l’entreprise qui l’employait avait des difficultés.

Entendons-nous bien : deux choses sont absolument certaines dans la vie, et la mort est l’une d’elle. Ceci permet de conserver la « clientèle » quoi qu’il arrive. Mais c’est du côté de l’autre chose certaine, les taxes, qu’il faut regarder un peu pour comprendre les difficultés qu’elle traversait. Le pouvoir d’achat diminuant, les (futurs) clients cherchaient des solutions aussi bon marché que possible. De plus en plus, les sociétés de pompes funèbres négocient directement avec les assurances, malheureusement bien plus tatillonnes et regardantes à la dépense que leurs assurés qui viennent de perdre un être cher et qui cherchent à lui offrir un bel hommage. Les marges s’amenuisant, les cotisations augmentant, l’employeur d’Aurélie dut licencier deux salariés.

Aurélie, sur le coup, fut triste de les voir partir : il s’agissait de collègues de travail efficaces, avec lesquels elle avait toujours entretenu de bons rapports. Bien qu’entrée récemment dans la société, elle avait tout de même eu le temps de se lier un peu d’amitié avec Laurent, l’un des malheureux licencié, le thanatopracteur dont les services étaient de moins en moins réclamés.

Quelques semaines après les licenciements, Aurélie fut invitée par Laurent à manger un midi, en tête-à-tête. Intriguée, elle accepta d’autant que lui manquaient un peu les longues discussions qu’elle avait eues avec le technicien (elle se souvenait ainsi qu’il lui avait détaillé comment il s’y prenait pour extraire, avec délicatesse et dignité, tout le sang des corps qui lui étaient confiés. Sacré Laurent !)

Crémation : toujours faire appel à un professionnelÀ table, il ne fut — heureusement — pas question de thanatopraxie ; Laurent lui expliqua en fait, sur le ton de la confidence et sous le sceau du secret qui piqua encore plus la curiosité d’Aurélie, que, malgré ses réticences initiales à attaquer en justice un employeur agréable et honnête, avec qui il s’était toujours fort bien entendu et qui n’avait jamais posé de problème, il s’était malgré tout laissé convaincre par un ami syndicaliste qui l’avait franchement incité à déposer plainte : en effet, la lettre de licenciement ne spécifiait aucun motif, sapristi !

Comme murmuré pendant ce repas décisif, la plainte fut déposée. Et grâce à la diligence de ces institutions qui se sont fait fort de protéger toutes les veuves et tous les orphelins (même ceux qui n’ont rien demandé), à la surprise générale, l’entreprise de pompes funèbres, qui avait bien malheureusement déjà la corde au cou, fut condamnée à plusieurs dizaines de milliers d’euros de dédommagement. Somme qu’elle n’avait bien évidemment pas, ce qui l’obligea a mettre la clé sous la porte. Succès incontestable des syndicats, des prudhommes et du tribunal de commerce: de deux salariés licenciés, on passait à neuf, auxquels s’ajoutait le patron de l’entreprise lui-même, franchement dépité de devoir mettre fin à son activité, d’autant qu’il se sentait responsable du licenciement de ceux qu’il considérait aussi comme des proches. La perte sociale et économique de cette fermeture ne fut même pas compensée par le regain furtif d’activité des concurrents qui embaumèrent le patron qui se suicida quelques jours après la faillite définitive.

Aurélie se retrouve à présent sans emploi. Elle n’a pas le courage d’annoncer à son fiancé une telle nouvelle ; adorable, il comprendra sans doute mais psychologiquement, elle n’y arrive pas : depuis l’accident qui l’a laissée orpheline, elle a appris à prendre sur elle. Avec silence et détermination, il lui a fallu, à l’époque, rassurer ainsi sa jeune sœur. Aurélie est une battante, alors plutôt qu’attendre commisération et atermoiement de son fiancé, elle prend le parti de se reconvertir dans la mécanique. Après tout, nous sommes au XXIème siècle et plus aucun domaine ne doit être l’exclusivité des hommes. Et puis, c’est décidé : jamais une voiture dangereuse ne sortira du garage où elle travaillera. Elle contribuera par son professionnalisme à sauver des vies !

LOL-emploi.gouv.frQuelques tâtonnements à Pôle Emploi lui permettent de trouver une formation. Celle-ci achevée, Aurélie peut fièrement postuler à un premier emploi dans un garage proche de son domicile. La vie va reprendre son cours. Elle se prend à rêver : peut-être pourra-t-elle enfin concrétiser un projet de mariage, et un bébé, peu importe dans quel ordre ?

Heureusement, là encore, l’État veille et évite aux impétueux de se lancer tête baissée dans l’un des innombrables pièges que la société marchande, sans foi ni loi, tend à chaque détour de la vie. Le jour même de sa prise de fonction au sein du garage, l’inspectrice du travail, fort commodément en visite, met le holà à toute cette folie : malgré un contrat en règle, malgré des installations dernier cri, Aurélie ne pourra pas travailler dans ce garage. Celui-ci doit au préalable être équipé de toilettes pour femmes.

Les protestations d’Aurélie, qui ne voit pourtant aucun inconvénient à partager les mêmes toilettes que ses collègues, n’y changeront rien. L’inspectrice coupe court :

« La loi c’est la loi, elle est faite pour être respectée et protéger le salarié. »

La vie d’Aurélie devient singulièrement moins fun. Cet échec et ces mesquineries la laissent sans voix. Elle n’ose pas rentrer immédiatement à la maison : il va lui falloir une bonne dose de courage pour annoncer les tristes nouvelles à celui qui partage sa vie.

Quelques heures plus tard ce soir-là, Aurélie va reposer son sixième verre sur le comptoir. Elle sera arrêtée pour travail dissimulé par l’inspection du travail. Un rapport de police et les dépositions des deux inspecteurs du travail présents sur place permettront d’attester qu’Aurélie, à bout de nerf, aurait hurlé aux inspecteurs (visiblement plus avinés qu’elle) qu’elle a je cite dissimulé non pas son travail, mais son chômage, bande de gros cons fin de citation.

Vous vous reconnaissez dans cette histoire ? Vous pensez qu’elle ressemble à des douzaines de cas relatés par la presse ? Vous lui trouvez une résonance particulière dans votre vie ? N’hésitez pas à en faire part dans les commentaires ci-dessous !

Funérailles agitées

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Source : http://h16free.com/2014/02/21/29284-made-in-france-e4-aurelie-de-mal-en-pis


Le Mangibougisme passe le turbo et met les gommettes

jeudi 20 février 2014 à 09:00

On le sait : la bataille contre les gens qui meurent connement ne fait que commencer. D’abord parce qu’il y a de plus en plus de gens (il y a des statistiques dessus, c’est affolant). Ensuite parce qu’ils y en a de plus en plus qui meurent connement et notamment parce qu’ils n’ont pas mangé comme il fallait. Et ça, dans le monde qui est le nôtre au jour d’aujourd’hui et à l’instant présent qui nous occupe ici et maintenant, c’est proprement intolérable. Ne tolérons plus ça.

Heureusement, en France, l’élite politique et les responsables gouvernementaux ont pris la mesure de la tâche à accomplir et se sont empressés, depuis plusieurs années, de donner un objectif clair et précis à la population : lutter contre les nourritures trop grasses, trop salées, trop sucrées, et surtout, faire du sport régulièrement, boire quand on a soif, se couvrir quand il pleut, se laver les mains après le petit pipi et les dents avant le petit dodo. Grâce à la répétition ininterrompue de messages aussi pertinents que subtils (dans les publicités pour les Pépitos, sur les aires d’autoroute, à la radio, sur les paquets de chips et les bouteilles d’alcool, etc…) le message général a fini par percoler doucement dans la population et il a fort bien été compris : pour pouvoir mourir en bonne santé, il n’y a pas d’autres solutions que se passer de sel, de sucre, de gras, de drogues, il faut faire des efforts, tout le temps, il faut se restreindre, toujours, et garder le sourire.

Nos politiciens, en charge de notre santé collectivisée jusqu’au trognon, l’ont bien compris : il n’y aura pas de salut pour nous tant qu’il y aura du fun. Et puis, c’est pas comme si en France, la nourriture était une tradition ou un art de vivre. Laissons ça à la perfide Albion, tiens, qu’elle s’étouffe sous les douceurs bien préparées !

mangibougisme, programme nationale d'interdiction du fun

C’est donc tout naturellement dans cette optique de restriction du plaisir qui pourrit la vie qu’un épais rapport vient d’être remis à l’une des piètres excuses ministérielles actuellement en charge de la santé, Marisol Touraine. Et pour changer de tout ce qui a été fait avant, ce rapport préconise une nouvelle série de mesure (interdictions, taxations, vexations) pour inciter le cheptel les Français à suivre une alimentation encore moins fun plus équilibrée.

Eh oui : comme je le notais avec détachement dans un précédent billet qui évoquait la Fat Tax, la taxation de toute une série d’aliments méchants est évidemment LA solution pour résoudre le vrai et réel problème qui se pose à nous de limiter le fun et la joie de vivre déjà trop présents dans ce pays. Bon, ici, il faut comprendre qu’il ne s’agit pas d’un retour de cette Fat-Tax qui agita vaguement les médias il y a quelques mois. On va faire dans le subtil : au pays de Socialie, il y a des aliments méchants et des gentils. Alors pour passer les moments difficiles, avoir des surtaxes (sur les aliments méchants), c’est très utile. Les propositions envisagent de sous-taxer les aliments gentils, mais n’y comptez pas, c’est un gros bobard pour endormir les naïfs. (Baisser une taxe, en France, pffrt, franchement)

small double facepalmEt on sait que ce sera une réussite ! Rien de tel qu’une bonne taxe pour réduire le nombre d’obèses ou de maladies cardiaques, hein. D’ailleurs, depuis qu’il y a des taxes sur les cigarettes, il y a moins de fumeurs. Les taxes sur les alcools ont renvoyé la consommation de spiritueux au rang de curiosité. Et à l’instauration des taxes sur le carburant (nombreuses et gratinées), les ventes de voitures se sont effondrées et la consommation d’essence, de gasoil, de mazout et de kérosène a dégringolé. C’est connu.

Bien sûr, quelques tabassages taxatoires ne suffiront pas. Je vous le rappelle : nous sommes en guerre contre les gens qui meurent connement, et comme la connerie s’étend, il y a toujours fort à faire. Et pour cela, l’étatisme à la Française pourra se servir de ses deux mamelles habituelles : l’interdiction et la propagande.

eat your vegetables

Pour l’interdiction, rien de plus simple : on lâchera les législateurs fous comme on le fait régulièrement pour tout et n’importe quoi, et, après une solide ponte de quelques kilomètres de papiers gribouillés d’articles de lois illisibles, on pourra interdire certaines promotions en volume de méchantes boissons sucrées (disons, au hasard, des sodas américains qui butent des chatons mignons) ; cela ne suffira pas et il faudra aussi interdire complètement toute publicité pour certains produits, comme ceux de régimes amaigrissants sous toutes les formes (livres, méthodes, suppositoires, …) parce qu’il est maintenant reconnu qu’interdire de telles publicités amènera naturellement les gens à mieux se nourrir (mais si, c’est évident).

Et pour la propagande, on utilisera les moyens maintenant habituels des légions de petits empêcheurs de saler, sucrer et graisser en rond, ainsi que la panoplie courante de slogans agressivement niais et de brochures aussi colorées qu’idiotes. Innovation : on va introduire des petites gommettes de couleurs pour indiquer, comme à des enfants en bas âge, ce qu’il faut ou pas consommer, ce qui permettra de jeter à peu de frais une bonne louche d’opprobre sur les aliments déclarés impurs par les Hautes Autorités Sanitaires. L’échelle est déjà fixée, les couleurs seront sans ambiguïté et l’ensemble ressemblera grosso-modo à ça, pas du tout culpabilisant :

échelle nutritionnelle

La question évidente qu’on peut se poser maintenant, c’est comment nos élites enfiévrées vont parvenir à faire passer tout ça ? Fort simple, mes petits amis : on va utiliser l’arme efficace de l’égalitarisme qui rabote tout ce qui dépasse à commencer par les mets plantureux et les repas de famille festifs. Et c’est expliqué dès les premières pages du rapport : on va combattre le gras et les méchantes nourritures parce qu’à cause d’elles, les gens tombent malades et que ces maladies sont directement liées à la condition sociale des individus, pardi !

Ces maladies liées à la nutrition sont un facteur d’inégalités sociales de santé.

S’ensuit un magnifique bricolage logique sur le mode « Les pauvres ne savent pas s’alimenter, indiquons-leur comment procéder et donnons leur des tickets de réduction ». Les auteurs se sont manifestement fait violence pour ne pas traiter ouvertement les populations défavorisées d’idiots incapables de manger sain, mais cela transpire pas mal dans l’épais rapport, additionné d’un ou deux barils de commisération qu’un Zola n’aurait pas reniée afin d’enrober l’idée générale qu’en distribuant, encore une fois, de l’argent à des gens, on allait résoudre leurs problèmes (méthode dont tout le monde peut constater qu’elle a très bien marché jusqu’à présent).

Sauf que manger sainement ne demande généralement pas plus d’argent que manger des cochonneries (en moyenne, ces dernières sont plutôt plus cher). Distribuer des coupons et afficher des petits stickers aux couleurs vitaminées ne changera pas : l’idée que le principal problème de ces populations n’est pas d’abord celui de l’argent, mais d’abord un problème de temps semble échapper quelque peu au tableau grassement barbouillé par nos experts ; préparer un repas prend du temps, choisir des aliments sains mais peu cher est très consommateur de temps, planifier ses repas, ses courses prend du temps, et, comme je l’expliquais dans un précédent billet, c’est ce temps (et l’habitude, l’expérience qui se construisent dans la durée) qui manque cruellement.

Du reste, il faut ajouter à ça que les recommandations des « experts internationaux » sont, de plus en plus souvent, parfaitement contraires à l’hygiène alimentaire que la médecine, hors des poncifs entendus partout, valide obstinément. Ainsi, des individus persistent à manger en quantité des graisses de bonne qualité et s’en portent honteusement bien comme l’explique cet article, et que d’autres, faisant fi des remarques répétées des agences sanitaires anti-fun, salent copieusement leurs plats et ne s’en portent pas plus mal ; les exemples sont légions de « recommandations » foireuses, de petits stickers mal adaptés et de populations orientées dans la mauvaise direction.

Encore une fois, on nous sert une soupe bien amère : interdictions, stigmatisation, propagande, et messages douteux. On voit mal ce qui va encore pouvoir sortir de bon de ces recommandations d’autant qu’elles seront mises en musique par les habituels bras cassés qui nous gouvernent. Alors que la France a élevé la cuisine au rang d’art, elle s’apprête maintenant à saboter l’une de ses plus grandes richesses.

Ce pays est foutu.

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Source : http://h16free.com/2014/02/20/29260-le-mangibougisme-passe-le-turbo-et-met-les-gommettes


Le Venezuela et l’Argentine en disent long sur la France

mercredi 19 février 2014 à 09:00

Bon, décidément, la révolution bolivarienne, ça ne marche pas. Du reste, j’avais noté, il y a un an de cela, que ce qui se passait au Venezuela, à savoir l’application de principes socialistes de plus en plus étendus et profonds, conduirait inévitablement le pays à la ruine. Et mon pronostic s’était confirmé en octobre dernier lorsqu’on avait pu constater l’apparition de pénuries assez systématiquement associées avec les meilleures pages du collectivisme. À présent, le socialisme chavezoïde part totalement en sucette.

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Et c’est, finalement, parfaitement logique : encore une fois, et comme dans toutes les expériences précédentes, le conducteur ivre a planté la voiture dans le fossé. Encore une fois, les embardées qui ont précédé le plantage ont toutes été mises sur le dos des conditions atmosphériques, de la qualité de l’asphalte, de l’imprécision des commandes de bord et de la mauvaise volonté générale des éléments extérieurs à se comporter comme le désirait le pilote bourré. Et comme on peut s’y attendre, alors que les pompiers seront mobilisés pour désincarcérer son corps mutilé de l’épave fumante, vous pouvez être sûr que la presse française commentera l’accident en notant le retard des secours, l’absence de marquage au sol, le virage bien trop sec, la route bien trop humide, et ne voudra jamais voir le conducteur bien trop imbibé.

Le socialisme ne marche pas, même pas une fois, même pas en rêve, même pas par hasard ou sur un malentendu. Jamais. Et encore une fois, un pays dirigé par un socialiste s’en va droit à la guerre civile. Encore une fois, les intellectuels (notamment Français) s’empresseront de ne pas mettre le désastre sur le dos des responsables pourtant évidents, un Chavez à moitié fou et un Maduro parfaitement incompétent, tous les deux baignés d’une idéologie mortifère qui a pourtant déjà maintes fois prouvé qu’elle ne marchait pas.

Encore une fois, les petits excités du socialisme réel nous expliqueront deux choses qu’ils qualifieront d’évidentes.

D’une part, cet échec n’est pas un échec du socialisme. Même si une goutte de merde dans un bol de soupe a cette fâcheuse tendance à produire un bol de merde, et même si l’introduction d’une toute petite quantité de socialisme dans une société aboutit systématiquement à une baisse de la satisfaction générale, tout ceci n’est qu’un nouvel essai raté qui ne pourra jamais être mis au débit du vrai socialisme, le pur, qui n’entraîne que joie, bonheur et lendemains qui chantent, parce que c’est marqué sur la petite brochure rouge.

dinosaure communisteD’autre part, cet échec n’est que la conséquence logique des émeutes de plus en plus violentes actuellement à Caracas, qui ne sont elles-mêmes que le résultat de complots ourdis par la CIA américaine / la machination des sauriens / la finance internationale apatride, trio mémorable toujours fourré dans les pattes des liders maximos, minimos et approximativos qui se lancent dans le communisme avec cœur, ferveur, humanisme, et une bonne cargaison d’armes automatiques, butez-moi ces dissidents sans attendre merci.

MélenchonEn attendant, on n’entend guère les pépiements de Mélenchon qui devrait pourtant se réjouir de constater que tout un peuple se lève, unanime ou presque, pour retrouver sa liberté. On ne lit pas beaucoup, dans les colonnes d’habitude enfiévrées de Libération, de mise en perspective des « millions » de pro-chavistes qu’on voyait défiler lors de la campagne de Maduro, et les quelques protestataires violents dans les rues de Caracas… Pas de remise en question des scores pourtant fleuves de ces élections, alors que, pourtant, des fraudes avaient été repérées.

Et pendant que le Venezuela montre clairement que l’expérience chaviste est un échec cuisant qui aboutit, pour un pays exportateur de pétrole, à des inégalités creusées, une société plus violente et plus pauvre, où les pénuries sont maintenant choses communes, et ce pendant que l’argent du pétrole n’arrive pas à calmer les ventres populaires, l’Argentine montre que les mêmes recettes socialistes provoquent les mêmes effets catastrophiques.

Rassurez-vous : aucun parallèle n’est fait entre les trajectoires de ces deux pays et celle de la France, par exemple. C’est dommage, parce qu’il y a plusieurs éléments qui laissent penser que tout ceci ne doit rien au hasard.

libération tractPire : si le Venezuela montre surtout l’attachement indécrottable des « intellectuels » français au communisme le plus romantique dans les journaux et le plus délétère dans les faits, l’Argentine montre, elle, que le mal est profond et s’étend bien au-delà de quelques universités et quelques épaves journalistiques en attente d’une aumône étatique. Le pays sud-américain, qui était encore la 9ème puissance mondiale en 1950, est en effet l’heureux bénéficiaire du soutien financier de la Banque de France.

Oui oui, vous avez bien lu, contribuable français : vous soutenez l’Argentine. Et quel soutien !

Comme le détaille ce fort intéressant article de Jean-Philippe Feldman paru récemment dans Les Échos, l’Argentine a eu recours, il y a une dizaine d’années, à un certain nombre de prêts pour redresser ses finances et tenter de sortir du bourbier dans lequel une bonne petite dose de socialisme l’avait fourré (si vous voyez comme un motif qui se répète, c’est que la propagande journalistique française n’a pas totalement fonctionné). Ces prêts furent alors placés volontairement par l’État argentin sous juridiction américaine, et ce afin de rassurer les prêteurs sur sa volonté de remboursement. Sans grande surprise, lorsqu’il a fallu rembourser, patatras, le gouvernement de Buenos Aires fit volte-face. Et la juridiction américaine, seule compétente en vertu des accords conclus par les parties prenantes, a tranché, à plusieurs reprises, dans le sens des prêteurs : les engagements pris par contrat doivent être respectés et le gouvernement argentin doit donc rembourser, il n’y a pas à tortiller. Ici, vous pourrez insérer l’un ou l’autre juron habituel anti-capitaliste de votre choix, ainsi que le mode « Complot de la CIA » qui s’impose à l’évidence.

Devant cette déconfiture, incroyablement, les autorités françaises ont choisi de soutenir publiquement le gouvernement argentin spoliateur. Comme l’explique fort bien Jean-Philippe Feldman :

« Entre les prêteurs lésés et un gouvernement malveillant, Paris a choisi de soutenir ceux qui renient leur parole, ceux qui violent les contrats, ceux qui ignorent leurs engagements. »

C’est bien résumé : les élites politiques et financières françaises se fichent comme d’une guigne de toute moralité, de la parole donnée ou de la nécessité d’un respect minimum des contrats, ou de la Loi en général. Opérés de la honte très jeunes et habitués très tôt à ne voir dans la morale qu’une encombrante convention sociale dont on devra se départir très vite pour accéder aux plus hautes fonctions de l’État, les politiciens et technocrates français illustrent ici qu’ils sont aussi touchés par le mal qui ronge l’Université et la presse française, gauchisées à outrance au point d’en être caricaturaux.

Et lorsqu’on apprend que non seulement la France fait un joyeux trampoline sur la loi internationale, mais qu’en plus elle a eu la judicieuse idée de faire contracter par la Banque de France des relations avec la Banque Centrale Argentine (apparemment, c’est la seule banque centrale au monde à accepter ce type de rapprochement avec le régime Kirchner), on comprend qu’il n’y a plus de limite dans l’indécence et l’immoralité ; l’idéologie dogmatique des élites, qu’elles soient jacassantes ou agissantes, est devenue une manie si compulsive qu’elle permet d’affirmer, sans se tromper, que ce pays est foutu.

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Source : http://h16free.com/2014/02/19/29236-le-venezuela-et-largentine-en-disent-long-sur-la-france


Filippetti veut continuer à spolier les salariés

mardi 18 février 2014 à 09:00

Il ne fallait pas en parler, il ne fallait pas l’évoquer, il ne fallait même pas y penser. Mais voilà, entre les conclusions d’une Cour des Comptes décidément sans pitié et les besoins de plus en plus pressant de réforme, le MEDEF a lâché le morceau : selon lui, le régime des intermittents du spectacle coûte bien trop cher pour pouvoir être conservé en l’état. Ouragan immédiat, total et de force 5 sur le PAF d’Aurélie Filippetti, l’onomatopée rigolote en charge du ministère de l’Aculture.

Le Medef a une attitude encore plus agressive et scandaleuse que celle qui consiste à cotiser 200 millions d’euros pour en toucher 1 milliard en retour sur le dos des autres salariés ! Il veut tuer la culture, cette culture que le monde nous envie mais n’a que foutre. Je n’accepte pas les attaques de ce type contre des personnes, artistes et techniciens qui, s’ils se mettent en grève, me coûteront mon maroquin, d’autant qu’ils sont derrière les caméras, les pupitres de régie, les rotatives, les micros. Difficile d’exister médiatiquement sans eux ! Et puis, économiquement, on a besoin des intermittents comme le pendu de sa corde, enfin voyons ! D’ailleurs, quand vous investissez un euro dans un festival ou un établissement culturel, vous avez de 4 à 10 euros de retombées économiques pour les territoires. Oui oui, sans mentir sur la vie de ma mère je te fais un fois-quatre à fois-dix avec mon investissement dans le festival, j’te jure !

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Oui, certes, je romance quelque peu les paroles de l’Onomatopée. Mais je vous assure que je n’ai pas détourné les idées de base : elle a bien effectivement comparé la disparition (pour le moment hypothétique) du statut d’intermittent du spectacle avec la mort de la culture, persuadée qu’elle est sans doute qu’avant la mise en place de ce statut, la France était un désert culturel (alors que depuis, la vigueur de la production française, qui sert maintenant de référence partout dans le monde, ne laisse aucun doute).

Et oui, elle a aussi clamé que pour un euro d’investissement dans un festival ou un établissement culturel, les retombées étaient de 4 à 10 euros pour les territoires, ce qui est bel et bien un retour sur investissement de 400 à 1000%. C’est, évidemment, complètement impossible, et il n’y a pas à chercher longtemps pour comprendre que la pauvrette mélange des choux et des carottes, les bénéfices retirés par les commerces périphériques à un festival ne pouvant être mis au même plan que l’argent qui aura été dépensé pour l’événement et qui devra trouver sa rentabilité au travers des places, de sponsors publicitaires, ou, plus probablement en France, d’une bonne grosse subvention joufflue. Et si les spectacles en France étaient, en général, bénéficiaires avec ce genre de rentabilité (qu’on ne doit même pas trouver à Hollywood), je crois que tout le monde se précipiterait pour investir d’une façon ou d’une autre.

On constate encore une fois que les intérêts bien compris de la ministre n’ont pas grand-chose à voir avec l’intérêt général, notion floue depuis longtemps enroulée dans son petit mouchoir en dentelle monogrammée oublié au fond d’un tiroir républicain, bien loin des yeux et de ses préoccupations immédiates.

L’intérêt général, elle s’en contrefout. D’abord, c’est qui ? Ce n’est pas lui qui la paye, hein ! Et puis ce n’est pas l’intérêt général qui va lui assurer son poste encore trois ans, ni même lui garantir une rente de député. Alors que si elle brosse dans le bon sens les intérêts de gros groupes acoquinés à l’État, elle pourra sans doute piloter sa carrière pour terminer proprement, comme par exemple une Albanel recyclée à l’un de ces juteux emplois fictifs. Et pour s’assurer un tel poste, il ne faut surtout pas tacher sa réputation générale et mettre en danger les éventuelles relations commerciales qu’elle pourrait avoir dans le futur, avec en face d’elle et selon de fortes probabilités l’un ou l’autre intermittent du spectacle dont le statut, justement, est à l’étude actuellement.

Autrement dit, il est plus qu’urgent de ne pas faire de vague à son poste pour s’en ménager un plus tard. Et pour éviter les vagues, la dernière chose qu’on veut, c’est regarder la réalité en face.

Cette réalité, décortiquée par la Cour des Comptes à de multiples reprises, a montré sans ambiguïté que le statut des intermittents était ultra-favorable, et ce en dépit (et à cause) d’un déficit — qualifié de structurel par les magistrats — qui avoisine le milliard d’euros tous les ans depuis 10 ans. Et cela se traduit par le constat, là encore très critiquable, que les intermittents quittent pour la plupart d’entre eux leur situation de travail quelques jours après avoir effectué le nombre de jours nécessaire pour être titulaires de droits, et qu’ils retrouvent souvent une activité au moment où ils ont épuisé leurs droits. Comme c’est commode !

Cette réalité, Orélifilipéti ne veut pas la voir, et surtout, elle ne veut pas la combattre. Peu importe que les salariés payent pour le différentiel, cette petite musique lui est désagréable. Peu importe qu’une inégalité supplémentaire vienne miner une fois de plus le pacte républicain ♬ tagada ♪ qui devrait permettre la solidarité intergénérationnelle ♫ tsoin tsoin ♪. Si l’onomatopée ministérielle était là pour combattre les inégalités réelles, palpables et constatées, ça se saurait.

Winston Churchill SocialismNous sommes en France. Les avantages d’une corporation, d’un statut ou d’une profession ne seront jamais remis en question, même lorsque les pires abus sont pourtant constatés, parce que cette corporation, ce statut ou cette profession ont obtenu ces avantages précisément parce qu’ils ont un pouvoir de nuisance important. C’est ce pouvoir de nuisance, accordé exclusivement par lâcheté et par un calcul politique minable de court-terme, qui leur a permis d’obtenir l’avantage en premier lieu, d’en user puis d’en abuser en second temps, et enfin de s’y accrocher avec la dernière des énergies. L’égalité tant vantée par les socialistes d’opérette agit ici comme un but inatteignable, lointain et chimérique auquel, il faut bien le dire, aucune de ces brochettes de ministres incompétents ne croit, même vaguement.

En réalité, l’actuelle ministre de la Culture montre ici pour qui elle roule : sa chapelle de paroissiens cultureux enivrés de subventions et d’argent des autres. Elle montre ici quel intérêt elle défend : le sien, bien compris, qui sur le long terme imposera de ne surtout pas faire de tort à ses ouailles. Elle montre ici n’avoir absolument rien à faire de l’équilibre des comptes, de la simple décence élémentaire de demander à tous de faire les mêmes efforts en temps de crise.

Et s’il faut continuer à spolier les autres salariés pour protéger les intermittents, eh bien, qu’à cela ne tienne.

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Source : http://h16free.com/2014/02/18/29213-filippetti-veut-continuer-a-spolier-les-salaries