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[Redite] Pourquoi la révolution n’est pas pour demain

dimanche 21 octobre 2018 à 11:00

Billet initialement paru le 21.10.2010

Il y a exactement huit ans paraissait le billet ci-dessous. Suite à des exactions de bandes de racailles dans les grandes villes, dans le cadre de mobilisations pour la retraite (ou contre les propositions pourtant insipides du gouvernement de l’époque), la presse faisait semblant de « ne pas comprendre » ce qui pouvait bien motiver ces déchaînements de violence. À l’époque, il paraissait assez évident que la situation n’échapperait pas à l’État, comme elle l’avait pu en 2005.

Depuis, les années se sont accumulées, les tensions aussi. Les motivations qui animaient les racailles de l’époque n’ont pas disparu, loin s’en faut, et ont même grandi de nouvelles revendications de plus en plus festives mais de moins en moins républicaines, laïques ou citoyennes.

En 2010, la révolution n’était pas pour le lendemain. En 2018, on est le surlendemain et on peut raisonnablement se poser à nouveau la question, avec une réponse nettement moins tranchée.

Björn, inlassablement, repart au combat. Il va retrouver ses frères de lutte pour combattre l’hydre fasciste qui veut la mort des pauvres ! Ce matin encore, il va lutter pour sa retraite de dans 50 ans, et ne laissera pas le sarkozysme étouffer la voix du peuple. C’est pourquoi il va, déterminé, chouraver des jeux vidéos à Micromania avec sa bande de potes.

On pourrait croire que Björn (* le prénom a été changé) est un de ces abrutis qu’une bonne paire de baffes remettrait dans le droit chemin, quitte à réitérer l’opération assez souvent pour qu’il associe enfin « chouraver » avec « douleur ».

Ce serait, en réalité, se méprendre. Björn est, selon bien des critères, une petite racaille, mais certainement pas un abruti. Il a ainsi parfaitement compris comment fonctionnait la société française : un mouvement social, c’est l’occasion de montrer son mécontentement, de brûler des choses, de péter des trucs, de bloquer des machins, et de s’agiter la couenne. Un peu d’exercice physique est excellent pour la santé.

Jeunes déçus

D’autre part, Björn a pas mal d’amis. Oh, pas des amis directs. Il ne les connaît pas vraiment, mais ses amis, eux, prétendent le connaître, et ils travaillent pour lui, tous les jours. Si on lui demandait, Björn expliquerait qu’il méprise ces personnes. La réciproque n’est pas vraie, bien sûr : les amis de Björn font en effet tout pour que Björn se sente bien dans cette société qu’il a pourtant parfaitement comprise.

Les amis de Björn, il y en a plein les journaux : des sociologues, des maires de villes petites et grandes, des journalistes. Et ces amis sont pratiques : ils jouent les idiots. Et ça marche assez bien.

Ainsi, pour eux, les déchaînements de violence de Björn s’expliquent difficilement.

Pour ces sociologues, ces maires, ces journalistes, c’est « tout à fait inédit » d’avoir des violences aussi rapidement avec la montée d’une mobilisation citoyenne, démocratique, responsable et – évidemment – bonne enfant.

Ils déclarent par exemple, parlant de Björn et ses camarades, que « leurs motivations sont difficiles à identifier« . Il est vrai que des jeux vidéos, des jeans, des sacs en cuir, des bijoux ne sont pas, en soi, des motifs suffisants : où est le versant politique de l’action revendicative portée par de tels gestes ?

Selon l’ami qui parle dans le micro du journal le Monde, si Björn et ses camarades pillent des magasins, c’est probablement parce qu' »il peut y avoir un cumul de facteur : (…) les retraites, mais j’y crois pas beaucoup, (…) un mélange d’anti-sarkozysme, de rejet des institutions, de sentiment très fort de subir des discriminations dans leur vie scolaire, (…) révélateur d’une ghettoisation sociale, ethnique, … »

(Heureusement, pour les retraites, il n’y croit pas beaucoup, hein.)

Moyennant quoi, on le comprend, Björn est un véritable mystère sociologique, une énigme comportementale : « le profil des casseurs est dur à établir« . Des pistes sérieuses sont étudiées. Par exemple, « le fait d’avoir des incidents plutôt le matin, c’est un indice qu’on est bien sur des lycéens, peut-être des lycéens professionnels…« .

(Oui, vous avez bien lu.)

Peut-être Björn fait-il partie de ces lycéens professionnels ?

Björn, lycéen professionnel, se bat pour sa retraite.

Présenté ainsi, entre la bêtise assez prodigieuse des amis de Björn et la montée en puissance des poussées d’urticaire du jeune déçu, on pourrait avoir peur.

Mais à toute chose, malheur est bon : Björn est utile, aussi pénibles soient ses « revendications » sur les vitres de certains magasins et ses « slogans » sur les voitures du voisinage.

Utile au pouvoir, on s’en doute, et je l’ai évoqué hier. Mais il est surtout très utile pour l’observateur informé et permet au moins de se rassurer d’une chose : le grand swâr, celui où de rouges bannières flotteront au dessus de noires fumées et d’âcres parfums de révolutions populistes, ce grand swâr dont on a déjà régulièrement entendu parler, ce n’est pas pour tout de suite.

Et loin s’en faut.

Ces racailles montrent exactement où la France se situe sur le plan social, et le contraste est évident avec, par exemple, mai 1968, que tant de syndicalistes en mode humide voudraient rejouer.

A l’époque, la France engrangeait des richesses, la croissance était réellement bonne (+4.3%), les perspectives réjouissantes. Les heurts les plus violents eurent lieu, finalement, entre des forces de l’ordre disciplinées et des lettrés, cultivés, qui pouvaient citer du Nietzsche. La société, sans doute, aspirait à un changement, à profiter des largesses que la croissance offrait.

En 2010, le tableau est un chouia différent : le pays s’enfonce dans les dettes et l’abus continuel de sociale-démocratie mollassonne, pervasive et brutalement gentille a réussi à transformer les lettrés d’hier en ânes de Panurge qui braient les fadaises pitoyables soufflées par un parti socialiste et des syndicats résolument ancrés dans le formica des années 70.

En 1968, c’était les futurs patrons qui défilaient. En 2010, ce sont les futurs chômeurs.

En 1968, les émeutiers avaient un mot d’ordre. En 2010, les casseurs n’ont plus qu’un mode opératoire, tant il est vrai qu’un Phonehouse comme cible institutionnelle d’une révolte populaire, ça le fait moyen.

En réalité, le fait même que le pouvoir étatique ne réponde pas par la violence brute et définitive aux émeutes perpétrées montre le peu de cas que ce pouvoir fait de ces avortons, et, de façon plus générale, de l’ensemble du mouvement : il n’y a pour lui, en réalité, qu’une menace très locale. Oh, il agira avec un peu de fermeté lorsqu’il sera vraiment utile de calmer le jeu. Mais c’est tout.

Eh non : ce n’est pas le grand soir. Ce n’est même pas le petit matin.

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Source : http://h16free.com/2018/10/21/62082-redite-pourquoi-la-revolution-nest-pas-pour-demain


Gouvernement : une médiocrité inquiétante

vendredi 19 octobre 2018 à 09:00

Il y a des signes qui ne trompent pas, même s’ils sont écrits de travers avec une encre de couleur et d’odeur douteuses : la France, sa République et les « élites » qui la représentent s’enfoncent tous les jours un peu plus dans une médiocrité inquiétante.

Ici, je pourrais m’étendre sur le dernier sujet à la mode, celui de la nomination de l’inénarrable Christophe Castaner comme ministre de l’Intérieur (intérieur de quoi ou qui, on en vient à se le demander) et qui, à lui seul, prouve amplement que la situation devient préoccupante : habitué de « castâneries » nombreuses et bigarrées, l’homme apparaît bien plus taillé pour animer les soirées de mariage ou les retours de communion que le ministère de l’Intérieur où les seuls éclats qu’il provoquera seront ceux de rire.

De la même façon, l’actualité empile les saillies involontairement drolatiques de nos hommes politiques, depuis les seconds couteaux de la République En Marche (ministres ou non) jusqu’à Jean-Luc Mélenchon, pris dans la tourmente judiciaire et regrettant aussi amèrement que vocalement qu’on lui applique la même potion que celle qu’il entendait administrer avec force à ses opposants politiques comme Marine Le Pen ou François Fillon.

Il y a quelques jours, c’était Yannick Jadot, le député européen écologoïde, qui, utilisant un fait divers, tweetait quelques sottises au sujet des pesticides. Ceci a entraîné par la suite un débat homérique avec Geraldine Woessner, journaliste qui a – c’est assez rare pour être souligné et loué – pris le temps de faire des vérifications et quelques calculs statistiques de base pour tenter de remettre le pauvre écologiste dans le droit chemin.

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On ne pourra s’empêcher de noter que ce député fait partie de la même frétillante brochette de clowns à roulettes qui, à longueur de journées, parlent au nom de la « science » climatique ou du glyphosate et enfilent pourtant des perles d’absurdités et d’approximation lamentables dès qu’ils le peuvent. Pourtant, c’est bien ce genre d’individus sûrs d’eux et inconscients de leur complète incompétence qui, utilisant le paravent de sciences qu’ils ne comprennent ni ne maîtrisent, entendent dicter nos vies et surtout prétendent redresser les finances du pays.

Ce dernier exemple n’est pas du tout un cas isolé. Il serait même aisé de revenir en détail sur les aptitudes particulièrement consternantes de précédents ministres, comme Duflot (« le Japon est dans l’hémisphère sud »), Montebourg, Chatel, Pécresse, Copé ou Darcos pour les exemples les plus saillants.

Cependant, bien qu’amusant, ce serait louper l’éléphant dans le salon que s’éterniser sur ces cas.

Il faut se résoudre à l’évidence : si l’Éducation Nationale a été qualifiée il y a quelques temps de « fabrique du crétin » par Jean-Paul Brighelli, la politique française semble devenue une véritable usine de production d’incompétents plus ou moins pathologiques.

On pourrait sans doute trouver plusieurs raisons à ce résultat calamiteux, mais l’une d’elles serait très probablement l’existence même de l’École Nationale d’Administration dont la production personnelle, en terme de crétins approximatifs, semble s’être emballée au point de subir une dégringolade de niveau pire encore que le reste de l’instruction française.

Orthographe hésitante, lacunes dans la lecture et la compréhension des sujets, les élèves de l’ENA sont finalement, de l’aveu des jurys qui leur font passer le concours d’entrée, “Souvent soucieux de ne froisser personne, d’être politiquement corrects, mal à l’aise dès qu’il s’agit d’émettre un jugement, timide face à un quelconque engagement”.

Autrement dit, ils sont tout sauf brillants, autonomes et novateurs, précisément ce dont le pays aurait besoin pour tenter de se sortir de la boue morose et gluante dans laquelle il s’enfonce de façon presque résignée.

Le bilan est sans appel : alors que l’État devrait, devant les difficultés qui l’occupent, recruter les têtes les mieux faites et les mieux remplies, le voilà qu’il se coltine le fond de panier et les semi-habiles balbutiants des idées grotesques, mal formulées et à moitié cuites.

C’est si vrai que l’ENA elle-même est quasiment en faillite : d’après des documents auxquels Le Parisien a eu accès, la plus-si-prestigieuse école pourrait bien faire faillite dans quatre ans. Accumulant de solides dettes à la suite d’années de déficit (2.8 millions d’euros pour 2017), on apprend ainsi que ce sont les dépenses de personnel qui plombent l’institution, incapable de faire les coupes et les économies nécessaires à sa survie.

Toutes ressemblances avec un État dirigé par les élèves de cette école en perdition n’ont rien de fortuites : la façon de gérer cette école, petite administration à elle seule, se retrouve fort bien dans la façon de gérer l’État français et ses administrations. L’incroyable capacité des élèves, déjà pas trop pétillants en moyenne, à croire que l’argent tombe du ciel se retrouve jusque dans l’équipe en charge de l’école, et ses méthodes de gestion transpirent manifestement sur l’instruction prodiguée. Ou peut-être est-ce, tout simplement, dans l’air du temps qui considère qu’après tout, c’est l’État qui paye et qu’il n’y aura donc jamais de soucis…

austérité 2016 – dépense publique des administrations

Malheureusement, après quelques décennies de ce régime désinvolte et particulièrement éloigné de toute réalité tangible, le pays réel finit par crouler sous les problèmes économiques non résolus : mélangez une gestion fine, une attention précise aux détails économiques, une belle abnégation dans la dépense publique et des énarques particuliers affûtés, paf, ça fait des chocapics fiscaux… à hauteur de plus de 1000 milliards d’euros de prélèvements obligatoires tout de même.

1000 milliards, cela finit par faire une belle somme surtout lorsqu’on la juxtapose avec la performance globale de l’Etat : il semble que, de nos jours, pour 1000 milliards, tu n’as plus rien. Depuis l’école dont les élèves, en sortie de CP, ont de plus en plus de mal à lire, écrire et compter simplement, jusqu’aux infrastructures qui tombent plus rarement en marche qu’en panne, en passant par la couverture sociale qu’on pourra qualifier aimablement d’incomplète et de prohibitive ou d’une sécurité assurée de façon alternative et parcellaire sur le territoire républicain (lui-même sujet à un mitage inquiétant), on devra faire preuve d’un optimisme en béton armé pour continuer à clamer que la gestion par nos énarques est une réussite, ou que nos élites désignent bel et bien des cadors pour résoudre ces problèmes…

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Source : http://h16free.com/2018/10/19/62049-gouvernement-une-mediocrite-inquietante


Climat, violence, pollution : des marches comme s’il en pleuvait

mercredi 17 octobre 2018 à 09:00

Il fait beau en ce mois d’octobre. C’est louche. Il fait chaud, trop sans doute pour que tout ceci se termine bien. Pétri par l’angoisse, votre dimanche, qui aurait dû être placé sous l’auspice d’un pique-nique en famille, sera donc consacré à la lutte contre le temps agréable et les températures clémentes. Et pour affirmer cette lutte, quoi de plus efficace qu’aller s’agglutiner dans une foule d’anonymes pancartés ?

Ce dimanche encore, une nouvelle marche était donc organisée contre la pollution, le CO2, le réchauffement changement si si réchauffement climatique et cet été indien scandaleusement agréable qui empêche de pleurer sereinement sur un avenir qu’on imagine forcément catastrophique.

Aussi concrètement qu’une marche puisse l’être, cela s’est donc traduit par une centaine de milliers de personnes (selon les organisateurs) encombrant les rues de différentes villes de France, à commencer par la capitale, ce qui n’a d’ailleurs pas manqué d’organiser… des embarras de circulation, avec tout ce que cela veut dire de bouchons automobiles, de pollution atmosphérique et d’abominable CO2 rejeté dans l’air par toutes ces affreuses voitures.

Cette marche n’était pas la première. On se rappelle qu’en septembre déjà, le même motif (un mois de septembre bien trop doux) avait déclenché la même envie de s’agglomérer grégairement dans les rues. Pas plus tard que le dimanche précédent, c’était une marche contre les violences faites aux femmes qui était organisée.

Quant aux prochains dimanches, ils sont déjà bien remplis. Notons la prochaine marche contre les violences sexuelles qui aura lieu en Novembre et se veut déjà « géante ». Avec un peu de bol, le temps sera encore clément, à moins que le dérèglement climatique ait repris le dessus et agonise les participants de copieuses giboulées dans un vent violent et glacial, auquel cas une nouvelle marche de lutte contre le mauvais temps sera probablement organisée dans la foulée.

Qu’on se le dise, l’époque est décidément aux marches.

Depuis le président, son gouvernement jusqu’aux députés, en passant par toutes les rues, avenues et boulevards possibles, sur les thèmes les plus variés, on trottine, on déambule, on défile, on se promène et on fait œuvre de péripatétisme aussi ostentatoire que possible. Et il semble qu’on doive ainsi se déplacer avec la même fougue, la même détermination et la même absence de direction que le gouvernement et le président qui semblent avoir décidément fait tomber le pays en marche.

En effet, on ne pourra s’empêcher de s’interroger : on marche, certes, on s’affiche ainsi dans le mouvement, mais à quoi bon ? Pourquoi diable vouloir à tout prix trotter par monts et par vaux pour démontrer qu’on est bel et bien contre les violences, contre la pollution ou contre l’une ou l’autre phobie du moment ?

Sérieusement, qui aurait la bêtise d’organiser une marche pour les violences sexuelles ou faites au femmes, pour la pollution, pour l’homophobie ou que sais-je ?

Sauf à faire preuve d’une capacité d’analyse minuscule, qui peut prétendre que ceux qui ne participent pas à ces marches sont contre elles ? Et a contrario, qu’espèrent vraiment obtenir ceux qui y participent, mis à part l’affichage médiatique de leur présence dans une vertuoparade exagérée ? À part s’auto-congratuler, à quoi servent ces marches ?

Certes, on ne peut écarter le côté sociétal de l’affaire : la société festiviste de l’écocitoyen frétillant, toute en humanisme d’affichage, a besoin de ces processions quasi-religieuses qui visent à créer du rassemblement, du lien-social où l’on se rencontre entre gens qui le peuvent. On expliquera ainsi sans mal qu’à la suite des attentats terroristes à Paris (notamment ceux de Charlie Hebdo), de gros paquets de gens s’étaient vite vite retrouvés pour se serrer les uns contre les autres afin d’offrir une cible plus dodue pour de prochains terroristes et, surtout, pour communier dans un bel ensemble d’individus tristes. L’impact, en terme de sécurité, de lutte anti-terroriste ou même de pragmatisme policier fut absolument nul, et donna surtout l’occasion à l’habituelle tripotée de branleurs politiciens de se faire mousser.

Certes, on ne peut oublier que l’homme est un mammifère qui a un fort besoin de vivre en groupe et qui à l’occasion ne dédaigne pas croiser ses effluves corporelles sur un motif plus ou moins symbolique, que ce soit à la faveur d’un transport en commun ou dans ce genre de marches.

Cependant, force est de constater qu’à côté de ces marches, contrastent violemment les rassemblements plus ou moins heureux aux odeurs de saucisse que la gréviculture française nous offre assez régulièrement : si leur impact dans la vie politique ou économique du pays est très variable, on ne peut pas nier que, de temps en temps, ces manifestations-là aboutissent effectivement à infléchir la marche des gouvernements.

Pour les « marches » à la mode, aux sujets vagues et sans levier opérationnel concret et actionnable, il n’en est rien : les violences ne changent guère, les phobies continuent (se multiplient et s’intersectionnent même goulûment), le climat semble se foutre comme d’une guigne de ce genre de démonstrations rigolotes ; quant aux terroristes, je ne serais pas surpris d’apprendre qu’ils attendent avec gourmandise la prochaine marche pour s’y glisser et faire un carnage.

En revanche, ces marches ont un énorme impact pour les ONG et autres associations lucratives sans but qui les organisent.

Non seulement, elles permettent leur exposition médiatique ce qui se traduit généralement par une augmentation si ce n’est des adhésions, au moins des dons et autres subventions en provenance directe de la poche des contribuables, mais en plus l’organisation de ces happenings citoyens conscientisés et bruyants permet de justifier leur existence même, dans une boucle d’auto-justification quasi magique : les subventions versées permettent d’en récolter encore plus !

petit facepalmEt quand ces marches ne permettent pas le mouvement quasi-perpétuel sur fonds citoyens, elles donnent à certains l’occasion de vibrants papiers piposophiques d’envolée magistrale dans l’une ou l’autre épave journalistique que ces fonds citoyens autorisent encore trop souvent.

À ce petit jeu, les habitués de la politique spectacle n’ont pas perdu de temps, ce qui explique que ces marches soient régulièrement le théâtre d’expression populaire (populiste) de nos plus beaux représentants, depuis Anne Hidalgo qui ne rate jamais une occasion de défiler derrière une banderole au lieu de régler de vrais problèmes municipaux (surtout à l’approche d’élections municipales) jusqu’à Alain Juppé dont l’absence de toute colonne vertébrale lui permet de s’adapter à toute circonstance, tout contenant et tout volume (spectacle régulier, entrée 10€, tarif pour les enfants et les groupes).

Doit-on en déduire que ces marches ne servent qu’à alimenter la chronique et occuper le citoyen en le baladant, physiquement et intellectuellement ?

Bien sûr que oui.

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Source : http://h16free.com/2018/10/17/62022-des-marches-comme-sil-en-pleuvait


L’agonie rigolote du Parti Socialiste, sans la mort du socialisme

lundi 15 octobre 2018 à 09:00

Il existe, en France, un parti dont le but est, tout à fait officiellement, de socialiser les moyens de production et d’échange pour transformer la société capitaliste en société collectiviste. Et bien qu’en pleine agonie, ce parti peut légitimement prétendre avoir atteint son but.

Question agonie, difficile de faire plus clair, même si l’aspect éminemment rigolo des claquements de portes fait oublier la situation catastrophique du Parti Socialiste.

C’est sans le moindre pincement au cœur qu’on apprend ainsi que Marie-Noëlle Lienemann quitte le Parti Socialiste, elle qui s’y est pourtant encartée au siècle dernier alors que Led Zeppelin était encore en phase active de production de tubes (ce qui ne nous rajeunit pas). Alors qu’on n’entendait plus aucun éléphant socialiste depuis des lustres, c’est donc à l’occasion de ce départ largement médiatisé qu’on se rappelle que ce parti ne fut pas toujours cette coquille vide gérée par des tierces-couteaux et autres pièces rapportées.

J’en veux pour preuve la raison même du départ de cette militante antédiluvienne qui parvient à faire parler d’elle (et du Parti) malgré son impact nul dans la vie politique française : elle suit dans sa démarche un certain Jean-Michel Maurel qui, lui aussi, fuit le parti.

Oui. Raphaël Mhorel.

Mais si, enfin, Samuel Morèle, ce député européen dont, au-delà du cercle extrêmement réduit de ses électeurs (qui ont glissé son nom dans l’urne par défaut ou sur un malentendu), personne n’a réellement entendu parler et dont le visage rond, l’absence totale d’aspérité, de passé politique palpable, de pensée propre ou de caractéristique un tant soit peu saillante lui permet de relever le défi de passer pour un François Hollande diaphane.

En tout cas, la presse a eu bien du mal à faire ses choux gras du départ moyennement fracassant de ce brave Mohreyl dont la moelleuse inutilité laisse tout le monde violemment indifférent…

Ou presque, puisqu’Olivier Phaure, un autre poids lourd du Parti, s’est vertement exprimé à son sujet et celui de Lienemann en qualifiant la démarche entreprise de « populiste » (oh !) …

La violence de ce qui a suivi aura laissé plus d’un commentateur totalement coi ou complètement occupé à autre chose. Il faut admettre qu’Olivier Fore n’est pas non plus très connu ni médiatique, et qu’on ne s’étonnera pas d’apprendre qu’on lui demande, assez régulièrement, sa carte de membre ainsi qu’une preuve quelconque un peu solide qu’il est bien, effectivement, premier secrétaire du Parti Socialiste (Wikipedia semble confirmer prudemment).

Il faut se rendre à l’évidence : alors que Lienemann qualifie le parti de « canard sans tête », les dix-huit derniers mois ont amplement montré que le Parti Socialiste n’a plus aucune existence concrète. Absence de programme clair, de têtes d’affiches médiatiques, sa présence à l’Assemblée Nationale est parfaitement anecdotique et, par voie de conséquence, ne représente plus que des entrefilets oscillants entre le navrant et le cocasse dans les pages locales des journaux.

À tel point d’ailleurs que ses finances l’obligent à ajuster sa masse salariale, ce qui ne manque pas d’occasionner quelques retours douloureux à la réalité tangible pour certains salariés qui imaginaient que le socialisme marchait pour de vrai.

Terrible constat : ce parti qui entendait gouverner la France et prendre des décisions (notamment économiques) pour son avenir s’est avéré totalement incapable de voir venir l’échec, de provisionner quelque peu pour un éventuel retournement de situation. Pire, lorsqu’il a fallu se séparer de plusieurs dizaines de salariés, les belles valeurs du parti se sont évaporées au profit d’un pragmatisme un peu rêche sur la couenne des concernés, qui avaient bien conscience de quitter un jardin d’Eden à base d’argent public :

« Conditions de travail, salaire, avantages sociaux, le paradis socialiste, on l’avait inventé : c’était à Solférino ! »

Mais voilà, c’est fini ! Les belles paroles socialistes, les belles valeurs humanistes des dirigeants du parti se sont effilochées sur les récifs de la réalité et d’un échec électoral cataclysmique. Triste constat : il n’y avait en fin de compte pas plus de « valeurs de solidarité » que de beurre en broche…

Pour résumer, le Parti Socialiste n’est plus vraiment un parti, et comme son socialisme s’arrête très vite dès qu’on rentre dans les difficultés concrètes, c’est – mieux qu’un canard sans tête – un couteau sans manche auquel il manque la lame.

En somme, le PS est-il vraiment en train de mourir ? Réjouissons-nous, cela semble assez bien engagé en effet.

Pourquoi s’en réjouir ? Est-ce seulement souhaitable ?

Évidemment oui, tant ce débris d’un autre siècle trimballait avec lui des élites surannées, tant il a démontré avoir gangrené la vie politique française avec ses idées économiquement néfastes, ses dogmes sociétaux particulièrement délétères qui se sont infiltrés partout, jusque dans les autres partis, y compris à droite où tout libéralisme, tout combat pour la liberté se sont complètement évaporés pour laisser place au mieux à des gimmicks, au pire aux propositions parfaitement socialistes de taxations tous azimuts ou aux idées ridicules d’interventionnisme débridé.

Maintenant, il ne faut pas se leurrer. Cette mort prévisible, joyeuse et souhaitable n’en laisse pas moins un espace que la nature politique n’a pas traîné à remplir : La République En Marche, c’est l’ancien PS ripoliné à grands coups de jeunisme savamment dosé (et franchement artificiel), c’est un Parti Socialiste hors de Solférino, sans le mensonge « Socialiste » écrit en toutes lettres mais avec lui comme mur porteur.

D’ailleurs, outre une proportion (grandissante !) de vieux caciques du PS, le contingent de jeunes socialistes qui ne veulent pas de cette étiquette mais en conservent les traditions et les programmes empêche de différencier vraiment ce que fut le PS de ce qu’est LREM actuellement. Et si l’on peut éventuellement accorder à LREM de ratisser un peu plus large que le PS puisque ce nouveau parti agglutine aussi quelques globules politiques du centre, cela ne change pas la coloration générale, traversant décidément tout le spectre de rose à rouge.

La mort du PS était probablement l’occasion de faire un bilan critique du socialisme en France, et, qui sait, faire ouvrir les yeux d’une population shootée aux subventions, à la redistribution de l’argent des autres sur les méfaits qu’elles entraînent. Il n’aura jamais eu lieu ; la pantalonnade de l’élection présidentielle, soufflée par l’enfumage massif qui aboutit à l’élection de Macron, ne l’aura pas permis, laissant les politiciens français, coincés entre les populismes de plus en plus marxistes (tant à droite qu’à gauche), à asperger leur socialisme démagogique sur tout le spectre politique sans plus offrir la moindre alternative. La mort du Parti Socialiste n’est que la traduction d’une évidence : ses membres tentaient de vendre un programme qui est déjà en place et déjà appliqué. Pas étonnant que l’électorat ne suive plus.

À présent tourné vers un collectivisme tous azimuts, le pays consacre plus de 57% de son produit intérieur brut à la dépense publique. Ses impôts sont supérieurs à 53% de son PIB. L’État représente plus d’un actif sur cinq (plus de 20%), là où la moyenne dans les pays industrialisés se situe à 15%. Enfin, avec un nombre de textes de lois, règlements et décrets estimé à 520.000, la France nage dans un corpus légal de volume double de tous ses autres partenaires du G7…

Le PS est mort ou tout comme, mais pratiquement, le socialisme a pris le contrôle du pays.

Ce pays est foutu.

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Source : http://h16free.com/2018/10/15/62024-lagonie-rigolote-du-parti-socialiste-sans-la-mort-du-socialisme


[Redite] L’Incroyable Conspiration

dimanche 14 octobre 2018 à 11:00

Article initialement paru le 25.07.2010

Ce dimanche, je vous propose un billet paru il y a plus de 8 ans, parce que je me dis qu’il colle assez bien à l’actualité. Je vous laisse juge.

Les récents événements testostéronés de Grenoble et St Aignan ont provoqué, comme on a pu s’y attendre, une montée de virilisme d’opérette chez nos élus. D’opérette, car l’action concrète ne suit toujours pas, et comme le remarque fort justement ce fin praticien de la psyché humaine Philippepsy, le manque chronique de réponse aux exactions subies fait monter une saine colère chez des gens qui, d’habitude, sont honnêtes, calmes et plutôt enclins aux petits bisous que notre République adore distribuer en plus des sodomies festives. Que se passe-t-il au royaume des Francs, jadis si conquérants, preux et pas pleutres pour un sou ? Y aurait-il conspiration ?

Kevin mène l’enquête.

Kevin, c’est un de ces charmants Fluffys comme on en rencontre treize à la douzaine un peu partout : gentil, toujours prêt à aider les petits oiseaux et les marmottes, à planter une éolienne, très très compréhensif envers ceux qui ne sont pas né dans sa petite banlieue tranquille et sans histoire ; il aime le rap et les ritournelles simples, ne discrimine jamais rien ni personne, vote parce que dégensonmorpourça, et évidemment socialiste parce qu’à droite, ce sont tous des fachisses, et pense que tous ensemble, tous ensemble, on peut y arriver, sans trop savoir à quoi ni comment.

Evidemment, il voudrait bien devenir fonctionnaire, territorial de préférence pour ne pas être trop loin de son pôpa et de sa môman, mais son orthographe skyrockesque lui pose pour le moment quelques soucis.

Un beau matin, cependant, Kevin, jusqu’alors très compréhensif pour les racailles à casquette/survet’, se fait lâchement dérober son iPhone tout neuf reçu à son anniversaire quelques jours auparavant.

Il est tout véner le Kevin. On le comprend.

Mais … mais rien : Kevin n’a absolument pas de couilles.

Ce qui lui pose un problème de plus en plus gênant. Cela fait plusieurs mois qu’il voudrait s’en faire greffer une paire (une rumeur court que ce serait bien pratique, parfois), notamment depuis qu’il veut épouser Jennyfer, sa copine trans qui vient d’avoir une opération de greffage de foufoune pour ainsi former une union citoyenne et festive recommandée par les associations qui militent âprement dans son quartier.

Kevin, lui aussi, veut apporter sa pierre à l’édifice anti-discriminatoire et multiculturel fusionnoïde dont on lui chante les louanges sur les plateaux télés !

Seulement voilà : sans couille, point de salut. Pas d’union alternative expérimentale, pas de rébellion contre ceux qui le rackettent à la sortie du lycée, pas d’émancipation parentale, seule une adulescence prolongée jusqu’à une retraite par répartition, forfaitaire et rikiki.

Kevin, plein de cette assurance que seule la jeunesse peut excuser, se lance donc à la recherche d’une bonne et solide paire de couilles !

Au départ, il pense naturellement en trouver au supermarché local. Peau de zob en fait de couilles, il n’en trouve point : les étals des magasins de burnes sont vides. Quant à la hotline express 1-800-SPEEDY-BALLS, elle sonne occupé en permanence.

Tentant les filières obscures et le marché noir que la pratique quasi-quotidienne du petit joint citoyen décontracté lui avait fait découvrir, il se dit qu’il finira certainement par en trouver par ce biais, éventuellement d’occasion – mais bon état, peu servi, soyons un minimum exigeant. Après plusieurs semaines à interroger quelques sous-caïds du coin (dont l’un deux semble être, au passage, le voleur de son iPhone), la conclusion s’impose à lui : de nos jours, il est nettement plus facile de se procurer en France un Colt 45 ACP qu’une paire de balloches.

Kevin se rend durement compte que de couille point ne subsiste en royaume de Festivie : aucun fabricant ne se montre ; sur internet, les rares vendeurs s’avèrent rapidement être des sites fantômes et/ou abandonnés de longue date.

Couille en Stock

Kevin est stupéfait. Dépité, il songe un moment à se suicider, mais les jeux vidéos, la télé-réalité, les saillies de Frédéric Lefebvre et facebook lui permettent de remonter la pente.

En désespoir de cause, il se tourne vers le Gouvernemaman. Ce dernier sait, toujours, ce qu’il convient de faire en cas de crise. Vibrant d’un espoir nouveau, Kevin va donc, dans les semaines qui vont suivre, appeler chacun des ministères, remonter la hiérarchie confuse et complexe de toutes les commissions, de tous les organismes et institutions d’un état qu’il ne soupçonnait pas si tentaculaire.

Petit à petit, une nouvelle vérité, sombre, froide, terrible, se fait jour. Kevin découvre une conspiration gouvernementale qui consiste à couvrir de silence la disparition complète des couilles au royaume des Bisous Citoyens.

Des comités de justice, bien évidemment secrets, ont organise la répression et l’élimination des couilles dissidentes jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’une couille, conservée en stase vivante par d’ingénieux mécanismes au sein du LGSPLLDLFPLCMPT, le Laboratoire Gouvernemental Secret Pour La Libération De La France Par La Couille Mais Plus Tard.

Cette couille est amenée régulièrement, dans une voiture blindée banalisée, aux membres du gouvernement dont l’un d’eux, tiré au sort, peut s’en servir pendant une courte période : elle permet ainsi au bénéficiaire temporaire de se sortir d’un éventuel scandale qui pourrait le toucher.

Rapidement alertés des découvertes plus ou moins invraisemblables du jeune Kevin, la presse s’empare de l’affaire. Libérature, le journal de référence, examine les pièces fournies et conclut à la rumeur mal fondée. Non, les couilles n’ont en réalité jamais existé en Festivie, et fantasmer sur leur existence revient à éviter la question de fond : quelles mesures sociales permettront d’atténuer le sort insupportable de ces jeunes qui se rebellent ?

Libérature relate la rumeur

Quelques jours plus tard d’une tempête médiatique qu’il a déclenché sans jamais pouvoir la maîtriser, Kevin, brisé, honteux et repentant, laisse tomber l’affaire : oui il a fabulé, non la couille, ça n’existe pas.

Evidemment, devant l’enfer médiatique, Jennyfer l’a plaqué.

On ne l’y reprendra plus.

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Source : http://h16free.com/2018/10/14/62018-redite-lincroyable-conspiration