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[Redite] Les GAFA gogos des gars gonflés

dimanche 8 septembre 2019 à 11:00

Article initialement paru le 07.09.2018

Avec les récentes avancées franco-américaines en terme de taxation des grosses firmes américaines de l’Internet (Google, Amazon, Facebook, Apple), le gouvernement français trépigne d’enfin pouvoir croquer à pleines dents dans une petite partie des juteux bénéfices que ces entreprises réalisent. Oh, bien sûr, il n’est pas dit que cette nouvelle taxe internationale ne se fera pas au détriment de certaines de nos productions françaises, mais au moins Macron et son gouvernement pourront-ils fanfaronner avoir « réussi » à faire plier les géants américains…

Pourtant, cette taxe (comme toutes les autres avant elle) ne garantira toujours pas la résolution de certains des enquiquinants soucis que ces grandes entreprises étrangères provoquent dans le petit paysage économique français. Ainsi et par exemple, la presse française continuera de se retrouver en concurrence directe avec les productions du reste du monde mises à disposition par ces GAFA. Comme les médias français ont obstinément choisi de ne surtout rien changer à leurs méthodes, il est peu probable que le résultat soit fort différent de ce que j’envisageais dans un billet produit il y a un an qui décrivait les agitations comiques de ces derniers pour tenter, enfin, de faire plier la méchante concurrence…

On pourra difficilement reprocher tout dilettantisme à la presse nationale lorsqu’il s’agit de ventiler avec force des affaires ridicules, de monter des broutilles en épingle ou de clouer au pilori l’un ou l’autre individu qui aurait dévié du chemin officiel tracé par le Camp du Bien. En revanche, elle sait se faire extrêmement discrète quand son avenir est en jeu et qu’elle doit user d’un bon gros lobbying des familles pour sauver ses tristes miches.

Il est ainsi peu probable que vous ayez entendu parler de la discrète pétition que des journalistes ont lancée afin de contraindre les géants du Net à contribuer au financement de la presse, par le truchement habituel de la loi. Eh oui : le lobbying, c’est très vilain sauf lorsque c’est utilisé par des journalistes.

Et dans le cas qui nous occupe, l’idée est comme à l’accoutumée simple, efficace et parfaitement inique : comme la presse a besoin de sous pour vivre, il serait plus que temps d’aller en piocher dans les poches des grandes entreprises de réseaux sociaux qui les ont pleines. Bien sûr, afin d’éviter de faire passer ça pour un vol tout ce qu’il y a de plus décontracté, on enrobera la proposition de nécessaires justifications à base de moraline, de justice et autres slips habituels des joueurs de pipeau : si Google, Alibaba, Facebook ou Apple doivent absolument rétribuer la presse d’une façon ou d’une autre, c’est parce qu’ils bénéficient directement des efforts qu’elle déploie pour chercher, analyser et diffuser de la bonne grosse information bien fraîche, bien solide, bien étayée.

Et il est vrai, comme on peut le lire de plus en plus souvent, que réaliser de la bonne presse qui vend autre chose que des produits de luxe en page de droite et des articles creux Mode/Conso en page de gauche, ça coûte fort cher.

Il faut faire des enquêtes, se déplacer, voire – soyons fous – prendre des risques au plus près des réalités du terrain. Parallèlement, le lectorat se fait plus difficile à attraper. Oh, il n’a pas disparu, loin de là mais – oubliant à quel point il est inculte – il se fait exigeant et demande avec arrogance de la qualité !

Tout indique même que plus on tente d’asperger les individus avec de la propagande standard subventionnée par l’État, plus ceux-ci se rebiffent : les voilà qui s’informent par eux-mêmes avec tous les risques que cela comporte depuis les sites complotistes jusqu’aux sites étrangers qui ont le mauvais goût d’être stipendiés par un autre État que le nôtre (oh !), en passant bien sûr par les sites turbo-libéraux dont on sait qu’ils sont tout acquis aux puissances pétrolières du complexe militaro-industriel des sauriens nazis. Minimum.

Autrement dit, le risque est grand de voir échapper une forte partie de la population à tout contrôle la diffusion de la Bonne Parole Gouvernementale ou aux onctueuses oukazes de la caste journalistique officielle. Ceci ne peut être toléré, et ce d’autant plus que, si on pousse le raisonnement à son terme, il arrivera finalement un douloureux moment où le lectorat, asséché par les méchantes GAFA, ne lira plus du tout les médiocres productions journalistiques actuelles mais où il sera malgré tout ponctionné, via les subventions directes à la presse ou celles, indirectes, au publipostage, aux réductions fiscales diverses et j’en passe.

Situation qui, un beau matin, pourrait être pénible à justifier.

Comme d’habitude, on assiste au niveau européen et au niveau français à une âpre bataille pour maintenir en état un domaine, la presse, où aucune mutation ne semblerait possible, et où pourtant la qualité, l’indépendance et l’intégrité des équipes laisse de franches marges d’amélioration pour le dire gentiment : on pourrait multiplier les exemples, mais entre les tweets idiots et particulièrement orientés de journalistes (un exemple récent ici), le deux-poids-deux-mesures systématique dont la presse fait preuve (de nombreux articles documentent cela) et les tombereaux d’argent public déjà consacrés à maintenir la presse existante en vie, on serait en droit de demander, en retour, que la presse soit suffisamment proche des notions de qualité et d’intégrité avant de demander des rallonges (par le biais de taxes supplémentaires, qui plus est).

Pour rappel, et rien qu’en se focalisant sur le cas français, douloureux dans sa médiocrité, les subventions à la presse ressemblent à ça :

Plus de 4.8 millions d’euros pour Libération, cette épave journalistique en perdition dont le contenu, brûlot gauchiste sans queue ni tête, n’est plus lu que par quelques dizaines de milliers de lecteurs par jour ou 3.4 millions d’euros pour l’Humanité, bricolage communiste improbable tétant à la fois aux subventions publiques et au capitalisme rotschildien dans une incohérence assumée presque cocasse, et plein d’autres exemples du même acabit (qu’on pourra éplucher ici) nous forcent à conclure que, question indépendance, la presse peut faire mieux.

D’autre part, on peine à comprendre l’envie de cette presse de s’acoquiner ainsi avec les GAFA qui deviendraient, une fois contraints à la subventionner, une ressource indispensable.

Difficile en effet de lui accorder cette intégrité que la presse prétend rechercher. Dernier exemple en date : un syndicat suisse décide de se faire un peu de publicité facile en bidonnant deux offres d’emplois, l’une pour un homme et l’autre pour une femme, avec exactement les mêmes descriptions de poste et (bien sûr) des salaires complètement différents en défaveur de l’offre féminine. Lourdement relayée par les réseaux sociaux, l’histoire a été repérée par Le Matin qui s’est empressé de diffuser encore plus largement le gras pipeau syndical. Alerté par des internautes, le journal suisse a pris son temps pour retirer l’article (clairement qualifiable de « fake news ») et n’a présenté aucun rectificatif ni aucune excuse.

Si cet exemple était unique, il ne serait qu’amusant. Malheureusement, on ne compte plus le nombre de reportages bidons, d’articles satiriques relayés massivement par une presse qui prétend faire son travail alors qu’elle se contente finement de reprendre les bêtises qui passent sur les réseaux sociaux. Réseaux sociaux qu’elle entend donc taxer par voie de lois afin de compenser pour leur impéritie. On appréciera l’ironie du message, et la solidité de la remise en question : à la place de ces journalistes, il vaudrait mieux s’éloigner de ces GAFA plutôt que se comporter en truffes cupides et être financée par elles.

Mais non ! Et au contraire, pétitionnons !

En pratique, on comprend qu’un double-jeu se met en place.

D’un côté, celui d’une presse qui a de plus en plus de mal à s’adapter aux contraintes modernes : elle n’a toujours pas compris que sa valeur ajoutée réside avant tout dans sa capacité d’analyse de l’information, et de sa présentation ordonnée avec un filtre connu, conscient et revendiqué pour son marché (son lectorat) et non pas, comme c’était le cas jusqu’à présent, à un moyen de collecte aux orientations politiques et aux agendas plus ou moins occultes. Dans ce contexte, il est peu étonnant qu’elle choisisse le chemin trop arpenté qui consiste à piocher chez les autres plutôt que se remettre en cause.

De l’autre côté, celui des États qui comprennent bien les enjeux de contrôle de l’information que la nouvelle situation permet. En pratique, cette capacité des GAFA à orienter les foules grâce au filtrage plus ou moins conscient, dirigé et assumé des informations n’est pas franchement combattu par le pouvoir ou s’il l’est, c’est en paroles, par des déclarations ou des rapports un peu grandiloquents lourds de sous-entendus ; mais en réalité, les gouvernements recherchent avidement le pouvoir de ces réseaux sociaux pour en profiter directement.

Bref, s’il subsistait un doute, il est maintenant levé : les journalistes de cette presse subventionnée, qui pouvaient prétendre jadis constituer un quatrième pouvoir, ont bien vite rejoint les mêmes rangs que les politiciens. Et ce faisant, ils y ont subi la même hontectomie.

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Source : http://h16free.com/2019/09/08/64342-redite-les-gafa-gogos-des-gars-gonfles


Grâce au glyphosate, la SNCF va nous coûter encore plus cher !

vendredi 6 septembre 2019 à 09:00

Enfin, ça y est, la lutte vient enfin de commencer contre les produits chimiques qui font du mal chimique sur l’éco-système pas chimique : alors que le mois de septembre vient à peine de débuter, on ne compte déjà plus les petits articles relayant les déboires ou les victoires de ces maires qui parviennent à interdire l’épandage de l’une ou l’autre substance salement chimique dans des buts bassement agricoles.

Et dans la confusion habituelle pesticide/herbicide qui caractérise maintenant le travail extrêmement approximatif de la presse française à ce sujet, on découvre ainsi qu’une maire a interdit l’usage des pesticides de synthèse (mais autorise les pesticides bio, comme la bouillie bordelaise par exemple, pourtant bien plus toxique), ici aussi, et ici qu’un autre maire n’est, lui, pas parvenu à interdire ces chimiqueries du diable, et qu’au final, l’État imposera des zones de « non-traitement » aux pesticides dans un article illustré avec… un herbicide.

Bref, si la situation est un peu confuse, il n’en reste pas moins que de gros efforts sont très manifestement entrepris pour bouter les produits chimiques hors du territoire, à commencer par – bien évidemment – le glyphosate qui a eu l’honneur de faire la Une de la presse : grâce aux courageux reportages pas du tout biaisés de Glucet et sa troupe d’envoyés spécieux, le Français moyen est maintenant correctement informé que cet herbicide est directement produit par une société capitaliste à base de chatons et d’enfants communistes finement broyés dans le secret d’un complot mondial visant à augmenter scandaleusement notre espérance de vie et que cette infâme substance provoque la peste, le choléra, la dysenterie et l’inévitable cancer, mais si, c’est certain, ne discutez pas.

Et cette âpre lutte contre ces produits synthétiques en provenance directe de l’enfer satanique et turbo-libéral touche maintenant tout le monde, y compris des acteurs jusque là insoupçonnés du désherbage préventif, comme la SNCF : eh oui, les lignes de chemin de fer sont parfois entretenues (le parfois est nécessaire, je vous le rappelle ici), et nécessitent en conséquence l’épandage de produits phytosanitaires dont la présence déclenche immédiatement des crises d’urticaire métaphorique sur les populations avoisinantes qui n’hésitent plus alors à lancer des collectifs et des actions en justice.

Que ces riverains, consternés qu’on puisse encore, de nos jours, griller quelques herbes folles et découper des arbres avoisinant des voies ferrées, se rassurent : la SNCF a de toute façon clairement annoncé qu’elle allait progressivement se passer complètement du glyphosate dans les prochaines années, rejoignant d’ailleurs le reste du pays qui est bien dans les starting-blocks pour interdire une fois pour toute ce produit de malheur. Normalement, d’ici 2021 – c’est Pépy qui le dit, donc c’est du solide, la société nationale devrait avoir complètement remplacé le glyphosate qu’elle n’utilisera donc plus du tout. Il faut dire que la société en consomme entre 35 et 38 tonnes par an, ce qui, sans être absolument monstrueux, reste tout de même une bonne quantité puisque cela représente 0,4% du glyphosate utilisé en France.

Remplacé par quoi, au fait ?

Eh bien ne vous inquiétez pas parce que, comme d’habitude en France concernant l’environnement en général et la SNCF en particulier, tout est prévu, tout est planifié et tout a déjà été largement étudié pour qu’aucun problème ne subsiste ahem brummm et arrêtez avec vos questions oiseuses enfin bon bref…

Oui, certes, il est vrai qu’actuellement, tous les produits qui pourraient servir d’herbicide en remplacement du glyphosate n’ont pas ses qualités et ont même plusieurs défauts qu’il n’a pas. En pratique, le glyphosate n’a pas d’équivalent aussi fiable et aussi peu toxique ni dans la panoplie des jardiniers, ni des industriels et ceux qui s’en approchent ne bénéficient pas du même retour d’expérience qu’on peut avoir avec le glyphosate.

Mais baste, peu importe, il faut bien ce qu’il faut : la France, en plus d’avoir choisi un chemin résolument décarboné, sera aussi déglyphosaté, qu’on se le dise.

Ce qui veut dire qu’en contrepartie, la SNCF devra s’adapter à la nouvelle donne. Cela se traduit donc par l’utilisation d’autres produits (qu’il faudra probablement épandre un nombre de fois supérieur au glyphosate – les riverains apprécieront peut-être moyennement, mais rappelons-leur qu’ils ont bruyamment milité contre l’horrible Glyphotruc de l’Enfer), et d’autres techniques comme des moyens mécaniques ou l’utilisation de bâches et autres films empêchant la végétation de pousser autour des voies.

Bien sûr, tout cela a un coût qui sera – oh, zut, comme c’est surprenant – bien supérieur à celui des épandages traditionnels de glyphosate : au lieu des 30 millions d’euros annuels actuellement, la facture pourrait, selon les calculs de la société nationale, atteindre 500 millions avec les moyens actuellement à disposition, peut-être 350 millions « avec des standards dégradés » (ou encore plus dégradés si on ne perd pas de vue l’état actuel du réseau). Une somme qui, on s’en doute, passera comme une lettre à la poste pour l’entreprise qui dégage régulièrement de dodus bénéfices grâce à une gestion au cordeau, une efficacité et une ponctualité hors pair…

On pourrait gentiment proposer aux riverains de ces lignes SNCF qui luttent contre le glyphosate de prendre en charge le différentiel de coût, soit directement avec l’une de ces taxes dont le pays raffole (on l’appellerait « taxe glyphofuge » par exemple), soit indirectement en leur demandant d’aller désherber les sections dont ils deviendraient responsables. Ce serait un magnifique exercice de citoyenneté bio-écologique en syntonisation avec Gaïa, au passage, dont on peut être sûr que ces mêmes riverains s’acquitteront avec enthousiasme.

En attendant qu’une solution un tantinet crédible se dégage (ce qui pourrait durer quelques années encore), on peut d’ores et déjà se rassurer en voyant que l’ensemble de l’opération a finalement très bien été planifiée, dès le départ : l’interdiction mise en place, de nombreuses solutions opérationnelles ont été proposées par toute la cohortes de politiciens, écologistes et militants de terrain qui savaient, dès le départ, comment procéder. On peut les remercier. En outre, si l’on se rappelle que ce sont ces mêmes politiciens, écologistes et militants qui sont en charge de l’actuelle transition écologique, on est encore plus confiant dans l’avenir.

Pas de doute, tout ceci va très très bien se passer.

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Source : http://h16free.com/2019/09/06/64288-grace-au-glyphosate-la-sncf-va-nous-couter-encore-plus-cher


Méchant Facebook qui ne censure pas que le Camp du Mal !

mercredi 4 septembre 2019 à 09:00

Horreur et désespoir dans les rangs de la « gauche radicale » : il semblerait, comme en fait mention un récent article de Mediapart, que l’audience de certains sites de la gauche radicale s’effondre. Apparemment, ces sites – qui utilisent massivement Facebook pour faire connaître et distribuer leurs informations – ont récemment constaté que leur fréquentation s’était évaporée…

En substance, plusieurs collectifs aux noms évocateurs (Lille insurgée, Bretagne noire, Collectif Auto Média énervé, Cerveaux non disponibles, Groupe Lyon Antifa) administrent des pages Facebook et découvrent ces derniers jours avec stupeur la chute libre du nombre de vues de leurs publications dont certaines parvenaient jusqu’ici à inonder des centaines de milliers de personnes de leurs moelleuses informations.

La nouvelle agite donc le microcosme de ces sites pudiquement baptisés « radicaux de gauche », et on ne sera pas surpris que Mediapart, dont les accointances sur la gauche du spectre politique ne sont plus guère à démontrer, reprenne avec gourmandise une telle pépite. Leur enquête aboutit d’ailleurs à la conclusion relativement évidente que, oui, en effet, il y a bien eu une baisse de fréquentation subite de ces pages Facebook ces derniers jours. Il a d’ailleurs suffi de reprendre les tweets catastrophés de l’une d’elles pour s’en convaincre.

La question qu’on peut se poser (et que se sont posée ces militants puis, après eux, Médiapart) est de savoir s’il s’agit d’une censure politique, et ce alors que ces pages Facebook ont toutes repris des informations d’Indymedia Nantes, en marge du G7 et alors que plane le spectre de l’infiltration de ces charmants mouvements par les Renseignements républicains

Du côté de Facebook, interrogé, explique simplement que ces pages n’ont pas été censurées (elles sont effectivement accessibles) mais tout simplement que leur visibilité a été réduite parce qu’elles ont publié des contenus contrevenant aux (fameux) Standards de la Communauté…

Sapristi ! Voilà que Facebook impose des règles à ces sites et ces pages ! Où va le monde si, maintenant, les Standards de la Communauté permettent ainsi à des publications de disparaître ou d’être à peu près invisibles ?

Malheureusement, force est de constater que Facebook fait effectivement ce qu’il veut chez lui, et qu’il est nécessaire de rappeler que ceux dont la stratégie de communication dépend partiellement ou intégralement de Facebook s’en remettent directement à son bon vouloir avec tous les risques que cela comporte, comme on peut le constater ici. Du reste, le problème ne se posait pas dans ces termes lorsque les individus développaient leurs propres sites web il y a 10 ans : c’était plus compliqué, le succès était plus aléatoire et la diffusion moins simple, mais cette difficulté et ces complications étaient et sont toujours le prix de la liberté.

D’autre part, cette mésaventure désagréable pour ces sites d’extrême-gauche est une excellente leçon pour ces derniers et tous ceux du même bord qui, régulièrement, appellent pourtant à la censure et à la dépublication de ceux qui ne partagent pas leurs points de vue.

On ne compte plus le nombre de fois où certaines communautés d’extrême-gauche, de petits « guerriers de la justice sociale », de collectivistes plus ou moins venimeux cachés sous différentes dénominations appellent au blocage, sur l’une ou l’autre plateforme (Facebook, Twitter, Reddit, j’en passe) au motif que les propos de ceux qu’ils visent ne leurs conviennent pas. Même si on peut raisonnablement supposer que les sites « radicaux de gauche » dont il s’agit ici n’ont pas eux-mêmes appelés à une dépublication d’autres pages, on peut tout aussi raisonnablement imaginer qu’il n’en va pas de même pour certains de leurs membres (lecteurs ou auteurs), tant la pratique est maintenant répandue d’essayer de faire taire l’opposant en le « déplateformant ».

En outre, on ne peut pas non plus vivre dans un pays qui accumule les demandes de censure et d’un autre côté se plaindre amèrement lorsque ces demandes aboutissent. Or, ce nombre de demandes montre assez bien l’état d’esprit qui règne actuellement dans le pays dont le peuple n’a manifestement pas besoin qu’on le pousse beaucoup pour laisser s’exprimer ses penchants les moins reluisants…

En réalité, le souci de la liberté d’expression est qu’elle s’entend dans le cadre public (alors que Facebook est une plateforme privée), et que celui-ci est devenu de plus en plus étroit précisément parce qu’une frange bienpensante et particulièrement active a tout fait pour, ce Camp du Bien qui pourchasse toutes les expressions les plus irritantes que leurs adversaires persistent à utiliser : le danger d’appeler sans cesse à museler les gens par la loi (lois mémorielles, LCEN, LOPSI, encadrement de plus en plus strict de la liberté d’expression en France) c’est qu’à la fin, on finit inévitablement par tomber sous son coup, même lorsqu’on se croit officiellement du bon côté du manche.

Au-delà de ces éléments, cette mésaventure – qu’on pressent apte à se reproduire de plus en plus régulièrement en France – appelle quelques autres questions prégnantes dont les réponses, ces prochaines années, promettent d’être croustillantes dans un pays qui n’a décidément pas fait son deuil du contrôle total de ses ressortissants.

Ainsi, on peut se demander comment fonctionnent les modérateurs, décodeurs et autres vérificateurs de Facebook.

On n’a en réalité aucune idée de qui juge quoi et comment. L’arbitraire y est complet et comme, de surcroît, le facteur humain est particulièrement important, l’interprétation de ce qui est dedans ou en dehors « des règles de la communauté » varie d’un jour à l’autre, d’une page Facebook à une autre. En outre, les décisions prises ne souffrent en pratique guère la discussion : non seulement sur le plan du principe (on a finalement accepté cet état de fait en s’inscrivant volontairement sur le site) mais aussi sur le plan du fonctionnement (où, une fois une publication refusée, il sera très rare de voir la sanction commuée)…

Ainsi, on doit se demander jusqu’où s’étend la collaboration de Facebook avec l’État.

facebook - become a fan

De ce point de vue, on ne peut que s’inquiéter de la montée en puissance de Facebook et, surtout, de son implication de plus en plus importante avec les services de l’État (qu’ils soient français ou étranger, du reste). Facebook devient quasiment un organe de presse, ou un appendice à ces derniers et non plus un espace où les individus peuvent discuter entre eux. Tout ce qu’ils écrivent et commentent peut et sera, effectivement, retenu contre eux le cas échéant.

Dans ce cadre, on comprend que l’État n’a rien fait pour freiner l’orientation particulière de la plateforme, au contraire. D’ailleurs, Facebook (comme d’autres grandes firmes d’internet du reste) ne s’est par exemple guère cachée d’être ultra-favorable aux Démocrates américains, d’avoir des vues très progressistes sur la société. On peut être en accord avec ces vues ou non, il n’en reste pas moins qu’on ne peut plus écarter le fait que les dé-publications opérées (ou le positionnement très défavorable de certaines publications) le sont parfois (souvent ?) pour des raisons politiques et de biais idéologique et non simplement règlementaire ou imposées par la loi en vigueur dans le pays considéré.

Ceci n’a rien de sain en ce que la position de Facebook n’est absolument pas neutre même si, au départ, la firme se présentait comme une simple plateforme de mise en relation des individus. Ce qu’elle n’est plus à présent, loin s’en faut, et ce dont peu de ses utilisateurs, finalement, tiennent compte.

Dès lors, comment échapper à la dépendance de Facebook ? La mésaventure de ces sites « radicaux de gauche », qui rejoint celle d’autres sites (« radicaux de droite » ?) démontre qu’il n’y a guère que deux méthodes qui doivent être appliquées pour ne pas tomber dans ce piège d’une dépendance fatale à une plateforme.

D’une part, on doit toujours limiter l’intervention de l’État dans la liberté d’expression. Chaque entaille à cette liberté, sous des prétextes toujours généreux, ne fait qu’offrir des armes à ceux qui veulent museler les autres. L’accumulation de lois et de décrets réduisant cette liberté provoque directement les problèmes que nous observons à présent dans le pays lorsqu’il s’agit d’évoquer tous les sujets qui fâchent.

D’autre part, Facebook (ni aucune autre plateforme, d’ailleurs) ne doit pas être une source d’information ni le principal pilier de quelque campagne d’information que ce soit. Cette plateforme peut constituer un relai intéressant, mais ces informations doivent absolument exister indépendamment d’elle et doivent être hébergées de façon indépendante.

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Source : http://h16free.com/2019/09/04/64280-mechant-facebook-qui-ne-censure-pas-que-le-camp-du-mal


France, terre de paix et d’amitié

mardi 3 septembre 2019 à 09:00

Ceci n’est pas un billet, c’est un simple constat, sur un peu plus d’un mois. Je vous laisse tirer les conclusions que vous voulez.

1. Les meurtres en France sont en pleine augmentation. Heureusement, des actions fermes de police et de justice sont en cours pour juguler le problème, n’est-ce pas.

2. Voici une liste, sur quelques semaines, de ce qui se passe dans le pays. Tout porte à croire qu’il y a 20 ou 30 ans, le tableau aurait été sinon différent, en tout cas plus difficile à dresser. On pourra raisonnablement douter que le nombre de fusillades qui y avait alors lieu était aussi élevé. Si mon lectorat a des statistiques fiables, je suis intéressé.

12.07.2019, à Royan : 1 blessé

16.07.2019 à Stains : 2 morts

19.07.2019 à Paris : 1 mort

28.07.2019 à Ollioules : 3 morts

02.08.2019 à Nantes : 2 blessés. On notera au passage qu’« Il s’agit de la dixième fusillade sur la place Mendès France ou à ses abords immédiats depuis deux ans »

03.08.2019 à Nantes encore : 1 mort

03.08.2019 à Simandres : 2 blessés

05.08.2019 à Marseille : 1 mort

13.08.2019 à Draguignan : 2 blessés

15.08.2019 à Kingersheim : 1 mort, 2 blessés

20.08.2019 à Aulnay sous bois : plusieurs blessés sur un tournage de clip.

24.08.2019 à Aubervilliers : 1 mort et 1 blessé

25.08.2019 à Montpellier, Perpignan et Nîmes pour un total de 1 mort et plusieurs blessés.

28.08.2019 à Brest : 2 blessés.

Et sinon, dans la catégorie « On ne plaisante pas avec la nourriture en France », signalons la reprise en main très ferme de la qualité culinaire de certains quartiers par des habitants qui n’hésitent pas à remettre les choses au clair.

Heureusement que l’usage d’armes à feu est très strictement contrôlé en France. Quant aux armes blanches, heureusement de ce côté là, tout va bien.

Oups.

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Source : http://h16free.com/2019/09/03/64078-france-terre-de-paix-et-damitie


Greta d’un côté, Wong de l’autre : on a les héros qu’on peut

lundi 2 septembre 2019 à 09:00

La situation à Hong Kong s’assombrit de jour en jour : alors que les manifestations continuent dans l’ex-colonie britannique depuis le 31 mars de cette année, et que la dernière, samedi 31 août, s’est soldée par de très nombreuses arrestations par le pouvoir communiste chinois amenant à plus de 900 le nombre d’individus détenus, on apprend l’arrestation de Josuah Wong.

Vendredi 30 août, le parti Demosisto a annoncé l’arrestation de son secrétaire général Josuah Wong, militant pro-démocratie hongkongais âgé de 23 ans qui fut aussi le visage du mouvement des Parapluies en 2014.

Depuis plusieurs mois, Hong Kong est secoué par une mobilisation populaire sans précédent depuis sa rétrocession à la Chine en 1997, notamment organisée par la mouvance pro-démocrate. Ces manifestations ont été déclenchées suite à la volonté de Pékin de pousser un amendement contre la loi d’extradition des ressortissants hongkongais que beaucoup de manifestants considèrent comme une remise en question complète de l’indépendance de la justice locale vis-à-vis du pouvoir communiste de Pékin. Si la plupart de ces manifestations monstres se sont déroulées dans le calme, certaines ont dégénéré en affrontements violents entre radicaux et forces de l’ordre.

Depuis la Révolution des Parapluies en 2014, Pékin tente de resserrer son pouvoir sur la province de Hong Kong en réduisant progressivement les libertés dont jouissent pour le moment ses ressortissants.

Josuah Wong, comme les autres figures du précédent mouvement et de celui qui agite la province actuellement sont tous des militants farouchement convaincus que leur liberté (d’expression, d’opinion, de déplacement ou de commercer) est maintenant gravement menacée par les agissements du gouvernement communiste chinois dont l’étau, sur Hong Kong et sur le reste de tout le pays, n’a cessé de se refermer ces dernières années, mettant lentement mais sûrement un terme à la période d’ouverture que la Chine a connu avec Jiang Zemin et Hu Jintao.

Dans le même temps et avec cette ironie que le sort nous dispense régulièrement, on apprend l’arrivée de Greta Thunberg à New-York. Les quelques jours qui ont suivi son arrivée auront été l’occasion pour tous les médias occidentaux de donner dans le reportage de terrain et les articles journalistiques d’une pertinence folle.

Et alors que l’hystérie réchauffiste continue – le GIEC annonce à nouveau dans une bordée de conditionnels baveux des millions de réfugiés climatiques, quand bien même ses précédentes prédictions se sont révélées complètement fausses – il ne nous aura été épargné aucune minute du passionnant périple atlantique de la militante écologiste qui, du haut de ses 16 ans, entend explicitement nous faire tous paniquer un bon coup, cette émotion étant, c’est bien connu, la meilleure des méthodes pour faire preuve de raison et agir de la façon la plus sage.

Pour rappel, notre adolescente s’était retrouvée embarquée sur un voilier de compétition pour effectuer une traversée Plymouth – New-York afin d’éviter de prendre l’avion, dont la pollution et le bilan carbone horrifiait la jeune fille. On notera que son retour en Europe se fera malgré tout de façon aérienne, et que le bateau, qu’il faudra bien faire rentrer de toute façon, sera ramené par ses skippers affrétés directement à New-York … par avion eux aussi.

Le bilan environnemental de l’opération, à l’instar d’à peu près toutes les initiatives écologiques médiatiques actuelles, est donc phénoménalement désastreux mais peu importe : dans cette société qui ne vit que de symboles, l’image d’une fillette cherchant à déclencher la panique chez les dirigeants mondiaux semble conquérir le cœur des rédactions et des gouvernements du monde entier.

On ne peut s’empêcher de constater un contraste violent dans ces deux événements proches l’un de l’autre.

D’un côté, un militant risquant littéralement sa vie pour cette notion de liberté qui semble particulièrement oubliée de nos jours en Occident. Il faut être particulièrement endoctriné, dogmatique et perdu dans des concepts fumeux (comme Edwy Plenel par exemple) pour voir dans le combat de Josuah Wong autre chose qu’une affirmation courageuse du besoin de liberté et d’un refus du communisme et du totalitarisme et pour croire y voir un refus du capitalisme ou un désir invraisemblable de contrôle plus important du gouvernement sur sa vie : si toute la population de Hong Kong (ou presque) est dans la rue actuellement, c’est pour réclamer davantage de libertés, et parce que ces libertés (dont le capitalisme découle) ont permis à ces individus de vivre heureux, de prospérer et de s’enrichir.

De l’autre, comment ne pas comprendre le projet particulièrement funeste qui se cache derrière les admonestations plus ou moins bien articulées de la jeune militante écologiste ? Comment ne pas voir l’exhortation à un gouvernement mondial, à un nouveau totalitarisme du carbone où chaque action sera minutieusement mesurée à l’aune de son impact, réel ou supposé, sur un environnement par ailleurs fantasmé ? Comment ne pas voir les connivences hideuses entre les vendeurs de technologies catastrophiques et les gouvernants trop heureux de trouver dans ces discours l’occasion de pressurer les peuples de taxes et d’interdictions faciles à sanctionner (moyennant amendes) ? Comment ne pas comprendre que l’agenda écologique actuel n’est qu’un collectivisme de plus, basé sur une peur, bien ancestrale celle-là, de catastrophes à venir toutes plus énormes les unes que les autres ?

Et alors que Josuah Wong réclame plus de liberté pour lui et ses concitoyens, Greta Thunberg réclame avec véhémence moins de libertés pour tous (de déplacements, de choix, d’expression, …). Alors que Wong cherche à s’exprimer le plus librement possible, Thunberg et ses suiveurs enfiévrés œuvrent résolument pour faire taire ceux qu’ils qualifient de sceptiques (comme jadis on distribuait de l’anathème « impie » à ceux qui doutaient trop vocalement), seuls les climato-crédules ayant droit aux médias et à l’oreille des gouvernants.

Dans ce tableau, la France, toujours prompte à pointer du doigt les turpitudes des autres pays et à larguer sur le reste du monde de façon guère chirurgicale ses barils de moraline par palettes entières, a choisi de relayer avec précision les pérégrinations de Greta qui n’a pour le moment pris aucun risque physique ni intellectuel avec ses discours et son parcours. En revanche, la même France fait preuve d’une pudeur de violette lorsqu’il s’agit de condamner les exactions du régime communiste de Pékin ; sa presse et ses politiciens sont restés fort discrets depuis le début des manifestations et la couverture des événements n’est que récente.

Du reste, il sera difficile d’oublier la position française (ou plutôt son absence chimiquement pure) concernant d’autres individus comme Snowden ou Assange.

La France a résolument choisi une gamine de 16 ans endoctrinée qui plaide pour un autoritarisme écologique, et s’est complètement détournée de ceux qui ont littéralement mis leur vie en danger pour des idéaux qui sont, pourtant, gravés dans notre Constitution…

On a décidément les héros qu’on peut.

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Source : http://h16free.com/2019/09/02/64262-greta-dun-cote-wong-de-lautre-on-a-les-heros-quon-peut