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L’Etat obèse, très concrètement

mardi 18 décembre 2018 à 13:59

On parle parfois d’un État obèse, en évoquant ses administrations pléthoriques, ses cerfas par milliers, ses élus trop nombreux et ses ponctions asphyxiantes.

Cependant, tous ces éléments, bien qu’exacts, restent particulièrement abstraits. On sait, confusément, que la multiplication de ces lois, de ces administrations pour les suivre, de ces cerfas pondus par ces dernières pour calibrer leur réponse aux demandes du public, tout cela ne peut pas se traduire par grand-chose de bon au fil du temps. Peu cependant savent ce que cela veut dire concrètement, au jour le jour.

C’est pourquoi je vous propose la petite vidéo de Margaux Henin, une entrepreneuse spécialisée dans la décoration d’intérieur qui a tenté de lancer sa propre société sur le sol français et qui subit très directement et très concrètement les affres de la bureaucratie française.

Ses explications touchantes montrent une chose, absolument claire : ce n’est pas d’un SMIC revalorisé dont les créateurs d’entreprises, de richesses et d’emplois ont besoin. Ce n’est pas de bons pour acheter de l’essence, de tickets de rationnement pour l’une ou l’autre friandise ridicule dont les énarques déconnectés ont le secret. Le problème majeur, essentiel, que rencontre Margaux et tous ceux qui ont un jour eu l’impudence de devenir indépendant, de créer leur propre entreprise, de créer de la valeur, de la richesse et de l’emploi, c’est celui d’une administration devenue folle, se comportant comme un colon dans un territoire occupé qu’il pille sans vergogne, d’un État obèse qui n’est plus là que pour lui-même et a complètement oublié sa fonction première.

Ce dont ont besoin Margaux et tous les autres, ce n’est pas de la sécurité frelatée de l’État, mais c’est de liberté.

(lien sur la vidéo)

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Source : http://h16free.com/2018/12/18/62565-letat-obese-tres-concretement


Panique, improvisation, 100 balles et un Jupiter

lundi 17 décembre 2018 à 09:00

Depuis plus de dix ans et malgré une actualité toujours frémissante, des catastrophes (naturelles ou non), des attentats ou des crises sociales ou politiques majeures, la République aura bénéficié d’une constante d’airain : les gouvernements qui se sont succédé au moins depuis Sarkozy ont tous fait preuve du plus solide amateurisme.

C’est un véritable point de repère dans le bouillonnement d’événements qui secoue le pays depuis plusieurs lustres, un roc de constance dans le tourbillon de l’instantané, du fugace et du temps qui passe (trop vite) : quoi qu’il arrive, on est systématiquement assuré que les politiciens en responsabilité feront toujours preuve du jmenfoutisme le plus compact, de cette forme de décontraction paniquée que seule la déconnexion complète suite à l’exercice du pouvoir permet de bien maîtriser.

Ni Sarkozy, ni Hollande (véritable maître en matière d’amateurisme) n’ont jamais cessé cette improvisation sur fond de panique complète qui ont fait la marque de leurs quinquennats respectifs. Et maintenant, à la suite de la dernière allocution du chef de l’État, le quinquennat de Macron s’est résolument placé sous les mêmes auspices foutraques de l’accident de parcours, de la réaction à chaud mal calculée et des mesures décidées à la petite semaine sans la plus petite considération pour le moindre planning ou les lois élémentaires de la physique de base.

On pourrait croire qu’on exagère en parlant ainsi de panique et d’improvisation au sommet de l’État. Il n’en est rien puisque la presse elle-même finit par toucher du doigt cette réalité assez inquiétante. Malgré ses subventions, malgré un attachement indéniable à l’actuel locataire de l’Élysée, il lui est difficile de nier ces deux caractères maintenant visibles de l’actuel Exécutif français.

Pour la partie panique, il suffira de relire avec attention les quelques articles sortis sur les préparatifs qui furent mis en place pour le chef de l’État à l’occasion de l’acte IV des Gilets Jaunes (samedi 8 décembre) : exfiltration du Président par un hélicoptère prêt à décoller en urgence au cas où, présence d' »armes secrètes » policières dévoilées par un amusant article de Marianne mal démenti par des déclarations officielles (tout est faux puisque ce n’est pas un liquide, c’est une poudre !), bref, on sentait le calme, la résolution et une solide sérénité au sommet de l’État.

Pour la partie amateurisme, la semaine qui aura suivi le lundi 10 en aura été la parfaite illustration.

Dans son allocution, le Chef de l’État a tenté de calmer la colère populaire en promettant aux smicards la revalorisation immédiate, dès le premier janvier prochain, de leurs rémunérations par une augmentation de 100€ directement visible sur leur fiche de paie.

Tout avait bien commencé puisque le Président avait clairement annoncé que ces 100€ pour chaque smicard seraient défiscalisés et ne supporteraient pas les charges sociales. Certes, il n’avait pas spécifié d’où l’argent proviendrait, mais certains, hardis, imaginaient déjà qu’ils seraient simplement obtenus par une diminution des charges patronales à hauteur de ces mêmes 100€, ce qui aurait été effectivement neutre pour les entreprises.

Malheureusement, les jours qui ont suivi cette déclaration ont permis de mesurer avec une précision diabolique le degré réel de préparation des institutions de l’État pour faire face à cette proposition d’Emmanuel Macron. Le résultat est sans appel : cette préparation est absolument nulle, un zéro parfait.

Les ministres et les déclarations se sont succédé pour tenter de bien faire comprendre la situation aux Français (les concernés et les autres) : rien n’était réellement figé dans le marbre, et ces 100 euros recelaient déjà plein de surprises, obligeant nos élus divers et variés à s’entrecroiser dans une danse ni chaloupée, ni gracieuse.

Il fut un temps question d’une simple accélération dans la mise en place de la prime d’activité. La presse, docile, commença donc à détailler le procédé de mise en place, dans une série d’articles balbutiant des explications de plus en plus floues.

C’était confus ? Le gouvernement est donc à nouveau intervenu, pour y ajouter une bonne dose de confusion supplémentaire : ces 100€ seront finalement payés par la Caisse d’Allocation Familiale (CAF), il suffira d’une petite adaptation logicielle et tout ira bien. Rappelez-vous que l’informatique étatique est redoutablement bien conçue, efficace et adaptable.

Proposition que la CAF a été obligé de repousser : compte-tenu de son informatique délicate et de la présence toujours possible de bugs rigolos dans ses myriades de codes complexes, l’institution ne se sent prête qu’à partir de Juin au mieux. Pour une augmentation de 100€ en Janvier, c’est donc mal enquillé.

On se perd réellement dans les explications des institutions, des intervenants et des ministres à tel point qu’une nouvelle idée lumineuse est rapidement apparue : et si l’État faisait directement un petit chèque aux smicards concernés ?

Devant cette magnifique improvisation free-style, on se prend à imaginer le président, un carnet de chèques à la main et un petit bout de langue dépassant de ses lèvres pincées par l’effort de concentration, signant l’un après l’autre les millions de chèques de 100 euros au nom de l’État, ses doigts engourdis par les ampoules.

La réalité sera cependant moins réjouissante (mais pas forcément plus agréable pour Macron) : on ne sait toujours pas quelle institution (Bercy, la CAF, …) sera mise à contribution. Compte-tenu des volumes et des modalités, on n’a aucune idée de ce qui va réellement être mis en place. Y aura-t-il effectivement des chèques, ces moyens de paiement antédiluviens, émis pour être ensuite encaissés par des millions de smicards ou l’administration, résolument moderne, va-t-elle frôler le 21ème siècle par le bon bout et proposer un virement bancaire (qui a toutes les chances de cumuler les erreurs de montant et de destinataires) ?

Nul ne sait vraiment, et en réalité, peu importe : la carabistouille présidentielle commence d’ores et déjà à se dégonfler pour découvrir l’effarante réalité. Lundi dernier, le président est allé au charbon sans avoir la moindre idée de ce qui était réalisable techniquement et budgétairement. Tel un monarque distribuant les écus du royaume par un geste auguste et généreux, il a distribué l’argent des contribuables qu’il n’avait pas, qu’il ne savait où trouver, par un truchement totalement improvisé et d’ailleurs impraticable, dans un contexte où, de surcroît, les caisses sont vides et ne risquent pas de se remplir.

Sarkozy comme Hollande nous avaient habitué à une forme de grotesque pathétique avec leurs apparitions publiques, leurs déclarations idiotes (on se souviendra longtemps de l’affaire Leonarda par exemple). Mais là où ces deux clowns tentaient essentiellement des manœuvres de communication pour plaire au peuple ou camoufler leur inaction par une excitation médiatique ridicule, Macron a, pour sa part, tenté de calmer la colère d’un peuple qui n’en peut déjà plus de sa présence par une manœuvre stupéfiante d’amateurisme et d’impréparation.

Le remède ainsi proposé semble déjà bien pire que le mal lui-même : au-delà des évidentes catastrophes informatiques, budgétaires et politiques que cette promesse va provoquer, la désinvolture ainsi affichée empiète maintenant dans l’enfumage grossier voire, plus grave, dans le mépris.

Forcément, cela va bien se passer.

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Source : http://h16free.com/2018/12/17/62542-panique-improvisation-100-balles-et-un-jupiter


[Redite] La France : entre la gauche et le rejet

dimanche 16 décembre 2018 à 11:00

Article initialement paru le 21.12.2015

À la suite des élections régionales, un aimable lecteur m’avait fourni une analyse multifactorielle des résultats des élections. On avait alors abouti à une forte intéressante série de graphiques qui illustraient un phénomène que personne, dans la presse courante et subventionnée, n’avait analysé : le véritable fossé entre d’un côté, la France urbaine et diplômée, et de l’autre, la France rurale moins diplômée.

Les années ont passé, et avec le temps, on se rend compte que ce découpage, bien qu’un peu cru, reste tout à fait d’actualité. Mieux : la crise des Gilets Jaunes a permis de véritablement mettre en exergue cette fracture profonde : il n’y a guère que l’élite germanopratine qui n’ait pas encore compris et appréhendé ce gouffre (parce que son salaire dépend de cette opacité mentale).

La relecture de ce billet à l’aune des récents mouvements sociaux est éclairante…

Le week-end, il faut bien s’occuper et parmi mes lecteurs, il s’en trouve certains qui aiment les statistiques. L’un d’eux m’a contacté dernièrement pour me faire part de ses découvertes concernant les résultats des dernières élections en France. Le résultat vaut largement un billet.

Avant d’aller plus loin, un petit point méthodologique s’impose.

Pour réaliser l’analyse, les fichiers qui ont été utilisés sont ceux fournis par le ministère de l’Intérieur (résultats du second tour par régions, départements et circonscriptions) dans lesquels on trouvera les acronymes suivants : LUG pour Liste Union de Gauche, LUD pour Liste Union de Droite, LFN pour Liste FN. Pour éviter une trop grande dispersion des données, les autres acronymes et groupes de données (comme LDVG, LREG, LSOC, par exemple) n’ont pas été inclus dans l’analyse.

Ces fichiers ont été recoupés avec la structure de la population par circonscription par âge, sexe, logement et catégorie socio-professionnelle, obtenue par le recensement partiel de 2012 sur la base des chiffres de 2008 fournis par l’INSEE.

Enfin, pour effectuer l’analyse en question, notre aimable lecteur s’est muni du puissant outil open-source R, avec le package Factominer des statisticiens de l’Agrocampus de Rennes, grâce auquel il a effectué une AFC (Analyse Factorielle des Correspondances).

En substance, il s’agit du moteur au cœur de tous les logiciels de datamining, et qui permet de réaliser de l’analyse de données non-supervisée. Autrement dit, il s’agit de laisser parler les données et de voir quelles sont les formes ou correspondances qui émergent en premier, puis en second, etc. Ce seront les « dimensions », visibles dans les graphiques un peu plus bas, qui permettent d’identifier les facteurs qui structurent le plus fortement les données. De dimensions en dimensions, on peut alors expliquer laquelle contribue à quelle quantité de données observées, comme on pèle un oignon, et ce jusqu’à ce qu’il ne reste plus que du bruit statistique.

Cette technique identifie de fortes « correspondances » statistiques entre variables. Reste enfin à interpréter ces correspondances, ce qui revient à répondre aux questions qu’on se pose sur les découvertes que l’outil permet. Par exemple, pourquoi diable les circonscriptions qui se caractérisent le plus par un vote Liste Union de Gauche sont des circonscriptions avec beaucoup d’étrangers ou des circonscriptions avec beaucoup de professions libérales ou de cadres supérieurs ?

Avant de tenter de répondre à ces questions, si on regarde d’un peu plus près les résultats bruts, on découvre que près de 70% de la variabilité du vote par circonscription est expliquée par seulement deux dimensions : la localisation des votants (ruraux ou urbains), et leur positionnement face aux listes de gauche (en accord ou en rejet). En effet, et peut-être pour la première fois en France, le vote jadis droite-gauche ressemble maintenant à un vote de rejet complètement orthogonal à la structuration des catégories socio-professionnelles (i.e. statistiquement indépendant des CSP).

La première force qui structure le vote, c’est la corrélation entre bobos et étrangers dans le vote de gauche, c’est-à-dire entre les circonscriptions d’urbains diplômés (qu’on pourrait synthétiser grossièrement mais pas inexactement par « bobos ») et les circonscriptions avec un fort taux d’étrangers, dans un vote pour les listes à gauche (LUG, ou listes d’union de gauche).

Cette tranche de France-là, surtout urbaine, s’oppose à l’autre tranche (et en particulier au monde rural) suivant un gradient des CSP. Cette autre France se compose, elle, de circonscriptions avec beaucoup de Professions Intermédiaires et autres inactifs (dont les chômeurs), celles avec beaucoup d’employés et d’abstention, celles avec beaucoup d’ouvriers, d’artisans, de commerçants, de retraités (qui ont particulièrement exprimé leur vote), et enfin les circonscriptions sans doute les plus rurales, avec beaucoup d’agriculteurs exploitants.

Cette corrélation des circonscriptions à fortes populations étrangères avec celles des professions libérales et des cadres supérieurs, unis dans un même vote de gauche, éclaire assez nettement les stratégies du PS, la fameuse ligne « Terra Nova » appliquée jusqu’à présent, qu’on pourrait résumer par « Plus d’État pour les bobos, et plus d’État pour les populations en otage ou en assistanat ».

De façon complètement orthogonale à cela, la deuxième force qui structure le vote est le rejet.

Par exemple, le vote pour le Front National est très associé aux bulletins blancs et nuls, ce qui montre de façon assez claire là aussi qu’au lieu d’une montée de l’idéologie du FN, il faut voir une montée visible du rejet du système, de façon très claire, et le long de toutes les CSP.

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NB : rappelez-vous que ces graphiques sont issus d’une analyse dirigée par les données et non par l’opérateur. Les regroupements visibles ci-dessus sont ce qui ressort des corrélations, pas d’un choix volontaire du statisticien.

Plus dramatiquement encore, ce découpage montre, si quelqu’un pouvait encore en douter, le rôle réel des listes de droite : celui d’un bouche-trou entre deux les grandes forces politiques qui restent, à savoir le Parti Socialiste ou le rejet. Si quelqu’un doutait de ce rôle de bouche-trou, il est démontré par l’association des listes de droite (LUD) au paquet « rejet », de l’autre coté du véritable fossé entre les Français qui se matérialise sur les graphiques de l’Analyse Factorielle des Correspondances ci-dessous.

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afc zone

Cliquez pour agrandir – les n° sur les points indiquent la circonscription ; ex : 9306 est la sixième circonscription du département 93

Une telle répartition montre bien l’abandon par toute la gauche d’une partie du peuple : les ouvriers, les artisans, les commerçants ont un vote majoritairement opposé à celui de la gauche, et se retrouvent écartelés entre le vote de protestation et le vote conservateur.

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Par exemple, sur le graphique ci-dessus, les points « O » (ouvriers) et « AI » (autres inactifs, les chômeurs, donc) sont au bord du gouffre créé par le clivage, à la fois le plus loin possible de la gauche sans être à droite, partagés par leur différence socio-professionnelle (des chômeurs plutôt urbains, des ouvriers plutôt ruraux), et sur le point de rejeter le système, de l’autre côté du gouffre. D’autres études prouvent d’ailleurs encore et encore que ce sont ces deux catégories socio-professionnelles, socialement les plus vulnérables, qui rejettent le plus clairement la gauche et sont récupérées par le Front National ou s’associent à un vote rageur nul ou blanc.

D’autre part, ces graphiques expliquent assez bien les récents éclats entre NKM et Sarkozy : la droite, qui accepterait de marchander (c’est la « ligne NKM ») tomberait dans un véritable piège et serait complètement mangée par le vote protestataire. La « ligne Sarkozy » semble alors plus cohérente puisqu’il vaut mieux recevoir des reports de votes du PS que de disparaître.

Enfin, en tant que force progressiste, la gauche n’existe plus. Elle n’est plus qu’un outil de préservation des avantages d’un assemblage hétéroclite composé d’une caste de bourgeois et d’une caste d’assistés ou de populations dépendantes des aides. Ceci est d’ailleurs corroboré par le dernier scrutin ; en abandonnant trois régions, la gauche a préféré isoler complètement ses électeurs plutôt qu’accepter un changement paradigmatique, d’ailleurs confirmé par le renouvellement du rejet au second tour par les circonscriptions concernées.

Quant à la France, ce graphique illustre un terrible clivage, un gouffre même, entre deux peuples, créé par la petite politique politicienne, allant de la diabolisation du Front National jusqu’aux calculs politiciens pendant les scrutins, les discours communautaristes ou l’illisible politique laïcarde, et surtout, l’absence complète de toute volonté d’agir autrement que pour les intérêts spécifiques des élus.

On n’ose imaginer le degré de frustration qui doit se créer chez les électeurs qui, progressivement ostracisés par ces basses manœuvres, ne trouvent plus que le rejet pour s’exprimer.

En somme, si quelqu’un veut la guerre civile, c’est bien le PS.

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Données brutes
Résultats bruts
Archive des données et résultats au format XLS

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Source : http://h16free.com/2018/12/16/62536-redite-la-france-entre-la-gauche-et-le-rejet


Macron barre ferme vers la tempête

vendredi 14 décembre 2018 à 09:00

C’est donc acté : cette terrible austérité qui frappe une partie des Français s’est donc achevée lundi 10 décembre au soir. Le président Macron, dans un touchant exercice de parfaite communion avec son peuple, a finalement décidé d’ouvrir en grand les vannes de lait et de miel patiemment stockés ces longues années de vaches maigres pour qu’enfin la vallée de larmes laisse place à un fleuve de bonheurs.

En substance, dans un discours finement ciselé dont la pointe émotionnelle fut atteinte, l’œil brillant, lorsqu’il évoqua les fins de mois difficiles des Gilets Jaunes, notre sémillant président aura rouvert les habituelles vannes et autres tubulures chromées de la machine à distribuer l’argent des autres.

La collecte, la ponction, l’avalanche de taxes et d’impôts, elle ne faiblit pas. Ainsi, en demandant une hausse du SMIC, le chef de l’Etat a-t-il fort habilement rejeté l’effort à faire sur les autres (les entreprises). L’État et sa brochette de collectivismes sociaux continueront de s’engraisser sans le moindre changement.

Parallèlement, la grogne ayant pris de sérieuses proportions, les dépenses continuent d’enfler sans que les recettes n’augmentent à proportion : tenter d’amener les ponctions au niveau des dépenses transformerait la crise déjà violente en véritable insurrection complète et le raccourcissement de certains élus ne serait plus du tout inenvisageable.

Le problème, bien évidemment, c’est que cette augmentation de déficit ajoute aux problèmes déjà nombreux du pays et du gouvernement Macron. S’il était généralement évident que ne seraient jamais atteints les objectifs du président de passer largement sous la barre des 3% de PIB en déficit, force est de constater qu’on va les louper de beaucoup. Le président et sa clique n’auront aucun mal à mettre ce dérapage sur le compte des mouvements sociaux qui viennent de secouer le pays.

Cependant, la comparaison aux autres pays d’Europe rend la pilule amère : une même monnaie, un même environnement économique permettent pourtant aux autres pays, moins fiscalement spoliateurs, de s’en sortir. La France n’a décidément pas choisi les bonnes méthodes.

Ah, c’est dommage ! Après plus de 40 années de bons et loyaux services, de résultats flamboyants et d’espoirs solides, les idées socialistes, la collectivisation et la bureaucratisation à outrance semblent – c’est vraiment ballot – marquer le pas, au moment où, c’est certain, Macron et son équipe allaient toucher une croissance vigoureuse et le retour du plein emploi.

L’année 2019 s’annonce particulièrement épineuse, et pas seulement parce qu’elle n’a qu’une brochette de clowns à roulettes pour tenir ses budgets. Certes, avec des cadors comme Bruno Le Maire, le pays part indéniablement avec un vrai handicap (comme courir le 100 m avec une enclume et une seule chaussure), lui qui déclare, avec cette insouciance si charmante chez les enfants et si gênante quand elle provient de cuistres :

« Nous prendrons des mesures à la fois de maîtrise de dépense publique et de recettes (…) ça peut passer par un effort spécifique demandé aux plus grandes entreprises »

Grandes entreprises qui trouveront, là encore, de nouveaux motifs pour rester dans le pays et y faire des affaires, d’autant qu’elles savent déjà à quelle sauce Bruno et ses équipes de Bercy entendent les croquer :

« La taxation des géants du numérique devrait rapporter en année pleine 500 millions d’euros. »

On attend avec gourmandise toutes les nouvelles implantations logistiques d’Amazon, les douzaines de centres de stockage de Google ou Facebook ou toutes ces grosses entreprises étrangères qui se bousculeront sur le territoire français pour profiter enfin de son atmosphère détendue, de son climat social favorable et de ses taxations étudiées.

Du reste, on sait déjà que les prévisions budgétaires de Le Maire seront tenues au cordeau tant le passé permet d’éclairer d’une lumière vive la pertinence des précédents exercices budgétaires des ministres qui se sont succédés à Bercy, et tant la conjoncture et les spécificités actuelles apportent leur lot d’éléments confortant l’analyse : à l’évidence, l’année 2019 va extrêmement bien se passer.

Il semble maintenant évident que la crisounette des Gilets Jaunes est résolue. Outre le mauvais goût qu’il y aurait pour la plèbe de s’entêter après la distribution de 100 balles et un mars des cadeaux de la présidence, l’apparition d’un dangereux déséquilibré rend toute nouvelle démonstration colorée particulièrement périlleuse.

Dès lors, il est plus que temps de tous rentrer chez soi et reprendre le train-train quotidien.

Par exemple, en se jetant sur les cadeaux de Noël et en mettant le pied au plancher à la consommation, pardi ! Ce serait vraiment dommage que ces petits problèmes (passagers, vous dit-on) de pouvoir d’achat rikiki s’éternisent : entre les radars automatiques dont la moitié, détruite, ne pourra plus participer à l’effort budgétaire du pays (à hauteur d’un milliard d’euros par an dans les années pleines) d’un côté et de l’autre, le changement de comportement d’une majorité de Français dans leurs modes de consommation et d’achats, les rentrées fiscales ne sont pas aussi bonnes que prévues. Zut alors.

Non, décidément, il ne faut pas se laisser aller : 2019 ne doit pas voir les Français se renfrogner. Les dépenses doivent reprendre ! Les automobilistes doivent à nouveau rouler et trop vite de préférence pour se faire gauler ! Les entreprises doivent embaucher, quitte à les y obliger (ce qui ne va pas tarder au rythme actuel de la collectivisation du pays).

Parce que, voyez-vous, ce serait dommage que le pays cale si près du but, celui où tout le monde est rose et rebondi, riche et heureux. ce serait dramatique, même, de venir frotter maintenant le dur crépi de la réalité, ce mur râpeux qui se traduit par un rendement obligataire de plus en plus bas pour les obligations françaises à 2 ou 10 ans par exemple.

Ou le fait que le différentiel de taux entre les bons du trésors américain à 10 et 2 ans n’arrête pas de se réduire, ce qui annonce souvent une récession dans les mois qui suivent….

Ou cette enquiquinante accumulation de signes douteux sur la Deutsche Bank, qui, si elle venait à tousser trop fort, risquerait bien d’enrhumer toute l’Europe…

Franchement, lorsqu’on voit l’environnement économique international, lorsqu’on tient compte des problèmes qui mijotent en Europe, lorsqu’on factorise la prochaine mise en route du prélèvement à la source en France, on ne peut se dire qu’une seule chose : l’année 2019 promet d’être intéressante.

Et avec une telle équipe à la barre gouvernementale, on sait que ça va bien se passer.

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Des services publics que le monde nous envie

mercredi 12 décembre 2018 à 09:00

Il faut bien comprendre que si nous payons tous des impôts, si tous nous nous faisons taxer un petit peu partout et tout le temps, si nous avons l’immense joie de voir notre salaire amputé de moitié par les cotisations, nous avons en regard des services publics que le monde entier nous envie.

Bon. Certes, le monde entier ne nous envie pas forcément notre Société nationale de chemin de fer, dans la mesure où ses gloires passées ne se reflètent plus trop dans son infrastructure présente ni dans ses perspectives d’avenir faites d’aérotrains futuristes glissant rapidement d’une dette abyssale à l’autre, au point que la Cour des Comptes elle-même s’en émeuve quelque peu.

Il apparaît en effet que l’État (c’est-à-dire le contribuable, hein, ne nous leurrons pas) devra encore une fois être mis à contributions (pluriel de rigueur) pour assurer au train français un quelconque futur.

Mais baste ! Nos impôts valent bien le fait d’avoir de moins en moins de lignes locales, des trains régionaux rarissimes, des voies en décrépitudes, des tarifs incompréhensibles, des grèves perlées, des incidents et des accidents réguliers, non ?

De la même façon, qui se plaindra vraiment que nos impôts financent des hôpitaux publics 30 à 40% plus chers que le privé à prestations équivalentes ? N’est-ce pas là le prix à payer pour avoir … des hôpitaux en faillite, des personnels sur les rotules, des urgences débordées et infections nosocomiales en constante augmentation ?

Du côté de l’enseignement, qui peut décemment se plaindre de payer moult impôts et taxes pour qu’enfin toutes nos chères têtes blondes acquièrent le savoir indispensable à affronter les enjeux de demain ? N’est-ce pas merveilleux de savoir que les établissements publics reviennent au moins 30% plus chers que les établissements privés ? Là encore, n’est-ce pas là le prix à payer pour avoir 2,5 millions d’illettrés en France ? Ces impôts ne trouvent-ils pas toute leur justification quand on voit les résultats de plus en plus brillants des études et comparaisons faites avec nos voisins (qui n’ont pas la joie de payer autant pour des résultats meilleurs) ?

Et puis, à bien réfléchir, quelle est réellement l’alternative ?

Le privé peut-il se targuer de vraiment fournir des services utiles, à prix compétitifs et accessibles au plus grand nombre ? Faut-il revenir sur l’abomination que furent la démocratisation de l’aérien (pouah, quelle horreur !) ou de la téléphonie mobile (argh, quel méfait !) ? Est-il nécessaire de s’appesantir sur l’ironie mordante de constater que beaucoup de Gilets Jaunes parviennent à rejoindre Paris en utilisant les lignes de car partiellement libéralisées par Macron lui-même ?

L’initiative privée peut-elle réellement concurrencer la saine intervention publique, celle nourrie de nos impôts et qui donne de plus en plus des résultats probants ? Imaginer que le privé ferait mieux en matière de sécurité que le public, ce serait comme laisser certains quartiers émotifs à la merci de la mafia ou des pires gangs qui, seuls, seraient à même de maintenir l’ordre au vu et au su d’une police, certes publique et payée par nos impôts, mais globalement impuissante. Ridicule, évidemment.

D’ailleurs, peut-on réellement imaginer que les individus seraient capables de rivaliser avec nos administrations si belles, si performantes et si coûteuses précieuses, depuis la sécurité jusqu’à – par exemple – la conservation du patrimoine ? Allons ! Ce serait croire que des individus pourraient aller jusqu’à clandestinement entretenir des patrimoines publics sans que les administrations qui en ont la charge ne soient ni au courant, ni capables de prendre la relève ! Impossible. Ou presque.

Non, vraiment, il n’y a aucun doute à avoir (et de toute façon, aucun doute ne sera permis) : certes, la France est maintenant le pays le plus imposé du monde. Certes, le contribuable français se fait courageusement tarauder le fondement à coup de trépan pétrolier pour la bonne cause et pleure si jamais le forage s’arrête à la perspective que s’étiolent ses services publics que le monde entier lui envie jalousement. Certes, cela mène tout le monde à la ruine, mais entre les flonflons de la fête à l’Élysée et le bruit de plus en plus fort du trépan pétrolier qui fore, fore, fore toujours plus profond, difficile d’émettre un avis différent et de se faire entendre.

Non vraiment, nous avons des services publics à la pointe, et c’est cette qualité, cette probité, ce sont ces résultats qui expliquent, forcément, ce dosage minutieux et précis de notre imposition.

Du reste, ce serait faire un mauvais procès à nos administrations que se concentrer sur leurs petits soucis de gestion. Tout le monde sait que la première d’entre elles, l’administration fiscale, est véritablement à la pointe en matière d’organisation, de précision, de rigueur et d’exactitude. Toute erreur de calcul est évidemment combattue avec la plus grande fermeté… Généralement… Parfois.

Bon. Bref.

Compte-tenu de ces éléments et puisqu’on parle d’impôts, comment ne pas comprendre l’importance du Prélèvement à la Source ? D’autant qu’il se présente sous les meilleurs auspices : peu de bugs (voire pas du tout d’après notre buse sémillant ministre Darmanin) et une méthode générale de ponction extrêmement simple qui tient en quelques phrases condensées faciles à faire comprendre à un contribuable lambda… Tout indique que les premiers mois seront parsemés de succès flamboyants.

Dans ce contexte et puisque tout se passera bien, inutile de dire que la France pourra quitter les heures les plus Jaunes de son Histoire et s’éloigner avec calme et onctuosité de tout blocage qui aurait pu conduire à sa ruine définitive.

Source : http://h16free.com/2018/12/12/62461-des-services-publics-que-le-monde-nous-envie