PROJET AUTOBLOG


Hashtable

Site original : Hashtable
⇐ retour index

Made in France, E16 : « Elle court, elle court, la maladie d’amour »

vendredi 23 mai 2014 à 09:00

Tranches de vie ordinaires en République Démocratique (et Populaire) Française, imaginées mais pas dénuées de réalité – Épisode 16 : « Elle court, elle court, la maladie d’amour. »

Par h16 et Baptiste Créteur.

Ce n’est pas un hasard si l’Ode à la Joie est l’hymne européen. Après des millénaires de guerres, de pillages et de conquêtes, après des génocides et des massacres, après des révolutions sanguinaires, des folies furieuses et des déportations silencieuses, après le déchirement du christianisme et les ravages des cavaliers de l’Apocalypse, après le socialisme national et le communisme international, l’Europe est devenue un continent de joie, paix, de prospérité et d’amour.

Ô joie ! La social-démocratie partage équitablement les fruits de la croissance entre les subventions agricoles et l’aide au développement de la corruption et des détournements. Ô joie ! Dans tous les pays européens, l’État-providence assure un filet de sécurité aux partis dépensiers qui transforment sa générosité en électeurs convaincus.

En France, le Président de la République, imparfaitement démocratique et parfaitement démotivant, a fait campagne sur une société apaisée, douce au toucher, à la bonne odeur de Soupline et sur le « Plus jamais ça » visant à débarrasser les Français d’un président au kärcher vraiment trop bling-bling. De divorces en adultères, de remariages en liaisons, les Français vivent avec leurs présidents des histoires à l’eau de rose auxquelles les émissions de service public et de télé-réalité offrent un miroir surprenant.

Mais surtout, la France est un pays gentil, un phare dans la nuit qui couvre l’Europe de son austérité et voile l’Afrique de son islamisme.

Egalité, Taxes, Bisous : République du Bisounoursland

Dans les ténèbres du monde, entre de fulminants patrons voyous, une finance apatride et sans visage, des groupuscules fascistes et d’affreuses créatures mondialisées, les petits lutins mignons de l’État-providence continuent leur œuvre pour l’avènement d’une conscience universelle de l’égalité réelle. Avec leurs petites mains, ils entrent des numéros de Sécurité Sociale dans de grosses machines aux tubulures cuivrées polies par les ans. Ils écoutent patiemment les blessés de la vie, les nécessiteux et les défavorisés. Ils sont la colonne vertébrale du vivre-ensemble, le cœur du contribuable, le poumon cancéreux d’une France qui fume l’argent qu’elle emprunte pour des rites sacrificiels au dieu Amour, et aussi l’anus d’une administration pléthorique.

Tout cela avec leurs petites mains et leurs petits doigts.

love

Et avec eux, chaudement emmitouflés dans des gants de boxe, les lutins de la Sécurité Sociale s’ingénient à vider les caisses primaires et ancestrales dans les hottes des facteurs syndiqués qui distribuent chaque mois un peu d’amour dans les boîtes aux lettres des grands enfants de l’État-maman. Gants de boxe et petits claviers mal foutus résultent parfois en de malencontreuses erreurs, qui résultent en égarements de l’amour républicain à des destinataires qui ont le culot de n’en avoir pas besoin.

C’est le cas de Nicole.

Alors qu’elle vérifie minutieusement les calculs de son budget pour le mois écoulé, elle comprend enfin pourquoi ce mois-ci est bien plus simple à boucler que les précédents : tout indique que la Caisse Primaire d’Assurance Maladie lui a versé 911 euros. Par erreur. Nicole écarte rapidement la thèse conspirationniste (9/11, le 11 septembre, Al Qaïda, la CIA, les chemtrails et autre projet HAARP ne sont pas responsables de ce surplus sur son compte), et comprend qu’on lui a versé une indemnité journalière. Sauf qu’elle est en parfaite santé et qu’elle se rend chaque jour au travail, comme d’habitude.

Là où d’autres auraient gardé l’amour républicain tarifé indûment perçu, Nicole en informe la CPAM par téléphone. Originalité : c’est « Les 4 saisons de Vivaldi » qui a été choisi comme musique d’attente et ça tombe bien puisque le morceau complet du compositeur italien dure à peu près 45 minutes, temps qu’il faut à Nicole pour tomber sur un interlocuteur auquel elle expliquera qu’elle touche des indemnités journalières alors qu’elle est en parfaite santé (« Vous allez rire, j’appelle d’ailleurs de mon travail ») :

Vous pourriez avoir des problèmes. Si vous touchez des indemnités journalières, vous n’avez pas le droit de travailler.
- Mais je ne suis pas malade !
- Vous savez très bien que cette somme correspond à des indemnités journalières pour votre arrêt maladie !
- Je n’ai jamais déposé d’arrêt maladie !

Et là, paf, le lutin (peu commode) raccroche. Nicole tente à nouveau l’appel, mais ses six ou sept tentatives suivantes sont infructueuses (et puis Vivaldi l’agace). Elle se décide à écrire à la Caisse. Son employeur, inquiet que la Caisse lui demande des comptes par la suite, appelle un ami qui y travaille pour intercéder en sa faveur (Quand c’est la République qui distribue de l’amour, ce sont les bons amis qui font les bons comptes, n’est-ce pas).

Quelques jours plus tard, Nicole reçoit une lettre. C’est un attaché de direction à la CPAM qui lui écrit, reconnaissant que ses services ont commis une bévue et il l’informe que le problème était en passe d’être sur le point de pouvoir être bientôt réglé incessamment sous peu. Il va jusqu’à louer son honnêteté :

Nous n’aurions jamais pu, sans votre honnêteté, nous apercevoir de ces sommes indûment versées.

Nicole n’en croit pas ses oreilles en parfaite santé.

Et quelques jours plus tard, ce sont ses yeux en parfaite santé qui s’écarquillent lorsqu’elle découvre un nouveau courrier, exigeant le recouvrement de 1422 euros, les prestations lui ayant toujours été versées pour ses jours d’arrêt maladie du 3 au 7, courrier assorti d’un autre, la convoquant au service des arrêts de travail pour examen médical.

Dans sa réponse écrite (elle n’a pas 75 minutes de Vivaldi à perdre), elle tente de conserver son calme et demande à la Caisse de cesser ses versements et qu’elle refuse de se rendre à l’examen, puisqu’elle est en bonne santé et qu’elle n’a aucune envie de s’absenter de son travail.

La réponse à sa réponse est calquée sur la même logique que ce qui a amené Nicole au milieu de ces petits engrenages aux mouvements inexorables : en ne se rendant pas à l’examen médical, elle joue avec le feu puisque ses prestations pourraient ne plus lui être versées ! Et puis, elle a intérêt à avoir une excuse en béton pour ne pas se rendre à l’examen médical, non mais des fois. Un mot de ses parents ou de l’État-maman fera l’affaire.

En France, dès qu’un enfant s’égare ou qu’une bévue est commise, la première question posée est « Mais où est donc l’État-maman ? » Nicole, elle, ne sait pas trop bien comment dialoguer avec lui et lui faire comprendre son erreur. Et c’est finalement l’attachant attaché de direction qui lui apportera des éléments d’explication lorsque, en désespoir de cause, elle se rend directement dans les locaux de la Caisse :

Notre système de traitement est un peu archaïque. Il y a des lutins hommes derrière les écrans, mais, dans la masse des dossiers traités chaque jour, bon, des fois, il arrive que se glissent des erreurs dans nos livraisons d’amour. Ce ne sont pas les lutins hommes qui font les erreurs, notez bien, mais le plus souvent, ce sont les machines qui ne parviennent pas à déchiffrer ou interpréter les arrêts maladie. Voili voilà, rien de grave. Signez là, là et là, je tamponne ici et là et tout devrait rentrer dans l’ordre… Vous voulez un petit cachou ?

Décidément, l’amour républicain semble n’en faire qu’à sa tête. Les visions chamaniques sténographiées sur papyrus des auspices et les aruspices de la Providence, introduites avec effort dans les calculateurs collectivistes, sont parfois capricieusement retranscrites, et font des victimes comme Nicole, innocentes, qui reçoivent un amour dont elles se seraient bien passé, harcelées par les avances de lutins qui veulent à tout prix refiler au plus grand nombre un peu de leur amour vicié.

Espérons pour les habitants de la République du Solidarland que les lutins cesseront un jour de prendre leur argent pour le manger et leur cracher le reste à la figure…

L’État-providence est à la solidarité ce que le viol est à l’amour. – @jabial

socialsecurity

Vous vous reconnaissez dans cette histoire ? Vous pensez qu’elle ressemble à des douzaines de cas relatés par la presse ? Vous lui trouvez une résonance particulière dans votre vie ? N’hésitez pas à en faire part dans les commentaires ci-dessous !

J'accepte les Bitcoins !

17tep9oNaQhiqC1gEND9Nr57zEdU9kLRkg

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Source : http://h16free.com/2014/05/23/31309-made-in-france-e16-elle-court-elle-court-la-maladie-damour


Calamité ! Montebourg va s’occuper du crowdfunding français

jeudi 22 mai 2014 à 09:00

Arnaud Montebourg est un ministre actif. Il s’occupe de l’économie de la France, il défend la veuve, l’orphelin et l’entreprise française contre toute ingérence étrangère surtout si cela peut sauver l’entreprise en question. Mais cela ne lui suffit pas. Il a de la frétillance à revendre, de l’agitation à mettre à profit. Alors il s’attaque au crowdfunding.

Et lors de la fête du crowdfunding organisée par l’association Financement Participatif France (FPF) samedi dernier, au lieu d’y envoyer la ministre dédiée au numérique, Axelle Lemaire, Arnaud Montebourg s’y est rendu lui-même, histoire de bien montrer son implication dans le sujet (et il a peut-être jugé qu’Axelle ne ferait pas l’affaire, encore que ce sexisme hypothétique ne soit pas dans les habitudes de Sa Grande Frétillance).

small implied facepalmOn se souvient que les efforts de Pellerin dans le domaine du crowdfunding avaient quelque peu laissé des traces. Même si la nouvelle règlementation que le gouvernement pousse actuellement permet de simplifier un peu l’accès au capital participatif (elle limite l’obligation du lourd prospectus AMF aux seules levées de fonds supérieures au million d’euros, et allège la paperasserie pour les levées plus faibles), elle impose tout de même un don maximal de 1000€ par internaute, ce qui, pour le coup, est particulièrement faible, pour ne pas dire étriqué. En outre, l’ensemble des mécanismes proposés pousse (ou favorise, voire impose) une intervention difficilement canalisable des entités d’État qui font tant de bien à ce pays à commencer par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) et la Banque Publique d’Investissement (BPI) dont la vice-présidente du conseil fut Ségolène Royal, ce qui en dit long sur le sérieux du bousin administratif destiné à placer les thunes du contribuable.

royal : la crisitude

En effet, le ministre a évoqué l’éventuelle mise en place d’un fonds d’abondement du prêt, sur le principe que pour 100€ abondé par l’internaute, l’État mettrait lui aussi 100€ via la BPI ou la CDC. Le brave chevalier Arnaud du Crowdfunding en a aussi profité pour appeler les Français à sortir l’argent de leurs bas de laines dodus pour les investir dans ces sémillantes plateformes, au motif que les banques et les assurances ne prêtent pas assez aux entreprises, et qu’il faut donc absolument faire quelque chose.

Moui. L’État qui « investit » autant que les investisseurs particuliers, voilà qui donnera immédiatement des sueurs froides à toute personne un minimum consciente de ce que veut dire « l’État rentre dans mon capital » et ce n’est pas Heuliez qui me contredira (et bises à Ségolène, hein).

D’autant que la raison invoquée par Montebourg laisse un tantinet perplexe : apparemment, l’État doit investir parce qu’il se doit d’être stratège, et puis c’est tout.

« Si ces plateformes ont besoin de capital pour accélérer leur internationalisation, nous l’apporterons. C’est cela, un État stratège. »

Avec nos sous, donc, et son passif chaotique en matière d’investissements à la qualité fort variable, je ne suis pas sûr que cet État-là puisse réellement servir de référence.

montebourg finance

Mais voilà : investir n’est déjà pas chose aisée en France pour un Français et il semble évident que pour que nos belles plateformes grossissent, et que nos entreprises grossissent avec, il faut uniformiser les règlements (notamment fiscaux et financiers) dans toute l’Union européenne afin de faciliter les investissements étrangers chez nous. En vertu de quoi, Arnaud Montebourg aimerait donner une portée européenne à la réglementation française, parce que déjà, seuls dans notre coin, c’est particulièrement joli, alors à 28, cela promet un renouvellement sans fin du spectacle. De façon surprenante, certains (à commencer par François Carbone, le vice-président de la FPF, et qui a organisé l’événement dans lequel Montebourg est venu frétiller de la tête) semblent trouver cette idée géniale même si, bien sûr et comme d’habitude, quelques petits obstacles restent à franchir :

« Cela sera difficile à mettre en place, car la réglementation européenne est très structurante et cela nécessiterait de revoir certaines directives européennes. Mais la légitimé de la France sur le sujet est bonne. »

aurelie filippetti netflixContrairement à Carbone, je ne m’avancerai pas sur la légitimité de la France au sujet du crowdfunding tant il m’apparaît incertain de qualifier comme légitime sur un tel sujet un pays dont les ministres pourchassent avec une hargne assez volubile les entreprises (au point de pousser les nouveaux entrants potentiels à s’installer au Luxembourg).

En revanche, en ce qui concerne l’idée qu’il faille étendre l’intervention de l’État dans le crowdfunding au niveau européen, je peux déjà affirmer sans me tromper que, d’une part, la nécessaire modification d’une demi-douzaines de directives européennes (notamment financières) promet cette idée à un avenir absolument radieux, et d’autre part, je ne suis pas absolument sûr que l’interventionnisme à la française marche aussi bien que ça auprès de nos partenaires qui commencent doucement à en avoir assez de notre arrogance et de nos factures. D’autant que, je le rappelle, les interventions des politiciens français dans le milieu du crowdfunding n’ont toujours pas prouvé leur efficacité jusqu’à présent, et leur historique global de réalisations autorise un sain scepticisme sur leurs actions ultérieures.

On pourrait croire que ce morceau est largement suffisant pour occuper le ministre : envisager une telle réforme européenne, chapeau ! Mais que nenni, il en faut plus pour fatiguer Arnaud qui va plus loin en déclarant aussi vouloir, pour la France, une visibilité internationale :

« La seconde brique de ma stratégie, c’est la visibilité internationale. Je souhaite faire de Paris la capitale européenne du crowdfunding. »

Et pour obtenir une visibilité internationale, outre le fait d’échanger des lettres d’insultes avec des patrons étrangers, on peut aussi :
a/ organiser un événementiel à Paris, comme par exemple la prochaine rencontre annuelle du réseau européen des plateformes de crowdfunding, et
b/ organiser un événementiel à Paris, comme par exemple les nouvelles Assises du Financement Participatif, en décembre prochain.

Inutile de dire qu’après ces deux événementiels, ça va pulser grave du crowdfunding en France.

Encore une fois, toute cette agitation moutebourgeoise s’apparente fort à de grandes envolées lyriques remplies d’air chaud dans le meilleur des cas, et, dans le pire, à une nouvelle bordée d’interventionnisme d’État. Si cette intervention avait effectivement pour but d’alléger la masse considérable de régulations et d’assouplir les relations entre les entrepreneurs et les investisseurs, on pourrait s’en réjouir. Mais il n’en est rien : pour un assouplissement valable ou constaté, les gouvernements qui se succèdent et se copient ajoutent deux ou trois contraintes, taxes ou un petit paragraphe règlementaire qui insèrent un peu plus l’État et ses institutions entre les individus, entre les adultes responsables qui, d’un côté, entreprennent et de l’autre, investissent.

De ce point de vue, on ne peut souhaiter qu’une chose : que l’État et tous ses commis, à commencer par Montebourg, se désintéressent de ces questions. Qu’ils s’en aillent loin et laissent les gens tranquilles, respirer sans leur aide étouffante de sollicitude, asphyxiante de prévention, mortifère de bonnes intentions calculées. Voilà qui offrirait de réelles opportunités de croissance à la France.

J'accepte les Bitcoins !

1FzguvCYHf4B4zT9Ho25mijgfDxDz3ngDL

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Source : http://h16free.com/2014/05/22/31291-calamite-montebourg-va-soccuper-du-crowdfunding-francais


Les 500 jours de Laurent Fabius

mercredi 21 mai 2014 à 09:00

Palpitance et révélations : Laurent Detritus Fabius, l’actuel prétexte qui sert de ministre des affaires étrangères, a rencontré le 13 mai dernier à Washington son collègue américain John Kerry pour discuter de questions variées sur la situation en Iran, en Ukraine et en Syrie.

On supposera sans mal qu’il a dû évoquer, en privé, les bidouillages électroniques des Américains, et qu’il a probablement commenté l’excellent repas qui lui a été servi. Il a même peut-être fait un petit selfie avec John, histoire de compléter son album de famille. Et, histoire de détendre l’atmosphère, il aura probablement échangé avec son homologue américain une petite blagounette préparée de longue date par son staff. Mais une chose est certaine et elle a retenu l’attention de toute cette presse frétillante à l’idée d’annoncer une catastrophe majeure : il a aussi évoqué le changement climatique.

Et là, surprise, il n’y est pas allé avec le dos d’une poche de sang contaminé :

« Avec John, nous avons discuté d’un certain nombre de questions importantes, y compris la question du changement climatique, du chaos climatique. Nous avons 500 jours pour éviter le chaos climatique. Je sais que le président Obama et John Kerry se sont engagés pour cette cause et je suis convaincu qu’avec eux, et avec beaucoup d’autres de nos amis, nous pourrons réussir sur ce dossier important. »

Diable, foutrezut, on apprend des choses au détour d’un petit voyage d’affaire du Laurent, dites donc ! Parce que si l’on y réfléchit deux minutes, 500 jours, ça ne fait pas long avant le chaos. C’est même tellement court que ça ne peut qu’interpeler, et déclencher une réaction effarée des journalistes et de l’assistance qui meurt d’en savoir plus. À moins bien sûr de se rappeler que dans un peu plus de 500 jours, la France va organiser la 21ème conférence sur le climat, ce qui tombe diablement bien. Qu’il est malin, ce Laurent, tout de même !

fabius le malin

Manque de bol ou distraction des journalistes français qui n’écoutaient peut-être pas à ce moment (ou, autre hypothèse raisonnable, n’ont absolument rien à battre du ministre des affaires étrangères lorsqu’il est en goguette, tant ses précédents voyages se sont soldés par un vide quasi-intergalactique), la nouvelle n’a guère ému les foules en France. Pas d’édition spéciale au 14 mai avec des gros titres en 4 colonnes à la une sur le mode « 500 JOURS AVANT LE CHAOS », pas d’article en pleine page et photo couleur, pas même une demi-page. Laurent a bien vérifié lui-même, il n’était sur aucune des Unes des grands journaux le lendemain. Il n’apparaissait que dans les pages intérieures, au mieux, ou (affront ultime) dans les brèves, au pire. Même les mots croisés ou les programmes télés ont été plus lus que ses déclarations américaines.

Zut et flûte.

Le plan média du ministre est donc un ratage.

Ce n’est pas grave. Puisque l’aide du public n’a pas fonctionné, il peut utiliser son deuxième joker et appeler un ami à la rescousse. Et c’est ce qu’il a fait de façon rudement sioux : il a utilisé une intervention à l’Assemblée Nationale d’une député écolo qui passait son bizutage pour en remettre une couche. C’est qu’il est malin, notre Laurent, tout de même !

fabius le malin

Lors d’une question au gouvernement, Duflot, redevenue simple député à la voix chevrotante, a décidé de poser une question idiote qui a donc immédiatement donné l’occasion à Fabius de fournir une réponse débile. Dans sa question, elle nous apprend qu’on a atteint le point de non-retour climatique (et donc, a priori, que c’est fichu, les enfants, on va tous mourir) et elle en profite pour demander au gouvernement ce qu’il compte faire pour la transition énergétique.

En toute bonne logique, tout un chacun aurait pu répondre que, foutu pour foutu, autant organiser une soirée mousse géante ou quelque chose comme ça, quitte à claquer des thunes avant la fin du monde et mourir joyeusement. Mais en tout cas, puisque le point de non-retour est atteint, il n’y a plus rien à faire et donc aucune raison de se prendre la tête avec des mesures écologiques qui, par définition d’un point de non-retour, ne serviront à rien si ce n’est à prolonger une agonie qu’un bon claquage de pognon des familles dans une immense fiesta planétaire pourrait largement rendre plus supportable.

Eh bien que nenni : Laurent, lui, a bien compris qu’après ce point de non-retour se situait un petit morceau de gras, un petit bout de rab bien dodu, évalué à 500 jours, tout rond, par ses services et après un puissant calcul du Pipovac 2000 du Ministère des Affaires Étrangères. Vraiment, quel chic type ce Laurent, il nous sauve la mise et nous amène, tout doucement, tout gentiment, fin 2015, date à laquelle nous serons certes au milieu du chaos climatique mais où Laurent, lui, sera à faire le beau à sa conférence sur le climat à Paris. Il est vraiment malin, ce Laurent.

fabius le malin

Bon, je charrie un peu le plus jeune chauve des ministres des affaires étrangères, mais oh là, oh, un peu de sérieux :

« Vous seriez bien mal inspirés de vous moquer de cela parce que c’est l’avenir de l’humanité qui est en jeu dans cette affaire. »

Oui, vous avez bien lu : sous ses dehors de potiche mal fagotée, Cécile Duflot cache en réalité une voyante extra-glucide pardon une responsable politique affûtée comme un pot de saindoux qui pose des questions qui engagent tout l’avenir de l’humanité, pouf, d’un coup comme ça. Et ça, messieurs dames, ça se passe en France, dans votre Assemblée Nationale, avec vos sous et en direct. C’est grand, c’est beau, c’est assez magnifique de voir cette femme et cet homme se dresser comme un seul homme … comme heu … se dresser pour dire « Réveillez-vous, si nous ne faisons rien, il risque de se passer quelque chose de terrible au niveau planétaire ! »

Et les faits sont absolument accablants : la fonte des glaciers de l’Antarctique est, selon la député, maintenant irréversible. Voilà un fait qui est fort troublant, sachant que la couverture des glaces antarctiques a battu des records en 2012 et en 2013. Peut-être la brave Cécile, même munie d’un DEA de géographie, confond-elle encore une fois ses hémisphères et voulait-elle parler de la banquise arctique ? Pas de bol, si elle fond bel et bien, été oblige, il s’agit d’étés … parfaitement normaux. Bon, bien sûr, c’est bien de l’Antarctique qu’elle parle, brandissant avec certitude cette étude du JPL qui prouverait, modèles numériques à l’appui, l’irréversibilité de la chose, avec d’ailleurs la même précision diabolique pour ces modèles que ceux du GIEC qui ont tous prévu l’augmentation des températures sur les 17 dernières années que personne n’a pu constater.

Alors quoi ? Eh bien comme d’habitude lorsqu’on touche au sujet climatique, les calembredaines s’amoncellent pour former un amalgame collant autour du portefeuille du contribuable et permettre aux aigrefins gouvernementaux à la Fabius et leurs satellites comme Duflot de le ponctionner goulûment pour prétendre acheter ainsi sa rédemption. Et l’option « Soirée Mousse » n’est pas si caricaturale tant la manœuvre est peu subtile.

fabius et sa soirée mousse

Néanmoins, pendant que la France se dresse au milieu des nations pour réclamer des piscines d’argent public dans une cause aussi perdue que mensongère, certains citoyens d’autres pays, plus avisés, écarquillent les yeux sur l’addition qui leur a été présentée suite aux différentes pirouettes climato-conscientes qu’on leur a imposées (dans tous les sens du terme).

L’Australie, par exemple, a décidé de réduire un peu la voilure de l’argent public consacré aux fumisteries climatiques, les faisant passer de 5.75 milliards de dollars australiens à 500 millions dans les quatre prochaines années. L’Espagne prend la mesure de la bulle photovoltaïque, tout comme la Belgique. Quant à l’Allemagne, son vice-chancelier a clairement exprimé son opinion, pas tendre, vis-à-vis de la transition énergétique. Autrement dit, de plus en plus de pays sentent que l’argent du contribuable ne peut plus servir à remplir des puits sans fond, et que le motif écologique, basé sur une peur ancestrale du ciel qui pourrait nous tomber sur la tête, ne marche plus.

Sauf, apparemment, en France. Sacré Laurent.

fabius le malin

J'accepte les Bitcoins !

19BEKLmfWon1LF8n2vg57raddT4jjMKg16

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Source : http://h16free.com/2014/05/21/31230-les-500-jours-de-laurent-fabius


Policiers chinois à Paris : à quand des bretons ou des berrichons ?

mardi 20 mai 2014 à 09:00

Être Chinois à Paris, ce n’est pas toujours une sinécure. Apparemment, la capitale de la France et du Vivre-Ensemble a quelques soucis à régler avant de vraiment pouvoir gagner son badge du multi-culturalisme triomphant. À tel point que la préfecture de police a décidé d’une solution radicale pour résoudre les petites frictions sino-françaises alors qu’arrive la vague estivale de touristes chinois.

Ces petits soucis, notamment avec les asiatiques, ne sont pas nouveaux.

chinois à parisOn se souvient qu’en 2010, à Belleville dans le 20ème arrondissement parisien, des protestations de plus en plus véhémentes de la part des Chinois récemment immigrés ainsi que des Français d’origine chinoise installés sur place ont fait prendre conscience qu’ils étaient devenus la cible privilégiée d’une certaine faune interlope pas trop bisou. Un an plus tard, en 2011, le constat était globalement inchangé : les Chinois du cru s’élevaient contre la passivité de la police.

Parallèlement, le tourisme chinois en France a explosé sur les dix dernières années. Avec l’augmentation du niveau de vie du Chinois moyen, des hordes d’asiatiques frétillants débarquent à Paris, l’esprit aussi rempli de romantisme que leurs poches d’euros fraîchement obtenus au bureau de change le plus proche. Cette considérable masse d’argent liquide attire bien évidemment les aigrefins et autres pickpockets qui s’empressent de délester de leur encombrante paperasse les touristes chinois, mais aussi japonais ou asiatiques en général.

À tel point que, même si l’insécurité parisienne n’est qu’un sentiment diffus qui fait les choux gras d’une presse toujours prête à remuer les sentiments équivoques d’un peuple cacochyme, en avril 2013, les employés du Musée du Louvre se mirent en grève, agacés d’avoir à courir après les pickpockets dans les salles du célèbre musée. Ce qui avait conduit la mairie à faire fréquemment patrouiller la police dans le quartier, et à obtenir des résultats sensibles.

Au passage, ceci prouve donc qu’une présence policière accrue permet d’atténuer les délits, au moins localement. Attention cependant : il n’y a sans doute pas là de quoi tirer une leçon et étendre un peu ce dispositif, ce qui provoquerait des baisses conséquentes du nombre de policiers autour des édifices publics institutionnels et une moindre rentrée des PV routiers et autres amendes de stationnement, véritable nerf de la guerre que la municipalité mène contre l’abominable voiture et qu’elle entend gagner un jour (fut-ce au détriment, donc, d’un stable sentiment de sécurité).

chinese foodBref, il fallait agir et cette année, dans le cadre du vaste plan lancé par la préfecture de police, des policiers chinois seront importés dans la capitale pour faire, auprès de leurs compatriotes, de la prévention contre les pickpockets, aider à déposer plainte le cas échéant et, le reste du temps, à patrouiller mollement dans la ville avec leurs homologues français. Rassurez-vous, l’invasion chinoise n’est pas encore pour tout de suite puisqu’on parle de huit à dix policiers chinois pouvant parler français qui ne seront pas armés et n’auront pas de pouvoirs d’exécution de la loi en France. Autrement dit, d’aimables pots de fleurs bilingues.

Certes, il faut comprendre que ce genre d’opérations n’est pas nouveau : des policiers de plusieurs pays européens (allemands, néerlandais, roumains, belges, espagnols) sillonnent déjà la ville de lieux touristiques en terrasses accueillantes, avec leurs homologues français depuis 2008, histoire de donner le change. Cependant, c’est tout de même la première fois que des représentants d’une force de l’ordre d’un régime autoritaire seront présents sur le territoire. Et si on peut espérer, comme on l’a observé au Louvre, une franche diminution des délits, on peut aussi se demander où les voleurs, pickpockets et autres racailles vont aller ensuite. Je doute qu’ils s’évaporent et pense, selon toute vraisemblance, qu’ils vont simplement se déplacer.

Maintenant, on s’interroge : comment en est-on arrivé là ?

Bien sûr, tout le monde sait qu’en France, il ne faut pas avoir de fortes sommes en liquide. D’abord, le liquide, c’est surtout pour le black. C’est donc très mal. Et surtout, avoir beaucoup de liquide sur soi, c’est comme les mini-jupes pour les filles, ça incite un peu trop la racaille à sortir du bois. Vraiment, ces touristes chinois, on dirait presque qu’ils le font exprès pour cabosser le sentiment de sécurité parisien !

En tout cas, ce n’est certainement pas par l’incompétence de notre police qui sait gérer les malfrats, éventuellement les bandes organisées, les repérer et les arrêter. En revanche, on peut légitimement s’interroger sur la capacité de notre justice à faire ensuite le nécessaire pour que les soucis ne se reproduisent plus, et sur celle des politiciens à imposer que les forces de l’ordre agissent durablement. Du reste, l’incarcération (qui permet de retirer du circuit au moins temporairement certains malfaisants) n’est en rien automatique, et même lors de gros débordements, il est bien difficile d’obtenir des condamnations qui se traduiront par de la prison ferme, effective, et pas seulement écrite sur le casier judiciaire.

valls  : bousculade

Enfin, on ne peut s’empêcher de noter la spontanéité naïve de la presse lorsqu’elle a repris la nouvelle. L’abondance des articles sur ce sujet montre surtout que la presse a bien relayé le message général émis par les autorités françaises :

Bien évidemment, on comprend que le but est avant tout de rassurer le touriste asiatique (et chinois en premier) à l’approche de la période estivale et, dans une autre mesure, les autorités chinoises qui avaient émis des signes clairs d’inquiétude l’année passée à pareille époque. Ces articles de presse renseignent certes le lecteur Français, mais en réalité, ils envoient surtout du petit bisou sécuritaire à la Chine.

Tout ceci est excellent pour nos amis chinois, mais une question s’impose alors : que faut-il faire pour que les touristes français, puis les parisiens en général et le reste du pays, bénéficient des mêmes sollicitudes policières ? La préfecture de police de Paris devra-t-elle se réduire à importer du policier berrichon ou breton pour aider à sensibiliser les touristes de nos régions aux dangers de la capitale ?

J'accepte les Bitcoins !

19X6nVwAJbbeXMDsYs1nH9mAWixwWp3v5o

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Source : http://h16free.com/2014/05/20/31232-policiers-chinois-a-paris-a-quand-des-bretons-ou-des-berrichons


Croissance nulle, attitude négative, enfumage positif

lundi 19 mai 2014 à 09:00

Ça y est, la synchronisation du gouvernement avec la croissance du pays est achevée : tout est nul. Rassurez-vous, ce n’est ni grave, ni une surprise. C’est même parfaitement en ligne avec ce qui était attendu. C’est Michel Sapin, le ministre en charge des finances, qui l’a clairement annoncé.

Eh non ! N’allez pas croire qu’une telle annonce et de tels chiffres soient mauvais : en réalité, sans les précieux coups de boutoirs d’Arnaud Montebourg contre le capitalisme apatride sans foi ni loi, elle aurait probablement été négative. On peut donc dire que cette croissance nulle est, finalement, une excellente nouvelle qui n’a certainement pas coupé l’appétit à Michel Sapin.

sapin reprend des frites

Certes, on pourrait regarder un peu autour de la France et constater que d’autres pays, malgré une conjoncture mondiale pas toujours simple, s’en sortent pourtant. L’Allemagne, qui n’est pas exempte de problèmes, donne pourtant une indication de ce qu’il est possible de faire. Et la baisse d’impôts a tout de même eu quelques effets bénéfiques en Angleterre qui n’affiche pas le même taux de chômage que la France. Le fait est que le gouvernement de Cameron a lâché la bride aux entreprises qui créent maintenant 100.000 emplois chaque mois à tel point que le 5 mai, l’OCDE rehaussait ses prévisions de croissance pour 2014, à 2.7%, la plus forte d’Europe.

De toute façon, on peut toujours mâtiner ces observations de la nécessaire prudence liée à des marchés boursiers et monétaires suspects, on peut largement admettre que les finances publiques des pays qui s’en sortent encore à peu près ne sont pas, loin s’en faut, en pleine forme. Mais les petites lignes au bilan, en bas de tableau, ne laissent guère de doute : après une France sous Sarkozy en plein marasme, la France de Hollande s’enfonce.

Devant ce constat, on doit s’interroger pour comprendre pourquoi ces chiffres sont présenté comme – je cite Sapin – « pas grave ».

Une raison se dégage d’abord : toute autre chose qu’un déni de réalité obligera de façon certaine l’exécutif à inscrire de nouvelles prévisions de PIB et, surtout, de recettes fiscales dans la future loi de finances rectificative de juin, ce qui, vis-à-vis de l’étranger (FMI et Commission Européenne notamment), serait catastrophique. Et en terme de politique intérieure, admettre que la croissance a pris ses valises pour aller s’installer durablement outre-Rhin et outre-Manche revient à expliquer que le Pacte de Croissance, péniblement signé il y a deux semaines avec force dissensions dans la majorité, était basé sur des prévisions de PIB fausses. Autrement dit, l’encre n’a pas eu le temps de sécher que le pacte serait déjà caduc. Voilà qui n’aiderait pas à conserver une majorité rassemblée…

Tout ceci est ennuyeux, parce qu’à mesure qu’augmentera l’écart entre les prévisions et la réalité, tant les institutions étrangères que françaises seront obligées de demander un réalignement de la politique économique pour tenir compte des nouveaux chiffres. Bien sûr, on peut, comme le chef de l’État, s’entêter bizarrement sur la certitude d’un prochain retournement, dans six mois, un an, deux ans (allez savoir), mais c’est un pari risqué, surtout avec les données macro-économiques actuelles, et les problèmes structurels français.

Bon, OK, les espoirs du candidat Hollande (0.5% en 2012, 1.7% en 2013, et 2 à 2.5% à la fin du mandat) paraissent particulièrement décalés deux ans après le début de son mandat, mais on peut accorder au candidat Hollande une ignorance de l’ampleur de la crise à laquelle le président, maintenant, ne peut plus et ne doit plus faire référence : non seulement, il a eu le temps de prendre la mesure des dégâts, autant liés à la conjoncture très défavorable qu’aux imbécilités politiques d’une droite économiquement à la rue, mais il a aussi largement eu le temps d’agir pour corriger le tir.

montebourg régule googleOr, ni lui ni la fine équipe en place ne l’ont fait. Montebourg continue d’agonir les entreprises de son mépris (la dernière en date étant Google, au sujet de la recherche) et le dernier décret pondu dans l’urgence, même s’il restera probablement inapplicable, montre de façon assez symptomatique l’idéologie qui agite le ministre et, par extension, le gouvernement : le repli sur soi, le protectionnisme le plus agressif, et une attaque brouillonne et répétitive des valeurs entrepreneuriale… On voit mal dans cette attitude ce qui va relancer le moteur économique français.

Quant à la dernière manœuvre de Valls, elle laisse songeur. À quelques jours des élections européennes, le premier ministre se rend compte, ingénu, que la pression fiscale serait un tantinet trop forte, notamment par l’arrivée récente et pas du tout voulue d’1,8 millions de nouveaux ménages (soit 3 millions de Français) dont, statistiquement, une partie avait le bon goût de voter pour les socialistes et qui risquent bien, avec le petit rappel citoyen et fiscal, de ne plus adouber le parti de leurs votes. On comprend bien qu’ici, il s’agit de calmer le jeu avec les européennes qui s’approchent, même si la proposition semble délicieusement parfumée de panique.

Et pour rattraper le coup, Manuel propose donc d’ajouter une réduction calculée sur le revenu fiscal de référence. Si, bien sûr, cette réduction d’impôts est toujours bonne à prendre, l’aspect « simplification fiscale » est encore une fois oublié. Et comme d’habitude, l’option « On annule ce qui avait créé le problème en premier lieu » n’a pas été choisie.

En outre, cela revient à constater une baisse d’un milliard d’euros dans les caisses de l’État, fort dépourvues. Si la mesure est effectivement appliquée, et atteint ses objectifs, il va donc falloir trouver un milliard supplémentaire ailleurs… Ou faire des coupes.

Or, la solution proposée par Valls pour dégoter ce milliard n’est pas, justement, d’adapter le périmètre de l’État pour compenser cette perte de revenus. Pour lui, il suffira d’intensifier la lutte contre la fraude fiscale.

La situation est donc la suivante : la croissance est nulle, les perspective économiques sont médiocres, mais le gouvernement, refusant de prendre en compte les exemples pourtant éclairant autour de la France, continue à déployer un enfumage positivement grandiose pour camoufler son absence de toute coupe budgétaire pourtant nécessaire, et d’afficher une attitude négative, voire hostile, aux entreprises.

Forcément, ça va marcher.

valls : c'est pas gagné

J'accepte les Bitcoins !

1Ec9kFFPfKtZqXZrSYKyXrB3HxUF79jJqh

Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Source : http://h16free.com/2014/05/19/31195-croissance-nulle-attitude-negative-enfumage-positif