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L’inévitable dérive des Gilets Jaunes

lundi 3 décembre 2018 à 09:00

Au départ, tout était pourtant simple. Il faut dire qu’au départ, tout est toujours simple : l’idée de base, la graine, les prémices et les plans sont toujours simples. Ensuite advient la réalité et son côté rugueux qui obligent à des aménagements, des concessions, des compromis (voire des compromissions).

Il en fut ainsi pour l’élection de Macron. Au départ, l’idée simple était de se démarquer du gloubiboulga de cette gauche complètement lessivée par les minables années Hollande, tout en conservant une saine distance avec cette droite qui au mieux débitait les mêmes âneries que la gauche sociale-démocrate, au pire sentait le renfermé et la naphtaline des heures les plus sombres qu’on aère à chaque rendez-vous citoyen pour faire peur.

L’idée simple était donc de proposer du changement, un grand coup de balai dans les têtes, dans les partis, dans les habitudes.

Il y eut ensuite la rencontre avec la réalité. Cette rencontre prend forcément du temps et il faut beaucoup de recul pour comprendre que l’idée simple n’aura aucune mise en pratique aussi simple : le réel, ce truc agaçant qui refuse de se plier aux rêves fluides, ne s’est guère laissé faire pendant les 18 mois de présidence. Si la campagne et l’élection furent, quasiment, une promenade de santé, les mois qui suivirent auraient dû faire redescendre sur Terre toute personne capable d’un minimum de prise de recul.

Le même mécanisme s’est joué, à l’identique, avec le mouvement des Gilets Jaunes. Au départ, l’idée simple partait de la constatation d’une hausse incessante des taxes (sur le carburant bien sûr, et sur tout le reste ensuite), hausse qui emmenait une frange croissante de la population vers la misère, sans aucun bénéfice palpable en retour.

L’idée simple était donc de réclamer une baisse de ces taxes.

Il y eut ensuite la rencontre avec la réalité. Réseaux sociaux et bonne humeur obligent, cette rencontre fut relativement rapide : en quelques jours, il fut décidé qu’on allait montrer de quel bois on se chauffait. Et là, la réalité s’est rapidement rappelée à tous.

La première réalité, c’est que l’État n’a plus un rond. Ses marges de manœuvre pour négocier sont donc très limitées. La seconde réalité, c’est qu’Emmanuel Macron a tout de suite expliqué qu’il ne reculerait pas, jamais : il a un gros égo, et le crépi de la réalité lui a déjà passablement meurtri ses petites fesses ; il ne renoncera donc pas facilement au motif que cette souffrance, ce sacerdoce ne peuvent avoir été subis pour rien et renoncer au final.

La troisième réalité, c’est que ni les médias, ni les politiciens, ni mêmes ceux des Gilets Jaunes qui s’expriment le plus bruyamment et qu’on va donc entendre au dessus du brouhaha général, bref personne dans ces groupes n’a exprimé la seule demande logique qui puisse accompagner la demande de la baisse des taxes : la réduction drastique, rapide et palpable du domaine de l’État français.

Les médias n’y ont aucun intérêt : les généreuses subventions dont ils bénéficient assurent qu’aucun n’ira mordre la main qui le nourrit. Mieux encore : l’écrasante majorité des journalistes étant officiellement à gauche voire à l’extrême-gauche, il apparaît assez irréaliste de voir chez eux poindre un message qui va frontalement à l’encontre de tout ce en quoi ils croient, tout ce qui leur a toujours été enseigné, ce qu’ils ont chéri depuis des décennies. Et les rares qui ont bien compris le problème de l’État tentaculaire et omnitaxeur se garderont bien de faire du barouf de peur de perdre leur job.

Les politiciens sont dans la même situation : élus et issus d’un peuple qui attend d’eux qu’ils le servent, ils l’oublient presqu’immédiatement après leurs élections et, avant tout attirés par les généreuses indemnités, la belle gamelle, le pouvoir et les avantages, ne se soucient plus guère de leur électorat qu’à dates fixes. Demander moins de taxes ? C’est diminuer leur pouvoir, leur budget, leurs avantages et ceux des administrations dont ils ont la charge. Voter moins de taxes ? Vous n’y pensez pas : il y a tant de miséreux et de nécessiteux partout qui dépendent ultimement de leurs bons soins que c’en serait criminel, assurément. Réduire la taille de l’État ? Allons, tout le monde sait que seul lui sait éduquer, protéger, assurer, construire des routes et rembourser les capotes.

Quant aux Gilets Jaunes, à quel moment ceux qui ont pris la parole auraient-ils pu comprendre que l’État et son obésité les avaient mis là, qu’il était la source de leurs maux et que c’était lui qu’il fallait combattre ? Personne ne le leur a jamais dit : ni les médias, ni les politiciens ; l’école républicaine s’empresse, dès qu’elle le peut, de vanter cet État omniprésent, ce collectivisme tous azimuts, le système social que le monde nous envie.

À chaque moment de la vie d’un Français, il voit sa télé, ses journaux, il entend sa radio, ses artistes, ses politiciens, ses syndicalistes cracher sur les initiatives privées (et d’autant plus qu’elles proviennent de grandes entreprises, pire encore si elles sont étrangères), et encenser le travail de l’État, en rappeler son côté indispensable tout en minimisant ses erreurs et ses catastrophes.

À chaque crise, à chaque fait divers, à chaque absurdité de la vie courante, il entend ces mêmes politiciens, syndicalistes, journalistes, artistes, philosophes, professeurs et experts de plateau réclamer qui l’intervention d’une institution de l’État, qui la mise en place d’une Commission ou d’un Conseil, qui l’intercession d’un corps constitué pour régler le problème, de préférence avec une dotation financière. Et plus elle est grosse, plus on en fera la publicité, à coup de Plan (vélo, pauvreté, climat, banlieues, calcul, à quatre ou de travers, etc.)

À force, peut-on réellement reprocher à ce Français, devenu Gilet Jaune, d’à son tour réclamer exactement ce que tout le monde autour de lui a toujours réclamé ? Comme le lien entre ces taxes-ci et cet État obèse-là a consciencieusement été évité par tout le monde, pas étonnant qu’il ne soit pas plus fait à ce moment.

Mieux encore : depuis cinq décennies, ce sont toujours les mêmes qui ont toujours manifesté, organisé les mots d’ordre, canalisé les foules et leurs ardeurs, toujours dans le même sens. Sans surprise, ce sens a toujours été d’un tout-à-l’État commode.

Inévitablement, le message « Moins de taxes », récupéré par ces manifestants professionnels, s’est très rapidement transformé en « Moins de taxes pour les pauvres ».

Dans l’iconographie populaire, celle abondamment dispensée par nos politiciens, syndicalistes, journalistes, artistes, philosophes, professeurs et experts de plateau habituels, s’il y a des pauvres, c’est parce qu’il y a des riches. Tout le monde le dit. Il faudra donc taxer les riches (encore plus). Eh oui : la France souffre d’avoir trop de pauvres. Avec cette logique implacable, il faut donc appauvrir les riches : ça fera … moins de riches et plus de pauvres. Problème résolu, non ?

La dérive est maintenant visible.

De même que la dure réalité a amplement montré que les idées vagues, le programme flou et les paroles creuses de Macron ne suffiraient pas pour guider la France vers un quelconque renouveau, cette même réalité a frappé de plein fouet cette mobilisation : partie d’une grogne évidente, claire, simple sur un niveau de taxation insupportable, elle est maintenant synthétisable en une envie d’en découdre dans laquelle se lit déjà la jalousie et l’usage de la force pour une spoliation encore plus profonde.

Pour le président Macron, pour sortir de cette crise par le haut, il n’y a maintenant qu’une unique issue, étroite, très balisée, et sans la moindre discussion possible : une baisse drastique de la taille de l’État. Les finances actuelles ne permettent aucune dette, aucun déficit supplémentaires. La coupe claire dans les services inutiles, surnuméraires, dans les gabegies, dans les avantages et autres privilèges devra être large, massive et profonde. Le pays ne pourra pas se satisfaire d’une batterie de réformettes, d’une nouvelle brassée d’États généraux bidons, de « Grenelles » ridicules, de Sommets niais et de ces Plans à la con jetés comme autant de miettes ridicules à la gueule du contribuable pour l’occuper.

Sans cela, il n’y aura pas de sortie de crise. On oubliera, le temps des fêtes, les Gilets Jaunes. Mais après quelques mois de nouvelles taxes délirantes, de politiques stupides basées sur des priorités grotesques, après quelques mois de merdoiements intenses d’une administration fiscale sclérosée et totalement dépassée, un nouveau mouvement renaîtra. Même si le pire n’est pas certain, il n’est pas totalement improbable. À ce moment, il n’y aura plus consentement à aucun impôt, aucune taxe, ni même aucun ordre républicain. Plus personne ne répondra de rien.

Et alors, je le crains, ce pays sera foutu.

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Source : http://h16free.com/2018/12/03/62420-linevitable-derive-des-gilets-jaunes


[Redite] Macron, l’excitation du renoncement

dimanche 2 décembre 2018 à 11:00

Billet initialement paru le 12.12.2016

Il y a deux ans, la France découvrait progressivement le candidat « Macron », et laissait sa presse s’amouracher du jeune énarque, frétillant vendeur d’un vaporeux programme aux accents de surprise-party d’adolescent. Pourtant, au-delà de l’enthousiasme quelque peu artificiel qu’il semblait déclencher, on pouvait déceler à la fois la vacuité du personnage ainsi que les gros écueils étatistes que son programme renfermait déjà.

Deux années plus tard, les gros doutes levés dans le billet d’alors se trouvent confirmés. Les Français ont, encore une fois, loupé le coche. Ils ont à nouveau élu un petit politicien socialiste au lieu d’un Homme d’État.

La primaire socialiste est peut-être lancée, mais rien ne l’indique vraiment. Quelques candidats improbables se sont, vaguement, exprimés dans une presse pas vraiment galvanisée. Valls a pourtant démissionné avec force mise en scène et reportages en direct de Matignon et de l’Élysée, mais rien n’y fait : objectivement, tout le monde s’en fiche. Parallèlement, Emmanuel Macron semble enflammer les foules.

C’est ainsi que le 10 décembre 2016, un véritable phénomène s’est produit au Parc des Expositions de la Porte de Versailles à Paris puisque des milliers de personnes ont été prises d’une transe quasi-biblique en écoutant el lider carismático Macròn exposer les grandes lignes de son « programme » politique.

Tout y était : ambiance surexcitée, drapeaux, discours fleuve, promesses à gogo (et à gogos), grandes déclarations lyriques et même l’indispensable voix cassée des fins de soirées en boîte de nuit à hurler des formules toutes faites pour essayer de choper. Pas de doute : on est bien loin du freluquet de la politique qui a passé deux ans de stage de « Field Office Manager » à Gouvernement SARL où il aura essentiellement apporté le café et des polycopiés baveux aux vieux éléphants socialistes et il aura régulièrement ruiné la communication des caciques par quelques sorties faussement choquantes sur l’entreprise, les profits et sa façon de faire les choses.

C’est, véritablement, un homme, que dis-je, une bête de scène qui vient de naître avec du poil aux pattes, de la testostérone à revendre et un vrai potentiel à signer pour une pub L’Oréal. Ça va dépoter sévère, ça va claquer de la mamie, ça va envoyer du steak, ça va brutaliser du chaton mignon, c’est Manu qui vous le dit !

Et avant d’éplucher un peu le programme qu’il n’en finit pas d’esquisser, reconnaissons tout de suite que l’homme a su y faire puisque, défiant l’establishment, il est tout de même parvenu à rassembler des milliers de personnes à cette occasion, que la rumeur insiste qu’il aurait bel et bien levé près de 3 millions d’euros auprès de donateurs (dont on ne sait rien) pour financer sa campagne, qu’il en rencontre encore régulièrement et qu’il compte emprunter encore plusieurs millions afin d’assurer une campagne tonitruante.

Autrement dit, on sait maintenant qu’on n’a plus à faire à un individu lambda, qui se serait mis au trot en marche seul, mais bien à quelqu’un qui a, très probablement, préparé ses arrières et ce, depuis un moment. Tant mieux : il gagne ici en crédibilité et permet d’inquiéter durablement les autres candidats qui se bousculent au premier rang. Peut-être cela incitera ces derniers à clarifier leurs propositions et à se démarquer autant que possible les uns des autres, nous sortant ainsi de la purée de poix illisible dans laquelle les néo-corporatistes de droite et les paléo-socialistes de gauche ou l’inverse tentent de nous noyer depuis quarante ans.

Cependant, toute cette forme survitaminée aux couleurs chatoyantes et au micro qui pulse du décibel fébrile ne doit pas nous faire passer au-dessus du fond, car petit-à-petit se lève le voile sur ce qui se cache derrière « Je vous fais marcher » « En marche », le mouvement de Macron. Et là, c’est tout de suite moins excitant.

Oh, bien sûr, comme un précédent article de Contrepoints le faisait remarquer, il y a bien quelques points surnageant qui pourraient faire penser à une réforme dans le bon sens de l’État et de ses administrations : une fiscalité du travail plus engageante, un droit du travail simplifié, décentralisation, tout cela semble intéressant. Sauf que c’est très flou : peu ou pas de précisions sur la forme que prendraient concrètement ces réformes, leur ampleur, leurs coûts et la façon dont il envisage de financer tout ça (et non, là, le crowdfunding ou l’appel au don ne suffira pas).

En outre, il y a tout de même beaucoup trop de gros morceaux d’étatisme bien gras dans son « programme », terme décidément fort galvaudé et définitivement mal adapté à ce qui ressemble plutôt à un patchwork pastel de promesses vagues et de slogans un peu creux. Entre le camouflage des cotisations salariales dans une CSG bien dodue, une augmentation de la fiscalité du revenu du capital de 1,7% (alors même que la fiscalité du capital est déjà un handicap catastrophique en France), des bricolages plus ou moins heureux en défaveur des retraités par exemple, il y a largement de quoi prendre autant de recul que nécessaire de la Fabuleuse Aventure du Guilleret Monsieur Macron.

Mais surtout, et alors même que le premier tour des élections est encore à plusieurs mois, notre brave Emmanuel semble sur certain sujet clairement En Marche… Arrière : il semblait pourtant entendu que notre homme voulait revenir sur les 35 heures, qui sont devenues au fil des ans l’un des dogmes les plus intouchables et imputrescibles du système social à la française et surtout, le marqueur typique du socialisme français. Manque de bol, le discours de samedi dernier n’a guère laissé de doute : le candidat ne touchera finalement pas à la durée légale. Remballez. Et lorsqu’on lit l’avalanche de propositions sociales (socialistes) de Macron, on comprend que l’ex-ministre tente à présent de ramasser les miettes de la gauche du milieu, du centre et de l’à-peu-près à l’oreille duquel son programme murmure assez bien.

Bref, avec plus de beurre en broche que de libéralisme, beaucoup d’éléments de langage mais rien derrière, des réformes comparables à des séries françaises (floues, mal cadrées et financées par tout le monde et personne à la fois) et, déjà, des renoncements sur des éléments majeurs, toute cette excitation nous a un petit parfum déjà senti, déjà vu, déjà entendu.

Oui, ce petit parfum d’attrape-gogos, qu’on peut déceler avec la couverture médiatique extrêmement complaisante à son égard (le nombre d’articles qui lui sont consacrés est bien plus grand que pour n’importe quel candidat de la primaire socialoïde, par exemple), qui occulte à présent avec application le bilan franchement médiocre de deux années au ministère de l’Économie, et qui refait furieusement penser aux meilleurs moments d’un certain Alain Juppé il y a quelques mois.

La presse semble désirer ardemment Macron, peut-être parce qu’il est neuf, parce qu’il n’a pas de casseroles, et parce qu’il permet peut-être enfin à la gauche de trouver un point de ralliement pas trop violent, presque décent, modestement centré et capable de fédérer à l’instar de ce que fut un Bayrou en 2007 qui n’est plus maintenant que l’ombre rabougrie de lui-même.

Macron, c’est un peu le centre gentil, réformateur mais pas trop, opposition rêvée à Fillon, qui ne viole pas trop l’égo des sociaux-démocrates, coincés sans lui devant un choix pathétique avec Montebourg, Hamon ou Mélenchon. Mais Macron, ça ressemble un peu trop à Juppé, la jeunesse en plus, avec ce côté phénomène très médiatique, trop peut-être pour être totalement authentique.

Et pour les Français, malheureusement et au vu du programme et de ses déclarations, tout tend à faire penser que Macron n’offre aujourd’hui qu’une révolution de coton, ce coton que les kidnappeurs enduisaient jadis de chloroforme…

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Source : http://h16free.com/2018/12/02/62412-redite-macron-lexcitation-du-renoncement-2


Le Festival « France Misère » ouvre ses portes

vendredi 30 novembre 2018 à 09:00

Voilà, le mois de novembre s’achève et avec lui toute velléité de prétendre que l’année 2018 se terminera mieux que 2017. En effet, même si le mois de décembre peut, traditionnellement, être occupé à mettre un peu de baume au cœur des hommes et femmes de bonne volonté, il semble que cette année-ci, ce ne sera pas le cas.

En pratique, c’est avec une certaine consternation qu’on observe exactement le contraire : au lieu d’une trêve dans les mauvaises nouvelles, au lieu d’un apaisement dans la folie ordinaire qui secoue ce pays jadis Lumière du monde moderne, on assiste à un véritable festival de stupidités étatistes, une sorte de Grand Raout maximaliste du N’importe Quoi fiscal où la folie taxatoire devient véritablement rabique.

Et alors qu’une solide jacquerie secoue tout le pays, partie d’une taxation délirante des carburants apte à faire sortir de leurs gonds de simples salariés, des pères et mères de familles sans histoire, rien ne semble pouvoir arrêter la marche triomphante de nos ministres, nos sénateurs et nos députés vers de nouveaux sommets fiscaux.

Ainsi, du côté des sénateurs, on se tâte actuellement le gras du ventre pour savoir comment on va bien pouvoir taxer les forfaits mobile et internet. Après tout, c’est bien la faute de ces maudits réseaux sociaux si les moutontribuables prennent à la fois conscience de la vigueur de la tonte, et de l’importance de leur nombre. Il est plus que temps de sévir, non ?

Ainsi, du côté de l’Assemblée Nationale, nos députés envisagent sérieusement une taxe sur les bonbons « mojito », parce que le nom évoque d’un peu trop près un cocktail alcoolisé. Ici, on comprend que la raison invoquée, aussi rigolote que grotesque, importe peu puisqu’il s’agit de ramener des thunes dans les caisses de l’État, et rien d’autre.

Ainsi, du côté du gouvernement, on ne veut bien évidemment pas s’avouer en reste. Et même si les protestations des Gilets Jaunes ont été patiemment entendues, cela n’a pas empêché Macron et Philippe de reprendre deux fois des frites arrosées d’un petit Bordeaux en passant à autre chose.

Pour l’un comme pour l’autre, il n’est absolument pas question de diminuer les recettes de l’État : dès le premier janvier prochain, paf, les carburants subiront une nouvelle hausse de taxes, incitant officiellement les Français à se rabattre sur les vélos électriques, les trottinettes électriques et les voiturettes électriques. Il faut en finir avec le tout pétrole, tout le monde sait ça. Vive l’électrique.

Et une fois pris le pli, paf, le gouvernement enclenchera le second volet de son Festival « France Misère » en augmentant les tarifs de l’électricité. Malin, non ?

De toute façon, il faudra bien lutter contre la méchante pollution, c’est notre Président À Tous qui le dit : elle fait 48.000 morts en France par an. Sur 38.000 dans le monde, la France se classe donc encore une fois en tête et même au-delà, dans cet espace interdimensionnel où le n’importe quoi ridicule devient possible moyennant une communication parfaitement déconnectée de toute réalité palpable.

De fake news sur nos morts par pollution en fake news sur des frais de santé abracadabrantesques, notre élite est partie pour enrichir la France par une taxation débridée. Et si ça ne marche pas, c’est parce qu’on n’aura pas assez taxé.

Du reste, quand elle ne taxe pas, quand elle ne fomente pas l’idée d’une nouvelle ponction inique, cette « élite » en roue libre papote du sexe des anges ou de leurs fesses, trop souvent maltraitées par les hordes de parents indignes qui écument le pays…

Bref, la grogne devenue violente n’y change absolument rien : l’ordre du jour reste le même, la pression fiscale ne diminue pas, les évolutions qui lui sont prévues sont à l’augmentation et pas à la diminution. Quant aux réductions des dépenses farfelues de l’État, n’y comptez toujours pas : en plus de la pollution, il nous faut absolument continuer la lutte contre le sexisme ou les inégalités de tous ordres. Alors que le pays croule sous les taxes, le chômage, le déclassement, la désindustrialisation, l’appauvrissement de pans entiers de sa population, la lutte contre une pollution fantasmée, l’épidémie de fessées et l’inégalité salariale pourtant déjà condamnée par la loi semblent absolument indispensables.

Et puis, de nos jours, qui peut encore ergoter pour un demi-milliard d’euros ?

Français, Françaises, en gilets ou en tutus, en voiture ou en vélo, réveillez-vous : votre gouvernement et vos élus se payent votre tête, avec votre propre argent, littéralement. Ils sont complètement déconnectés des réalités, mais ne fuyez plus vos responsabilités : ils ne sont pas arrivés là par hasard. Ils ne sont pas apparus d’une autre dimension. Ils sont issus de nos écoles, de nos universités, ils sont aussi français que vous et c’est bien vous qui les avez mis là.

Vos injonctions électorales, qui pendant plus de 40 ans, ont consisté à vouloir plus d’État, plus de services publics, plus d’assistanat et plus de solidarité arrivent maintenant à bout d’argent des autres. Vos élites, en retard, n’ont pas pris la mesure du carcan fiscal que, tous, nous nous sommes imposés.

Il y a pourtant des solutions.

Les radicales (que vous pourrez lire ici), qui auraient un effet immédiat, ne seront évidemment jamais appliquées : le collectivisme, le jacobinisme centralisateur et le socialisme spoliateur se sont trop bien implantés à coup de moraline et de solidarité gluante.

Quant aux solutions plus douces, il suffit d’en brosser quelques-unes pour comprendre les crispations immédiates qu’elles généreraient : depuis la suppression du ministère de la Culture (10 milliards d’euros d’économies) jusqu’à la suppression du CICE (21 milliards d’économies) en passant par celle des aides à la presse (0.4), aux entreprises (110), aux pays étrangers (10), la suppression de l’ENA, de la BPI, du Sénat et de Pôle Emploi – 11 milliards ! – (le Bon Coin fonctionne mieux et moins cher), chacune de ces propositions est l’occasion pour les administrations concernées de hurler et de bloquer le pays, même si ces suppressions permettent de retrouver immédiatement plus de 160 milliards d’euros qui ne seraient plus prélevés et resteraient donc dans les poches des Français et de leurs entreprises.

Mais voilà : à part quelques libéraux, qui propose ces idées ? Personne.

Dès lors, ce pays est foutu.

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Source : http://h16free.com/2018/11/30/62390-le-festival-france-misere-ouvre-ses-portes


Gilets jaunes, transition énergétique et modèle français

mercredi 28 novembre 2018 à 09:00

Notre jadis-frétillant Président a pris la parole et les choses sont maintenant parfaitement claires : il n’y aura aucun changement de politique générale. Peu importe les protestations, il en va de la survie de l’État — pardon, de la Planète.

La transition écologique continuera donc, sans la moindre relâche : l’urgence l’État n’a plus de thunes climatique est évidente surtout en France où le nombre d’espèces animales est en baisse constante. La banquise des Hauts de France est complètement fondue, le désert sablonneux marseillais s’étend sans relâche, l’État n’a plus de thunes, la sécheresse frappe la Capitale et les vignes de Calais donnent un vin de plus en plus capiteux. Il est temps d’agir, l’État n’a plus de thunes il faut sauver la planète !

Et alors que l’absentéisme dans les collectivités territoriales, évidemment provoqué par la hausse incessante des températures, bat de nouveaux records, alors que le taux de chômage, même après bidouilles statistiques, refuse obstinément de passer en dessous de 9%, que les défaillances d’entreprises repartent à la hausse et alors que l’État français détient maintenant le record de prélèvements en Europe, l’urgence apparaît claire : une bonne petite taxation du carbone sous une forme ou une autre, pardi !

Et plus précisément, devant la colère des Gilets Jaunes, Macron a décidé de sortir ce qu’il pouvait faire de mieux : outre brasser un air tiède réchauffé méticuleusement et avec précision, notre Président préconise l’abandon des énergies fossiles, la distribution d’argent gratuit des autres pour aider à l’acquisition de voiturettes électriques glorifiées et d’abandonner à terme le nucléaire, laissant le pays à la merci des lobbies éoliens, photovoltaïques et manifestement cyclistes (il faudra beaucoup pédaler pour compenser la disparition des moches centrales nucléaires non remplacées par de sales centrales à énergies fossiles). Ah, et puis des capotes remboursées : la lutte contre la surpopulation passera par le latex remboursé.

La France de 2050 sera à la fois dépeuplée et résolument sportive, où le Gilet Jaune d’alors pédalera furieusement la journée pour se déplacer et le soir pour avoir du courant.

D’un autre côté, il faut admettre que nos Gilets Jaunes obtiennent peu ou prou ce qu’ils ont réclamé : à force de revendications floues et mal cadrées, de vouloir à la fois moins de taxes et plus d’État, moins d’impôts mais plus de services publics, il arrive un moment où le pauvre Emmanuel, déjà en manque de colonne vertébrale idéologique, se retrouve plongé dans des injonctions paradoxales.

Mollement épaulé par ses ministres-clowns (comme les poissons du même nom, colorés, sans mémoire et rapidement perdus), il ne pouvait que prendre une série de mesurettes grotesques pour camoufler l’évidence : l’État n’a plus de thunesl’État français est complètement en faillite, peut-être même proche de la rupture de paiement, et à ce point près de ses sous qu’aucun ralentissement dans la ponction ne pourra être toléré.

Les Gilets Jaunes, maintenant pourvus d’un appendice porte-parlolesque (il n’y a pas de typo), se sont résolument engagés dans une liste de revendications à la Prévert dont bien trop d’éléments fleurent bon un petit collectivisme socialiste parfaitement standard (moins de taxes pour eux certes, mais pas pour les autres sur le mode « ras le bol de ces 20% de riches qui payent 70% de l’impôt sur le revenu, il faut les taxer plus »), au-dessus desquels flottent les inévitables appels à une autre République, une autre démocratie, un autre système.

S’il est très difficile de déceler un autre système dans ce qu’ils proposent ou, pire encore, dans ce que nous propose Emmanuel Macron tant les uns et les autres s’obstinent à répéter les erreurs socialistes du passé, il y a pourtant, pas loin de chez nous, un modèle effectivement en place, qui a été testé et qui fonctionne très bien.

Ce modèle offre l’un des niveaux de vie les plus élevés de la planète ce qui devrait ravir les Gilets Jaunes. C’est aussi l’un de ceux qui taxent le moins ce qui aboutit à un chômage minimal (on parle de 3%), une pauvreté qui soutient sans sourciller la comparaison avec la France, et qui offre en surcroît des opportunités régulières au Peuple de s’exprimer au travers de multiples référendums.

Ce modèle, c’est le modèle suisse, qui se paye même le luxe d’aligner une dette rikiki (moins d’un tiers du PIB, là où la dette française en représente à présent l’intégralité) avec des excédents budgétaires sur les 18 dernières années.

Et bonus non négligeable : ce modèle a permis au peuple suisse de ne pas s’encombrer des parasites politiques omniprésents dans l’actualité française – il vous suffira d’essayer de citer deux ou trois noms de politiciens suisses pour mesurer l’écart avec les nôtres, repérables de loin aux bruits de casseroles.

Cette discrétion des politiciens suisses est, bien malheureusement, la faiblesse de ce modèle, fruit d’une éducation et d’une formation solides, d’une taxation très raisonnable, d’une forte limitation de l’État et d’une grande importance de la liberté et de la responsabilité individuelle : des olibrius comme Macron, Castaner et tant d’autres autour n’y auraient aucune place et ne s’y sentiraient jamais à l’aise.

Pire, le modèle suisse favorise l’individu, le met bien plus souvent face à ses responsabilités plutôt que l’en décharger au travers d’un État omniprésent et omni-impotent. C’est l’antithèse même de ce que prônent nos politiciens, tous bords confondus qui justifient chaque taxe et chaque impôt par la myriade de services publics (quand bien même ils se dégradent tous à vue d’œil), et qui justifient en retour chacun de ces services publics par les myriades de taxes toujours plus nombreuses.

Les Français et les politiciens qu’ils élisent, les Gilets Jaunes à présent avec leurs revendications pétries de bons sentiments et d’une solide dose de WTF économique, ont consciencieusement depuis plus de 40 ans choisi un autre modèle que le suisse : ils ont choisi celui qui, de capitalisme de connivence en collectivisations tous azimuts n’a jamais amené qu’aux modèles cubains, vénézuéliens, soviétiques ou nord-coréens.

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Source : http://h16free.com/2018/11/28/62366-gilets-jaunes-transition-energetique-et-modele-francais


Gouvernement : une peur… jaune

lundi 26 novembre 2018 à 09:00

Excellente nouvelle : en repassant sous le seuil des 60 dollars le baril, le prix du pétrole est maintenant au plus bas depuis un an. On devrait donc se réjouir de la forte baisse du prix des carburants à la pompe.

Qu’on attendra longtemps.

Le gouvernement, en plein milieu d’un mouvement populaire qu’on ne peut déjà plus qualifier d’anecdotique, vient en effet de confirmer une hausse des taxes sur les carburants dès janvier (dans un gros mois, donc) ; on se tâte encore pour savoir si cette nouvelle augmentation (en pleine baisse des prix du produit de base) s’inscrit dans la partie « démocratique » de la transition écologique, ou dans sa partie « acceptable ». En tout cas, on peut raisonnablement l’inscrire à la colonne « crédit » du foutage de gueule maintenant permanent qu’entretient ce même gouvernement au sujet de cette transition, alors même que la France est un des pays développés les moins contributeurs aux gaz à effets de serre.

Peut-être les Gilets Jaunes, apprenant cela, trouveront de nouvelles raisons pour continuer leur mobilisation, d’autant que les taxes, impôts et ponctions fiscales de tous ordres ne diminuent toujours pas.

En tout cas, ce mouvement s’est très concrètement traduit par des manifestations violentes sur les Champs-Élysées ce samedi.

On pourra sans aucun problème trouver dans ces violences les racines habituelles, à savoir les groupuscules gauchistes (brandissant les inévitables drapeaux révolutionnaires rouges) ainsi que les gangs routiniers des saccages en foule. Ces habitués n’expliqueront pas toutes les violences dont une part provient bel et bien des forces policières dont les ordres étaient très clairs.

Le gouvernement a, sans la moindre ambiguïté, choisi ouvertement l’usage de la coercition pour mater ce peuple venu impudemment le défier. Plutôt que laisser le mouvement prendre place dans la Capitale et montrer effectivement son ampleur, il a été choisi de l’éparpiller systématiquement.

Difficile de voir dans cette manœuvre un calcul politique très fin. Que le procédé ait été utilisé pour camoufler l’importance de la mobilisation ou qu’il n’ait servi qu’à rappeler à tous que la force restait non à la Loi, mais à l’État, peut importe puisqu’au final, cet usage de la force ne démontre qu’une seule chose de façon fort claire : très manifestement, le gouvernement a peur.

Pour bien en prendre la mesure, il n’est qu’à voir les déclarations du ministre de l’Intérieur, Castaner, tentant d’effaroucher la veuve, l’orphelin et le cadre moyen urbain métrosexuel qui adoube encore Macron de son approbation : le voilà qui nous joue la comédie sur l’air d’un foyer attaqué par les masses populeuses lorsque la réalité revêt un air décidément goguenard et pas réellement menaçant.

Aucun doute n’est possible : le pouvoir actuel ne contrôle absolument plus rien et le sentiment qui surnage très manifestement est celui de l’anxiété. Si les ministres, les députés et la classe jacassante ont une odeur, ce n’est plus à présent celle des crèmes de jour ou d’un after-shave luxueux, mais plutôt celle de la peur, celle qui pousse le gouvernemaman à courir les bras en l’air et demander à l’État-papa de gronder et réprimer.

C’est aussi ce même parfum de panique qu’on peut lire derrière les façades faussement calmes qui expliquent que, soudainement, le peuple remonté aurait tort. Eh non. Le peuple n’a ni tort, ni raison, par définition puisque c’est lui qui décide ; c’est lui qui fait la loi et non les députés qui n’en sont que des représentants congédiables ad nutum et qui semblent eux, comme les ministres, sénateurs et président tous confondus, avoir complètement oublié qu’ils sont à son service et non l’inverse.

Cette peur n’est pas sans raison puisque, comme beaucoup de peurs réflexives, elle est le résultat d’une perte de contrôle et d’une absence de compréhension.

Le gouvernement actuel se situe dans les deux cas.

D’une part, il ne peut contrôler ce mouvement qui n’a ni tête ni structure et peut donc, à tout moment, dégénérer en quelque chose qu’il lui sera impossible d’arrêter facilement avec les méthodes éprouvées qu’il pratique d’habitude.

D’autre part, il ne le comprend pas : le « sommet » est maintenant totalement hermétique à la souffrance de la « base », le peuple de ceux qui se lèvent le matin pour gagner une misère. Les ministres, les députés et les sénateurs n’ont pas à batailler pour 50 euros en fin de mois pour nourrir leurs enfants, et n’ont pas à s’occuper du plein de leur voiture, généralement conduite par un chauffeur rémunéré par la République.

Cela explique d’ailleurs fort bien l’avalanche de messages idiots, une communication consternante voire carrément de pure propagande, et par dessus tout, un agencement ridicule des priorités gouvernementales où le moment semble pertinent pour proposer un « Haut Conseil bidule machin climatique ».

En pratique, la Gauche-Kérosène se détache tous les jours de la France-diesel à la vitesse d’un Airbus en pleine ascension, ce qui empêche toute analyse correcte et, par voie de conséquence, toute prise de décision judicieuse.

Pire, et tout observateur extérieur pourra le confirmer : ces manifestations ne s’apparentent absolument pas à un mouvement en perte de vitesse mais bien à l’expression d’une pression qui s’accumule et que le pouvoir en place ne sait pas gérer ni ne veut laisser s’échapper ou s’exprimer. Les échauffourées des Champs ne sont pas anodines : elles sont un échec de toute voie moyenne qu’un gouvernement responsable aurait trouvée pour entendre, écouter et répondre aux angoisses de la foule.

En fait, tout ceci ne peut être résumé que par un seul mot : prémices.

Tout comme eut lieu, il y a cinq ans, le mouvement des Bonnets Rouges qui annonçait déjà la couleur, à savoir le ras-le-bol de la population de se faire taxer sans frein, et tout comme il y a des appels réguliers à en découdre sur les réseaux sociaux, il y aura vraisemblablement, dans les prochains mois, d’autres 24 novembre 2018. Il faudrait être naïf pour parier sur un essoufflement.

Il ne manque véritablement plus qu’une étincelle sur un bidon de diesel.

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Source : http://h16free.com/2018/11/26/62341-gouvernement-une-peur-jaune