PROJET AUTOBLOG


Hashtable

Site original : Hashtable
⇐ retour index

Mise à jour

Mise à jour de la base de données, veuillez patienter...

Notre-Dame de Paris : risques, enseignements et espoir

mardi 16 avril 2019 à 12:00

Il fallait au moins ça pour fermer – temporairement – le clapet du Président de la République ; devant s’exprimer lundi soir dans une énième adresse à la Nation inutile, il n’en aura pas eu l’occasion : Notre-Dame de Paris était en proie aux flammes au moment où il devait faire son allocution, dès lors remise à plus tard.

La flèche de Viollet-Le-Duc détruite, la toiture dévastée, le pire était à craindre pour le reste de l’édifice qui a subi l’outrage du feu alors qu’un chantier de réfection venait d’être lancé. L’émotion a été grande dans toute la capitale, en France et partout dans le monde alors que les images montraient la cathédrale enfumée dont la charpente s’écroulait inexorablement, mangée par l’incendie.

Au matin cependant, l’espoir était permis : le monument est resté globalement solide et reconstruire les parties détruites s’avère possible. Ce sera, évidemment, un travail d’ampleur qui nécessitera de gros moyens, financiers notamment.

Les cagnottes n’ont pas manqué de se multiplier, et Macron s’est bien évidemment immédiatement proposé pour lancer une souscription nationale, alors même que les dons de milliardaires arrivaient déjà : la famille Pinault entend investir 100 millions d’euros pour la reconstruction du monument, et la famille Arnault annonce quant à elle un don de 200 millions pour la même cause.

Au passage, ces dons (qu’on pourra faire directement à la Fondation du Patrimoine) et ces cagnottes donnent quelques importantes informations.

D’une part, cela montre que beaucoup de Français sont effectivement prêts à payer pour la restauration de ce chef-d’œuvre, sans qu’on les force. Compte-tenu du monument en question, on les comprend aisément et on se doit alors de poser la question : puisqu’il en est ainsi pour la plupart des monuments et lieux d’exceptions du pays, on ne peut que constater l’inanité du Ministère de la Culture et du Patrimoine, incapable avec son budget pourtant colossal de répondre à sa mission de base, à savoir conserver notre patrimoine intact. Manifestement, Français riches et moins riches s’en chargent mieux que ce ministère, plus apte à défigurer les grands monuments de leurs Plugs verts et autres Vagins de la Reine hideux qu’à prévenir ce genre d’incendies tragiques.

De façon diamétralement opposée, ces dons font ressortir aussi tout ce que la France compte de petits jaloux, de frustrés et autres aigris qui ont un mal viscéral à supporter la réussite et la richesse des autres : les dons des milliardaires permettent ainsi de s’exprimer à la pire lie communiste et envieuse que la France a trop généreusement nourrie, ceux dont la commissure des lèvres se charge de bile à l’idée qu’on se passera très bien d’eux et de leurs frustrations de jaloux maladifs pour relever l’édifice.

<script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8">

D’autre part, cela prouve amplement que pour les événements, les monuments et les réalisations exceptionnelles, on sait trouver des moyens financiers, a contrario des lubies et autres stupidités poussées par nos élus. Quelque part, ceci est plutôt rassurant sur le bon sens moyen des Français. Ça l’est nettement moins sur la lucidité de ces élus qui poussent, insistent et se battent pour avoir leur gare et leur TGV sans passagers, leurs transports en commun vides, leur autoroute sans automobilistes, leurs zones d’activités sans activité, etc…

Enfin, difficile de ne pas noter que 300 millions proviendront donc directement de capitalistes richissimes. Comme quoi, l’État ferait nettement mieux de les laisser tranquilles plutôt que « faire payer les riches » qui, finalement, savent bien où et quand mettre leur argent, y compris pour le « bien commun », et en tout cas nettement mieux que l’État qui, dans tout cela, a encore une fois démontré toute la nullité de sa gestion : des armées de fonctionnaires au Ministère et pas un pour aller pisser et éteindre les flammes, des années à repousser à plus tard les réparations nécessaires, les faire au dernier moment, et réussir le pari de provoquer le chaos total. Bref, c’est une illustration fidèle de ses capacités réelles de nuisance.

Les moyens financiers afflueront donc, et la cathédrale sera reconstruite. Comme d’autres cathédrales ont été détruites puis reconstruites, celle de Paris, chef-d’œuvre gothique et hautement symbolique pour tout le pays, sera reconstruite. Et s’il y a un risque, il n’est certainement pas dans les qualifications des ouvriers et artisans qui travailleront sur cet immense chantier. Soyez-en sûrs : non seulement, il y aura les compétences, mais il y aura aussi l’argent…

Non, le risque, il est dans le harponnage par la chienlit politique qui va tout faire pour tirer la couverture à elle.

Il faudra bien sûr passer le temps de l’émotion, il faudra que le train-train quotidien reprenne, mais c’est garanti : les sangsues de droite et de gauche vont vouloir se greffer à l’événement pour tenter d’en tirer une part d’exposition, de prestige, de lustre facile.

Et bien évidemment, il n’est pas à écarter que ces cancrelats interviennent pour avoir tel bricole d’un zartiste de leurs amis poussée dans le cadre de la réfection (« Regardez, ce teckel rose en polyuréthane de 2 mètres de haut rendra magnifiquement dans cette allée, c’est certain ! »), de la réouverture de l’édifice (« Et si c’était David Guetta qui faisait l’inauguration de la Nouvelle Cathédrale, hein, les amis ? ») ou de tel marché de réfection, forcément public, forcément attribué à l’une ou l’autre entreprise de BTP dont le patron est l’ami d’un maire, d’un député, d’un sénateur bien en cour…

Le risque, il est là, bien avant d’autres.

D’ailleurs, il n’est qu’à voir les petites vomissures des politiciens dans les prochains jours et celles qui s’accumulent à présent pour comprendre qu’on est déjà sur ce chemin.

Source : http://h16free.com/2019/04/16/63463-notre-dame-de-paris-risques-enseignements-et-espoir


[Invité] La fierté française – Comment réformer l’impossible

dimanche 14 avril 2019 à 11:00

Par Emmanuel Brunet Bommert

Aujourd’hui, la République française est à un tournant de son histoire. Notre situation n’avait jamais été aussi grave, depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

Nous le savons tous, une réforme est devenue nécessaire, sans quoi notre pays s’effondrera pour de bon dans la misère. Ce changement, s’il doit avoir lieu, ne peut plus être doux. C’est malheureux, mais notre condition est si critique qu’une réelle évolution conduira d’abord une majorité de français dans la disette, alors que l’obstination dans l’erreur permettra au moins pour quelques temps de conserver notre style de vie. Toutefois, le bon chemin n’est pas toujours le plus confortable, et la meilleure des solutions n’est souvent pas agréable. Le traitement d’une maladie peut faire souffrir et même avoir des effets secondaires douloureux, mais reste nécessaire pour la guérison.

Sans exagération, l’heure est décisive. Notre gouvernement s’est institué sur la violation presque systématique de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, pourtant à la base de sa propre Constitution. Les « représentants » du Peuple que nous faisons semblant d’élire ne « représentent » en réalité que les intérêts qui leurs conviennent, en toute légalité. Ils n’ont aucune légitimité et s’assoient sans honte sur nos idéaux. L’administration française se permet ouvertement de menacer des citoyens, alors qu’elle devrait les servir et faciliter leur quotidien.

Une telle situation n’est plus supportable. La plaisanterie doit prendre fin. Cette « fausse démocratie » qu’est notre république doit laisser sa place à une authentique. Cependant, pour que ce soit possible, le citoyen français doit bien assimiler toutes les implications qu’un tel changement suppose. Il lui faut comprendre ce qui est nécessaire, comment et pourquoi. Tout d’abord, un système véritablement démocratique n’a rien de parfait. Ce n’est pas une utopie qui résoudrait par magie tous nos problèmes. Une sorte d’idéal pour rêveur. Un Peuple peut se fourvoyer et prendre des décisions stupides. Il sait être injuste et sectaire. Cela étant, ce seront ses décisions, à son image et conformes à ses idéaux. Car si un Peuple doit payer pour les erreurs commises dans l’exercice du pouvoir, il est en conséquence la seule autorité admissible d’une nation.

LA DÉMOCRATIE, SEULE OPTION DURABLE

La démocratie est le seul système qui garantisse la liberté des citoyens sur la durée. Cependant, bien que de nombreux pays se vantent d’en être, aucun d’entre eux n’a jamais été démocrate. C’est un mythe répandu. Une légende. Le Peuple est partout considéré comme une sorte de masse primitive, qu’on peut utiliser ou qu’il faut diriger. Seule la république a fait son chemin jusqu’à nos jours et notre « monde moderne » est toujours plongé dans un duel entre la monarchie et la république. Un conflit qui date de la Rome antique.

Notre république française est entièrement construite autour de cette idée que l’élu, un individu que des citoyens sont contraints de choisir, peut décider du bien et du mal. En conséquence il « dirige » les citoyens, comme un Roi le ferait sur ses sujets, perpétuant ce mythe autoritaire qui estime qu’une population est foncièrement incapable de décider par elle-même de son propre avenir. L’administration française est convaincue qu’elle agit conformément à l’idéal démocratique. On en arrive à des situations absurdes comme, par exemple, nos députés qui nous proposent de la « démocratie participative » !

Pour eux, une démocratie n’est pas un système dans lequel le Peuple participe à la vie publique ! Ils confondent ouvertement leur idéal d’une « république autoritaire » avec la notion même de « démocratie » et imposent cette confusion aux français. Nous n’avons jamais été en démocratie de toute notre Histoire. Voilà la vérité. Le pouvoir de l’élu, en France, est trop proche de celui d’un monarque. Il a une autorité quasi-illimitée pour imposer ses choix et rien ne l’empêche d’agir pour le pire. La Loi le protège même, puisqu’il ne peut pas être contraint par la Justice durant son mandat de la même façon qu’un simple citoyen.

Nos « élus » savent pertinemment que notre système est dangereux et s’en protègent de cette façon. Qui pourrait leur en vouloir ? Cela étant, la république vient à l’origine pour remplacer une monarchie de droit divin. Il paraissait logique aux réformateurs de l’époque de faire un compromis avec les absolutistes, tant que le Peuple y gagne. Seulement, nous ne pouvons plus nous satisfaire des demi-mesures, surtout après les carnages qui ont entaché le 20ème siècle et conduit notre Nation jusqu’au bord du précipice. Le gouvernement doit être enchaîné à la volonté du Peuple, définitivement.

UN CHANGEMENT DE RÉGIME POLITIQUE EST-IL LÉGAL ?

En France, le fait de revendiquer la suppression de notre système républicain est techniquement condamnable comme un crime. L’article 89 de la Constitution française empêche un parti politique, par exemple, de se présenter à une élection en ayant pour programme une telle abolition. Cette loi est bien évidemment tyrannique. Elle impose de force aux français un système politique qu’ils n’ont, ironiquement, pas vraiment choisi. Ils ne purent qu’accepter la Constitution de Michel Debré, pas lui préférer une alternative monarchique, par exemple. Or, les français n’ont pas le droit dans notre « cinquième république » de décider directement de la Loi et n’ont pas plus de contrôle sur le budget, deux infractions sérieuses à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, qui fait pourtant aussi partie de la Constitution française.

Notre régime républicain est un système où on doit élire des dictateurs qui auront, durant une durée précise, la totalité d’un pouvoir, sans avoir besoin de se justifier de l’usage qu’il vont en faire. En effet, l’article 27 de la Constitution précise que « tout mandat impératif est nul ». En conséquence, les élus n’ont purement et simplement pas le droit de rendre de comptes à leurs électeurs ! Ils sont au contraire encouragés à décider par eux-mêmes ce qui est, ou pas, « représentatif » du Peuple français. La définition même de la tyrannie.

Les diverses corrections dans notre Code électoral effectués depuis sa création font que, désormais, il est presque impossible pour un citoyen indépendant de se présenter à une élection d’envergure. Les seuls qui peuvent encore proposer leur nom pour un mandat public doivent être soutenus par une organisation déjà en place, un parti. Même en admettant qu’un nouvel arrivant vienne bousculer l’ordre établi, il ne pourra le faire qu’avec l’accord de gens qui sont déjà dans les rouages de la machine politique. La Loi est faite de telle sorte qu’il est devenu impossible pour l’écrasante majorité des gens de se présenter pour un mandat public, sans l’autorisation préalable de ceux qu’ils rejettent ! Puisque nos « représentants » n’ont pas le droit de nous représenter et qu’ils peuvent décider de tout, sans avoir à se justifier de quoi que ce soit, la république française est donc devenue une « dictature parlementaire ».

Notre administration, nos médias et la majorité des intellectuels nous présentent pourtant cette vulgaire contrefaçon comme un sommet de démocratie ! Cependant, la Constitution a une limite dans ce qu’elle peut empêcher en matière de changement de régime. Il est possible de réclamer l’abolition de la république et son remplacement par un autre système, à condition de garder en tête certaines choses :

1. En 1962, le général De Gaulle a utilisé l’article 11 de la Constitution, c’est-à-dire le référendum, pour obtenir une révision de cette dernière. Celle-ci portait sur le mode d’élection du Président de la République. Depuis lors, il est admis que l’avis populaire peut modifier notre Constitution et donc, dans une certaine mesure, la structure républicaine du gouvernement. Cette correction pourrait aller jusqu’à une réforme complète. Un Parti qui propose une telle chose, par référendum, n’est pas hors-la-loi vis-à-vis de la jurisprudence française puisqu’il y a un précédent.

2. À l’origine, cette limite était prévue pour prévenir l’émergence d’un autocrate par le biais d’une élection. L’idée a très certainement émergée du mythe comme quoi Adolf Hitler aurait acquis sa puissance sur décision du peuple allemand, ce qui n’est pas le cas (il fut nommé chancelier par la présidence de Weimar). Cependant, elle s’éloignerait très largement de son objectif si elle servait aussi à empêcher un Peuple d’établir une démocratie plus directe. Les citoyens sont en Droit, par l’article 6 de la Déclaration des Droits de l’Homme, de décider personnellement de la Loi. L’interdiction d’abolir la « forme républicaine du gouvernement » est donc subordonnée au Droit qu’ont les citoyens de concourir personnellement à la Loi. L’article 89 peut certes prévenir la mise en place d’une autocratie, mais certainement pas d’un régime plus démocratique qu’une république parlementaire.

3. Enfin, la cinquième république a bien évidemment été mise en place suite à un référendum ! Les juristes de l’époque ayant pour l’occasion admis que le « droit souverain du peuple à disposer de lui-même » prévaut sur le texte constitutionnel. C’est en conséquence toujours le cas.

Notre Loi n’est pas pensée pour interdire une réforme, mais pour la rendre aussi difficile que possible – sinon elle contredirait la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Les gouvernements successifs se sont arrangés, par un usage intelligent du privilège, pour réduire à néant toute volonté de résistance à leurs idéaux. Les citoyens sont incités à obéir pour ne pas subir de vexations au quotidien. En échange de leur loyauté, ils peuvent même profiter de l’aumône que leur concèdera l’autorité en place. Toutefois, les français veulent décider des Lois. Ils l’ont exprimé par leurs abstentions massives aux élections et lors des différents mouvements spontanés de notre Histoire récente. Ils ne veulent plus qu’un représentant tyrannique puisse décider tout ce qu’il désire en leur nom. Dès lors que le Peuple se sera exprimé pour une réforme, une opposition du gouvernement républicain ne pourra mener qu’à sa chute. Car quel impact auraient les décisions de notre république, si la majorité de ses propres citoyens nient tout ce qu’elle représente ?

Cette série d’articles « la fierté française » présente quelques modestes propositions pour une éventuelle réforme, dont j’espère que certains tireront au moins une inspiration. Si nous les appliquions toutes, l’ampleur du changement serait tel qu’il entrerait dans l’Histoire mondiale. Ce serait l’amorce d’un renouveau, qui ferait de notre pays un modèle d’excellence. Une nation à l’avant-garde, où les citoyens n’en seront plus réduits à dire : « de toute façon, on ne peut rien faire, parce que personne ne nous écoute ! » puisqu’ils se trouveront désormais à la manœuvre de leur propre destin. Ces suggestions sont libres de toute affiliation politique, car quel meilleur programme pour une démocratie que celui où les citoyens sont responsables de tout succès ?

La Fierté Française – Textes de Emmanuel Brunet Bommert – emmanuel @ brunetbommert.org

La Fierté Française (l’archive des 7 textes)

Source : http://h16free.com/2019/04/14/63403-invite-la-fierte-francaise-comment-reformer-limpossible


Un peu de repos

samedi 13 avril 2019 à 09:00

Même si c’est le printemps, les petits bourgeons, les oiseaux qui pépient et les petites fleurs qui éclosent en faisant de petits « pop » sympathiques ne doivent pas nous faire oublier qu’un peu de repos est parfois nécessaire pour reprendre d’autant plus vivement ensuite.

Le début de l’année fut particulièrement rempli et tout indique que les prochains mois seront au moins aussi agités. Notre Trudeau français, ce Président Que Le Monde Nous Envie De Loin, va probablement continuer à enfiler les perles et les agitations inutiles pour faire croire à sa volonté farouche de réformer les réformes de façon réformante. La République, de plus en plus festive à défaut d’être de plus en plus citoyenne, va continuer à nous amuser dans une déliquescence de moins en moins lente. Pour se préparer, quelques jours de pause seront les bienvenus.

En attendant, je vous encourage à relire quelques uns des billets passés, et, pourquoi pas pour ceux qui ne le sont pas déjà, à s’abonner au 10ème Homme, la lettre mensuelle qui développe en profondeur un sujet d’actualité.

Il y aura même, pour lancer des réflexions pendant ces quelques jours de repos, une série de billets écrits par Emmanuel Brunet-Bommert. Sans forcément partager toutes les propositions qu’il fait ou sa façon de procéder, je trouve ses éléments de réflexions intéressants et qu’ils méritent d’être partagés. Avec cette publication, le but d’Emmanuel est simple : proposer, à partir de ces quelques billets et de ses réflexions, une réforme possible du pays sur une idée positive, à savoir la fierté et la volonté d’excellence, plutôt que sur le fait que nous sommes constamment au bord du désastre.

Cela changera aux habitués de ces colonnes 😉 À vous de juger.

Bonnes vacances à tous et à bientôt.

J'accepte les BCH !

qqefdljudc7c02jhs87f29yymerxpu0zfupuufgvz6

Vous aussi, foutez les banquiers centraux dehors, terrorisez l’État et les banques en utilisant les cryptomonnaies, en les promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !
BCH : qqefdljudc7c02jhs87f29yymerxpu0zfupuufgvz6
 

Source : http://h16free.com/2019/04/13/63398-un-peu-de-repos


Synthèse de la France en une petite carte postale de Gironde

vendredi 12 avril 2019 à 09:00

Ce vendredi et avant une semaine pascale qu’on devine déjà pleine d’annonces présidentielles visqueuses de sous-entendus ridicules, je vous propose une petite « carte postale » de Gironde, c’est-à-dire une description pittoresque d’une situation croquignolette qui illustre à merveille le problème du rapport des Français à leurs services publics.

Ces derniers ont été au cœur du Grand Débat et seront probablement encore une fois mis en avant dans les prochains jours alors que le Président de la République tentera la synthèse des milliers de propositions des citoyens. L’idée est toujours la même : les Français doivent s’enorgueillir d’un service public d’une extraordinaire excellence et peuvent donc bien consentir à quelques menus sacrifices, notamment financiers au travers d’un tabassage fiscal vigoureux et égalisateur dans la misère.

Eh oui, il faut se résoudre à l’évidence : si beaucoup de citoyens se plaignent à présent d’impôts trop élevés, une part majoritaire (et malheureusement croissante) des Français veut malgré tout plus de ces magnifiques services publics.

Ils sont d’ailleurs écoutés et très bien entendus par les politiciens qui y voient là une occasion d’accroître leur pouvoir. Pour illustrer, rendons-nous à Libourne, charmante commune de Gironde, où la presse locale nous apprend que la taxe foncière a récemment explo pardon augmenté de 146%.

Rassurez-vous : non, cette explosion cet ajustement fiscal n’est pas causé par le joli Centre Aquatique (dont la facture de 23 millions d’euros était absolument indispensable, on en conviendra), mais bien par les services de transport en commun (tout aussi indispensables), qui sont – le maire (socialiste – coïncidence) s’en félicite – évidemment gratuits.

Avec 146% d’augmentation de fiscalité, c’est une gratuité qui ne cesse d’étonner le contribuable (propriétaire, ce salaud de riche et pas le locataire, n’est-ce pas)… Contribuable qui se calmera certainement en constatant le succès évident de ces transports en commun dont le taux de remplissage suffira à lui seul à rassurer les uns et les autres sur la bonne utilisation des deniers publics afin de faire tourner des bus flambant neufs … et vides.

Pendant ce temps, à quelques kilomètres de là et toujours en Gironde, dans la campagne de Coutras précisément, on apprend toujours par la presse locale – la même – qu’un projet de Village des Marques devait voir le jour.

Las, il semble que ce projet soit fort mal enquillé : bien que soutenu par le maire local, bien que soutenu par plus de 90 commerçants, bien que soutenu par les citoyens (plus de 4500 signatures de soutien au projet) qui y voient là l’occasion de relancer l’activité dans la région puisque l’investisseur projette d’y créer plus de 400 emplois, bien qu’économe, « bas carbone » et visant différents labels écologiques et bien que ce Village des Marques permettrait de faire vivre toute une région, il a reçu un avis défavorable de la Commission départementale.

Commission départementale dans laquelle nous retrouvons – coïncidence ! – le maire de Libourne précédemment cité.

Zut alors.

D’autant plus zut-alors que l’investissement était entièrement privé, sans recourir au contribuable. 80 millions d’euros d’investissements privés tout de même mais qui semblent laisser de marbre le président de la région ainsi que les élus des communes non concernées par ce projet. Les ruraux, qui se sont sans l’ombre d’un doute largement déclarés favorables au projet, n’ont finalement pas voix au chapitre et devront se contenter de voir cette opportunité leur passer sous le nez, parce que, parce que bon, à la fin, et puis voilà.

Ici, bien évidemment, l’argument majeur contre le développement de ce projet est que toutes ces enseignes, tous ces nouveaux commerces pourraient potentiellement concurrencer le petit commerce des centres-villes alentours, et ce, même si d’autres expériences similaires ont prouvé que le surcroît d’activité provoqué par de tels commerces spécialisés a plutôt tendance à revivifier les centres-villes.

En fait, toute cette situation résume parfaitement bien la France.

D’un côté, des services coûteusement gratuits

D’un côté, on trouve sans surprise des élus essentiellement tournés vers leur propre clientèle et qui savent toujours rassembler le courage nécessaire afin de dépenser avec faste l’argent gratuit des autres et offrir à tous un service que seule une poignée des non-payeurs utilisera vraiment.

Confrontés aux problèmes de financement de ces lubies, ces élus décident souvent d’endetter à mort la structure dont ils ont la charge (on ne se préoccupe des générations futures que pour le climat – le reste, on s’en tamponne), par exemple en contractant des emprunts soi-disant toxiques dont ils ne liront aucune des clauses et feront semblant de n’y rien comprendre une fois la facture colossale arrivée en mairie.

Quand ce n’est pas un emprunt, les mêmes élus se contenteront d’augmenter subitement la pression fiscale : non seulement, ce seront toujours les riches qui paieront (puisque par définition, le riche devient celui qui peut payer ces taxations vexatoires) mais en plus, on pourra toujours arguer en face d’un magnifique service que tout le monde réclamait. Et si personne ne le réclamait, peu importe : une fois qu’il est en place, ne pas le payer ou cesser de le financer revient à saboter un service public que le monde nous envie, ce qui fait immédiatement pleurer dans les chaumières comme on a pu le voir ces 6 derniers mois.

De l’autre, un blocage du commerce, des entreprises et des créateurs d’emplois

De l’autre côté, la bête ruralité qui a besoin de travailler pour payer les impôts des services « gratuits » peut aller se rhabiller : soit le travail envisagé pollue, fait du bruit, ne sent pas bon ou s’oriente décidément dans la mauvaise direction peu Gaïa-compatible et surtout terriblement privée. Soit cette activité a la furieuse tendance à entrer en concurrence avec des corporations déjà en place ou, pire que tout, des services « gratuits » déjà « offerts » par la collectivité locale (ou l’État). Et ça, mon brave monsieur, ma brave dame, ce n’est pas possible : le Public N’Aime Pas Du Tout La Concurrence.

Ce petit bout de Gironde est à l’image de toute une France qui s’arc-boute chaque jour un peu plus sur son désir enfantin et irréaliste de faire vivre tout le monde aux crochets de tout le monde.

Dans ce rêve éveillé, chacun peut bénéficier d’un service évidemment gratuit, dont les acteurs sont tous rémunérés avec des bisous, de la bonne volonté et des câlins. Et tout se passe évidemment très bien.

J'accepte les BCH !

qqefdljudc7c02jhs87f29yymerxpu0zfupuufgvz6

Vous aussi, foutez les banquiers centraux dehors, terrorisez l’État et les banques en utilisant les cryptomonnaies, en les promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !
BCH : qqefdljudc7c02jhs87f29yymerxpu0zfupuufgvz6
 

Source : http://h16free.com/2019/04/12/63439-synthese-de-la-france-en-une-petite-carte-postale-de-gironde


Quand l’État s’occupe de votre voiture

mercredi 10 avril 2019 à 09:00

Aujourd’hui, dans la catégorie « l’État s’occupe vraiment beaucoup de vous », intéressons-nous au volet « automobile » de son interventionnisme tous azimuts, et à la façon tout à fait croquignolette dont nos amis journalistes se font fort de rapporter ces bons offices.

Depuis l’introduction des radars automatiques en France, l’État a rapidement pris le pli de compter sur eux pour abonder aux tonneaux danaïdesques de ses finances. Malheureusement, ses plans financiers pour l’année 2019 risquent d’être un peu compromis : fin 2018, l’actuel Premier ministre, politiquement affûté comme du beurre chaud, aura eu l’idée géniale de réduire les vitesses maximales autorisées sur les routes secondaires au moment où entraient en force des taxations écologiques délirantes sur les carburants. S’ensuivit une colère mémorable du petit peuple moyennement d’accord pour continuer à se faire détrousser à chacun de ses déplacements.

Colère qui, dans le domaine routier, s’est essentiellement traduite par une vaste destruction des radars automatiques déjà en place, compromettant nettement les verbalisations qu’ils étaient censés faire. La facture est salée : s’il semble indispensable de remplacer les matériels détruits (mais si, puisqu’on vous le dit) et que ceci ne sera pas gratuit, le total reste mineur face à l’absence de collecte que provoquent ces appareils défaillants.

Le total des amendes non collectées ne cesse de grimper : estimé autour de 500 millions d’euros fin décembre 2018, on frise maintenant les 660 millions d’euros ; ce rythme d’augmentation fait presque penser au devis d’un chantier public du Grand Paris, et plonge les journalistes dans un désarroi palpable dans les articles qu’ils pondent à ce sujet : des centaines de millions de « manque-à-gagner », une hausse des morts sur la route, tout indique une catastrophe abominable avec du chaton mignon sacrifié sur l’autel de la colère gilet-jaunesque.

Pourtant, lorsqu’on épluche les statistiques de mortalité d’un côté, et qu’on raisonne calmement sur les amendes non collectées de l’autre, on s’aperçoit bien vite que de catastrophe, il n’y a point tout comme il n’y aura pas eu de chaton mignon sacrifié inutilement.

D’une part, l’augmentation de mortalité est largement imputable à l’augmentation du trafic ces derniers mois par rapport au trafic de l’année 2018, ce qui explique notamment la plus grande présence des cyclistes parmi les victimes de la route. Il faut être d’une naïveté de scribouillard pour imaginer que des radars opérationnels auraient pu calmer ces cyclistes au point de les empêcher de dépasser les 80 km/h sur route secondaire. Tout le monde sait que, s’ils en ont l’occasion, ils tutoient la vitesse du son dans le bruit strident de leurs pédaliers déchaînés.

D’autre part, comment peut-on se désoler que plus de 600 millions d’euros resteront dans la poche des Français ? À l’inverse, comment peut-on se réjouir que l’État récolte toujours plus avec ses brigands automatisés, lorsqu’on voit ce qu’il fait de l’argent ainsi récolté ?

Combien faudra-t-il encore cramer de milliards pour que l’État ne construise pas de prisons, ne répare pas de routes, ne fournisse pas d’IRM dans les hôpitaux, ferme des classes ou diminue chaque année le niveau de l’enseignement global ? Au bout de combien de milliards d’euros de ponctions pourra-t-on espérer avoir une justice efficace, une armée équipée ou une fiscalité lisible ? Peut-on sérieusement penser que ces 660 millions d’euros seraient mieux dans la poche de l’État que dans celle des Français au moment même où une part croissante d’entre eux n’arrive plus à boucler les fins de mois ?

On pourrait s’arrêter là.

Ce serait sans compter sur l’aide inattendue (au sens « pas demandée ») de nos amis politiciens qui ne sont jamais en retard d’une idée à la fois compliquée, coûteuse et parfaitement idiote.

Cette fois-ci, c’est Valérie Pécresse qui s’y colle avec le brio qu’on lui connaît pour émettre des âneries dans les ultraçons : la présidente de la région Île-de-France et du syndicat des transports en région parisienne, Île-de-France Mobilités, vient ainsi de dévoiler dans le JDD un dispositif pour « favoriser le covoiturage » géré par l’État (la Région, ici) permettant notamment d’offrir jusqu’à 150 euros par mois aux conducteurs et deux trajets gratuits par jour aux passagers.

Autrement dit, le pouvoir politique s’immisce dans le covoiturage et entend même le rémunérer avec l’argent gratuit des autres qui tombe du ciel. Au delà de l’impression persistante que vient subitement de s’installer une concurrence malsaine d’idées stupides avec Anne Hidalgo, le maire de Paris (pour le moment, c’est encore l’Anne de Paris qui est en tête), on ne peut s’empêcher de constater qu’encore une fois, la lutte contre la pollution et pour les économies d’énergie semble indépassablement liée à des décisions étatiques, venues d’en haut, imposées plus ou moins fortement aux divers acteurs (ici, si l’automobiliste ne semble pour le moment pas encore contraint au covoiturage, il n’en restera pas moins que l’imposition sera fiscale parce qu’il faudra bien financer ce bouzin).

CorporatismeDe façon plus consternante, Pécresse tente ni plus ni moins qu’une version étatique de services de covoiturage qui existaient déjà dans le privé et que l’État s’est proprement acharné à faire disparaître. On se rappellera de Heetch qui fut obligé de fermer parce que continuellement en butte contre les autorités et les corporations bien installées, décidées à tout faire pour empêcher que des Français puissent gagner leur vie en trimbalant des gens dans leur voiture.

Autrement dit, l’État sabote un système qui fonctionne, fait du profit et ne coûte rien aux contribuables pour le remplacer par une usine à gaz de son cru, qui ne marchera pas, fera des pertes et coûtera un pont aux contribuables.

En France, l’État s’occupe d’absolument tout. Il est présent à votre naissance, il est là à votre mort et même au-delà. Il s’occupe de votre frigo, de votre mariage, de vos vices et de vos vertus, d’une myriade d’aspects de votre vie d’enfant, d’adolescent et d’adulte. Quand il s’occupe de votre voiture, c’est pour vous ralentir, vous punir, vous taxer et culpabiliser. Malgré cela, un nombre croissant de Français veulent encore accroître son rôle.

Il faut se rendre à l’évidence : ce n’est pas de l’inconscience, c’est du masochisme.

J'accepte les BCH !

qqefdljudc7c02jhs87f29yymerxpu0zfupuufgvz6

Vous aussi, foutez les banquiers centraux dehors, terrorisez l’État et les banques en utilisant les cryptomonnaies, en les promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !
BCH : qqefdljudc7c02jhs87f29yymerxpu0zfupuufgvz6
 

Source : http://h16free.com/2019/04/10/63419-quand-letat-soccupe-de-votre-voiture