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Le Camp du Bien fait des bêtises

mercredi 13 mars 2019 à 09:00

Sans le Camp du Bien, le Camp du Mal aurait déjà gagné, et ce serait les heures les plus sombres de l’Humanité. Les pandas et les scarabées auraient disparu, la banquise aurait fondu, l’environnement serait détruit. Le capitalisme le plus méchant, le plus apatride et le plus turbolibéral régnerait en maître. L’horreur.

Heureusement, le Camp du Bien œuvre pour vous.

Le Camp du Bien, ce sont des associations lucratives sans but, des organisations non gouvernables, des partis politiques et des collectifs citoyens, festifs et invasifs, et même toute une population qui, tous, se sont entièrement dévoués à faire du Bien pour lutter contre le Mal, à être les Gentils dans ce monde de Méchants.

Le combat est permanent. Il est même âpre, sans pitié, de plus en plus vigoureux. Alors parfois, entre deux échanges de coups, il y a des petites sorties de route.

Cela lutte contre le cancer, et, oups, cela détourne des millions à son profit personnel. Oups. Cela arrive.

Cela lutte contre la misère et les abus, et oups, cela abuse parfois à tour de zizi bras quand la situation, misérable, s’y prête glauquement, ou quand finalement, tout le monde sur place semble trouver ça sinon normal, du moins compréhensible. Sachons vivre. Oups.

Cela repousse chaque jour les assauts de méchants braconniers, jusqu’à en devenir un et chasser puis tuer de l’homme, ce gros gibier encombrant qui, il est vrai, fait pittoresque dans un tableau de chasse.

Ah, zut, décidément, le Camp du Bien cache parfois des surprises pas très reluisantes… Jusque dans certaines collections de collectifs collectivistes où l’on découvre, tout à fait étonné, que décidément, la lutte contre le Mal en épuise tellement certains qu’ils se laissent aller à de bien tristes dérives.

C’est ainsi qu’on apprend très récemment que le MJCF, le Mouvement des Jeunes Communistes de France, est plus souvent un mouvement frénétique de pubis qu’un mouvement de jeunes cocos : stupéfaction, cet intéressant regroupement de ce que la société fait de plus résolument « Camp du Bien » s’adonne à la pratique pourtant réprouvée du sexisme, du harcèlement sexuel, de l’agression sexuelle et carrément du viol (pour faire bonne mesure).

Tout comme pour Oxfam ou Médecins sans Frontière, on s’étonnera moins de la défense assez pitoyable des responsables qui, apparemment et dans tous les cas, ne savaient pas trop, avaient bien ouï quelque rumeur mais n’avaient décidément jamais assez de moyens pour licencier ou exclure les fautifs :

Hélène Bidard a rappelé qu’en pareil cas de figure, les moyens sont limités, car « ce n’est pas [elle] seule qui peut décider d’exclure dans le Parti communiste, ce n’est pas [elle] seule qui décide à la place de la justice et de la police. »

Quelle plaie, ces organisations où les moyens manquent toujours ! Et surtout, quelle coïncidence que ce soit toujours cette explication qui soit sortie à chaque fois qu’un lièvre est levé : à chaque fois, « on se doutait », on « avait des soupçons », mais à chaque fois, « on n’a pas réussi à avoir des preuves ou des témoignages solides », à chaque fois, la réalité semblait se dérober sous les doigts. Pas de bol.

Et comme avec toutes ses affaires, à mesure que l’une ou l’autre affaire éclate, les langues se délient : au lieu d’un petit témoignage poignant d’une malencontreuse victime d’un dérapage occasionnel et certainement cas isolé, on se retrouve avec des douzaines de victimes et des pratiques qui, à l’analyse, se révèlent massives.

Massives.

C’est une chose étonnante en ces périodes de féminisme affiché, que dis-je, brandi haut et court fort à coups de #mitou par toutes zet tous, de voir que certains continuent malgré tout à se vautrer dans les attitudes les plus répréhensibles alors même que, on le sait sans le moindre doute, elles peuvent maintenant conduire sinon en prison, au moins en enfer (social pour commencer).

Et, chose encore plus étonnante : plus le groupe social, la caste, le collectif, l’ONG ou l’association se veulent irréprochables, plus ils nous abreuvent de ce qu’ils jugent être de la Bonne Moralité par leur marketing, leur publicité, leur propagande ou leurs apparitions effervescentes sur les plateaux télé, à la radio ou dans les journaux, bref plus ils nous font savoir à quel point ils appartiennent et se revendiquent du Camp du Bien, …plus les turpitudes qu’on découvre un beau matin à leur sujet sont glauques et à l’antithèse même de ce qu’ils prétendent défendre.

Est-il besoin de revenir sur les péripéties de la Ligue du LOL – que j’avais évoquée dans un précédent billet – qui, de petites grivoiseries en blagues de moins en moins potaches et de plus en plus malsaines, semble s’être transformée en repaire de sociopathes détendus de l’insulte et du harcèlement ?

Cette Ligue n’était-elle pas dans l’antre même des plus fiers représentants du Camp du Bien, cette caste jacassante si particulière qui s’est directement investie, en distribuant généreusement ses onctions moralistes, de la mission de civiliser le monde alentour et de faire passer les barbares incultes que nous sommes tous à ses yeux à de dévots pratiquants du Camp du Bien ?

Pourtant, patatras, c’est là encore dans ses rangs qu’on trouve une nouvelle vague de témoignages tous plus consternants les uns que les autres montrant encore une fois que ce sont les plus fervents moralisateurs qui sont les premiers concernés par les dégoulinants conseils qu’ils nous distribuent à longueur d’articles.

Et chose encore plus consternante : malgré l’importance des vagues de protestations (depuis #metoo jusqu’à #balancetonporc en passant par toutes les autres avant), malgré l’hystérie qui s’est emparée de cette presse et de ces médias à chaque fois qu’une affaire sordide éclate, force est de constater la pudeur de violette qui s’est solidement chevillée à ce même corps médiatique lorsqu’il s’agit de bien faire comprendre l’ampleur des crimes commis au sein du MJCF ou des dérapages au sein de la profession journalistique.

Avec une telle pondération dans la titraille, avec une telle mesure dans le nombre et la portée des articles qui n’ont d’égales que celles observées lorsqu’il s’agissait d’informer sur la répression policière subie par les Gilets Jaunes, on en finirait par croire qu’enfin, la caste jacassante s’est trouvée un modus operandi raisonnable, viable et conforme à une véritable éthique de la discrétion feutrée.

On peut raisonnablement en douter. De toute façon, il faut toujours se méfier des gens qui vendent de la morale à prix cassé : pour vous épater, ils écouleront très vite les rares échantillons qu’ils ont sur eux mais n’en auront plus jamais ensuite pour leurs propres besoins.

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Source : http://h16free.com/2019/03/13/63116-le-camp-du-bien-fait-des-betises


Taxes ici, taxes là, Bruno Le Maire n’arrête plus

lundi 11 mars 2019 à 09:00

Avec ce mois de mars, l’Apocalypse du Brexit approche à grands pas : les politiciens, gonflés de leur propre importance, agitent leurs petits bras pour bien faire comprendre qu’en l’absence de tout compromis viable entre la Grande-Bretagne et l’Union Européenne, l’Univers tel qu’on le connaît pourrait sombrer tout d’un coup avec les chiens couchant avec les chats, l’arrivée inopinée de Belzébuth et, peut-être aussi des tracas administratifs aux frontières.

Dès lors, la situation est tendue.

Du côté britannique, il s’agit surtout de la crédibilité du gouvernement en place qui doit tout faire pour que l’ensemble de l’opération de découplement avec le reste de l’Union Européenne ne se passe pas trop mal, et ce afin d’éviter des effets de bords négatifs sur l’économie.

Bien évidemment, du côté européen, la situation est à peu près à l’opposée puisque le but quasi-officiel des politiciens en charge du dossier est de rendre cette séparation aussi douloureuse et pénible que possible pour le Royaume-Uni. Pour le moment, ils sont surtout parvenus à rendre la situation complexe et difficile pour l’Union Européenne en premier lieu, l’économie britannique ne s’effondrant pas instantanément comme le prévoyaient beaucoup de catastrophistes avec insistance.

Reste qu’avec la sortie des Britanniques de l’Union, certains impacts économiques ne pourront être ignorés, à commencer par les tarifs douaniers. La Grande-Bretagne pioche en effet 53% de ses produits d’importation dans les pays européens, et le Brexit signifie potentiellement une augmentation très sensible des tarifs douaniers de ces produits.

Le gouvernement de Thérésa May, devant cette perspective qui renchérirait notoirement les imports britanniques et affaiblirait le pouvoir d’achat de ses citoyens, planche donc déjà sur quelques propositions pour atténuer le problème… En proposant de supprimer 80% à 90% des droits de douanes correspondants, et ce de façon unilatérale (i.e. sans attendre de réciprocité des pays exportateurs).

Certes, cette proposition fort intéressante a, globalement, peu de chance d’être mise en place ou en tout cas pas tout à fait dans ces termes. D’une part, la Grande-Bretagne de moins en moins libérale n’en prend pas trop le chemin. D’autre part, les politiciens de l’Union Européenne nous ont habitués à des négociations de dernières minutes, des bricolages plus ou moins baroques et des trouvailles législatives certes foireuses mais qui camouflent un temps les soucis du moment. Cette occurrence-ci n’est pas différente, et il y a fort à parier qu’au soir du 28 mars 2019, on nous dégotte un truc ou un bidule plus ou moins bancal mais suffisant pour arrondir les angles de la période de transition qui suivra.

En fait, peu importe et nous verrons bien.

Cependant, on ne pourra que se réjouir si la proposition du gouvernement May de drastiquement baisser les taxes est effectivement adoptée : ce serait une excellente initiative pour le commerce britannique et la période d’observation d’un an qui l’accompagne serait une occasion parfaite pour constater, une fois encore, tout le bénéfice qu’on peut tirer de ce genre de mesures anti-protectionnistes.

En tout cas, l’expérience inverse, qui consiste donc à taxer absolument tout ce qui gigote encore, sera furieusement réalisée par la France en parallèle ce qui permettra, en avril 2020, de faire une intéressante comparaison entre les deux pays si les tendances, fermes, se confirment.

En effet, alors que le gouvernement britannique envisage donc sérieusement de baisser ses taxes, le gouvernement français continue de distribuer de la taxe comme d’autres les cacahuètes à l’apéritif.

Bruno Le Maire, ce ministricule débordant de sa propre intelligence, est malheureusement en charge de ce qui reste des finances du pays (les économies y étant totalement évaporées) et, bien que prétendûment conscient que son problème réside dans sa fiscalité délirante, accroît sa charge fiscale avec cette décontraction que seuls les cuistres et les parfaits imbéciles déploient quand ils empilent les conneries comme des nouilles sur ces colliers qu’on fait faire aux enfants en bas âge.

Au moment même où May envisage un anti-protectionnisme radical, Le Maire, lui, lance unilatéralement sa taxation des géants de l’internet, probablement pour aller dans le sens réellement souhaité par le premier ministre, Ed l’épicier, qui annonce crânement qu’il faut baisser les impôts en France et entreprend donc de laisser son gouvernement faire exactement le contraire.

Même si les apparences imposent un diagnostic clinique assez sombre, ni Ed ni Bruno ne sont réellement schizophrènes. Ils ne sont pas pathologiquement fous mais bien plus sûrement orchido-déprimés, ce syndrome bien français d’une absence totale de gonades dès qu’il s’agit de prendre des décisions fermes et courageuses comme – au hasard – diminuer enfin les dépenses de l’État.

Compte tenu que cette taxe pourrait rapporter 500 millions d’euros (selon les calculs de Bercy, jamais mis en défaut), vu l’état lamentable des finances publiques et l’absence concrète de toute coupe claire pourtant nécessaire, on comprend que notre ministre incohérent s’accroche à cette taxe avec cette ferveur qu’on ne retrouve guère que chez certains parasites pubiens, quand bien même cette taxation des GAFA tabassera finalement certaines entreprises franco-françaises qui n’avaient absolument pas besoin de ça pour éprouver des difficultés sur un marché mondial plutôt âpre.

Et cette petite taxounette de rien du tout ne vient bien sûr qu’après l’augmentation régulière des taxes et accises sur les carburants, les ajustements sur les taxes sur les bureaux et les parkings, sur les abris de jardin (oui, même sur les abris de jardin !). Elle vient alors qu’on discute d’un retour d’une vignette (= taxe) sur les poids lourds, et que les taxes sur la gestion des déchets commence à faire grogner de plus en plus. Elle vient alors qu’on va remettre sur le tapis la taxe sur l’héritage, dont on peine à imaginer que cela débouchera sur un allègement…

Bref, la taxe GAFA intervient dans un paysage fiscal déjà largement encombré et une pluie d’impôts et de vexations fiscales ininterrompue.

Cependant, rappelons que Bruno n’aurait pas ces tendances schizoïdes, ces discours incohérents et cette compulsion taxatoire maladive s’il n’avait pas derrière lui tout un peuple excité à l’idée de pomper l’argent des autres, résolu à piller le travail et les richesses de ceux qui en créent. Il suffit de lire certaines tribunes, les nombreux articles évaluant les bienfaits de cette taxe (et de tant d’autres) pour comprendre que Bruno n’est pas le fond du problème.

En fait, Bruno Le Maire n’est que le comédon de convoitise, ce bouton purulent de jalousie d’une infection plus profonde de tout le corps social.

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Source : http://h16free.com/2019/03/11/63126-taxes-ici-taxes-la-bruno-le-maire-narrete-plus


[Redite] Surtout ne rien changer

dimanche 10 mars 2019 à 11:00

Billet initialement paru le 26.03.2018

Au moins, tout a été fait pour que le terrorisme ne devienne pas une habitude en France ! Pensez donc ! Nous avons correctement bouté les factieux hors du pays, empêché ceux qui le voulaient de revenir, avons épuré nos prisons de leurs éléments radicaux, mis fin au déséquilibre de beaucoup de couteaux et soigné la folie de certains véhicules. Depuis, tout va nettement mieux.

N’est-ce pas ?

L’actualité n’est décidément pas tendre : pendant que le terrorisme fait en France de nouvelles victimes, le pays se retrouve une nouvelle fois confronté à l’indigence de ses médias et de ses politiciens. Le peuple de contribuables, d’usagés et de citoyens se retrouve une nouvelle fois, consterné et seul, à faire face à des épreuves pour lesquelles il n’est plus préparé.

Et pour être consterné, il y a de quoi.

Comme dans tous les autres cas de la décennie écoulée, l’auteur des actes terroristes est connu des services de police. Multiplement condamné, il avait ainsi fait un séjour en 2016 à la maison d’arrêt de Carcassonne, suite à des condamnations diverses et variées dont, notamment, celle de 2015 pour l’inévitable trafic et usage de stupéfiants et refus d’obtempérer, ainsi que celle de 2011 pour, entre autres, port d’arme dans un pays où, je le rappelle, le port d’arme est interdit.

Comme dans de très nombreux autres cas de terrorisme sur le sol français, notre auteur n’a mis que quelques mois à « se radicaliser », ce qui semble ne plus rien vouloir dire de concret surtout si l’on se réfère aux mesures que nos élites politiques mettent en place pour « déradicaliser », entre deux cérémonies d’hommage aux morts tombés malencontreusement par suite de cette « radicalisation ».

Comme d’autres nombreux cas précédents, notre terroriste, évidemment fiché S en 2014 (ou FSPRT, allez savoir), est « un solitaire » qui est passé à l’acte « brusquement ». Il semblait délicat pour ne pas dire impossible à nos services de renseignements de savoir qui, du prochain fiché S, allait « brusquement » péter un boulon et décider de dézinguer du client de supermarché.

Comme dans d’autres cas, le terroriste était, avant son petit dérapage décidément peu compatible avec le vivre-ensemble, un homme calme et mesuré, un « garçon tranquille » selon ses voisins et sa mère dont on imagine mal qu’elle avouerait spontanément avoir engendré un monstre psychopathe. Manifestement, la radicalisation terroriste touche donc essentiellement des hommes calmes et pondérés, insoupçonnables (mais souvent récidivistes – allez comprendre).

Comme dans d’autres cas, les actes perpétrés ont amplement mérité qu’Anne Hidalgo, jamais en retard d’une Annerie, fasse éteindre la Tour Eiffel, rappelant bien le principe de base qui veut que dans ces cas là, on éteint bien tout (avant de se coucher, je présume). Des appels à bougie, nounours et autres jetons de présence seront bien vite relayés pour ne pas détonner des fâcheux précédents.

Bien sûr, comme pour la tuerie de Charlie, comme pour celle du Bataclan, comme pour celle de Nice et comme pour tous les autres cas, le gouvernement s’est immédiatement montré uni, décidé, ferme, inflexible, volontaire, déterminé, présent, tagada, tsoin, tsoin, deux fois si possible. Comme pour Charlie, Bataclan, Nice et les autres, on va avoir droit aux déclarations avec un air grave du polichinelle aux commandes à ce moment là.

Et comme pour ces précédentes exactions, absolument rien ne changera.

Rien ne changera parce que plusieurs problèmes s’empilent consciencieusement pour que rien ne change.

Problèmes criants d’éducation, problèmes économiques lancinants, problèmes évidents dans le domaine de la justice et de la police, chacun d’entre eux a déjà fait l’objet de plusieurs articles, ici ou ailleurs.

Mais tout indique que les solutions ne seront malheureusement ni mises en place, ni même évoquées et donc encore moins débattues et proposées au peuple : toutes appellent en effet à un accroissement de la responsabilité individuelle, ce qui est maintenant considéré comme une abomination contraire au sacro-saint vivrensemble.

Toutes appellent au recentrage de l’État sur ses fonctions régaliennes au lieu de son éparpillement permanent en billevesées périphériques. C’est, là encore, une véritable horreur que d’imaginer un vrai budget pour la justice, la police, l’armée, la diplomatie, au lieu de cette ouverture permanente des sprinklers à pognon public en faveur des activités périphériques que le secteur privé est pourtant parfaitement en mesure d’assumer. Tout indique que le pays a de vrais besoins clairs, identifiés, mesurables, de remettre de l’Ordre dans ses cités, dans son renseignement intérieur, dans ses institutions, et tout semble être fait pour continuer, vaille que vaille, à financer les conneries abyssales bobo-écoconscientes ou autres afin de flatter l’une ou l’autre phalange activiste bien en cour dans les médias.

Toutes appellent aussi à l’arrêt drastique du financement de la myriade de ces micro-groupes de faiseurs d’opinions qu’on retrouve soit dans les milliers d’associations lucratives sans but qui polluent la vie des Français en faisant assaut de lobbyisme pour pousser leurs petites lois délétères, soit, plus tristement encore, dans ces douzaines d’organes médiatiques dont le but semble être, lorsqu’on prend un peu de recul, de saboter consciencieusement la société française en lui donnant tous les jours de nouveaux ennemis intérieurs à abattre.

Or, pour le moment, ni Macron et sa brochette de clowns à roulettes, ni aucun autre leader politique ne semblent prendre la mesure de la tâche à accomplir. Tous, dans un bel ensemble unanime, considèrent l’interventionnisme de l’État dans tous les domaines comme un prérequis sain et vivifiant : les entreprises ploient sous la paperasserie administrative ? Rajoutons-en une couche ! L’éducation des gamins est de pire en pire ? Ajoutons une nouvelle réforme au corpus déjà dodu des réformes passées (une tous les deux ans) ! Modifions l’orthographe, éliminons des pans entiers de méthodologie, oublions des bouts d’Histoire, épurons les programmes des points trop complexes, fabriquons de l’andouille, c’est plus facile que du génie ! La Justice est débordée ? Vite, des lois supplémentaires, des procédures plus complexes, des réformes, encore des réformes parce que tout le monde sait qu’il y a 10, 20, 30 ou 40 ans, c’était la jungle ! Un problème dans l’immobilier, la météo, l’automobile ou les pâtes à tartiner ? Sapristi, intervenons parce qu’évidemment, c’est ce que le peuple attends de nous, pardi !

Pire : comme je le mentionnais, chaque début de questionnement sur, justement, la place de l’État et les réformes pour le recentrer, toute discussion sur l’importance d’une société où les individus redeviennent libres et acteurs directs de leur propre sécurité, tout débat sur la nécessité d’institutions correctement cadrées indépendamment des modes du moment sont immédiatement évacués au profit de l’écume des jours et de la déferlante incessante de stupidités médiatiques qu’on nous propulse sous le nez en guise de réflexion.

Le problème terroriste est un problème éminemment complexe qui ne peut absolument pas appeler de solution simpliste. Mais ce n’est pas non plus un problème insoluble, à condition de renvoyer l’État à sa mission réelle, la protection de son cheptel de citoyens. Les événements de l’Aude illustrent fort bien que rien n’a été compris ni appris des précédents drames terroristes sur le sol français.

Rapidement, de nouvelles et palpitantes polémiques s’installent. Rien ne changera.

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Source : http://h16free.com/2019/03/10/63137-redite-surtout-ne-rien-changer


Vous allez l’avoir, votre gros concept d’écocide gluant !

vendredi 8 mars 2019 à 09:00

Que le temps passe vite ! Il y a six ans, je constatais l’hystérie déjà furieuse qui s’était emparée de certains forcenés écologistes qui agitaient tant et plus la sphère médiatique à la seule fin de pousser un nouveau concept dans le corpus pourtant bien fourni de nos lois et règlements, à savoir celui d’écocide.

Raisonnablement éloigné des médias traditionnels, climato-lucide voire (soyons fous) carrément optimiste, vous n’avez pas déjà entendu ce mot ?

Rassurez-vous, c’est normal : il s’agit d’un néologisme facile dont le but est essentiellement d’instiller un peu de peur-panique dans le cœur des Hommes qui, pour certains observateurs un tantinet partiaux, en semblerait trop dépourvu. Construit comme « homicide » (mise à mort d’un homme) ou comme « glucide » (mise à mort du régime alimentaire), l’ « écocide » serait la mise à mort d’un écosystème dans son intégralité, depuis la bactérie jusqu’à la baleine bleue en passant par tous les animaux mignons qu’on trouve entre les deux. C’est, en tout cas, une définition dans la myriade des possibles.

Vous trouvez ça un peu flou ? Vous vous demandez exactement la valeur ajoutée d’une nouvelle loi tentant de définir précisément (bon courage) ce qui rentrerait dans le cadre d’un écocide, et ce alors même que toute une panoplie de lois existent déjà, tant pour protéger tout un paquet de faunes et de flores, des paysages, des environnements, des terroirs, qu’il y a déjà tout ce qu’il faut en matière de poursuites pénales et civiles pour les pollueurs, qu’ils soient particuliers, publics ou privés, qu’il y a déjà moult codes barbouillés en long, en large et en travers d’éco-conscience bien épaisse et de lourdes sanctions pour ceux qui y contreviendraient, alors même qu’il existe maintenant un concept d’être vivant doué de sensibilité ?

Peu importe : le concept, aussi vague soit-il, appelle une bordée de lois bien épaisses, aussi vastes et floues que possibles dans leur couverture, et aussi précises et sévères dans leurs sanctions. En substance, comme l’environnement est menacé (c’est une certitude), qu’il l’est par la faute de l’Homme (c’est une certitude), il va falloir frapper vite et fort parce qu’ainsi on résout le problème (c’est une certitude).

Il y a six ans, l’initiative citoyenne qui visait à l’inscription de cet écocide dans la loi n’avait pas rassemblé suffisamment de signatures pour déclencher une mise en route des tubulures folles du législateur européen puis français. La manœuvre, basée sur un lobbying encore trop grossier, s’était heurtée à une fin polie de non-recevoir. Cependant, on pouvait tout de même se douter qu’à force d’essayer, nos vaillants éco-talibans finiraient bien par avoir le dernier mot.

Depuis, l’hystérie a continué d’enfler dans des proportions alarmantes pour la santé mentale des gens normaux. Il ne se passe plus une semaine sans qu’une catastrophe supplémentaire menace l’Humanité. Et notez ici que le mot « catastrophe » n’est même pas une exagération puisqu’on le retrouve directement dans la titraille putassière de nos excités.

J’avais évoqué ce délirant phénomène dans un précédent billet, mais la tendance ne se dément pas à mesure que des marcheurs à peine pubères éco-conscients ou prétendus tels se bousculent dans nos rues, armés de leurs smartphones plein de terres rares, de leurs fringues de marque venant par bateau et par avion des quatre coins du monde, et de leurs certitudes que tout ceci ne les empêchera pas d’aller en vacances la semaine d’après, loin de préférence, le tout dans une cohérence d’ensemble qui frise le rigolo aux fers chauds.

Il ne se passe maintenant plus une semaine sans que le sort de l’Humanité à moyen ou long terme ne soit remis en question entre des titres affolants et des corps d’articles déprimant de simplisme scientifique et de propagande de moyenne intensité.

Ainsi, une semaine, ce sera la fonte d’un gros glaçon qui fait trembler comme des feuilles tous les journalistes dans leurs petits pantalons ; au secours, une catastrophe ! Riîindez-vous compte m’ame Ginette, on va voir les eaux monter brutalement de 0.60 mètre non 2 mètres non 3 mètres en 100 ans non pardon 10 minutes c’est abominable, on va tous mourir noyés !

Une autre semaine, ce sont les insectes qui disparaissent – ce qui ne manquera pas de causer notre perte parce qu’il n’y en aura plus aucun pour polliniser nos plantes. On va tous mourir de faim !

Et si vous pensez qu’en plus de l’inéluctable réchauffement climatique, de la pollution, de la guerre nucléaire et de la chaude-pisse, ces deux nouvelles catastrophes suffisent amplement pour abandonner tout espoir d’un futur meilleur, détrompez-vous.

Cette semaine, ce fut l’apparition d’une nouvelle couche d’impondérables mortels pour l’Humanité avec les nuages qui menacent de s’évaporer, ce qui va évidemment provoquer un tel réchauffement qu’on va tous mourir grillés !

À ce niveau d’hystérie, il faudrait prendre les paris pour les prochaines semaines : quel écosystème va disparaître subitement, quelle race animale mignonne sera vouée à l’extinction dans les trois prochaines minutes années, quel astéroïde joufflu va nous arriver sur le museau, quelle série de tsunamis ira balayer nos côtes, quel produit d’une industrie humaine va se retourner contre nous, nos enfants et nos descendants sur les 7 prochaines générations ? À vos pronostics, tous les jeux sont permis !

Devant cette accumulation de signaux catastropho-frénétiques, il n’a pas fallu longtemps pour que le concept d’écocide revienne au galop sur le devant de la scène : en 2013, cela n’avait guère marché mais avec l’environnement actuel (le médiatique, ici), nul doute que l’idée va bien progresser.

Comme en 2013, on retrouve derrière une définition à l’emporte-pièce qui permet d’attraper absolument tout (et ce d’autant plus que la plupart des crimes et délits envisagés sont déjà couverts par de nombreux textes) une ample louchée de « il suffit » et de « il faut » qui sont à l’analyse politique et législative ce que les pets de licorne sont aux finances publiques, à savoir un excipient indispensable pour donner de la substance aux carabistouilles.

Petit-à-petit, l’idée, parfaitement idiote dès le départ, pénètre les esprits. Elle ne varie pas dans l’idiotie mais elle continuera de piétiner des platebandes législatives qui ont déjà été largement bordées ; elle n’apportera aucune amélioration d’aucune situation mais finira par s’imposer et permettre enfin à toutes une palanquée d’activistes toxiques de lancer procès sur procès à tous ceux qui pensent en dehors de leur doxa.

Forcément, ça va bien se terminer.

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Source : http://h16free.com/2019/03/08/63034-vous-allez-lavoir-votre-gros-concept-decocide-gluant


Macron, l’Europe et le chaos

mercredi 6 mars 2019 à 09:00

Le début de la campagne électorale pour les Européennes n’a pas été acté seulement par un guignol costumé en moule-burne jaune comme je le relatais il y a quelques jours, mais aussi par le Président de la République des Dettes et du Bisounoursland, Emmanuel Macron, qui nous a, pour l’occasion, gratifié d’une petite tribune légère comme une charlotte au cassoulet.

La fulgurance de Jupiter a donc encore une fois frappé. En à peine 8500 caractères, en même pas 1600 mots, notre sémillant Président nous délivre une brave louchée de pensée complexe©™ avec laquelle il espère probablement redorer un peu son blason passablement jauni par les derniers mois de mouvements sociaux et, par là, limiter l’éventuel dérapage électoral de mai prochain.

On pourra se réjouir de n’avoir pas eu à subir la lecture mécanique de cette tribune par des journalistes officiels ce qui aurait peut-être provoqué quelques intéressants bafouillages comme certains Algériens purent en être les témoins alors qu’une journaliste présentait la lettre officielle de candidature de Bouteflika.

On peut se demander au passage si on aurait vu nos fiers journalistes, toujours prompts à démarrer le kärcher à moraline, faire preuve de courage et couper court à ce genre d’exercices. Il faut dire, il y aurait eu de quoi faire avec la tribune macronienne, un texte rempli de raccourcis, de caricatures voire de contre-vérités qui frisent gentiment la « fake news » si l’on voulait être lucide méchant, comme en témoigne cet intéressant petit passage :

« Le Brexit en est le symbole. Symbole de la crise de l’Europe, qui n’a pas su répondre aux besoins de protection des peuples face aux grands chocs du monde contemporain. »

Belle tentative du Président pour détourner l’Histoire à son profit, puisqu’il faut se rappeler que la majeure partie des gens qui ont voté pour le Brexit l’ont fait afin que le Royaume-Uni retrouve sa souveraineté.

Ceci signifie la volonté de revenir au principe de subsidiarité européenne qui fut un fondement pendant des décennies et qui a été progressivement abandonné à la faveur d’une folie normative qui ne s’est toujours pas calmée. Dit autrement, les Britanniques en avaient simplement assez que le calibre de leurs cornichons soit décidé d’une façon obscure et éloignée d’eux. Le vote pro-Brexit indique avant tout un ras-le-bol vis-à-vis de ces dérives.

Pourtant et sans surprise, Macron transforme cela en un problème populaire de protection contre une mondialisation terrible et sans pitié, avec laquelle les Britanniques n’ont pourtant jamais eu de problème, et ce d’autant plus qu’ils en ont même inventé le concept, il y a deux cents ans, nom d’un flutiau.

Et au-delà de ces petites torsions de la vérité, Emmanuel, fidèle à lui-même et à ses studieux exercices de français d’antan, nous assène ensuite son indispensable ôde européenne, inévitablement teintée de son petit agenda personnel qui a bien du mal à ne pas dégouliner peu discrètement de chaque paragraphe.

Pour Macron, ce qu’il nous faut, c’est une Europe, certes, mais surtout :

« l’Europe qui nous libère et nous protège »

Sans même trop nous attarder au slogan qui rappelle des refrains de la Reine des Neiges (à ce train, le Président pourrait réclamer le rôle) et que Nathalie MP déboulonne très bien dans son dernier billet, Macron semble oublier – avec une application têtue – ce que d’autres, qui ont plus réfléchi à la question que notre jeune énarque, ont pourtant expliqué maintes et maintes fois.

À savoir que les notions de liberté et de sécurité étaient philosophiquement peu compatibles en ce que réclamer plus de sécurité, généralement au détriment de la liberté, revient à laisser échapper aussi bien l’un que l’autre.

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. »
Benjamin Franklin

Cela n’empêche cependant en rien le Président, avec une ironie ou un cynisme assez époustouflant, d’évoquer, directement dans son paragraphe sur la liberté, tout ce qu’il entend faire pour… « interdire » (certaines formes de financements de partis) et « bannir » (certaines libertés d’expression sur les méchants intertubes). Parce que la liberté, c’est toujours derrière des cadres, des barrières, des barreaux, tout le monde sait ça.

Le reste n’est qu’une longue suite de propositions vagues, toutes aussi socialistes et assises sur l’argent des autres les unes que les autres. On y apprend pèle-mêle que l’Europe doit sanctionner ou interdire (les entreprises qui, en toute vilaine liberté, ne font pas ce qu’on leur demande), couper (ses émissions carbones) ou réguler (les méchants géants internet). Cela vend du rêve, et peu importe si le tuyau d’arrosage de la liberté a manifestement été garroté très près du robinet, moyennant une loi supplémentaire, un règlement en plus, z’inquiétez pas M’ame Ginette, cette fois, ça va le faire.

Notons aussi que l’Europe doit se tourner vers l’Afrique (mais l’Amérique et l’Asie, quelle importance ?) parce que, parce que, parce que « pacte d’avenir » et puis c’est tout. Mettez ce que vous voulez dans ce paquet cadeau. En réalité, on s’en fiche, c’est les États qui payent.
À la lecture de la pesante tribune, le plus cocasse reste que Macron tente de se faire chantre de l’unité européenne à la recherche d’une « nouvelle Europe » toute bien unie et sans couture, tout en construisant l’intégralité de sa tribune comme une suite d’oppositions entre d’un côté, les citoyens qui ont la bonne idée d’avoir la même vision que lui, et ceux, indubitablement idiots ou méchants, qui ne l’ont pas et versent donc forcément ou bien dans la catégorie des populistes menteurs et propagateurs de fausses informations, ou bien dans celle des manipulateurs fourbes aux desseins inavouables.

En somme, tout se résume, une fois encore, au choix idiot et faux entre le Bien et le Mal, entre lui et les populistes, entre l’Europe et le Chaos. Cette pirouette, il l’a déjà tentée et il pense que les élections européennes lui permettront de rejouer le coup de mai 2017, contre Marine Le Pen.

Le calcul, sur le plan électoral, n’est évidemment pas stupide. Il était même couru d’avance. Mais c’est de la petite cuisine politicienne qui tient largement plus du « damage control » que d’un quelconque combat contre des forces obscures dans lequel il serait un rempart crédible.

Et le principal souci, c’est qu’à force de camoufler l’absence consternante de toute réforme profonde en France, de toute remise en état des finances publiques actuellement exsangues, à force d’enfumer le monde avec des mots (peu coûteux mais sans aucun impact sur la réalité), non seulement le pauvret ne combat rien du tout, mais en plus attise-t-il assez vigoureusement ces populismes qu’il entendait ferrailler.

Nous n’aurons ni liberté, ni protection.

Et en fait d’Europe, on risque surtout de finir avec le chaos.

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Source : http://h16free.com/2019/03/06/63092-macron-leurope-et-le-chaos